‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 426 sur 657 · ORA · texte numérisé non relu

ORA

ORB

Oppidolo, ch.-l. de l'île Pantellaria; 3,500 hab.

Oppien, poète grec, né en Cilicie, dans le 11e s., s'est livré au genre didactique, où il a réussi, surtout dans son poème intitulé : Balieutica (Sur là pèche); les Cynegetica, d'une grande faiblesse, sont probablement d'un autre écrivain. Quant aux ïxeutica (sur la chasse aux oiseaux), il ne nous en reste qu'une paraphrase en prose.

Oppius (Caïus), de la gens plébéienne Oppia, fut tribun du peuple en 213 av. J.-C.I1 promulgua une loi contre le luxe des femmes ; — un questeur, Publius Oppius, se signala par des malversations; mis en jugement (69), Cicéron le défendit; — un Caïus Oppius, ami de César, auquel on attribue le récit de la Guerre d'Afrique; etc.

opportun* (Sainte), abbesse de Montreuil (diocèse de Séez), morte en 770. Fête, le 22 avril.

ops [Terre , dans l'anc. langue italique), grande déesse de la Fécondité, femme de Saturne, était la même que Rhéa, Cybèle et la Terre.

Opsio, faubourg de Christiania (Norvège), ancienne ville fondée en 1058 par le roi Harold.

Opstai (Gérard van), peintre et sculpteur flamand, né à Bruxelles, 4604-1668, vécut a Paris. Il fut l'un des douze premiers peintres de l'Académie de peinture, en 1648.

Optât (Saint), évêque de Milève (Numidie) mort en 386, s'est signalé par son traité : De schismate Donatistarum. Fête, le 4 juin.

Optatieo (PUBUUS PORPHYRIDS OPTATIANUS),

poète latin du iv« s. Son Panégyrique de Constantin (en vers), et trois petites pièces (Idyllia), sont ce qu'il y a de plus absurde en poésie.

Opus. V. Oponte.

Or, riv. de Russie, affl. de l'Oural, descend du pays des Kirghiz et donne son nom aux villes d'Or (Pérékop), d'Orenbourg, etc. Cours del20kil.

Oradour-sur-Vayres, ch.-l. de Cant., arr.

ôt à 12 kil. S.-E. de Rochechouart (Haute- Vienne); 3,335 hab.

Oran, v. et place forte de l'Algérie, ch.-l. de la province de ce nom, sur la Méditerranée, à 440 kil. S.-O. d'Alger. Division militaire. Fabr. d'éventails, d'écrans, de babouches, de vermi^ celle. Les Français s'en emparèrent en 4834 ; 40,000 hab.

Oran (Province ou division d'), l'une des

3 provinces de l'Algérie française, confine au Maroc à l'O., à la Méditerranée au N., au Sahara au S., à la province d'Alger à l'E. „ 516.000 hab., dont 400,000 Européens ; superficie, 289,634 kil. carrés. Cours d'eau : le Chélif, la Macta, la Tafna. Elle est divisée en 5 arrondissements : Oran, Mostaganem, Mascara, Tlemcen et Sidi- Bel-Abbès.La division militaire comprend 3 subdivisions : Oran, Mascara et Tlemcen.

Orange, Arausio, ch.-l. d'arr. (Vaucluse), non loin de l'Aigues. à 30 kil. N. d'Avignon. Arc de triomphe, dit de Marius, ruines d'un amphithéâtre romain. Filatures et moulins pour la soie; 40,301 hab. — Capit. des Cavares, célèbre

gar la victoire des Teutons et des Cimbres sur épion, en 405 av. J.-C, Orange fut considérablement augmentée par les Romains.

Orange, anc. principauté de France, enclavée dans le Comtat-Venaissin (auj. arrondissement de Vaucluse), eut, dès la fin du ixe s., ses comtes et ses princes, après avoir appartenu tour à tour aux Burgundes et aux Francs.

4 maisons régnèrent sur cette contrée : la maison Giraud-Adh&mar, éteinte en 4173; celle des Baux, en 1373, celle de Châlons, en 4530; celle de Nassau-Dillembourg, en 4702. Elle fut définitivement réunie à la France par le traité d'Utrecht, 1743. Aujourd'hui l'héritier présomptif de la couronne de Hollande porte le titre de Prince dQrange.

Orange (PHILIBERT de Chàlons, prince D'),

le dernier des princes de la maison de Châlons- Orange, né à Nozeroy (Franche-Comté), 1502- 1530, dépouillé de sa principauté par François 1er, se jeta dans le parti des Espagnols et commanda l'armée impériale à la mort du connétable de Bourbon. Il fut tué devant Florence, qu'il assiégeait.

Orange ([GUILLAUME et HeKRI-FRÉDÉRIC de

Nassau, prince d'). V. Nassau et Guillaume.

