DUCS ET ROIS DE POLOGNE
Premiers chefs (Noms sans certitude; Lech I«r, vers 550, Cracus, vers 600, Prémislas Ier, vers 750, etc.).
— 931 — POL
Dynastie des Piasts, 842-1310.
Piast. duc
Trois princes, de 861 à
Miécislas i«
Boleslas 1" Chrobri, roi
Miécislas II
Boleslas II le Hardi, roi
Ladislas Ier
Boleslas III
Ladislas 11
Lech V.. . .
Miécislas III (encore). ....
Ladislas III
Boleslas V
Lech VI . . -
Interrègne de 1289 à
Prémislas II, roi
Ladislas IV Loketek.. . , .
Wenceslas de Bohême
Ladislas IV (de nouveau). . . .
Casimir III le Grand
( Louis-le-Grand,
de
Maison d'Anjou] Hongrie
( Hedwige
Dynastie des Jagellons, 1386-1572.
Ladislas V Jagellon (marié à Hed-
wiize . • 4386
Ladislas VI 4434
Casimir IV. 4445
Jean 1er Albert , . . . 4492
Alexandre I" 4504
Sigismond Ier . 1506
Sigismond II Auguste I" 4548
Rois électifs, 4573-4795.
Henri de Valois 4573
Etienne Bathori 4595
Sigismond III Wasa 4587
Ladislas VII Wasa.. . 4632
Jean-Casimir Wasa 4648
Michel Wisnioviecki 4669
Jean Sobieski 4674
Auguste II de Saxe 4697
Stanislas Leczinski 4704
Aususte II (de nouveau) 4709
Auguste III 4733
Stanislas-Auguste II, Poniatowski. 4764-4795
Pologne actuelle.
La Pologne actuelle, soumise à la Russie, comprend le bassin moyen de la Vistule que grossissent la Pilica, le'Boug, la Narew, etc. Formée, en 1815, des deux tiers du grand-duché de Varsovie, elle fut divisée en 8 palatinats (Mazovie, Plotzk, Kalisch, Cracovie, Sandomir, Lublin, Siedlec et Augustowo). En 1844, on en fit les 5 gouvernements de Varsovie, Plotzk, Radom, Lublin et Suvalki. — Erigée en royaume par Alexandre 1er, la Pologne actuelle reçut de ce prince des institutions constitutionnelles. Irrités de ce que la Charte ne fût pas rigoureusement observée, les Polonais se soulevèrent contre le tzar Nicolas 1er, 4830-1831. Vaincus dans une lutte inégale, ils ont été exposés depuis ce temps à des attaques incessantes contre leur nationalité. Depuis la suppression de la constitution de 1815, la Pologne est devenue un véritable gouvernement, administré par des fonctionnaires russes, sous le nom de gouvernement de la Vistule; il a été divisé en 12 provinces, 4867 : Varsovie, Siedlec, Lublin, Radom, Kielce, Piotrokow, Kalisz, Plock, Lomza et SuvalkL
POL
POM
Poionceau (Antoine-Remi), né à Reims, 1778- 1847, ingénieur distingué, connu par d'utiles inventions; il contribua encore à la fondation de la ferme-école de Grignon. Sous le gouvernement de Juillet, il construisit le pont du Carrousel, 1834. — Son fils, Jean- Bar thélemi- Camille, 1813-1859, né à Chambéry, donna les plans des premières rotondes à locomotives, et inventa un système de combles pour les halles rectangulaires.
Poiotsk, v. de Russie, dans le gouv. et à 150 kil. N.-O. de Vitepsk, sur la Dûna. Archevêché du rit grec ruthénien et archevêché schismatique russe, 3.000 hab. Combats acharnés en
Polovtses (Les), habitants des plaines, appelés aussi Uzes, peuple de race tatare, s'unirent aux Cumans pour chasser les Petchenègues, et s'établirent à leur place, xi« siècle. — Ils furent asservis eux-mêmes par les Mongols, au xme s.
Poitava, ch.-l. du gouvern. de son nom (Russie), sur la Workla, à 1,435 kil. S.-E. de Saint-Pétersbourg ; 34,000 hab. — Foires considérables. Défaite de Charles XII par Pierre le Grand en 1709. — Le gouvernement de Poitava, sur la rive gauche du Dnieper, a 49,895 kil. carrés, et 2,400,(XX) hab.
Poiten (Saint-), v. de l'empire d'Autriche (Basse-Autriche), sur la Traisen, à 60 kil. O. de Vienne ; 6,000 hab.
Poitrot de Méré (Jean), gentilhomme de l'Angoumois, calviniste, voulant sauver Orléans, tua d'un coup de pistolet Fr. de Guise. Pris, il fut écartelé à Paris, 1563.
Polus, acteur athénien, du siècle de Périclès, né à Sunium. [disciple de Gorgias.]
Polus, sophiste grec, originaire d'Agrigentej
Poiybe, roi de Corinthe et père adoptif d'OEdipe.
Poiybe, né à Mégalopolis vers 210 av. J.-C, était fils de Lycortas. C'est lui qui porta l'urne contenant les cendres de Philopémen, aux funérailles du grand homme, 183. Devenu suspect aux Romains, il fut l'un des mille proscrits qui furent déportés en Italie par Paul Emile, sur la dénonciation de Callicrate, 169. A Rome, il se lia avec le jeune Scipion Emilien; après 17 ans d'exil, Poiybe put revenir dans sa patrie, 150. Il ne voulut pas assister à la prise d'armes de Diœus, et se rendit auprès de Scipion Emilien qui assiégeait Carthage, 146. Il retourna en Grèce, mais pour adoucir les maux de la conquête : il fut chargé par les vainqueurs d'organiser le régime nouveau des cités. Il mourut à Mégalopolis, d'une chute de cheval, vers 128. — De ses écrits, nous n'avons que son Histoire générale, livre remarquable, par le tableau des institutions, la peinture des caractères, enfin par l'indication des causes et des résultats qui se rattachent aux faits. — Sur les 40 livres, les 5 premiers nous sont parvenus en entier, les 42 suivants en fragments étendus, et les autres seulement par extraits.
Poiycandro, l'une des Cyclades.
Polycarpe (Saint), ordonné évêque de Smyrne par saint Jean l'Evangéliste, 96, subit le martyre en 166. Fête, le 26 janvier
Polyclès, sculpteur grec, florissait en 170 av. J.-C.
Polyclète, nom de deux statuaires grecs, nés l'un à Argos, l'autre à Sicyone. Le second, qui est le plus célèbre, floriss'ait entre 452 et 412 av. J.-C.
