OCC
der, dans la vallée de Jowf (près Versailles), un des premiers et des plus beaux établissements de toiles peintes qu'ait eus la France. Il éleva, à Essonne, une vaste manufacture où l'on filait et tissait le coton. Il mourut de douleur en 4815. L'invasion avait détruit ses ateliers, et ses ouvriers étaient sans pain.
Oberiand (c'est-a-dire hautes terres). On appelle surtout Oberiand les hautes vallées au sud du canton de Berne.
Oberiin (Jébémie- Jacques), -né à Strasbourg, l/o5-1806, professeur, érudit infatigable, a donné de nonnes éditions, des compilations instructives, enfin des Manuels, adoptés dans diverses écoles d'Allemagne.
oiMjmai, anc. ch.-l. de canton, à 25 kil. N. de Schlestadt(Be.-Alsace). Industrie très active ; 5,000 hab.
Ohéron, chez les anciens Scandinaves, roi des Génies de l'air. Shakspeare et Wieland ont célébré ce Génie du Nord.
Oberstein, village de la princip. de Birkenfeld, au duc d'Oldenbourg, au confl. de la Nahe et de ridar. On y exploite agates, jaspes, cornalines, onyx, etc.
Oberwald. V. OBWALD.
Obi (1') ou Ob, fl. de la Sibérie, formé par deux rivières qui descendent de l'Altaï. Il passe àBarnaoul, Kolyvan, Beresov. Il reçoit: à droite, le Tom et le Tchoulym ; à gauche, l'Irtych. Il se jette dans le golfe de l'Obi, long de 700 kil., formé par la mer Glaciale. L'Obi a 5,700 kil. de cours. [de l'Océan ; 4,500 hab.]
Obidos, v. de l'Estrémadure (Portugal), près]
Obidos, v. du Brésil, dans la province de Para, sur le Trombetas, à son embouchure dans l'Amazone. La vue est magnifique ; les environs produisent du coton et du cacao ; 5,000 hab.
Obiou (Mont), l'un des sommets élevés des Alpes duDauphiné; 2,793 met.
Ohiigado (Punta d'), lieu près du confluent du Parana et de l'Uruguay, où la flotte anglofrançaise battit les troupes de Rosas, le 20 novembre 4845. [sie); 5,000 hab.l
Oboiane, v. du gouvern. de Koursk (Rus-j
Obok, port du pays des Adels ou Danakils (Afrique orientale), a l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb ; occupé par la France, en 4862.
Obotrites, peuple de race slave et de la branche des Vénèdes. Rereg, auj. Mecklembourg, fut leur capitale. [de cours.]
Obra, affl. de gauche de la Wartha; 250 kil.J
Obrecbt (la famille des), de Strasbourg, a fourni trois hommes célèbres : — Georges, 4547- 4642, bon jurisconsulte, a laissé un recueil : Disputationes de variis civilis juris mater Us ; — Ulric, petit-fils du précédent, philologue et savant jurisconsulte, né à Strasbourg, 4646-4704, a écrit: Alsaticarum rerum prodromus ; — son frère, Elle, né à Strasbourg, 4654-4698, enseigna l'histoire et l'éloquence à l'université d'Upsal.
Obrénovitch (Milosch), 4780-4860, gardeur de porcs, se distingua dans la guerre sainte des Serbes contre les Turks, et, en 4817, fut nommé knièse suprême. Durant son règne, Obrénovitch organisa l'administration, édicta des lois, mais commit nombre d'actes arbitraires. En 1839, il fut forcé d'abdiquer, en faveur de Milan Obrénovitch, son fils aîné, qui mourut peu après. Michel Obrénovitch, son 2e fils, eut alors le pouvoir. Mais les intrigues de son vieux père amenèrent la chute de Michel, qui fut remplacé, en 4842, par Alexandre Karageorgevitch. A la fin de 48o8, celui-ci fut déposé par la Skuptchina, qui rappela au pouvoir Milosch, en déclarant la dignité de prince héréditaire dans sa famille.
