V. SOUBiSE
Rohan (Louis-René-Edouard, cardinal de), né à Paris, 1734-1803, fut, très jeune encore, 1760, nommé coadjuteur de son oncle, Louis- Constantin de Rohan, évèque de Strasbourg. Il fut ambassadeur à Vienne, en 1772; grand aumônier de France, 1 777. cardinal, 1778, et évèque de Strasbourg, 1779, avec plusieurs bénéfices d'un très grand rapport. 11 écoula les intrigants, comme Gagliostro, et son ambition, exaltée par une aventurière, Mme de Lamothe-Valois, lui fit croire qu'il pourrait obtenir les bonnes grâces de la reine Marie-Antoinette en lui offrant un magnifique collier de diamants du prix de 1,600.000 livres. L'affaire s'ébruita, et le roi fit arrêter le cardinal de Rohan, qui fut mis à la Rastille. Absous par le parlement, 1785, il perdit ses charges à la cour et fut relégué à l'abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne. En 1789, il fut* député aux Etats généraux, donna sa démission, et, en 1791, se retira dans la partie de son diocèse située au delà du Rhin, où il fournit de sa bourse de nombreux secours aux émigrés de l'armée de Condé.
Roh an Guémenée (JcLES-HeRCULE-MÉRIA--
dec, prince de), fils aîné du prince de Rohan- Montbazon, né à Paris, 1726-1800; devint colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, 1745; fut nommé maréchal de camp en 1759 et lieutenant général en 1762.
Rohan-Guémenée (HeNRI-LoUIS-MÉRIADEC,
prince de), fils du précédent, né à Paris en 1745, grand-chambellan de France en 1775. Lui et sa femme, fille du maréchal de Soubise, se livrèrent à des dépenses inouïes, extravagantes, qui aboutiront, en 1782, à une scandaleuse banqueroute de 33 millions de livres.
Rohan- Chabot (LoujS-FrANÇOIS-AuGUSTE,
duc de), prince de Lécn. né à Paris, 1788-1833, fut chambellan de la princesse Pauline, sœur de Napoléon 1". Il perdit, par accident, sa femme, puis son père, se fit prêtre, 1822, devint archevêque d'Auch en 1828, de Resançon, en 1829, et cardinal en 1830
Rohanit (Jacques), né à Amiens (?) 1620-1672, donna des conférences publiques qui eurent un grand succès, et composa un Traité de physique ; des Entretiens sur la philosophie; un Traité de mécanique, etc.
Rohiiias (Les), tribu des Afghans, qui, à la fin du xvne s., vint s'établir, entre le Gange et la Gograh, dans le pays, appelé Rohilkend ou Rohilcund.
Rohitsch, bourg à 35 kil. E. de Ciily (emp. d'Autriche). Eaux très fréquentées, dites de Cilly
Rohrau, bourg de la Rasse-Autriclie, sur la Leitha, a 36 kil. S.-E. de Vienne, Patrie de Haydn
Rohrbach ou Rorbach, anc. ch.-l. de cant. de l'arr, et a 20 kil. S.-E. de Sarreguemines (Lorraine) Hauts fourneaux , 1,200 hab.
Rohrbacher (Bené-François), né a Langœtte (Meurthe), 1789-1856, fils d'un maître d'école de village, reçut l'ordinaiion en 1812; accompagna l'abbé F. de La Mennais en Bretagne en 1827 et y resta jusqu'en 1835. C'est là qu'il composa son principal ouvrage, ï Histoire universelle de l'Eglise tathoïique, Paris, 29 vol. in-8». On lui doit eneore : Catéchisme du sens commun ; Lettres d'un
anglican à un gallican ; Tableau général de* principales conversions ; Vies des Saints pour tous les jours de l'année, etc.
Roi (Comté du). V. King's County.
Roi d'armes, C'était le chef des hérauts d'armes, dans l'ancienne monarchie. On lui donnait le nom de Montjoie Saint-Denis.
Roi ou Archonte des Sacrifices, chez les Alhcniens; c'était le second des archontes. — Roi des Sacrifices, chez les Romains, Rex Sacrificulus, dignité sacerdotale instituée après l'expulsion des Tarquins pour remplir des fonctions qui jusqu'alors avaient appartenu aux rois.
Roi-George (lies du), deux îles de la Polynésie, découvertes par Byron en 1765,et visitées par Cook, en 1773.
Roi-George (Ile dll). V. GÉORGIE MÉRIDIONALE.
Roi-George m (Archipel du), sur la côte O. de l'Amérique septentrionale, a 200 kil. sur 80, et a été exploré par Vancouver.