Orange, fi. de l'Afrique australe, formé par la réunion du fleuve Jaune ou Gariep, et du fleuve Noir ou Nouveau Gariep. Il coule de l'E. à l'O., à travers le pays des Namaquas; il reçoit beaucoup d'affluents, mais il n'a pas cependant assez d'eau pour la navigation. Il forme la limite septentrionale de la colonie du Cap, depuis la réunion des deux Gariep, et arrose la Hottentotie.

Orange (République du Fleuve). Elle a été fondée par les Boërs ou cultivateurs hollandais, qui, en 4834, se retirèrent au nord du fleuve Orange. Ils y ont créé deux petits Etats : la république de Transvaal, au N.; et la république du Fleuve Orange, au S. Elle est séparée de la colonie de Natal par le Draken-Berg, et de la colonie du Cap au S. par le Nouveau Gariep. La superficie est d'environ 407,000 kil. carrés. Le pays, montueux à l'E., renferme de larges plaines à l'O.; le climat est sain et tempéré. Il y a 40 ou 50,000 habitants. Les Boërs sont protestants. La capitale est Bloemfontein; v. pr., Smithfield.

Orangistes, en Angleterre, partisans du prince Guillaume d'Orange et de la liberté reli-

§ieuse. — En Belgique, la même appellation 'Orangistes s'applique aux partisans de l'ancienne maison d'Orange.

Oranienbanm, V. du gouvem. et à 40 kil.

S.-O. de Saint-Pétersbourg (Russie), sur le golfe de Finlande. Château impérial.

Oratoire (Pères de V), congrégation fondée en 4573, par saint Philippe de Néri, sous le nom de Confrérie de la Trinité, et destinée à instruire l'es enfants. D'Italie cette institution fut transportée en France par le P. de Bérulle, 1641, où elle prit le nom ^Oratoire de Jésus. L'ordre, supprimé à la Révolution, a été rétabli, en 4852, sous le nom d'Oratoire de V Immaculée-Conception.

Orb, riv. de France, vient des monts de l'Orbe (partie des Cévennes méridionales), passe à Bédarieux, Béziers, et finit près de Port-Vcndres. Cours de 410 kil.

Orbe ou Orbach, v. de Suisse, canton de Va-ud, sur l'Orbe, à 26 kil. N.-O. de Lausanne; 2,000 hab

Orbe, riv. de Suisse, vient du lac des Rousses, traverse celui de Joux, passe à Orbe et Yverdon, et se jette dans le lac de Neuchàtei.

Orbec, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. de Lisieux (Calvados), sur Y Orbec. Draps, laines ; tanneries , 3,217 hab.

Orbelus, montagne entre la Macédoine et la Thrace : auj. mont Argtntaro.

Orbey, bourg à 25 kil. N.-O. de Colmar (Hte- Alsace). Toiles, faïenceries; 5,400 hab.

Orbigny (ALCIDE Dessalines d'), né à

Coueron (Loire- Inférieure), 1802-1857, lut professeur au Muséum. Il avait exploré l'Amérique du Sud. Il a laissé nombre d'écrits sur les Oiseaux, les Insectes, les Mollusques, la Géologie, la Paléontologie, les Céphalopodes, etc. On lui doit . Voyage dans l'Amérique du Sud, 9 vol. in-4°; Voyage pittoresque dans les deux Amériques, 2 vol. in-8<>; Paléontologie française, inachevée, 44 vol. in-fol. Orbiteiio, port d'Italie, à 100 kil. S. de Sienne, sur le petit lac d'Orbitellot jadis l'un des Présides de la Toscane ; 3,500 hab.

ORÉ

ORF

Orcades (en anglais Orkneys), archipel de 67 îles au N. de l'Ecosse. Jointes aux Shetlands, elles forment un comté, ayant pour capit. Kirkwall. Parmi les 29 îles habitées, citons : Pomona, Hoy, Flotta, Ronsay, Sanda. Sol montueux; température humide, climat assez doux. Pêche, chasse, fabrication de chapeaux de paille.

Orcades australes OU Nouvelles Orcades ou Poweii, dans le Grand Océan austral, au S.-E. de l'Amérique, découvertes en 1819 par le capit. Smith. Parmi elles on cite Coronation et Lorurie. Terres stériles et glacées.

Orcasoa (Andréa Cioue, dit), né à Florence, 1319-4389, célèbre comme peintre, sculpteur, architecte et poète. Il est surtout l'auteur des admirables fresques du Campo-Santo, à Pise. Comme architecte, il a été run des premiers à abandonner l'ogive pour le plein cintre.

<>rt ha, v. de Russie, gouvern. de Mohilew, sur le Dnieper.

Orchies, ch.-l. de cant., arrond. et à ,18 kil. N.-E. de Douai (Nord). Poteries, tuileries; 3,757 hab. [nezuela.]

Orcniiia, l'une des Petites-Antilles du Ve-J

Orchimunt , commune rurale du Luxembourg (Belgique), à 47 kil. S. de Dinant. Quatre foires par an.

