‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 469 sur 657 · PYR · texte numérisé non relu

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lo Pylos d'Elide, sur Je Ladori et au S.-E. d'Elis: Z« Pylos de Triphylie; 3» Pylos de Messénie, sur la mer Ionienne, en fnce de l'île de Sphaetérie ; auj. Vieux-Savarin.

Pym (John), homme politique anglais, 1581- 1643, né dans le comte de Somerser, fut l'un des accusateurs de Strafford, et, en 1641, faillit être arrêté par Charles 1er lui-même.

Pynacker (Adam Van), paysagiste hollandais, 1621-1073, né à Pynacker, "près de Sehiedam.

Pyrame, jeune Babylonien, aimait Thisbc.

Les poètes de l'antiquité ont souvent raconté leur amour malheureux.

Pyramide (Lac), lac des Etals-Unis (Nevada), à l'E. de la Sierra Nevada.

Pyramides, monuments de l'anc. Egypte, Les trois plus remarquables sont sur la "rive gauche du Nil, à l'O. de Gizeh et a 16 kil. S.-O. du Kaire. La pyramide, dite de Cheops a 142 m. de hauteur ; celle de Chephrem a 133 mètres. La troisième pyramide, haute de 5i mètres, est l'œuvre de Mycerinus, dont on a retrouvé la momie en 1837" Les Pyramides servaient en eflel de tombeaux aux rois.

Pyramus, fl. de Gilicie, né au nœud du Taurus et de l'Amanus, arrosait Mopsueste, et se jetait dans le golfe d'Issus. Auj. Djihoun.

Pyrard (François), voyageur, né à Laval, 1570-1621, a écrit une relation de ses aventures.

Pyrénées, chaîne de montagnes qui s'étend dans le nord de l'Espagne, entre le cap Créas (Méditerranée), et le cap Finistère (Océan Atlantique), sur une longueur de 1,100 kil., de l'E. à l'O. On la partage en Pyrénées continentales ou Pyrénées proprement dites, et en Pyrénées péninsulaires ou maritimes.

Pyrénées continentales (Les) forment la

limite entre la France et l'Espagne, et ont une longueur de 360 kii. avec une largeur moyenne de 8u kil. Elles se dirigent de l'E. -S.-E. a l'O.- N.-O., sauf, au centre, où elles forment du N. au S., le coude du Val d'Aran; elles se divisent en trois sections : 1° Pyrénées orientales, depuis ie cap Creus jusqu'au pic de Garlitte. Celles-ci s'appellent monts Albères (800 mètres d'altitude), jusqu'au col de Pertus, au delà duquel elles s'élèvent jusqu'à 1,600 mètres. On y trouve les cols de Belistre, de la Massane, du Pertus. de Coustouge, des Aires et de la Perche. Le Tech, la Tèt et l'Aude (France), la Mouga, la Fluvia, le Ter, le Llobregat et la Sègre (Espagne), en descendent. Le Canigou, les Corbieres orientales et occidentales au N., et les monts de la Sègre au S., s'en détachent. — 2<> Pyrénées centrales, du pic de Carlitte au cylindre du Marboré. Escarpées et parfois larges jusqu'à 113 kil., elles présentent les sommets les plus élevés de toute la chaîne : pic de Carlitte, 2,921 mètres; mont Calm, 3,080 mètres; mont Vallier, 2,839; mont Cylindre, 3. 327 mètres, sur le versant N. ou français. Pic de Nethou, le plus haut sommet des Pyrénées, 3,404 mètres; mont Maladetta. 3,312 m.; pie de Posets, 3,367 mètres; mont Perdu, o.3ol mètres, sur le versant S. ou espagnol. On y trouve les cols ou ports de Puymoreins, de Saldeou, de Venasque, et d'Oo ; les sources de l'Anége, du Salât, de la Garonne et de la Neste (Franee), des deux Noguera et de la Cinca (Es-

gagne). — 3° Pyrénées occidentales, du pic du ylindre au col de Goritty. Encore assez hautes, avec le Vicnemale, 3.220 'mètres, le pic du Midi d'Os3au, 2,SK5 mètres, elle pic d'Anie, 2,348 met.; elles n'ont plus, près du golfe de Gascogne, que 800 mètres. On y trouve les cols ou ports de la Brèche de Roland, de Gavarnie, de Cauterets, de Canfranc. de Roncevaux, dTbagnetta, de Belate et de Goritty, ainsi que les sources de l'Adour, des Gaves de Pau, d'Oloron et de Mauléon, de la Bidouze, de la Nive et de laBidassoa

(France), du Gallego, de l'Aragon et de l'Arga (Espagne). Les monts de Bigorre et de la Basse- Navarre, au N.. et de l'Aragon. au S., s'en détachent. Le versant fiançais, moins abrapt que le versant espagnol, s'élève comme par étages successils On y exploite le fer, le cuivre, des marbres et des eajjx minérales.

Pyrénées péninsulaires (Les ) longent, de

l'E a l'O., le golfe de Biscaye On les partage en 3 sections : 1<> Monts Cantabres, du col de Goritty à la source de l'Ebre : — 2<> Monts des Asturies, de la source de l'Ebre à celle de la Navia ; — 3° Monts de Galice, de la source de la Navia au cap Finistère. Ils contournent, sous le nom de Sierra de Mondonedo, etc., la source du Minho, en couvrant de leurs ramifications la terrasse de Galice.

Pyrénées (Traité des), conclu entre Mazarin et don Louis de Haro, ministre de Philippe IV, roi d'Espagne, dans File des Faisans, 7 nov. 1659.

Pyrénées (Basses-), département de France, au S.-O., formé par le Béarn, la Basse-Navarre et une partie de la Gascogne. Sup., 702,266 hect. ; pop., 434,366 hab. Couvert par les ramifications des Pyrénées occidentales, il est arrosé par l'Adour, la Nive, la Nivelle, les gaves de Pau, d'Oloron et de Mauléon, et la Bidassoa. Sources minérales (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes, etc.) Vins dits de Jurançon. Elève de chevaux. Beaucoup de bois et de pâturages. Fer, plomb, sel gemme, marbre, ardoises. Ce département dépend du diocèse de Bayonne, de l'Académie de Bordeaux, et de la Cour d'appel de Pau. 11 comprend 5 arrond. Pau, Oloron, Orthez, Bayonne et Mauléon; 40 cant., 558 comm.; 18e rég. milit.

Pyrénées (Hautes-), département de France, au S.-O., formé du Bigorre, des Qualre-Vallées et de partie du Nébouzan (Gascogne). Sup., 452,944 hectares ; pop., 236,474 hab. Couvert par les ramifications des Pyrénées centrales, il est arrosé par l'Adour, le Gers, la Baïse et la Save. Sources minérales (Bagnères-de-Bigorre, Baréges, Cauterets, Saint-Sauveur, etc.). Belle race de chevaux et de taureaux. Tricots et tissus légers de Baréges. Fer, manganèse, zinc, marbre, ardoises. Ce département dépend du diocèse de Tarbes, de la Cour d'appel de Pau et de l'Académie de Toulouse, il comprend 3 arrond. : Tarbes, Argelès et Bagnères de-Bigorre; 26 cant.. 480 comm. ; 18e région militaire.