Roi-George ni (Baie du), sur la côte S. de l'Australie.
Roi-Guillaume (Terre du), l'une des îles Arctiques, au N. de l'Amérique septentrionale.
Rois (Livres des), nom donné a quatre livres de l'Ancien Testament, qui renferment /histoire des rois des Juis depuis la naissance de Samuel jusqu'à Jéchonias et la 45e année de la captivité de Babylone.
' Roi des Romains, titre que portait, dans Pane, empire d'Allemagne, l'empereur élu par les électeurs, jusqu'à son couronnement par le pape. On donnait aussi ce nom au prince désigné par les électeurs, du vivant même de l'empereur, pour lui succéder.
Rois-Pasteurs. V. HYCSOS.
Roiseï, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. E. de Péronne (Somme). Fabriques de sucre : 1,905 hab.
Roja. V. ROYA.
Rojas (Ferdinand de), littérateur espagnol, a publié en 1500 une nouvelle, la Célestine, qui eut longtemps une grande réputation,
Rokeiie ou Sale, riv. de la Guinée septentrionale, vient des monts Kong, arrose le Soulimana, le Kouranko et 'e Timani, et se jette dans l'océan Atlantique à 1 < eetown. Cours de 450 kil.
Rokes (Henri) , dit Zorg ou le Soigneux, peintre hollandais, né à Rotterdam. 1621-1632. élève de David Teniers et de Ruytenweg.
Roland (Le pafadin), l'un des guerriers et, selon quelques légendes, le neveu de Charlemagne, est plus célèbre dans les romans de chevalerie que dans l'histoire. Eginhard raconte qu'il était commandant des marches de Bretagne, et qu'il périt avec l'élite des guerriers, dans la vallée de Roncevaux, en 778. Il a été célébré dans les romans du moyen âge, comme dans la fameuse Chanson de Roland de Théroulde. On trouve le récit détaillé de ses aventures dans la Chronique de Varchevéque Turpin, compilation apocryphe et sans valeur historique.
Roland, né au Mas-Soubeyran (Gard), 1675- 1704, avait d'abord servi dans un régiment de dragons. Il se mit à la tête d'une troupe de camisards des Cévennes, lutta courageusement 1702-1704, et fut tué près de Castelnau.
Roland de la Platière (JEAN-MARIE), né à
Thizy près Villefranche (Rhôi>e), 1734-1793. inspecteur général des manufactures de Lyon, se lia, à Paris, avec les chefs du parti girondin. Il fut nommé ministre de l'intérieur en mars 1792, destitué par le roi au bout de trois mois, et rentra au ministère après le 10 août. Il donna sa démission le 23 janvier 1793. Proscrit avec les Girondins, il se tua près de Rouen, en apprenant la mort de sa femme. C'était un honnête homme, un administrateur intègre ; mais il manqua d'énergie et ne fit rien pour s'opposer aux excès.
Roland iMarie- Jeanne Phlipon 0 m««),
ROM
ROM
femme du précédent, née à Parîs, 1754-179Ô, fille d'un graveur, épousa en 178J Roland, le domina par la supériorité de son esprit, et partagea ses travaux. Femme d'un caractère antique, elle devint le centre d'une réunion de Girondins, et fut entraînée dans la ruine de leur parti. Elle fut arrêtée, le 2 juin 1793, et, après une captivité de cinq mois, fut condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire. Elle a laissé des Mémoires du plus haut intérêt; sa Correspondance avec les demoiselles Cannet; ses Lettres autographes adressées à Bancal des Issarts, avec une Introduction par Sainte-Beuve, etc.
Roland (Philippe-Ladrent), statuaire, né à Marcq-en-Barœul, près de Lille, 1746-1816, fils d'un pauvre tailleur de village, fut d'abord sculpteur en bois, puis praticien du statuaire Pajou. 11 entra à l'Institut dès l'époque de sa création II eut pour élève David d'Angers.
Roiewinck (Werner), né a Laer (Westphalie), 1425-1502, chartreux, est l'auteur d'un livre intitulé : Fasciculus temporum, abrégé de chronologie universelle
Rolland (Amédée), né à Paris, 1819-1868, fonda le Xouveau Journal, 1851, le Journal des Enfants, le Diogène et fut l'un des collaborateurs de la Revue de Paris, en 1856. Il a composé des comédies et des draines, qui ont eu des succès d'estime, comme ses poésies et ses romans.
Rolland d'Eiceville (BàRTHÉLEMI-GaBRIEL),
président au parlement de Paris, né a Paris, 4734-1794, publia en 1784 un Plan d'éducation remarquable. Il périt sur l'échafaud en 1794.
