‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 447 sur 657 · PEP · texte numérisé non relu

PEP

Pennines (Alpes). V. PEN et ALPES.

Penninus mous , nu m ancien du Grand Saint-Bernard.

Pennsylvanie, un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, qui a 117,102 kil. carres, et 4,282,891 hab. Traversé du N.-E. au S -0. par les munts Alleghanys, il est arrosé par la Delaware, la Susquehannah el l'Ohio. Riches mines de fer, de cuivre, de houille et d'anthracite. Sol très-fertile et admirablement cultivé. L'industrie est très-active. Les villes sont : Harrisbourg, ch.-l. ; Philadelphie, Pittsburg, etc. Fondée par William Penn, la Pennsylvanie {forêt de Penn) prit une part active à la guerre de l'indépendance américaine, 4775-1783.

Penobscot , petit fleuve des Etats-Unis (Maine), finit dans une baie de son nom. Cours de 450 kil.

Peùon de Vêlez, forteresse d'Afrique (Maroc), dans un îlot de la Méditerranée, en face de Malaga. Elle appartient à l'Espagne,, qui en a fait un préside.

Penou de Alhucemas. V. ALHUCEMAS.

Penrith , paroisse du Cumberland (Angleterre), a 28 kil. S.-E. de Carlisle; 6,000 hab.

Pensacoia, v. des Etats-Unis (Floride), sur la baie de son nom. Son port est le plus beau et le plus sur du golfe du Mexique.

Pensionnaire (Grand-), magistrat qui partageait avec le stathouder la direction de la république des Provinces-Unies. Il était élu tous les cinq ans par la province de Hollande, dont il était le grand-pensionnaire particulier.

Pentapole, nom donné à des territoires comprenant cinq villes principales. Il y en avait deux en Palestine : l'une se composait des villes de Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm et Ségor, dans la vallée du Jourdain ; l'autre comprenait Gaza, Ascalon, Azoth, Accaron et Geth, dans le pays des Philistins. — Les Grecs avaient donné ce nom : 4» à la Cyrénaïque ; 2<> à la Doride d'Asie Mineure, quand la ville d'Halicarnasse eut été exclue de YHexapole. — Enfin, au moyen âge, Pépin le Bref enleva aux Lombards, pour la donner au pape Etienne II, une Pentapole formée des villes de Rimini, Pesaro, Fano, Sinigaglia et Ancône sur l'Adriatique, 755.

Pentateuque (7T£VT£, cinq ; T£U)(OÇ, livre), nom donné à la réunion des cinq livres écrits par Moïse : Genève, Exode, Lévitique, Nombres, Deùtéronome.

Pentecôte, cinquantième, fête des Juifs et des Chrétiens, 50 jours après Pâques.

Pentélique, montagne de l'Atiique, au N.-E., près de la source du Céphise.

Penthée, roi de Thèbes, se montra hostile au culte de Bacchus, qui le fit déchirer par sa mère.

Penthièvre (Fort), situé au N. de la presqu'île de Quiberon, dont il ferme l'isthme, est à 44 kil. S.-E. de Lorienl (Morbihan).

Penthièvre (comté, puis duché de). Il comprenait une grande partie du département actuel des Côtes-du-Nord, entre la Rance, à l'E., et le Guer, a l'O. Ses villes étaient Lamballe, chef-lieu, Guingamp, Lannion, etc.

Penthièvre (L0UIS-JeaN"-MariE de Bourbon, duc de), né à Rambouillet, 1725-1793, fils du comte de Toulouse, vécut à Sceaux ; il y reçut les gens de lettres, et conserva une grande popularité jusqu'à sa mort.

Pentiand, détroit de l'océan Atlantique, entre l'Ecosse au S., et les lies Orcades au N. Il est large de 10 kil.

Pentri, peuple de Samnium (Italie ancienne), qui avait pour capitale Bovianum.

Penvenan, comm. du canton de Tréguier, air. du Lannion (Côtes-du-Nord) ; 3 200 hab.

Penza ou Pensa, ch.-l. du gouvern. de son

nom (Russie^, à l,4u0 kil. S.-E. de Saint-Pétersbourg ; 15.000 hab.

Penza (Gouvernement de), situé dans la Russie orientale : il a 39.00U kil. carrés, et 1,332.000 h.

Penzance, poi't d'Angleterre (Cornouailles), sur la Manche, à 16 kil. E. du cap Land's-End. Riches mines d'étain. Patrie de Davy ; 9,000 hab.

péonie, purtiun N. de l'anc. Macédoine, comprenait les bassins supérieurs de l'Axius et du Strymon. Elle reçut son nom de Péon, chef d'une colonie de Pelasges et d'Eoliens, venue d'Elide, 1393 av. J.-C, et fut réunie par Philippe II a la Macédoine. On l'appelait aussi Pélagonie, de son canton principal.

péparèthe, petite île de la mer Egée, au N. de Sevras. Auj. Piperi.

Pepe (Guillaume), né à Squillace (Calabre), 4783-1855, fit sa fortune militaire sous Joseph Bonaparte et Murât. Placé à la tête de l'insurrection de 4820 (juillet), il fut battu par les Autrichiens, à Rieti (mars 1821). Exi>é jusqu'en 1848, il commanda alors le contingent que Ferdinand II envoyait au secours de la Lombardie, et se distingua dans la défense de Venise, 1848-49. On a de lui : Relation des événements de 1820 et 1821 ; Mémoires ; Histoires des révolutions d'Italie , de 4847 à 4849. — Son frère aîné, Florestan, né à Squillace, 4780-4851, lieutenant général, sous Murât, fut chargé par Ferdinand de soumettre Païenne insurgée, en 4820.

Pépin de Landen ou le Vieux, était un puissant leude d'Austrasie, qui contribua à la perte de Brunehaut, 613, devint maire du palais d'Austrasie, au nom du jeune Dagobert I", 622, puis sous Sigebert II. Il mourut en 639. Il laissa un fils, Grimoald, et une fille, Begga, mariée à Anségise, fils de l'évêque Arnulf. Fête, le 21 février.

