‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 471 sur 657 · RAD · texte numérisé non relu

RAD

-1554, la cure de Meudon ; mais il y renonça pour achever la publication de son ouvrage, 1553. Ii mourut probablement à Paris, vers 1553, quoique plusieurs reculent l'année de sa mort jusqu'à

Rabener (Gottlieb-Wilhelm), né à Wachau près de Leipzig, 1714-4771, étudia les hommes et leurs travers et les peignit avec succès dans ses Satires, écrites en prose à l'exception d'une seule.

Rabirius (Caïus), chevalier romain qui fut accusé en 63 av. J.-C. par Labienus, instrument de César, d'avoir, 40 ans auparavant, assassiné le tribun Saturninus; grâce a son défenseur Cicéron, alors consul, l'accusateur se vit obligé d'abandonner l'affaire.

Rabirius (Caïus), pocle latin du siècle d'Augusie. Il avait composé un poème épique sur la bataille d'Actium.

Racaimuto, v. de Sicile, à 22 kil. N.-E. de Girgenii ; 7,1)00 hab. Sel, soufre, mercure.

Racan (HONORAT de Bueil, marquis DE), né

à la Roche-Raoaii (Touraine), 1589-1670, fut maréchal de camp. Il se livra à la culture des lettres, fut l'ami et l'élève de Malherbe et donna à la poésie pastorale une grâce naïve jusqu'alors inconnue en France. 11 fit partie de l'Académie française dès sa création, en 1635. Ses Bergeries, son principal ouvrage, 1625, sont empreintes d'une sensibilité vraie et d'une douce mélancolie. On lui doit d'intéressants Mémoires sur la vie de Malherbe.

Racca ou Rakka, Nicephorium, v. de la Turquie d'Asie, à 160 kil. d'Orfa, au confluent du Bélès et de l'Euphrate. [russe.]

Raccoinitz, secte de dissidents dansl'EgliseJ

Racconigi, v. d'Italie, dans la prov. et â 24 kil. N.-E. de Saluées; 12.000 hab.

Rachei, seconde fille de Laban, inspira de l'amour à Jacob, son cousin, qui, pour l'obtenir en mariage, s'engagea à servir Laban pendant de longues années. Rachel resta 6 ans stérile, puis mit au monde Joseph et, 16 ans après, Benjamin, le plus jeune des fils de Jacob.

Rachei (Joachim), né à Lundeu (Holstein), 4618-1669, a fondé le genre satirique en Allemagne. On a de lui dix satires.

Rachel (Elisabeth Félix, dite Elisa), née en 1821 dans un petit village du canton d'Argovie en Suisse, morte en 1858. Fille d'un pauvre colporteur juif, eile fut obligée pour vivre de chanter dans les cafés de Lyon. Elle débuta au Gymnase en 1837, puis protégée et dirigée par Samson, elle fut admise au Théâtre-Français, en 1838; elle ressuscita la tragédie, tombée depuis longues années dans un complet oubli. Elle brilla surtout dans le genre classique et fut une admirable interprète de Corneille et de Racine. Elle mourut au Cap.net (Var), à l'apogée de son talent et de ses triomphes.

Rachgoun ou Rasch^oun, YAcra des anciens, petit îlot volcanique de l'Algérie, près de l'embouchure de la Tafna.

Rachimbourgs (Hommes du droit), nom donné chez les Francs Saliens aux hommes libres qui avaient le droit d'assister aux plaids, de rendre la justice et de délibérer sur les affaires générales de l'Etat.

Rachotis ou Rakotis, nom d'un village d'Es,rypte sur l'emplacement duquel fut bâtie Alexandrie.

