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et contribua à l'élection du 10 décembre. Membre de l'Assemblée Législative, il joua l'un des principaux rôles dans le coup d'Etat du 2 décembre 1851. 11 devint ministre de l'intérieur, sénateur, ambassadeur à Londres, 1855-1858,
Fuis 1859-1 860 ; en 1863, il fut nommé duc par empereur. Ennemi déclaré du régime parlementaire, il affecta de recommander les innovations libérales et l'emploi d'hommes nouveaux. Il est mort à Nice.
Persique (Golfe), Sinus Persicus, quelquefois mare Erythrœum, formé par la mer des Indes avec laquelle il communique par le détroit d'Ormuz. Il a 800 kil. de long sur 200 kil. de large, entre la Perse au N.-E., la Turquie d'Asie au N.-O. et l'Arabie au S.-O.
Persiques (Pyles OU Portes), défilé entre
la Susiane et la Perse propre, appelé aussi Portes Susiennes.
Persuis (LODIS-LuC Loiseau de), COmpOSi-
teur de musique né à Metz, 1769-1819, excella surtout dans la musique de ballet.
Pertarite ou Pertharit, roi des Lombards, 691-678, était fit d'Aribert I" Il régnait à Milan, et son frère Godebert à Pavie. Chassé par le duc de Bénévent, Grimoald, 662, il fut rappelé à la mort de l'usurpateur, 671.
Perth, ch.-l. du comté de son nom (Ecossel, à 60 kil. N.-O. d'Edimbourg, sur le Tay : 25,000 h. Châles, toiles peintes, gants ; filatures, tanneries.
Perth (Comté de), situé dans l'Ecosse centrale. Agriculture avancée dans les Basses- Terres à l'E. ; beaux sites à l'O. et au N. dans les Grampians. 11 est arrosé par le Tay et la Die. Villes, Perth, eh. -4.; Scone, etc.
Perth., v. au S.-O. de l'Australie, sur le Swanriver. Colonie anglaise; lieu de déportation; évêché depuis 1844.
Pertharit. V. PERTARITE.
Perthois, Pertisus ou Pertinensis pagus, Tune des trois divisions de la Haute - Champagne, comprenait Yitry- le -François, ch.-l., Perthes, Saint-Dizier, et, de plus, Sainte-Menehould dans l'Argonne.
Pertinax (Publius Helyius), fils d'un affranchi, marchand de bois, né en Ligurie, en 126, grammairien, arriva aux plus hauts grades de l'armée. 11 devint préfet de Rome sous Commode, à la mort duquel il fut proclamé empereur, 193. Il périt assassiné par les prétoriens, après un règne de 87 jours.
Pertuis, ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. S.-E. d'Apt (Vaucluse), près de la Durance. Garance, Tins; 5,612 hab.
Pertuis Breton. V. BRETON (PERTUIS).
Pertuis d'Antioche. Y. ANTIOCHE PER- TUIS D').
Pertus (Col de), dans les Pyrénées orientales, de Figuières a Perpignan, par la Junquera.
Pérugin OLe). Y. YANNUCCI (Pietro).
Peruweiz, v. du Hainaut (Belgique), à 22 kil. de Tournay. Industrie active ; 7,6uO hab.
Peruzzi (Balthasar), né à Ancajano, près de Sienne, 1480-1536, s'appliqua à l'architecture, éleva le palais appelé la Farnésine, et le décora d'une fresque : Persée tuant Méduse. Il était architecte de Saint-Pierre en 1527; il construisit à Rome le palais Massimi, le meilleur et le dernier de ses ouvrages.
Pervenchères, ch.-l. de canton, arrond. et à 16 kil. S.-O. de Mortagne (Orne) ; 856 hab.
Pesaro, Pisaurtwi , ch.-l. de la prov. de Pesaro-et-Urbin (Italie), sur l'Adriatique, à l'embouchure de la Foglia. Port assez commerçant; faïences, poteries. Patrie d'Innnocent XI, du peintre Cantarini et de Rossini; 21,000 hab.
Pescaira, en français Pesgaire, Aternum, bourg fortifié d'Italie, dans la prov. et à 14 kil. N.-E. de Chieti, à l'embouchure de la Pescara; 3,000 hab.