Pyrénées - Orientales, département de

France, au S., formé par le Boussillon, la Cerdagne et une partie du Languedoc. Sup., 412,211 hectares; pop., 208,856 hab. Couvert par les Pyrénées orientales et leurs ramifications, il est arrosé par le Tech, la Têt, la Gly, etc. Vins estimés. Elève de chevaux et de bêles à laine. Education d'abeilles et de vers à soie. Exploitation des mines de fer. Ce déparlement dépend du diocèse de Perpignan, de la Cour d'appel et de l'Académie de Montpellier. Il comprend 3 arrond. : Perpignan, Prâdes et Céret- 17 cant., et 231 comm. ; -16e région militaire.

Pyrgi ou Pyrgos, anc. v. d'Etrurie, sur la côte S.-O., servait de port à Cœré.

Pyrgos ou Pyrgi, v. de Grèce (Morée), au S.-O. de la nomarchie d'Achaïe-et-Elide.

Pyrîtz, v. de Poméranie, à 45 kil. S.-E. do Stêttin ; 5,000 hab.

Pyrmont, ch.-l. du comté de son nom. sur l'Emmer, dans la principauté et à 90 kil. N. de Waldeck ; 2.500 hab. Sources ferrugineuses. Le comté de Pyrmont, enclavé entre le Hanovre, Lippe-Detmold et le Brunswick, est séparé entièrement du reste de la principauté.

Pyrrha, femme de Deucalion. V. Deccalion.

Pyrrhon, né a Elis (Péloponnèse), 384-288 av. J.-C, disciple d'Anaxarque d'Abdère, parcourut l'Asie avec lui à la suite d'Alexandre le Grand. A son retour, il fonda à Elis l'école des Scep-

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tiques. Il n'a rien écrit, mais on connaît les •10 motifs de doute qui, selon lui, sont la base du scepticisme.

Pyrrhus OU Néoptolème, fils d'Achille et

de Déidamie, né a Syros, vint, après la mort de son père, au siège de Troie 11 alla chercher Philoctète à Lemnos; il tua Polite et Priam, et, après la ruine de Troie, sacrifia Astyanax et Pulyxène 11 fonda ensuite un royaume en Epire, où il amena captifs Andromaque et Helenus. Il avait épousé Hermione, dont le fiancé, Oreste, le fit massacrer par le peuple de Delphes.

Pyrrhus, roi des Molosses (Epire), était au berceau quand son père, Eacide, fut dépouillé de ses Etals, vers 316 av. J.-G. Pyrrhus s'attacha à Démétrius Poliorcète; puis avec l'aide de Ptolérnée Soter, il recouvra son royaume d'Epire, 295. Chef habile de mercenaires, il prit, et perdit la Macédoine; il alla secourir Tarente contre les Romains, qu'il battit à Héraclée, 280, et à Asculum, 279, et les villes de Sicile contre les Carthaginois, qu'il vainquit aussi. Revenu en Italie, il échappa, malgré sa défaite de Bénévent, aux Romains, 275, et regagna l'Epire. Il tourna alors ses mercenaires contre Antigone Gonatas, qui perdit la Macédoine, contre Sparte, qui le repoussa, enfin, contre Argos, où il fut blessé à mort par une tuile qu'une femme lui avait lancée. 292.

Pythagore, né à Samos, 569-470 av. J -C, visita Lesbos, Milet, la Phénicie, et surtout l'Egvpte, où il passa 22 ans, s'initiant auprès des prêtres, à la connaissance de la religion et des sciences du pays Transporté à Babylone avec beaucoup d'Egyptiens de .la caste sacerdotale, lors de l'invasion de Cambvse, il y rencontra des prêtres chaldéens, des mages et probablement de savants indiens. Après de nouveaux voyages, il se rendit dans la Grande- Grèce, où ies habitants de Grotone lui conférèrent le droit de cité et lui offrirent la charge de censeur des mœurs. Il y devint le chef du

parti aristocratique; il établit alors un institut auquel on n'était admis qu'après un examen minutieux; un silence rigoureux était prescrit aux élèves qui devaient surtout exercer leur mémoire en apprenant par cœur des sentences morales et religieuses. On y joignait les éléments de la musique et des mathématiques. Après ce noviciat, les jeunes gens étaient admis à entendre directement le maître, il les entretenait sur les principes des choses, sur les vertus des nombres et leurs harmonies, etc Après cet enseignement qui durait trois années, les disciples se répandaient dans toutes les parties du monde ancien, et restaient rattachés par les liens d'une sorte de confrérie. Mais la guerre éclata entre l'aristocratie et la démocratie, l'école de Pythagore fut ruinée. Pythagore, à l'âge de plus de 80 ans, dut fuir, dénué de tout. Il mourut obscurément à Tarente.

Pythéas, voyageur grec, né à Marseille, vivait vers 350 av. J.-G. Les anciens citent souvent de lui deux écrits qui ne nous sont pas parvenus : Description de l'Océan et Périple ou Voyage autour de la Terre. Il aurait pénétré dans la Baltique, et, en sortant de cette mer, serait allé jusqu'à Thulé.

Pythie, prêtresse d'Apollon à Delphes. Elle rendait les oracles, assise sur un trépied placé au-dessus d'une ouverture du sol de laquelle s'échappaient des vapeurs qui la jetaient dans une sorte d'égarement.

Pythiques (Jeux). Ils étaient célébrés à Delphes, dans la plaine de Cirrha, tous les 4 ans, en l'honneur d'Apollon vainqueur du serpent Python. Ils furent institués en 586 av. J.-G.

Pytho, nom primitif de Delphes.

Python, serpent ou dragon monstrueux, désolait les environs du Parnasse et de Crissa. Il fut percé de flèches par Apollon, qui recouvrit de sa peau le trépied fatidique de Delphes.

Pyxos, anc. nom de Policastro.

Qalabchèh (El-), Talmis, village de Nubie, sur la rive gauche du Nil, à 45 kil. S. d'Assouan.

Quades, peuple germain issu des buèves, habitant, au N. du Danube, les pays qui correspondent a l'Autriche du N., la Moravie, l'O. de la Hongrie. Sous Marc-Aurèle, ils s'unirent aux Marcomans, combattirent les Romains au 3e et 4e s.; ils se confondirent avec les Suèves,

Quadra et Vancouver, île du Grand Océan, sur la côte N.-O. de l'Amérique septentrionale. Elle fait partie de la Nouvelle-Bretagne, et est séparée du continent, à l'E par le golfe de Géorgie, au N. par les détroits de Johnston et de la Reine-Charlotte, au S. par celui de Juan-de-Fuca Elle a 490 kil. sur 130. Elle a été réunie à la colonie anglaise de' Colombie. Les v. pr. sont : Victoria, capil., au S.-E., et Esquimau, bon port. L'île rtire son nom de la rencontre qui eut lieu entre l'officier espagnol Quadra et le capitaine anglais Vancouver.

