PEY
PFE
municipalité; Dictionnaire universel de la géographie commerçante ; Bibliothèque commerciale ; Statistique de la France, etc.
Peuis ou Pouls, peuple du Soudan et de la Sénégambie, de race berbère mêlée à des éléments arabes et nègres. Ii porte aussi les noms de Fellatahs, Foulahs, Fellani, Foulbé.
Peurbach (Georges de), astronome, né à Peurbaeh, près de Lintz, 1423-4461.
Peutinger (Conrad), né à Augsbourg, 4465- 4547. 11 a écrit : Romance vetustatis fragmenta in Augusta Vindelicorum reperta; Sermones convivales de mirandis Germaniœ antiquitatibus, etc. On a, sous de nom de Peutinger, une Table des -voies militaires de l'empire romain qui fut exécutée, à Gonstantinople, sous l'un des Théodose ; découverte à Spire, en 1500, et léguée à Peutinger par Conrad Celtes.
Pevelle ou Pnelle, Pabulensis pagus, petit pays de l'anc. Flandre, au S. de Lille, où était Mons-en-Puelle.
Pevensey, village d'Angleterre (Sussex), à 25 kil. S.-O. d'Hastings, où débarqua Guillaume le Conquérant, le 28 sept. 1066.
Peyrard (Fraxçois), né à Vial (Haute-Loire), 4760-1822, professeur au lycée Bonaparte, a donné deux excellentes traductions des Œuvres d'Archimède et d'Euclide.
Peyrat. le -Château, COmm. du canton
d'Eymoutiers, arr. de Limoges (Haute- Vienne) ; 2,547 hab.
Peyre, nom de trois architectes français : Marie-Joseph, né à Paris, 1730-1785, a publié : Œuvres d'architecture, in -fol. — Antoine- François, frère du précédent, né à Paris, 1730- 4823, a exercé une certaine influence par ses écrits et par une école d'où sortirent Percier et Fontaine. — Antoine-Marie, né à Paris, 1770- 4843, fils de Marie-Joseph, a travaillé aux marchés Saint-Martin et des Blancs-Manteaux, au Palais de Justice de Paris, etc.
Peyrehorade, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. S. de Dax (Landes), sur le Gave de Pau , 2,510 hab.
Peyreieau, ch.-l. de canton, arrond. et à 24 kil. N.-E, de Milhau (Aveyron) ; 338 hab.
Peyrestortes, comm. dùcant. de Rivesaltes, • arr. de Perpignan (Pyrénées-Orientales), dans le bassin de la Gly. Bataille de 1793.
PeyriaciHinervois, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil N.-E. de Carcassonne (Aude) , 1.389 h.
Peyrins, comm. du canton de Romans, arr. de Valence (Drôme).
Peyroiies, ch.-l. dé canton, arr. et à 20 kil. N.-E d'Aix (Bouches-du-Rhône), sur la Durance ; 4,040 hab.
Peyron (Jean-François-Pierre), peintre et graveur, né à Aix, en Provence, 1744-1814. Il contribua, grâce à son goût pour l'antique, à la réforme de l'école française, achevée depuis par David.
Peyronnet (Charles-Ignace, comte de), né à Bordeaux 1778-1854, vit son père mourir sur i'échafaud. Il entra dans la magistrature, 1815, et à la Chambre des députés, 1820. Ministre de la justice, 1821, il fit adopter la loi du sacrilège, 4826, et présenta, en 1827, la loi dite ironiquement de Justice et d'Amour, dirigée contre la presse. Sorti des affaires en 1827, Peyronnet y rentra, en 1830, pour signer les ordonnances de Juillet, comme ministre de l'intérieur. Il fut condamné par la Cour des pairs à la détention perpétuelle, et fut remis en liberté, 1836. On a de lui • les Pensées d'un prisonnier ; Histoire des Francs, 4 vol. in-8°.
Peymis, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N.-E. de Forcalquier (Basses-Alpes), sur la Durance ; 720 hab.
Peyssonel (Charles de), né à Marseille, 1700-1757, a laissé la Relation de ses voyages
au Levant. — Son fils Charles, né à Marseille, 1727-4790, consul à Smvrne, en Grimée, et à la Canée, 4757 à 4783, a écrit : Traité sur le commerce de la mer Noire; Observations historiques et géographiques sur les peuples barbares qui ont habité les bords du Danube et du Pont-Euxin, etc.
Pez (Bernard), bibliothécaire du monastère bénédictin de Môlk (Autriche), né à Ips, 1683- 1735, a publié : Bibliotheca Benedictino-Mauriana ; Thésaurus anecdoctorum ; Bibliotheca ascetica, 12 vol. in-4o. — Son frère, Jérôme, 1685-1762, fut aussi bibliothécaire à Môlk. Il a laissé, Scriptores rerum Austriacarum, 8 vol. in-fol., etc.
Pezay (ALEXANDRE-FRÉDÉRIC-JACQUES Massou, marquis de), né à Versailles, 4741-1777. inspecteur général des côtes, a donné un opéra lyrique, la Rosière de Salency, qui eut du succès, grâce à la musique de Grétry, 4773 -, et a écrit une Histoire des campagnes de Maillebois en Italie.
pézenas, Piscennœ. ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N.-E. de Béziers (Hérault), près de l'Hérault. Fabr. de vert-de-gris, de produits chimiques; commerce de vins, eaux-de-vie, absinthe, etc. ; 7,364 hab.
Pezron (Paul), savant bernardin, né à Hennebon, 1639-1706, a laissé : l'Antiquité des temps rétablie, in-4° ; Antiquité de la nation des Celtes, in-b°, etc.
Pezza (Michèle), dit frà Diavoio, bandit italien, né à Itri près de Gaëte, 1770-1806, combattit les Français en 1798, aida le cardinal Ruffo, et, malgré ses brigandages, reçut le grade de colonel. Il fut pris, et pendu à Naples.
pfaff (Christophe-Mathieu), né à Stuttgart, 1686-1760, a laissé : De origine juris ecclesiastici ; fnstitutiones theologicœ, dogmaticœ et morales ; Recueil d'écrits tendant a la réunion des Eglises protestantes (en allemand), in-4<>, etc.
Pfaffers ou pfeffers, bourg du canton de Saint-Gall (Suisse), sur la Tamina. Sources thermales fréquentées.
Pfaiz, nom allemand du Palatinat.
Pfeffel (Chrétien-Frédéric), de Kriegelstein, né à Colmar, 1726-1807, fut attaché au ministère des affaires étrangères de Versailles. On cite son Abrégé chronologique de l'histoire du droit public d'Allemagne.
pfeffel (Théophile-Conrad, né à Colmar, 4736-18J9, aveugle à 21 ans. 11 dirigea, sous le nom d'Académie militaire, une école protestante qui prospéra jusqu'à la Révolution. On remarque surtout ses Fables, ses Contes et nouvelles.
Pfeffel (Jean-André), graveur allemand, né à Augsbourg, 1690-1760, s'est fait connaître par la délicatesse de son burin.
Pfeffers. V. PFAFFERS.
pfeiffer (Jean-Frédéric), économiste, né à Berlin, 1718-1787, a écrit : Traité des sciences économiques, in-4o; Manufactures d'Allemagne, 1781, 2 vol. in-8°, etc.
Pfeiffer (Burchard-Guillaume), jurisconsulte allemand, né à Cassel, 1777-1852, a écrit : le Code Napoléon dans ses divergences du droit allemand
pfeiffer (Charles-Hermann), graveur allemand, né à Francfort, 1769-1842.
Pfeiffer ou pfiffer, famille noble et catholique de Lucerne. On cite deux de ses membres : Louis, 1530-1594, capitaine des cent gardes suisses, en France. — François-Louis. 1716-1802, servit la France de 1733 à 1776.
pfeiffer (Ida Reyer, dame), née à Vienne, 1795-1858, après avoir perdu son mari et établi ses enfants , commença à voyager en 1842. Dans son premier voyage ( Voyage d'une Viennoise dans la Terre sainte, 4844, 2 vol.), elle parcourut le Levant. Elle visita ensuite le nord de l'Europe {Voyage au nord de la Scandinavie
PHA
PHE
tt en Islande, 1846, 2 vol.); puis elle entreprit un premier voyage autour du monde en 1846; le récit de ses aventures, 4850, 3 vol., eut beaucoup de succès. Elle fit un 2° voyage, et publia : Mon second voyage autour du monde, 1856.
