‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 44 sur 657 · ASS · texte numérisé non relu

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reconnaissables du plateau de l'Iran à la Méditerranée ; les Phéniciens, les Juifs, les Arabes, comme les anciens Syriens, sbnl des Sénjites. Une émigration des Aryens pénétra de bonne heure dans la vallée de i'indus et soumit la plus grande partie de l'Hindoustan, où ils formèrent les castes supérieures. — Les peuples de race jaune ont occupé le plateau central, se sont répandus dans toute la Sibérie, ont donné naissance aux Chinois, aux Coréens, aux Thibétains, aux Japonais, aux peuples de l'Indo-Chine, et aux tribus primitives de l'Hindoustan ou peuples Dravidiens. Enfin, les hordes du groupe Turk sont restées maîtresses de l'Asie occidentale, sous les noms de Kirghiz-Kazaks, Ouzbecks, Turkomans, Turks Ottomans. — L'Islamisme domine dans l'Asie antérieure; — le Brahmanisme dans l'Inde;— le Bouddhisme s'est répandu par le Thibet chez presque tous les peuples de race jaune. Les autres religions n'ont qu'un nombre restreint de sectateurs. — Les grandes dirions politiques de l'Asie so.it au X., la Sibérie russe; a l'E., l'Empire chinois et le Japon; au S.-E., les Etats de lTndo-Chinc (empire d'Annam, Siam, empire Birman, Malacca indépendant, Cochinchine française), au S., l'Hindoustan et le Béloutchistan ; dans l'Asie occidentale, les Etals de l'Iran (Perse, Afghanistan, Hérat); les Etats du Turkestan ; la Turquie d'Asie, l'Arabie, les provinces russes au S. du Caucase.

Asie Mineure, auj. Anatolie, nom donné par les Bomains à la presqu'île la plus occidentale de l'Asie ; ils appelaient le reste du continent Asie Majeure ou Haute Asie. Elle ne forma jamais, un Etat indépendant, mais fut l'un des pays ou la civilisation se développa le plus heureusement. Les principaux pays étaient ; au N., la Mysie, la Bithynie, la Pàphlagonie, le Pont ; au centre, la Lydie, la Phrygie, la Galatie, la Cappadoce; au S., la Carie, la Lycie, la Pamphylie, la Cilicie.

Asinara, Insula Herculis , île, longue de 20 kil., au N.-O. de la Sardaigne, avec laquelle elle forme le golfe Asinara, a le bon port de Trabuccato.

Asinarus, auj. Noto, riv. de Sicile ; défaite des Athéniens, 413 av. J.-C.

Asiongaber, puis Bérénice, bon port de l'Arabie anc, sur le golfe Elanitique.

Asius de Samos, poète grec du ve ou du vie siècle av. J.-C, est l'auteur de généalogies en forme de poème épique.

Asmodée, démon dont il est parle dans le livre de Tobie et dans le Talmud.

Asmonéens, nom donné aux Maccabées, originaires d'Asmon, dans la tribu de Siméon.

Asnières, village de l'arr. de Saint-Denis (Seine), a 6 kil. N.-O. de Paris, sur la rive g. de la Seine; 41,352 hab.

Aspar, Alain d'origine, patrice romain, plaça sur le trône d'Orient, en 457, son ami Léon le Thrace, se révolta plusieurs fois et fut mis à mort, 47-1.

Aspasie, de Milet, célèbre par sa beauté et son esprit, s'établit à Athènes, eut la société des hommes les plus illustres, fut épousée par Périclès, qui eut a la défendre d'une accusation d'impiété. Elle se maria àLysiclès, après la mort de Périclès. «

Aspe, vallée des Basses-Pyrénées, longue de 40 kil. jusque vers Oloron, arrosée par le gave d'Aspe. — V. d'Espagne, à 24 kil. 0. d'Alicante. Marbres; 7,000 hab.

Aspendus, v. longtemps florissante de la Pamphvlie anc., sur l'Eurymédon.

Asper (Jean), peintre de Zurich, 1490-1571, imita Holbein le jeune, son maître.