Quadragésime (du latin quadragesimus, quarantième), nom donné par les chrétiens au premier dimanche du carême.

Quadratus (Saint), évêque d'Athènes, présenta à l'empereur Adrien, en 431, un Apologétique du christianisme.

Quadrigarius (Quintus Claudius), historien latin du temps de Sylla, vers l'an 80 av. J.-G.

Il ne reste de son histoire (Annales, rerum romunarum libri) que quelques fragments cités par Aulu-Gelle

Quadrio (François-Xavier), ne a Ponte (Valteline), 1695-4756, jésuite, prédicateur, se retira chez les Barnabites de Milan. Ses principaux ouvrages sont ■ Délia poesia italiana; Délia storia e délia ragione d'ogni poeùa.

Quadiivium {les quatre routes), nom donné, pendant le moyen âge, au cours supérieur des études, comprenant l'arithmétique, la géométrie la musique et l'astronomie.

Quakers OU Tiembleurs, Secte religieuse qui prend aussi le nom de Société chrétienne des Amis, fondée en Angleterre, en 4647, par George Fox , cordonnier de Leictster. Cette secle, nombreuse dans la Grande-Bi-etagne et aux Etats-Unis, rejette tous les sacrements et n'admet aucun culte extérieur, aucune hiérarchie ecclésiastique. Us se réunissent dans des salles dénuées de tout ornement religieux et attendent dans le plus grand recueillement que le Saint-Esprit se manifeste en eux par un tremblement, prélude de l'inspiration. Ils refusent le service militaire; ils ont obtenu d être dispensés du serment , ils condamnent les spectacles, les jeux de hasard, le chant, la musique, la chasse. Ils furent souvent emprisonnés

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Quarenghi (Giacomo), architecte italien, né Bergame, 1744-1817, élève de Mengs et de Pozzi,

Comme fous, maniaques et perturbateurs du repos public; mais enfin l'acte de tolérance, rendu par Guillaume III en 1689, leur accorda la liberté de vivre comme ils l'entendraient en se soumettant aux charges de l'Etat.

Quarantaine - le - Roi , édit par lequel

Louis IX, en 4245, défendit d'entreprendre aucune guerre privée, avant 40 jours à dater de celui où l'injure avait été reçue. D'autres attribuent la quarantaine à Philippe Auguste.

Qnarantie, tribunal de 40 membres établi à Venise.

Quarégnon, bourg du Hainaut (Belgique), sur la Haisne, à 7 kil. 0. de Mons; 6,500 hab. Mines de houille

a Be

embellit Saint-Pétersbourg de nombreux édi

fices. On a publié, à Milan, en 1821. ses Plans et

dessins.

Quariu ( Joseph) , né à Vienne, 1733-1814, premier médecin de l'empereur Joseph II, fonda des écoles de clinique. Ses principaux ouvrages sont: Tentamina de cicuta ; Methodus medendarum febrium ; Considérations sur les hôpitaux de Vienne; Observations pratiques sur les maladies chroïiiques.

Quaries (Francis), poète anglais, né à Stewards (Essex), 1592-1644. Ses poèmes ont eu une grande réputation.

Quarnero OU Quarnerolo (Golfe de), Flanaticus sinus, forme par la partie N. de l'Adriatique, entre les côtes de la Croatie, de l'Istrie et'de la Dalmatie. Le principal port est Fiume

Quaroubie, comm. du cant., de l'arrond. et à 8 kil. N.-E. de Valenciennes (Nord); 2,644 hab.

Quarlten. V. QvARKEN.

Quarré-ies-Tombes, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-E. d'Avallon (Yonne). Tombes antiques; 2,141 hab.

Quartenier OU Quartinier, officier municipal commandant un des quartiers de l'ancien Paris (avant Philippe Auguste, la ville était divisée en 4 parties, d'où le nom de quartier, la Cité, Saint-Jacques-de-la-Boucherie, la Grève et la Verrerie). 11 était chargé de la police du quartier, dont il commandait la milice bourgeoise, et gardait une des enirées de la ville.

Quarto, v. de Sardaigne, a 1 kil. du golfe du même nom, et 14 kil. N.-Ê. de Cagliari; 5,500 h.

Quatre. Bras (Les), bourg de Belgique, dépendant de la commune de Boisy-Tliy (Brabant mérid.), à 10 kil. S.-E. de Nivelle. Célèbre par le combat du 16 juin 1815.

Quatre-Cantons (Lac des) OU des Walds-

tsettes,. lac de Suisse qui baigne les quatre cantons de Schwytz, d'Uri, d'Unterwalden et de Lucerne. Formé par la Beuss, il offre de nombreuses sinuosités; son étendue est de 38 kil. sur 5- sa plus grande profondeur est de 360 mètres, il est divisé en 3 parties qui prennent les noms de lac d'Uri ou de Brunnen, au S.-E.; lac de Buochs, au centre; lac de Lucerne .au N.-O.

Quatre-Cents (Conseil des). Il fut institué à Athènes, par Pisandre, Théramène et Antiphon, pour remplacer l'assemblée du peuple. Les Quatre-Cents se conduisirent en véritables tyrans, s'entourèrent de satellites, et supprimèrent je sénat, mais l'armée athénienne se révolta contre eux, et prit pour chef Alcibiade. qui les chassa de l'Attique.

Quatre. Temps, jeûne prescrit par le pape saint Léon, en 460, dans chaque saison de l'année. Il commença à être en usage en France vers 806.

Quat remère de Quincy (ANTOINE-ChRY-

sostome), né à Paris, 1755-1849, député à l'Assemblée législative, en 1791, y défendit avec courage les ministres constitutionnels. Député au Conseil des Cinq-Cents, il fut enveloppé

dans la proscription du 18 fructidor. Sous le Consulat, il fut secrétaire du conseil municipal de la Seine; sous la Bestauration, intendant des arts et des monuments ; en 1818, professeur d'archéologie à la Bibliothèque royale, et membre de l'Académie des Inscriptions et de celle des Beaux-Arts. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque principalement : de l'Architecture égyptienne comparée à l'arvhitecture grecque; Considérations sur l'art du dessin en France; Dictionnaire d'architecture; le Jupiter Olympien ou l'art de la sculpture antique; Monuments restitués d'après les descriptions des écrivains grecs et latins; Histoire des plus célèbres architectes du xie s. jusqu'à la fin du xvni* ; Histoire de Michel- Ange; — de' Raphaël; — de Canova. Quatremère.Roissy (JEAN-NlCOLAS), né à

Paris, 1754-1834. cousin du précédent, ancien conseiller au Chàtelet, a composé une Histoire de madame de la Vallière, 1823; de Ninon de Lenclos, 1823; d'Agnès Sorel, 1825; de Jeanne d'Arc, 1827.

