ORN
lippe, né à Palerme, 1810-4842, d'abord duc de Chartres, était colonel du 1" régiment de hussards dès 1824. Le duc d'Orléans se signala au siège d'Anvers, 1832, et surtout en Afrique, de 1833 à 1841. Il mourut d'une chute de voiture, près de Neuilly. Il a laissé deux fils de son mariage avec la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, 30 mai 1837, le comte de Paris et le duc de Chartres. Prince libéral, protecteur des lettres et des arts, il fut unanimement regretté.
Orléans (Hélène-Louise-Elisabeth, duchesse d'), né à Ludwigslust, fille du grand-duc de Mecklembourg-Schwerin, 1814-1858, épousa le jeune duc d'Orléans, en 1837. Elle se fit estimer par son instruction et les qualités supérieures de son intelligence et de son cœur. Le 24 février 1848, la duchesse d'Orléans se rendit avec ses enfants à la Chambre des députés, pour y faire reconnaître la régence qu'elle venait de recevoir. Mais la salle fut envahie par la foule, et la duchesse échappa avec peine aux plus grands dangers. Elle se retira à Eisenach (Saxe-Weimar), et mourut à Richmond.
Orléans (La princesse Marie d'), 2e fille du roi Louis-Philippe, née à Palerme, 1813-1839, mariée au prince Alexandre de Wurtemberg, 1837, a laissé un souvenir touchant par son goût pour les arts et par son talent gracieux. On a surtout admiré la Jeanne d'Arc du musée de Versailles, la Péri, l'Ange gardien du ciel.
Orléans (Le bâtard d')- V. Dunois.
Orléans (»'), historien jésuite. V. Dorléans.
Orléans (Mon^relic), v. forte et port de la Louisiane (Etats-Unis), sur le Mississipi, à 2,000 kil. S.-O. de Washington, à 170 kil. du golfe du Mexique. Immense commerce tant maritime qu'intérieur. Fondée par les Français, en 1717, sous le régent, dont elle porte le nom, elle est restée capitale de la Louisiane jusqu'en 1849. Position malsaine, fièvre jaune annuelle; 216,000 h.
Orléans, île du Canada, dans le Saint-Laurent, à 16 kil. N.-E. de Québec; 4,000 hab.
Orléansviiie, ch.-l. d'arr., subdivision militaire et à 210 kil. S.-O. d'Alger (Algérie), sur le Chéliff.
Orley (Van), famille de peintres de Bruxelles, brilla aux xvie et xvue siècles. Parmi ses membres on remarque : Bernard, dit Barent de Bruxelles, mort en 1541, élève de Raphaël ; — Richard, 1652-1732, auteur de belles toiles et d'eaux-fortes très-remarquables ; — Jean, frère du précédent, né à Bruxelles, en 1656, a peint les sujets religieux.
Orloff, Grigor-Grigoriévitch , 1734-1783 , devint le favori de Catherine II, et aidé de ses quatre frères, fit, en 1762, cette révolution qui la mit sur le trône. Grégoire fut créé comte, puis prince de l'empire ; il fut disgracié, rappelé, puis finalement remplacé par Potemkin ; il en perdit la raison et mourut peu après à Moscou. — Son frère Alexis, l'un des meurtriers de Pierre III, parvint au grade d'amiral, battit les Turks et incendia leur flotte dans le port de Tschesmé, 1770. Paul, fils de Pierre III, l'exila, 1796, pendant son règne. Il mourut à Moscou.
onof (Grégoire-Vladimirovitch), neveu de Grégoire Orlof, né à Saint-Pétersbourg, 1777 1826, s'occupa d'arts et de lettres en France et en Italie. On lui doit : Mémoires sur le royaume de Aaples; Essai sur l'histoire de la musique en Italie; — de la peinture en Italie; Voyage dans une partie de la France, etc.
Orlof (Alexis), fils naturel de Fœdor Orlof. 1788-1865 , devint colonel du régiment de la garde à cheval, contribua à réprimer l'insurrection militaire de 1825, fut nommé comte et général par Nicolas 1er, signa le traité d'Andrinople, 1829, et fut ambassadeur à Constanti-
nople. En 4833, il signa le traité d'Unkiar-Skélessi. Il fut plénipotentiaire au congrès d» Paris, puis président du conseil de l'empire.
