PEK
consacra une partie à des œuvres de bienfaisance qui l'ont rendu célèbre.
Peari-River ou rivière des Perles; elle arrose, aux Etats-Unis, les Etats de Mississipi et de Louisiane.
Pearson (Jean), évêque de Chester, né à Snoring (Norfolk), 1613-1686, a écrit l'Exposition de la Foi, 1659, in-4<>.
Péaule, comm. du canton de Questeinbert, arr. de Vannes (Morbihan) ; 2,488 hab.
Peccais (Fort), à la jonction du canal de Silvéréal et du Rhône-Mort, à 45 kil. N.-O. de Nîmes (Gard).
Péclet (Jean-Claude-Ecgène), né à Besançon, 1793-1857, professeur, inspecteur de l'Université, a composé : Traité élémentaire de physique; Traité de la chaleur et de ses applications.
Pccoroue (GlOVANNI-FlOUENTINO, dit IL). Y.
Giovanni.
Pecq (Le), village à 1 kil. de Saint-Germainen-Lave (Seine-et-Oise), sur la rive gauche de la Seine; 1,600 hab.
Pecqnet (Jean), anatomiste, né à Dieppe, 1722-1674, entra à l'Académie des sciences, 1666.
Pecquet (Antoine), né à Paris, 1704-1762, grand-maître des eaux-et-forèts de Rouen, a surtout laissé : Lois forestières de la France, 1758, 2 vol. in-4».
Pecquigny OU Picquigny, ch.-l. de Canton,
arr. et a 14 kil. N.-O. d'Amiens (Somme), sur la Somme. Traité de 1475; 1,274 hab.
Pedee. Il y a deux cours d'eau de ce nom aux Etats-Unis : le Grand-Pedee arrose les deux Garolines, et a 550 kil. de cours; — le Pelit-Pedee, qui a 200 kil. de cours, se jette dans le Grand-Pedee, à 60 kil. de son embouchure.
pédernec, comm. du canton de Bégard, arr. et à 12 kil. O de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 3,143 hab.
Pederneira, bourg du Portugal, dans la province d'Estrémadure, sur la petite baie de son nom. Port de pêche. Près de là est le fameux sanctuaire de Notre-Dame-de-Nazareth; 2,500 h.
Pédicules, peuple de l'Italie anc, appelé aussi Peucétiens. ^Sumatra).]
Pedir, port commerçant du roy. d'AtchinJ
Pèdre. V. Pedro et Pierre.
Pedro Ier (Dom), empereur du Brésil, 1822- 1831, et, sous le nom de Pedro IV (1826), roi de Portugal, était né au château de Quéluz (Portugal) en 1798. Il fut nommé régent du Brésil par son père, Jean VI, rappelé en Europe, 1821 ; puis, il se laissa déclarer, de l'aveu de Jean VI, protecteur, empereur constitutionnel du Brésil. 1822. A la mort de son père, 1826, dom Pedro accorda une constitution libérale aux Portugais, et leur donna pour reine sa fille, Maria da Gloria, qui devait épouser dom Miguel, second fils de Jean VI (mai 1826). En Portugal, dom Miguel usurpa le trône ; au Brésil, le parti démocratique excita des troubles qui amenèrent l'abdication de l'empereur en faveur de son tils, dom Pedro II (avril 1831). Devenu simple duc de Bragance, dom Pedro parvint, à l'aide de l'anglais Napier, à expulser dom Miguel (juin 1834), et mourut trois mois après, sept. 1834.
Pedro (San-), v. du Brésil (Rio-Grande-do- Sul), à 250 kil. S. de Portalègre, sur le Rio- Giande, qui sert d'écoulement à la lagune de los Patos; 19,000 hab. Cette ville s'appelle aussi Rio-Grande. Port important.
Pedro-Sacatepequei (San-), ville du Guatemala (Amérique centrale); 4,000 hab.
Pedrotaiiagaiia, sommet de l'île de Ceylan, haut de 2,526 met.
pée.sur.xïveiie, comm. du canton d'Ustaritz, arrond. et à 20 kil. S. de Bayonne (Basses-Pyrénées) ; 2,496 hab.