Pepîn â'IJéristal était fils d'Anségise et de Begga. Il devint, avec Martin, son cousin, duc héréditaire des Austrasiens, 679, lutta contre le maire de Neuslrie, Ebroïn, qui fit périr Martin ; puis remporta à Testry, 687, une victoire qui étendit sur la Gaule presque entière la double autorité de sa famille et de l'Austrasie. Il gouverna au nom de quatre rois mérovingiens, 687-714. Il lutta contre les Frisons et les Alamans. En mourant, il laissa le pouvoir à sa veuve, Plectrude, et à son petit-fils, Théobald. — D'Alpaïde, il avait eu Charles Martel.

Pépin le Bref (ou le Petit), l'un des trois fils de Charles Martel, reçut la Neustrie et la Bourgogne. Associé à son frère, Carloman, duc d'Austrasie, 742, il réforma l'Eglise, aux conciles de Leptines et de Soissons, 743-744, et combattit les Bavarois, les Alamans, les Saxons, et surtout les Aquitains. Après la retraite de Carloman au Mont-Cassin, Pépin consomma la ruine définitive des Mérovingiens : Childéric III fut relégué dans un cluître, 752. Proclamé roi des Francs, a Soissons, avec l'approbation du pape Zacharie, il fut sacré à Mayence par saint Boniface. 11 ^secourut Etienne II contre les Lombards, 754-756, et lui donna l'exarchat de Ravenne et la Pentapole. Il enleva aux musulmans d'Espagne Narbonne et la Septimanie, 752-759. Il soumit l'Aquitaine, malgré la résistance opiniâtre du duc Waïfre, 760-768. Il mourut en 768.

Pépin le Bossu, fils naturel de Charlemagne, conspira plusieurs fois contre son père; il mourut en 844.

Pépin, second fils de Charlemagne, né en 776, sacré roi d'Italie par le pape Adrien Ier, 781, combatit les Avares, en 796. Le capitulaire «te Thionville, 806, lui donnait, outre l'Italie, la Bavière, l'Istrie, etc. Il mourut en 840.

Pépin Ier, second fils de Louis le Débonnaire et d'Hermengarde, né en 803, investi de l'Aquitaine, 847 , se joignit à ses frères contre son père, 830 ; puis redoutant l'ambition de Lothaire, il s'entendit avec Louis le Germanique, et, rétablit

PER

PER

Louis le Débonnaire. Dépouillé de l'Aquitaine par l'empereur, il se joignit encore à ses frères pour le déposer, 833, se réconcilia avec lui, et mourut en 838.

Pépin il, roi d'Aquitaine, fils du précédent, lui succéda en 838, s'unit à son oncle Lothaire, fut baitu avec lui à Fontanet, 841, et dépouillé par le traité de Verdun, 843. Mais il ne cessa de lutter contre Charles le Chauve, appela les Normands à son secours, fut deux fois pris, entin condamné à mort par l'assemblée de Pistes, 864, et enfermé dans la forteresse de Sentis. 11 y mourut peu de temps après.

Pepoii, famille de Bologne, puissante au xive siècle.

Pepyn (Martin), peintre flamand, né à Anvers, vivait en 4578, et fut admiré de Rubens.

Pequignot (Jean-Pierre), peintre de paysages, né à Baume-les-Dames. 1/65-1806.

Pera, faubourg de Const'antinople, au N. de la Corne d'Or, où résident les Francs.

Peraciraba, v. du Brésil, dans la prov. et à 180 kil. N.-O. de Saint-Paul. Mines d'or et eaux thermales, source sulfureuse ; 3,000 hab.

Perak, petit royaume de la presqu'île de Malacca, à l'O., avec une capit. du même nom.

Peraita, v. de la Navarre (Espagne), à 45 kil. S. de Pampelune, sur l'Arga. Vins dits de Rancio ; 4,000 hab.

Peramo, village situé sur l'emplacement de Cvzique, au N.-O. de l'Asie Mineure.

Peranda (Santo), peintre, né à Venise, 1566- 4638, composa de bons tableaux pour la Mirandole, beaucoup de portraits pour la cour de Modène.

Peray (Saint-), ch.-l. de canton, arrond. et à 14 kil. S. de Tournon (Ardèche). Bons vins blancs mousseux ; 2,658 hab.

Percevai (Spencer), homme d'Etat anglais, né à Londres en 1762, fut chancelier de l'échiquier, 1807, puis premier lord de la trésorerie, 1809. Il fut assassiné, mai 1812, par un nommé Bellingham.

Perche, Perticus ou Perticensis pagus, anc. pavs de France, entre la Normandie au N.-O., l'Ile-de-France au N.-E., l'Orléanais au S.-E. et le Maine au S.-O. Il comprenait : 1» le Grand- Perche ou Haut-Perche (Mortagne, ch.-l. ; Nogent-le-Rotrou. Corbon, Bellesme, abbaye de la Trappe) ; 2<> le Perchet ou Petit-Perche (la Loupe, Bretoncelle); 3<> le 'Mimerais ou Terres démembrées (Chàteauneuf, ch.-l. ; Maillebois), et la Terre française; 4« le Perche-Gouet ou Bas-Perche (Montmirail, ch.-l. ; Dangeau). Il est réparti auj. entre les départements de l'Orne et d'Eureet-Loir.

Perche (Col de la), dans les Pyrénées orientales, long de 5 kilom., praticable, route de Perpignan à Urgel, par Montlouis et Puycerda.

Percïer (Charles), né à Paris, 1764-1838, eut le grand prix d'architecture, 1786, il tut envoyé à Rome, où il se lia avec Fontaine; les deux artistes travaillèrent ensemble, surtout sous la direction de Gisors; mis en rapport avec Bonaparte par une restauration de la Malmaison, ils eurent désormais une part importante aux travaux exécutés sous l'Empire; Percier était surtout dessinateur. Il a donné avec Fontaine : Palais, maisons dessinés à Rome; Choix de maisons de plaisance de Rome; Recueil de décorations intérieures.

