PAP - S
Parthenms. Ses villes principales étaient Amastris, Carusa, Sinope, et, dans l'intérieur, Gangra. etc. En 63 av. J.-C, elle devint un district de la province romaine de Pont. — Au ive siècle elle forma la province de Paphlagonie (empire d'Orient), ch.-l. Gangra.
Paphniice (Saint), évêque de Thébaïde.
combattit l'arianisme à Nicée, 325, et mourut vers 360. Fête, le 11 sept.
Paphos, nom de deux anc. villes de l'île de
Chypre, sur la côte 0. La plus méridionale, Palé-
Pa'phos, fut spécialement consacrée au culte de
Vénus ; — Néa-Paphos ou Paphos la nouvelle, au
N.-O., fut la capitale d'un des neuf rois qui se
partagèrent l'île sous les dominations des Perses
et d'Alexandre le Grand. La plus ancienne
n'existe plus ; la nouvelle s'appelle Baffo.
Papia, nom de Pavie en latin du moyen âge.
Papias (Saint), évêque d'Hiérapolis* (Phry-
gie). subit le martyre en 163. Fête le 22 février.
Papillon (Marc de), seigneur de Lasphrise,
né à Am boise, 1555-1600, a donné des Œuvres
poétiques, 1599.
Papillon (Philibert), né à Dijon, 1666-1738, a laissé une Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, 2 vol. in-foL
Papillon, nom d'une famille de graveurs : Jean, né a Rouen, 1639-1710; — Jean, son fils, né à Saint-Quentin, 1661-1723 ; — Jean-Michel, neveu du précédent, ne à Paris, 1698-1776; On a de lui : Traité historique de la gravure en bois, 1766, in-8°. Papin (Denis), né à Blois, 1647-1714, étudia la médecine à Paris ; et, après la révocation de l'édit de Nantes, 1685, se réfugia à Marbourg (Hesse), où il enseigna les mathématiques. Papin a imaginé la première machine à vapeur à piston ; le digesteur ou marmite de Papin, destiné à extraire la gélatine des os, fut inventé par lui. Il a aussi fait des expériences sur le siphon, perfectionné la machine pneumatique, etc.
Papinien (J£milius Papinianus), né en Phénicie vers 142, fut, sous Septime Sévère, maître des requêtes {magister libellorum) ; et, en 203, préfet du prétoire. 11 ne put empêcher le meurtre de Géta, et fut assassiné lui-même, pour n'avoir pas voulu faire l'apologie du meurtrier, Caracalla. Papinien avait écrit plusieurs traités de droit qui servirent de base à l'enseignement dans les écoles de l'Empire.
Papirius Cursor (Lucics), l'un des héros de la guerre des Samnites. Dictateur en 325 av. J.-C, consul en 319, dictateur, de nouveau, en 309, il gagna une victoire en Apulie, et mourut peu après.
Papon (Jean-Pierre), né à Puget-Theniers, 4734-1803, bibliothécaire à Marseille, a écrit : Histoire de Provence, 4 vol. in-4» ; Voyage de Provence ; Histoire de la Bévolution depuis 1789 jusqu'au 18 brumaire, 6 vol. in-8°, etc.
Papouasie (en hollandais Iiapoua) ou .\ouveiie-Guinée, grande île de la Mélanésie, entre l'Equateur au N., la Malaisie à l'O.. le détroit de Torrès au S., et les îles Salomon à l'E. Superficie, 600,000 kil. carrés environ. — Intérieur montagneux et peu connu. Au S.-E. est la presqu'île de Louisiade; au N.-O. est la Terre des Papous, péninsule séparée, au N., de la terre princ. par la baie de Geelwink. La Papouasie est indépendante; mais les Anglais du Queensland viennent de s'en déclarer les~maîtres, 1883.
Papoui (Saint-), comm. du cant., de Tarr. et à 10 kil. N.-E. de Castclnaudary (Aude), sur la Lembe. Ancien évêché, supprimé à la Révolution ; 1,300 hab.
Papous (de Poua-Poua, cheveux frisés), l'une des 3 races des nègres océaniens. Outre une chevelure croissant par touffes, ils ont le nez épaté, les lèvres grosses, la face prognathe; ils sont noirs ou d'un brun rouge très-foncé. Ils habitent la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Irlande,
il — PAR
la Nouvelle-Bretagne, les Nouvelles-Hébrides, les îles Salomon, la Nouvelle-Calédonie, les îles Vni, etc.
Pappenheim, v. de Bavière, dans la Franconie-Moyenne, sur l'Altmiihl.
Pappenheim (Godefroi-Henri), général allemand, 1594-1632, servit le duc Maximilien de Bavière, Ferdinand II, fut blessé mortellement à la bataille de Lutzen, 1632.
Pappus, géomètre grec d'Alexandrie, de la fin du ive siècle après J.-C, a écrit : Collections mathématiques.
Papua, mont de la Numidie. sur la Méditerranée. Gélimer, 533, s'y défendit contre Bélisaire. Aujourd'hui Edough.
Pâques, fête des juifs et des chrétiens. — Chez les premiers, elle rappelait le Dassage de la mer Rouge par les Israélites. — Chez les seconds, elle est une commémoration de la résurrection de J.-C. On la célèbre le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe du printemps, du 22 mars au 25 avril.
Pâques (Ile de). V. Vai-hou.
Paquot (Jean-Noel), historiographe de Marie- Thérèse, né à Florennes (pays de Liège), 1722- 1803, a publié des Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des il provinces, 18 vol. in-8°, etc.