Roiie (Pierre-Nicolas), né à Chàtillon (Côted'Or), 1770-1853, finit par être bibliothécaire de la ville de Paris. Il est l'auteur de Recherches sur le culte de Bacchus, et d'une Histoire des religions de la Grèce.
Roiie, dans le canton de Vaud, sur les bords du lac de Genève (Suisse). Vins renommés.
Rolleboise OU Roboise, bourg à 9 kll. N.-O
de Mantes (Seine-et-Oise) , tunnel du chemin de fer de 1 Ouest, de 2.0'*6 mètres de longueur.
Roiieghem, commune rurale de la Flandre occidentale (Belgique), à 7 kil. de Gourtrai ; 2,3l0 hab.
Roiiin (Charles), né à Paris, 1661-1741, fils d'un pauvre coutelier, fut nommé, à 22 ans. professeur de seconde au collège du Plessis. puis professeur de rhétorique en 1687, professeur d'éloquence au Collège de France Pan née suivante, recteur de l'Université en 1694, puis principal du collège de Beauvais En 1715. il fut destitué, pour avoir écrit en faveur des solitaires de Port-Royal II avait été admis, en 1701, à l'Académie des Inscriptions, mais son attachement au parti janséniste lui ferma les portes de l'Académie française. Ses principaux ouvrages sont : le Traité des étudex; Histoire ancienne, imitation presque continuelle des auteurs anciens. Histoire romaine, qui fut continuée jusqu'à la bataille d'Actium, par Crevier, son élève. On lui doit aussi un abrégé très bien fait des Institutions oratoires de Quintihen
Roiiun, Raoul ou Hroif, \** duc de Normandie, né vers 860. mort en 932, fils de Rogwald, seigneur norvégien, à la tête de pirates normands ravagea les côtes de ia IVeustrie, 876-
911, s'empara de Rouen et se fit céder par Charles le Simple, au traité de Saint-Glair-sur-Epte,
912, toute la partie de la Neustrie. depuis appelée Normandie, ainsi que la suzeraineté de la Bretagne. Le chef normand se fit baptiser, et prit aiors le nom de Robert. Sous son administration ferme et sage, la Normandie devint une des contrées les plus florissantes de ia France
Romagrnano, bourg de la prov. de Novare (Italie), sur un bras de la Sésia. Défaite des Français en 1524; 3,000 hab.
Bomagaa OU Romaadiole, anc. province
des Etats du pape entre la légation de Ferrare et le duché dTrbin; cli.-l., Ravennes ; villes principales, Cervia, Imola, Faenza, Forli, Forlnnpopoli, Rimini. Donnée par Pépin le Bref au pape Ecienne H, après avoir passé sous diverses autres dominations, elle fut réunie aux Etats ecclésiastiques par Jules II, en 1503 Elle fait maintenant partie du royaume d'Italie, et a formé les provinces de Bologne, Ferrare, Forli, Ravenne.
Romagnesl (ANTOlNE-JoSEPH-MlCHEL), né à
Pans, 1781-1850, auteur d'un grand nombre de romances, pleines de grâce et de mélodie.
Romagnosi (JkAN-DoMINIQUE-GrÉGOIRE-Jo-
»eph), né a Salso-Maggiore (duché de Plaisance), 1761-1835, a laissé : Origine du droit pénal; Introduction à l'histoire du droit public universel; Projet du code de procédure du royaume d'Italie; de la Conduite et de la distribution des eaux selon les législations anciennes et modernes.
Romain (Saint) fut martyrisé a Rome, en 258. Fête, le 9 août.
Romain (Saint), solitaire, fonda, vers 430, avec son frère, saint Lupiciu, le monastère de Saint-Claude, et celui de Baume pour les femmes; il mourut, en 460 Fête, le 28 février.
Romain (Saint), évêque de Rouen en 626, mort en 639. délivra les environs de Rouen d'un dragon monstrueux En mémoire de cet événement, on faisait autrefois, à Rouen, une procession annuelle le jour de l'Ascension, Fête, le 23 octobre. [Castetlana, 897 8J8.1
Romain, pape, né à Gallèse, près de Civiia-J
Romain Ier, Lécapène, empereur d'Orient, 919-944, fils d'un soldat arménien. La protection de l'impératrice Zoé le fit associer au jeune Constantin VII. qui épousa Hélène, sa fille, il s'empara du pouvoir; mais Constantin VII finit par le faire arrêter et le relégua dans un couvent, où il mourut en 948.