Quatremère (Etienne-Marc), neveu de ce dernier, né à Paris, 1782-1857, élève de Sylvestre de Sacy; fut membre de l'Académie des inscriptions, puis professeur d'hébreu et de syriaque au Collège de France, en 1819; enfin professeur de persan à l'Ecole des langues orientales. On lui doit : Recherches sur la langue et la littérature de l'Egypte; Mémoires géographiques et historiques sur l'Egypte, etc.; et des traductions estimées. 11 a édité le texte arabe des Prolégomènes, d'Ibn-Khaldoun, et inséré de savants mémoires dans le Journal asiatique.

Quatuorvirs, magistrats romains, ainsi nommés, parce qu'ils étaient le plus souvent au nombre de quatre. Les uns étaient chargés de la conduite et de l'installation des colonies; les autres, sous la dénomination de quatuorvirs monétaires ou ab œrario, administraient les deniers publics dans les colonies et les villes municipales; d'autres magistrats, voyers de J'Empire, veillaient à la construction et à l'entretien des routes, etc.

Quay (Saint.), comm. du cant. d'Etables, arrond. de Saint-Brieuc(Côtes-du-Nord); 2,577 h. Québee, v. forte de l'Amérique anglaise, ancienne capitale de tout le Canada, aujourd'hui chef-lieu du Bas-Canada seulement, au confluent du Saint-Laurent et du Saint-Charles; 62,000 hab. Port très-vaste, arsenal. L'industrie de Québec est peu importante ; mais il se fait un assez grand commerce d'importation et d'exportation dans son port. — Cette ville, fondée en 1608 par Samuel de Champlain. resta française jusqu'en 1759, époque où elle fut prise par les Anglais, à la suite d'un combat inégal livré sous ses murs. Quéda ou Kedda, capit. d'un petit Etat malais dans la presqu'île de Malacca et sur le détroit.

Quediinbourg, v. des Etats prussiens (Saxe), sur la Bode, à 50 kil. S.-O. de Magdebourg; 15,000 hab. Ancienne abbaye souveraine de religieuses, puis de diaconesses luthériennes. Patrie du géographe Charles Bilter et du poète Klopstock.

Queens-County, c'est-à-dire comté de la reine, comté au centre de l'Irlande (Leinster). Son ch.-L est Maryborough. Exportation de grains, de bestiaux, de houille, de fils, de toiles. Queensland (Terre de la Reine), l'une des grandes colonies de l'Australie, auN,- E,; capitale Brisbane. V. Australie.

Queenstown. V. Cove. [Niagara.]

Queenstown, v. du Haut-Canada, sur lej Queenstown, dans la colonie du Cap, où on a récemment trouvé de l'or.

Queich, affluent de la rive gauche du Rhin, passe près de Landau, arrose la Bavière Rhénane et finit à Germersheim.

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Qtieiss, riv. des Etats prussiens (Silésie). affluent de la Bober. Cours de 120 kil.

Quélen (Hyacinthe-Louis, comte de), né à Paris, 4778-1839, d'une famille noble de Bretagne, secrétaire du cardinal Fesch; évêque de Samosate in partibus, 1817; coadjuteur de l'archevêque de Paris, Taïlevrand de Périirord, lui succéda en 1821. Il s'opposa, à la Chambre des pairs, au projet de la conversion des rentes, présenté par Villèle, 1824. Après la Révolution de 1830, il fut soupçonné, à tort, d'avoir favorisé la manifestation légitimiste de Saint-Germainl'Auxerrois; l'archevêché fut saccagé de fond en comble, fév. 1831. Il créa l'établissement des Orphelins du choléra. On a de lui les Oraisons funèbres de Louis XVI et du duc de Berry. qui lui ouvrirent les portes de l'Académie française, en 1824.

Qiieiiym (Erasme), dit le Vieux, peintre, né à Anvers, 1607-1678, se laissa entraîner vers la peinture par son ami Rubens. On admire ses paysages, mais il réussit également dans les portraits; il s'est distingué comme graveur.

Qnellyn (Jean-Erasme), dit le Jeune, fils du précédent, né à Anvers, 1629-1715, fut l'élève de son père. Sa manière procède des deux écoles, flamande et italienne, et réunit leurs qualités distinctes.

Qnellyn (Arthus), cousin du précédent, né à Anvers, eut de la réputation comme sculpteur.

Queipaert, île qui dépend de la presqu'île de Corée, à l'entrée du détroit de Corée.

Quélus (Jacques de Lévis, comte de), un des mignons de Henri III, fut mortellement blessé en duel par d'Entragues, en 1578.

Quéluz, château royal en Portugal (Estrémadure). à 12 kil. N.-O. de Lisbonne."

Quentin (Saint), apôtre de la foi à Amiens et dans l'anc. province du Vermandois, fut martyrisé en 287. Fête, le 31 octobre.

"Quentin (Saint-), ch.-l d'arr. de l'Aisne, à 50 kil. N.-O. de Laon, 139 kil. de Paris, sur le canal de l'Oise à l'Escaut ; 45,838 hab. Nombreuses filatures de coton, fabriques de tissus. Patrie de Babeuf, d'Orner Talon, de Ramus, de Charlevoix, du peintre Latour. — Cette ville est probablement l'antique Augusta Veromanduorum, que quelques auteurs placent à Vermand, à 8 kil. O. de Saint-Quentin. Bataille célèbre de

Quentin (Saint-), comm. du canton et de i'arr. et à 6 kil. N.-E. d'Uzès (Gard) ; 2.044 hab

Quer y Martinez (Joseph) né à Perpignan, 1695-1764, prit du service dans les armées espagnoles, profita de ses voyages pour recueillir des plantes et des graines, et composa une Flore espagnole.

Quérard (Joseph-Marie), né à Rennes, 1705- 1865, a composé un grand travail bibliographique, la France littéraire, 1826-39, 10 vol. in-8<>, et commença la Littérature française contemporaine. En 1855, il fonda un -recueil périodique de bibliographie universelle , le Quérard. On lui doit encore : les Auteurs déguisés de la littérature contemporaine ; les Supercheries littéraires dévoilées, 1845-60, 5 vol. in-8<> ; les Ecrivains pseudonymes, 1854-64, 2 vol. in-8° ; etc., etc.

Quercia (Jacopo délia), sculpteur italien. né près de Sienne, 1378-1442, fut l'un des grands artistes de son temps.

Quercy , Cadurci , anc. pays de France (Guyenne), compris dans les départements du Lot et de Tarn-et-Garonne, divisé en Hant-Quercy , capitale Cahors, et Bas- Quer cy , capitale Montauban. Il fut réuni définitivement à la France en 1472.