Para , prov. du Brésil , au N.-E. ; elle a 1,150,000 kil. carr. et 275,000 hab. Pays plat, boisé, très-fertile. Les villes sont Para ou Belem, capitale, Macapa, Monte-Alegro, Tapajos, etc.
Para ou Belem, v. du Brésil, capit. de la province, à 2,500 kil. N.-O. de Rio-de-Janeiro; 35,000 hab. Port excellent. Exportation de cuirs, cacao et caoutchouc.
Para (Rivière de), nom de l'embouchure méridionale de l'Amazone. Le marée y remonte jusqu'à 60 kil. Le Tocantins s'y jette.
Para du Phanjas (FRANÇOIS), lié ail Château
de Phanjas (Dauphiné), 1724-1797, jésuite. On a de lui plusieurs ouvrages remarquables : Eléments de métaphysique sacrée et profane, ou théorie des êtres insensibles; Théorie des êtres sensibles, Principes du calcul et de lu géométrie, etc., etc.
Paracatu, v. de la prov. de Minas-Geraës (Brésil), à 550 kil. N.-O. d'Ouro-Preto. Mines d'or. — Paracatu, riv. du Brésil, affl. du San-Francisco ; cours de 400 kil.
Paraceis (Iles), archipel de récifs et d'îlots sur la côte E. d'Annam, dans la mer de Chine.
Paracelse ( PhTLIPPE-AuRÉOLE-ThÉOPHRASTE Bombast de Hohenheiml, né à Emsiedeln,
près de Zurich, 1493-1541, médecin, enseigna à Bàle, eut une vie errante, et mourut à Salzbourg, peut-être assassiné. Il étudia surtout la nature avec intelligence, et cependant il a eu la réputation d'un alchimiste, parce qu'on lui attribua une foule de rêveries, en contradiction avec les principes qu'il avait émis.
Paraciet ou Paraciitus (en grec Consolateur), nom du Saint-Esprit.
Paraciet (Le), ancienne abbaye de bénédictines, à 5 kil. S.-E. de Nogent-sur-Seine (Aube).
Paradin (Guillaume), né à Cuiseux près de Chàlon, 1510-1590, a écrit : Histoire de notre temps; Annales de Bourgogne; Journal de Paradin en 1572-1573, etc.
Parϔonium OU Ammonia, anc. V. de la
Marmorique ou Libye extérieure, sur la Méditerranée, fut, au îve's., la capit. de la Libye inférieure.
Paragua, rivière du Brésil (Matto-Grosso), sur la frontière de Bolivie, coule au N.-O., et se jette dans le Guaporé. Cours de 450 kil.; — affluent du Caroni (Venezuela), naît dans la Parime, et coule au N.; 600 kil. de cours.
Paraguana, presqu'île de la république de Venezuela, sur la mer des Antilles, au N.-E. du
PAR
PAR
golfe de Maracaïbo. Elle est longue de 70 kil. et se termine par le cap San-Roman.
Paraguassu, fleuve du Brésil (Bahia), arrose Caxoeira, et finit dans la baie de Tous-les- Saints ; 650 kil. de cours.
Paraguay, riv. de l'Amérique du Sud, naît dans le plateau de Parexis (Brésil), coule du N. au S., en séparant l'Etat du Paraguay de la Bolivie et de la Confédération de la Plala, et se jette dans le Parana, après 1,600 kil. de cours. Il reçoit le Pilcomayo et le Rio Vermejo.
Paraguay, république de l'Amérique du Sud, bornée par le Brésil au N. et à l'E., et par la Confédération de la Plata à l'O. et au S. Superficie, 911,000 kil. carrés; popul., 221,000 hab., depuis la guerre qui a désolé le pays. La capitale est Y Assomption. — Vaste plaine , entrecoupée de marais et de bois, cette contrée est arrosée par le Paraguay et le Parana. Climat chaud et sec, mais sain. Conquis en 4536 par les Espagnols, le Paraguay était habité par le"s Guaranis, que les jésuites convertirent. Le territoire des Missions ou Réductions devint une vraie république théocratique, 4610-4767, sous la suzeraineté de l'Espagne qui le céda un instant au Portugal, 4750-4777. Le Paraguay s'atfranchit en 4811, mais pour subir le despotisme du docteur Francia. La guerre contre le Brésil et la Confédération Argentine a désolé le Paraguay, qui semble ruiné.
Parahyba do \orte, prov. du Brésil, à l'E., a 74,000 kil. carr. et 376,000 hab. Ch.-l., Parahyba.
Parahyba do IVorte, V. du Brésil, ch.-l. de
3a prov., sur le rio Parahyba. Sucre, café, coton, bois, cuirs, etc.; 44,000 hab.
Parahyba do ivorte, fleuve du Brésil, arrose la prov. de son nom et se jette dans l'Atlantique. Cours de 400 kil.
Parahyba do s ni, fleuve du Brésil, arrose !a prov. de Rio-de-Janeiro. Cours de 600 kil.
Pavalipomènes (en grec, ce qui a été omis), nom de deux livres de l'Ancien Testament, composés, ou du moins revus, par Esdras.
Paramaribo, ch.-l. de la Guyane hollandaise, port commode sur le Surinam et à 22 kil. de son embouchure; 48,000 hab.
Paramatta, v. d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), à 30 kil. N.-O. de Sidney, sur la baie de Port-Jackson ; 40,000 hab.
Paramé, comm. du cant. et de l'arr. de Saint- Malo (Ille-et-Vilaine). Port de cabotage; 3,969 h.