Polycrate, tyran de Samos, 532 av. J.-C , tua l'un de ses frères et exila l'autre. Vainqueur des Lesbiens et des Milésiens dans un combat naval, il fut l'allié d'Amasis, puis de Cambyse
il protégea Anacréon. Attiré à Magnésie p; Oroétès, satrape de Sardes, il fut crucifié, 52
Poiyen, rhéteur grec, né en Macédoine, dé-
dia, en 163, à Marc-Aurèle un traité des Stratagèmes ou Ruses de guerre, en 8 livres.
Polyeucte (Saint), converti au christianisme par son ami Néarque, fut décapité, 257. Fête, le 13 février.
Poiyg-note, peintre grec, né à Thasos, vers 499 av. J.-C, fut employé par Cimon à décorer le Pœcile, composa les peintures murales de la Lesché des Cnidiens à Delphes, et mourut vers 426.
Poiyhistor (Alexandre), peut-être de Milet, périt dans un incendie à Laurenlum, en 75 av. J.-C. 11 nous reste des fragments d'une Histoire des peuples de l'Orient et d'un Traité sur les Juifs.
Polymnestor OU Polymestor.roi de Thrace,
épousa Ilione, fille de Priam et d'Hécube, tua Polydore, leur plus jeune fils, et fut, après la chute de Troie, aveuglé par Hécube, captive d'Ulysse.
Polymnie OU Polyhymnie, muse de la
poésie lyrique. On la représente le doigt sur la bouche, avec le sceptre, le laurier et le rouleau de papyrus.
Polynésie (nombreuses îles), l'une des grandes parties de TOcéanie, s'étend, dans le Grand Océan, à l'O. de l'Amérique, et à l'E. de la Micronésie et de la Mélanésie. Elle comprend environ 15 îles ou archipels principaux : au N. les îles Sandwich ; au centre les îles Samoa, Wallis, Foutouna, Tonga, de Cook, Tahiti, Tuamotou, Gambier, Marquises, Pitcairn, de Pâques, etc. , au S les îles Chatam, Norfolk et la Nouvelle- Zélande. Parmi ces îles les unes sont hautes et d'origine volcanique; les autres sont basses et d'origine coralloïde. Les Polynésiens sont grands, bien faits, et d'un teint brun olivâtre, quand leur type n'a pas été altéré par leur mélange avec les Papous. — On rattache quelquefois la Micronésie à la Polynésie.
Polynice, frère jumeau d'Etéocle, chassa avec lui de Thèbes leur père Œdipe. Etéocle ayant refusé de lui céder le trône à son tour, Polynice attaqua Thèbes avec une armée où étaient Adraste, roi d'Argos. et cinq autres princes grecs. Dans celte Guerre des sept chefs, « les frères ennemis » s'entretuèrent dans un combat.
Polyphème, l'un des Cyclopes, fils de Neptune et de la nymphe Thoôsa, vivait des troupeaux de moutons qu'il élevait en Sicile, et le cas échéant, de chair humaine. Amoureux de Galatée, il tua son rival Acis en lui lançant une pierre énorme. Après son naufrage en Sicile, Ulysse lui creva, pendant son sommeil, son œil unique.
Polysperchon, ancien général d'Alexandre le Grand, régent de l'empire, et tuteur des rois Arrhidée et Alexandre Aigus, 319 av. J.-C, lutta sans gloire contre Cassandre, fils d'Antipater, et finit par s'allier à lui contre Démétrius Poliorcète.
Polytimetus, riv. de Sogdiane, arrosait Maracanda, et se jetait dans un lac voisin de l'Oxus. Auj. Kohik ou Zerafchàn.
Polyxène, la plus jeune des filles de Priam, fut aimée d'Achille. Elle fut sacrifiée par Pyrrhus sur le tombeau d'Achille ou se tua elle-même.
Poizin, v. de Prusse (Poméranie), à 45 kil. S. de Coeslin ; 3,000 hab. Eaux minérales de Luisenbad.
Pomard OU Pommard, comiîl. du cant.. de l'arrond. et à 3 kil. S.-O. de Beaune (Côte-d'Or) ; 1,200 hab. Vins estimés.
Pomarancio (NlCCOLO ClRCIGNANI, dit le), né
à Pomarancio, près de Volterra, mort après 1591, exécuta à Rome et à Volterra beaucoup de fresques.
Pomarancio (CltlSTOFORO RONCALLI, dit le),
né à Pomarancio, 1552-1626, élève du précédent,
POM
POM
le
travailla à l'achèvement des loges de Raphaël.
Pombal (Doni SÉBASTIEN-JOSEPH (Ui CARVALHO
e Mello, comte d'OEYRAS, marquis de), né a Souza près de Coïnibre, 1699-4782. ministre des affaires étrangères sous Joseph 1er, 1750 ; après le tremblement de terre qui bouleversa Lisbonne, 4«r nov. 4755, il releva la ville, et exerça, avec le titre de premier ministre, l'autorité absolue. Ennemi implacable de la haute noblesse, il enveloppa dans la ruine de la famille d'Aveiro les jésuites, dont il avait, dit-on, rencontré l'op-
Position au Paraguay; ils furent expulsés du ortugal, 4759. Réformateur violent, Pombal a attaché son nom à des tentatives plus ou moins heureuses pour réorganiser l'armée et l'enseignement, relever l'agriculture, l'industrie et la marine. A l'avènement de Marie I", 4777, le Grand Marquis fut exilé.
Pombal, v. de Portugal (Estrémadure), à 35 kil. N.-E. de Leiria ; 4,500 hab.
Pombal, v. de la prov. de Parahyba (Brésil).
Pomègue, petite île de France, à l'entrée de la rade de Marseille, et au S. de l'île Ratonneau.
Poméranie, en allemand Pommem, prov. du royaume de Prusse, bornée au N. par la Baltique. Son nom est dérivé du slave Pomarski, (près de la mer). Superf., 330,108 kil. carrés; popul., 4,540,000 hab. Ch.-l. : Stettin. Pays plat et marécageux ; elle est arrosée par l'Oder, l'Ucker et la Peene, qui tombent dans une laïune appelée Pommer sche-Haff. Elle renferme es îles Usedom, Wollin et Rugen. Sur les côtes ambre estimé. Elève de chevaux, porcs, moutons, etc. Tissus &e laine, de fil, de coton. — La Poméranie est divisée en districts de Stettin, Stralsund et Goeslin.
La maison de Brandebourg n'eut d'abord que la Poméranie ultérieure (a l'E. de l'Oder), 4648. Mais, en 4720, elle enleva à la Suède la Poméranie citérieure (à l'O. de l'Oder) jusqu'à la Peene, et, en 4815, elle se fit céder le reste (le territoire entre la Peene et la Baltique) par le Danemark qui venait de le recevoir en échange de la Norvège.