Pescara ou Aterno, fl. d'Italie, se jette dans l'Adriatique, après 140 kil. de cours.
Pescennius IViger. Y. NlGF.R.
Peschiera, Pmcaria, Ardelica, place forte d'Italie, prov. et à 32 kil. N.-O. de Mantouo, à l'endroit où le Mincio sort du lac de Garda; 3,000 hab.
Pescia, v. d'Italie, à 36 kil. N.-E. de Florence. Verreries, papeteries; 5,000 hab.
Pescina, v. d'Italie, dans l'Abruzze Ultérieure IIe, a 50 kil. S.-O. d'Aquila.
Peshawer. Y. PeichàWER.
Pesmes, ch.-l. de canton, arrond. et à 22 kil. S* de Gray (Haute-Saône), sur l'Oignon; 1,223 b.
Pessac, ch.-l. de Canton, arrond et à 6 kil. S.-O* de Bordeaux (Gironde) -, 3,227 hab.
Pessinonte, Pessinus, v. anc. de la petite Phrygie, puis de la Galatie, sur le Sangarius.
Pestaiozzi (Jean-Henri), né à Zurich, 1746- 1827; retiré a Neuhof près de Berne, il recueillit 50 enfants abandonnés et fonda pour eux, en 1775, un institut pédagogique qu'il transféra à Stanz en 1798. Simple maître d'école à Burgdorf. il appliqua sa méthode, qui avait pour basé l'exercice graduel des facultés de l'enfant. Il écrivit Lienhardt et Gertrude; le Livre des mères. L'Institut, transporté à Munchsen-Buchsel, puis à Yverdun (Vaud), était tombé cependant, faute d'une administration vigoureuse, quand Pestaiozzi mourut, 1827.
Pestel (Paul), colonel russe, 1794-1826, d'origine allemande, fit de bonne heure partie des sociétés secrètes. Il fut arrêté, et fut pendu. Il avait réuni ses idées dans le Code Russe.
Pesth, capitale de la Hongrie, sur la rive gauche du Danube, en face de Bude, à laquelleolle est unie, depuis 1859, par un pont suspendu de 400 mètres de longueur. Université, académie des sciences. Fabriques de cuirs, de tabaoe, de liqueurs ; commerce très-actif ; 270,000 hab. Fondée sur l'emplacement d'une forteresse romaine, cette ville a souffert des guerres de l'Autriche contre les Turcs. Auj. Budapest; 360,000 h.
Pétaiisme, de TTcTOC^ov, feuille, sorte d'ostracisme établi à Syracuse, 454 av. J.-C.
Petau (Denis), né à Orléans, 1583-1652, professa dans diverses maisons des jésuites. Il a laissé : Tabulez chronologicœ ou Doctrina temporum, 1628, 2 vol.; Uranologia, 3 vol. in-fol. ; Rationarium temporum, 2 vol. in-12. Son meilleur ouvrage, Theologica dogmata, 5 vol. in-fol., est malheureusement inachevé.
Petchenègues, qui s'appelaient eux-mêmes Kangles, peuplade turque, qui apparaît, au début du moyen âge, à l'E. de l'Oural, puis sur le Jaïk, et, vers 834, sur le Don. Les Petcbenègues refoulèrent les Hongrois dans les Karpatnes, puis furent vaincus, iulO-1075, et leur empire disparut.
Pe-tche-li. Y. TCHE-LI.
Petchora, fleuve de Russie, coule au N.-O. à travers les gouvernements de Vologda et d'Arkhangel, et finit dans l'océan Glacial arctique; 1,350 kil. de cours.
Peten ou itzra, lac de l'Amérique centrale, entre le Yucatan et le Guatemala. Il a 110 kil. de circuit, refiferme 5 îles et verse ses eaux dans le golfe de Honduras, par l'Itza. L'île de Peten a des ruines remarquables.
Peterborough, ville d'Angleterre, dans le comté et à 60 kil. N.-E. de Northampton, sur la Nen; 40,000 hab. Grand marché de produits agricoles.