Queretaro, v. du Mexique, chef-lieu de la province de ce non», a 175 kil. N.-O. de Mexico, industrie jadis très-active, encore importante ; fabr. de draps, cigares, papier. C'est dans cette

ville que Maximilien, empereur du Mexique, fut pris et fusillé par les partisans de Juarcz ; ^8,000 hab. — L'Etat de Queretaro. situé au centre du Mexique, possède des mines nombreuses et très-riches. Il a 9,400 kil. carr. et 180,000 hab.

Quérigut, ch.-l. de cant., arr. de Foix et à 50 kil. S.-E. de Tarascon (Ariége) ; 630 hab.

Quérimbes (lies), dans le canal de Quérimbe, groupe d'îies au S.-E. de l'Afrique, appartenant au Portugal et faisant partie de la capitaineriegénérale de Mozambique.

Quérini (Angelo-Maria), né à Venise, 1-080- 1759, entra dans l'ordre de Saint-Benoît, voyagea, devint évêque de Brescia, archevêque* de Corfou, et cardinal en 1727. On a de lui : Primordia Corcyrœ; une Vie de Paul II, 1740, etc. Il protégea surtout les gens de lettres.

Querlon (ANNE-GABRIEL Dleusnier de), né

à Nantes, 1702-1780, obtint en 1752 le privilège des Petites Affiches ; travailla au Journal Encyclopédique ; a laissé : Collection historique, ou Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre terminée en 1748 par le traité d'Aix-la-Chapelle, ete.

Quérouaille. V. KÉROUAL.

Querqueviiie, village fortifié dans l'arr. et à 6 kil. N.-O. de Cherbourg (Manche).

Querrien, comm. du cant. de Scaër, arr. de Quimperlé (Finistère) ; 2.840 hab.

Quesada, v. de l'intendance de Jaën (Espagne), et à 24 kil. E. d'Ubéda ; 4,500 hab.

Quesaltenango-del-Espiritu, V. du Guatemala (Amérique centrale), à 160 kil. N.-O. de Guatemala; 12,000 hab.

Qaesaitepec, ville du Guatemala, à 125 kil. N.-E. de Guatemala; dans le département de Vera Paz ; 4,500 hah.

Quesnay (François), né à Mérye, près de Montfort- l'Amaury (Seine-et-Oise), 1694-1774, médecin, écrivit dans YEncyclopédie des articles sur les grains, les fermiers, etc. Marie Leczinska devint sa protectrice. Une Réfutation du livre sur la saignée du docteur Silva, 1727, commença sa réputation. Il fut nommé, en 1737, chirurgien du roi et secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie. 11 écrivit pour les Mémoires de cette société une Préface qui fut regardée alors comme un chef-d'œuvre. Il fut médecin consultant du roi Louis XV; madame de Pompadour, près de laquelle il logeait à Versailles, continua de le protéger. Mais c'est surtout comme fondateur en France de l'économie politique qu'il a acquis une grande célébrité; il a laissé en ce genre des ouvrages estimés, malgré l'importance presque exclusive qu'il attribuait à l'agriculture au détriment de l'industrie et du commerce. Son principal ouvrage en ce genre est la Physiocratie ou Gouvernement de la nature et de ses lois, supérieures et antérieures à la loi écrite, in-8°; publié en 1768.

Quesnel (Pasquier), né à Paris, 1634-1719, directeur dans la congrégation des Oratoriens. Partisan des jansénistes, il publia, en 1671, des Réflexions morales sur le ÎSouveau Testament, cause des persécutions qui le forcèrent à s'exiler à Bruxelles auprès du célèbre Arnauld. Arrêté en 1696, il fut emprisonné à Malines, d'où il s'évada, en 1703, et mourut à Amsterdam. Son livre fut condamné par le pape Clément XI, en 1713, dans la bulle Unigenitus, qui censurait 101 propositions extraites de l'ouvrage du P. Quesnel. On lui doit encore une édition des Œuvres du pape saint Léon; une Histoire abrégée de la vie et des ouvrages de M. Arnauld; etc.

Quesnoy (Le), ch.-l. de canton, arrond. et a âo lui. N.-O. dAvesnes (Nord); 4,030 hab. Place forte. Bel hôtel de ville. Commerce de lin, chanvre, bois; entrepôt de houille.

Quesnoy-sur.Deûle (Le), ch.-l. de Canton,

six- le canal de la Basse-Deûle, dans l'arrond. et

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à 9 kil. N. de Lille (Nord). Fabriques d'huile de colza, de sucre; 5,051 hab.

Quessoy, comin. du cant. de Moiicontour, arr. de Saint-Brieue (Côtes-du-Nord) ; 2,8rï9 hab.

Questembert, ch.-l. de canton, arrond. el à v25 kil. E. de Vannes (Morbihan); 4,155 hab.

Questeurs, quœstores, magistrats romains charges de l'administration du trésor public. Ils furent d'abord nommés par les rois ; puis par les consuls; à partir de l'an 307 de Rome, ils furent élus dans les assemblées du peuple par tribus, et choisis parmi les patriciens et les plébéiens indifféremment. En l'année 333, outre les deux questeurs urbains, on en créa deux autres chargés de suivre les consuls à la guerre; ces derniers furent appelés peregrini ; leur nombre s'accrut avec celui des provinces conquises. Sylla le porta à vingt, et Jules César à quarante"; sous les empereurs, il fut variable et indéterminé.

On a donné de nos jours le nom de questeurs à des membres de la Chambre des députés ou de l'Assemblée nationale, chargés de la comptabilité financière de ces assemblées

Questions perpétuelles, tribunaux permanents institués à Rome vers 149 av. J.-C, pour connaître des crimes de concussion, de lèse-majesté, de brigue, de pe'culat, de parricide, d'assassinat, d'empoisonnement, de faux( etc. Ces tribunaux étaient présidés par des préleurs spéciaux ou d'anciens édiles; les juges, ordinairement très-nombreux, étaient désignés par le préteur urbain, et choisis parmi les sénateurs ou les chevaliers.

Quéteiet (Lambert-Adolphe-Jacques), né à Gand, 1796-1874, professeur de mathématiques, d'astronomie, fondateur et directeur de l'Observatoire de Bruxelles depuis 1826, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique, correspondant de l'Institufde France. Il a publié de nombreux travaux scientifiques : Astronomie élémentaire, 1S26; — Recherches statistiques suite royaume des Pays-Bas. 1830; — Statistique criminelle de lu Belgique, 1832; — Histoire des sciences mathématiques et physiques chez les Belges, 1865 ; etc., etc.

Quétif (Jacques), né à Paris, 1618-1698, commença l'ouvrage intitulé: Bibliocheca scriptorum ordinis Minorïim, terminé par Echard, Paris, 1719-1721, en 2 vol, in-fol.

Quetineau (Pierre), né à Anjou, 1757-1794. général Je division sous Dumouriez, fut envoyé dans la Vendée, 1793, battu à Bressuire et pris à Thouars. Il mourut sur l'échafaud. .

Quettehou, ch.-l. de canton, arrond. et à 14 kil. N -E. de Valognes (Manche); 1,327 hab.