Orchomène, auj. KalpaJci, v. de Grèce, dans l'ancienne Arcadie, au N. de Mantinée.

Orchomène Mynienne, V. de Béotie, dont les ruines se voient près du village de Scripou, fut la capit. des Myniens, et fut ruinée par les Thébains. Victoire de Sylla sur Archelaiis, en 87.

Orcières, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-O. d'Embrun (Hautes-Alpes); 1,240 hab.

Orci-iVovi, v au S.-O. de Brescia (Italie), sur la route de Lodi ; 5,000 hab.

Orcus (du grec ôpxoç, serment), nom de Pluton chez les Romains.

Ordaz (don Diego), lieutenant de Fernand Cortez, mort en 1533, découvrit une partie de la Colombie, et remonta l'Orénoque, jusqu'à 160 lieues.

Ordenes, bourg d'Espagne, dans la province et à 48 kilom. de La Gorogne, sur le Tambre. Toiles de ménage; 4,000 hab.

Orderic Vital, né dans le Shropshire, 1075- 1150, fut re4igieux du monastère de Saint- Evroult, en Normandie. Il a laissé une Histoire ecclésiastique, en latin, précieuse pour les documents qu'elle renferme sur les années 1066- 1070. [914-922.1

Grdogno II, roi de Léon et des Asturies.J

Ordovices, anc. peuple de la Bretagne, dans le N. du pays de Galles actuel, en face de l'île de Mona (Anglesey).

Orduûa, ville d'Espagne, dans la province de Biscaye, sur le Nervion, au milieu de montagnes escarpées. Poterie, verrerie, tuileries. Commerce de grains ; foires aux bestiaux ; 3,300 hab. [gnes de Diane.i

Oréades, nymphes des montagnes, compa-J

Orébites, section de la secte des Hussites.

Orégon ou Columbia, fi. de l'Amérique du Nord, vient des Montagnes Rocheuses ; son cours est rapide et a 1,600 kil.; son embouchure est pleine d'écueils. Il arrose la Colombie anglaise et les territoires américains de l'Orégon et de Washington. Il passe à Portland, Fort Vancouver, Astoria. Il a plusieurs affluents : le Lewis ou Snake, le Wailamate.

Orégon, contrée d'Amérique, dont le sud fait partie des Etats-Unis, tandis que le nord, à

ftartii* de 49° lat. N., est aux Anglais, depuis 846. — L'Orégon américain, territoire en 1850, a été démembré, et a formé le territoire de Washington et VEtat d'Orégon, 1859 : cap., Savent; v. princ, Astoria. Sup., 248,707 kil. carrés; popul. 175,000 hab.

Orel ou Orlow, v. de Russie, sur l'Orlik et

l'Oka, ch.-l. d'un gouvern., à 1,100 kil. S.-E. de Saint - Pétersbourg. Commerce de grains ; 57,000 hab environ. — Le gouvernement d'Orel a 46,725 kil. carrés, et 1,826,000 hab. Il est fertile, produit des bois, des céréales, du lin, etc. Fabriques de toiles, cordages, etc. Fer, salpêtre.

Oreiiana (François), aventurier espagnol du xvic s., né à Truxillo, compagnon de Pïzarre, explora le premier le fleuve des Amazones et fonda quelques établissements sur les rives nouvellement découvertes; il mourut près de Montalègre, 1550, sur le territoire des Manoas.

Oreiii (Jean-Gaspard d'), né à Zurich, 1787- 1849, est le plus célèbre des trois Orelli, tous savants philologues. Il fut pasteur de l'Eglise réformée et professeur de littérature ancienne, surtout à Zurich. On doit à Gaspard nombre d'éditions critiques des auteurs grecs, latins et italiens, toutes remarquables, et par la pureté du texte et par les annotations, dont il les a accompagnées. On lui doit ; Inscriptionum latinarum amplissima collectio, 2 vol. in-8<>.

Orenbourg, v. forte de Russie, sur l'Oural, à 1,950 kil. S.-E. de Pétersbourg, ch.-l. du gouvern. du même nom ; 48,000 hab. Entrepôt et marché pour les produits de l'Asie et de l'Europe du Nord. — Le gouvernement d'Orenbourg, le plus oriental de la Russie d'Europe, a 191,175 kil. carrés, dont partie en Asie, compte 1,070,000 hab., et a pour ch.-l. Orenbourg. Sol montueux, fertile, riche en mines; bestiaux, poissons, abeilles. Population de mœurs nomades.