Percy, ch.-l. de canton, arrond. et à 25 kil. S. de Saint-Lô (Manche); 2,716 hab.

Percy (Thomas), né à Bridgenorth (Shropshire), 1728-1811, évêque de Dormore, en Irlande, a surtout écrit la Clef du Nouveau Testament.

Percy (Pierre-François, baron), chirurgien militaire, né à Montagney (Doubs), 1754-1825, remporta vingt fois le* prix décernés par les

sociétés savantes de Paris ou d'Europe, et fut chirurgien en chef depuis 1792. On a de lui : Manuel du chirurgien d'armée; Pyrotechnie chirurgicale ou art d'appliquer le feu en chirurgie.

Percy, famille ancienne d'Angleterre, descendant d'un compagnon de Guillaume !e Conquérant, Guillaume Pehcy. — Parmi ses descendants, on cite : Henri Percy, vainqueur, sous Edouard III, du roi d'Ecosse, David Bruce, à Nevill's Cross, en 1346;— Henri Percy. comte de Northumberland, en 1377, fut l'un des principaux partisans de Henri IV de Lancastre; puis se révolta contre lui, avec son fils Henri, surnommé Hotspur (ardent au combat), qui fut vaincu et tué à la bataille de Shrewsburv, 1403. Il périt lui-même dans le comté d'York, avec son frère Thomas, en 1406. — Un de ses descendants, Thomas Percy, comte de Northumberland, voulut délivrer Marie Stuart, et fut décapité en 1571.

Perdiccas, nom de trois rois de Macédoine. Perdiccas Ier (vin* siècle av. J.-C.) fut le fondateur de la dynastie, selon Hérodote, et le quatrième roi selon d'autres. — Perdiccas II, fils d'Alexandre I« mourut en 413. — Perdiccas III, 364-359, périt dans une bataille contre les Illyriens.

Perdiccas, l'un des généraux d'Alexandre le Grand, régent au nom de Philippe Arrhidée et d'Alexandre Aigus, 323 av. J.-C, excita une ligue d'Antipater, Cratère, Antigone et Ptolémée. Il fut battu et assassiné près du Nil, 321.

Perdu (Mont), sommet des Pyrénées centrales, sur le versant espagnol (Aragon), au S.- O. du mont Cylindre; 3,351 met. de hauteur.

Père-en-Retz (Saint), Ch.-l. de canton, ari'

et à 12 kil. S. de Paimbeuf (Loire-Inférieure): 2,983 hab.

Pérécop ou Pérékop, v. de Russie (Tauride), sur l'isthme de son nom. Grands magasins de sel. — Appelé Taphros (fossé), par les anciens Grecs, Pérécop a reçu des Russes son nom actuel (Portes de l'isthme).

pérécop (Isthme de), entre le golfe de Kerkinit à l'O. (mer Noire) et la mer Putride à l'E. Il unit la Crimée au continent; sa largeur est de 8 kil.

Pereda (Antonio de), peintre espagnol, né à Valladolid, 1599-1669, culLiva tous les genres, histoire, architecture, paysage, nature morte.

Pérée, l'une des quatre divisions de la Palestine sous les Maccabées et Hérode. Située à l'E. du Jourdain, elle renfermait l'Iturée, la Trachonitide, la Gaulonitide, l'Abilène, la Batanée, l'Ammonitide, la Moabitide, la Pérée propre, etc.

Péréfixe (HarDOUIN de Beaumont de), né à Beaumont, près de Chàteilerault, 1605-1671, fut précepteur du dauphin, depuis Louis XIV, 1642, archevêque de Pans en 4662. — On cite son Histoire du roy Henri le Grand, 1661, in-12. Il était de l'Académie française depuis 1654.

Peregrinus Proteus, personnage du lie S.,

chercha la notoriété à tout prix; il finit en se brûlant vif aux jeux Olympiques, 465.

péreiaslavi, v. de Russie, dans le gouvern. et à 260 kil. N.-O. de Poltava; jadis capitale des Cosaques Zaporogues ; 9,000 hab.

Pereira (Ndno-Alvarez), général portugais, né en 1360, fut créé connétable, en 4385, par ! Jean I", dont il affermit le trône à la journée d'Aljubarota. Il mourut, 4431. [gdeiredo.1

Pereira de Figueiredo (ANTONIO). V. Fl-J {

Pereire (Jacob-Rodrigue), né à Berlanga I (Estrémadure espagnole), 4745-4780, s'occupa le ; premier, en France, d'instruire les sourds- ! muets.

Perennis, préfet du prétoire, sous Commode, fut massacré par les soldats, 486.

Perez (Antonio) , homme d'Etat espagnol, i

PÉR

PER

4539-4611, secrétaire d'Etat, 1567, servit la politique insidieuse de Philippe II à l'égard de don Juan d'Autriche ; devint suspect à son tour, fut arrêté, 1581 ; put, en 1590, se réfugier en Aragon. Il fut réclamé par l'inquisition, et délivré par le peuple, auquel ce soulèvement coûta ses privilèges, 1591. Perez mourut en France. — On a de lui : Mémoires et Opuscules; Etoile polaire des princes.

Perez (David), compositeur de musique d'origine espagnole, né à Naples en 1711, vécut à Palerme, à Naples, à Lisbonne, et mourut en 1778. [sur le Cestrus.l

Perga, anc. v. d'Asie Mineure (Pamphylie)J

Pergame, nom de la ville de Troie, alors qu'elle n'occupait que le versant 0. de l'Ida.

Pergame, Pergamus, anc. v. d'Asie Mineure (Mysie), sur le Caïcus, capitale de l'Etat de ce nom, 283 av. J.-C. Elle fut célèbre par la découverte du parchemin et par sa bibliothèque. Patrie de Galien.