Peterborough (CHARLES Itlordauut, comte
de), général et homme politique anglais, 1658- 1735. servit dans la marine, contribua au succès de Guillaume III; entra dans le ministère, 1689, et fut créé comte de Monmouth. Mais il était whig trop zélé, il résigna ses fonctions dès 1690. Comte
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de Peterborough après la mort de son oncle, 4697, il fut nommé général en chef des troupes envoyées en Espagne pour soutenir l'archiduc Charles, s'empara de Valence, et, par un coup d'audace inouïe, du fort de Monjuich, ce qui amena la reddition de Barcelune. Presque toute la Catalogne tomba en son pouvoir, 1706. Mais il se brouilla avec l'archiduc Charles, et quitta l'Espagne. Il fut l'ennemi de Marlborough, se déclara pour les tories, et, sous George I«, fut commandant des forces navales de l'Angleterre. Il aima et protégea les lettres ; il écrivit niêiraé quelques bagatelles.
Peterhead, port d'Ecosse, dans le comté et à 44 kil. N.-K. d'Aberdeen, sur la mer du Nord ; 6,000 hab.
Peterhof, village de Russie, sur le golfe de Finlande, à 28 kil. S.-O. de Saint-Pétersbourg. Palais du tzar ; manufacture impériale de mosaïques.
Peters (Bonaventure), peintre flamand, né à Anvers, 4614-1652, fut un excellent peintre de marines.
Peters (Jean), peintre flamand, frère du précédent, né à Anvers, 4625-1677. On loue chez lui l'intelligence de la couleur et la transparence aérienne de ses paysages.
Pétersbourg (Saint.), capit. de l'empire russe, sur la Neva, par 59°56'31" lat. N., et 27° 57' 58" long. E. ; «75,000 hab. Résidence du tzar et des principales autorités, cette ville possède une université fondée en 1819, des écoles de tout genre, des académies , des musées, un observatoire, un jardin botanique, des bibliothèques, etc. 11 v a un métropolitain russe, un consistoire luthérien. La ville forme auj. un gouvern. particulier.
La ville est divisée en trois parties par le fleuve, qui se partage lui-même en quatre branches : sur la rive droite est le quartier de Viborg, au centre sont des îles, et sur la rive gauche la portion la plus considérable de la ville. L'île St-Pétersbourg renferme la maison en bois de Pierre le Grand, et a, dans son voisinage, au S.-O., la For ter este ; on v trouve la cathédrale de Saint-Pierre et Saint-Paul ; l'île Basile possède la Bourse et est habitée surtout par des négociants. Sur la rive gauche est le quartier de l'Amirauté, où résident la cour, la noblesse, et le corps diplomatique.
La Neva, qui a 4 à 500 mètres de largeur, coule entre d'admirables quais de granit. Les communications sont établies entre les divers quartiers par plus de 140 ponts, trois grandes rues partent en éventail de la place de l'Amirauté ; la plus célèbre est la Perspective Aevski, longue de plus de 4 kil.
Saint-Pétersbourg est une des ville les plus industrieuses de Russie ; orfèvrerie, bijouterie et carrosserie. On y fait à peu près la moitié du commerce extérieur de l'empire.
La Neva gèle de novembre à avril; en automne, elle est sujette à des crues subites dues aux vents d'O., qui refoulent les eaux du lac de Finlande et causent parfois de terribles inondations. L'été dure trois mois, la chaleur est alors accablante.
Saint-Pétersbourg est une ville toute moderne et fut fondée, en 1/03, par Pierre le Grand, qui eut à combler les marais de la Neva avant de trouver un emplacement solide. C'était au même endroit qu'Jvan III avait bâti, en 1492, la forteresse d'Ivangorod.
Pétersbourg (Gouvernement de Saint-), situé au N.-O. de la Russie. Sol plat, marécageux. Il correspond à l'anc. Ingrie ; 1,594 ,000 habitants, avec la ville.
Petersburg, v. des Etats-Unis (Virginie), à 35 kil. S. de Richmond, sur l'Appomatox ;
21,000 îwb. Grands marchés de tabacs.