Oréuoque, fl. de l'Amérique mérid., descend des monts Nevada dans la Parime, se fractionne en deux branches, coule à l'E. et au N., communique avec le fleuve des Amazones par le Gassiquiare et le Rio-Negro, se grossit du Marquiritari, de la Padamo, de la Ventuari, du Garoni, à droite ; du Guaviare, de la Nieta et de l'Apure à gauche ; traverse Esmeralda, Atures, Urbana, Caycara, Angostura; et, après un parcours de 2,000 kil., marqué par des cataractes, dont les principales sont a Maypures et à Atures, débouche dans l'Atlantique. Sept bouches, dont la principale est la Bocca de Navios, sont navigables.

Orense, v. d'Espagne (Galice), à 320 kil. N.- O. de Madrid, sur le Minho. Eaux thermales; commerce de vins, de chocolats et de jambons ; 6,000 hab. — La province d'Orense, dans la Galice, a 7,093 kil. carrés, et 389,000 hab. ; elle est arrosée par le Minho et le Sil.

Oresme (Nicolas), né à Caen, 1320-1382, docteur en théologie, précepteur des enfants du roi Jean, fut nommé évêque de Lisieux par Charles V. Il a laissé 115 sermons et une traduction de la Morale et de la Politique d'Aristote.

Oreste, fils d'Agamemnon et de Clytemnestre, vengea la mort de son père par le meurtre de sa mère. 11 est resté célèbre par son amitié avec Pylade; par les tourments que lui firent éprouver les Euménides, déchaînées contre lui. En Tauride, il délivra sa sœur Iphigénie ; mais il se souilla de nouveau par le meurtre de Pyrrhus, fils d'Achille, son rival auprès d'Hermione, qu'il épousa. Les poètes se sont emparés de cette vie si tragique.

Oreste, père de Romulus Augustule, ancien officier d'Attila, détrôna Julius Nepos pour donner la pourpre à son propre fils, 475. Il fut tué par Odoacre. [doine.l

Orestide, pays situé à l'O. de l'anc. Macé-J

Oretani, anc. peuple dans le S.-O. de la Tarraconaise (Espagne).

Oreus, v. du N. de l'anc. Eubée.

Orfa, anc. Callirhoé, Edesse, JustinopQlis, y.

ORI

ORI

de Turquie d'Asie, dans l'Al-Djézireh, à 250 kil. N.-E. d'Alep; 48.000 habit. Commerce de bijouterie, orfèvrerie ; cotonnades, maroquinerie.

Orfano, OU Contessa, StrymOllius sinus,

golfe de l'Archipel (Turquie d'Europe). Il tire son nom du bourg d'Orfano.

Orfiia (Matéo-Josï-Bonaventura), né à Mahon, dans l'île Minorque, 1787-1853, docteur en médecine, 1811, versé dans la chimie et l'anatomie, publia un Traité de toxicologie très remarquable. Professeur à la Faculté de médecine en 1819, il devint doyen en 1830. Il créa alors le musée d'anatomie pathologique, appelé musée Dupuytren, la galerie d'anatomie com-

Êarée, appelée musée Orfiia, un nouveau jardin otanique, etc. Destitué en 1848, il fut nommé président de l'Académie de médecine en 4851. Ses principaux ouvrages sont les Eléments de chimie, 4817 ; un Traité des exhumations juridiques, 4834 ; Traité de médecine légale, de 4823 à 4825 ; Traité de toxicologie.

Orge, rîv. de France, a sa source près de Dourdan, et son embouchure dans la Seine près de Villeneuve-Saint-Georges. Cours de 50 kil.

Orgelet, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S. de Lons-le- Saulnier (Jura). Fromages, dits de Gruyère; 4,720 hab.

Orgemoat (Pierre d'), né à Lagny, chancelier de France de 1373 à 1380, mit en ordre et continua les Ch-roniques de Saint-Denis. Il mourut à Paris en 1389.

Ovgpères, ch.-l. de cant., arrond. et à 28 kil. N.-E. de Chàteaudun (Eure-et-Loir) ; 681 hab.

Orgétorïx, un des riches Helvètes, vers l'an 57 av. J.-C., aspirant au pouvoir suprême, engagea ses compatriotes à quitter leur pays. Démasqué, il s'enfuit et mourut peu après, 55.

Orgiba, bourg d'Espagne, dans la province de Grenade, sur le Rio-Grande. Poterie; eaude-vie, caimes à sucre, mûriers; mine de plomb aux environs; 3,500 hab.

Orgies (de ooyr) colère, exaltation), fêtes de Bacchus.

Orgon, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. N.-E. d'Arles (Bouches-du-Rhône), sur la Durance; 2,816 hab.

Oria, v de la Terre d'Otrante (Italie), à 40 k. E. de Tarente; 5,000 hab.

Oria, v. d'Espagne, dans la province et à 60 kil. N. d'Almeria ; 6,000 hab.

Oribase de Pergame, médecin et ami de l'empereur Julien, questeur de Constantinople, exilé sous Valentinien 1er, rappelé sous Arcadius, avait composé 72 livres de médecine, dont il ne nous reste que 22. [tique.]