Poméranie suédoise. Ce nom s'appliqua :
4» à toute la Poméranie citérieure, que la Suède reçut au traité de Westphalie, 4648 ; 2<> au territoire entre la Peene et la Baltique, qu'elle conserva jusqu'en 4814.
Pomérelie, Pomerania parva, palatinat de l'anc. Pologne (Prusse royale), à l'O. de la Vistule. Villes : Dantzig, Dirschau, Stargard, Konitz, Oliva. La Pomérelie revint, dans les démembrements de 4773 et de 4793, à la Prusse qui en a formé l'arr. de Dantzig.
Pomet (Pierre), botaniste, né à Paris, 1658- 1699, a écrit : Histoire générale des drogues; Droguier curieux.
Pomey (François- Antoine) , né à Pernes (Comtat-Venaissin), 4649-4673, jésuite, a laissé : Pantheum mythicum ; Pomariolum floridioris latinitatis ; Dictionnaire royal des langues française et latine, in-4<> , etc.
Pommeraye (La), comm. du cant.de Saint- Florent-le-Viel, arr. de Gholet (Maine-et-Loire); 3,048 hab.
Pommard. V. PûMARD.
Pommereul (FRANÇOIS-RENÉ-JEAN de), né à
Fougères, 4745, général de division sous le Directoire, 4796, devint, sous l'empire, préfet d'Indre-et-Loire. 4800, et du Nord, 4805, conseiller d'Etat, 4810, et directeur général de la librairie, 4814. Il mourut en 4825. On a de lui : Histoire de l'île de Corse; Vues sur l'Italie.
Ponwnerit.Jaudy, comm. du cant. de La Roche-Derrien, arr. de Lannion (Gôtes-du-Nord); 2,523 hab.
Pomnierit«le. Vicomte OU les*Bois, comm.
du cant. de Lanvollon, arr. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) ; 2,891 hab.
Pommers OU Pommersche.IIaff, lagune de la Poméranie (Prusse), qui reçoit l'Oder, et communique à la mer Baltique par la Swine, la Pernc et la Diwenow.
Pomœrium (post mœrium ou murum), large espace, en dehors des murs de Borne, où il n'était permis ni de bâtir ni de cultiver. C'était l'enceinte religieuse de la ville.
Pomona ou Mainiand, la plus importante des îles Orcades. Les villes sont : Kirkwall, ch.-l. Stromness, Lerwick ; 45.0OO hab.
Pomone, déesse romaine d'origine étrusque, épouse de Verlumne. On la représente couronnée de pampres, de raisins, avec une corbeille de fruits ou une corne d'abondance à la main.
Pômotou (Iles), archipel de la Polynésie, à l'E. de Tahiti. On les appelle aussi lies Basses, Archipel Dangereux, et Archipel de la Mer mauvaise. Elles se sont placées sous le protectorat de la France, en 4859, et ont pris, en 4863, le nom de Touamatou (îles Lointaines). On y rattache les îles Gambier. Ce sont des îles basses et corallines.
Pompadour (JEANNE- ANTOINETTE Poisson, marquise de), née à Paris, 4724-4764, était fille d'un écuyer du duc d'Orléans, et petite-fille par sa mère d'un fournisseur des vivres et viande de l'hôtel des Invalides. Elle épousa, en 4744, Le Normant d'Etiolés, neveu d'un fermier général ; elle succéda à Mme de Châteauroux dans la faveur de Louis XV, 4745, et fut présentée à la cour sous le titre de marquise de Pompadour. Elle employa une rare fertilité d'inventions pour distraire et amuser un prince dévoré, depuis ses premières années, d'un ennui insurmontable : ce fut là le secret d'une fortune qui dura 49 ans. Elle fit du château de Choisy un lieu de délices, raliiant autour d'elle les hommes de lettres. Le château de Bellevue, l'une de ses résidences, fut décoré par les sculpteurs Falconet, Coustou. Adam, Pigalle, par les peintres Boucher, Vanloo, Vernet, etc. Elle voulut diriger les affaires; fit renvoyer Maurepas, 4749, reçut la visite des ambassadeurs, et disposa de tous les emplois. Disgraciée un moment, après l'attentat de Damiens, 4757, elle se vengea par le renvoi de Machault, contrôleur général des finances, et du comte d'Argenson, ministre de la guerre. En 4756, elle jeta la France dans la guerre de Sept Ans, séduite par les flatteries de Marie-Thérèse ; elle choisit souvent des généraux incapables; mais elle remplaça le pacifique Bernis par Choiseul, 4758, dont l'habileté releva son crédit par le pacte de famille, 4761. Victorieuse des jésuites, à qui elle ne pardonnait pas sa disgrâce de 4757, elle mourût d'une maladie de langueur. On a d'elle une collection de 63 gravures à l'eau-forte d'après les dessins de Guay. Elle a contribué à l'établissement de la manufacture de porcelaines de Sèvres, à la fondation de l'Ecole militaire, au percement de la place Louis XV, à la plantation des Champs- Elysées et des boulevards.
Pompedius Silo, le principal auteur de la guerre Sociale, 94-89 av. J.-C. Nommé consul par les Marses, ses compatriotes, il périt dans une bataille livrée à Metellus Pius.
Pompée Strabon (CNEICS POMPEIUS SeXTUS).
consul en 89 av. J.-C, eut, avec Sylla. l'honneur de terminer la guerre Sociale. Chargé de défendre Rome contre Cinna et Sertorius, au début de la guerre civile, il parut s'être volontairement laissé battre. Il mourut peu après, frappé de la foudre, 87 av. J.-C.