Ormea, v. de la prov. et à 28 kil. S. de Mondovi (Italie), vers la source du Tanaro; 5,500 hab.
Ormea (CHARLES - FRANÇOIS - VINCENT Fer-
rero, marquis D'j, né à Mondovi, mort en 1745. joua un rôle considérable sous Victor-Amédée Ilj et surtout sous Charles-Emmanuel III.
Ormesson, village de l'arr. et à 6 kil. N.-O. de Saint-Denis (Seine). Filatures; château.
Ormesson (Le Fèvre d'), nom d'une famille de robe, dont les plus célèbres sont : Olivier /«, 1525-1600, contrôleur général des finances et président de la chambre des comptes, partisan de Henri IV; — Olivier M, conseiller, rapporteur dans le procès de Fouquet et l'un des rédacteurs des Ordonnances de Louis XIV, mort en 1686. Ses Mémoires ou son Journal, de 1643 à 1672, sont curieux et instructifs.
Ormond, canton aride et montueux d'Irlande, dans le comté de Tipperary.
Ormond (James Butler, duc d') d'une vieille famille irlandaise, 1610-1688, né à Londres, fut fidèle aux rois Charles I« et Charles II, auxquels il se dévoua. Il fut longtemps vice-roi d'Irlande.
Ormond (JACQUES Butler, duc D'), petit-fils
du précédent, né à Dublin, 1665-1745, mort à Avignon, dans l'exil, comme coupable de haute trahison sous George Ier, avait été puissant sous la reine Anne, qui le nomma généralissime des troupes anglaises dans les Pays-Bas, en 1712.
Ormuz ou Hormonz, Armuzia, Ogyris, port au N.-E. de l'île d'Ormuz.
Ormuz (Ile), clef du golfe Persique ; sol stérile, pêcheries. Attaquée, en 1514, par Albuquerque, elle devint une des stations principales pour les Portugais, qui la perdirent en 1623. Auj. elle relève de l'iman de Maskate.
Ormuzd, chez les anciens habitants de l'Ariane, bon génie, opposé à Ahriman. génie ou principe du mal et des ténèbres. Ormuzd est l'ordonnateur du monde, le dispensateur de la lumière, la source des bienfaits ; Mithra est son incarnation.
Ornaîn ou Orne, riv. de France, affl. de la Marne, à 2 kil. de Vitry-le-François, arrose Ligny, Bar-le-Duc, Vitry-îe-Brûlé, et reçoit la Saulx. Cours de 140 kil. [d'Ajaccio (Corse),]
Ornano, bourg de l'arr. et à 14 kil. S.-E.J
Ornano (Alphonse d'), fils du célèbre Sampierro ou Sampietro, marié à Vanino d'Ornano, né en 1548, fut colonel général des Corses au service de Charles IX et de Henri III, reconnut l'un des premiers Henri IV, fut nommé maréchal de France. Il mourut en 1610.
Ornano (Jean-Baptiste d'), fils du précédent, né à Sisteron, 1583-1626, fut colonel général des Corses, gouverneur de Gaston d'Orléans, maréchal de France, en 1626; fut enfermé cette année-là même à Vincennes, où il mourut empoisonné, dit-on, par l'ordre de Richelieu.
Ornano (PHILIPPE-ANTOINE, COmte D'), fils du
colonel d'Ornano et d'Isabelle Bonaparte, né à Ajaccio, 1784-1863, devint général de division en 1812. Exilé en 1815, il rentra en France, 1818, eut le commandement d'une division militaire après 1830 et fut créé pair de France. Membre de l'Assemblée constituante et de l'Assemblée législative, 1848-1851, il devint sénateur, grand chancelier de la Légion d'honneur, maréchal en 1861, puis gouverneur des Invalides.
Omans, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. S.- E. de Besançon (Doubs), sur la Loue. Fromages, tanneries. — Patrie de Perrenot de Granvelle; 3.350 hab.