OriciMn, anc. v. d'Epire, sur la mer Adria-J

Orient (Empire d'), l'un des deux empires, formés de l'empire romain, à la mort de Théodose, 395; il dura jusqu'à la prise de Constantinople par les Turks Ottomans, en 4453. Il commença avec Arcadius, languit sous ses successeurs, se releva et s'agrandit même sous Justinien I«; mais la décadence de cet empire, appelé Bas- Empire, empire Byzantin, empire de Constantinople, se prolongea, sans gloire et sans intérêt.

Durant les rve, \-e et vie siècles, l'Empire reste divisé en deux préfectures, celle d'Illvrie et celle d'Orient. Justinien accroît cet empire de l'Afrique, de la Numidie, des 3 Mauritanies, d'une partie de l'Espagne et de l'Italie. Vers 568-580, perte de l'Italie, moins l'exarchat de Ravenne, la Pentapole, quelques duchés et les 3 grandes îles. En 624, perte de l'Espagne, cédée aux Wisigoths, et de la rive droite du Danube. En 636, perte de la Syrie et de la Mésopotamie; t;n 640, de l'Egypte , vers 675, de l'Afrique, enlevées par les Arabes, etc., etc. Au vn* siècle,

changement dans la division de l'Empire. Aux deux préfectures, décomposées en 60 provinces environ, succèdent les Thèmes; 45 en Europe, 47 en Asie.

Mais au yiii* siècle, les thèmes de Calabre et de Lombardie étaient perdus, ainsi que Rome. Au ixe, éclata le schisme d'Orient, consommé en 4053, et l'Empire fut encore envahi par les Sarrasins. Le Xe siècle fut moins désastreux, grâce à l'énergie de quelques princes de la dynastie macédonienne. Au xie, les Turks Seldjoucides s'emparèrent des thèmes de l'Asie Mineure, moins ceux de Paphlagonie, de Chaldée et de Séleucie. Constantinople est prise, 1204, par les Croisés latins; l'empire latin est proclamé et dure jusqu'en 4264, divisé en une douzaine de petits royaumes et duchés. Au xive siècle, les Turks sont maîtres de la plus grande partie de l'empire et cernent Constantinople, dont ils s'emparent en 4453.

Empereurs d'Orient.

4° Dynastie Théodosienne.

Arcadius 395

Théodose II 408

Pulchérie seule . 450

Pulchérie et Marcien . 450

Marcien, seul 453

2<> Dynastie de Thrace.

Léon 1er ,..,.... 457

Léon II 474

Zenon (4« fois) 474

Basilisque 475

Zenon (2e fois) , 477

Anastase 1er 491

3<> Dynastie Justinienne.

Justin 1er 518

Justinien 1er 527

Justin II 565

Tibère II 578

Maurice 582

Phocas 602

4<> Dynastie d'Héraclius.

Héraclius 1er 640

Héraclius Constantin. 641

Héracléonas 64-1

Constantin II 641

Constantin III Pogonat. ... . . 668

Justinien II (ire fois) 685

Léonce 695

Tibère III 698

Justinien II (2e fois) 705

Philippique Bardanes. . , 744

Anastase II 743

Théodose IH 716

5° Dynastie Isaurienne et les 3 Michel.

Léon III l'Isaurien 747

Constantin IV Copronyme 741

Léon IV le Khazare 775

Constantin V Porphyrogénète 780

Irène 797

Nicéphore 1er 802

Staurace. . 841

Michel 1er le Curopalate. . . . , .844

Léon V l'Arménien . 843

Michel II le Bègue 820

Théophile 829

Michel III rivrogne 842

6° Dynastie Macédonienne.

Basile 1er 867

Constantin VI, et Basile, son père. . . 868-78 Léon VI le Philosophe 886

ORI - 860

Alexandre 911

Constantin VII Porphyrogénète //seul, 942, puis avec Romain 1er et ses 3 fils, 949, puis seul une 2e fois. . . 945

Romain II 959

Basile II et Constantin IX, 963, avec Nicéphorell Phocas,963, avec Jean 1er Zimiscès, 969, seuls tous deux. ... 976

Constantin IX, seul 4025

Romain III Argyre 4028

Michel IV le Paphlagonien 4034

Michel V le Calfat 4041

Zoé et Constantin X Monomaque. . . . 4042

Théodora 4054

Michel VI Stratiotique 4056

ORL

7° Dynastie des Comnènes, Ducas et Anges.

Isaac Ier Commène .....

Constantin XI Ducas

Eudocie, Michel VII, Andronic et Constantin XI

Romain IV et Eudocie

Michel VII, seul

Nicéphore III et Nicéphore IV

Alexis le* Comnène

Jean 1er Comnène

Manuel I«

Alexis II

Andronic Comnène

Isaac II l'Ange (4" fois).

Alexis III

Isaac II (2e fois), et Alexis IV, son fils. Alexis V Murzuphle

8° Dynastie latine. — La dynastie grecque ne règne plus qu'à Nicée.