Pffon- (Jean-Georges), peintre d'animaux, né à Upfen (Saxe), 1745-1798.
pfinz, riv. du grand-duché de Bade, coule au N.-O., passe à Bruchsal et se jette dans le Rhin ; 60 kil. de cours.
pfinxing- (Melchior), poète allemand, né à Nuremberg, 1481-1535, a raconté l'histoire de Maximilien 1er dans son Theuerdank, 1517, in-fol.
pfirt, nom de Ferrette en allemand.
pfister (Jean-Chrétien), hisiorien allemand, né près de Marbach (Wurtemberg), 4772-1835. a écrit : Histoire des Allemands ; Histoire de Souabe, 5 vol. in-8<>.
Pforzheim, au confluent de l'Enz et de la Nagold, v du grand-duché de Bade, à 40 kil. S.-E. de Carlsruhe. Forges; draps; bijouterie renommée. Patrie de Reuchlin; 24,000 hab.
Phacée, roi d'Israël, 757-730 av. J.-G., était général de Phacéia, qu'il tua; il fut assassiné par Osée.
Phacéia, roi d'Israël, 759-757, fils et successeur de Manahem.
Phaéton, c'est-à-dire brillant, fils du Soleil ou Apollon, et de Climène, fille de Jupiter, obtint de son père de pouvoir conduire son char pendant tout un jour. Il s'approcha trop près de la terre et faillit l'embraser. Jupiter foudroya l'imprudent, qui fut précipité dans le Pô.
Phalange, ordre de bataille établi par Philippe II de Macédoine. Les hommes se rangeaient sur 16 files de profondeur. Leur arme principale était la sarisse, longue pique de 44 coudées (6™, 50).
Phalaris, tyran d'Agrigente, originaire de Crète, ou plutôt né à Agrigente, s'empara du pouvoir en 568 av. J.-C. Il est connu par le taureau d'airain dans lequel il faisait brûler des victimes humaines vivantes.
Phaiécus, poète lyrique et épigrammatique d'Alexandrie du IIIe s. av. J.-C.
Phaiécus, général des Phoeidiens, dans la Guerre Sacrée, après son oncle, Phaylle, périt au siège de Cydonie.
Phalère, le plus ancien et le plus petit des trois ports d'Athènes, à l'E. de Munychie Patrie de Démétrius de Phalère. Auj. "Port Phanari.
Phaisbourg, Palatiolum, en allemand Pfalsburg, c'est-à-dire forteresse palatine, anc. ch.-l. de cant. de l'arr. et à 20 kil. N.-E. de Sarrebourg (Lorraine). Liqueurs renommées. Place forte des Vosges. Patrie du maréchal Lobau et de plusieurs généraux de l'Empire ; 3,500 hab.
Phanagoria, OU Fanagoria, Colonie de
Milet, sur la mer Noire, à l'E. du Bosphore Cimmérien. Sur son emplacement s'élève aujourd'hui un fort du même nom, près de Tan tan.
Pharamond aurait été fils de Mareonnr et père de Clodion. Il aurait régné sur les Francs de 420 à 428. — L'existence de ce personnage a été révoquée en doute.
Pharan ou Posidium, cap de l'Arabie Pétree, à la pointe S. de la presqu'île de Sinaï. — Le désert de Pharan occupait le N. de la même presqu'île; Agar s'y relira avec son fils.
Pharaon, nom donné par l'Ecriture à tous les rois d'Egypte. [Asie.]
Pharasmane, nom de 7 rois d'Ibérie, enj
Pharhaetus, nome de l'anc. Egypte (Basse- Egypte), au N.-E., avec un ch.-l. de son nom sur la branche Mendésienne du Nil.
Phare, Pharos, petite île de l'anc. Egypte, sur la Méditerranée, près d'Alexandrie, fut unie au continent par i'Heptastade, môle de 1,300 m.
Vers 285 av. J.-C. Sostrate de Cnide y éleva une tour de 300 coudées; des feux y furent allumés pour guider les navigateurs pendant la nuit.
Phare ou Pharse, l'une des 12 v. de l'anc. Achaïe, au S. de Patras. Oracle célèbre de Vesta et de Mercure.
Pharisiens, Pharisœi (de l'hébreu pharasch, séparé), sectateurs juifs qui apparurent sous le règne d'Hyrcan 1er. Ils exagéraient, à dessein, les pratiques de la loi de Moïse.
Pharmacuse, l'une des Sporades, près de Milet.
Pharnabaze, satrape des provinces perses de l'Hellespont, sous Darius II et Artaxerxes, s'allia aux Péloponnésiens contre Athènes, et fut battu. Attaqué par Agésilas, 396, il s'entendit avec l'Athénien Conon, qui vainquit les Spartiates à Cnide. En 374, il échoua contre l'Egypte révoltée. On lui reproche le meurtre d'Alcibiade.
Pbarnace ier, roi du Pont, vers 190 av. J.-C, s'empara de Sinope, 185, et d'une partie de la Galatie et de la Paphlagonie; il ne garda que Sinope, 179, et mourut vers 156.
Pbarnace il, roi du Bosphore, 63-47 av. J.C., fils de Mithridate le Grand, trahit son père, vaincu par Pompée, le contraignit de se tuer, et. reçut le royaume du Bosphore. Vaincu par César à Zéla, il périt en combattant ses sujets révoltés, 47
Pharos, île de l'Adriatique (Illyrie grecque). Auj. Lésina.
Pharsaie, Pharsalus, Pharsalia, v. de l'anc. Thessalie, près de l'Enipée. Défaite de Pompée par César, août 48 av. J.-C. Auj. Fersala.
Phase, Phasis, fleuve de l'Asie ancienne (Colchide), descendant du Caucase, arrosait JEa et Phasis et se jetait dans le Pont-Euxin. Auj. Rioni.
Phaselis, v. de l'anc. Lycie, au S.-E. On y inventa des navire légers (phaseli), allant à la voile et à la rame. Elle était célèbre par ses pirates. |haut Araxe.l
Phasiens, peuple de l'Arménie anc, sur lej
Phasis ou Phase, v. de l'anc. Colchide, sur la côte E. du Pont-Euxin. et à l'embouchure du Phase, fut une colonie de Milet. — Auj. Poti.
Phatmétique OU Phatnitiqne (branche),
la 4e branche du Nil à son embouchure. Auj. branche de Damiette.
Phaturite (Nome), prov. de l'Egypte anc. (Haute-Egypte), à l'O. du Nil, avait pour capit. Thèbes ou Memnonium.
Phaylle, l'un des généraux des Phocidiens lors de la 2e Guerre Sacrée, fut battu par Philippe II de Macédoine, 353 av. J.-C. Il pilla le temple de Delphes, leva des mercenaires et se jeta sur la Béotie. Il mourut en 352.
Phazanie* contrée de l'Afrique anc, au S. de la Tripolitaine. Auj. le Fezzan.
Phéaciens (Ile des), l'un des noms anciens de Corfou. Il venait de Phéax, père d'Alcinoûs.
Phébé OU Phœbé. V. DlANE.
Phébidas, général Spartiate, s'empara de la Cadmée par la trahison de Léontiadès, chef de la faction aristocratique, 382 avant J.-C. Phébidas fut tué au combat de Thespris, 376.
Phebus OU Phoebus. V. APOLLON.
Phédime, l'une des femmes de Smerdis le Mage, reconnut qu'il était un imposteur.
Phédon, philosophe grec d'Elis, devint disciple de Socrate. Il fonda une école dans sa patrie.
Phèdre, fille de Minos et de Pasiphaé, fut enlevée par Thésée, qui l'épousa. Ayant conçu pour Hippolyte, son beau-fils, un amour incestueux, elle causa la mort de ce prince et se pendit de i" '
Phèdre, philosophe épicurien du I" siècle av. J.-C., dirigea l'école d'Athènes. On a re-
PHE
PHI
trouvé à Herculanum, un fragment de son traité sur les Dieux.
