‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 43 sur 657 · ASI · texte numérisé non relu

ASI

Ascham (Antoine), membre du Long-Parlemont, publia, en 1648, un traité Sur ce qui est légal dans les troubles. Il fut assassiné à Madrid par des royalistes.

Aschod'ou Ashod, nom de 4 rois d'Arménie cie la dynastie des Pagratides, du ix* au xi<= s.

Asciépindes, famille de médecins grecs, qui prétendaient descendre d'jtsculape, à Rhodes, à Cnide, à Cos.

Asciépiade, poète lyrique grec, contemporain d'Alcée et de Saphô, inventa le vers asciépiade ou choriambique.

Asciépiade, de Pruse (Bythynie), médecin grec, mort en 96 av. J.-C, vécut à Alexandrie, a Athènes, à Rome. [330 av. J.-C]

Asciépiodore, peintre d'Athènes, vivait versj

Asciepius de Tralles, philos, grec du viç s., disciple d'Ammonius, a laissé des commentaires sur la métaphysique d'Aristote.

Ascoli, Asculum Picenum, ch.-l. de la prov. d' Ascoli (Italie), sur le Tronto. Evêché ; draps communs, papier, faïence, verreries; 23,000 hah. — Asculum était la capit. des Picentins. — La prov. d'AscoLi, dans les Marches, a 2,096 kil. carr. et 203,000 hab.

Ascoli di Satriano, Asculum ApuhlTïl, V. de

la Gapitanate (Italie). Bataille de 279 av. J.-C. ; 6,000 hab.

Asconius Pedianus (Quintds), grammairien latin, de Padoue. au 1" s. av. J.-C, fut le maître de Tite Live. Il ne reste de lui que des commentaires intéressants sur les discours de Ci-] céron. [l'Hélicon.J

Ascra, village de l'anc. Béotie, au pied de

Asculum. V. Ascoli.

Asdrubai le Beau, gendre d'Amilcar, lui succéda en Espagne, s'empara de presque tout le pays, fonda Carthagène et prépara Annibal. Il fut assassiné, 223 av. J.-C.

Asdrubai Barca, frère d'Annibal , vaincu

f>ar les deux Scipions en Espagne, les défit et es tua séparément, 213 av. J.-C, s'échappa vers l'Italie au secours de son frère, mais fut vaincu et tué à la bataille du Métaure, en 207.

Asdmbai, fils de Giscon, commanda en Espagne, en Afrique, gagna Syphax , en lui donnant sa fille, Sophonisbe, mais fut défait à la bataille des Grandes-Plaines, 203 av. J.-C

Asdrubai défendit Carthage contre Scipion Emilien, fut forcé de se rendre, 146 av. J.-C, et se tua peu après.

Aseiii (Gaspard), médecin anatomiste, né à Crémone, 1381-1626, reconnut l'existence des vaisseaux ehylifères, et a écrit De lactibus, sive lacteis venis. [nom a l'une des 12 tribus.]

Aser, fils de Jacob et de Zelpha, donna sonj

Aser, l'une des 12 tribus d'Israël, avait pour bornes : la Phénicie au N. ; la Méditerranée à l'O.; la tribu de Zabulon au S, ; celle de Nephthali a l'E. — V. de l'anc. Palestine, dans la tribu de Manassé.

Ases, divinités Scandinaves, formant la cour d'Odin, à Asgard, au centre du monde : Thor, Balder, Freir, Heimdall, Bragi, Loke, Frigga, Freya; etc.

Asfeld (Claude-François Bidal, marquis d'), 1667-1743, lieutenant général en 1704, créé chevalier de la Toison-d'Or par Philippe V, fut nommé maréchal en 1734, et prit Philipsbourg et Worms.

Asfeld, ch.-l. de canton, arr. de Rethel (Ardennes) ; 1,082 hab.

Ashby-de-ia-zouch, v du comté de Leicester (Angleterre), a 20 kil. S. de Derby ; 6,000 hab.

Ashmoie (Eue) , antiquaire anglais, 1617- 1692, fut héraut d'armes, légua à l'université d'Oxford la riche collection qui porte son nom et a publié une Hisf. de l'ordre de la Jarretière.

Aslitoo-iziider-Lyne OU Ashtou-Cross, V.

du Lancastre (Angleterre), à 11 kil. E. de Manchester; 38,000 hab.