Baudouin 1er de Flandre 1204

Henri de Flandre 1206

Pierre de Courtenay 1216

Robert de Courtenay 1219

Baudouin II 1228

Jean de Brienne 4234

9<> Dynastie des Paléologues.

Michel VIII, ou Michel-Andronio 1er. . 4261

Andronic II. 4282

Andronic II et Michel IX ou Michel-

Andronic II 4295

Andronic II, seul (2e fois) 4320

Andronic III le Jeune 1328

Jean V. . 1341

Le même et Jean VI Cantacuzène. . . 1347

Les mêmes et Mathieu Cantacuzène. . 1355

Les mêmes, moins Jean VI 1355

Jean V, seul (2e fois) 1356

Manuel II Paléologue 1391

Jean VII 1399

Jean VIII 1425

Constantin XII, Dracosès ou Dragasès. 1448-1453

Orient, l'un des points cardinaux, l'endroit où le soleil se lève. V. Est.

Oriental (Cap), à la pointe N.-E. de l'Asie, faisant face au cap Occidental (Amérique).

Orientale (Mer), Toung-Haï, chez les Chinois, comprise dans la mer de Chine, entre le Japon et la Chine.

Oriflamme, Auriftamma, bannière rouge à trois pans ou pointes, suspendue au bout d'une lance dorée, était à l'origine l'étendard de l'abbaye de Saint-Denis, porté à la guerre par les comtes du Vexin, avoués de ladite abbaye. Elle fut portée pour la première fois, disent les chroniques, par Louis VI, 1124, et disparut après la défaite d'Azincourt, 1415.

Origène, né à Alexandrie, 185-253, de bonne heure versé dans les Ecritures sacrées, catéchiste de l'école d'Alexandrie ; publia des ouvrages qui firent grand bruit et lui attirèrent la

jalousie de l'évêque d'Alexandrie, Démétrius II fut ordonné prêtre en 230. Chassé d'Alexandrie excommunié par un concile d'Egypte, Origène gagna Césarée. où il ouvrit une école. Mis à la torture sous Dèce, il mourut peu d'années après à Tyr. Parmi ses ouvrages, citons : les Commentaires sur VEcriture Sainte ; les Hexaples ; l' Apologie du Christianisme contre Celse. On lui a attribué, mais à tort, l'ouvrage intitulé : Phdlosophoumena, retrouvé en 1842, au mont Athos.

Origny-eu-Tiérache, Comm. du Cant. de

Hirson, arr. de Vervins ; 2,821 hab.

Origny-Sainte-Benorte, COmm. du cant. de

Ribemont arr. et à 16 kil. E. de Saint-Quenlin (Aisne), sur l'Oise. Châles, tissus de cachemire ; -♦,687 hab.

Orihaeia, Orcelis, v. d'Espagne, prov. et à 50 kil. S.-O. d'Alicante, sur la Segura. Université supprimée en 1835, Toiles, soieries, huile ; 21,000 hab. [Dhalac]

Orine (île), dans la mer Rouge, aujourd'hui

Orio, nv- d'Espagne qui se jette dans le golfe de Biscaye, arrose le Guipuzcoa.

Orissa ou Oriçah, anc. province de l'Hindoustan, près du golfe d'Orissa, entre le Bengale et les Circars. Ch.-l., Kattak. Chaleur torride, sol très fertile.

OristaîLo, v. forte et-port de l'île de Sardaigne, près du Tirso, à 80 kil. N.-O. de CagliarL Pêche de thons; 6,500 hab.

Oritnyie, fille dTSrechthée , roi d'Athènes, fut enlevée par Borée.

Orivai, comm. du cant. d'Elbeuf, arr. de Rouen (Seine-Inférieure) ; 2,012 hab.

Orizaba, v. du Mexique, à 90 kil. S.-O. de la Vera-Cruz. Tabac. Dans les environs, pic volcanique de 5,393 mètres de haut , 10,000 hab.

Orkhan, fils d'Othman Ier, fut le deuxième sultan ottoman. Il régna de 1326 à 1360. Maître de Brousse dès 4325, il en fit la nouvelle capitale de l'Empire. Il s'empara de Nicomédie, 4328 ; de Nicée, 4333, et de la Bithynie. Habile diplomate, il s'allia avec l'empereur J. Cantacuzène, dont il épousa la fille, 4347. Les Turks, qui le révèrent, lui doivent en outre des lois, des institutions, et la milice des Janissaires.

Orkhon, riv. de Mongolie, chez les Khalkhas, se jette, après un cours de 450 kil., dans le Selenga.

Orkneys. V. ORCADES.

Oriandi (Pellegrino-Antonio), né à Bologne, 4660-4727, a laissé : un Abbecedario pittorico ; un traité de Origine et progressi délia s tampa; etc.