Parameras, nom donné en Espagne à de hautes terres nues et désertes, s'étendant de la source de l'Ebre à la Sierra d'Albarracin, du N.-O. au S.-E.
Paramos, nom donné dans l'Amérique du Sud aux hauts plateaux stériles de la Cordillère des AndBS
Parana (Le), rivière de l'Amérique du Sud, naît au massif de l'Itacolumi, dans la prov. de Minas Geraës (Brésil). Il sépare le Paraguay du Brésil et de la république de la Plata, dans laquelle il arrose Corrientes, Santa-Fé, Parana et Rosario. Il se réunit à l'Uruguay pour former le Rio de la Plata, après un cours de 2,700 kil. Il reçoit à droite le Paranahyba do Sul, le Paraguay et le Salado.
Parana, prov. du Brésil au S.-E., a 281,000 k. carr. et 427,000 hab. V. princ, Curityba, capitale, et Paranagua.
Parana, ch.-l. de la prov. d'Entre-Rios (Confédération de la Plata), à 550 kil. N--E. de Buenos-Ayres, sur le Parana; 45,000 hab.
Parana ( HONORIO-HERMETO - CARNEIRO-LeAO,
marquis de), homme d'Etat brésilien, né dans la province de Minas-Geraës, 4802-4856, membre de la Chambre des députés, en 4828, lutta, a la tribune et dans la presse, pour soutenir la constitution; fut plusieurs fois ministre, con-
tribua à vaincre quelques révoltes, négocia habilement une alliance contre Bosas, avec l'Uruguay, le Paraguay et Urquiza, et. fit promulguer une nouvelle loi électorale, dans un sens sagement libéral.
Paranagua, v. de la prov. de Parana (Brésil), à 420 kil. E. de Curityba, avec un bon port sur l'Atlantique; 8,000 hab.
Paranahyba do Xorte, fl. du Brésil au N.-E., naît dans la Sierra de Tabalinga, et se jette dans l'Atlantique au-dessous de Paranahyba. Cours de 4,000 kil. 11 reçoit, à droite, le Piauhy.
Paranahyba do Sul, rivière du Brésil (Goyaz), coule au S. et se jette dans le Parana. Cours de 500 kil.
Paranahyba, v. du Brésil (Piauhy), sur le fleuve de son nom, et à 30 kil. de l'embouchure; 40,000 hab.
Paranan, rivière du Brésil, arrose la province de Goyaz et se jette, par la rive droite, dans le Tocahtins, après 660 kil. de cours.
Paranapanema, rivière du Brésil, descend de la Serra Gérai et se jette, à gauche, dans le Parana, après 660 ki). de cours, sur les limites des provinces de Saint-Paul et de Parana.
Paranapanema, bourg du Brésil, au S.-O.
de Saint-Paul; 3,000 hab.
Paraty, ville du Brésil, dans la province et à 430 kil. S.-O. de Rio-de-Janeiro. Commerce florissant; eaux thermales renommées; 9,000 hab.
Paray-ie-Moniai, ch.-l. de canton, arr. et à 42 kil. O. de Charolles (Saône-et-Loire* »rès du canal du centre; 3,979 nab.
Parce, comm. du canton de Sablé, arr. de la Flèche (Sarthe). Filatures de laine; 2,023 hab.
Parchim, v. de Mecklembourg-Schwerin, sur l'Elde, à 50 kil. S.-E. de Schwerin; 6,000 hab. — Siège d'un tribunal d'appel commun aux deux Mecklembourg.
Parchwitz, v. de Silésie (Prusse), près du confl. de la Katzbach et de l'Oder. Armistice de juin 4843.
Parcq (Le), ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. O. de Saint-Pol (Pas-de-Calais) ; 675 hab.
Pardessus (Jean-Marie), né à Blois, 4772-4853, siégea au Corps législatif, 4807-4844, et obtint au concours une chaire de droit commercial à Paris, 4840. Député, il entra à la Cour de cassation en 4824, et à l'Académie des Inscriptions en 4828. On a de lui : Traité des Servitudes; Cours de droit commercial, 4 vol. in-4»; Collection des lots maritimes antérieures au xvin* siècle, 6 vol. in-4»; Us et coutumes de la mer, etc. Il a encore édité la Loi salique.
Pardiac (Comté de), ancien pays de France, faisait partie de l'Astarac (Gascogne). Ch.-l., Montlezun.
Pardo, rivière du Brésil (Goyaz), affluent du Parana, coule au S.-E. Diamants.
Pardo (El), château roval d'Espagne (Nouvelle-Castille), dans la province et à 45 kil, N. de Madrid, sur le Mançanarez.
Pardoux.la-Rivière (Saint-), ch.-l. de
cant., arr. de Nontron (Dordogne); 4,830 hab.
Pardubitz, v. de Bohême (Autriche), sur l'Elbe, à 42 kil. N. de Chrudim.
Paré (Ambroise), né à Lava], 4517-4590, chirurgien, fut attaché au service de Henri II, de François II, de Charles IX et de Henri III. Selon Brantôme, Charles IX Je sauva lors de la Saint- Barthélémy; mais il est prouvé que Paré na jamais été calviniste. Restaurateur de la chirurgie en France, il a réformé le traitement des plaies d'armes à feu, etc.
Paredès de iVava, ville d'Espagne, dans la prov. et à 21 kil. de Palencia, dans un territoire fertile en blé; 6,000 hab.
Pareja (Jean de), peintre espagnol, 4606-4670, né à Séville, esclave de Vélasquez, dul la liberté
PAR
PAR
à Philippe IV, étonné de son talent. Il y a de lui beaucoup de portraits.