Romain il, le Jeune, né en 939, petit-fils du précédent par sa mère, Hélène, empoisonna son père, 959, se livra a des dérèglements effrénés, et mourut en 963
Romain m, Argyre, né en 968, succéda à Constantin Vlll, en 1028, aigri par les revers qu'il éprouvait, il irrita ses sujets, cl sa femme, Zoé, le fit étouffer dans son bain.
Romain iv, Diogène, petit-neveu du précédent, devint empereur, en épousant Eudoxie, veuve de Constantin XI, 1067 Victorieux d'abord des Turks Seldj >acides, il fut pris par Alp- Arsian. rendu a la liberté, il fut mis à mort par Michel VU. 1071
Romain. de-Colbosc (Saint.), Ch.-l de cant , air et à 20 kil. N.-E. du Havre (Seine- Inférieure) , 1,697 hab
Romainviiie, coinm du cant. de Pantin, arrond. et à 7 kil N -E de Pans (Seine) ; 2,044 h. Carrières et fours à plâtre Combat entre les Russes et les Français en 1814
Roman, v forte des Principautés-Danubiennes (Moldavie), au confluent de la Moidava et du Séreth. a 63 kil. S.-O d'Iassy.
Roman ou Rio.Grande, rivière de l'Amérique centrale, sépare le Honduras du pays des Mosquitos et finit dans la mer des Antilles, après 220 kil. de cours.
Romandiole. V ROMAGNE.
Romanèche, comm du cant. de La Chapelle-de-Guincliay, arrond. et à 17 kil. S. de Màcon (Saône-el-Loire) Vins renommés, surtout ceux des Tharins et de Moulin-à- Vent; 2,698 hab.
ttiomanèche OU Romanche, l'iv. de France,
affluent du Drac, arrose dans l'Isère le Bourgd Ovsans et Vizille, et a un cours rapide de
Romanée (La) OU Romanée-Conti, village de l'arrond. et à 20 kil. de Beaune (Côted'Or), sur ia côte de Nuits. Vins très estimés.
ROM
ROM
Romaneiii (Giûva.nm-Francesco), peintre de l'école romaine, né à Viterbe, 1617-1663, élève du Dominiquin et de Pierre de Cortone, fut emploxé par Mazarin et ensuite par Louis XIV.
Roulante. V llOUMÉLIE.
Romauo, v de la Lombardie (Italie), à 84 kil S.-E. de Bergame, sur un aflluent de l'Oglio , 3,200 hab.
Rumano, village d'Italie dans la province de Turin, a 10 kii S -0. dTvrée.
Kumano {Ezzelino ou Eccelino /*<• da), fils d'un chevalier allemand, vint en Italie vers 1147, avec l'empereur Conrad III, qui l'investit de plusieurs tiefs, entre autres du château de Romano, à 3 milles de Padoue. — Son petit-lils, Eccelino II, commanda les troupes de la ligue lombarde contre Frédéric 1« Barberousse, et mourut vers 1180.
Romano (Eccelino III da), dit le Moine, fils du précédent, lui succéda dans le gouvernement • le Vieence, fut a la tète du parti gibelin, et se relira dans un cloître, où il mourut vers 1235.
Romano (Eccelino IV da), dit le Féroce, fils aîné* du précédent, lui succéda en 1215 et fui comme lui le chef du parti gibelin. Soutenu par Frédéric il, il commit partout d'horribles cruautés. En 1256, Alexandre IV prêcha contre lui une croisade ; la guerre fut acharnée, et Eccelin périt, mortellement blessé, à ia bataille de Cassa no, 1259
Romano (Albéric da), frère du précédent, fut massacré avec ^ouie sa famille. Avec lui s'éteignit la maison gibeline de Romano.
Romanov OU Romanoff, V. de la RllSSie
d'Europe (Minsk), a 22 kil. O de Sloutsk.
Romanuv, v. de la Russie d'Europe, à 35 kil. N. d'Iaroslav, sur le Volga ; 2,500 hab. Soieries, toiles, lainages. Quelques géographes la considèrent comme ne faisant qu'une seule et même ville avec Borissoglebsk, qui est située vis-à-vis et dont la population est de 4,000 hab- Grand commerce de blé.
Romanov OU Romanoff (Les), dynastie russe qui régna de 1613 à 1762. et qui doit son origine à Nikita Romanovitch, frère de l'impératrice Anastasie, première femme d'Ivan IV. Fédor. échappé au massacre de toute sa famille, en 1598, se fit moine a Arkliangel et devint ensuite métropolitain de Moscou. Il eut l'adresse de faire tomber sur son fils Michel le choix des bovards russes. 1613.
