PAR
à Montdidier, 4737-4813, prisonnier dans le Hanovre, étudia les propriétés alimentaires de la pomme de terre, et s'efforça d'en généraliser remploi. Il s'occupa aussi du maïs, de la châtaigne, de la mouture économique, des grains, de la préparation du biscuit de mer, etc. Inspecteur général du service de santé, 4803, il rédigea un Code pharmaceutique à l'usage des nos* pic.es civils et des prisons. On lui doit encore : le Parfait Boulanger ; Economie morale et domestique. 8 vol. in-8», etc.
Parmesan, en italien il Parmigianino (François Mazzuoli, dit le). V. MAZZUOLI.
Parnasse, montagne de la Grèce ancienne, haute de 2,459 mètres, dont le nom servait aussi à désigner la chaîne qui traverse la Phocide du N.-O. au S.-E. Au milieu de ses rochers s'élevait Delphes. Les anciens avaient consacré le Parnasse à Apollon et aux Muses. Le Parnasse s'appelle auj. Liakoura.
Parneli (Thomas) né à Dublin , 4679-4717, ecclésiastique, a composé des poésies; on y remarque l'Ermite, chef-d'œuvre de l'auteur. ^
Parnès, montagne de la Grèce, entre l'Attique et la Béotie, à l'E. du Cithéron, se prolongeait jusqu'à l'Eurip'e. Hauteur, 4,443 mètres. Auj. Nozea ou Osas.
Parny (EvARlSTE-DÉSIRÉ de Forges, chevalier, puis vicomte de), né à Saint-Paul (île Bourbon), 1753-4814, s'éprit d'une jeune créole, qu'il célébra, sous le nom d'Eléonorc, dans un recueil en trois livres, intitulé Poésies erotiques ; et, en 4784, y ajouta un 4e livre, son chef-d'œuvre. Il fut de* l'Académie française en 1803. Ses Œuvres complètes ont paru en o vol. in-48, Paris, 1808.
Paropamisus, ou Caucase indien, chaîne de montagnes de l'Asie ancienne. Auj. Hindou- Kouch.
Paropamisades, anc. région de l'Asie comprise entre la Bactriane au N., l'Arie à l'O., l'Inde à l'E., et l'Arachosie au S. Ses villes étaient Caruva ou Ortospanum (auj. Caboul), et une Alexandrie (aujourd'hui Kandahar), bâtie par Alexandre le Grand.
Paros, auj. Paro, l'une des Cyclades, située entre Naxos à l'E., et Olearos à l'O., a 04 kil. de circonférence. Colonisée par des Phéniciens , par des Cretois, par des Pélasges d'Arcadie, elle eut pour derniers habitants des Ioniens. Comprise aujourd'hui dans la nomarchie des Cyclades, elle a 6,000 hab. — Sol fertile. Carrières de marbres célèbres dès l'antiquité. Le ch.-l. est Parikia (ancien Paros). Patrie d'Archiloque.
Paros (Marbres de), tables de marbre contenant des inscriptions grecques et des listes chronologiques se rapportant à. l'histoire des Grecs de 1582 à 354 av. J.-C, dressées par l'ordre du gouvernement d'Athènes.
Paroy (JEAN-PHILIPPE-GUY L.e Gentil, marquis de), né en Bretagne. 1750-48-22, peintre et graveur, a écrit un Précis historique de V Académie de peinture, de sculpture et gravure, 1816.
Parques, divinités des enfers, filles de l'Erèbe et de la Nuit, sœurs des Furies. Elles filaient la vie des hommes. Il y en avait trois : Clotho tenait le fuseau , Lachésis tournait le fil, et Atropos le coupait.
Parr (Catherine), 6* femme de Henri VIII, roi d'Angleterre, née en 4509, deux fois veuve quand elle épousa le prince, 4543; prit un 4* mari, le grand-amiral Thomas Seymour, 4547, et mourut en 4548.
Parret, petit fleuve d'Angleterre, au S.-O. passe a Bridgewater (Somerset), et finit dans le golfe ou canal de Bristol; 65 kil. de cours.