Quevedo (Vasco-Mousinho), poète portugais, mort après 1627, était né à Sélubal. Son poème, Affonso Africano, publié en 1611, renferme de grandes beautés.

Quevedo y Villegas (FRANCISCO de), né à Madrid, 1580-1645, suivit en Sicile le duc d'Osuna, vice-roi de Naples, fut impliqué dans la conspiration des Espagnols contre Venise, en 4618, et de retour en Espagne, resta trois ans en prison, 1620-1623. Il composa un grand nombre d'ouvrages qui l'ont placé très près de Cervantes, dans l'estime des Espagnols. C'est principalement dans la satire qu'il a réussi ; on cite de lui : les Suenos (les songes ou visions), où il passe en revue les vices et les ridicules de la société de son temps ; les Lettres au chevalier de l'Epargne , le Grand Tacano ou Histoire de don Pablo, surnommé l'aventurier Buscon, roman burlesque ; etc.

Quéven, oomm. du cant. de Pont-Scorff, arr. de Lonent (Morbihan); 2,233 hab.

Queyras, village de l'arr. et à 22 kil. S.-E. de Briançon (Hautes-Alpes). Place forte sur un rocher escarpé au milieu des Alpes.

Quibdo, v. de la Nouvelle-Grenade, ch.-l. de la prov. de Choco, sur le fleuve Choco ou Atrato.

Quiberon, ch.-l. de canton dans la presqu'île du même nom, qui forme une baie défendue par le fort Penlhièvre, dans l'arr. et à 55 kil. S.-E. de Lorient (Morbihan) ; 2,537 hab. Le 27 juin 1795, les Anglais favorisèrent une descente d'émigrés français, qui, bientôt cernés par le général Hoche, furent battus et taillés en pièces.

Quibo, île sur la cote S. de l'isthme de Panama.

Quiche, bourg du Guatemala, sur l'emplacement de l'ancienne Utatlan. qui fut la capitale du puissant royaume de Quiche, florissant a l'époque de la conquête des Espagnols. Ruines remarquables ; 3,000 hab.

Quiers. V CHIERI.

Quiétisme (de quies, repos), secte mystique qui faisait consister la perfection chrétienne dans l'inaction complète de l'àme et dans une contemplation toute passive de la Divinité. Le quiétisme eut pour apôtre, au xvne s., le prêtre espagnol Molinos. auteur d'un livre intitulé : la' Guide spirituelle, Rome, 1675. Il fut condamné, en 1685, par le pape Innocent XI. Sa doctrine un peu mitigée, fut introduite en France par madame Guyon, qui publia sur ce sujet des livres intitulés : les Torrents, le Moyen court, approuvés en partie par Fénelon, dans son Explication des maximes des saints, 1697; mais ils furent vivement attaqués par Bossuet. Innocent XII, en 1699, censura 23 propositions du livre incriminé; Fénelon rélracta publiquement ses erreurs en pleine chaire. Alors le quiétisme disparut presque complètement.

Quiétus (Fclvius). fils de l'usurpateur Macrien, î'un des 30 tyrans de l'empire romain, fut assiégé dans Emèse par Odénai, prince de Palmyre. Les habitants tuèrent Quiétus, 262.

Quiévrain, bourg de Belgique (Hainaut), à 21 kil. S.-O. de Mons, sur la frontière de France; 2,200 hab. Mines de houille, fabrique de tabac.

Quiévy. comm. du cant. de Carnieres, arr. et a 18 kil. E. de Cambrai ; 3,2 M hab.

Quiiituancy, fleuve peu connu de l'Afrique orientale (Zanguebar), se jette dans l'Océan Indien a Mélinde.

Quiiimané, port du Mozambique, près de l'embouchure du fleuve du même nom, branche du Zambèze, qui se jette dans le canal du Mozambique.

Quiiiebeuf, petit port de commerce à l'embouchure de la Seine (rive gauche), ch.-l. de canton de l'arr. el à 45 kil. N. de Pont-Audemer (Eure) ; 1,414 hab. Service de pilotage obligatoire. Bancs de sable mouvants qui y rendent la navigation dangereuse. Ane. capitale du Roumois, petit pays de France (Normandie).

Quiliet (Claude), né à Chinon, 1602-1661, médecin, se rendit suspect à Laubardemont, et s'enfuit de Loudun à Rome, où il prit les ordres. On lui doit un poème latin : la Callipédie ou l'art de procréer de beaux enfants.

Quilliau, ch.-l. de canton, arr. et à 32 kil. S. ae Limoux (Aude). Scieries hydrauliques, draps, forges; 2,424 hab.

Quillota OU San*]}ïartin de la Coucha, v. du Chili, dans la prov. d'Aconcagua et sur la rive droite de la rivière de ce nom, à 80 kil. N.-O, de Santiago ; 8.000 hab.

Quiloa ou Kilva, v. de l'Afrique orientale, capitale du royaume du même nom, sur une île, dans le baie de Quiloa. Très florissante au xvi« siècle, elle est aujourd'hui déchue. — Le royaume de Quiloa, jadis possédé par les Portugais, appartient aujourd'hui au sultan de Zanzibar.

Quilon, port de l'Etat de Travancore au S.-O. de i'flindoustan ; 20,000 hab.

Quimper OU Qnimper» Corentin, Ch.-JL du

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département du Finistère, au confluent de l'Oilet et du Stevr, à 17 kil. de l'Océan, à 549 kil. 0. de Paris; 15,288 hab. Petit port de mer assez fréquenté, pêche de sardines, construction de navires maichands. Evêché suffragant de Tours. Patrie des jésuites Hardouin et Bougeant, et du critique Fréron. Celte ville, ancienne capitale du pays des Corisupites, fut ensuite appelle Quimper-Corentin, du nom de saint Corentin, son premier évêque.

(tuimper-Guézennec, COmm. (Hl C.ant. (le

Poutiieux, arr. de Guingamp (Côtes-du-Nordi; 2,450 hab.

Quimperlé, jadis Quimper • Elle , ch.-l. d'arrond. du Finistère, a 46 kil. S.-E. de Quimper, au confluent de l'Isolle et de l'Ellé. Petit port de commerce. Bois de construction, grains, bestiaux, cidre, beurre, sardines; 6,821 hab.

Quia (James), acteur anglais, né à Londres, 4693-1766, eut une grande réputation jusqu'à l'apparition Je Garrick, qui le surpassa.

Quinault (Philippe), né â Paris, 1635-16SS, fils d'un boulanger, composa la comédie des Rivales, qui eut du succès. Puis il se fit recevoir avocat au Parlement, et acheta une charge d'auditeur à la Cour des comptes. Il donnait chaque année une nouvelle pièce, tragédie ou comédie ; la meilleure de celles-ci est la Mère coquette, 1605. Quant a ses tragédies, elles sont depuis longtemps complètement, oubliées ; plusieurs de ses tragédies lyriques sont des chefsd'œuvre en ce genre, Alceste, Thésée, Athis. Proserpine, Persce, Amadis, Roland et surtout Armide, qui est restée au théâtre. Lulli composa les partitions de toutes les pièces lyriques de Quinault. Dès 1670, Quinault avait été reçu à l'Académie française; il fut de l'Académie des Inscriptions, en 1674.