Phèdre, fabuliste latin du i" s. ap. J.-C, paraît avoir été affranchi d'Auguste. Il nous reste sous son nom 97 fables en vers iambiques, réparties en 5 livres. En 1809, Cassitti mit au jour un manuscrit de Perotti, contenant 32 fables nouvelles, dont l'authenticité a été dépuis contestée.
Phélippeaux (ANTOINE Le Picard de), né
à Angle ^Poitou), 1768-1798, condisciple de Bonaparte a l'Ecole militaire de Paris, capitaine d'artillerie, émigra en 1791. Il accompagna Sidney Smith, qu'il avait fait évader du Temple, organisa la défense de Saint-Jean-d'Acre contre Bonaparte, mai 1798, et mourut de la peste.
Phélippeaux OU Phélypeaux, nom d'une
ancienne famille française de la noblesse de robe, qui se divisa en 4 branches, de Pontehartrain, de Saint- Florentin, de Maurepas et de la Vrillière (V. ces noms).
piieips, v. des Etats-Unis (New-York); 6,000 h.
Phémius, chantre" d'Ithaque, l'un des prétendants à la main de Pénélope, fut sauvé par l'intervention de Télémaque.
Phénée, v. de l'anc. Arcadie (Grèce), au N.-E., au pied du mont Gyllène. — Lac de l'Arcadie, près des sources du Ladon.
Phénicie, c'est-à-dire pays des dattes, ou pays des hommes rouges, contrée de l'Asie anc, sur la côte O. de Syrie depuis le fleuve Eleutheros au N., jusqu'à la chaîne du Carmel au S. Resserrée entre la mer et le Liban, elle avait en longueur 280 kil. du N. au S., et en largeur, 40 kil. de l'E. à l'O. Les villes, toutes situées sur le littoral, étaient, du N. au S. : Antaradus, Aradus, Tripolis, Botrus, Byblos, Béryte, Sidon, Sarepta, Tyr, Aco ou Ptolémaïs, etc. Elles paraissent avoir formé un certain nombre de républiques distinctes, malgré la présence de rois dont le pouvoir était tempéré par celui des magistrats, ou interrompu par l'élection de juges ou suffètes. Elles conclurent une sorte de confédération dominée par Sidon, et plus tard par Tyr. — La religion était une espèce de naturalisme. On offrait des victimes humaines aux divinités appelées Baal ou Moloch, Mylitta ou Astarté, etc. L'Hercule tyrien ou Melcarth était comme la personnification du peuple phénicien voyageur et commerçant.
Les habitants semblent avoir porté le nom de Chananéens ; ils surent garder leur indépendance en face des Hébreux ; Tyr seule joua un rôle important. Attaqués par Salmanasar, puis par Nabuchodonosor II, qui s'empara de Tyr, 572 av. J.-C. les Phéniciens subirent successivement la domination des Assvriens, des Perses et d'Alexandre le Grand. Les Lagides et les Séleucides se disputèrent ensuite la possession de la Phénicie, qui resta aux derniers, mais pour passer, en 63 av. J.-C, aux Romains. Sous Auguste, on en fit une province impériale, et on y ajouta la Cœlésyrie. Au ive siècle, les deux territoires furent, de nouveau, séparés, et formèrent les provinces de Phénicie maritime (anc. Phénicie), ch.-l. Tyr, et plus tard Béryte; et de Phénicie du Liban ou Salutaire (Cœlésyrie), ch.-l. Damas.
Les Phéniciens furent, les grands commerçants de l'antiquité et fondèrent de nombreuses colonies ou comptoirs, sur les côtes de l'Asie Miîîeure et en Grèce; à Malte, en Sicile, en Gaule, et surtout au S. de l'Espagne et au N. de l'Afrique; ils allèrent jusqu'aux îles Fortunées, aux îles Gassitérides et recueillaient l'ambre jaune de la Baltique. Ils exploitèrent la mer Rouge comme alliés de Saiomon, qui leur prêta les ports d'Elath et d'Asiongaber, et de Néchao, qui leur fit exécuter la circumnavigation de l'Afrique. Dans le golfe Persique, ils occupèrent les
îles de Tylos ou Tyros, et d'Arad. — Le commerce de terre se faisait par trois routes : vois l'Arabie; par Damas et Palmyre; au N., ils se rendaient en Arménie. — Les Phéniciens excellèrent aussi dans l'industrie, on vantait la pourpre de Tyr et le verre de Sarepta et de Tyr. Us travaillaient les tissus et les métaux. Les" premiers, ils tinrent des registres de commerce, appliquèrent l'astronomie à la navigation, se servirent des poids et des mesures.
Phénix, fils d'Amyntor, roi des Dolopes, enseigna à Achille l'éloquence et la guerre.
Phérecrate, poète athénien de l'ancienne comédie, vivait en 438 av. J.-C, composa dixhuit ou seize comédies.
Phéréeyde , philosophe grec de l'école ionienne, né à Syros (Cyclades), mort vers 543 av. J.-C, disciple de Pittacus, se livra aux études astronomiques, et soutint, dit-on, le dogme de l'immortalité de l'âme. 11 avait écrit un traité de la Aature ou de VOrigine des choses.
Phérécyde d'Athènes, né à Léros, vivait en 480 ou en 456 av. J.-C II avait composé, en 10 livres, une histoire mythique, dont il y a quelques fragments.
Phères, v. de l'anc. Thessalie (Phthiotide), au S.-E , près du lac Baebeis. Auj. Velestina.
Phéréséens, anc peuple de la terre de Chanaan, à l'O. du Jourdain, sur le Taphua
Phéron, roi d'Egypte, tils et successeur de Sésostris (?).
Phidias, né à Athènes, vers 496 av. J.-C, fut chargé par Cimon de représenter Minerve sur le plateau de l'Acropole, et à Platée. Il dirigea les grands travaux entrepris par Périclès dès 446; il exécuta une statue de Minerve en or et en ivoire, haute de 26 coudées (12 mètres environ) ; puis il se rendit en Elute, où il fit la statue plus belle et plus colossale de Jupiter Olympien. Phidias fut accusé par les ennemis de Périclès d'avoir détourné une partie de l'or destiné à la statue de Minerve; il fut encore poursuivi comme coupable d'impiété. Il mourut dans sa prison, peut-être empoisonné, 431.
Pbidnn, roi d'Argos, peut-être contemporain de Lycurgue, donna des lois à sa patrie.
Phigalie, v. de l'anc Arcadie, au S -O., près de la frontière de l'Elide et de la Messénie et des sources de la Néda.
Philadelphie, nom de plusieurs villes de l'antiquité. Les plus connues étaient l'anc. Babbath-Ammon, en Palestine, au N.-E. de la mer Morte, et une autre Philadelphie, située en Lvdie, à 60 kil. E. de Sardes.
Philadelphie, v des Hats-Unis (Pennsylvanie) , au confluent du Delaware et du Schuylkill, à 200 kil. N.-E. de Washington., 888,000 hab. — Université et nombreux établissements d'instruction. Hôtel des monnaies ; arsenal et chantiers de construction Elle est le centre de l'industrie manufacturière des Etats- Unis :. librairie et imprimerie, cotonnades, draps, lainages, chaussures, machines de tout genre, papier, cuir, produits chimiques, bière, etc. Fondée en 1682, par Guillaume Penn, elle a été bâtie avec une extrême régularité.
Philandrier (GUILLAUME), lié à Châtillon-SUr-
Seine, 1503-1565, éleva la cathédrale de Bodez, et écrivit : Annotationes in Vitruvium.
Philastre (Saint), évêque de Brescia, mort vers 387, est l'auteur d'une Histoire des Hérésies. Fête, le 18 juillet.
Philbert-de.Bouaine (Saint-), comm. du
cant. de Boche-Servière, arr. de La Roche-sur Yon (Vendée), 2,172 hab.
Philbert.de-Grand.Lien (Saint-), ch.-l.
de canton, arr. et à 24 kil. S.-O. de Nantes (Loire-Inférieure); 3,893 hab.
Philé ou Phiiès (Manuel), poète byzantin, I né à Ephèse vers 1275 et mort vers 1340, écrivit
PHI
PHI
en prose mesurée un poème sur la Nature des animaux; etc.