Parrhasius, peintre grec, né à Ephèse, fils et élève d'Evénor, florissait vers l'an 400 av. J.-C Il appartenait à l'école d'Ionie, mais exerça son art à Athènes. Il fut le rival de Zeuxis.
Parrocel, nom d'une famille de peintres
PAfc
français, originaire du Forez, dont voici les plus connus : Barthélémy, né à Montbrison. mort en 4660. — Joseph, 1648-178*4, fils du précédent, né à Brignolles, s'adonna au genre des batailles. Ses élevés ont été ses neveux Pierre, 1664-1739, et Ignace, 1668-1722, nés à Avignon. — Charles, fils de Joseph, né à Paris, 1688-1752, exécuta deux portraits de Louis XV, et grava aussi à l'eauforte. — Joseph-Tgnage- François, fils de Pierre, né à Avignon, 1*705-1781.
Parry (Sir William-Edward), né à Bath, 1790- 1855, lieutenant de John Ross dans les régions arctiques, y fit lui-même quatre vovages, 1819- 4820; 1824-1823; 1824-1825 et 1828. On a publié ses Quatre voyages au pôle nord, Londres 1833, 5 vol.
Parry (Iles), groupe des Iles Arctiques à l'O.; les princ. sont : Prince-Patrick, Melville, Bathurst, Cornwallis.
Parsdorf, village de Bavière, à 12 kil. E. de Munich (Haute-Bavière). Armistice du 15 juillet 1800.
Parseval - Grandmalson (FRANÇOIS - AU- GUSTE) , né à Paris, 1759-1834, accompagna Bonaparte en Egypte , et entra à l'Académie française en 4811. On cite de lui : les Amours épiques, poème en 6 chants, 1804; Philippe-Auguste, poème épique en 12 chants, 1825.
Parseval - Deschénes (AlexandRE-FeRDI-
nand), né à Paris. 1790-1860, échappa au désastre de Trafâlgar, et, comme capitaine de frégate, prit part à l'expédition d'Alger, 1830. Il devint contre-amiral en 1840, et vice-amiral, 1846. Il commanda la flotte qui devait opérer dans la Baltique. A son retour, il fut créé amiral.
Parais. V. GuÈBRES.
Parsons (Robert), né à Nether-Stowey (Somerset), 1546-1610, jésuite, dirigea le collège anglais de Rome ; il fut accusé d'avoir pris part à la conspiration des poudres. — On a de lui : Guide du chrétien ; Conférence au sujet de la future succession à la couronne d'Angleterre ; etc.
Partha, rivière de la Saxe royale, affluent de l'Elster.
Parthenay, ch.-l. d'arrond. des Deux-Sèvres, à 56 kil. N.-E. de Niort, sur lo Thoué. Grosses étoffes du pays; marchés de bœufs. Ancienne capitale de la Gàtine ; 6,305 hab.
Parthenay-L'Archevéque (de) , illustre famille de Poitou, qui prétendait descendre des Lusignans. Catherine, 1554-1631, épousa le baron du Pont. Charles de Quellenee, massacré lors de la Saint-Barthélémy, et, en 1575, René II, vicomte de Rohan. Aux deux sièges de La Rochelle, 1573 et 1628, elle excita les habitants à la résistance. On cite son Apologie pour le roi Henri IV, 1596, une tragédie, Judith et Holopherne, etc.
Parthenias, anc. fleuve d'Asie Mineure (Paphlagonie), se rendait dans le Pont-Euxin.
Parthenius de Nicée, poète grec, du 1" s. av. J.-C, fut le maître de Virgile et l'ami de Cornélius Gallus. On a de lui un écrit en prose, Infortunes amoureuses.
Parthénon, temple élevé par Périciès sur l'Acropole d'Athènes, en l'honneur de Minerve, la déesse vierge, uàpÔevoç, sous la direction de Phidias, et avec le concours des architectes Ictinus et Callicratès, vers 438 av. J.-C.