Oriandini (Nicolas), jésuite, né à Florence, 1554-1606, a commencé Historia Socielatis Jesu, 7 vol. in-fol.

Orléanais, avant 4789, province et grand gouvernement de France, capitale Orléans; il comprenait : Orléanais propre, Sologne, Blaisois, Vendômois, Dunois, Gâtinois. Beauce (pays Chartrain) et le Perche-Gouet. — Dans l'Orléanais propre on distinguait le Haut- Orléanais, ayant Orléans, Beaugency, Meung, Pithiviers, Rouvray, pour villes principales, et le Bas-Orléanais, avec les villes de Jargeau, la Ferté, Olivet, etc. — Cette province forme auj. 3 départements : Loir-et-Cher, Eure-et-Loir et Loiret, Autrefois pays des Carnutes, des Senones et des Aureliani.

Orléans, Genabum, Duis Aurelianum, ch.-l. du dép. du Loiret, sur la* rive droite de la Loire, à 121 kil. S.-O. de Paris ; 57,264 hab. Evêché, Cour d'appel. Commerce de vins, vinaigres, spiritueux, grains, etc. Industrie en draps, laines, cotonnades, chapeaux, poterie, etc. — Cette ville dut à Aurélien son nom et sa réédification (Genabum ayant été détruit par César), et aux descendants de Clovis son titre de capitale du royaume d'Orléans. Celte ville a vu naître Petau, Amelot de la Jïoussaye, Levassor Pothier, etc.

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Orléans (Canal d'). Il va de Montargis à Orléans, et a 73 kil. Achevé en 17 ans, 1675-1692.

Orléans (Royaume d'). Il se forma, en 511, du partage des conquêtes de Clovis; il eut pour roi Clodomir, et comprenait l'Orléanais, l'Anjou, le Maine, la Touraine et le Berry, avec une partie de la Novempopulanie ; capitale Orléans.

Orléans (LOUIS de France OU de Valois,

duc d'), fils de Charles V, naquit à Pans, en 1372. Son frère, Charles VI, lui céda le duché d'Orléans, en 1391. En 1389, Louis avait épousé Valentine "Visconti, de Milan. Pendant la démence du roi, son frère, ambitieux, léger, dissolu, il mena une vie immorale et tyrannique. Son compétiteur, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, le fit assassiner (rue Vieille-du-Temple), par Raoul d'Octonville, aidé de 18 meurtriers.

Orléans (Charles d') fils aîné du précédent, né à Paris,, en 1391, fut le chef nominal des Armagnacs, après avoir épousé Bonne, fille de Bernard VII. A la bataille d'Azincourt, 1415, il tomba aux mains des Anglais, qui le retinrent 25 ans captif. Rendu à la liberté, Charles continua de cultiver la poésie ; et mourut de saisissement à la suite de dures paroles que lui adressa Louis XI, 1464. Ses poésies l'ont placé au premier rang, parmi les poètes du xve s.

Orléans (Louis d'), fils de Charles et de Marie de Clèves, roi de France. V. Louis XII.

Orléans (Charles d'), 3e fils de François 1« et de Claude de France, 1522-1545, mourut de la peste ou peut-être empoisonné.

Orléans (JEAN-BAPTISTE-GASTON d'), 3e fils de

Henri IV, naquit à Fontainebleau, en 1608. Prince faible et corrompu, il prit part à toutes les intrigues et entra dans tous les complots de cette époque, contre Richelieu et Mazarin. Il avait été forcé d'épouser Mlle de Montpensier, en 1626, et avait alors reçu en apanage le duché d'Orléans. Réfugié en Lorraine, où il épousa la sœur du duc, malgré le roi, en 1631, il envahit la France, se fit battre à Castelnaudary, 1632, signa le traité de Béziers, puis rejoignit sa mère dans les Pays-Bas. Il rentra en France, en 1635, et prit part à de nouveaux complots. Lieutenant général du royaume à la mort de Louis XIII, il fut d'abord fidèle à la cour; mais dans la 2e guerre de la Fronde, il passa tour à tour d'un camp à l'autre ; et il fut relégué à Blois. De son premier mariage, il avait eu Mlle de Montpensier. Il a laissé des Mémoires qui s'étendent de 1608 à 1635.

Orléans (Philippe I« d')» chef de la maison à'Orléans-Bourbon, 2e fils de Louis XIII, naquit en 1640, fut duc d'Anjou jusqu'en 1661, et mourut en 1701. C'était un prince d'un grand courage; il gagna la bataille de Cassel, 1677; mais Louis XIV jaloux le fit s'amollir à Saint-Cloud, dans une vie brillante et frivole. Il eut pour femme, Henriette d'Angleterre, morte jeune, et Charlotte-Elisabeth de Bavière, dont il eut Philippe.