Pompée le Grand (Cnefus Pompeius Magnus), né en 406 av. J.-C, était fils du précédent. A 2-2 ans, il leva, de sa propre autorité et â ses frais, trois légions qu'il amena à Sylla, 83; partout vainqueur, il revint à Rome, où il obtint le triomphe et le surnom de Grand, 84. Sylla mort, Pompée,
POM
PON
défenseur du sénat, chassa Lépidus de l'Italie, 77; puis se rendit en Espagne pour combattre Sertorius ; il termina la guerre, grâce à la trahison de Perpenna. A son retour, il extermina, dans les Alpes, 5,000 esclaves, débris des bandes de Spartaeus, 71. — Nommé consul, malgré les lois, 70, Pompée se rapprocha du parti populaire; il rétablit le tribunat et rendit les jugements à l'ordre équestre. Il fut chargé, avec des pouvoirs extraordinaires, de la guerre des Pirates ; puis la loi Manilia confia à Pompée le soin de terminer la lutte contre Mithridate; vainqueur du roi de Pont, il dicta la loi à Ti-
frane, roi d'Arménie, battit, dans le Caucase, les bères et les Albaniens, et, traversant la Syrie, donna le trône de Judée à Hyrcan, et reçut la soumission du roi de Pétra, à l'entrée de l'Arabie. Pompée, exposé au mauvais vouloir du sénat, qui refusait de ratifier les actes de son gouvernement d'Asie, s'unit à Crassus et à César dans un triumvirat dont le dernier recueillit tout le fruit, 58. Après la mort de Crassus, 55. Pompée, jaloux de la gloire de César, se donna tout entier au sénat. Seul consul, en 62, il obtint pour cinq ans la continuation de son gouvernement d'Espagne. Pompée, qui essayait d'enlever à César son armée, se trouva surpris par lui. Il apprit tout à coup que le Rubicon était franchi : il quitta Rome, l'Italie, et se retira en Orient, 49. Il engagea imprudemment une grande bataille à Pharsale, 48: vaincu, il s'embarqua
Eour Mitylène, et se dirigea vers l'Egypte, dont î roi, P'tolémée XII, le fit assassiner dans la barque qui le transportait au rivage, 48.
Pompée (Cnéius), fils aîné du précédent, se réfugia, après la bataille de Pharsale, en Espagne, où il forma 13 légions. Forcé de combattre à Munda, il fut vaincu par César, et tué dans sa fuite, 45 av. J.-C.
Pompée (Sextus), frère du précédent, passa, après la bataille de Thapsus, en Espagne. Caché chez les Celtibériens, il reparut après la mort de César, et fut investi par le sénat du proconsulat des mers. Sextus recruta sa flotte parmi les proscrits et les esclaves fugitifs ; il prit le nom de fils de Aeptune. Les triumvirs durent traiter avec lui, 35; mais Octave ne tarda pas à renouveler la lutte, et l'emporta près de Myles, à Nauloque. Sextus s'enfuit en Asie, où, vaincu par Antoine, il fut égorgé à Milet dans sa prison, 35 av. J.-C.
Pompei (Girolamo), né à Vérone, 1731-1788, est surtout connu par une traduction italienne des Vies de Plutarque.
Pompéi ou, dans l'antiquité, Pompeia et Pompeii, anc. v. d'Italie (Campanie), au S.-E. du Vésuve, à 24 kil. S.-E. de Naples, à l'embouchure du Sarnus, dans le golfe de Naples. — Ensevelie sous les cendres du Vésuve dans l'éruption de 79, elle ne fut découverte qu'en 1755. Aux environs s'élève auj. Torre delV Annunziata.
Pompeiopolis, nom porté, dans l'antiquité, par Pampelune, Soles, Amisus et Eupatoria.
Pompelo, ville de Pompée ? v. de l'Espagne anc. (Tarraconaise), chez les Vascons. Auj. Pampelune.
Pompignan ( JEAN-JACQUES IL.e Franc, marquis de), né à Montauban, 1709-1784, premier président à la cour des aides de cette ville, de l'Académie française, 1760. — Ses principaux ouvrages sont : Didon, tragédie ; Poésies sacrées, où il arrive parfois à une grande élévation. On peut encore citer : Voyage de Languedoc et de Provence, en prose mêlée de vers; une traduction des Tragédies d'Eschyle ; une imitalion en vers des Géorgiques ; enfin, sa Correspondance, etc.
Pomponazzi (Pietro), en latin Pomponatius, philosophe, né à Mantoue, 1462-1524 ou 1526.
Dans un traité de Immortalitate animœ, 1516, in-8o, il affirmait qu'Aristote n'avait pas admis l'immortalité de l'âme.
Pomponius, famille plébéienne de Rome, de laquelle était l'ami de Cicéron, T. Pomponius Atticus.
Pomponius (Lucius), auteur d'atellanes, né à Bologne, florissait vers 67 av J.-C.
Pomponius JLaetus (Julius), né à Amendolara (Calabre), 1425-1497, fonda à Rome une Académie nui, par son goût exclusif pour l'antiquité, attira sur elle les rigueurs du pape Paul II ; arrêté à Venise, Pomponius subit la torture; il fut rétabli dans sa chaire par Sixte IV, 1471. Il a composé, sur l'antiquité romaine, divers traités qu'on a réunis sous le titre d'Opéra varia.
Pomponne (Simon Arnauld, marquis de), 1618-1699, fils d'Arnauld d'Andilly et neveu du grand Arnauld, fut ambassadeur en Suède, 1665, en Hollande, 1669, et de nouveau en Suède, 1671. 11 succéda à Lionne, comme ministre des affaires étrangères, 1672. Renvoyé, en 1679, il rentra cependant au conseil après la mort de Louvois, 1691, et servit de guide à Torcy, son gendre.
Ponce de Léon (Juan), né à San-Servas (Léon), vers 1460, conquit Porto-Rico, 1508-1509, découvrit, 1512, la Floride et les îles Lucayes en recherchant une fontaine de Jouvence
Ponce (Nicolas), né à Paris, 1746-1831, graveur, a exécuté de nombreuses estampes. Son mémoire, Par quelles causes l'esprit de liberté s'est-il développé en France depuis François /" jusqu'en 1789 ? eut le prix de l'Institut, en l'an IX.
Ponceau (Pierre-Etienne du), né dans l'île de Ré, 1760-1844, suivit en Amérique le baron Steuben, devint l'un des avocats et des jurisconsultes les plus estimés des Etats-Unis. Il s'occupa surtout de la philosophie du langage.
Ponces (Iles). V. PONZA.
Ponceiet (Jean-Victor), né à Metz, 1788-1867, officier du génie, occupa la chaire de mécanique à l'école de Metz, et, plus tard, enseigna au Collège de France et à la Sorbonne. Membre de l'Institut en 1834, il devint général de brigade, commandant de l'Ecole polytechnique. On cite de lui des travaux sur l'hydraulique, un Traité des propriétés projectives àes figures, etc.
Poncher (Etienne), né à Tours, 1446-1524, fut président au parlement de Paris, évêque de cette ville, 1503, et archevêque de Sens, 1519. On a de lui Constitutions synodales.
Poncin, ch.-l. de canton de l'arrond. et à 23 kil. S.-O. de Nantua (Ain) ; 2,006 hab.
Ponderpour OU Pendrapùr, V. de la prov.
d'Aurengabad, dans la présidence de Bombay (Hindoustan).