Parthénope, nom primitif de Naples.
parthénopéenne (République), gouvernement installé à Naples par Championnet, S3janv. 1799.
Parthes (bannis, en langue scythique), nom d'une tribu scythe qui s'établit au S. de l'Hyrcanie, dans le pays auquel elle donna son nom. Soumis par les Perses, les Parthes se soulevèrent contre le roi de Syrie, Antiochus II Théos, en 255 ou 250 av. J.-C, sous un chef du nom
d'Arsace. Une longue lutte contre les Séleucides leur valut la conquête de l'Hyrcanie. puis de la Médie, Perside, Babylonie, Assyrie, etc. Vers la même époque, ils s'avançaient jusqu'à llndus et même au delà. Leur lutte avec les Romains commença par la défaite de Crassus, 53; elle dura plus de deux siècles. Enfin les Parthes affaiblis succombèrent sous une révolte dont le chef était le Perse Artaxerxès, fondateur de l'empire des Sassanides.
Le pouvoir royal était contenu par une forte aristocratie; la couronne était élective, mais dans la famille des Arsacides; le royaume était divisé en 48 satrapies.
Rois Parthes ou Arsacides.
Arsace I", 255 ou 250
Tiridate (Arsace II) 253
Artaban I« (Arsace III) ...... 216
Phriapatius (Arsace IV) 496
Phraate l«r 181
Mithridate I« 444
Phraate II 436
Artaban II 427
Mithridate II 424
Mnaskirès. . , 87
Sinatrokès 76
Phraate III 68
Mithridate III 58
Orodes 1er 54
Phraate IV 36
Phraatace, ap. J.-C 43
Orodes II 44
Vononès I" 44
Artaban III 44
Vardanes 44
Gotarzès 47
Vononès II 50
Vologèse 1er 50
Pacorus « . . . . 94
Chosroès , 108
Vologèse II 124
Vologèse III, vers. . , 150
Vologèse IV 192
Vologèse V 209
Artaban IV. . . . . 216-226
Parthie ou Parthyène. On a entendu par ce nom : 1° la province qui fut le berceau de l'empire des Parthes, entre l'Hyrcanie au N., la Médie à l'O., l'Arie à l'E., et la Parétacène au S. ; auj. Kouhistan et Khorassan persan. Capit.. Hécatompylos. 2<> L'empire des Parthes ; capit. Ecbatane. puis Séleucie et Ctésiphon.
Particelli, V. EMERY.
Partidas (Las siete), code de Castille,
commencé sous Alphonse X, en 1256, et composé d'éléments bien divers : Institutes, Pandectes de Justinien ; Décrétâtes des papes; lois des Goths ; Fueros.
Partinico, v. de Sicile, à l'O. de Palerme.
Paru, rivière du Brésil (Para), qui se jette dans l'Amazone à Almeirim; 450 kil. de cours.
Parnro, v. du départ, et a 25 kil. S.-O. de Cuzco (Pérou); 20,000 hab.
Parafa (Paolo), né à Venise, 1540-1598, diplomate, a écrit : Discours politiques ; et surtout Histoire de Venise, de 1513 a 1552.
Parysatts, reine de Perse, fut toute-puis* santé, pendaut les règnes de Darius II Nothus, son mari, et d'Artaxerxès Mnémon, son fils aîné.
Pas, ch.-l. de canton, arrond. et à 28 kil. S.-O. d'Arras (Pas-de-Calais); 812 hab.
Pas dé Calais, Fretum galltcum, détroit de 31 kil. de largeur entre les caps Griznez (France) et Sud-Foreland (Angleterre).
Pas-de-Calais, départ, du N. de la France
formé de l'Artois, du Boulonnais, du Calaisis et du Ponthieu. Sup., 660,564 hect. ; pop., 819,022 h. Pays plat, traversé par les collines d'Artois; climat humide et froid. Agriculture avancée : céréales, pommes de terre, betteraves, œillette, colza et lin, houblon, tabac; chevaux et moulons; sucre de betterave, alcools, bière, dentelles de Calais, pipes, huiles, lainages, cotonnades, toiles, etc. Houille, fer, tourbe. Il dépend du diocèse d'Arras, de la Cour d'appel et de l'Académie de Douai,de la Ire région militaire. Il comprend 6 arrond. : Arras, Béthune, Saint-Omer , Saint-Pol, Boulogne, Montreuil , 44 cantons et 904 communes.