Orléans (Philippe II d'), fils du précédent, né à Saint-Cloud, 1674-1723, duc de Chartres jusqu'à la mort de son père, devint régent de France, pendant la minorité de Louis XV. Il se distingua plus d'une fois dans les armées de Louis XIV, à Steinkerque, à Neerwinden, devant Turin, en Espagne. Son irréligion, ses débauches, ses expériences de chimie, le firent accuser d'avoir empoisonné la duchesse et le duc de Bourgogne, pour arriver au trône. Louis XIV, qui l'appelait un fanfaron de crimes, lui refusa des juges. A la mort du roi, 1715, il s'empara de la régence, malgré le duc du Maine. La régence , 4715-1723 , fut une époque de réaction générale contre le gouvernement de Louis XIV. A l'intérieur : droit de remontrances rendu au parlement; établissement de 7 con-

seils; bâtards réduits au rang de leurs pairies; les jésuites écartés ; puis relâchement des mœurs, à l'exemple du régent, dont les petits soupers sont très célèbres; embarras financiers, expédients du duc de Noailles , système de Law, etc. Au dehors, le régent, menacé par Philippe V, se rapproche de l'Angleterre et des Provinces-Unies (Traité de la triple alliance, 1717); et après la découverte du complot de Cellamare s'unit à l'Autriche (quadruple alliance) contre l'Espagne. Les Espagnols furent partout battus; le traité de Madrid, 1720, donna la Sicile à l'Empereur, la Sardaigne au duc de Savoie, l'expectative de Parme, Plaisance et de la Toscane au fils de Philippe V et d'Elisabeth Farnèse. A la majorité de Louis XV, 22 février 1723, Dubois fut premier ministre; quand il mourut, août 1723, le duc d'Orléans le remplaça et mourut lui-même d'apoplexie, le 2 décembre 1723. Il avait eu de son mariage avec Mlle de Blois, fille de Louis XIV et de Mme de Montespan, un fils, Louis d'Orléans, et 6 filles : la duchesse de Berry, Mlle de Chartres, abbesse de Chelles, morte en 1743; Mlle de Valois, duchesse de Modène, morte en 1761 ; Mlle de Montpensier, morte en 1742, veuve de Louis Ier d'Espagne; Mlle de Beaujolais, morte en 1734, et une 2« Mlle de Chartres, princesse de Gonti, morte en

Orléans (Louis, duc d'), fils du précédent, né à Versailles, 1703-1752. fut un prince charitable et vertueux. Il tourna au jansénisme et vécut d'une vie austère, surtout dans l'abbaye de Sainte-Geneviève.

Orléans (LOUIS-PHILIPPE 1er, duc D'), fils du

précédent, né à Versailles, 1725-1785, fut un vaillant capitaine, ami des gens de lettres, charitable. D'abord mal avec la cour, il se rapprocha des ministres, et reçut la permission d'épouser en secret Mme de Montesson, 1773.

Orléans ( LOUIS-PHILIPPE-JOSEPH , duc D'),

surnommé Egalité, né à Saint-Cloud, 1747-1793, fut d'abord duc de Chartres. Esprit ami de la nouveauté, il se signala au combat naval d'Ouessant, 1778, et se fit initier à la franc-maçonnerie. Très riche par son mariage avec la fille du duc de Bourbon-Penthièvre, 1769, il se lança dans des spéculations. Imitateur bruyant des vices du régent, admirateur des Anglais, il fut de bonne heure à la tête du parti ennemi de la reine Marie-Antoinette. Exilé par Louis XVI à Villers-Cotterets, pour avoir protesté contre la séance royale du 19 novembre, il fut élu député de la noblesse dans 3 bailliages, à Paris, à Crespy, à Villers-Cotterets, en 1789. A l'Assemblée, lié avec Mirabeau, il fut l'un des premiers à se réunir au tiers état. Accusé d'avoir pris part aux événements des 5 et 6 octobre, il fut forcé par La Fayette d'accepter une apparence de mission en Angleterre. De retour, il fut du club des Jacobins. Après le 10 août 1792, Manuel lui offrit, au nom de la commune de Paris, le nom de Philippe-Egalité, et il fut nommé par la capitale député à la Convention. Il siégea à la Montagne; il eut la faiblesse de voter la mort du roi. Accusé d'être le complice de Dumouriez, il fut arrêté, 7 avril 1793, emprisonné à Marseille avec deux de ses fils, puis condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris; il mourut courageusement, le 6 novembre 1793. — Sa femme, 1753-1821, princesse vertueuse, fut emprisonnée en 1794, dépouillée de ses biens, exilée. Elle vécut en Espagne, à Manon, à Païenne, revint en France, en 1814, et travailla à la réconciliation de son fils avec les Bourbons.

Orléans (LOUIS-PHILIPPE II, duc D*), fils du

précédent, et d'Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, fut roi des Français en 1830. V. Louis-Philippe»

Orléans ( FeRDINAND-PhILIPPE-LoUIS-ChAR-

i.es-He^rj, duc d'), fils aîné du roi Louis-Phi-

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