Pondichéry, ch.-l. de l'Hindoustan français (côte de Coromandel), dans le Karnatic, sur le golfe du Bengale. Pop., 40,000 hab. 11 n'y a pas de port, mais une rade où le débarquement est difficile. Cotonnades bleues, dites guinées, pour le Sénégal, mousselines blanches et rayées, poterie. Cour d'appel. Le territoire de Pondichéry a 28,000 hectares de superficie, et 130,000 h. 11 se'divise en trois districts : Pondichéry, Villenour et Bahour.
Ponent (rivière du). V. Gênes (Golfe de).
Ponferrada, bourg d'Espagne, dans la province de Léon, à 54 kil. d'Asto**ga ; ancienne ville, dans une forte position, au confluent du Sil et du Boeza. Cuirs, poteries ; 4,200 hab.
Pongerville (JeAN-BaPTISTE-ANTOINE-AiMÉ
Sanson de), né à Abbeville, 1792-1870, publia une traduction en vers de Lucrèce, qui fit sa réputation, 1823; il traduisit ensuite en prose le poète latin pour la Collection Panchoucke. Il entra en 1830 à l'Académie française. On a encore de lui : Amours mythologiques; traduct.
PON
PON
en prose du Paradis perdu, de Y Enéide; etc.
Poniatowski (Staxislas), né à Dereczyn (Lithuanien en 4677, s'attacha à Charles XII, qu'il suivit en Turquie après le désastre de Poltava. Il tenta, en 1733, de rétablir Stanislas Leczinski, et mourut en 1762. — L'un de ses fils, Stanislas- Auguste (V. ce nom), fut roi de Pologne.
Poniatowski (Joseph- Antoine, prince), né, en 1762, à Varsovie, petit-fils du précédent, fut l'un des lieutenants de Kosciuszko, 1794. En 1807, il organisa un corps de Polonais qui prit part aux combats livrés aux Russes ; il devint ministre de la guerre et généralissime du duché de Varsovie. Il se couvrit de gloire dans la campagne de 1812, comme pendant la retraite. Il fut nommé maréchal à la première journée de la bataille de Leipzig ; il se noya dans l'Elster, 19 octobre 1813.
Pons (Antoine), peintre espagnol, né près de Ségorbe, 1725-1792, fut chargé de décorer la bibliothèque de l'Escurial ; il a publié 18 vol. de renseignements précieux sur les arts, l'industrie, l'agriculture, les antiquités, etc.
Pods (Jean-Louis), 1761-1831, né à Peyres (Hautes-Alpes), devint astronome adjoint en 1813, directeur de l'Observatoire de Lucques, 1815, et de celui de Florence, 1825. — Il a découvert 37 comètes.
Pons (André), comte de Rio, connu sous le nom de Pons de l'Hérault, né à Cette, 1772-1853, s'engagea dans la marine, se distingua au siège de Toulon, attaqua le Directoire dans un pamphlet célèbre : Pons à Barras, commanda une flottille dans l'armée d'Italie, fut préfet de Lvon pendant les Cent-Jours ; du Jura, après 18*30, et conseiller d'Etat en 1848. On lui doit : Le Congrès de Chàtillon ; Histoire de la bataille et de la capitulation de Paris; Delà puissance suprême et du pouvoir souverain, oie.
Pons de Verdun ( ROBERT ), 1749-1844,
d'abord avocat , siégea à la Convention et au conseil des Cinq-Cents. Sous Napoléon 1er. il remplit les fonctions d'avocat général près la Cour de cassation. On a de lui Mes loisirs, contes et poésies, etc.
Pons, ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), sur la Seugne, dans l'arrond. el à 22 kil. S.-E. de Saintes; 4,895 hab. Alcools. Eaux minérales.
Pons (Saint-), cli.-l. d'arrond. de l'Hérault, à 126 kil. 0. de Montpellier; 5,687 hab. Draperies, fer. Carrières de marbre.
Ponsard (Francis), 1S14-1867, né à Vienne (Isère), avocat, se fit connaître par sa tragédie de Lucrèce, 1843 ; il donna Agnès de Méranie, 1846, et Charlotte Corday, 1850. Après Horace et Lydie, charmante comédie en un acte, Ponsard échoua dans son Ulysse, 1852, mais se releva en donnant, à l'Odéon, une comédie, l'Honneur et l'Argent. 1853, qui lui ouvrit l'Académie française, 1855. Les dernières pièces de Ponsard ont été la Bourse, 1856, le Lion amoureux 1865, Galilée, 1867.
Ponson du Terrail (PlERRE-ALEXIS DE
Ponson, connu sous le nom de vicomte de), né à Montmaur, près de Grenoble, 1829-1871, écrivit dans les journaux, et sembla vouloir égaler la fécondité d'Alexandre Dumas, en composant une multitude de romans, qui ont une certaine facilité d'invention et de stvle.
Pont (Royaume de), anc. Etat de* l'Asie Mineure, au N.-E., sur le Pont-Euxin. Le pays était habité par les tribus des Chalybes, des Mosynèques, des Mosques, des Tibaréniens, etc. Sur le littoral les Grecs avaient fondé Trapézonte. Cérasunte, Cotyora, Sidé, Amisus, etc. Le Pont porta le nom de Cappadoce maritime, il fut donné, dit-on, à titre de gouvernement héréditaire, au fils atné de Darius I«, Artabaze, dont
les successeurs arrivèrent à une sorte d'indépendance respectée Dar Alexandre le Grand. Mithridale II, 337-302" av. J.-C, fut le véritable fondateur du royaume de Pont, dont Mithridate VII le Grand, 123-63, étendit pour un moment les limites. A la mort de ce roi, le Pont fut démembré par Pompée, 63. Laissant à Pharnace le Bosphore Cimmérien, il donna l'O. de l'ancien Pont au Galate Déjotarus (Pont Galatique), et réduisit en province romaine la partie orientale, qu'Antoine érigea en royaume pour Darius, fils de Pharnace, 41, puis pour le Grec Polémon, 37 av. J.-C. — Le Pont Galatique fut réuni à l'empire romain par Tibère, 25 ap. J.-C, et forma sous Constantin la prov. d'Hélénopont; ch.-l. Amasée. Le Pont Polémoniaoue fut réuni par Néron, 62, et conserva son nom sous Constantin (Villes : Néocésarée , ch.-l., Pharnacia, Polemonium , Trébizonde). — Au moyen âge, après la 4<> croisade, le Pont forma l'empire de Trébizonde.
Pont (Diocèse de), division de la préfecture d'Orient, au ive s., comprenant 11 prov. au N. et au N.-E. de l'Asie Mineure : Galatie I et II ; Bithynie; Honoriade; Cappadoce I et II; Hélénopont; Arménie I et II; Paphlagonie. — Le ch.-l. était Aicomédie.