Obrénovitch (Michel), fils cadet du précédrnt, né en 4823, succéda à son frère Milan, en 1839, fut dominé par sa mère, la princesse
Lioubitza. Abandonné par son armée, il dut se retirer en Allemagne, 4852. A la mort de son père, Milosch, le remplaça, 4860. Il a été assassiné en 4868. Il a écrit : Milosch Obrénovitch ou Coup d'œil sur l'histoire de la Serbie de 4813 à 4839.
OBrien, nom d'une famille d'Irlande, dont l'ancêtre, Brien, fut l'un des membres les plus remarquables. Ce prince, né en 926, repoussa les Danois et régna 56 ans sur le sud de l'Irlande. La famille des O'Brien se bifurqua au xvie s., l'une des deux branches s'éteignit au xvme siècle, après avoir donné à la France un maréchal, O'Brien, vicomte de Clara et comte de Thomond ; l'autre branche existe encore. Les Mac-Mahon descendent de cette famille.
Obseqnens (Julius), auteur d'un livre sur les Prodiges {De Prodigiis), écrit dans un latin clair et simple, vu l'époque où l'on suppose que vécut l'auteur (ive s. ap. J.-C).
Observance (Religieux de V), ainsi nommés parce qu'ils se piquaient d'être rigides observateurs de la règle monastique qu'ils avaient adoptée.
Obwaid ou ©berwaid/ l'une des deux républiques du canton d'Unterwald (Suisse), au Sud ; le ch.-l. est Sarnen.
Oca (Sierra d'), dans la prov. de Burgos (Espagne), partie N. des monts Ibériens, se rattache par le N. aux monts Gantabres. Jadis Idubeda mons.
Ocaido, v. de l'Etat de Choco, dans la Confédération Grenadine ; 6,000 hab.
Ocampo (Florian de), né à Zamora (Espagne), au commencement du xvie siècle, mort en 1555, fut historiographe de Charles-Quint. Il suffit de dire qu'il fait remonter ses Cronicas de Espaha au temps de Tubal, petit-fils de Noé.
Ocana, Olcania, v. de la prov. et à 50 kil. N.-E. de Tolède (Espagne). Tanneries, savon, lainages. Victoire des Français, le 49 nov. 4809 ; 6,000 hab.
Ocana, v. de la Confédération Grenadine, au N.-E. de Santa-Fé-de-Bogota, sur le Rio-del- Oro. Mines de cuivre aux environs ; 7,000 hab.
Ocaritz (José, chevalier d'), diplomate espagnol, 1750-4805, né dans la province de Rioja, fut employé dans la diplomatie à Turin, à Copenhague, à Paris. Il était chargé d'affaires en France, en 4792, s'employa très activement en faveur de Louis XVI, contribua au traité de Bàle de 4795; fut dès lors consul général à Paris, ministre à Hambourg, à Stockholm, et mourut, en se rendant à Constantinople, comme ambassadeur.
Occam OU Ockam (GUILLAUME d'), né ail village d'Occam (Surrey), 4280-4347, de l'ordre des Cordeliers, disciple de Duns Scott, soutint Philippe le Bel contre Boniface VIII, et Louis de Bavière contre Jean XXII. Il combattit les Réalistes; et soutint que le mal et le bien dépendent de la volonté arbitraire de Dieu. On lui doit : Expositio aurea et admodum utilis super totam artem veterem ; Summa Logices ad Adamum ; Super quatuor libros sententiarum ; Quodlibeta ; Super potestatem summi pontificis .
Occident ou Couchant, l'un des 4 points cardinaux. V. Ouest.
Occident (Empire d'), de 395 à 476, un des deux empires formé par le démembrement du vaste empire romain après Théodose. A dater d'Honorius, le premier empereur d'Occident, il y eut deux préfectures, celle des Gaules et celle d'Italie. La préfecture des Gaules comprit 3 diocèses : Bretagne, Gaules et Hispanie ; la préfecture de l'Italie en compta 3, puis 4, savoir : l'Italie propre, Rome, l'Afrique et l'Illyrie. Les 7 diocèses étaient subdivisés en 57 provinces. Le dernier empereur d'Occident fut Romulus Augustule, qui abdiqua, contraint par
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Odoacre, roi des Hérules. — Il y eut un second empire d'Occident avec Chaiiemagne, de 800 à 924; il fut restauré, en 962, en faveur d'Otton 1er, roi d'Allemagne.