Pergame (Rovaume de), Etat d'Asie Mineure, fondé, -283 av. J.-C, par Philétère. Il s'agrandit, sous ses successeurs, d'une grande partie de l'Asie Mineure. Les Romains, profitant du testament d'Attale III, enlevèrent à Aristonic, 132- 129, le royaume de Pergame, qui forma leur province d'Asie.

Pergine (Col de), dans les monts Lésiniens (Italie), route de Trente à Bassano.

Pergola (Ange de la), condottiere italien, au service du duc de Milan, mourut peu de temps après, 1426.

Pergoièse (Jean-Baptiste), compositeur de musique, né à Iesi (Marche d'Âncône), 1710-1736, écrivit pour les théâtres de Naples plusieurs partitions d'opéras qui, si l'on excepte la Séria padrona (1730), n'ont été appréciées qu'après sa mort. Maître de chapelle a Lorette, 1734, atteint d'une phthisie pulmonaire, il se retira à Pouzzoles, où il écrivit son Stabat, une cantate d'Orphée, et son Salve Reqina.

Péri (Jacques), compositeur de musique, né à Florence, a été l'un des créateurs du drame lyrique, à la fin du x\ie s.

"périandre, tyran de Gorinthc, C25-585 av. J.-C, protégea le commerce, les lettres et les arts, et conquit Epidaure et Corcyre. On le compte parmi les sept sages de la Grèce.

périciès, 499-429 av. J.-C, était fils de Xanthippe, l'un des vainqueurs de Mycale. D'abord à la tête du parti populaire, par' opposition à Cimon, il enleva à l'Aréopage et au conseil des Cinq-Cents le pouvoir judiciaire presque entier, et le transporta à des jurés tirés au sort; il 'fit instituer les thesmothètes, qui devaient proposer au peuple la révision des lois défectueuses. Ensuite il combattit Corinthe et Egine; il commença les longs murs. Sparte forma une ligue qui battit Périciès à Tanagre, 457. Après la mort de Cimon, Périciès conclut, avec Sparte et ses alliés, une trêve de 30 ans, 445. — Alors Périciès s'appliqua à embellir Athènes à l'aide du trésor formé par les contributions des alliés; toutpuissant depuis l'exil de Thucydide, nouveau chef du parti aristocratique (443 bu 442), il bâtit l'Odéon, le Parthénon, le temple d'Eleusis, les Propylées, l'Erechthéion, etc. On a justement donné le nom de siècle de Périciès à cette époque a laquelle appartiennent les plus illustres artistes. Périciès prévint un premier soulèvement des alliés jaloux en comprimant avec vifueur une révolte de Samos, 440. Mais bientôt data la grande guerre du Péloponnèse, 431 ; frappé dans ses amis, Phidias, Anaxagoras et Aspasie, il dirigea cependant les affaires pendant les deux premières années de la lutte. Il mourut de la peste en 429. — Jusqu'à la fin il mena une vie simple et retirée, dans la société de quelques philosophes, Anaxagoras, Prota-

goras, Zenon d'Elée, du musicien Damon, du sculpteur Phidias, etc.

Périèques, nom donné par les Spartiates aux Laconiens ou Achéens, habitants des campagnes.

périer (Jacques-Constantin), mécanicien, né à Paris, 1742-1818, établit a Chaillot deux pompes â feu pour la distribution des eaux de la Seine dans Paris, 1788.

périer (Cladde), banquier, né à Grenoble, 1742-1801, a été l'un des fondateurs de la Banque de Fiance.

Périer (Casimir), né à Grenoble, 1777-1832, était le 3e des huit fils du précédent. 11 fonda, avec son frère Scipion, une banque qui prospéra, fut élu député de Paris, en 1817, et demeura toujours dans les limites de l'opposition constitutionnelle. En 1830, il entra dans la commission municipale et se rallia à la royauté de Louis-Philippe. Ministre sans portefeuille dans le cabinet du 11 août, président de la Chambre des députés en novembre 1831, il fut président du conseil, 13 mars 1831. Au dedans, il s'attacha à rétablir l'ordre troublé par les émeutes, et y réussit à force d'énergie. Au dehors, il refusa d'intervenir en Pologne, mais il défendit la Belgique contre la Hollande, 1831, et, en Italie, occupa audacieusement Ancône pour contenir l'Autriche, 1832. Il succomba aux atteintes du choléra.

périers, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N. de Coutances (Manche) ; 2,652 hab.

Pérignac,comm. du canton de Pons, arrond. de Saintes (Charente-Inférieure); 2,369 hab.

Périgneux, comm. du canton de Saint-Rambert, arrond. de Montbrison (Loire) ; 2,344 hab.

Pérignon (DOMINIQUE-CATHERINE, COUlte, puis

marquis de), né en 1754, à Grenade (Haute- Garonne), 1754-1818, membre de l'Assemblée législative, succéda, comme général en chef, à Dugommier, en 1794, et gagna la bataille d*Escola (20 nov.). Ambassadeur en Espagne, il négocia le traité de Saint-lldefonse, 1796. Sénateur, 1801, maréchal, 1804, il ne prit aucune part aux guerres de cette époque.

Périgord, Petrocoriensis ager, Petragoricus ou Petragoricensis pagus, anc. pays de France (Guyenne). Il se divisait en : 1<> Périgord noir (ainsi nommé â cause de ses forêts) ou Haut- Périgord au N. (Périgueux, ch.-l. ; Bourdeilles, Bergerac, la Force, Mucidan) ; 2<> Périgord blanc ou Bas-Périgord au S.-E. (Sarlat, ch.-l. ; Biron, Castillon, abbaye de Cadouin, etc.). Il fut réuni au domaine par Henri IV, 1589. 11 forme aujourd'hui le département de la Dordogne.

Périgueux, Yesunna, puis Petrocorii, ch.-l. du département de la Dordogne, sur l'Isle, à 476 kil. S.-O. de Paris; 25,969 hab. Evèché, suffragant de Bordeaux. Commerce de truffes; pâtés truffés ; fer. Marché de porcs le plus considérable de France. Patrie de Daumesnil.