Phiié, l'hilœ, île du Nil (Haute-Egypte), sur la frontière de la Nubie, à 4 kil. S d'Assouan, près de la première cataracte.
Philéas (Saint) , évêque de Thmuis , en Egypte, martyrisé à Alexandrie, vers 309. Fête, le 4 février.
Phiieiphe (François), né à Tolentino, 1398- 4481, apprit le grec sous Chysoloras; professa à Bologne, à Florence, à Sienne, à Milan. Ses œuvres sont précieuses pour l'histoire littéraire et politique de son temps. On cite surtout : Satires; Epistolœ; Sfortias, poème latin inédit en vers hexamètres, composé pour François Sforza, etc.
Philémon et sa femme Baucis, vieillards de Phrygie, furent récompensés de leur hospitalité par Jupiter et Mercure. Arrivés à l'extrême vieillesse, ils furent métamorphosés, Philémon en chêne et Baucis en tilleul.
Philémon, poète comique grec, né à Soles (Cilicie), vers 360 av. J.-C, créa la comédie nouvelle, et mourut en 26-2 11 fut préféré a Ménandre dans plusieurs concours dramatiques.
Philémon, grammairien grec, probablement du vue siècle après J.-C.
Phiiétas de Cos, poète et critique alexandrin, mort vers 290 av. J -C. De ses élégies, il ne reste que des fragments.
Phiiétère, eunuque de Paphlagonie, chargé par Lysimaque de la garde de ses trésors, se révolta, 283 av. J -C, fonda à Pergame un État qu'il transmit à son neveu Eumène, 263.
Philidor (François-André Danican, dit), compositeur de musique et joueur d'échecs célèbre, né a Dreux, 1726-1795 (?), a fait des opéras et des opéras-comiques. On lui doit encore une Analyse des échecs, 1749.
Philip (Port-), golfe sur la côte S. de l'Australie (Victoria); c'est l'un des plus beaux et des plus spacieux de l'univers; mai3 l'entrée est malheureusement obstruée par des bancs de sable.
Philipon de la IHadelaine (LOUIS), né à Lyon, 4734-1818, a laissé : Manuel épistolaire ; Dictionnaire des homonymes; des rimes; de la langue française; des poêles français, de 1050 a 1804. [être au ive siècle av. J.-C]
Philippe Ier, roi de Macédoine, vivait peut-J Philippe il, roi de Macédoine, 359-336 av. J.-C, né en 382, troisième fils d'Amyntas II, fut emmené comme otage a Thèbes par Pélopidas, 367. A la mort de Perdiccas III, son frère, il prit la régence, et bientôt après le titre de roi, 359. Il battit au N. les Péoniens et à l'O. les Illyriens ; développa les forces de la Macédoine ; organisa la phalange; il s'empara U'Amphipolis, 358, de Pydna, de Méthone, 353, etc.; il fonda Philippes ou Crénides en Thrace, 356. En 352, il intervint dans les troubles de Thessalie; battit complètement Onomarque, chef des Phocidiens sacrilèges ; mais fut arrêté par les Athéniens. Il revint préparer la ruine d'Olvnthe, que n'empêchèrent par les Olynthiennes' de Dérnosthènes 349-348. Philipppe se fit désigner par le conseil amphiclyonique pour punir les Phocidiens, dont il allait prendre la place dans le conseil, 346. Dérnosthènes ne cessa dès lors de signaler les intrigues ou les usurpations du roi de Macédoine , qui fut repoussé de Périnthe et de Byzance par Phocion, 339. Chargé de châtier un peuple sacrilège, les Locriens de Cirrha, il souleva les Grecs, par la prise d'Elatée, sur les confins de la Béotie, 338. Vainqueur, à Chéronée, des Thébains et des Athéniens, il se montra impitoyable envers les premiers, et modéré à l'égard des seconds. Proclamé généralissime des Grecs contre les Perses dans une assemblée tenue à Corinlhe, il préparait son expédition, lorsqu'il fut tué par le jeune Pausanias, au mi-
lieu des fêtes de son mariage avec Cléopàtre, après la répudiation d'Olympias, 336.
Philippe m, roi de Macédoine. V. Arrhidée et aussi Philippe V.
Philippe iv, roi de Macédoine, fils de Cassandre, ne régna que quelques mois. 296 av. J.-C
Philippe "V (dit aussi Philippe III), roi de Macédoine, 220-178 av. J.-C, né vers 235, était fils de Démétrius II. Il fut d'abord l'allié des Achéens contre les Etoliens; puis s'allia contre les Bomains à Annibal, 215 ; battu par V. Levinus à l'embouchure de l'Aous, il fut forcé de trailer avec eux, en 205. Il profita de la paix pour battre les Bhodiens, et méditer avec Antiochus le Grand la ruine du jeune Ptolémée Epiphane. Délivrée des Carthaginois, Borne déclara la guerre au roi de Macédoine, 200; Flamininus exploita habilement les ressentiments des Grecs pour les rattacher à l'alliance romaine; battit Philippe à Cynoscéphales, 197; il dut payer un tribut onéreux, livrer sa flotte, et ne garder que 500 soldats. Plus tard il se prépara secrètement aune nouvelle lutte; averti par Eumène de Pergame, le sénat romain se créa, en Macédoine, un parti dont le chef fut Démétrius, un fils du roi. Au bout de 11 ans, Philippe, poussé par son second fils, Persée, fit empoisonner Démétrius, et mourut, dit-on, consumé de remords, 178.
Philippe, roi de Syrie, 95-83 av. J.-C, fils d'Antiochus VII Grypus, fut dépossédé par Tigrane, roi d'Arménie, 83. Béduit à une condition privée, il mourut en 57.
Philippe. Hérode, de Judée, fils d'Hérode le Grand, hérita de la Gaulonite, de la Trachonile et de la Batanée, 4 av. J.-C II mourut en 34.
Philippe (Marcds Jdlius), dit l'Arabe, empereur romain, 244-249, né dans la Trachonite ou à Bostra, était fils d'un chef de brigands arabes Successeur du préfet du prétoire, Misithée, il détrôna Gordien III, 244. Il céda la Mésopotamie à Sapor; et fut tué dans sa lutte contre Décius à Vérone.
Philippe, de Thessalonique, poète grec, du n» siècle ap. J.-C, auteur d'une Anthologie.
Philippe (Saint), apôtre, alla en Phrvgie, où il subit le martyre vers l'an 80. Fête, le 1er mai.
Philippe (Saint), l'un des sept premiers diacres, annonça l'Evamdle à Samarie. On croit qu'il mourut à Césarée vers 45. Fête, le 6 juin.
Philippe de Néri (SAINT). V. NÉRI.
Philippe de Souabe , empereur d'Allemagne, 1197-1208, était le 2e fils de Frédéric Barberousse. Proclamé par les Gibelins après la mort de Henri VI, son frère aîné, 1197, il avait battu son rival le guelfe Othon IV, quand il fut assassiné par le comte palatin, Othon de Wittelsbach.