Peebies, ch.-l. du comté de son nom (Ecosse), au confluent de la Peebies et de la Tweed , à
35 kil. S. d'Edimbourg ; 2,000 hab. — Le comté de Peebies, appelé aussi Tweeddale, est dans les Basses-Terres {Lowlands); c'est un pays montueux où on élève des moutons des races Cheviot et Black-faced.
Peel (Sir Robert), né à Chambev-Hall, près de Bury (Lancastre), 1788-1850, fils d'un riche lïlateur, membre des communes 1809. entrait dans le ministère Liverpool, 1812-1818. Il eut le département de l'intérieur dans les cabinets Liverpool et Wellington, 1822-1830. Il présenta, en 1829, un bill pour l'émancipation des catholiques; il s'aliéna ainsi le parti tory, l'Université d'Oxford, et même sa propre" famille. Après 1830, il combattit la réforme électorale, et ne reprit véritablement la direction des affaires qu'en sept. 1841. Abandonné par les exagérés de son parti, mais soutenu par Gobden et la ligue de Manchester, il obtint l'abolition des lois sur les céréales, 1846. Il prêta son concours au cabinet de sir John Bussell pour la continuai ion de la réforme économique. Il mourut d'une chute de cheval. — On a publié de lui : Discours parlementaires, A vol. in-8° ; Mémoires d'après ses papiers.
Peene, riv. d'Allemagne, passe à Anklam (Poméranie), et finit dans le Stettiner-Haff. Cours de 100 kil.
Pégase, cheval ailé, né du sang de Méduse, après que Persée lui eut coupé la tête, ou de l'union de cette Gorgone avec Neptune.
Pegnitz, riv. de Bavière, passe à Nuremberg et se jette à Fûrth dans la Regnitz. Cours de 60 k.
Pego, ville d'Espagne, dans la province d'Alicante. Commerce de soie, d'huile, de raisins secs; 5,500 hab.
pégu, Pégou ou (selon les Birmans) Pago, v. de l'Irwio-Chine anglaise, sur un affluent de llraouaddy. Pégu a été la capit. d'un royaume conquis par les Birmans au xvme s. ; c'est le ch.-l. d'une province de la Bi-rmanie anglaise, depuis 1853.
Peihvi, anc. langue de la Médie.
Peïchawer OU Peschaoner, V. de l'Hin-
doustan anglais (Pendjab), au N.-O., sur le Caboul, à 600 kil. N.-O. de Lahore; 50,000 hab.
Peignot (Etienne-Gabriel), né à Arc (Haute- Marne), 1767-1849, avocat à Besançon, plus tard inspecteur d'académie, a laissé de nombreux ouvrages bibliographiques : Amusements philologiques; Essai sur la reliure des livres; Documents sur les dépenses de Louis XIV; Manuel bibliographique; Dictionnaire raisonné de bibliographie; Répertoire bibliographique universel; Manuel du bibliophile ou traité du choix des livres.
Peï-ho ou Pay-ho (fleuve blanc), fleuve de Chine, coule à l'E. en passant près de Pékin, à Tientsin et à Takou. Son embouchure dans le golfe de Pe-tchi-li est obstruée par une barre; cours de 700 kil.
Peiia ou Peiiau, v. de Prusse (Silésie), à 50 kil. S.-O. de Breslau. Tissus de laine et de coton ; 4,000 hab.
Peipus (Lac) OU Tchoudskoé, à l'O. de la Russie d'Europe. Il a 120 kil. sur 60. Il reçoit la Vélikaia, et communique avec le golfe de Finlande par la Narva.
Peiresc (NICOLAS- CLAUDE Fabri de), né à
Beaugensier (Provence). 1580-1637, conseiller au parlement d'Aix, avait rassemblé des manuscrits et formé des collections de tout genre. Il acclimata en France le chat d'Angora, le laurierrose, le papyrus d'Egypte, diverses espèces de vignes, de roses, de jasmins, etc. Il écrivit beaucoup, mais sans rien publier. Boissonnade a publié ses Lettres à Holstenius.
pé-Kiang, riv. de la Chine, passe à Canton et se jette dans le Si-Kiang, au-dessous de cette ville; 450 kil. de cours.