Perija, ville de la république de Venezuela, à 112 kil. S.-O. de llaraeaïbo, sur la rive gauche de la Perija, qui se jette dans le lac de Maracaïbo, après un cours de 130 kil.

Perim , Insula Diodori, île du Bab-el- Mandeb, à 10 kil. O. de l'Arabie. Volcanique et stérile, elle a été occupée en 1857 par les Anglais.

Périn (Lié-Louis), peintre de portraits, né à Reims, 1753-1817, excella dans la miniature.

Périne (Sainte). V. PÉTRON1LLE.

Peringskjoeid (Jean), antiquaire suédois, né à Stiengnœs, 1654-1720, a publié Monumenta Uplandica^ '2 vol. in-fol., recu'eil d'inscriptions runiques, etc.

Pcrino del Vaga (PlERRE Buonaccorsî,

dit), peintre, né en Toscane, 1500-1547, travailla à la décoration du Vatican sous Raphaël et sous Jules Romain.

Périmthe, colonie de Milet, sur la côte N. de

PER

PER

la Propontide, à i'O. de Sélymbrie. Elle fut appelée depuis Héraclée ; d'où son nom actuel d'Erekti.

Péripatéticiens, Promeneurs, nom des disciples d'Aristote, parce que ce philosophe enseignait en se promenant dans le Lycée d'Athènes.

Péris, génies bienfaisants des deux sexes, répandus dans l'air, d'après les vieilles croyances de la Perse.

Perizonius (JACQUES Voorbroek ), né à

Dam (Groningue), 4651-1715, a donné : Animadversiones historicœ ; Rerum per Europam seculo xvi gestarum Commentarii historici; Origines Babylonicoz et JEgyptiacoz.

Perkins Warbeck, fils d'un juif converti de Tournay, se fit passer pour le second fils d'Edouard IV, prit le nom de Richard IV. 1498, tomba entre les mains de Henri VÎI, et fut pendu à Tyburn, 1499.

Periebèrg, v. du Brandebourg (Prusse), à 425 kil. N.-O. de Berlin ; 5,000 hab.

Perles (Iles des), archipel du Grand Océan, dans le golfe de Panama. Il comprend 16 îles et beaucoup d'îlots dangereux.

Perm, v. de la Russie, ch.-l. du gouvern. de son nom, à 1,800 kil. S. de Saint-Pétersbourg, sur la Rama; 22,000 hab.

Perm (Gouvernement de), situé en Russie, à l'E.. sur les deux versants de l'Oural. 11 a 332,000 kii. carrés, et 2,439,000 hab. (Russes, Tatars, Finnois, etc.). Centre de l'industrie minérale en Russie ; fer, cuivre, or, platine ; salines. Les villes sont : Perm, ch.-l.; lekaterinbourg, Irbit, Verkhoturie, etc.

Permesse, ruisseau de Béotie, tributaire du lac Copaïs, était consacré aux Muses.

Pernambouc OU Feruarabouc,V, du Brésil;

ch.-l. de la province de son nom, sur l'Atlantique. Ville forte et siège d'un évêché ; le port se nomme Recife; exportation de sucre et de coton; tabac, savon, papier, machines; 116,000 hab.

Pernambouc, province orientale du Brésil, a 128,400 kil. carr et 842,000 hab. Les villes sont : Pernambouc, ch.-l., Olinda, Goyana.

Pemau ou Pernov, en esthonien Pernaline, ville des tilleuls, place forte de Russie (Livonie), à l'emboucliure, du Pemau, dans le golfe de Livonie. Commerce d'exportation ; 12,000 hab.

Peme (François-Louis), savant musicien, né à Paris, 1772-1832, a écrit : Exposition de la séméio graphie des Grecs ; Cours d'harmonie.

Pemes, ch.-l. de canton, arrond. et à 6 kil. S. de Carpentras (Vaucluse). Patrie de Fiéchier; 4,162 hab.

Pernety (Antoine-Joseph), né à Roanne, 1716- 1810, bénédictin, aumônier de Bougairiville, bibliothécaire à Berlin, a laissé : Dictionnaire de peinture, sculpture et gravure; Histoire d'un voyage aux îles Malouines ; Fables égyptiennes et grecques dévoilées.

Peruety (Joseph-Marie, baron, puis vicomte), né à Lyon, 1766-1856, bon général d'artillerie, fut pair de France en 1835, sénateur en 1855.

Pernov. V. PERNAU.

Pero.Casevecchie, ch.-l. de Canton, aiT.

et à 30 kil. S. de Bastia (Corse) ; 605 hab.

Péron (François), né à Cérilly (Allier), 1775- 1810, volontaire en 1792, fut attaché à l'expédition de Baudin aux Terres australes, 1800-1804. Ou a de lui : Voyages de découvertes aux Terres australes, 4 vol. in-S°.

péronoe, ch.-l. d'arrond. de la Somme, à 51 kil. d'Amiens; 4,696 hab. Place forte; on remarque son château dans lequel furent enfermés Charles le Simple et Louis XI. Ane capit. du Santerre, Péronne était comprise dans le Vermandois, 1435. Sous François 1er elle soutint contre les Impériaux un siège célèbre, 1536. Enfin, en 1576, les catholiques y signèrent le

premier formulaire de la Ligue. — Percales, linons, batistes ; raffineries de "sucre.

Pérosès. V FlROUZ.

Perote (Coffre de), montagne du Mexique (Vera-Cruz), à l'O. de Jalapa: hauteur de 4,088 mètres. — La ville de Perote est à quelque distance , il y a une citadelle ; 10.000 hab.

Pérotti (Nicolas), philologue, né à Sasso- Ferrato (Ombrie), 1430-1480, archevêque de Manfredonia, a écrit : Rudimenta grammatices ; Cornucopia, sive commentaria linguœ latinœ.

Pérou, ancien Etat de l'Amérique du Sud qui, avant l'arrivée des Espagnols, s'étendait du 40<> lat. S. à l'Equateuiv II forma depuis une vice-royauté espagnole qui comprenait les Etats actuels de l'Equateur, du Pérou et de la Bolivie, et, en outre, la Plata. Celle-ci et la Bolivie n'en furent détachées qu'en 1776, pour former la vice-royauté de Buénos-Ayres.