Parent du Ctiàtelet (ALEXANDRE-JEAN-BAP-
tiste), médecin né à Paris, 1790-1846, se voua surtout à des travaux d'hygiène publique.— Son meilleur ouvrage est : De la prostitution dans la ville de Paris.
Parentis (Etang de), sur la côte N.-O. du départ, des Landes, aju S. de l'étang de Sanguinet.
Parentis-en-Born, ch.-l. de canton, arrond. et à 74 kil. N.-E. de Mont-de-Marsan (Landes);
Parenzo, Parentium, port d'Istrie (Autriche), sur la côte 0., à 60 kil. S. de Trieste; 2,000 hab.
Paresseuse (Mer), Mare pigrum, nom donné
Ear les anciens à l'Océan Glacial arctique, ou à i mer Baltique.
Parétacène, pays des montagnes, nom donné dans l'antiquité : 1° à une contrée située au N. de la Perse proprement dite, où était Aspadana, auj. Ispahan ; 2» à une portion de la Sogdiane, située au N. de l'Oxus moyen, près de la Bubacène.
Parexis (Campos dos), plateau de l'Amérique du S. (Brésil), où le Paraguay prend sa source. Il tire son nom d'une tribu indienne.
Parfaict (Les Frères) : François, né à Paris, 1698-1753, Claude, 1701-1777, ont composé : Histoire générale du Théâtre français, 15 vol. in-12 (elle s'arrête à 1721) ; Mémoires pour servir à l'histoire des spectacles de la foire; Histoire de l'ancien Théâtre-Italien ; Dictionnaire des théâtres de Paris, 7 vol. in-12, etc.
Parfait (Saint), martyr de Cordoue en 850. Fête, le 18 avril.
Parga, port de la Turquie d'Europe (Albanie), sur la mer Ionienne, à 100 kil. S.-O. de Janina ; 4,000 hab. Les Anglais, à qui elle recourut, l'ayant livrée à Ali-Pacha, les habitants émigrèrent, 1819.
Pargoire (Saint-), COIÏim. du Cant. de Gi-
gnac, arr. de Lodève (Hérault) ; 2,004 hab.
Paria (Golfe de), formé par l'Atlantique au N.-E. du Venezuela, entre l'étroite et montueuse presqu'île de Paria au N.-O. et l'île de la Trinité à l'E. Il communique avec l'Océan par le canal du Dragon au N. et le canal du Serpent au S.
Paria (Presqu'île), sur la côte N.-E. du Venezuela, où elle termine sur l'Atlantique la Sierra de Caracas.
Paria, ville de la Bolivie, à 90 kilom. N.-O. de Potosi, sur la rive droite du Desaguadero, près du lac de Paria, long de 22 kilom. Aux environs, sources thermales, mines d'argent, d'étain, de plomb; élève considérable de bestiaux.
Parias, caste de l'Hindoustan, composée des débris des nations vaincues par les Aryas. Elle est vouée à une sorte d'abjection.
Parigné-i'Evêqne, comm. du cant., de l'arr. et au S.-E. du Mans (Sarthe); 3,144 hab.
Parima OU Rio-Branco , riv. du Brésil
(Amazonas), affluent du Rio Negro. Cours de 750 kil. encombré de cataractes.
Parime, chaîne de montagnes peu connue, s'étendant du N.-O. au S.-E., de l'Orénoque à l'Atlantique, dans le Venezuela et sur la limite des Guyanes et du Brésil.
Pariùa, cap du Pérou qui forme la pointe la plus occidentale de l'Amérique du Sud.
Parini (Joseph), né à Bosisio (Milanais), 1729- 1799, ecclésiastique, écrivit quatre poèmes descriptifs, le Matin, le Midi, le Soir et la Nuit.
Paris OU, Selon Hérodote, Alexandre, l'un des 19 enfants de Priam et d'Hécube, fut élevé parmi les bergers du mont Ida; il y épousa la nymphe OEnoue, et y prononça le jugement qui décernait à Vénus la pomme d'or que la Discorde, aux noces de Thétis et de Pelée, avait
envoyée à la plus belle. A Sparte, il enleva Hélène, femme de Ménélas. De là la célèbre guerre de Troie. Dans la 10« année de la lutte, il tua Achille, et tomba lui-même sous les coups de Philoctète ou de Pyrrhus, fils d'Achille.
Paris (François de), né à Paris, 1690-1727, fils d'un conseiller au Parlement), mourut janséniste ardent, consumé par les macérations et les veilles. Il fut inhumé dans le cimetière Saint-Médard, qui, jusqu'en 1732, servit de théâtre aux excès des convulsionnaires.
Paris (Philippe), garde constitutionnel de Louis XVI, né à Paris en 1763, assassina le conventionnel Lepelletier de Saint-Fargeau qui avait voté la mort du roi, et s'enfuit en Normandie. Il se tua d'un coup de pistolet, 1793.
Paris (Pierre-Adrien), né à Besançon, 1747- 1819, fut chargé, sous Louis XVI, des fêtes de Versailles, de Marly et de Trianon, et des décorations de l'Opéra. Il a traduit de l'anglais YAgriculture des anciens de Dickson, et l'Agriculture pratique de Marshall, 5 vol. in-8<>.