Philippe 1er, roi de France, 1060-1108, fils de Henri 1er et d'Anne de Bussie, né en 1053, fut sacré à Beims du vivant de son père, 1059, et eut pour tuteur, 1060-4067, Baudouin V, comte de Flandre. Battu à Cassel, 1071, par Bobert le Frison, comte de Hollande, il fit la paix en épousant Berthe, belle-fille de ce dernier. Il soutint la révolte de Bobert Courte-Heuse contre Guillaume le Conquérant, 1074-1077, secourut les Bretons au siège de Dol. Il appela quatre fois sur lui les foudres de l'Eglise par les scandales de sa vie ; il enleva et épousa Bertrade, femm« du comte d'Anjou; en 1100, il associa au trône son îils aîné, Louis, et mourut en 1108. Il a réuni au domaine royal le Vexin, 1076, et Bourges, 1101
Philippe II OU Philippe Auguste, roi de France, 1180-1223, né en 1165, était fils de Louis VII et d'Alix de Champagne. Il rejeta d'abord la tutelle de sa mère et de ses quatre oncles maternels , avec l'aide du comte de Flandre, Philippe d'Alsace, dont il avait épousé la nièce, Isabelle de Hainaut. Il combattit en-
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suite le comte de Flandre, qui dut lui abandonner immédiatement l'Amiénois, 1182, et, dans l'avenir, le Vermandois, le Valois et même l'Artois. Il reprit la lutte contre Henri II d'Angleterre, 1186-1189. La mort de ce dernier, puis la troisième croisade interrompirent les efforts de Philippe pour agrandir le domaine roval. Revenu en France, 1192, il profita de l'absence de son rival, pour attaquer ses nefs du continent. Puis il eut à combattre Richard, et, quoique défait à Fréteval, à Gisors, il gagna le comté d'Auvergne. Après sa réconciliation avec l'Eglise, qu'il s'était aliénée en répudiant Ingeburge de Danemark, pour épouser Agnès de Méranie, Philippe reçut l'hommage d'Arthur de Bretagne, neveu de Jean sans Terre, le nouveau roi d'Angleterre, 1199; et après l'assassinat de ce prince, fit citer le roi d'Angleterre devant la co»r des pairs, 1203. Condamné par défaut, Jean sans Terre perdit la Normandie. l'Anjou, le Maine, la Touraine et le Poitou, 1204-1205. Philippe méditait la conquête de l'Angleterre elle-même, 1213; arrêté par Innocent III, il se dédommagea en dévastant la Flandre. Tous ces succès provoquèrent contre lui la formation d'une ligué féodale ; la victoire de Bouvines consacra à la fois ses conquêtes et l'ascendant tout nouveau de la royauté capétienne, 1214. — Philippe Auguste mourut en 1223; il avait divisé le domaine en prévôtés au-dessus desquelles étaient des baillis. On lui attribue la Quarantaine-le-roy ; il releva, à son profit, le prestige de la cour des pairs; il y fit entrer des grands seigneurs, dont il invoqua l'appui en 1203 et en 1215, contre la cour de Rome. A son règne se rattachent la fondation de l'Université "de Paris, 1200, et de nombreux travaux pour l'embellissement et l'assainissement de cette ville. Il l'environna d'une enceinte fortifiée. Outre les territoires déjà cités , il a réuni au domaine royal les comtés d'Evreux, 1200, de Meulan, 1203, d'Alençon, 1216, etc.
Philippe III, dit le Hardi, roi de France, 1270-1285, né en 1245, était fils de saint Louis et de Marguerite de Provence. Il conclut un traité avantageux avec le roi de Tunis, et rapporta en France les corps de son père et d'autres membres de sa famille, 1271. Après avoir recueilli l'héritage de son oncle, Alphonse de Poitiers, et de sa tante Jeanne de Toulouse, il soumit Roger-Bernard, comte de Foix. En Navarre, Philippe III prit la tutelle de la reine Jeanne, qu'il fiança à son second fils Philippe, 1274- 1275. En Gastille, il soutint inutilement, contre Sanche le Brave, ses neveux, les infants de la Cerda, petits-fils de saint Louis, 1275-1280. En Aragon, ii attaqua, après le massacre des Vêpres siciliennes (mars 1282), Pierre 111, qui avait secondé le soulèvement de la Sicile contre Charles d'Anjou. Il envahit le Roussillon et la Catalogne, où il s'empara de Roses et de Girone. Obligé à la retraite par une épidémie, il mourut à Perpignan.
Philippe III fut dominé par les légistes et par son favori Pierre de la Brosse. Il avait cédé la moitié d'Avignon et le comtat Venaissin au pape Grégoire X, 1274, et l'Agénois à Edouard 1er, roi d'Angleterre, 1279.
Philippe iv, dit le Bel, roi de France, 1285- 1314, né a Fontainebleau, 1268, était fils de Philippe III et d'Isabelle d'Aragon. Il accéda à la paix d'Anagni, 1295, qui termina la guerre d'Aragon Il voulut vainement enlever la Guyenne à Edouard 1" d'Angleterre ; réconciliés à Montreuil, sous la médiation de Boniface VIII, 1299, les deux princes s'abandonnèrent mutuellement leurs amis de Flandre et d'Ecosse. Philippe le Bel put ainsi achever la conquête de la Flandre, 1300, qu'une victoire de Robert d'Artois, à Furnes, 1297, avait commencée. Accablés d'impôts par le gouverneur Jacques de Chàtillon, les Flamands
massacrèrent la garnison de Bruges, 1302, et battirent la noblesse française à Cburtray. Défaits à Zirikzée par les marins génois, et à Mons-en-Puelle, par Philippe le Bel, 1304, ils conclurent cependant un traité qui ne laissait au roi que Lille, Douai, Orchies, c'est-à-dire la Flandre française, 1305. — Le roi, en taxant les biens du clergé, s'était attiré un avertissement de Boniface VIII ; le différend se renouvela quand Philippe le Bel eut mis en jugement le légat Bernard Saisset, évêque de Pamiers; le pape lança la bulle Ausculta fili, sévère réprimande que le roi présenta, mais falsifiée, aux premiers Etats généraux réunis à Notre-Dame de Paris, 1302. Manacé d'excommunication, Philippe souleva, dans les seconds Etats généraux, 1303, une accusation contre Boniface VIII, et le fit insulter par ses agents à Anagni. Il fit nommer Clément V, 1305, qui résida à Avignon, 1309. Dès lors il domina la papauté, à laquelle il arracha la suppression de l'ordre des Templiers. Il mourut au milieu des émeutes du peuple, et des ligues des bourgeois et des communes contre l'excès du despotisme royal, 1314.
Outre la Flandre française, Philippe le Bel a réuni au domaine la Champagne et la Brie, 1285, Viviers, 1308, et Lyon, 1312. On a de lui 354 ordonnances rendues, en général, pour tout le royaume. Il a institué les Etats généraux ; il a organisé le Parlement, cour judiciaire qui, en 1302, devint sédentaire à Paris. — Les exactions financières de ce prince ont surtout déshonoré sa mémoire: biens des juifs et des Lombards confisqués, monnaies falsifiées, vaisselle d'argent ou d'or saisie chez ses sujets, servent à combler le déficit que n'empêche pas l'établissement d'impôts réguliers, douanes, tailles, aides, etc.
Philippe V, dit le Long, roi de France, 1316- 1322, 2e fils du précédent, né vers 1293, comte de Poitiers, exerça la régence pendant 5 mois et demi, en attendant la naissance d'un fils posthume de Louis le Hutin, 1316; cet enfant étant mort six jours après, 19 novembre 1316, Philippe prit le titre de roi. Appuyé par les Etats généraux, par l'Université, par le nouveau pape Jean XXII, il obtint encore l'adhésion des légistes qui consacrèrent l'exclusion des femmes du trône par une interprétalioa forcée de la loi salique. Philippe V rendit de nombreuses ordonnances concernant l'affranchissement des serfs, l'inaliénabilité du domaine royal, la réforme du Parlement , l'organisation de la Chambre des comptes, 1318-1319, etc. Philippe V mourut en 1322, ne laissant que des filles de son mariage avec Jeanne de Bourgogne.
Philippe VI de Valois, roi de France, 1328- 1350, né en 1293, était fils de Charles de Valois, et petit-fils de Philippe III le Hardi. — A la mort de Charles IV le Bel, 3J janv. 1328, il gouverna, comme régent, puis prit le titre de roi, 1er avril, en vertu de la loi salique. Il abandonna à Jeanne de France, mariée à Philippe d'Evreux, la Navarre et divers revenus importants eu échange de leurs prétentions sur la couronne de France et sur la Champagne et la Brie. Vainqueur à Cassel, 1328, des Flamands révoltés, il reçut l'hommage d'Edouard III, roi d'Angleterre, pour la Guyenne, 1329, et domina les papes d'Avignon, Jean XXII et Benoît XII. Mais bientôt Edouard III d'Angleterre éleva, comme petit-fils de Philippe le Bel, des prétentions à la couronne de France. La guerre de Cent Ans commença, en 1337. Edouard, soutenu par le chef des bourgeois flamands, Jacques Artevelt. fut vainqueur à la bataille navale de l'Ecluse, 1340, se déclara pour Jean de Monlfort en Bretagne contre Charles de Blois, que défendait Philippe VI. La France fut envahie, en 1346, et Philippe fut complètement vaincu à Crécy,
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26 août. Il ne put empêcher la prise de Calais, 4347 L'épidémie de 1348, dite peste noire, amena une trêve qui devait se prolonger jusqu'à la mort de Philippe de Valois, 4350. — Ce prince a renouvelé les expédients fiscaux de Philippe le Bel : falsifications des monnaies, taxe sur la vente des denrées, gabelle ou monopole du sel, 1343, vente d'offices, etc L'usage des appels comme d'abus contre les empiétements des autorités ecclésiastiques remonte à la même époque, 1329. — Le domaine s'est accru, par achat, de Montpellier et du Dauphiné, 1349.