Pérou, république de l'Amérique du Sud, sur le Grand Océan. La superficie est de 1,120,000 kil. carr. Les côtes ont un développement de 2,800 kil. Pop., 3.000,000 hab. La capit. est Lima.

Traversé du N. au S. par la chaîne des Andes, le Pérou se divise en trois régions distinctes. La Côte (Costa) ; la Sierra, riche en mines; la Montana, à l'E., immense plaine qu'arrosent l'Amazone et ses affluents, couverte de forêts.

L'industrie péruvienne est presque nulle. On n'y fabrique guère que des chapeaux de paille dits de Panama, des hamacs de corde et des toiVes grossières. Les mines d'or sont à peu près abandonnées. Les mines d'argent du Cerro de Pasco sont réputées les plus riches d'Amérique. Le Pérou a encore des mines de mercure, d'étain, de cuivre, de plomb, de houille, de sel gemme. Il fournit aussi du salpêtre. Le guano, que l'on tire des îles Chincha, Lobos, etc., donne à l'Etat l'un de ses principaux revenus.

Le Pérou est administré par un président élu pour 6 ans et par deux chambres (sénateurs et députés). Il y a à Lima un archevêché. Les revenus sont de 280 millions de francs; la dette égale 500 millions. Il y a environ 300,000 blancs, descendants d'Espagnols, 500.000 Cholos ou Mestixos, 100,000 nègres ou métis de nègres ; 1,700,000 Indiens, tous libres. La religion est le catholicisme.

Le Pérou comprend 18 départements et trois provinces littorales.

A l'arrivée des Espagnols, le Pérou était gouverné par les Incas, et avait atteint un certain degré de civilisation. Pizarre fit la conquête du pays, 1531-1533. Lima, fondée en 1535, devint la capitale de la vice-royauté espagnole créée en 1544. Le Pérou fut le dernier pays de l'Amérique espagnole à secouer le joug. Affranchi par les victoires de Junin et d'Ayacucho, 1824, il se scinda en deux républiques, Pérou propre ou Bas-Pérou au N., et Bolivie ou Haut-Pérou au S.

Pérou (Haut-). V. BOLIVIE.

péroun, dieu du tonnerre, chez les Slaves.

pérouse, en italien, Perugia, v. d'Italie, ch.-l. de la province de son nom, près du Tibre. Evêché; Université; école des beaux-arts; musées de peinture et d'antiquités. Soieries et draps; 50,000 hab. — Pérouse était l'une des douze cités de l'anc. Etrurie. Après avoir été une république indépendante au moyen âge, elle passa au Saint-Siège, et en 1850, au royaume d'Italie.

Pérouse (Province de) ou d'ÔMBRiE (Italie). Elle a 9,633 kil. carrés, et 550,000 hab. Villes, Pérouse, ch.-l. ; Foligno, Orviéto, Rieli, Spolète, Terni.

Pérouse (Lac de), en Italie, à 13 kil. de Pérouse ; il a 190 kil. carrés. C'est l'anc. lac Trasimène.

Pérouse (l,a). V. La PÉROUSE.

Perpenna OU Perperna, consul romain,

PER

PER

429 av. J.-C, vainquit et prit Aristonic, roi de Pergame.

Perpenna, petit-fils du précédent, partisan de Marius, se rendit en Espagne, où ses soldats robligèrent à se réunir à Sertorius. Il le fit assassiner, 72, mais fut pris et mis à mort par Pompée, 74.

Perpétue (Sainte), su bit avec sainte Félicité le martyre à Carthage. Fête, le 7 mars.

Perpignan, ch.-l. du départ, des Pyrénées- Orientales, sur le Têt, à 44 kil. 0- de la Méditerranée, et 846 kil. S. de Paris; 31,735 hab.— Evêché suft'ragant d'Albi ; place de guerre de 4" classe. Distilleries, minoteries, bouchons de liège, tanneries, etc. Commerce de vins de Rivesaltes, laines, huiles, peaux de mouton. Patrie du peintre H. Rigaud et de dom Brial. Ancienne capitale du Roussillou, bâtie près de Ruscino.

Perrache (Michel), sculpteur, né à Lyon, 1686-4750, décora la plupart des églises de sa ville natale. — Son fils, Antoine-Michel, a attaché son nom à une chaussée qui réunit à Lyon une île considérable.

Perrault (Claude), né à Paris, 4643-4688, se fit architecte en étudiant Vitruve. Ses dessins pour l'achèvement du Louvre ayant été adoptés, il éleva la fameuse colonnade qui décore la façade de l'E., 1606-4670. Il construisit encore l'Observatoire de Paris, 4667-4672, et travailla au château et au parc de Versailles. — Outre sa traduction de Vitruve. il a donné : Ordonnance des cinq espèces de colonnes selon la méthode des anciens; Recueil de machines, etc.

Perrault (Charles), frère du précédent, né à Paris, 4628-1703, d'abord avocat au parlement, puis commis des finances, fut nommé par Colbert contrôleur général de la surintendance des bâtiments. Il contribua à la fondation de l'Académie des Sciences, à la réorganisation de l'Académie de peinture, sculpture et architecture et fut admis à l'Académie française, 4674. En 4687, il lut à ses confrères un poème : le Siècle de Louis le Grand, où il soutenait la supériorité des auteurs de son temps sur l'antiquité; puis il développa cette thèse dans le Parallèle des anciens et des modernes, 4688-98, 4 vol. in-42 Il en résulta une lutte assez vive. Le nom de Perrault vivra surtout par ses Contes des fées, 4697, où il a recueilli et fixé de vieilles légendes, dans un style familier et naïf.

Perreciot (Gladde - Joseph), né à Roulans (Doubs), 4728-4708, fut trésorier des finances a Besançon. On a imprimé de lui, en 4845 : De l'état des personnes et de la condition des terres dans les Gaules jusqu'à la rédaction des Coutumes, 3 vol. in-8°.