Paris- Du vemey (Joseph), né à Moirans en Dauphiné, 1684-1770, était le 3« fils d'un aubergiste. Avec ses frères aînés, Antoine et Claude, dit la Montagne, et son jeune frère Jean, il fit fortune dans le service des subsistances militaires. Les frères Paris, exilés pour leur opposition au système de Law, furent rappelés pour soumettre au visa tous les papiers du système. Duverney rentra dans les affaires, 1728, et fit créer l'Ecole militaire, dont il fut le premier intendant, 1751.
Paris de Montmartel (JEAN), le plus jeune frère du précédent, 1690-1766, fut banquier de la cour sous Louis XV, qui le créa marquis de Brunoy.
Paris, Lutetia, Parisii, capitale de la France et chef-lieu du déparlement de la Seine, est situé sur les deux rives de la Seine, qui y reçoit le ruisseau de la Bièvre sur sa rive gauche, baigne la ville dans une longueur de 8 kil. et y formait plusieurs îles (l'île aux Javiaux ou île Louviers, les îles Notre-Dame et aux Vaches, la Cité, l'île aux Juifs, l'île du Louvre, les îles aux Treilles et de Seine, l'île du Gros-Caillou ou des Cygnes), qui ne sont plus que deux aujourd'hui : l'île Saint-Louis et la Cité. Le méridien qui passe par l'Observatoire sert de point de départ pour la détermination des longitudes; il est à 2<> 20' long. E. du méridien de Greenwich ; Paris est par 48°50'14" lat. N. L'enceinte des fortifications, construite de 1840 à 1846, est d'environ 35 kilomètres, renfermant une superficie de 25,758 hectares. Depuis 1860, Paris s'étend jusqu'aux fortifications, et l'on a réuni à l'ancienne ville les communes d'Auteuil, Passy, les Batignolles-Monceaux, Montmartre, la Chapelle, la Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard et Grenelle. Paris comprend aujourd'hui 20 arrondissements; chaque arrondissement est divisé en 4 quartiers; un maire et des adjoints administrent chaque arrondissement; mais la ville est avant tout gouvernée par le préfet de la Seine, par le préfet de police et par le conseil municipal. La population totale, d'après le dernier recensement, était de 2,269,023 hab. — Paris est le centre du réseau des chemins de fer français réunis par le chemin de fer de ceinture, et le point de départ de plusieurs lignes secondaires. C'est le centre d'une industrie considérable et d'un vaste commerce; c'est le grand foyer de la civilisation européenne, la ville par excellence des arts, des lettres et du goût, mais aussi la ville des plaisirs. Paris est le siège d'un archevêché, des Cours de Cassation, des Comptes, d'appel, etc. On admire ses boulevards, ses passages, ses rues animées, ses lignes de quais magnifiques, ses ponts nombreux, ses places avec leurs décorations (colonnes, obélisque,
PAR
PAR
statues), ses palais splendides, ses arcs-detriomphe, ses belles promenades, ses fontaines monumentales, ses églises de toutes les époques, ses nombreux hôpitaux, etc., etc.
On y trouve les grands établissements d'instruction, les hautes écoles, les sociétés savantes ; les collections du Muséum ; les musées du Louvre, du Luxembourg, de l'hôtel de Cluny, le Musée d'artillerie, le Dépôt de la guerre, le Dépôt des cartes et plans de la marine, etc. ; les riohes bibliothèques, les archives, etc.; et, parmi les monuments spécialement consacrés au plaisir, les théâtres nombreux et variés. — L'industrie parisienne est très variée; l'on compte de 4 à 500,000 ouvriers, dont les produits sont caractérisés par le goù-t et l'élégance. t On y fabrique des armes de luxe et de précision, des articles de mode; de la bijouterie; des bronzes d'art et d'ameublement ; de la carrosserie ; des châles cachemires et ordinaires; de l'ébénisterie de luxe et ordinaire ; des éventails et ombrelles ; des fleurs artificielles, des gants; de l'horlogerie ordinaire et de précision; des instruments astronomiques, de physique et de chirurgie; des jouets d'enfants; des machines ; des nécessaires et portefeuilles ; de l'orfèvrerie d'art et ordinaire; des papiers peints; de la passementerie; des boulons; des appareils pour les phares; des pianos et instruments de musique de toutes sortes; des produits chimiques ; des objets en bois et en ivoire sculptés ; de la tabletterie fine; des savons, de la parfumerie ; des pipes ; des tapis (Gobelins et Savonnerie) ; des tissus dits de Paris ; des vêtements d'hommes, des casquettes, des vêtements et chaussures de femmes ; de la bonneterie de laine et de soie; des blondes tissées et brodées à la mécanique. Paris renferme des raffineries de sucre et de salpêtre, des filatures, des teintureries, des tanneries, des fabriques de cuirs et de cuirs vernis, et des imprimeries sur tissus. Paris est un grand marché de capitaux et de métaux précieux; les principaux établissements financiers qu'il renferme sont la Banque de France, le Comptoir d'escompte et la Société générale du crédit foncier. » (Dussieux, Géographie.)
Au temps des Gaulois, Paris n'était qu'une bourgade, renfermée dans l'île de la Cité; on la nommait Lutetia, Lutèce (de Loutouhezi, habitation au milieu des eaux) ; elle était la capitale du petit peuple des Parisii. Suivant une tradition respectable et généralement admise, Saint Denis y porta l'Evangile, avec ses compagnons Rustique et Eleuthère, et devint le premier évêque de la ville, vers 250. Constance Chlore avait bâti, sur la rive gauche, un palais connu sous le nom de palais des Thermes ; Julien y résida pendant cinq hivers, 355- 361. Au temps des invasions, sainte Geneviève sauva la ville, dont elle est devenue la patronne. Paris fut la résidence habituelle de Clovis. Mais Paris fut abandonné par les derniers Mérovingiens, et par les Carlovingiens, qui résidaient habituellement en Austrasie. Il y eut alors un comte de Paris. Au ix* siècle, la ville fut plusieurs fois ravagée par les Normands, et le siège de Paris, en 885-886, est resté célèbre.