Philippe ier, le Beau, né à Bruges en 1478, fils de l'empereur Maximilien 1er et de Marie de Bourgogne, épousa, 1496, la seconde fille de Ferdinand le Catholique et d'Isabelle de Castille, l'infante Jeanne, et fut proclamé, en 1502, héritier des trônes d'Espagne. A la mort d'Isabelle, Philippe s'empara de la Castille ; il mourut peu après, 1506. De son mariage naquirent les empereurs Charles-Quint et Ferdinand Ier, et quatre filles.
Philippe II, roi d'Espagne, 1555-1598, né à Valladolid, en 1527, était fils de l'empereur Charles-Quint. Déjà veuf, il épousa Marie Tudor, 1554; puis se trouva, par l'abdication de son père, appelé à régner sur l'Espagne et les dépendances de cette monarchie. Il eut d'abord à lutter contre le roi de France, Henri II; après la victoire de St-Quentin, il signa le traité de Cateau-Cambrésis, 1559, épousa Elisabeth de France, et revint en Espagne pour ne plus en sortir. Il fixa à Madrid la capitale de son em-
Eire, 1561. Ennemi déclaré du protestantisme, il î poursuivit même hors de ses Etats, et, par la multiplicité de ses entreprises, prépara la décadence de l'Espagne. — Dans la Péninsule hispanique, il convertit de force les Maures de Grenade, 1568-1570, supprima les fueros d'Aragon, 1591, et s'empara du Portugal et de ses colonies, 1580. Hors de la Péninsule, il repoussa les Turks de Malte, 1565, les vainquit encore à Lépante, 1571, et leur enleva même Tunis pour un an, 1573-1574. Dans la Baltique, il s'entendit sans succès avec les rois de Suède, pour démembrer le Danemark. En Angleterre, il soutint Marie Stuart contre Elisabeth, et, après le désastre de son invincible armada, 1588, fut atta-
Sué par Essex jusque dans Cadix. En France, s'allia aux Guises contre les protestants et même contre la royauté. Après la mort de Henri III, 1589, il voulut assurer la couronne à sa propre fille , Isabelle - Claire-Eugénie , à l'exclusion de Henri IV, qui lui imposa le traité de Vervins, 1598. Dans les Pays-Bas, son intolérance religieuse, son dédain de la noblesse, son gouvernement despotique, soulevèrent ses sujets et lui firent perdre les sept provinces Bataves. qui formèrent la république des Provinces-Unies, 1579. On l'a accusé, à tort, d'avoir sacrifié son fils, don Carlos. Il mourut en 1598.
Philippe m, roi d'Espagne, 1598-1621, fils du précédent, né en 1578; il livra le pouvoir au duc de Lerme, et, en 1618, au duc d'Uzeda. Il acheva la ruine de l'Espagne par l'expulsion des Maures de Valence, 1609. Il poursuivit la lutte contre les Provinces-Unies jusqu'à la trêve de 42 ans, 1609. Il se rapprocha de la régente, Marie de Médicis, trama contre Venise la conspiration de Bedmar (1618), et aida l'empereur Ferdinand II au début de la guerre de Trente Ans.
Philippe IV, roi d'Espagne, 1621-1665, fils du précédent, né en 1605, fut d'abord dirigé par le duc d'Olivarès, 1621-1643 ; il combattit les Hollandais, et intervint dans la guerre de Trente-Ans. Les soulèvements de la Catalogne, 1640-52, et du Portugal, 1640, amenèrent la dis-
frâce du favori, que Louis de Haro remplaça, 643. L'Espagne, toujours vaincue, dut se rési-
gner à la paix des Pvrénées, 1659. Philippe IV ne put réduire le Portugal, qui s'affranchit définitivement, aux journées d'Estremos, 1663, et de Villaviciosa, 1665.
Philippe v, roi d'Espagne, né à Versailles, 1683, était le 2e fils du grand dauphin Louis, et petit-fils de Louis XIV. Il portait le titre de duc d'Anjou, quand le testament de Charles II l'appela à régner sur la monarchie espagnole, 1700. Il eut pour rival l'archiduc Charles, 2e fils de l'emp. Léopold 1er que soutint bientôt une vaste coalition, dirigée contre les Bourbons. En 1704, Philippe V repoussa son compétiteur, l'archiduc Charles, qu'une flotte anglaise avait transporté à Lisbonne, mais il perdit Gibraltar. En 1705, il vit l'archiduc enlever Barcelone et s'y faire proclamer roi; puis s'emparer de Saragosse, tandis qu'une armée portugaise pénétrait à Madrid. Mais après la victoire de Berwick à Almanza, 1707, Philippe V recouvra Valence, l'Aragon et une partie de la Catalogne. De nouveau battu à Almenara et à Saragosse, par Slaremberg, 1710, Philippe V dut abandonner une seconde fois Madrid ; la bataille décisive de Villaviciosa, gagnée par Vendôme (déc 1710), assura enfin le trône à Philippe V Le traité d'Utrecht, 1713, enleva à l'Espagne ses annexes d'Europe (Pays-Bas, Milanais, Naples, Sicile, Sardaigne), et, malheureusement, aussi Minorque et Gibraltar. — Jusqu'alors, Philippe V avait subi l'influence de sa première femme, Gabrielle de Savoie, et de la princesse des Ursins. Avec son second mariage commence une nouvelle période marquée par l'ascendant de la reine, Elisabeth de Parme, 1714. Poussé par son ministre, Albéroni, il tente les plus folles entreprises; les Espagnols, partout vaincus, sont forcés à la paix, 1720. Le duc de Bourbon, en renvoyant l'infante Marie-Anne-Victoire, destinée à épouser Louis XV, amène une nouvelle rupture, 1725, que la sagesse de Fleury empêche de devenir une guerre générale. Uni dès lors à la France, Philippe V intervient dans la guerre de la succession de Pologne, et obtient pour don Carlos, l'un de ses fils, le trône de Naples avec la Sicile, l'île d'Elbe et les présides de Toscane, 1734-1738. Dans la guerre de la succession d'Autriche, il songe toujours, sous l'influence d'Elisabeth de Parme, à créer à son fils, don Philippe, un apanage en Italie. Il mourut en 1746. — De sa première femme, Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, il avait eu deux fils, Louis, en faveur duquel il avait abdiqué en 1724 et Ferdinand VI. De sa seconde femme, Elisabeth Farnèse. naquirent don Carlos ou Charles III, Philippe, duc de Parme, etc.
Philippe ier de Rouvre, duc de Bourgogne, 1350-1361, a été le dernier représentant de la première maison capétienne des ducs de Bourgogne. Né en 1345, placé sous la tutelle du roi Jean jusqu'en 1356, et de sa mère Jeanne de Boulogne jusqu'en 1360, il mourut d'une chute en 1361.
Philippe il le Hardi, duc de Bourgogne, 1363-1404, né en 1342, il a été le fondateur de la seconde maison capétienne des ducs de Bourgogne. Fils de Jean le Bon, il reçut, 1363, le duché de Bourgogne vacant depuis 1361. Sous Charles V, il épousa l'héritière de Flandre, Marguerite. Il prit part à la guerre contre les Anglais. A l'avènement de Charles VI, 1380, il fut l'un des quatre régents dont les exactions amenèrent l'insurrection des maillotins; il conduisit le jeune roi contre les Flamands qui furent battus à Bosebecque, 1382, puis revint châtier les Parisiens. En 1384, il hérita des comtés de Flandre, d'Artois, de Bethel et de Nevers. Il reprit toute l'autorité après la démence de Charles VI ; mais trouva un rival dans le frère du roi, Louis d'Orléans; il mourut en 4404.