Asiago, ch.-l. du district des Sept-Communes, à 30 kil. N. de Vicence (Italie) ; 5,000 hab. u Asie, la plus vaste et la plus compacte des o parties du monde, a une figure irrégulièrement quadrangulaire, dont les côtés regardent les 4 points cardinaux. Elle a pour limites : au N.. l'Océan Glacial ;'à l'E., le Grand Océan, depuis le détroit de Behring jusqu'au cap Bourou, au S. de la presqu'île de Malaeca; au S., l'Océan Indien, qui forme les golfes du Bengale, d'Oman, Persique, Arabique; à l'O., le golfe Arabique, l'isthme de Suez, qui rattache l'Asie à l'Afrique, la Méditerranée, l'Archipel, la mer de Marmara, la mer Noire, la chaîne du Caucase, qui sépare l'Asie de l'Europe, la mer Caspienne, le fleuve Oural et la chaîne des monts Ourals. — Elle peut se diviser en cinq grandes régions : 1» le Plateau central, entouré de hautes montagnes (Ala-tau, Altaï, Sayansk, Kenteï, au N. ; Khing- Rhan, Young-ling," Lang-tan, à l'E. ; Himalaya, au S. ; monts Belour, à l'O.), traversé par plusieurs chaînes parallèles, Karakoroum, Rouenloun, Thiàn-Chàn. Il ne renferme au centre que des cours d'eau qui se perdent dans les sables, comme le Tarîm ; — 2° la région Sibérienne, au N., formée d'une vaste plaine, qui descend jusqu'à l'Océan Glacial et qui est limitée au S.-E. par les monts Jablonoï et Stanovoï ; elle est arrosée par l'Obi, l'Iénisséï, qui vient du lac Baïkal, la Lena, la Rolyma ; — 3° la région du Pacifique, à l'E., comprend la partie la plus importante de l'Empire chinois, le Japon, l'est de l'Indo-Chine; elle est arrosée par l'Amour, le Peï-ho, le Hoang-ho, le Yang-tsé-kiang, le Shang-hoï, le Meï-Rong, le Meïnam ; — 4» la région méridionale, baignée par l'Océan Indien, ne comprend que l'Indo-Chine occidentale, l'Hindoustan, les côtes du Béloutchistan, de la Perse méridionale, de l'Arabie. Elle est arrosée par le Salouen, l'Iraouaddy, le Brahmapoutra, le Gange, le Sind, le Tigre et l'Euphrate; — 5° la région de l'Asie antérieure, à l'O. du plateau central, se compose de plateaux élevés et de quelques plaines plus basses ; on y distingue la grande plaine du Turkestan ou Touran, qui s'abaisse vers la mer d'Aral et la Caspienne, et est arrosée par l'Amou-Daria et le Syr-Daria ; — le plateau de l'Iran, sorte de quadrilatère au S. du Turkestan, entouré par l'Hiiidou-Rousch, les monts du Rhorassan, Elbourz, de l'Aderbaïdjan, au N. ; par les monts d'Arménie au N.-O. ; par les monts du Rourdistan et du Rhouzistan, à l'O. ; par les monts qui longent le golfe Persique et la mer d'Oman, au S. ; par les monts Haya et Soliman, à l'E. — A l'O. de l'Iran est la plaine basse de la Mésopotamie et de la Babylonie, arrosée par le Tigre et l'Euphrate; — puis le plateau d'Arménie rattache celui de l'Iran au plateau de l'Asie Mineure, traversé par le Taurus, à l'O., et au plateau de la Palestine, au S.-O., par les chaînes du Liban et. de l'Anti-Liban.

i/Asie, comprise entre 78° lat. N. (cap Sacré) et 1° 15' lat. S. (cap Bourou) ; entre 23° 45* long. E. (cap Baba) et 178° long. E. (cap Oriental), est en grande partie dans la zone tempérée. Sa longueur, du S. au N., est d'environ 7,500 kil. : sa largeur, sous le 40° lat. N., de 7,800 kil. ; elle a 10,500 kil. de l'isthme de Suez au détroit de Behring. La superficie dépasse 43 millions de kil. carrés. Sa population doitêtre de 750 à S00 millions. C'est le berceau du genre humain; on place l'origine des premières . sociétés vers les monts Belour et le plateau de Pamir, d'où les Aryens seraient descendus dans les plaines du Turkestan, donnant naissance aux Tadjiks ; puis sur le plateau de l'Iran, où ils ont formé les Afghans, les Béloutchis, les Persans, les Rourdes, les Arméniens et les Géorgiens près du Caucase ; les Sémites, qui se rattachent à cette race, ont laissé des populations

ASP

Page 1