Depuis l'avènement de Hugues Capet, duc de France et comte de Paris, cette -ville fut habitée par les rois capétiens et devint chaque jour plus considérable : la fortune de Pans fut désormais associée à la fortune de la royauté, et son histoire est intimement unie à la plupart des grands événements de l'histoire de France.
Pariset (Etienne), né à Grand (Vosges), 4770-1847, de pauvres paysans, docteur en médecine, 4805, alla étudier la fièvre jaune â Cadix, a Barcelone, 1821, et la peste en Egypte, 18-28. Il s'occupa encore des maladies meniales
On lui doit : Eloges des membres de f Académie
de médecine; Histoire médicale de la fièvre jaune observée en Espagne, 1823, in-8^.
Parisii, petit peuple de la Gaule Celtique (Lyonnaise 4e), sur les deux rives de la Seine. Villes : Lutetia, Metiosedum. Ils furent battus par Labienus, 52 av. J.-C.
Parisis , pagus Parisiacus , petit pays de l'anc. France, compris auj. dans Jes départ, de Seine et Seine-et-Oise. Ch.-l., Louvres.
Parisis (Pierre-Lodis), né à Orhians, 1795- 1,866, a été évêque de Langres, 1834, puis d'Arras, 1851, a contribué beaucoup à l'extension du rit romain en France.
Parisot (Valentin), né à Venaôme, 1800-1861, professeur d'histoire, de littérature étrangère, a écrit dans la Biographie universelle, et rédigé le Dictionnaire mythologique qui y est joint. On lui doit : De Porphyrii vita et indole, le texte et la traduction du 37e livre de Nicéphore Pho~ cas; etc.
Parium, anc. colonie de Paros et de Milet, dans la Mysie, sur la Propontide. Aujourd'hui Kemer.
Park (Mungo), né à Fowlshills , près de Selkirk (Ecosse), 1771-1805, visita d'abord Sumatra, puis remonta la Gambie, en 1795, arriva au Niger, et revint en 1797. Il fut chargé, par le gouvernement anglais , dexplorer le Niger. Parti de Gorée en mai 1805, il atteignit le fleuve, mais, après le 16 nov., on n'eut plus de nouvelles authentiques ; il périt probablement dans le pays d'Haoussa. — La relation de ses deux Voyages dans l'intérieur de l'Afrique a été traduite en français (1800 et 1820).
Parker (Mathieu), né à Norwich, 1504-1575, chapelain d'Anne de Boleyn et de Henri VIII, archevêque de Cantorbéry, en 1559, persécuta les puritains et les catholiques. Il a écrit : De antiquitate Britannicœ ecclesioz, in-fol., etc.
Parker (Sir William), né à Almington-Hall (Stafford), 1781-1866, devint contre-amiral en 1830, fut lord de l'Amirauté, 1834-41 ; fut mis à la tête de l'expédition contre la Chine, et imposa la paix de Nankin, 1842; il y gagna le titre de baronnet, 1844. Il commanda l'escadre de la Méditerranée, 1847-51 , et fut amiral de la flotte, 1863.
Parlement. £/! France, ce mot a désigné : 1» sous les deux dynasties franques, l'assemblée nationale, qu'on appelait aussi Mallum, Champ de Mars ou Champ de mai; 2<> sous les premiers Capétiens, la Cour du roi, composée des grands vassaux du duché de France et des hauts dignitaires de la couronne, et investie d'attributions politiques, judiciaires et financières ; 3o de 1302 â 1789, une cour supérieure de justice, siégeant â Paris.
Le Parlement judiciaire a été un démembrement de la Cour du roi. Philippe le Bel la divisa en trois corps, 1302 : il donna au Grand Conseil les fonctions politiques, à la Chambre des Comptes, le contrôle des finances, et au Parlement proprement dit , l'administration de la justice.
Philippe le Bel composa le Parlement de trois chambres : Chambre des enquêtes; Grand' chambre, qui jugeait les procès ; Chambre des requêtes, qui connaissait des causes jugées directement par le Parlement. On y ajouta encore une chambre temporaire, dite de droit écrit. Sous Philippe VI, les conseillers-rapporteurs ou légistes finirent par évincer les conseillers-jugeurs ou barons dont ils n'avaient d'abord été que les auxiliaires : ainsi commence la noblesse de robe. Sous Charles V, les séances du Parlement devinrentpermanentes : jusqu'alors,elles avaient seulement été tenues aux deux sessions de la Toussaint et de Pâques, 1369. C'est à cette époque, sans doute, qu'il commença à siéger dans l'ancienne résidence des premiers Capétiens:
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appelée depuis Palais de Justice. Charles Vil créa une 4* chambre, la Tournelle ou chambre criminelle, 4453. Louis XI donna l'inamovibilité aux conseillers du Parlement. Le Parlement finit par s'attribuer l'élection de ses membres ; depuis François Ier, on vendit des charges de judieature; on créa des^chambres entières dont on céda les places à beaux deniers comptants. Les abus de ce trafic furent, à certains égards, atténués par l'institution de la Paulette, 1604, qui consacra le système de la vénalité des charges.