Pont (Louis du), né à Valladolid (Espagne), 1554-1624, jésuite, a composé des ouvragesdestinés à la direction des âmes : Le Guide spirituel; De la Perfection chrétienne; Directoire spirituel pour la confession, la communion, etc. ; Méditations sur les Mystères, Traité du sacerdoce et de Vépiscopat.
Pont-à-Chin, village de Belgique (Hainaut), à 5 kil. N.-O. de Tournay, sur l'Escaut. — Defaite des Français en 1794.
Pont-à-Marcq, ch.-l. de canton de l'arr. et
à 14 kil. S.-E. de Lille (Nord); 806 hab. Pont-à-Mousson, ch.-l. de canton, arr. et
à 26 kil. N.-O. de Nancy (Meurthe-et-Moselle"»,
sur la Moselle. Draps, broderies. Patrie de Du-
roc ; 11,293 hab.
Pont-Andemer, ch.-l, d'arr de l'Eure , à
70 kil. N.-O. d'Evreux, sur la Rille; 6,168 hab. —
Tanneries renommées ; forges.
Pont-Aven, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil.
O. de Quimperlé (Finistère). Port de pêche;
1,388 hab.
p»nt-Château, ch.-l. de cant., arrond. et
au N. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure)-
4,481 hab. Eaux minérales.
Pont- Croix, ch.-l. de cant., an-, et à 34 kil.
O. de Quimper (Finistère), près de la baie d'Au-
dierne; 2.656 hab.
Pont-dAin, ch.-l. de canJ;., arr. et à 20 kil.
S.-E. de Bourg (Ain); 1,404 hab.
Pont-de-BeauToisin, ch.-l. de cant., arr.
et à 20 kil. E de la Tour-du-Pin (Isère), sur la
rive gauche du Guiers ; 1,884 hab.
Pont.de-Beauvoisin. ch.-J. de canton de
l'arr. et à 36 kil. N.-O. de Chambéry (Savoie),
sur la rive dr. du Guiers; 1,637 hab.
Pont -de -l'Arche, ch.-l. de cant., arr. et à
12 kil. N. de Louviers (Eure), près du confluent
de la Seine et de l'Eure. Drap, couvertures,
tissus de chanvre; 1,711 hab.
Pont-de -Mont- Vert (E-e), ch.-l. de cant.,
arr. et à 24 kil. N.-E. de FJorac (Lozère), sur le Tarn; 1,467 hab.
Ponfde-Roide, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. S. de Montbéliard (Doubs), sur le Doubs ; 3,063 hab.
Pont-de-Salars. ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil E. de Rodez (Aveyron) ; 1,288 hab
Pont -de -Vaux, ch.-l. de cant., arr et à 43 kil. N.-O. de Bourg (Ain), sur la Reyssouse. Patrie de Joubert; 2,853 hab.
ï>ont"de"Vey,e» ch.-l de cant , arr. et à 30 kil. O. de Bourg (Ain) , 1,281 hab.
PON
PON
pon4.du.Chàteau, ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil. N.-E. de Glermont (Puy-de-Dôme); 3,157 hab.
Pont.en.noyans, ch.-l. de cant., an*, et à 17 kil. S. de Saint-Marcellin, sur la JBourne (Isère). Ane. ch.-l. du Royanez ; 1,100 hab.
Pont.Euxin, Pont us Euxinus, mer hospitalière, nom donné, par euphémisme, à la mer Noire chez les anciens, afin d'en détourner les dangers par un nom de bon augure.
Poiit-Faverger, comm. du cant. de Beine, arr. de Reims (Marne); 2,228 hab.
Poat.Gibaud, ch.-l. de cant., arr. et à 23 k. S.-O. de Riom, sur la Sioule (Puy-de-Dôme). Plomb argentifère; eaux minérales; 1,161 hab.
Pont l'Abbé, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. S.-O. de Quimper (Finistère), près de l'anse de Benodet; 5,110 hab.
Pont.i'Evéque, ch.-l. d'arr. du Calvados, à
44 kil. N.-E. de Gaen, au confluent de la Toucques et de la Galonné. Fromages estimés : 2,933 hab.
Pont'Levoy, comm. du cant. de Montrichard, arr. et a 25 kil. S.-O. de Blois (Loir-et- Cher). Ancienne abbaye de bénédictins, devenue en 1815 collège de plein exercice; 2,427 hab.
Poni.\oveiies, comm. du cant. de Villers- Bocage, à 15 kil. d'Amiens (Somme). Combat du 23 déc. 1870.
Pont-Saint-Esprit, ch.-l. de cant,, arr. et à 40 kil. N.-E. d'Uzés (Gard). Citadelle très-forte construite par Louis XIII- Pont de 918 mètres sur le Rhône, bâti parles frères Pontifices, 1265-
Pont-Sainte-Maxence, ch.-l. de Cant., aiT.
et à 12 kil. N. de Senlis (Oise), sur l'Oise; 2,340 hab,
Pont-Scorff, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-O. de Lorient (Morbihan), sur le Scorff; 4,73? hab.
Pont-sur-Seine, bourg de 1,000 hab., à 40 kil. S.-E. de Nogent-sur-Seine (Aube). Combat en 1814.
Pont-sur-Yonne, ch.-l. de cant., arr. et à 42 kil. N.-O. de Sens (Yonne) ; 1,764 hab.
Pont-Vaiiain, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-E. de la Flèche (Sarthe) ; 4,792 hab.
Pontacq, ch.-l. de cant., arr. et à 26 kil. S.- E. de Pau (Basses-Pyrénées) : 2,621 hab.
Ponta.Deigada, ch.-l. dé l'île* Saint-Michel (Açores) ; 16,000 hab. Céréales, oranges.
Pontaiiicr, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil, E. de Dijon (Côte-d'Or); 4,289 hab.
Poutanus (Jean-Jovien), né près de Cerreto (Ombrie), 1426-1503, secrétaire des rois de Na-
Ples, premier minisire, 1485, fut disgracie par erdinand II, 1496. Pontanus a écrit, en latin, des Poésies; YHisioire de la guerre de Ferdinand Ie1 contre Jean, duc d'Anjou ; etc.
Pontanus (Jean-Isaac), historien hollandais, 1571-1639, ne a Elseneur, fut historiographe de Danemark et de Gueidre. — On a de lui : ltinerarium Galliœ Narbonensis; Historia urbis et rêrum Amstelodamensium ; Origines Franciscœ ; Rerum Danicarum historia; Historia Geldrica, in-8», etc.