Romanov (MlCHRL). V. MlCHEL FeODOROVITCH.
Romans, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. INVE. de Valence (Drôme), sur l'Isère; 13,806 hab. Fnatures de soie, fabriques de satins, vins fins Je l'Ermitage, patrie de Lally-Tollendal.
Romanzov, en russe Romiantzof (PlERRE-
Ai.rxandrovitch, comte), né a Saint-Pétersbourg, 17-25 1706, remporta deux victoires sur les Turks en 1770, leur prit Ismaïloff, Bender, Kilia, Akerinaiin. Brahiloff, Giurgewo, 1771 ; passa le Danube, et força le grand-vizir à conclure le traité -le Koutchouk-Kaïnardji, 1774. Catherine II lui donna le gouvernement de l'Ukraine. Kn 17S7, fatigué des hauteurs de Potemkin, il donna sa démission et se retira à Tachan près de Kief, où il mourut en 1796.
Rombouts (Théodore), peintre flamand, né à Anvers (?) 1597-1637, élève d'Abraham Janssens, l'ut toujours l'ennemi jaloux de Rubens, malgré les honneurs que lui rendirent ses compatriotes.
Rome, capitale du royaume d'Italie, résidence du l'ape, sur le Tibre," à 25 kil. de son embouchure, par 10» 7' long. E., et 41° 54' 6" lai. N. ; 303,000 hab. La ville presque tout entière est sur la rive gauche du Tibre; la partie à droite du fleuve ne renferme qu'un quartier important par sa population, le Trastevere (au delà du Tibre) et la cité Léonine. Elle est défendue par des tours crénelées el par uns citadelle appelée le
château Saint-Ange ; la cité moderne, presque seule habitée, n'occupe guère que le tiers de la superficie totale de la ville. Le sol en est très accidenté et offie 15 collines, tant naturelles qu'artificielles; les principales sont : le Palatin, le Capitol in, le Quirinal, le Viminal, l'Esquilin, le Célius, l'Aven tm, le Pincio, le Janicule, le Vatican Rome moderne a 15 portes ; 5 ponts, quelques belles rues, comme le Corso; pins de 140 places, 150 fontaines, 15 obélisques, 3 aqueducs, 14 quartiers, 54 paroisses, et le quartier des juifs ou Ghetto Les monuments anciens et modernes y abondent; les plus remarquables sont la basilique de Saint-Pierre, les palais du Vatican et du Quirinal, 300 églises, plusieurs écoles des beaux-arts de France, d'Autriche, d'Angleterre, d Allemagne, 5 musées de peinture et de sculpture, 11 bibliothèques publiques, 7 hôpitaux, 8 théâtres, etc , sans compter une foule de palais et de villas magnifiques On y admire les colonnes Trajane et Antonine, le Colisée, les ruines du Forum, les Catacombes, le monument de la place d'Espagne, en l'honneur de l'Immaculée Conception, etc. On y fabrique des draps communs, des gazes, des soieries, des fleurs artificielles, des bijoux, des parfums, des camées, des mosaïques, etc. : lé commerce est peu important Le climat est plus sain dans la ville qu'aux environs.
Rome ancienne — Sous Servius Tullius, Rome était divisée en régions ou quartiers . Suburana, Esquilina, Collina et Palatina, le Capitoiin et l'Aventin ne faisaient pas partie de ces régions. Sous Auguste, il y eut 14 régions, Porta Capena, Cœlimonlium, Isis et Serapis, Via Sacra, Esquilina cum colle Viminali, Alla Semita, Via Lata, Forum romanum, Circus Flaminius. Palatium, Circus Maximus, Piscma publica, Aventinus, Trans Tiberim. La population était alors d'environ 1,400,000 hab. On y admirait 400 temples; des cirques, Circus Maximus, Flaminius, Neronis, Palatinus, Heliogabali, Maxentii, le Stade, etc.; des théâtres : Theatrum Pompeii, Balbi, Marcelli, l'Odeum au Champ de Mars, puis les amphithéâtres Statilii Tauri, dans le Champ de Mars, Flavium ou Cohsœum. Castrense ; les iSaumachies de Ju'.es-César, d'Auguste el de Domitien ; les Thermes d Agrippa, de Néron, de Titus, de Trajan, de Commode, d'Antonin ou de Caracaila, de Dioclétien, de Constantin, etc.; les basiliques, les portiques, les arcs de triomphe de Fabius, de Drusus, d'Auguste, de Tibère, de Claude, de Titus, de Trajan, de Verus, de M. Aurèle, de Septime Sévère, de Gordien, de Gallien, de Dioclétien, de Constantin, de Théodose, etc ; les curies ou palais du Sénat, Hostiha, Pompeia, Julia, Pompiliana, les prisons, Mamertine, etc., les aqueducs, Aqua Appia, Anio Vêtus, Aqua Marcia, Aqua Tepula, Aqua Juda, Aqua Virgo, Aqua Alsietma, Claudia, Anio Novus, Aqua Crabra, Trajana, etc. , les égouts, Cloaca Maxima, les palais, les jardins, les monuments funèbres, mausolée d'Auguste, mausolée d'Adrien, mausolée d'Hélène, tombeau des Scipions, tombeau de Caecilia Metella, tombeau de Cestius, de Septime Sévère, etc., les colonnes, Maenia, Rostrale ou Rostrale, Trajane, d'Antonin, etc. Les principales routes qui conduisaient de Rome dans les provinces partaient de la Porte Capène : Via Appia, Latina, Ostiensis, Portiensis, Labieana, Prœnestina, Tiburtina, Nomentana, Salaria, Flaminia, Aurélia, etc.