Racine (Jean), né à la Ferté-Milon (Aisne). 21 décembre 1639, mort le 21 avril 1699, a Paris^ était fils d'un contrôleur du grenier a sel. Orphelin de père et de mère avant l'âge de 5 ans, il entra à Port-Royal-des-Champs; il se prit alors d'une belle passion pour le roman grec des Amours de Théagène et Chariclée. Il débuta par un épithalame intitulé : la Nymphe de la Seine, à l'occasion du mariage de Louis XIV,

1659; il obtint une pension de 600 livres. Une nouvelle ode, la Renommée aux Muses, lui valut de nouveaux éloges, une nouvelle gratification et surtout l'amitié de Boileau. Racine se lia aussi avec Molière, qui lui donna le plan de la Thébaïde, ou les Frères ennemis. Alexandre, qui suivit â un an d'intervalle, obtint encore plus de succès. En 1667, il donna Andromaque, qui ouvrit avec éclat une série de chefs-d'œuvre. Après la charmante comédie des Plaideurs, 1668, il lutta sans désavantage avec Tacite, en 1669, dans Britannicus ; vint ensuite Bérénice, 1670; Corneille, déjà vieux, fut vaincu par son jeune rival. Dans l'espace de cinq ans, Racine donna quatre tragédies; Bajazet, 1672; Mithridate, 1673; Iphigénie en Aulide, 1674; enfin Phèdre, 1677. Cependant une indigne cabale fit tomber cette pièce admirable et réussir une mauvaise tragédie de Pradon sur le même sujet. Racine renonça au théâtre. Il épousa alors une femme de haute piété, Mlle de Romanet. Racine trouva de puissantes consolations dans la faveur de Louis XIV, qui le nomma son historiographe, et dans l'amitié de Mme de Maintenon, qui se plaisait beaucoup à ses entretiens ; ce fut elle qui le ramena à la poésie dramatique. A sa prière, il composa, en 1689, pour les demoiselles de Saint-Cyr, Esther, tragédie tirée de la Bible; Athalie," qui fut jouée également à Saint-Cyr, et en 1694, mais qui n'obtint pas les mêmes applaudissements, même à la cour. Racine se livra tout entier à ses devoirs d'historiographe du roi, et écrivit une Histoire du règne de Louis XIV, qui a péri dans un incendie. 11 a composé, en outre, un Abrégé de l'histoire de Port-Boyal,\&èZ. Il rédigea, à la sollicitation de Mme de Maintenon, un Mémoire sur la misère du peuple ; ce travail déplut à Louis XIV ; Racine ne survécut pas longtemps à sa disgrâce, et le chagrin qu'il en eut aggrava une maladie du foie dont il souffrait depuis longtemps et à laquelle il succomba le 24 avril 4699. Son Discours à l'Académie française, où il fut reçu en 4673, est un modèle du genre, et ses Lettres familières sont pleines de sentiment et de naturel.

Racine (Louis), 2e fils du précédent, né à Paris, 4692-4763. Quelques essais heureux le firent admettre en 1719 à l'Académie des Inscriptions; il entra a l'Oratoire, où il composa son poème de la Grâce, qui parut en 1722 ; il alla ensuite occuper un emploi d'inspecteur des fermes en Provence. Son poème de la Religion en 6 chants, son principal titre à la célébrité, remarquable par une versification élégante, est cependant une œuvre froide dans son ensemble. Ses Odes sacrées et ses Poésies diverses ont les mêmes qualités et les mêmes défauts. On lui doit des Mémoires sur la vie et les ouvrages de Jean Racine.

Racine (L'abbé Bonaventure), né à Chauny (Aisne), 4708-1755, a écrit un Abrégé de l'Histoire ecclésiastique, 1748-56, 13 v. in-4<> ou in-12, favorable au jansénisme.

Racine, ville du Wisconsin (Etats-Unis), sur 3a rive O. du lac Michigan; bon port; 10,000 habitants.

Racle (Léonard), architecte, ne à Dijon, 4736- 1791, bâtit pour Voltaire le château de Ferney.

Racow ou Rakow, bourg de Pologne (prov. de Radom), â 42 kil. de Sandomir, devint, vers 1579, un des principaux foyers des sociniens.

Radagaise, Radegaste OU Rbodogast,

chef de Germains, à la tête de 200,000 hommes, Suèves, Alains, Vandales, franchit les Alpes rhétiques, fut battu et assiégé dans les rochers de Fésules par Stilicon, qui lui fit trancher la tête, en 406.

Radama, roi des Hovas de Madagascar, 4794- 4828, eut, très jeune encore, des idées civilisatrices, et fut secondé par le gouverneur anglais

Page 1