Pontarion, ch.-l. de cant., arrond., et à 40 kil. N.-E. de Bourganeuf (Creuse), sur le Thorion ; 519 hab.
Pontariier, ch.-l. d'arrond. du Doubs, à 60 kil. S.-E de Besançon, sur le D-oubs ; 6,418 h. Absinthe, fromages. Horlogerie.
Pontaumur, ch.-l. de cant., arrond. et à
45 kil. O. de Riom (Puy-de-Dôme), sur le Sioulel; 1,627 hab.
Pontciiarra, comm. du cant. de Goncelin, arr. de Grenoble (Isère) ; 2,575 hab.
Pontchartrain, village de l'arrond. et à 16 kil. N.-E. de Rambouillet (Seine-et-Oise).
Pontchartrain, nom d'une branche de la
famille des Phélypeaux, à laquelle appartien* nent : Paul, seigneur de Pontchartrain, né à Blois, 1569-1621. qui fut secrétaire d'Etat depuis 1610, et a laissé des Mémoires; — Louis, comte de Pontchartrain, petit-fils du précédent, 1643- 1727, président au parlement de Rennes, 1677, contrôleur général des finances, 1C83, secrétaire d'Etat de la marine et de la maison du roi, 1690; il résigna tous ses emplois, 1699, pour remplir les fonctions de chancelier de France jusqu'en 1714; — Jérôme, fils de Louis, 1674-1747, remplaça son père aux ministères de la marine et de la maison du roi, 1699-1715, et eut, entre autres fils, Maurepas.
Pontchartrain (Lac), situé dans la Louisiane, au N. de la Nouvelle-Orléans.
Pont de "Veyle (ANTOINE de Ferriol, comte
de), 1697-1774, neveu de M«»e de Tencin, est connu par sa longue liaison avec madame du Deffand. Il donna, en gardant l'anonyme, 3 comédies qui eurent du succès.
Pontecorvo, Fregellœ (?), v. d'Italie, dans la prov. et à 60 kil. N.-O. de Gaserte, sur le Garigliano ; 7,000 hab. — Elle a été le chef-lieu d'une principauté donnée par Napoléon 1er à Bernadotte, 4806-1810.
Pontécoulant (LOUIS-GUSTAVE Doulcet,
comte de), né à Caen, 1766-1853, garde du corps de Louis XVI, membre de la Convention, fut proscrit le 3 octobre 1793 comme girondin, se cacha jusqu'en 1795, et fut élu au conseil des Cinq-Cents. Bonaparte le nomma préfet de la Dyle, 4800, sénateur, 4805, et, en 4813, le chargea d'organiser la défense de la frontière du Nord. Pontécoulant lit partie du gouvernement provisoire de 4844. Membre de la Chambre des pairs pendant la première Restauration et les Cent-Jours, il sortit de cette assemblée en 4815, et y fut rappelé en 1819.
Ponte-de-Lima, v. de Portugal, dans la prov. de Minho, et à 17 kil. N.-E. de Viana, sur la Lima ; 2,000 hab.
Ponte-d'Era, v. d'Italie, dans la prov. et à 17 kil. S.-E. de Pise, sur l'Arno ; 6,000 hab.
Ponte-da-Barca, bourg du Portugal, dans la province de Minho, sur la rive gauche de la Lima, dans un pays fertile ; 6,000 hab.
Ponte>di.Lagoscuro, v. de 5,000 hab., qui sert de port à Ferrare, sur le Pô.
Ponfefract, v. d'Angleterre, dans le comté et à 34 kil. S.-O. d'York (West-Riding), près de l'Aire ; 10,000 hab.
Ponteiphret, anc. capit. du Kambodge.
Pontevedra, port d'Espagne (Galice), sur la baie de son nom et à l'embouchure du Lerez, à 500 kil. N.-O. de Madrid ; 6,500 nab. — Ch.-l. de la prov. de son nom, qui a 452,000 hab., et 4,504 kil. carrés. Villes princip., Vigo et Tuy.
Ponthieu, pagus Pontivus, anc. pays, puis ancien fief de France (Picardie), sur la Manche, entre la Canche au N., et la basse Somme au S. Villes, Montreuil.puis Abbeville, ch.-l,, le Crotoy, Saint-Riquier, Crécy. — On y rattachait le Vimedx, au S. de la Somme, Saint- Valéry, ch.-l., Saucourt, Gamaches. Le Ponthieu revint définitivement à Louis XI avec les villes de la Somme, 1477.
Pontianak, ch.-l. de la sultanie de son nom, sur la côte O. de Bornéo, à l'embouchure du Kapuas.
Pontien (Saint), pape de 230 à 255, fut relégué par Maximin dans l'île de ïavolato, près de la Sardaigne, et y mourut. Fête, le 19 novembre.
Pontifes (Collège des), institué, à Rome, par Numa, pour diriger et surveiller tout ce qui concernait la religion, rédiger les annales, et diviser l'année en jours fastes, néfastes et comitiaux, etc. Leur chef était un grand pontife nommé à vie. Choisis, à l'origine, par cooptation, les pontifes
PON
POR
furent, en vertu de la loi Domitia, 103 av. J.-C., élus par les comices.
Pontifes (Frères), ordre religieux qui se forma au xne siècle, en Italie, et s'occupa spécialement de la construction des ponts.
Poniigny, commune de 800 hab., dans l'arr. et à 18 kil. N.-E. d'Auxerre (Yonne), sur le Serain. Ane. abbaye bénédictine fondée par saint Bernard, 1114.
Pontins (Marais), Pomptina palus. Ils s'étendeni du N.-O. au S.-E., a une certaine distance du littoral, sur une longueur de 40 kil., et arrivent à la mer entre le mont Circeo et Terracine. Ce pays, au temps des Volsques, renfermait 23 villes, et, en 311 av. J.-C, Appius
Eut y construire la voie qui portait son nom. ans l'antiquité, Auguste, au moyen âge, plusieurs papes, enfin Pie VI et Napoléon Ier, ont travaillé à lès dessécher. Les terrains desséchés sont très féconds; ils nourrissent de nombreux troupeaux de buffles, mais la malaria les rend inhabitables.
Pontis (Louis de), né, en 15S3, au château de Ponlis (Provence), après 50 ans de sel-vices, se retira à Port-Royal-des-Champs, où il mourut, 1670. Du Fossé a" rédigé, d'après les récits de Pontis, des Mémoires curieux.
Pontius, général samnite, fit passer sous le joug, aux Fourches-Caudines, l'armée des consuls Veturius Calvisius et Postumius Albinus, 321. Il continua de combattre les R.omains, fut pris et décapité à Rome, 291 av. J.-C.