Rome probablement fondée par Romulus et Rémus, vers 754 ou 753 av J.-C, fut d'abord gouvernée par des rots, Romulus, Numa. Tullus Hosiilius. Ancus Murcius, Tarquin I", Servius Tullius et Tarquin II— Après l'expulsion des Tarquins, 510 av J.-C, Rome, petite république, lutta d'abord péniblement contre les peuples voisins; la terrible invasion des. Gaulois la mit
ROM
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i deux doigts de sa perte, 390 av. J.-C. Mais Jorsque l'union eut été définitivement établie entre les patriciens et les plébéiens, en 366, Rome commença la conquête de l'Italie par la grande guerre des Samnites, 343-264. La lutte contre Carthage, à trois reprises différentes (Guerres Puniques), assura sa prépondérance dans toute la Méditerranée occidentale et prépara la conquête du monde connu des anciens. Elle achevait cette conquête, lorsque les guerres civiles commencèrent . rivalité de Marius et Sylla; — de Pompée et César; — d'Octave et Antoine — L'Empire, dont César peut être considéré comme le fondateur, fut définitivement établi par Auguste, après la victoire d'Actium, 30 av. J.-C, Aux 12 Césars, 30 av. J.-C. — 96 ap. J.-C, succédèrent les Antonms, 96-193; puis Tint le despotisme militaire, commencement de la desorganisation du vaste empire romain, 193-284. Avec Dioclétien et Constantin l'Empire se rétablit, mais pour peu de temps, et la décadence continua ses progrès, un instant arrêtes par Théodose le Grand, 284-395. — A sa mort, l'Empire fut pour toujours partagé en deux Empires l'Empire d'Occident, aussitôt envahi et démembré par les Barbares, finit d'exister dès 476, tandis que l'Empire d'Orient ou Empire Byzantin ne sera détruit qu'en 4453, lorsque les Turks Ottomans s'empareront de Constantinople — Dès lors Rome ne joue plus qu'un rôle politique secondaire , mais, résidence des Papes, elle devient le centre religieux du monde chrétien Après avoir été plusieurs fois pillée par les Barbares (Alaric en 410, Genséric en 455), après avoir été la capitale d un duché dépendant de l'exarchat de Ravenne, elle est sous le protectorat tout-puissant des papes depuis le milieu du vnie siècle. A la fin du xvine, les Français y établissent la république romaine, 1798-1801 , Napoiéon réunit à l'empire français Rome, qui est le chef-lieu du département du Tibre, 1808- 1814. Pie VII est alors rétabli à Rome En 1848, de nouvelles révolutions chassent Pie IX, et la république romaine est un instant proclamée,
4849. Apres la prise de la ville par les Français, l'autorité du pape est encore une fois restaurée,
4850. Mais en 1870, les troupes italiennes s'emparent de Rome, mettent fin au pouvoir temporel des papes, et la ville devient la capitale du royaume d'Italie.
Rois de Rome
Romulus .... 763-714 av. J.-C
Numa Pompilius, .... 671 —
Tullus Hostihus. ..... 639 —
Ancus Marcius. ...... 614 —
Tarquin l'Ancien 578 —
Servius Tullius 534 —
Tarquin II, le Superbe, < . . 510 — -
Empereurs Romains,
Auguste, empereur, av. J C. , .
Tibère, apr. J. C. . . . . . . .