Pasargade. Ce nom a désigné dans l'antiquité : 4o une ville de Perse, au S.-E. de Persépolis. — 2° La plus noble des 40 tribus ou castes de la Perse proprement dite.
Pascal ier (Saint), pape, né à Rome, 817- 824. Fête, le 47 mai.
Pascal il {Rainieri), pape, né à Bléda, près de Viterbe, élevé à Gluny, nommé cardinal par Grégoire VII, fut élu en 4099. Il lutta contre Henri IV, contre Henri V, qui lui imposa la convention de Sutri, 4444, le retint prisonnier et le força de quitter Rome, où Pascal II ne rentra, 4448, que pour mourir.
Pascal m -(Gui de Crème), antipape. V.
Alexandre III.
Pascal (Blaise), né à Glermont-Ferrand, 4623-4662, ne tarda pas à montrer une aptitude rare pour les sciences : à 42 ans, il en vint, sans secours aucun, jusqu'à trouver la 32e définition du livre d'Euclide. A 46 ans, il fit un Traité des coniques qui étonna Descartes lui-même. A 18 ans, il inventa la machine arithmétique. Il commença des expériences sur Yéquilibre des liqueurs et la pesanteur de l'air; sur ses indications, Périer, son beau-frère, fit, sur le Puy-de-Dôme, l'expérience sur laquelle est fondé le baromètre, 4648. Pascal la répéta luimême sur la tour Saint-Jacques la Boucherie, à Paris. — Il écrivait alors a Fermât sur des questions d'analyse, répondait au chevalier de Méré sur le problème des paris, inventait le haquet, la brouette du vinaigrier, et même les omnibus. Sa conversion définitive fut hâtée par un accident au pont de Neuilly, 1654. Il vint habiter Port-Royal des Champs et écrivit peu de temps après un Entretien sur Epictète et Montaigne. Sa liaison avec Arnauld lui fit composer ses Provinciales ou Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux RR. PP. Jésuites sur la morale et la politique de ces Pères. Elles parurent successivement de janvier 1656 à mars 1657. Pascal s'occupa ensuite d'une apologie de la religion chrétienne, qu'il n'eut pas le temps d'achever : il ne nous en reste que des fragments épars, publiés, après sa mort, sous le titre de Pensées. Toujours tourmenté par la douleur, il mourut, le 19 août 4662. Les Pensées de Pascal n'ont été publiées exactement que de nos jours. — V. sa Vie, par sa sœur, M»« Périer (Gilberte Pascal née en 1620, morte en 1687).
Pasco, v. du Pérou, dans les Andes, à 250 k. N.-E. de Lima, ch.-l. du départ, de Junin.
Pasco (Noeud du Cerro de), sommet des
Andes, au N.-E. de Lima (hauteur, 3,500 m.).
Pascuaro, ville du Mexique, dans l'Etat de Mechoacan, à 50 kilom. S.-O. de Valladolid, sur les bords d'un petit lac. Mines de cuivre aux environs; 6,000 hab.
Pasewaik, v. de Prusse (Poméranie), sur l'Ueker. Toiles ; commerce d'eaux-de-vie;
Pasineiii (Lorenzo), peintre italien, né à Bologne, 1629-1700.
Pasiphaé, fille d'Apollon et de la nymphe Persëis, femme de Minos, fut la mère d'Ândro-
gée; d'Ariane et de Phèdre. Le Minotaure naquit de sa passion pour un taureau.
Pasitano, v. de la province et à 28 kil. S.-O. de Salerne (Italie). Patrie de Flavio Gioja; 4,000 hab.