Orne, Olina, riv. de France, vient du départ, de l'Orne, traverse celui du Calvados, passe à
ORP - Ê
Séez et à Argentan, devient navigable à Caen et se jette dans la Manche, à Ouistreham, après un cours de 440 kil. Elle reçoit à gauche le Noireau.
Orne. V. ORNAIN.
Orne, départ, au N.-O. de la France, avant 609,729 hectares de superficie et 376,126 hab. Traversé par les collines du Perche et de Normandie, il est arrosé par l'Orne, la Touques, la Sarthe, la Mayenne, l'Huisne. Il y a de beaux herbages ; on "élève beaucoup de chevaux; industrie active. Il comprend 4 arrond : Alençon, Argentan, Domfront et Mortagne; 36 cantons et 511 communes. Il compose le diocèse de Séez, dépend de la Cour d'appel et de l'Académie, de Caen. Il a été formé de la partie de la Normandie, comprenant le comté d'Alençon, les Marches, le pays d'Houlme, et de la plus grande partie du Perche. 4° région milit. [passe à Gembloux.]
Orneau, petit affluent de la Sambre, quij
Oro (Monte d'), v. Monte.
Oro (Monte delV), dans les Alpes Rhétiques, entre la Valteline et le pays des Grisons; 2,590 met. de hauteur.
Orobio (Isaac), écrivain juif d'Espagne, mort en 4687, fut jeté dans les prisons de l'Inquisition, pendant trois ans. Réfugié en France, puis en Hollande, il abjura le christianisme. Il a laissé un Certamen philosophicum, dirigé contre Spinoza, et trois petits écrits contre le christianisme.
Orodes, roi des Parthes, 14e de la dynastie des Arsacides, eut un règne de 50 années (le' s. av. J.-C), dont la première partie fut glorieuse, Suréna, son général, ayant vaincu et tué Crassus, en 53 ; et la deuxième, remplie de revers, Ventidius, général d'Antoine, ayant mis en déroute ses armées, vaincu et tué son fils, Pacorùs , 39 et 38. Son fils Phraate l'assassina, 37 ans av. J.-C.
Oronte, Axius, fl. de Syrie, vient de l'Anti- Liban, traverse Antioche, et finit dans la Méditerranée ; Cours de 400 kil. Auj. Aasi.
Oropesa OU Cochabamba, V. de Bolivie,
ch.-l. de la prov. de Cochabamba.
Oropos, capit. du petit pays appelé Oropia, sur les limites de l'Attique et de la Béotie, près de l'Euripe, sur lequel elle avait le port Delphinion (auj. Skala).
Orose (Paul), historien et théologien du ve s., né probablement à Tarragone, disciple de saint Augustin et de saint Jérôme, a laissé Historiarum adversus paganos libri VII, plaidoyer en faveur des chrétiens. '
Oroshaza, v. de Hongrie, comitat de Bekes ; 6,000 hab. Vins, bestiaux.
Orospeda, auj. Sierra d'Alcaraz et de Ronda, chaîne de montagnes d'Hispanie, entre la Tarraconaise et la Bétique.
Orotava ( Villa-de-la-). jadis TaorO, V. de
l'île de Ténériffe (Canaries) ; 7,000 hab. — Près de là, sur la côte, le port {Puerto-de-la-Orotova), avec 4,000 hab.
Orozco, bourg d'Espagne, dans la province de Biscaye, à 30 kilom. de Durango, dans la belle vallée d'Orozco. Forges; près de la glacière célèbre du mont Zarate; 3,200 hab.
Orphanites (ou Orphelins), une des sectes des Hussites, qui ravagèrent l'Allemagne. Ils furent écrasés à Lomnicze, en 1434, par les Calixtins.
Orphée, poète, musicien grec, créateur d'une théogonie supérieure à celle d'Homère. La légende orphique a mis plusieurs siècles à se former ; selon la tradition vulgaire, Orphée, né en Thraoe, disciple de Linus, et maître de Musée, prit part à l'expédition des Argonautes; au son de sa voix et de sa lyre, les fleuves suspen- I dent leur cours, les bêtes sauvages s'adoucis- I sent, l'enfer même est charmé ; et Orphée peut |