Caligula 37
Claude 41
Néron, 54
Galba. 68
Othon 69
Vitellius .... 69
"Vespasien, 69
Titus. 79
Donatien* 81
Nerva. 96
Trajan £8
Adrien 117
Antonin #38
Marc-Aurèle 161
Commode 180
Pertinax. 193
Didius Julianus .'193
!Septime Sévère ....... 193 Pescennius Niger, ...... 493-195 Albinus. 493-497
Caracalla et Géta . 244
Caracalla, seul. . 212
Macnn . . . . 247
Héliogabale.. . . 218
Alexandre Sévère. ....... 222
Maxinnn 1er. . 235
Les deux Gordiens., ....... 237
Maxime et Balbm. . . 237
Gordien III. ..,,.,.,.. 238
Philippe l'Arabe. . 244
Dèce , . , 249
Gallus et Volusien , ....... 251
Emilien. , ... «. ....... 253
Valérien, ......... 4- . 253
Gallien . 260
Les trente tyrans 253-267
Claude IL .......... 268
Quintillus ... ....... 270
Aurélien ........... 270
Tacite 275
Flonanus. ...... 276
Probus. ............. 276
Carus . , . 282
Carien et Numérien 284
Dioclétien . 284-305
Maximien-Hercuie 283-305
Constance Chlore. ...... 3U5-306
Galerius. . ,' 305-311
Sévère. . . , . . 306-307
Maximin II, Daïa 308-313
^Constantin I", le Grand 306-337
ÎLicinius. ........ 307-324
(Constantin II . . 337
{Constance, ........... 337
(Constant. . 337
Constance et Constant 340
Constance, seul, 350
Magnence. 350-353
Constance, seul 353-364
Julien.. ..,., 364
Jovien . 363
Valentinien I« (Occident) .... 364-375
Valens (Orient) 364-378
Gratien (Occident) ...... 375-383
Valentinien II (Occident). . . . 3^3-392
Théodose, le Grand, en Orient. . . 379-392 Théodose, seul. ..... . 392-395
V. Occident et Orient, pour les empereurs romains d'Occident et d'Orient
Rome.de.Tarn (Saint-), ch.-l de cant..
arr. et à 16 kil. N de Saint-Affrique (Aveyron), sur le Tarn Patrie de Mgr Affre, 1,550 hab.
Rome, v. des Etats-Unis (New-York), sur le lac Erié, 6,000 hab-
Rome (De) ou Derome, nom d'une famille de relieurs de Paris aux xvne et xvme siècles, rivale de celle de Padeloup.
Rome de I.isle (JeaN-BaPTISTE-L0UIS), né à
Gray (Haute-Saône), 1736-1790, a écrit : Essai de cristallographie; Cristallographie ; Métrologie ou Tables pour servir à l'intelligence des poids et mesures des anciens
Rumen. V, RûMNY.
Romenay, comm. du canton de Tournus, arrond. et à 32 kil. de Màcon (Saône-et-Loire) . 3,245 hab.
Romiiié, comm. du cant. de Bécherel, arr. de Montfort (Ille-et- Vilaine); 2,228 hab.
Romilly-sur-Andelle, COIlim. du cant. de
Fleury-sur-Andelle, arrond. et à 20 kil. N.-O. des Andelys (Eure), près de l'Andelle. Fonderie de cuivre très-importante.
Romiiiy-sur. Seine, ch -1 de cant., arrond. et a 20 kil. N.-E. de Nogent-sur-Seine (Aube), près du confluent de la Seine et de l'Aube. Bonneterie, corderies ; 5,283 hab.
fcÔN
ROO
Romilly (Sir Samuel), né à Londres, 4757-1818, ' petit-fils d'un réfugié français, avocat très érudit, publia une lettre remarquable, que traduisit Mirabeau, Observations d'un voyageur anglais sur la maison de force appelée Bicètre ; puis Pensées sur l'influence probable de la Révolution sur la Grande-Bretagne. On lui doit : Observations sur les lois criminelles de l'Angleterre. A la mort d'une femme chérie, il se coupa la gorge avec un rasoir. On a publié ses Mémoires et ses Discours, 2 vol. in-8».
Homme (Charles), né a Riom, 4744-1805, a publié : l'Art de la voilure, l'Art de la marine, Dictionnaire de la marine française, Tableaux des vents, des marées et des courants, etc.
nomme (Gilbert), frère du précédent, né à Riom, 1750-1795, s'occupa de mathématiques, fut député à l'Assemblée législative et à la Convention. 11 fit adopter le télégraphe, le calendrier républicain, etc. 11 se compromit lorsque la Convention fut envahie par le peuple, au 1er prairial an III, et se tua d'un coup de poignard pour éviter l'échafaud.