Pasîteiès, statuaire romain du Ier siècle av. J.-G., né dans la Grande-Grèce.
Fasitigris, nom donné, chez les anciens, au fleuve formé par la réunion du Tigre et de l'Euphrate; c'est auj. le Chott-el-Arab.
Paskévitch (IVAN-FCEDOROVITCH), né à Pol-
tava, 1782-1856. officier d'ordonnance des tzars Paul Ier et Alexandre I«r, servit, à la tête d'une division, dans les dernières luttes contre la France, 1812-1815. Général en chef dans la guerre de Perse, il fut vainqueur à Elisavethpol, 1826, à Erivan, 1827, et conclut la paix avantageuse de Tourkmantchaï. Dans la guerre contre Mahmoud II, il mérita le titre de feld-maréchal par la prise de Kars, 1828, et d'Erzeroum, 1829. Il accabla l'insurrection polonaise, en 4831, fut gouverneur général de Pologne, et, en 4849, commanda l'armée qui aida les Autrichiens à dompter la Hongrie. Mais, en 4854, il échoua au siège de Silistrie.
Pasquier (Etienne), jurisconsulte et historien, né à Paris, 4529-1615, acquit de la réputation, en défendant l'Université contre les jésuites. Avocat général à la cour des Comptes, 1583, et député aux seconds Etats de Blois , 4588, il suivit Henri III à Tours. On cite de lui r Recherches de la France, 1560; Lettres; Catéchisme des jésuites, pamphlet ; etc. On a publié, en 1847, son Interprétation des Institutes de Justinien.
Pasquier (Etienne-Denis, baron, puis duc), né à Paris, 1767-1862, de la famille du précédent, conseiller au parlement de Paris, 1787- 1789, entra au conseil d'Etat, 1806, et devint préfet de police en 1810 ; siégea 6 ans à la Chambre des députés, 1815-1821, et la présida même en 1816. Garde des sceaux dans les ministères Talleyrand, 1815, et Richelieu, 1817-1818, ministre des affaires étrangères dans les cabinets Decazes, 1819-1820, et Richelieu, 4820-4821; pair de France en 1821, il combattit le ministère Villèle. Sous Louis-Philippe I«, il présida la Chambre des pairs, et fut nommé chancelier de France, 1837, et duc, 1844. Il fut de l'Académie française en 1842.
Passage (Le), v. d'Espagne (Guipuzcoa), sur le golfe de Gascogne, à 9 kil. N.-E. de Saint- Sébastien. Très beau port, en partie ensablé.
Passage (Le), comm. du canton et de l'arr. d'Agen (Lot-et-Garonne); 2,020 hab.
Passais, ch.-l. de canton,' arr. et à 14 kil. S.-O. de Domfront (Orne); 1,610 hab.
Passarge, petit fleuve de la Prusse propre, se jette dans le Friches-Haff, au-dessous de Braunsberg; 200 kil. de cours.
Passaro (Cap), Pachynum promontorium des
anciens, au S.-E. de la Sicile. Bataille en 1718.
Passarotti (Barthélemi), peintre italien, né
à Bologne vers 1530, mort vers 1592, se distingua
surtout par ses portraits.
Passarovitz, Mergum, petite ville de Serbie, près du confluent du Danube et de la Morava, à 25 kil. S.-E. de Semendria. Traité du 21 juillet
Passau, Batava Castra, place forte du cercle de Basse-Bavière, sur le Danube, qui y reçoit l'Inn et l'Ilz. La citadelle est sur la rive gauche du Danube. Siège d'un évêché; 13.300 hah.
Passau (Evêché de), anc. Etat de l'empire germanique (cercle de Bavière), composé de cette ville et d'un territoire qui s'étendait jusqu'aux monts de Bohême. Il a été réuni à la Bavière, 1803-1805.
Passavant (Jean-David), peintre et critique d'art allemand, né à Francfort, 1787-1861, a écrit : Raphaël d'Urbin, et a collaboré aux Cot-
tûmes du moyen âge chrétien, Paris, 4840, in-4°. On lui doit le Peintre-Graveur, histoire de la gravure, 4860.