Perrenot de Granvelle (NICOLAS), né à

Ornans (Franche-Comté), 4486-4550, d'une honorable famille de bourgeoisie, gagna la confiance de Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays- Bas, fut ambassadeur en France, devint chancelier de Charles-Quint, qui l'employa dans toutes ses négociations.

Perrenot de Granvelle (ANTOINE de), né à Besançon, 1517-4586, fils du précédent, évèque d'Arras, brilla au concile de Trente, et remplaça son père dans la confiance de l'Empereur. Apres l'abdication de Charles-Quint, il lut chargé de l'administration des Pays-Bas avec Marguerite de Parme; il exaspéra les Flamands; Philippe II lui fit donner les titres d'archevêque de Malines, 1560, et de cardinal, 4564, mais fut forcé de le rappeler des Pays-Bas. Il fut vice-roi de Naples, 1570-4575, fut nommé archevêque de Besançon en 1584. Sa Correspondance, en plus de 80 gros voi. in-fol., renferme toute l'histoire diplomatique de l'époque; elle est à Besançon. M. Weiss en a donné 40 vol. d'extraits.

Perregaux (Alphonse - Claude), banquier,

né à Neuchâlel (Suisse), 4750-4808, a été l'un des fondateurs de la Banque de France.

Perreux, ch.-l. de canton, arr. et à 4 kil. E. de Roanne (Loire) ; 2,477 hab.

Perrhèbes, tribu pclasgique de Thessalie, au N., entre les monts Cambuniens et le Pônée.

Perrîer (François), dit le Bourguignon, peintre et graveur, né, vers 4590, a Saint-Jean-de- Losne, mourut vers 4650 ou 4656.

Perrin (Pierre), né à Lyon, 4620-4675, porta le titre d'abbé, sans être dans les ordres. Il donna, en 4659, à Issy, une pastorale chantée, et obtint en 4669 l'autorisation d'établir Y Académie des opéras en Musique, inaugurée, en 4671, par la représentation de Pomone.

Perrin (Victor). V. Victor (Maréchal).

Perronet (Jean-Rodolphe), né à Suresnes, 1708-1794, nommé ingénieur par Trudaine, fut appelé à organiser l'école nouvelle des ponts et chaussées, 4747. Il donna lui-même le plan de 43 ponts, parmi lesquels on remarque ceux de Neuilly, 4766-69, et de Louis XVI, a Paris, 4787- 4792. Il a publié une Description des projets des ponts de Aeuilly, de Mantes, d'Orléans, etc.

Perros-Guirec, ch.-l. de canton de l'arr. et à 40 kil. N. de Lannion (Côtes-du-Nord). Port avec une rade très-sûre ; 2,920 hab. dont 575 agglomérés.

Persaim ou Basseïn, v. de l'Indo-Chine anglaise, prov. et a 240 kil. S.-O. de Pégou, sur le Basseïn ou bras occidental de l'Iraouaddy.

Persante, petit fleuve de Prusse (Poméranie), finit dans la Baltique, à Colberg; 420 kil. de cours.

Persarménie, nom donné à la partie E. de l'Arménie qui revint aux Perses, quand ils partagèrent ce royaume avec l'empire d'Orient, 428.

Perse (Aulus Persios Flaccds), né à Volaterra, 34-62 après J.-C, de l'ordre équestre, lut le disciple du stoïcien Cornulus, et fut lié avec Lucain, Cœsius Bassus et Thraséas. Il nous reste de lui 6 satires ; on leur a reprocaé une obscurité qui tient au brusque changement d'interlocuteurs, â l'emploi de locutions populaires ou proverbiales. [nom :1

Perse ancienne. On a entendu SOUS CeJ

I. — La Perse propre ou Perside, Persis, contrée de l'Asie ancienne, au S., sur le golfe Persique. Villes, Pasargade et Persépolis. Aujourd'hui Farsistdn.

IL — L'empire des Perses, qui, sous Darius 4«, avait pour limites , au N. l'Iaxarte, la mer Caspienne, le Caucase, le Pont-Euxin et la Propontide; à l'O., la mer Egée, la Méditerranée, le désert de Libye en Afrique; au S. les cataractes de Syène, la mer Rouge, l'Arabie, le golfe Persique et la mer Erythrée ; â l'E. l'indus. Darius X« le divisa en 20 satrapies.

III. — La parlie de l'Asie occidentale, située entre le Tigre et l'indus, qui forma le royaume des Sassanides. Au moyen âge, et dans les temps modernes, on a souvent compris, sous le nom de Perse, la 'même étendue de pays.

Perse moderne OU Iran, royaume de l'Asie occidentale, borné au N. par la Transcaucasie, la mer Caspienne et le Turkeslan ; à l'O., par la Turquie d'Asie; à l'E., par l'Afghanistan et le Béloutchistàn ; et au S., par le golfe Persique. 11 a une superficie de 4,650,000 kil. carrés environ. — La caoitale est Téhéran.

La Perse comprend la moitié occidentale du plateau d'Iran, dont le reste appartient à l'Afghanistan et au Béloutchistàn. Les trois dixièmes du pays sont occupés par des déserts salins et sablonneux. On compte plus de 30 lacs, dont le plus grand est celui d'Ourmiah. Au N. les étés sont assez chauds et les hivers très doux, sauf dans l'Aderbaïdjan. Dans le plateau, au centre, un froid rigoureux succède à une chaleur excessive. Enfin au S. le littoral du golfe Persique

FER

PER

est désolé par un vent brûlant, le samoun.

Les richesses minérales de la Perse ne sont pas toutes exploitées. Le sel abonde. Le Khorassàn fournit de belles turquoises. Les productions végétales sont très variées ; la figue, la grenade, la mûre, l'amande, la pèche sont, dit-on, originaires de Perse. Les chevaux et les mulets de la Perse sont très recherchés. Le chameau y est commun. L'industrie a décliné; les Persans excellent encore cependant dans la fabrication des armes, des tapis, des châles, des étoffes de soie et de laines, des cristaux, des poteries, etc.

