GENU
envoya contre lui Théodoric et ses Ostrogoths. Défait sur les bords de l'Isonzo, 490, à Vérone, près de l'Adda, Odoacre se défendit dans Ravenne jusqu'en 493, capitula et fut massacré dans un festin.
odoo (Saint), 2e abbé de Clunv, né dans le Maine ou à Tours, mourut, en 943. Il a écrit quelques vies de saints, entre autres celle de Saint Grégoire de Tours, et un ouvrage considérable intitulé : Collationes (Conférences). Fête, le 18 novembre.
Odon (Saint), archevêque de Canterbury , né dans la province des Est-Angles, 875-961, a laissé des Constitutions synodales. Fête, le 4 juillet.
Odon de Contcviiie, fils d'Herluin, comte de Conteville et de la belle Ariette, frère utérin de Guillaume le Conquérant, 1032-1097, fut évêque de Bayeux à 17 ans, 1049. Il prit une grande part à la conquête de l'Angleterre, obtint dans le partage le comté de Kent, avec 153 fiefs, et voulant devenir pape, pilla, rançonna le pays, afin d'acheter des suffrages. Guillaume l'emprisonna à Rouen. Guillaume le Roux confisqua tous ses biens d'Angleterre, Alors Odon se croisa et mourut à Palerme.
Odon de Deuil, né à Deuil, près de Montmorency, chapelain de Louis VII à la 2e croisade, écrivit De Ludovici VIT, Francorum régis, profectione in Orientent ; il fut, après Suger, abbé de Saint-Denis et mourut en 1162.
O'Donneil (Josepa-Henri), né en Andalousie, 1769-1834, servit contre la France, devint comte d'Abisbal, capitaine général de l'Andalousie et gouverneur de Cadix. En 1820, il se prononça pour le mouvement insurrectionnel dont Riégo avait donné le signal ; se rendit suspect, et se réfugia en France, où il mourut.
O'Doonell (LÉOPOLD), COmtO de Lucena,
né en Espagne, 1808-1867, était capitaine à dix-neuf ans et colonel à vingt-cinq. Il se déclara pour la régente Christine, en 1833, et, à la fin de la guerre, était lieutenant général. Il soutint la régente contre Espartero, et fut contraint de se retirer en France, 1840. Il contribua a la chute d'Espartero et fut nommé capitaine général à Cuba, en 1843. Il entra au Sénat et fut dès lors l'adversaire de la cour ; se soulevant en 1854 (combat de Vicalvaro), s'imposant, comme ministre, à la reine Isabelle, président du conseil, en 1858. Il eut le commandement en chef dans la guerre contre le Maroc, 1859, prit Tétuan, 1860, après une belle victoire, reçut le titre de duc de Tétuan, remporta de nouveaux avantages, s'empara de Tanger, et imposa la paix au Maroc. Nommé maréchal, il présida encore le conseil en 1865.
Odry (Chaules- Jacques), acteur français du Théâtre des Variétés, né à Versailles, 1781-1853. On a de lui les Gendarmes, poème en 2 chants,
Odryses, anc. peuple du centre de la Thrace. Ils furent incorporés à l'empire romain par Claude. [près de Fontarabie.l
Œaso, cap en Hispanie, auj. cap Machicaco,]
Œbaiie, nom qu'on donna primitivement à la Laconie. — Canton de Messapie, sur le territoire de Tarente.
Œckaiie, nom de ville assez répandu dans l'anc. Grèce : en Thessalie, en Messénie, dans l'île d'Eubée.
Œcoiampade (Jean) dont le vrai nom est Jean Hausschein (lumière de la maison), naquit à Weinsberg (Souabe), 1482-1531. Professeur de théologie à Bàle et prédicateur extraordinaire, OEcolampade fit prononcer par le conseil l'abrogation de la messe, 1525, et, trois ans après, il vît la réforme répandue dans tout le canton Il publia, sur la Cène et V Eucharistie : De genuina verborum Dotnini : Hoc est corpus meum,
juxta vetustissimos auctores, expositione liber; etc.