Quinault, famille d'artistes dramatiques qui a fourni cinq acteurs remarquables au Théâtre- Français : Quinault père, né à Paris, mort en 4736 ; — Quinault (Jean-Baptiste-Maurice), dit l'aîné, fils du précédent, né à Paris, 1600-1744, brilla surtout par la finesse de son jeu dans les rôles de haut comique; — Quinault-Dufresne {Abraham- Alexis), frère du précédent, né à Verdun-sur-le-Doubs, 1693-1767, eut autant de succès dans le haut comique que dans la tragédie ; — Jeanne-Marie Quinault, née Dupré, femme d'Abraham, morte en 1759, joua avec un égal succès les premiers rôles tragiques et comiques; — Jeanne-Françoise Quinault. sœur d'Abraham, née vers 1700, prit dans la comédie les rôles de soubrette, où elle excella. Elle quitta le théâtre en 1741, fut célèbre par son esprit et ses relations, et mourut en 1783.

o«incey (Thomas de), né à Manchester, 1785-1859, a montré un génie original dans les brillantes études dont il a enrichi les Bévues, depuis les Confessions of an opium eater, en 1821.

Quinctius OU Quintius Capitolinus (Tl-

tds), du ve siècle avant J.-C, six fois consul, battit les Herniques, les Eques et les Volsques.

Quinctius Cincinnatus. V. CiNCINNATUS.

Quiticv (Charles-Sévin, marquis de), né près de Meaux, 1666-1736, lieutenant général d'artillerie, gouverneur de la province d'Auvergne, a écrit une Histoire militaire du règne de Louis XIV, Paris. 1726, 8 vol. in-4<>.

Quincy, v. des Etats-Unis (Massachussets),, à 14 kil. S.-E. de Boston; 27,000 hab. Carrière de granit magnifique.

Quiadécemvirs, collège de prêtres romains instiiues par Tarquin le Superbe et préposés à la garde des livres sybillms, qu'ils avaient seuls le droit de consulter. Leur nombre fut porté à quinze par Sylla. . .

Quindiu, chaîne de montagnes, qui fait partie de la Cordillère des Andes, dans la Confédération Grenadine. On y voit des sommets

escarpés, comme le Garito-del-Paramo, qui a

3,827 mètres; les passages sont difficiles.

Quinet (Edgardi, né à Bourg (Ain), 1803- 1875, étudia en Allemagne, traduisit, dès 1827, les Idées sur la philosophie de l'histoire de V humanité de Herder; fit partie de la commission scientifique de Morée; écrivit de nombreux articles dans la Revue des Deux Mondes; puis Ahasvérus, étrange épopée, qui fut mise a l'index, 1833. 11 multipliait alors ses études sur l'Allemagne, sur la poésie épique, sur la Révolution, et composait deux poèmes, Aapoléon, 1836, et Prométhée, 1838.

Il fut professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Lyon, 1839, puis au Collège de France, 1842; c'est alors qu'il publia des ouvrages de polémique religieuse et politique : le Génie des religions, les Jésuites. l'Ultramontanisme , l'Inquisition, etc., qui firent beaucoup de bruit et décidèrent le gouvernement à lui retirer la parole dans sa chaire. Il continua ses œuvres, comme le Christianisme et la Révolution française ; et, lorsqu'il fut membre des Assemblées Constituante et Législative, les Révolutions d'Italie, la Croisade contre la république romaine, l'Etat de siège, l'Enseignement du peuple, etc. Expulsé de France, en 1852, il se retira à Bruxelles, puis à Vétaux en Suisse. Travailleur infatigable, il a. depuis cette époque, écrit de nombreux ouvrages : les Esclaves, poème dramatique en 5 actes; la Fondation de la république des Provinces- Unies ; Philosophie de l'Histoire de France , la Révolution religieuse au xixc siècle ; Merlin t enchanteur, allégorie philosophique; Histoire de la campagne de 1815; la Révolution ; la Question romaine devant l'histoire, etc. Il ne voulut rentrer en France qu'à la chute de l'Empire, fut rétabli dans ses fonctions de professeur au Collège de France; fut élu représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, prit place à l'extrême gauche, et continua de travailler jusqu'à son dernier jour.

Quînette (Nicolas-Marie), né à Soissons, 1762-1821, procureur ou notaire dans cette ville, fut député à l'Assemblée législative et à la Convention. Membre du Comité dj salut public, il fut l'un des commissaires qui, chargés de l'arrestation de Dumouriez, furent livrés par lui aux Autrichiens. Membre du Conseil des Cinq-Cents, en 1796. ministre de l'intérieur en 1799, préfet de la Somme en 1800, il fut conseiller ri'Flat et directeur général de la comptabilité des communes et des hospices.

Quingey, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kii. S.-O. de Besançon (Doubs). sur la Loue; 956 h. Forges, tanneries. Aux environs sont les grottes d'Osselle.

Quinquagésime (de quinquagesimus, cinquantième), nom donné par l'Eglise romaine au dimanche qui précède de 50 jours celui de Pâques.

Quinquatries (quinquatria), fêtes romaines en l'honneur de Minerve. Il y avait les grandes et les petites quinquatries. Les premières étaient célébrées le 19 du mois de Mars, et duraient 5 jours; les petites quinquatries avaient lieu le 13 juin, et ne duraient que 3 jours

Quinquennal, magistrat municipal, dans l'empire romain, élu tous les cinq ans pour présider au cens.

Quintana (Don Manoel-José), né à Madrid, 1772-1657, avocat distingué, publia, en 1795, un recueil de poésies parmi lesquelles on remarqua YOde à la mer; puis, des tragédies sur des sujets nationaux. Emprisonné de 4814 à 4820, forcé à s'exiler en Estrémadure (Portugal), 4823, il fut nommé directeur général des études, 4833, conseiller d'Etat et pair du royaume.

Quintana, v. d'Espagne (Badajoz), à 26 kil. S. de Villanueva-la-Serena; 4,000 hab.

QUI

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Quintanar. de-la- Orden, ville d'Espagne,

dans la province de Tolède, près de la Giguela, à 95 kil. S.-E. de Madrid. Fabriques de savon, tuiles, briques, étoffes de laine; 6,000 hab.

Quinte Curce, Quintus Curtius liufus, historien latin dont la vie est complètement inconnue. On présume qu'il vivait sous Vespasien et sous Trujan. Quinte Curce a laissé un nom illustre parmi les écrivains latins, par son Histoire d'Alexandre le Grand, en 10 livres. Malheureusement, les deux premiers sont perdus ainsi qu'une partie du 5e, du 6e et du 10e. V Histoire d'Alexandre est plutôt un roman qu'un récit exact et véridique de la vie de ce grand conquérant ; il manque complètement de critique, et son récit fourmille d'erreurs ; mais il rachète ces défauts par un style pur, élégant et même poétique dans ses descriptions.

