‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 470 sur 657 · RAB · texte numérisé non relu

RAB

Qvaioë (c'est-à-dire îles des Baleines), dans la mer Glaciale, sur la côte N.-O. de la Norvège. Elle a 24 kil. sur 12. Sur la côte 0. de l'île est la ville d'Hammerfest.

Qvarken OU Quarken, détroit du golfe de

Bothnie, entre les côtes de la Suède et de la Finlande, entre Uméa et Wasa.

Raab ou Raba, riv. d'Autriche, vient de < Styrie, passe à Saint-Gothard, traverse les comitats hongrois d'Eisenburg, d'OEdenburg et de Raab ; et, dans un cours de 280 kil., reçoit, à droite la Mareczal, à gauche la Pinka, la Feistritz et la Repecze , elle se jette dans le Danube à Raab. La vallée est plate et marécageuse.

Raab ou Javarin, Arrabona des anciens, Gybr, en hongrois, v. forte de Hongrie, ch.-l. du comitat du même nom, au confluent de la Raab et du Danube, à 133 kil. N.-O. de Pesth; 20,0u0hab. Grand marché de céréales. Le prince Eugène v battit l'archiduc Jean en 1809.

Rabàn siaur, né à Mayence ou aux environs, 786-856, élève d'Alcuin, visita, dit-ou, la Terre Sainte, et, à son retour, dirigea l'école de Fuldejil devint évêque de Mayence en 847. Il essaya vainement de réconcilier Louis le Débonnaire et ses fils. Il déploya une grande sévérité contre Gottschalk. Ses Œuvres contiennent des poésies latines, parmi lesquelles le Veni Creator ; des Commentaires sur V Ecriture sainte ; de l'Institution des clercs, son meilleur ouvrage ; etc.

Rabastens, ch.-l. de cant.. arr. et à 16 kil. S.-O. de Gaillac (Tarn). Couvertures, vins estimés ; 5,093 hab.

Rabastens, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N.-E. de Tarbes (Hautes-Pyrénées); 1.290 hab.

Rabat, Ai bâte OU Nouveau-Salé, V. forte

du Maroc, à l'embouchure du Bouregreb, en face de Vieux-Salé ; 25,000 hab.

Rabaut (Paul), pasteur de l'Eglise réformée de Nîmes, né à Bédarieux (Hérault), 1718-1794, montra un dévouement sans bornes à ses coreligionnaires. Son Précis du catéchisme d'Osterwuld a eu beaucoup d'éditions.

Rabaut<Saint. Etienne (JeAN-PâUL), fils du

précédent, né a Nîmes, 1743-1793, pasteur comme son père, plaida à Paris la cause des protestants. Député à l'Assemblée constituante, il réclama avec ardeur la liberté des cultes. 11 rédigea la Feuille villageoise et le bulletin de l'Assemblée législative pour le Moniteur. Membre de la Gonvention, il fit partie de la commission girondine des Douze, et porta la tête sur l'échafaud, 5 décembre 1793. Il est l'auteur des Lettres à Bailly sur l'histoire primitive de la Grèce; des Considérations sur les intérêts du tiers état ; d'un Précis de l'histoire de la Révolution française, etc.

Rabaut-Pommier (JACQUES-ANTOINE), frère

du précédent, né a Nîmes, 1744-1820, ministre prolestant, dépulé à la Convention, lutta contre la Montagne ; il fut du nombre des 73 députés incarcérés par l'ordre de Robespierre, et délivrés par sa mort. Il fit partie du Conseil des Anciens, 1795-1798, et fut banni par la Restauration, en 1815, comme régicide.

Rabaut-Dupuis (Pjerre-Antoine), frère des deux précédents, 1746-1808, négociant à Nîmes, fut du Conseil des Anciens, 1797, du Corps législatif, 1799, président de cette assemblée, 1802.

Rabbaï.iM-pia, beau port dans une île, mission protestante, sur la' côte de Zanguebar, en face de Grand-Rat bai, foire considérable.

Rabbath.Ammon, ensuite nommée Philadelphie par Ptolémée Philadelphe, anc. capitale du pays des Ammonites (Judée), près des sources de l'Ammon, à l'E. du Jourdain.

Rabbath-uioab , auj. Rabbah, capit. des Moabites, sur l'Arnon.

Rabbe (Alphonse), né à Riez (Basses-Pyrénées;, 1786-1830, fut un des rédacteurs les plus remarqués du Courrier français, de l'Album et des Tablettes universelles. On a de lui des Résumés de l'histoire de Russie, — du Portugal, — de l'Espagne; et une Histoire d'Alexandre Ier, empereur de Russie, 1826. Il commença, en 1829, la Biographie universelle des contemporains.

Rabbin (en syriaque rabb, maître ou seigneur). Les Juifs donnaient ce nom aux docteurs de la loi, et, par extension, à tous ceux qui étaient habiles dans toute espèce de science.

Rabei (Jean), peintre de portraits et graveur, né à Beauvais, au xvie s., mort vers 1603. — Son fils, Daniel, né vers 1578, mort après 1630, a peint avec talent les fleurs, les insectes.

Rabelais (François), né à Seully, près de Chinon ou à Chinon (Indre-et-Loire), vers 1495, mort à Paris, 1553, fils d'un apothicaire ou d'un aubergiste, entra chez les cordeliers de Fontenay-le-Comte, et se fit ordonner prêtre; il prit alors la haine des moines et l'amour des lettres. Il alla étudier la médecine à l'école de Montpellier. Il édita, en latin, divers traités de médecine d'Hippocrate et de Galien. Il exerça la médecine, à Lyon, dès 1532, et se mit aux gages des libraires. Le cardinal Du Bellay, son ancien camarade, l'emmena avec lui à Rome en qualité de médecin, 1534, puis 1536-37. Rabelais donna ses soins a une édition de la Topographia urbis Romœ, de Marliani, publiée à Lyon, chez Gryphe; protégé par les cardinaux, à cause de son savoir, bien accueilli par Paul III, il obtint la permission de rentrer dans l'ordre de Saint-Benoît. De retour en France, il reçut, à Montpellier, le grade de docteur eh médecine, 22 mai 1537, et vint s'installer à Saint-Maur-les-Fossés, canonicat qu'il devait au cardinal Du Bellay. Il commença à. publier son histoire des Faits et gestes de Gargantua et de son fils Pantagruel, roman satirique et allégorique où il tourne en ridicule les rois, les princes, et surtout les moines. Cet ouvrage est rempli de facéties, de quolibets et de plaisanteries grossières qui dégénèrent souvent en obscénités ; mais, à travers un chaos d'inventions bizarres, extravagantes, on y rencontre beaucoup d'esprit.d'imagination et même de bon sens. Les commentateurs se sont torturé l'esprit pour découvrir le sens cacné dans son ouvrage, où ils prétendent voir une allégorie continue. Son livre fut censuré par la Sorbonne, condamné par le Parlement et mis à l'index par le pape. Mais il avait eu l'habileté de se faire protéger par les prélats et par les princes. A la mort de François 1er, 1547, il crut prudent de faire un nouveau vovage de Rome, et publia, sous le nom de Sciomachie, la description des fêtes qui y furent célébrées en 1550, à l'occasion de la naissance d'un fils de Henri II. Il obtint, en

Page 1