Les empereurs d'Occident sont :
Honorius 395-424
Valentinien 111 424-455
Pétrone Maxime 455
Avitus . . c 455-457
Majorien 457-461
Sévère 461-467
Anthémius 467-472
Olybrius. . . 472-473
Glycerius 473-474
Juîius Nepos 474-475
Romulus Augustule 475-476
Occident (Eglise d'). ou Eglise latine, ainsi appelée par opposition à l'Eglise d'Orient ou Eglise grecque.
Occident (Grand schisme d') V. Schisme.
Océan, chez les païens, dieu de la Mer, ou plutôt la mer personnifiée. Océan avait pour épouse Téthys, était père des Fleuves et des Fontaines, ainsi que de 3,000 déesses, appelées Océanides.
Océan, nom donné par les modernes à l'ensemble des mers qui couvrent les trois quarts du globe. L'Océan se divise en cinq grandes mers ou bassins principaux, savoir : les deux mers Polaires, l'une, l'Océan Glacial boréal, l'autre, l'Océan Glacial austral; — l'Océan Atlantique ; — la mer des Indes ou Océan Indien ; — enfin le Grand Océan, ou Océan Pacifique, ou mer du Sud.
Océan (Grand), situé entre l'Amérique, à l'O. ; l'Asie et l'Océaniê, à l'E., il s'étend entre les deux cercles Polaires. Il formée en Asie les mers de Behring , d'Okhotsk, du Japon, de la Chine, et la mer Jaune ; en Amérique, une seule mer, la mer Vermeille ou golfe de Californie Dans les îles de l'Océaniê, il prend divers noms. En longueur, il mesure environ 9,500 kil.; en largeur, 6,600 kil.; superficie: 4 71, 800,000 kil. carr.
Océanides. Y. OCÉAN.
Océanie, 5e partie du monde, formée d'îles nombreuses répandues dans la partie occidentale du Grand Océan. On divise généralement l'Océaniê en trois grandes parties, qui sont : 4° La Malâisie, partagée en 4 groupes principaux : les îles de la Svnde (Sumatra, Java, Sumbava-Timor, Bornéo), les Célèbes, les Moluques ou îles aux Epices (Gilolo, Geram, Amboine), et les Philippines (Luçon, etc.) ; 2» la Mélanésie, qui comprend l'Australie, la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne, la Nouvelle- Calédonie, la Terre de Van-Diémen, les archipels de la Louisiade, de la Pérouse, etc. ; 3e la Polynésie, dont on a parfois détaché la Micronésie au N.-O., comprenant, au nord de l'Equateur : les archipels de Magellan, des Mariannes, (TAnson, des Carolines, les îles Marschall, Mulgraves, Gilbert, Sandwich et Pelew ; — au S., la Nouvelle-Zélande, l'archipel Pomotou et les îles Nouka-Hiva, Taiti, Gambier, Hamoa, Wallis, Mangia. Tonga. V. ces différents noms.
Oceiiodumm, v. de la Tarraconaise, chez les Vaccéens (Espagne). Auj. Zamora.
Oceiium ou Oceium, v. de la Gaule Transpadane, ch.-l. des Garoceli, dans la vallée de Maurienne.
Oceiium Ourii, auj. Fermose-lle, v. de la Tarraconaise (Espagne).
Ocellus Lucanas, OU de Lucanie, philosophe grec, d'une ancienne famille de Troie, fut de l'école de Pythagore. On le place au i« siècle av. J.-G. Il ne reste de lui que le petit
traité Ilepi tou IlavTO!;, c'est-à-dire de VUnivers.