PÉL
PÉL
Pékin ou Péking- (Cour du Nord), ou encore Tsing-Tscheng (la capitale), capitale de l'empire chinois et de la prov. de Tchi-li, dans une plaine arrosée par un affluent du Peï-ho, le Yu-ho; pop., 1,000,000 hab. — Péking se compose de trois villes distinctes, de forme carrée : la ville impériale, la ville extérieure ou Tatare, et la ville intérieure ou chinoise. La première, qui est au N., renferme le palais impérial. La plupart des rues sont étroites, non pavées et bordées de maisons à un seul étage. Kublaï-Khan, petit-fils de Gengis-Khan, fonda la ville impériale ou tatare, 1267 ; mais la ville extérieure ou chinoise, remonterait à la dynastie des Tchou, vers 1,100 av. J.-C. Les Anglais et les Français sont entrés à Péking, en 1860.
Pelage, hérésiarque du ve s., était, dit-on, originaire de la Grande-Bretagne, et moine. Venu à Rome vers 400, il soutenait qu'il n'y a pas de péché originel; que tous les hommes peuvent, par un effort de leur volonté, vivre dans le bien et la vertu. Cette doctrine fut condamnée par plusieurs conciles, parles papes et par les empereurs. Le pélagianisme et le semipélagianisme ont été surtout combattus par saint Augustin.
Pelage, nom de deux papes : Pelage l«r, 555-560, était né à Rome vers 495. — Pelage II, 578-590, aussi né à Rome, était Goth d'origine.
Pelage, roi des Asturies, 719-737, fils de Favila, duc de Gantabrie, se réfugia, après la défaite de Xérès, 711, dans les Asturies, et continua la lutte contre les Arabes.
Pélagie (Sainte), martyre du rve s. Fête, le 9 juin.
Péiasgonîe, canton de la Péonie.
Pélasges, nom d'un ancien peuple qui a laissé des traces nombreuses de son existence en Grèce, en Italie, dans l'Asie Mineure occidentale, et même en Espagne. En Grèce, les Pélasges formèrent la population primitive. Dans le Péloponnèse, ils habitèrent l'Argolide ou l'Arcadie à l'origine. La Béotie l'ut le siège principal des Pélasges dans la Grèce centrale. La Grèce du nord fut a peu près exclusivement pélasgique : en Thessalie s'élevèrent, très anciennement, Larisse du Pénée et Larisse Crémaste (Argos Pelasgicum). En Epire, on a découvert les restes de 45 villes fondées par les Pélasges. Hors du continent, les Pélasges occupèrent la Crète, Rhodes, une partie des Cyclades, les Sporades, et, dans le nord de la mer Egée, Scyros, Imbros, Lemnos, Samothrace, etc.
L'invasion des Hellènes fut fatale aux Pélasges; presque partout ils furent ou chassés ou réduits au plus dur esclavage, comme les Pénestes de Thessalie et les Hilotes de Laconie; l'Arcadie demeura seule, et jusqu'à la tin, pélasgique.
En Italie, on a rapporté à le race pélasgique les Osques et les Sabelliens, qui se disaient autochthones. Sur la côte S.-E. de la Péninsule, on retrouvait un mélange de Pélasges et d'Illyriens : Messapiens, Peucétiens, Dauniens, dans la Japygie; Œnotriens, Chartes et Morgètes, dans le Bruttium. — Dans le N.-O., les Sicules ou Pélasges tyrrhéniens s'établirent sur les bords du Pô, et surtout au midi de l'Arno. Comme les Pélasges de la Grèce, ceux d'Italie furent asservis. Quelques tribus, les Sicules et les Morgètes, émigrèrent en Sicile.
En Espagne, la présence des Pélasges se décèle dans les solides enceintes de Saragosse, de Tarragone et de Sagonte.
Sur la côte occidentale d'Asie Mineure, les Pélasges ont occupé tous les pays qui s'étendent de la Cane au Pont-Euxin. Troie fut la grande ville pélasgique.