Peterswaidau, v. de Prusse (Silésie), à 8 kil. S.-O. de Reichenbach ; 6.000 hab.
Peterswaide, v. d'Autriche ( Bohême ), à 28 kil. N.-O. de Leitmeritz ; 4.000 hab.
Peterwardein (en hongrois Petervar, Acimincum des Bomainsj, v. de l'empire d'Autriche, sur la rive droite du Danube, à 240 kil. S.-E de Pesth L'une des places les plus fortes de l'Europe; victoire du prince Eugène sur les Turks en 1746; 45.000 hab.
Petiet (Claude), né à Châtillon-sur-Seine, 1749-4806, fut ministre de la guerre, 4796-4797; conseiller d'Etat et administrateur, pendant deux ans, de la République cisalpine. — Son fils, le général baron Auguste- Louis Petiet, né à Rennes, 4784-4858, a écrit : Souvenirs militaires de l'histoire contemporaine, in-8<>.
Péti«*ny (François-Jules de), né à Paris, 1801-1858. élève de l'Ecole des chartes, a donné : Etudes sur l'histoire, les lois, etc., de l'époque mérovingienne, 2 vol. in-8°
Petilie, anc. v. d'Italie (Bruttium), sur la mer Ionienne, fondée par Philoctète. Auj. Strongoli.
Petion de Villeneuve (JÉRÔME), né à Chartres , 4753-1794, député aux Etats-généraux, et dès lors républicain, maire de I aris, seconda par son inertie l'insurrection du 20 juin 4792. Impuissant à empêcher la journée du 40 août, le vertueux Pétion fut le premier président de la Convention, où il siégea parmi les Girondins. Arrêté le 2 juin 4793, il put s'enfuir à Caen. et, après la déroute de Vernon, à Saint-Emilion (Gironde). On retrouva son corps à moitié dévoré par les loups (juin 4794). Ses Œuvres ont été publiées en 4793; M. Dauban a fait connaître, en 4866, les Mémoires inédits de Pétion, réunis à ceux de Buzot et de Barbaroux.
Pétion (Alexandre Sanès, dit), né à Portau-Prince, 4770-1818, conquit ses grades à Haïti, pendant la lutte de la France contre les Anglais. 11 fit partie de l'expédition du général Leclerc à Saint-Domingue, 4802, se souleva contre les Français, et après la chute de Dessalines, fut nommé président de la république d'Haïti, 4807. Il eut à lutter contre Christophe. Il avait gouverné avec fermeté, intelligence et modération,
pétis de la Croix (François), orientaliste, né à Paris, 4653-1713, a écrit : Voyage en Syrie et en Perse; Histoire de Timour-Lenc; les Mille et un Jours, contes persans, etc.
Pétis de la Croix (ALEXANDRE-LOUIS-MARIE),
orientaliste, né à Paris, 1698-1751, fils du précédent, fut, comme son père, professeur d'arabe au Collège de France et secrétaire-interprète du roi.
Petit (Jean), né dans le pays de Caux, vers 1360, fut cordelier et s'attacha au duc de Bourgogne, Jean sans Peur; il prononça une apologie du tyranmeide, 8 mars 44(,8, après l'assassinat du duc d'Orléans. Il se distingua dans les querelles nées du schisme d'Occident, 1405-07, et mourut à Hesdin, 1411 ou 1413. Son Discours se trouve dans Monstrelet.
Petit (Louis), poète, mort à Rouen, 4644-4693, et habitué de l'hôtel de Rambouillet, a laissé Discours satiriques, 4686, in-42 , Dialogues satiriques, etc.
Petit (Jean-Louis), né à Paris, 4674-1750, chirurgien militaire à 22 ans, se distingua comme professeur et comme praticien. On lui doit : Traité des maladies des os; Traité des maladies chirurgicales, 3 vol. in-8°.
Petit (Jean-Martin), né à Paris, 4772-4856, volontaire en 4792. devint général de brigade dans la garde impériale en 4843. Lors de la première abdication de Napoléon 1er, il reçut le baiser d'adieu de l'emDereur dans la cour du château de Fontainebleau Louis-Philippe le nomma pair de France, 1838, et lui donna le
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