Les prérogatives politiques du Parlement de Paris viennent de l'habitude d'enregistrer les édits royaux, et du droit de remontrance que s'arrogea le Parlement. Si le roi ne déférait pas aux remontrances, l'enregistrement ne pouvait être obtenu que par des lettres de jussion ou par des lits de justice. Ce droit, combattu par nos rois, supprimé par Louis XIV, rétabli par le Régent, a duré jusqu'en 4789. Aussi le Parlement essaya-t-il plus d'une fois de remplacer les Etats-Généraux, disposa de la régence, et osa même soutenir contre la royauté la guerre de la Fronde. Au xvme S-) il ne cessa de lutter contre le gouvernement.
Le ressort du Parlement de Paris était trèsétendu. Il comprenait, dans ses limites, au N., la Picardie et la Champagne; à l'E.,rAuxerrois. le Nivernais, le Maçonnais et le Lyonnais; au S., l'Auvergne, la Marche, l'Angoumois et l'Aunis; à 1*0., le Poitou, l'Anjou, le Maine et le Perche, et les provinces circonscrites par celles qiue nous venons de nommer.
Parlements provinciaux. — Ils furent
formés soit par démembrement du Parlement de Paris, soit après un agrandissement du domaine. En voici la liste : 1° Parlement de Toulouse, créé par Philippe le Bel, 4302, constitué par Charles VII, 4443 (Languedoc, Rouergue, Quercy, Armagnac, Bigorre, Comminges et Foix). — 2<> Parlement de Grenoble, créé par Louis XI, 4453 (Dauphiné). — 3° Parlement de Bordeaux, créé par Louis XI, 4464 (Guyenne, Gascogne en grande partie, Limousin," Saintonge). — 4° Parlement de Dijon, établi par Louis XI. 4477. — 5<> Parlement de Rouen, substitué par Louis XII à l'Echiquier des anciens ducs de Normandie, 4499. — 6° Parlement d'Aix ou de Provence, établi par Louis XII, 4501. — 7<> Parlement de Rennes ou de Bretagne, institué par Henri II, 4553. — 8o Parlement de Pau, créé par Louis XIII, 4620 (Béarn et Navarre française). — 9<> Parlement de Metz, établi pour les trois évêchés de Metz, Toul et Verdun, par Louis XIII, 4633. — 40<> Parlement de Douai, 4686 (installé d'abord à Tournay, 4668), institué par Louis XIV (Flandre française, Hainaut, etc.). — 44» Parlement de Besançon, transféré de Dôle par Louis XIV, 4676, après la conquête de la Franche-Comté. — 42° Parlement de Nancy, établi, en 4775, après la réunion de la Lorraine et du Barrois à la France. — La petite principauté de Dombes avait eu aussi son parlement à Trévoux pendant plus de deux siècles. — Il y avait enfin les 4 conseils souverains d'Alsace (à Ensisheim, 4657, puis à Colmar, 4678), de Roussillon (à Perpignan, 4660), d'Artois (à Arras, 4677) et de Corse (à Bastia).
Parlements-Maupeou. — On appela ainsi les 9 parlements et les 43 conseils qui remplacèrent les anciens parlements, 4771-1774, supprimés par le chancelier Maupeou.
Parlement, nom donné, en Angleterre, aux chambres ou assemblées qui partagent avec le souverain le pouvoir législatif. Les chambres législatives d'Angleterre sont la Chambre haute ou Chambre des lords, et la Chambre basse ou Chambre des communes.
L'origine du Parlement anglais remonte au
grand conseil national, formé des barons dont s'entouraient Guillaume le Conquérant et ses premiers successeurs. Les barons s'unirent au haut clergé pour imposer à Jean Sans-Terre la Grande-Charte , 4215 , qui limitait l'autorité royale. Le grand conseil d'Oxford, sous Henri III, 4258, est la première assemblée qui ait porté le titre officiel de Parlement. Le comte de Leieester imagina d'appeler au parlement des barons non-seulement les chevaliers des comtés ou petite noblesse, mais encore les députes de la . bourgeoisie qui n'y avaient jamais siégé, 4264. x De cette innovation devait sortir la Chambre des communes. C'est sous Edouard III, en 1347 ou au plus tard en 4373, que le Parlement se divisa en Chambre des lords (hauts barons et haut clergé), et Chambre des communes (députés des chevaliers de comtés, députés des villes et de* bourgs).
Après bien des vicissitudes et des luttes entre le Parlement et les rois, le Parlement- Convention qui donna la couronne à Guillaume III d'Orange, fixa enfin la constitution anglaise par la déclaration des droits (févr. 4689) : Au roi le pouvoir exécutif; aux cfiambres le vote des lois, du budget, de l'armée , inviolabilité de leurs membres, etc. On décida encore, en 4694, que les. parlements seraient élus pour trois ans, et tiendraient des sessions annuelles. Cette disposition fut modifiée en 4746, par un bili encore en vigueur, qui porta à 7 ans la durée de chaque législature. L'organisation du Parlement a été complétée par les actes qui réunirent les parlements d'Ecosse, 4707, et d'Irlande, 4800, au parlement d'Angleterre.
Terminons en indiquant la constitution actuelle du Parlement du royaume uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. La Chambre haute renferme : 4° les pairs spirituels, archevêques et évêques : 2» les pairs temporels, siégeant à titre héréditaire, ou bien nommés à vie soit par la couronne, soit par la pairie d'Irlande, enfin les 46 pairs d'Ecosse dont le mandat est renouvelé avec chaque Parlement. — La Chambre basse se compose de 654 membres (496 pour l'Angleterre , 53 pour l'Ecosse , et 405 pour l'Irlande), élus pour 7 ans par les comtés, par les villes, par les bourgs de 4000 habitants au moins, et par les trois universités de Cambridge, d'Oxford et de Dublin.