Œdenburg, en hongrois Soprony, v. de Hongrie, sur l'Ikva, à 230 kil. N.-O. d'Ofen (Bude), chef-lieu du comitat d'OEdenburg. Grande foires pour les bestiaux ; commerce de grains, fruits, draps, coutellerie, etc.; 23,000 hab.
Œder (Georges-Chrétien) , né à Anspach, 1728-1791, à écrit : Index pkcntarum in Linnœi systemate ; Flora Damca, 3 vol. in-fol.; Elementa botanica, etc. ; et des Mémoires d'économie politique.
Œdipe, fils de Laïus et de Jocaste, souverains de Thèbes en Béotie, vécut au xv« s. avant J.-C. Donné, par son père, à un berger, pour être mis a mort, afin d'éviter le malheur dont l'Oracle le menaçait, Œdipe fut sauvé, puis adopté par la femme de Polybe, roi de CorinLhe. Plus tard Œdipe rencontra son père qu'il cherchait, et le tua sans le connaître ; il délivra Thèbes d'un sphinx qui le désolait, épousa Jocaste sans savoir qu'elle était sa mère, et. devint roi de Thèbes. De son mariage incestueux naquirent Etéocle et Polynice, Antigone et Ismène. Il découvrit ses fatales méprises, se creva les yeux, fut chassé par ses fils, n'ayant d'autre appui que sa fille Antigone. Il mourut à Colone, bourg de l'Attique.
Œfeie (André-Félix d'), né à Munich, 1706- 1780, a écrit sous le pseudonyme de Félix Eveiïus: Rerum Boïcarum scriptores nusquam antehac editi, 2 vol. in-fol. ; etc.
Œfeie (François-Ignace), cousin du précédent, né à Posen, 1721-1797, a été l'un des meilleurs peintres de l'Allemagne.
Œhlenschlseger ( ADAM-GOTTLOB ) , né au
château de Frédériksberg, près de Copenhague, 1779-1850, a été le plus fécond des poètes danois. 11 lut avec ardeur les vieilles traditions nationales, qui devinrent le fond de son inspiration. De 1803 à 1805, il publia deux recueils de poésie; il visita l'Allemagne, la France, et composa les drames, de Paluatcke, d'Axel et Walborg, et de Hakon Tari, qui eurent un immense succès en Danemark. En 1808, il acheva son drame du Corrège, et fut nommé professeur d'esthétique à l'Université. Parmi ses comédies on cite : VAviiral Tordenskiold, l'Autel de Freya, l'Enfant du berger ; parmi ses poèmes : la Mort de Balder, les Dieux du Nord, Aladin.
Oeiras, pet. ville de l'Estrémaduro (Portugal), sur le Tage, à 18 kil. O. de Lisbonne. Eaux thermales ; 3,500 hab.
Oeiras, ville du Brésil, dans la province de Piauhy, bien bâtie sur la rive droite d'une petite rivière. Elle s'appelait d'abord Villa-da- Mocha ; 5,000 hab.
ŒLand (c'est-à-dire Terre du foin), île de Suède, dans la mer Baltique, séparée de la côte par le détroit de Calmar ; chef-lieu, Borgholm. Elle fait partie du lan de Calmar.
geis, v. de Prusse, en Silésie, à 24 kil. N.-E. de Breslau, sur YOEls, affl. de l'Oder ; 6,000 hab.
Œlschlseser. V OLEARIUS.
Œisner (Luarles - Ernest), né en Silésis, 1764-1828, chargé d'affaires de Francfort, puis des villes hanséatiques à Paris. Son Mémoire sur la religion de Mahomet a été couronné par l'Institut, 1810.
Œniades, auj. Trigardo, dans l'anc. Acarnanie (Grèce), à l'embouchure de l'Achélous.
Œnonaus, roi de Pise. V. Hippodamie.
Œnomaiis, philosophe cynique grec, né à Gadara, vécut au ne s avant J.-C. Il avait écrit : les Oracles ou les prestiges dévoilés.
Œnone, nymphe du mont Ida, fut aimée d'Apollon.
Œnopides, astronome et mathématicien grec, né à Chios, vécut dans le v* siècle av. J.-C. II découvrit l'Obliquité de Vécliptique, et le Mouvement propre du soleil.
Œuus, nom ancien de I'Inn.