PMsserat (Jean), né à Troyes, 4534-1602, succéda à Ramus au Collège de France, 4572. Il écrivit, avec quelques amis, la Satire Ménippée; la plupart des vers sont de lui.
Passe» (Jean-Baptiste), peintre et littérateur italien, né à Rome, 4610-4679, a écrit : Vies des peintres, des sculpteurs et architectes, de 4644 à 1673.
Passer! (Jean-Baptiste), né à Faruèse, près de Rome, 4694-4780, passionné pour l'archéologie, a écrit : Lucernœ fictiles; Picturœ Etruscorum in vasculis ; Novus thesuurus gemmarum veterum; etc.
Passeriano, petite v. d'Italie, dans la prov. et à 25 kil. S.-O. d'Udine. a, sous Napoléon ier, donné son nom à un département du roy. d'Italie ; ch.-!., Udine.
Passeront (Jean-Charles), né à Condamine (comté de Nice), 4713-4803, prêtre, a laissé : Il Cicérone, poème héroï-comique, en 34 chants, satire légère de la société; Favole Esopiane, imitation d'Esope, de Phèdre, etc.
Passignano (DOMINIQUE Cresti, dit le),
peintre, né à Passignano (Toscane), 1560-4638.
Passion (Confrères de la), association qui se forma, en 1402, à Paris, pour la représentation du mystère de la Passion, et d'autres scènes tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Passîonistes, nom des religieux de la Congrégation de la très-sainte Croix et Passion de Jésus-Christ, fondée à Alexandrie, en 4720, par Paul de la Croix, qui a été béatifié en 4852.
Passir, petit royaume de l'île de Bornéo, au S.-E., sur le détroit de Macassar, avec une capitale du même nom.
Passma, l'un des plus hauts sommets de Sumatra, haut de 4,250 met.
Passow(FRANÇ01S-L0UlS-CHARLES-FRÉDÉRlc),
philologue allemand, 4786-4833, né à Ludwigslust (Mecklembourg), a composé un Lexique manuel de la langue grecque, ouvrage excellent.
Passy, l'une des 44 communes qui ont été annexées à Paris en 1860. Eaux minérales ferrugineuses ; puits artésien.
Pasta [Judith), chanteuse italienne, né à Côme, 4798-4865, tint une des premières places sur les Théâtres-Italiens d'Europe de 4821 a 1840.
Pastaça, affluent du Tunguragua (Equateur), naît près'du Cotopaxi; 600 kil. de cours.
Pasto , v. de la Confédération- Grenadine (Cauca), à 220 kii. S.-O. de Popayan, au milieu d'une région toute volcanique; 7,000 hab.
Pastoret (CLAUDE-EMMANUEL-JOSEPH-PIERRE,
marquis de), né à Marseille, 4756-1840, d'une ancienne famille parlementaire. Conseiller à la cour des aides, 1781, de l'Académie des Inscriptions, 4784, procureur-syndic du département de la Seine, 1791, député à l'Assemblée législative ; il émigra, après le 10 août. Il fut du conseil des Cinq-Cents. Professeur de droit au Collège de France, 4804, sénateur, 4809; pair de France, marquis, ministre d'Etat, il entra à l'Académie française, 4820, et fut créé chancelier de France, 4829. Il était aussi de l'Académie des Scie ices morales et politiques. On a de lui : Moïse, législateur et moraliste; Des lois pénales; Histoire de la législation, 44 vol. in-8°.
Pastoret (Amédée-David, marquis de), fils du précédent, né à Paris, 4791-1857. Administrateur des biens du comte de Chambord depuis 4830, il se rallia au second empire et entra au sénat. 1852. On cite de lui : Récits historiques; deux poèmes, les Troubadours, les Normands en Italie; un Recueil d'élégies, etc.
Pastoureaux, nom sous lequel on désigna les bergers et aventuriers qui, sous un moine hongrois nommé Jacob, se croisèrent pour de-