Pontius Comiaius, jeune plébéien, se signala, pendant le sièse de Rome par les Gaulois, 390 av. J.-C.
Pontius (Paul du Pont, dit), graveur du xviie s., contemporain du Rubens, dont il fut l'ami.
Pontivy, jadis Napoléonville, eh.-], d'arr. du Morbihan, à 50 kil. N.-O. de Vannes, sur Je Rlavet. Toiles, produits agricoles. Vieux château des ducs de Rohan, belles casernes ; 8,164 h.-ib.
Pontoise, Pons Isarœ, cb.-l. d'arrond. de Seine-et-Oise, au confluent de l'Oise et de la Viosne, à 35 kil. N. de Versailles ; 6.675 hab. — Centre d'approvisionnement pour Paris. Capil. du Vexin français, Pontoise a été, au moyen âge, une place forte importante.
Pontoppidan (Eric), né à Aarhuus (Jutland), 1698-1764, évêque de Rergen, a écrit : Description du Danemark, 7 vol. in-4», etc.
Fontormo (JACOPO Carucci, dit le), né à
Pontormo (Toscane), 1493-1558, fut élève d'Andréa del Sarto. Il a laissé un grand nombre de tableaux, remarquables par la correction du dessin.
Pontorson, Pons Ursonis, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. d'Avranches (Manche), sur le Couesnon ; 2,563 hab. Rlondes, broderies. Place de guerre au moyen âge.
Pontremoii, Apua, v. d'Italie dans la prov. et à 50 kil. N.-O. de Massa, sur la Magra, au pied du col de son nom ; 6,000 hab.
Pontrieux, ch.-l. de canjt., arr. et à 16 kil. N. de Guingamp (Côtes-du-Nord), sur le Trieux ;■ 2.243 hab.
Ponts-df-Cé (Les), ch.-l. de cant., arr. et à 5 kil. S. d'Angers (Maine-et-Loire), situé dans les îles de la Loire. Défaite de Marie -Ir Mfkiicis, en 1620, et des Vendéens, en 1793 ; 3,483 hab.
Poutypooi, v. d'Angleterre, dans le comté et a 20 kil. S.-O. de Monmoulh. Fer et objets vernissés.
Ponza (Iles), Pontiœ insulœ, groupe, de six petites îles d'origine volcanique, situées au S.-E. du cap Circeo, et à 50 kil. O. de la prov. de Caserte (Italie), dont elles dépendent.
Ponxio (Paul), dit maître Ponce, sculpteur toscan, travailla en France de 1530 à 1571.
Ponzio (Flaminio), architecte lombard, mort vers 162U. protégé par la famille Borghèse.
Pool (Jurien Van), peintre hollandais, né à Amsterdam, 1666-1745. peignit les portraits avec talent.— Sa femme, Tiachel liuysch Van Pool, née à Amsterdam, 1664-1750, peignit les fleurs et les fruits d'une manière remarquable.
Pooie, v. d'Angleterre (Dorset), à 32 kil. E. de Dorchesler, excellent port, à l'embouchure de la Frome ; 10,000 hab.
Poot (Hubert), poète hollandais, 1689-1733, né à Abtswonde, près de Delft, a été surnommé YfJésiode de la Hollande.
Poôté (La), comm. du cant de Pré-en-Pail, arr. de Mayenne (Mayenne); 3:009 hab.
Popayan, ch.-l. de l'Etal de Cauca (Etats-Unis de Colombie), sur la Cauca, au pied au volcan de Puracé et à une altitude de 2,000 mètres ; 20,000 hab.
pope (Alexandre), né à Londres, 1688-1744, de parents jacobites et catholiques, débuta par des Pastorales, 1709, une églogue du Messie, un Essai sur la critique, et un'poeme descriptif, la Forêt de Windsor. Son génie se développa dans un poème comique, la Boucle de cheveux enlevée, 1714, et une Lettre d'Héloïse à Abélard. Alors il entreprit une traduction d'Homère, 1715-1725 ; il mit en vers Ylliade, puis les 12 premiers chants de l'Odyssée. Ame chagrine dans un corps débile, il composa contre ses critiques la Dunciade ou Guerre des sols, 1729. On lui doit encore : Essai sur l'homme, 1733-1734, et des Epltres morales.
Poperinghe, v. de Belgique (Flandre occidentale), à 13 kil. O. d'Ypres; 11.000 hab. Centre du commerce du • houblon. Lainage, tabac. Foires aux bestiaux. Hôtel de ville remarquable.
Popiiam (Sir Home Riggs), marin anglais, né, en 1762, à Gibraltar, d'une famille irlandaise, contre-amiral, 1814, mourut en 1824. — On a de lui : Description de Vile du Prince-de-Galles; 'Règlements de la marine royale d'Angleterre.
Popilius Lsenas (Caïus), consul romain en 172 av. J.-C. et en 158, força Antiochus IV Epiphane à quitter l'Egypte, alliée des Romains, 468 av. J -2.
Popocatepelt, la montagne qui fume, volcan de la chaîne de l'Anahuac, dans le Mexique (Puebla) ; 3,400 mètres de hauteur.
Poppe (Jean-Henri-Maurice de), 4776-4852, né à Gcettingue, «omposa plus de 60 ouvrages qui ont popularisé les procédés industriels : Dictionnaire de l'horlogerie; Distillerie et fabrication du vinaigre; etc.
Poppée (Sabina Popp^a), petite-fille de Sabinus Poppaeus, qui fut consul, mariée à un chevalier, Rufus Crispinus, puis à Othon, inspira la plus vive passion à Néron, qui l'épousa, 62. Elle périt victime de la brutalité de l'empereur, 66.
Poprad ou Poprud, riv. qui naît du mon' Tatra, arrose la Hongrie et la Galicie, et fini! dans le Dunajetz. Cours de 160 kil.
Populonia OU Populonium. V. PlOMBINO.
Porbus ou Pourbus, nom d'une famille de peintres hollandais : Pierre, né a Gouda vers lolO, s'établit à Bruges, et y mourut en 1583 ou 1584. — Son fils, Franz le' Vieux, né en 1540 a Bruges, mort entre 1580 et 1584, peignit tous les genres avec le même succès. — son petit-fils,. Franz le Jeune, né à Anvers en 1570, s'établit à Paris et y mourut en 1622. Il excella surtout dans le portrait.
Porcari (Etienne) trama une conspiration contre le pape Nicolas V, afin de rétablir la république romaine, et fut pendu avec neuf complices. 1453.
Porchaire (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. N.-O. de Saintes (Charente-Inférieure): 1,202 hab.
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