Asper (Constant - Ghislain - Charles van iioobrouck, baron d',), ne a Garni, 175t-l809,

fut l'un des plus braves généraux de l'Autriche, se couvrit de gloire à Essling et fut tué à Wagram .

Aspem (Gros-,.), village près d'Essling.

Aspertini (Amico), peintre d'animaux, né à Bologne, 1474-1552.

Aspet, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 11 kil. S. de Saint-Caudens (Haute-Garonne) ; 2,636 hab,

Asphaltide (Lac). V. MER MORTE.

Aspinwau, v. de l'Etat de Panama (Nouvelle- Grenade), sur la mer des Antilles ; port excellent à la tète du chemin de fer de l'isthme : 5,000 hab.

Aspis ou ciypea, cap et ville de l'anc. Byzacène (Afrique), au S.-E. de Carthage ; auj. Ka tibia.

Aspres, contrefort des Pyrénées-Orientales, où est le Canigou, entre le Tech et la Tet.

Aspres.ies-Veynes, ch.-l. de canton, arr. de Gap (Hautes-Alpes) ; 732 hab.

Asprières, ch.-l. de cant., arr. de Villefranche (Aveyron); 1,197 hab.

Aspropotamo OU Aclïeloiis, fl. qui arrose

l'Albanie et l'Acarnanie; il finit a l'entrée du golfe de Patras. Cours de 200 kil.

Assalini (Pierre) , médecin, né à Modène, 1765-1840, rendit de grands services aux armées françaises depuis lacampagne d'Egypte jusqu'à celle de Bussie. Il a publié des Observations sur la peste et un ouvrage sur les Maladies des yeux.

Assam, pays de la Présidence du Bengale (Hindoustan) ," traversé par le Brahmapoutra, souvent inondé. Enlevé aux Birmans par les Anglais, en -1826, il a pour v. princ. Djorhàt, Bangpour, Djintiapour.

Assaraeus, roi de Troie, aïeul d'Anchise.

Assar.Haddon, roi de Ninive, 707-667 av. J.-C, reprit Babylone, et emmena captif le roi de Juda, Manassès.

Assas (Nicolas, chevalier d'), né au Vigan, capitaine au régiment d'Auvergne, est célèbre par son dévouement dans la nuit qui précéda le combat de Elostercamp, 1760.

Assassins, nom d'une secte des Ismaélites d'Egypte, célèbre au temps des Croisades. Le chef' inspirait a ses sectateurs un dévouement fanatique, après les avoir enivrés avec une préparation de plantes, appelée haschisch, d'où est venu le nom d'Assassins. Il s'appelait le Scheik ou Vieux de la Montagne, parce qu'il possédait des forteresses dans les montagnes du Liban et de Perse. Les Mogols détruisirent leurs repaires de Perse, vers 1260; le sultan Bibars extermina ceux de Syrie. [de Bruxelles; 6,000 hab.]

Assche, v. du Brabant (Belgique) à 12 kil. N.J

Assche (Henri van), peintre de paysages, né à Bruxelles, 1775-1841.

Asseiyn (Jean), peintre d'Anvers, 1610-1660, a composé avec talent des batailles et des paysages avec des animaux.

Assemani (Joseph-Simon), orientaliste, né à Tripoli de Syrie, 1687-1768, élevé a Borne, bibliothécaire du" Vatican, archevêque de Tyr, a publié : Bibliotheca orientalis Clémentine- Vaticana, 4 vol. in-fol.; — Ilalicœ historiœ scriptores, 4 vol. in 4° ; — Kalendaria Ecclesiœ universalis, 6 vol. in-4° ; etc.

Assemani (Etienne-Evode), son neveu, 1707- 1782, missionnaire en Orient, archevêque d'Apamée, lui succéda comme bibliothécaire du Vatican. On lui doit Acta Sanctorum martyrum, 2 vol. in-fol

Asser, rabbin de Babylone. 353-427, est l'auteur de la vaste compilation appelée le Talmud de Babyl/me.

Assiento, traités par lesquels l'Espagne accordait le monopole de la vente des nègres dans ses colonies.

Assignats, papier monnaie créé par décret de l'Assemblée Constituante, le 1^ déc. 1789.

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