Parlement'Barebone, assemblée nommée
par Cromwell et ses officiers pour remplacer le Long-Parlement (44 juillet-22 déc. 4653).
Parlement-Convention. — On donna ce
nom, en Angleterre, à deux parlements qui se réunirent en dehors des formes légales. Le premier , qui remplaça le Rump (20 avril 1660 -mai 4664), rappela Charles II Stuart. — Le deuxième, rassemblé après la fuite de Jacques II, donna le trône à Guillaume III, après qu'il eut accepté la déclaration des droits (févr. 4689).
Parlement (Long-), nom donné au cinquième parlement convoqué par Charles Ie' Stuart (nov. 4640) ; c'est lui qui a fait la révolution d'Angleterre. Chassé par O. Cromwell (avril 4653), il fut, après l'abdication de Richard Cromwell, rappelé, puis renvoyé par Lambert, 4659. Cette assemblée, flétrie alors du nom de Rump ou Croupion, se réunit encore sous la protection de Monk, mais pour se dissoudre ellemême, avril 4660.
Parma, riv. d'Italie, naît dans l'Apennin, arrose Parme et se jette dans le Pô. Cours deSOkil.
Parme, Julia Augusta , anc. capitale du duché de Parme et actuellement ch.-l. de la province de son nom (Italie) , sur la Parma. Evêché; cathédrale, église de la Steccata, théâtre. Draps, soieries ; imprimeries- — D'origine étrus-
PAR - 8
que, Parme fut colonisée par Rome en 484 av. J.-C. ; capitale d'un duché de son nom, elle fut le ch.-l. du département du Taro, en 4803. Cambac.érès eut le titre de duc de Parme. Patrie du poète Titus Cassiu<5 et du peintre Mazzuoli, dit le Parmesan ; 45,000 hab. — La prov. de Parme (Emilie) a 3,239 kil. carr. et 264,000 hab.
Parme et Plaisance (Duché de) , ancien Etat souverain de l'Italie du Nord, entre la Lombardie au N., l'ancien duché de Modène à l'E. et au S.-E., et le Piémont à l'O. et au S.-O. Depuis 4860, il est réuni au royaume d'Italie, et forme les deux provinces de Parme et de Plaisance.
Après avoir joui d'une indépendance souvent troublée, cette région fut réunie au duché de Milan, 4346, pour en être détachée, au profit du Saint-Siège. En 4545, Paul III l'érigea en duché héréditaire en faveur de son fils Pierre-Louis, fondateur de la dynastie des Farnèse, qui s'éteignit en 4734. Il passa alors aux Bourbons d'Espagne, issus d'Elisabeth Farnèse. Cédé à la France, en 4802, il forma le département du Taro, et, en 4845, fut livré à l'impératrice Marie- Louise, qui le laissa en mourant au duc de Lucques, Charles II, petit-fils de Ferdinand, 4847.
Ducs de Parme et de Plaisance.
Pierre-Louis Farnèse 4545
Octave Farnèse '■. . . . 4547
Alexandre Farnèse 4586
Banuee 1er Farnèse. , 4592
Odoard Farnèse 4622
Ranuce II Farnèse 4646
François Farnèse . 4694
Antoine Farnèse ,'.'".'. 4727
Don Carlos de Bourbon. ..... 4734-4737
Ducs de Parme, Plaisance et Guastalla.
Don Philippe de Bourbon 4748
Don Ferdinand de Bourbon 4765-4802
Marie-Louise 4815-1847
Charles II de Bourbon 4847-1849
Charles III de Bourbon 4849-1854
Robert 1er de Bourbon 4854-1860
Parme (ALEXANDRE Farnèse, duc DE). V.
Farnèse.
Parme (don PHILIPPE, due DE), fils du roi
d'Espagne, Philippe V, et d'Elisabeth Farnèse ; investi de Parme, Guastalla et Plaisance, en 1748 ; eut pour ministre le marquis de Felino et mourut en 1765.
Parme (Ferdinand, duc de), fils du précédent, régna de 4765 à 4802; élève de Condillac, il expulsa les jésuites en 1768. Bonaparte lui imposa un traité onéreux en 4796. il venait de recevoir le titre de roi d'Etrurie, lorsqu'il mourut.
Parme (Louis de), fils du précédent, né en 4773, échangea ses droits sur Parme contre la Toscane, érigée en royaume d'Etrurie, 1801, et mourut en 1803. Il avait épousé Marie-Louise, fille de Charles IV d'Espagne.
Parménide, né à Elée (Grande-Grèce), vers 549 av. J.-C, législateur de sa ville natale, développa ses doctrines dans un poème intitulé De la nature : il nous en reste un assez grand nombre de vers. L'idéalisme de Parménide, en refusant aux sens la puissance d'atteindre la vérité, conduisait au scepticisme de son disciple Zenon.
Parménion , né vers 400 av. J.-C, servit Philippe et son fils Alexandre le Grand. Il était demeuré en Médie quand son fils Philotas fut mis à mort ; Alexandre donna l'ordre de l'assassiner également, 330 av. J.-C.
Parmentier (Jean), né à Dieppe, en 4494, est, dit- on, le premier navigateur qui ait abordé au Brésil. 11 découvrit Sumatca, où il mourut en
Parmentier (Antoink-Adgdstin, baron^, né