Quintianus Stoa. V. QuiNZANO.

Quintiens (Prêtres). V. Luperôjjes.

Quintilien (M. FABIUS QUINTJLIANUS), né,

selon une tradition contestée, à Oalaguris (Espagne Tarraconaise), vers l'an 42 de J.-C. Il accompagna en Espagne Galba, qui le prit en amitié, et le nomma professeur public d'éloquence à Rome. 68. Quintilien s'adonna tout entier à l'enseignement de la jeunesse romaine; il plaida aussi au barreau avec succès. Domitien le choisit pour précepteur de ses petitsneveux, lui donna la distinction du laliclave; on croit même qu'il l'éleva au consulat. Quintilien composa dans la retraite l'ouvrage qui a illustré son nom, de Institutione oratoria, de l'Institution oratoire, en douze livres. Ce n'est pas seulement un traité complet de rhétorique ; c'est encore un plan d'études pour l'orateur. Son style est d'une pureté et d'une élégance remarquables, avec un peu d'obscurité et d'affectation. On a attribué longtemps à Quintilien le dialogue Sur les causes de la corruption de l'éloquence, que les critiques les plus autorisés donnent aujourd'hui à Tacite.

Quintiiius, nom d'une grande famille romaine dont la branche la plus connue est celle des Varus. Parmi ceux-ci on distingue principalement: — Q. Varus, préteur, l'an de Rome 449, vainqueur du carthaginois Magon ; — Quintiiius Varus, de Crémone, jeune Romain dont Horace déplore la mort prématurée dans l'ode 20, liv. I", adressée a Virgile.

Quintiiius (Makcus Aurelids), frère de Claude II, a la nouvelle de sa mort, prit le titre d'empereur, mais il fut abandonné par ses troupes, se fit ouvrir les veines dans un bain, et mourut après 17 jours de règne, en 270.

Quintin, ch.-l. de canton, air. et à 20 kil. S.-O. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord). Tribunal de commerce. Toiles fines, chapellerie, sources minérales ; 3,281 hab.

Quinto, rivière de la Confédération de la Piata, arrose la province de Cordova et finit dans un lac marécageux, après 620 kil. de cours.

Quiittus de Smvme OU Quintus Calaber,

poète grec, né aux environs de Smyrne ; on ignore a quelle époque il vécut, peut-être au ive, peut-être au vie s. après J.-C. Son poème, en 14 livres, intitulé : Paralipomènes d'Homère ou suite de l'Iliade, conduit le lecteur depuis la mort d'Hector jusqu'à la prise de Troie par les Grecs, et raconte longuement les événements si admiblement résumés par Virgile dans le 11e liv. de YEnéide. Le style, en général assez élégant et assez correct, pèche parla froideur et la monotonie. Quiazano (JkAN-FRANÇOIS Couti, dit), en

latin Quintianus Stoa. né au bourg de Quinzano, près de Bivseia { Lombardie ), 4484-4557, fut couronné comme poète par Louis XII; puis fut nommé précepteur de François 1er (alors duc dAngoulême). Il a composé un grand nombre de poésies sur divers sujets.

Quiquengrogne, hameau dans l'arr. et à 45 kil. de Vervins (Aisne). Verrerie célèbre créée en 4290.

Quirin (Saint.), village à 47 kil. S. de Sarrebourg (Lorraine). Manufacture de glaces de la plus grande dimension, verres de table, etc.

Quirinai (Mont), une des sept collines de Rome, au N.-O de la ville, ainsi nommée de Quirin us ou Itomulus, qui y avait un temple desservi par un flamine ou grand pontife, qui portait aussi le nom de Quirinai.

Quirinus, dieu des Sabins et ensuite des Romains, le même que Mars. On le représentait sous la forme d'une lance (en sabin Queir ou Quiris), d'où son nom. On surnomma ainsi Romulus, Jupiter et Janus.

Quirites, surnom que prirent les Romains après avoir transporté à Rome les Curites, habitants de la ville de Cures, capitale des Sabins, après la fusion des deux peuples en un seul. Les Romains portaient le nom de Quirites à la ville, mais jamais à l'armée.

Quiroga (Joseph), missionnaire espagnol, né à Lugo (Galice), 4707-4784, jésuite, visita les terres Magellaniques. Il a laissé un Journal de son voyage.

Quiroga (Antoine), né à Bétancos (Galice), 4784-4844, colonel en 1811, fit la guerre de partisan contre les Français. 11 prit une part trèsactive au complot de l'Abisbal et de Riégo, et à rinsurrection de l'île de Léon en 4820; il fut nommé capitaine général de la Galice II défendit la Corogne contre l'armée française en 1823, et, vaincu, fut contraint de s'enfuir en Angleterre. Il ne reparnt en Espagne qu'en 4833, et fut bientôt après abandonné comme trop modéré.

Quiros (Archipel de), nom donné par quelques géographes aux grandes Cyclades ou nouvelles-Hébrides, découvertes par Quiros.

Quiros OU plutôt Queiros (PeDRO-FeRNANDEZ

de), navigateur portugais, au service de l'Espagne, né à Evora (Alemtejo), 4560-4644, remplaça Mendana dans le commandement de l'escadre, 4595. En 4605, il découvrit un grand nombre d'îles et d'archipels de la Polynésie, entre autres celui des Nouvelles -Hébrides, auquel il donna son nom, Tahiti, qu'il nomma Sagittaire, et la Terre australe du Saint-Esprit. 11 mourut en 4604 à Panama. Un mémoire de ses découvertes, adressé à Philippe III, parut à Séville en 4640, sous le titre de : P.-F. Quiros narratio de terra australi incognita.

Quissac, ch.-l. de cant., arr. du Vigan (Gard), sur la Vidourle ; 1,531 hab.

Quistinic, comm. du cant. de Plouay, arr. de Lonent (Morbihan) ; 2,460 hab

Quita (Domingo Dos Reis), poète portugais, 1728-1770, orphelin de bonne heure, apprenti chez un barbier, apprit tout seul le français, l'italien et l'espagnol, et se fit un nom, comme poète. Il a composé 5 tragédies, dont la meilleure est Inez de Castro, des sonnets, des élégies, des idylles, fort admirés à l'époque de leur apparition.

Quito, capit. de la république de l'Equateur (Amérique du Sud), anc. capit. du royaume de Quito, sur un plateau élevé de 2,908 mètres au dessus du niveau de la mer ; 23,000 hab. C'est une ville mal bâtie, mais elle renferme quelques monuments remarquables. L industrie y est peu développée, mais le commerce y est assez actif.

Quitta ou Keta, comptoir anglais sur la côte des Esclaves.

Quixos-et-JHacast région de la Nouvelle- Grenade, ainsi nommée de deux peuplades indigènes qui en forment presque uniquement la population, au S. et à l'fi.

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