Ochino (Bernardin), né à Sienne, 1487-4564, fameux prédicateur, fut d'abord franciscain, puis capucin; il embrassa le calvinisme à Genève. Il a laissé des Dialogues et des Sermons, en italien.
Ochosias, roi d'Israël, en 888 av. J.-C., ne régna que deux ans.
Ochosias, appelé aussi Joachaz, Ozias et Azarias, roi de Juda, en 885 av. J.-G., était le dernier fils de Joram et d'Athalie. Il fut tué après le combat de Mageddo, par ordre de Jéhu,
Ochrida ou Okhrida, Lychnidus, v. d'Albanie (Turquie), près du lac du même nom: 2,500 hab.
Ochs (Pierre), né à Bâle, 1749-4808, fut chancelier et grand tribun de Bâle. Démocrate, ami du Directoire français, il fil éclater la révolution helvétique, 4798. 11 servit les desseins du Premier Consul Bonaparte, prit part à la Consulta helvétique de Paris, 4802, et à la constitution nouvelle de son pays. On a de lui une Histoire de la ville et du territoire de Bâle, 6 vol. in-8<> ; une tragédie, l'Inca d'Otahis; une comédie, l'Homme à l'heure; un opéra, Prométhée.
Och-senkopf, nœud de montagnes, entre le Franken-Wald et le Fichtel Gebirge, d'où viennent le Main, le Naab, l'Eger, la Saale, à l'O. de la Bohême.
Ôchus. V. ARTAXERXÈS III.
Ochus, nom ancien du Tedjend, qui touchait à la Bactriane et arrosail l'Arie, la Parthie, l'Hyrcanie.
Ockam. Y. OcCAM.
Ocker, riv. d'Allemagne, qui vient du Harz et se jette dans YAller, par la rive gauche, arrose en partie le duché de Brunswick, et passe à Wolfenbuttel. Sous le premier Empire, il y eut un département de l'Ocker, dans le royaume de Westphalie, ch.-l. Brunswick.
Ockiasir, v. de l'Inde anglaise, à 40 kil. S.-O. de Baroutch, dans la présidence de Bombay; 9,000 hab.
Ockley (Simon), né à Exeter, 4678-4720, est l'auteur d'une bonne Histoire des Sarrasins.
Ocoa, baie de la côte méridionale de Haïti, large de 30 kilom., profonde de 20. Elle forme, à l'O., le port Viejo; et, à l'E., le port de la Caldera, où se jette Y Ocoa.
O'Conneii (Daniel), naquit à Carhen (comté de Kerry), en 4775, et mourut à Gênes en 4847. Après avoir étudié à Saint-Omer, puis à Douai, pour être prêtre, il se fit avocat, puis se déclara le champion de la cause nationale. En 4823, avec l'aide de Sheil, il fonda la fameuse Association qui comprenait tous les amis de la liberté de conscience; en 4828, élu à la Chambre des communes, il refusa de prêter le serment du Test, ce qui amena le bill d'émancipation catholique, avril 4829. En 4830, il siégea à la Chambre, où son influence fut immense ; il fut lord-maire de Dublin, le 4« novembre 4844. O'Conhell s'efforça dès lors d'obtenir le rappel, c'est-à-dire le rétablissement pour son pays d'un parlement distinct. En 1842-4843, des meetings composés de foules immenses furent sous le charme de la parole puissante du grand agitateur. En 4844, il lut arrêté et condamné, comme séditieux, à un an de prison ; en 4846, il adhéra au ministère whig, ce qui désunit son parti et le discrédita. Orateur bruyant, il était capable de vociférer dans les tavernes, et de s'élever à la plus noble éloquence dans les assemblées.
o'Connor (Dynastie des), rois irlandais du Connaught. O'Connor le Grand {Turlogh) lutta au xne s. contre Mortogh OTînen ; puis fut détrôné par Henri II d'Angleterre, 4471.