La population est, dit-on, de 7 à 8 millions d'habitants, la plupart Tadjiks, descendants des Mèdes et des Perses, de race aryenne, soumis à des Turcomans, de race touiànienne. Ils sont musulmans de la secte des Chiites. Le souverain ou shah de Perse a un pouvoir absolu; il est difficile d'évaluer les revenus de l'Etat. L'armée est encore mal organisée.

La Perse renferme les 10 provinces suivantes : au N. le Mazanderan et le Ghilan ; à l'O. l'Aderbaïdjàn et le Kurdistan ; au S. le Khouzisiàn; à l'E. le Kermân, le Kouhistàn, et le Khorassân, et dans l'intérieur, l'Irak-Adjemi et le Farsistân.

Histoire. — Dans l'antiquité, il y eut deux empires des Perses. Le premier, fondé par Gyrus, 559-530, fut détruit par Alexandre le Grand, 330 av. J.-G. — Le second, après l'empire des Séleucides et celui des Parthes, fut fondé par les Sassanides, 226-652 ap J.-G.

Au moyen âge, la Perse n'eut pas d'existence bien distincte.

Dans les temps modernes, la Perse se reconstitua sous la dynastie des Sophis, 1501-1736. Au xvme siècle, la mort d'Abbas III, 1736, et l'usurpation de Nadir-Chah, 1736-1747, furent suivies d'une série de guerres civiles auxquelles mit enfin terme l'avènement d'Aga Mohammed- Khan, fondateur de la dynastie actuelle des Kadjars.

Dynasties de la Perse.

Antiquité. — 1° Empire des Achéménides.

Cyrus (av. J.-G.) 559

Cambyse.. . 530

Smerdis le mage 522

Darius I«. 521

Xerxès. . . 485

Artaban 472

Artaxerxès Longue main 471

Xerxès II. , 425

Sogdien 425

Darius Nothos , . . . 424

Artaxerxès Mnémon 405

Ochus 359

Arsès 338

Darius Codoman 336-330

Empire d'Alexandre le Grand. — Dynastie des Séleucides et des Arsacides ou Parthes, 330 av. J.-G. — 226 ap. J.-G.

2» Empire des Sassanides.

Ardshir ou Artaxerxès Ie* 226

Sapor I« 238

Hormisdas Ie' 271

Varane I" ou Bahram 273

Varane II 276

Narsès 294

Hormisdas II. . . . , 303

Sapor II.

Artaxerxès II

Sapor III ...

Varane III

lesdegerde 1er, ou Yesdegerde.

Varane IV

Jesdegerde II. . . .

Perozès (Firouz). . . ,

Balascès

Kobad

Khosroes le Grand. . , Hormisdas III. ...

Khosroes II

Siroes.

Sept princes de 629 à. , Jesdegerde III. . . .

TEMPS MODERNES. — 1» Sophis.

Ismaël 1er. . . . ,

Thamas ,

Ismaël II

Trois princes. .

Abbas le Grand. . , Sophi (Sefi).. . .

Abbas H

Soliman

Hussein

Mahmoud (Afghan).

Ascraf.. . . id.

Thamas

Abbas III

Divers prétendants de 1736 à 1794 : Nadir-Chah, 1736-47 ; Kerim-Khan, 1761-1779, etc.

2» Kadjars.

Aga-Mohammed « . 1794

Feth-Ali-Chah 1796

Mohammed-Chah 1834

Nasser-ed-Din 1848

Persée, héros grec, fils de Jupiter et de Danaé, exposé à la merci des flots par son aïeul Acrisius, roi d'Argos, fut recueilli par Polydecte, roi de Sériphos; il se signala par la mort de Méduse, par sa victoire sur Atlas, par la délivrance d'Andromède. Acrisius le reçut alors et fut tué par Persée qui se livrait à l'exercice du palet dont il était l'inventeur. Persée devint roi de Tirynthe, et agrandit Mycènes.

Persée, roi de Macédoine, 178-168 av. J.-C, était fils de Philippe V. Il se prépara à la guerre contre Rome, mais fut battu complètement par Paul Emile à Pydna, 168. Réfugié a Samothrace, il finit par se livrer. On le laissa, dit-on, mourir de faim à Albe.

Perséphone, nom de Proserpine en grec.

Persépoiis, v. de la Perside, sur l'Araxe. Alexandre le Grand s'en empara, 330 av. J.-G., mais il n'y brûla qu'une partie du palais du grand roi. Les ruines de Persépolis, appelées âujourd. Tschill-Minar (les 40 colonnes), sont près d'Istakhar, à 48 kil. N.-O. de Chiraz.

Perserin ou Prisrendi, v. de Turquie d'Europe (Haute-Albanie), à 125 kil. E. de Scutari, près du Drin Blanc ; 10,000 hab. [cienne.1

Perside OU Perse propre. V. PERSE AN-J Persigny (JEAN-GILBERT- VICTOR FlALlN,COmte

de), né à Saint-Germain-Lespinasse(Loire), 1808- 1872, maréchal des logis des hussards, prit une part assez active au mouvement militaire de Pontivy, en juillet 1830, pour être mis en congé de réforme. En 1831, il collabora au Temps de Paris, puis adopta le nom de vicomte de Persigny. La lecture du Mémorial de Sainte-Hélène le convertit à la cause bonapartiste; il en fut dès lors partisan le plus actif et le plus dévoué. Il fut du complot de Strasbourg, parvint à s'échapper et publia en Angleterre une Relation de l'entreprise du prince Napoléon-Louis, 1837. L'un des principaux complices de la tentative de Boulogne, 1840, il fut condamné par la Cour des Pairs à vingt années de détention ; il put vivre à peu près libre à Versailles jusqu'en 1848. Aussitôt après la Révolution de février, il redevint l'homme d'action de la famille Bonaparte

Page 1