Les Pélasges ont été une race agricole et in-
dustrieuse. Grands bâtisseurs de villes, ils ont élevé avec d'énormes blocs de pierre des murailles, dites cyclopéennes, qui ont résisté à l'action des temps et des hommes. Us ont aussi jeté les bases de la religion des Grecs : les sanctuaires de Samothrace, de Dodone et d'Eleusis, ont survécu à la race pélasgique ellemême.
Pélasgiotide, contrée de la Thessalie, dont les limites ont varié ; c'était surtout le pays situé au N.-E. sur le cours inférieur du Pénée.
Pélasgique (Golfe), formé, au S.-E. de la Thessalie , par la mer Egée. Il séparait la Phthiotide de la presqu'île de Magnésie, et baignait Iolcos, Démétriade, Pagase (d'où son nom de golfe Pagasétique). Auj. golfe de Volo.
Pelée, père d'Achille, était fils d'Eaque, roi d'Egine ; après bien des aventures malheureuses, il épousa Thétis, dont il eut Achille. 11 avait pris part, comme roi de Phthiotide, à l'expédition des Argonautes.
Pelée (Montagne), l'un des points culminants de la Martinique, haut de 4,500 mètres.
Peiet (Jean-Jacqdes-Germain, baron), né à Toulouse. 1777-1858, officier du génie, devint colonel dans la campagne de Bussie, et général de brigade dans celle d'Allemagne, 1813. En 1830, il devint lieutenant général, et directeur général du dépôt de la guerre. Député de Toulouse depuis 1831, pair de France depuis 1837, il présida, en 1848, le comité de défense nationale, et, en 1852, entra au sénat. Il a publié : Mémoires sur la guerre de 1809 ; Introduction aux campagnes de Aapoléon de 1805 à 1809 ; Introduction aux Mémoires militaires relatifs à la succession d'Espagne sous Louis XIV, 9 vol. in-4°, avec atlas, etc.
Peietier (Jacques), né au Mans, 1517-1582, de bonne heure admis dans la société de Marguerite de Navarre, mourut principal au collège du Mans. Parmi ses poésies, on cite : l'Art poétique d'Horace; l'Art poétique français, le poème de la Savoye; puis il a écrit : Dialogue de l'orthographe et de la prononciation ; V Arithmétique^ l'Algèbre, etc., enfin In Euclidis Elementa geometrica demonstrationum lib. VI, in-fol.
Peietier (Jolien), neveu du précédent, né dans le Maine, 1535-1596, curé de Saint-Jacques de la Boucherie à Paris, en 1583, fut l'un des principaux chefs de la Ligue. Malgré son repentir, il dut quitter Paris, en avril 1594.
Peiew, Palaos, archipel de la Micronésie, à l'O. des îles Carolines. Sol fertile, ignames, arbres à pain, ébéniers, cocotiers, immenses forêts de bambous.
Pelham (Sir Henry), homme d'Etat anglais, 1694-1754, d'abord collègue de Walpole, écarta du pouvoir lord Carteret. et avec son frère aîné, le duc de Newcastle, gouverna l'Angleterre, 1744-1754.
Pélias, fils de Neptune et de Tyro, frère de Nélée, usurpa le trône dTolcos, éloigna Jason, par l'expédition des Argonautes, mais périt par les artifices de Médée.
Pélignes OU Péligniens, petit peuple de
l'Italie anc. (Samnium), dans les montagnes de l'Apennin; ils firent partie de la Confédération Marse. Les villes étaient Sulmo et surtout la place forte de Corfinium. Leur territoire correspond auj. au N.-O. de la prov. de Chieti.
Pé-ling, montagnes de la Chine proprement dite, se rattachant aux monts Yun-ling; leurs masses confuses sont entre le Hoang-ho et le Yang-tse-Kiang.
Péiion, chaîne de montagnes de la Grèce anc. (Thessalie), s'étendait du N.-O. au S.-E., entre le lac Bœbeis et le golfe de Magnésie, à l'O., et la mer Egée à TE., dans la presqu'île de Magnésie. Il s'appelle auj. Plessidhi.
Pélissier (Amable-Jean-Jacques), duc de Malakoff, né à Maromme (Seine-Inférieure), 1794-