ODE — é
oconnor (Arthur), né près de Cork (Irlande), en 4767, descendait des anciens rois du pays. Quoique protestant, il ne cessa de plaider la cause des catholiques irlandais devant la Chambre des communes. Poursuivi, retenu prisonnier, il vint en France, y fut nommé général de division, 1804, et mourut à Bignon (Loiret), en 4852. 11 avait épousé la fille unique de Condorcel, Elisa. [Guancavelica ; 4,500 hab.]
Ocopa, ville du Pérou, dans la province dej
Ocotai, ville de la république de Nicaragua, au N.-O; sur le Rio Herbas. [Auj. Otricoli.i
Ocricuhim.v, de l'anc. Orabrie, sur le Tibre. J
Octaï-Khan OU Okrtaï, roi des Mogols,
3« fils de Ge?igis-Khan, 4227-1241, poussa ses conquêtes en Arménie, en Russie, en Pologne, en Hongrie.
Octave. V. Auguste..
Octavia (gens), maison patricienne de l'ancienne Rome. Il y eut une autre gens Octavia, plébéienne, originaire de Vélitres, alliée à la famille Julia; Octave était de cette maison.
Octavie, née vers 70 av. J.-C, soeur d'Auguste, épouse de Claudius Marcellus, dont elle eut un fils, se maria en secondes noces, 40 av. J.-C.; à Antoine, qui la délaissa pour Cléopàtre. Sa douleur, à la mort de son fils, abrégea ses jours, 11 av. J.-C.
Octavie, sœur de Britannicus, fut mariée à Néron, qui la répudia, l'exila dans l'île de Pandataria, et la fit périr, 62 ap, J.-C
Octa vien, antipape, soutenu par Frédéric 1er contre Alexandre III.
Octeviiie, ch-1. de cant., arr. et à 2 kil. S.-O. de Cherbourg (Manche); 2,482 hab.
OcteviUe, comm. du cant. de Montivilliers, arr. du Havre (Seine-Inférieure); 2,046 hab.
Octobre, 8e mois de l'année chez les Romains, le 10e du calendrier grégorien.
Octodurum OU Octoduras, anc. V. des
Alpes Grées (Gaule), capit. des Veragri; auj. Martigny.
octogesa, v. des Ilergètes, dans la Tarraconaise (Hispanie) ; auj. Mequinenza.
Oczakow, pi. forte de Russie, au commenc. du liman du Dnieper, en face de Kinburn.
Odenath (Septimids), chef arabe de Palmyre, époux de Zénobie, fut l'un des plus grands capitaines de son temps. Il battit êapor, roi de Perse, reçut le titre d'Auguste de l'empereur Gallien, 263, et se préparait à marcher contre les Goths, après avoir fait mourir Baliste, qui s'était révolté, quand il fut assassiné dans un festin, avec Hérode, son fils, à Héraclée, ville du Pont, 267.
Odensée, l'une des plus anc. villes de Danemark, capit. de Fionie, sur l'Aue; 21,000 hab.
odemwaid, chaîne de collines, en Allemagne, entre le Neckar et le Main.
odéon, (de (|)8ri, chant), monument d'Athènes, où se faisaient les concours de musique et de poésie. Périclès construisit un second édifice de ce nom où l'on donnait des représentations dramatiques. Hérode Atticus en bâtit un troisième qui subsiste encore.
Oder (Viadrds), fl. d'Allemagne, vient des Geisenker-Gebirge, sur les frontières de Moravie, coule du S.-E. au N.-O. ; est navigable à Raiibor ; passe à Kosel, Oppeln, Brieg, Breslau, Glogau (Silésie); Crossen, Francfort, Cùstrin (Brandebourg); Stettin (Poméranie). Il forme la haff ou lagune de Stettin, et se jette dans la mer Baltique par trois embouchures, que séparent les îles de Wollin et d'Usedom ; on les nomme Dievenow, Swine et Peene ; le port de Swinemùnde est dans l'île d'Usedom. L'Oder a pour affluents : à gauche, l'Oppa, la Neisse de Silésie, la Weistritz, la Katzbach, le Bober, la Neisse de Lusace, l'Ucker; à droite, l'Olsa et la Wartha. IX a 890 kil. de cours.
i8 - ODO
Oderlc de Pordenone, franciscain et voyageur italien en Asie, né à Cividale (Frioul), 1286-
Oderigi da Gubbio, céjèbre peintre miniaturiste de l'école bolonaise, né a Gubbio près Pérouse, mort vers 1299. '
Oderzo (Opitergium), v. de Vénétie (Italie), a 26 kil. N.-E. de Trévise ; 5,500 hab.