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Philippe in le Bon, duc de Bourgogne, 1419- 4467, petit-fils du précédent, né à Dijon en 4396, était fils de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière. Pour venger le meurtre de son père, il s'allia à l'anglais Henri V, contribua à la conclusion du traité de Troyes, 1420. Son amitié fjour les Anglais se refroidit cependant quand e duc de Glocester voulut épouser Jacqueline de Hainaut, héritière de Hollande et de Zélande, 4 425-1428; ramené par l'habileté de son beaufrère Bedford au parti anglais, il envoya des troupes assiéger Compiègne, 4430. Il songeait à constituer un puissant Etat composé de la Flandre et de l'Artois, accrus du comté de Namur, 4428, du Brabant, du Limbourg et d'Anvers, 4430, et bientôt du Hainaut, de la Hollande et de la Zélande, 4436. Il se sépara complètement des Anglais au congrès d'Arras : Charles VII lui livrait Mâcon et Auxerre à perpétuité, et les villes de la Somme sous condition de rachat, 1435. Les révoltes de Bruges, 4438, et de Gand, 4448-4453, exigèrent une sévère répression. Philippe jura stcr le faisan d'aller combattre les Turks,qui alors s'emparaient de Constantinople, 4453; puis il accueillit le dauphin Louis, fils de Charles VII. Il ramena Louis XI en France, 1464, et se laissa enlever par rachat les villes de la Somme, 4464. Atteint de maladie, il abandonna l'administration de ses Etats au comte de Chajolais; et mourut en 4467. Il avait institué l'ordre de la Toison d'Or, 4429. 11 créa l'Université de Dôle pour l'étude du droit, 4421, et fit rédiger les coutumes de Bourgogne et de Franche- Comté, 4459.
Philippe d'Alsace, comte de Flandre, en 4168, eut a combattre Philippe Auguste au sujet de la possession du Vermandois, du Valois et de FAmiénois, et mourut devant Saint-Jeand'Acre, en 1491.
Philippe (Don), né à Madrid, 4720-4765, 2e fils de Philippe V et d'Elisabeth Farnèse, reçut au traité d'Aix-la-Chapelle, 4748, les duchés de Parme, Guastalla et Plaisance. Il gouverna avec sagesse, aidé du marquis de Felino.
Philippe de nions, compositeur belge, né en 1521 ou 1522 à Mons, mourut après 46Ô3. On a de lui : Deux recueils de Messes, des Motets, des Madrigaux, des Chansons françaises, etc.
Philippe de Champagne. V. CHAMPAGNE.
Philippe (Fort-Saint-), v. de Minorque (Baléares), à l'entrée du havre de Manon. Elle fut enlevée par les Français, commandés par le duc de Richelieu, en 4756
Philippe de Benguela (Saint-), ch.-l. des
possessions portugaises du Benguela (Afrique occidentale), près de l'embouchure du Maribombo.
Philippeaux (Pierre), né à Ferrière (Orne), 1759-4794, membre de la Convention, fut arrêté comme complice de Danton. Il périt sur l'échafaud, le 5 avril. On a de lui : Mémoires sur la guerre de Vendée, in-8°.
Philippes, Philippi, v. de l'anc. Macédoine, au S.-E. chez les Edonites. Appelée Crénides par les Thasiens, elle reçut le nom de Philippe, roi de Macédoine, qui s'en empara et y exploita l'or du Pangée. Octave et Antoine y battirent Cassius et Brutus. 42 av. J.-C.
Philippeviiie, v. de la prov. et à 46 kil. S.- O de Namur (Belgique), fut fortifiée par Charles-Quint, qui lui donna le nom de son fils, 4555. Fortitiée par Vauban, elle resta, avec Marienbcurg, la défense de la frontière, entre Sambre et Meuse. On nous l'a enlevée en 4845; les fortifications ont été déti uitre en 1853.
Phiiippeviiie, v. d'Algérie, dans la prov. et à 80 kil. N.-E. de Constantine, à l'embouchure de l'Oued-el-Kébir dans la rade de Stora, avec le petit port de Stora. Sous-préfecture, ch.-l. de cercle militaire; 40,000 hab.
Philippicus ou Phiiepicus, empereur de Constantinopie (déc. 711-juin 713), après lo meurtre de Justinien II, se nommait d'abord Bardanes. Violent sectateur des monothélites, il se déshonora par ses débauches et par sa lâcheté. Surpris dans son sommeil par des conjurés, il fut privé de la vue, et remplacé par Anastase II.
Philippine de Hainaut, reine d'Angleterre, femme d'Edouard III, vainquit et prit, à la bataille de Nevil's-Cross, David Bruce, roi d'Ecosse, 4346; elle mourut en 4369.
Philippines (Iles), Felipinas, archipel de l'Océanie (Malaisie), entre 5<> et 20» de lat. N., et entre 445<> et 425° long. E. Il est situé au S. de l'île Formose, à l'E. de la mer de Chine, au N. de la mer de Célèbes et à l'O. de la Micronésie. — Les plus importantes îles sont : Luçon au N., les îles Babuyanes, les îles Bissavas (Mindoro, Panay, Negros, Zébu, Leyte, Samar, etc.), au centre; les îles Calamianes et Palawan à l'O. ; Mindanao au S. Montagneuses, boisées, volcaniques, elles produisent riz, tabac, cacao, café, indigo, coton, etc. 11 y a de vastes marais et d'immenses espaces encore incultes. Elles sont en partie soumises à l'Espagne Leur population est de6 à 7 millions, Malais ou Tagals. nègres océaniens, Alïourous, Espagnols, Chinois, etc. — Les îles Philippines ont été découvertes en 4521, par Magellan; leur nom actuel vient de Philippe II, roi d'Espagne. Elles forment une capitainerie générale dont le ch.-l. est Manille (Luçon), et de laquelle dépend aussi l'archipel des îles Mariannes.
Philippopoli OU Filit>eb,Philippopol}s, V. de
la Turquie d'Europe (Boumélie), sur la Marirza, à 175 kil. N.-O. d'Andrinople. Grand commerce; 24,000 hab.
Phiiippsbourg, v. du grand-duché de Bade (Bas-Bhin), à 40 kil. S. de Mannheim, sur la Sulzbach, près du Bhin. Autrefois importante place forte dépendant de l'évêché de Spire. Le recès de Batisbonne la donna à Bade en 4803.
Philips (Ambroise), né dans le comté de Leicester, 4674-4749, composa des Pastorales.
Philips (John), né a Bampton, 4676-4708, composa un poème burlesque sous le titre de Splendid Shilling ; un poème du Cidre, sur le modèle des Géorgiques, une Ode sur la bataille de Btenheim.
Philiste, né à Syracuse vers 435 av. J.-C., contribua a l'élévation de Denys l'Ancien, fut banni en 396 ; rappelé par Denys le Jeune, il mourut, en combattant Dion, 356. Il avait écrit une Histoire de Sicile, en 45 liv.
Philistins ou Paiestins, anc. peuple chananéen qui a donné son nom a la Palestine. Il occupait, en ce pays, le Pentapole maritime, au S.-O. Ennemis acharnés des Juifs, les Philistins leur imposèrent la 6e servitude, que Samson brisa, battirent Saiil à Gelboé, et furent vaincus par David.
Phiiociès, poète tragique athénien du rv* s. av J.-C, était fils d'une sœur d'Eschyle.
Phiioctète, roi de Mélibée (Thessalie), fils de Pœas, ami d'Hercule, se blessa au pied avec l'une des flèches teintes du sang de l'hydre de Lerne, fut abandonné dans l'île de Lemnos par les Grecs se rendant à Troie. Ulysse vint le chercher pour l'amener devant cette ville. Phiioctète alla ensuite fonder Pétilie et Crimisa, sur la côte E. du Bruttium.
Phiiodèmc, philosophe grec épicurien et poète, né à Gadaraen Palestine, vivait a Borne au temps de Cicéron. On a de lui 34 épigrammes, et une Rhétorique.
Phiioiaiis, philosophe pythagoricien, vivait dans la 2« moitié du ve s. av. J.-C. ISé à Crotone ou à Tarente, il résida à Héraclée, puis à Thèbes. Le premier, il divulgua par écrit les
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docU'ines pythagoriciennes dans son ouvrage, aujourd'hui perdu, inlilulé les Bacchantes.
i>iiiiomèie, Phocidien, avec l'aide de Sparte et des trésors de Delphes, qu'iJ pilla, leva 40,000 mercenaires ; mais vaincu par les Thébains, il se tua en se précipitant d'un rocher, 333 av. J.-C.
phiion de Byzance, mécanicien grec, vivait en 446 av. J.-G. Il composa une Poliorcétique, dont il ne nous reste que les 4« et 5* livres.
Phiion le Juif, né à Alexandrie vers l'an 20 av. J.-C, était Hébreu de nation. Il fit partie d'une députation envoyée à Rome par les juifs d'Alexandrie pour demander à Galigula qu'ils fussent dispensés de rendre les honneurs divins à la statue de l'empereur, 39-40 ap. J.-C. Il s'efforça, dans une suite de traités, de concilier le mosai&me bien compris avec la philosophie grecque.
Phiion de Byblos (Herennius), historien grec, né sous le règne de Néron, écrivit, outre l'Histoire d'Adrien, divers ouvrages dont il ne nous reste que quelques fragments.
Philopémen OU Philopœmen, né en
253 av. J.-C, à Mégalopolis, décida la victoire de Sellasie. 222. Nommé stratège de la ligue achéenne, il battit et tua, à Mantinée, Maehanidas, tyran de Sparte, et enleva Messène à Nabis, son successeur. Après la mort du tyran, il parvint à faire entrer Sparte dans la "ligue achéenne, et punit cruellement un soulèvement du parti démocratique, 188. Sentant arriver la domination de Rome, il devint suspect au sénat, qui chargea Flamininus de lui susciter des ennemis. Philopémen était stratège pour la 8« fois, quand Dinocrate sépara Messène de la li^ue ; il marcha contre lui, fut battu, pris dans la" retraite, et condamné à boire la ciguë. Ainsi périt le dernier des Grecs, 183. Plutarque a raconté sa Vie.
PhiLostorge, né à Rorissus (Cappadoce), vers 360, écrivit en grec une Histoire ecclésiastique (de l'avènement de Constantin I" a celui de Valentinien III), d'une très grande partialité.
philostrate (Flavids), né a Lemnos, fut en crédit auprès de Julia Domna, femme de l'em-
f>ereur Septime Sévère, pour laquelle il écrivit a Vie d Apollonius de Tyane, sorte de roman philosophique. On a encore de lui l'Héroïque ou dialogue sur les héros de la guerre de Troie ; Tableaux; Vie des sophistes; Lettres; Néron, dialogue ; Traité de la gymnastique.
Phiiotas, fils de Parménion, fut mis à !a torture, puis lapidé, 330 av. J.-C.
Phiioxène, poète grec, 435-380 av. J.-C, né à Cythère, vécut à la cour de Denys l'Ancien ; il avait compose des dithyrambes.
Phinées, petit-fils d'Aàron, tua Zambri, l'un des Juifs qui avaient eu commerce avec les femmes de Moab, et fut grand-prêtre des Juifs.
Phintias, anc. ville de Sicile, nrès de l'embouchure de l'Himère, colonie de Gela. Auj. AUcata.
Phison, fleuve du Paradis terrestre, était le Phase, ou selon d'autres, YApsarus.
Phiégéthon, un des fleuves de l'enfer des Grecs.
Phiégon, écrivain grec du ne s., né à Tralles (Lydie), affranchi de l'empereur Adrien, a laissé : De Rébus mirabilibus ; de Longœvis, et un fragment de son traité De Olympus.
Phlégrénns (Champs), Phlegrœi campi, ou champs brûlants, nom donné par les anciens a la contrée qui s'étend de Naples au cap Misene.
Phiionte, Phlius, anc. ville du Péloponnèse, dans la Phliasie, canton S. de la Sicyonie. Ses ruines s'appellent Santa-Phlica.
Pbocas (Saint), martyr, en 303, était jardinier à Sinope. Fête, le 3 juillet.
Phocas, empereur d'Orient, 602-610, né en
Cappadoce, centurion, fut élevé au trône par les soldats révoltés contre Maurice. Il mit à mort ce dernier et ses cinq fils ; ce prince sanguinaire fut renversé par Héraclius, qui le lit décapiter, 610.
Phocée, anc. colonie grecque de l'Asie Mineure, dans l'Ionie, à l'entrée du golfe de Smyrne. Elle fonda des établissements à Elée (Italie), à Aleria (Corse), et à Massilia (Gaule). En 535 av. J.-C, la plus grande partie des Phocéens émigra en Corse pour ne pas subir la conquête des Perses. — Phocée s'appelle aujourd'hui Phokia.
Phocide, contrée de l'ancienne Grèce, traversée par la chaîne du Parnasse, et arrosée par le Céphise. Ses villes principales étaient Elatée, Crissa avec son port de Cirrha, Anticyra et Delphes avec son fameux oracle d'Apollon". — Cruellement ravagée par Xerxès, elle eut aussi à souffrir des guerres sacrées. — Dans la Grèce moderne, la Phocide correspond à une partie de la préfecture de Phthiotide-et-Phocide.
Phocion, né vers 402 av. J.-C., était fils d'un artisan. 11 puisa à l'école de Platon et de Xénocrate le dédain de la démocratie ; il se déclara l'adversaire constant de Démosthènes, le chef du parti de la guerre. Les talents militaires de Phocion et l'austérité de sa vie le firent cependant élever 45 fois à la dignité annuelle de stratège. — Opposé au mouvement qui éclata à l'avènement d'Alexandre le Grand, 336, il se rendit auprès de lui, quand Thèbes eut été détruite, et obtint un traité favorable aux Athéniens. Il demeura à la tête du parti de la paix jusqu'à la mort d'Alexandre, 323. Alors le parti démocratique reprit le dessus; après l'insuccès de la guerre Lamiaque, 322, Phocion fut replacé à la tête des affaires ; mais le parti démocratique l'emporta encore, Phocion fut livré à ses ennemis, qui le condamnèrent à boire la ciguë, 317. [cle av. J.-C, né à Milet.l
Phocylidc, poète gnomique grec du vie siè-J
Phœbe. V. DlANE.
Phœbus. V. Apollon.
Phœnicodes, Phsenicussa. V. FlLICUDI.
Phoioé, montagne d'Elide, au N.-E., près des sources du Pénée et des frontières d'Ârcadie.
Phorcys ou Phorcus, personnage mythologique, mari de Céto, sa soeur, et père des trois Gorgones.
Phoronée, fils d'Inachus et de Mélia, agrandit ou fonda Inachia, appelée de son nom cité Phoroniqne et depuis Argos.
Photius, né vers 815, d'une illustre famille, l'un des régents pendant la minorité de Michel III l'Ivrogne, parvint à remplacer le patriarche Ignace, banni en 857, et reçut tous les ordres en 6 jours. Nicolas 1er je condamna et le déposa, 863. Photius répondit en commençant le schisme des Grecs. Il se maintint sur le siése patriarcal, malgré les anathèmes des papes, jusqu'à l'avènement de Léon le Philosophe, 886. Enfermé alors dans un monastère d'Arménie, il y mourut en 891. — On cite de lui : Myriobiblon sive Bibliotheca, analyse sommaire et critique de 280 ouvrages de divers genres ; Traité contre les nouveaux Manichéens ; Collection des canons de l'Eglise ; Aomocanon, abrégé de l'ouvrage précédent; 248 Lettres, etc.
phraata, capit. de la Médie Atropatène, sur le Mardus. On l'appelait encore Phraapsa% Praapsa ou Vera.
Phraataces, roi des Parthes, 4 après J.-C
Phraate Ier, roi des Parthes, vers 180-144 av. J.-C
Phraate il, roi des Parthes, 440-128 av J.-C, vainquit et tua Antiochus VII, roi de Syrie, l!£8. Assailli ensuite par les Scythes, il périt dans une bataille.
Phraate III, roi des Parthes, 70-58 av. J.-C,