Odescaichi (Famille des) , originaire de Côme, d'où sont sortis plusieurs hommes distingués dans les lettres et dans l'Eglise.
Odessa, v. de Russie, sur la mer Noire, dans le gouvernement et à 180 kil. O. de Kherson. En 1794, Catherine II fit du village d'Hadji-Bey une belle ville ; déclarée port franc, son commerce devint prodigieux, sous la direction du duc de Richelieu, 1803-1815. Chantiers de construction • grand commerce de grains, de laines, cuirs' chanvre, goudron, suifs, soieries, savons, etc • 194,000 hab. '
Odet, riv. de France (Finistère), navigable à Quimper, descend des montagnes Noires, passe à Quimper, et se jette dans l'anse de Benaudet, après un cours de 60 kil.
Odette (de Champdivers), dite la petite Reine, fut placée par les soins de Jean sans Peur près du roi Charles VI.
Odevaere (Joseph-Denis), peintre belge, né à Bruges, 1778-1830, élève de David, à Paris, eut le grand prix de l'Institut en 1804, et fut peintre du roi Guillaume 1er.
odeypour, v. de l'Hindoustan, dans le sud de l'ancien Adjémir; capitale de la principauté d'Odeypour, dite aussi Mewar.
Odiel, rivière d'Espagne, a 65 kil. de cours et se jette dans l'Atlantique à Huelva.
Odier (Antoine), né à Genève, 1766-1853, fonda une des plus considérables fabriques de toiles peintes, à Wasserling (Haut-Rhin), et fut pair de France.
Odile (Sainte), patronne d'Alsace, abbesse d'Hohenbourg, morte en 690. Fête, le 13 décembre.
Odilon de Mercosur (Saint), né en Auvergne, 962-1049, 5e abbé de Cluny, dirigea pendant 50 ans cette abbaye avec beaucoup de sagesse. C'est lui qui institua la fête de la Commémoration des Morts. Il a laissé une Vie de sainte Adélaïde, 16 sermons, quelques lettres et quelques petits poèmes médiocres. Fête, le 2 janvier.
Odin, Woden OU Wuodan, SUmommé le
Père de Tout, ou le dépopulateur, le père du carnage, était le premier et le plus grand des dieux Scandinaves, le père de la race des Ases, à la fois créateur et guerrier. Du haut de son palais dans les nues (le Walhalla), il animait les soldats au carnage et recevait dans ses demeures les ombres des braves tués en combattant. Il eut plusieurs enfants de sa fille, Freya, dont il fit sa femme, entre autres Thor et lialder. On le représente monté sur son grand destrier à 8 pattes, Sleipair, la lance à la main, un corbeau sur chaque épaule. — Selon les légendes, il aurait vécu au ne s. avant J.-C, aurait soumis la Scandinavie, et, législateur religieux et politique des Scandinaves, aurait été plus tard adoré comme le premier des dieux.
Odiot, orfèvre français, né à Paris en 1763, mort en 1850, obtint constamment la médaille d'or pendant 25 ans; et, par ses beaux travaux en orfèvrerie , conquit une réputation européenne.
odoacre, roi d'Italie, de 476 à 493 ; fils d'un certain Edecon, secrétaire d'Attila, il aurait erré quelque temps en Norique, puis gagné l'Italie, où il devint chef des Barbares confédérés et surtout des Hérules. Il déposa Romulus Augustule, en 476 ; le Sénat le reconnut comme roi. Pendant son règne, Odoacre se montra chef sage, énergique et juste. Mais il était arien et se» brouilla avec l'empereur d'Orient, Zénonf qui
(ECO