Romney (George), né à Dalton (Lancashire), 1734-1802, d'abord ouvrier ébéniste, peignit des portraits et des sujets de fantaisie. A Londres, il devint le rival sérieux de Reynolds. Il a dessiné au crayon de vastes compositions.
Romny ou Roraen, v. du gouvern. et à 200 kil. N.-O. de Poltava (Russie), près de la Soula, 8,000 hab.
Romunt, village du canton et à 24 kil. S.-E. de Fribourg (Suisse), sur la Glane; 1,400 hab.
Romorantin, ch.-l. d'arrond, de Loir et- Chcr, au confluent de la Sauldre et du Morantin, à 40 kil. S.-E. de Rlois. Draps, commerce d'huile, 8,010 hab. Ane. capitale de la Sologne. L'Hôpital y fit rendre l'édit de 1560.
Romsdai, l'un des bailliages de la Norvège; ch -1 Christiansund.
Romuaid (Saint), né à Ravenne vers 956, fonda à Camaldoli, en Toscane, l'ordre des Camaldules en 4012; il mourut en 4027. Fête, le 7 février.
Rouiuius, fils de Rhéa Sylvia et du dieu Mars, exposé au bord du Tibre avec son frère jumeau Rémus, allaité par une louve, élevé par le berger Faustulus et sa femme Acca Laurentia. Les deux frères tuèrent le roi d'Albe, Amulius, et remirent sur le trône son frère Numitor, leur grand-père. Puis ils fondèrent sur le mont Palatin, près du Tibre, une ville qui fut nommée Rome, le 21 avril 754 ou 753 av. J.-C. Romulus tua son frère, ouvrit un asile aux aventuriers, leur donna des femmes par l'enlèvement des Sabines; triompha des peuples voisins, et surtout des Sabins Après la mort de Tatius, assassiné à Lanuvium, Romulus régna seul sur les Romains et les Sabins; mais, après un règne de 37 ans, il disparut, tué par les sénateurs, pendant une revue au Champ de Mars, suivant les uns; suivant d'autres, ravi au ciel par son père. Les Romains l'adorèrent sous le nom de Quirinus, et célébrèrent en son honneur les Quirinalia, 47 février On lui attribue la plupart des insiitutions de l'ancienne Rome. Plutarque a raconté cette Vie légendaire.
Romulus Auguslule. V. AtJGUSTDLE.
iioncaglia, village entre Plaisance et Crémone (Italie), sur le Pô, où Frédéric I" réunit une diète célèbre en 4158.
Roncal, bourg d'Espagne, dans la Navarre, donne son nom a une vallée assez imporcanle. qui renferme sept villages, formant comme une sorte de petite république. Des traditions peu authentiques placent dans cette vallée plusieurs défaites des musulmans, au 9e et au 40e s.
Roncevaux, en espagnol Ron:esvalles, village de la Navarre (Espagne), à 30 kil. N.-E. de Pampelune, dans la vallée célèbre qui conduisait
d'Espagne en France, à travers les Pyrénées, l'arnère-garde de l'armée de Charlemagne y périt, en 778.
Ronchamp.comm, du cant. de Champagney, an\ de Lure (Haute-Saône); 3,546 hab.
Ronchin, comm. du cant. et de l'arr. de Lille (Nord) ; 2,650 hab.
Roncigiione, v. à 46 kil. S.-E. de Viterbe (Italie), 4,000 hab.
Ronco, riv. d'Italie, qui se jette dans l'Adriatique après un cours de 90 kil.
Roncq, comm. du cant. de Tourcoing, arr. et a 15 kil de Lille (Nord) , 5,716 hab.
Ronda, Arunda, v. de la prov. et à 64 kil. N -O. de Malaga (Espagne), sur le Guadiaro; 18,000 hab.
Rondelet (Guillaume), né à Montpellier, 4507-1566, fils d'un droguiste, étudia la médecine dans sa ville natale ; il obtint de Henri II la construction d'un amphithéâtre anatomique à Montpellier, et a laissé plusieurs ouvrages savants : De Piscibus marinis libri XVIII; Universœ aquatilium Historiée pars altéra, etc.
Rondelet (Jean), né à Lyon, 1734-1829, élève et successeur de Soufllot, acheva le Panthéon. Il fut professeur de stéréotomie à l'Ecole des Reaux-arts, et membre de l'Institut. Il a laissé : Mémoires historiques sur le dôme du Panthéon français; Traité de l'art de bâtir; Commentaire de Frontin sur les aqueducs de Rome; Mémoires sur la marine des anciens et sur les navires à plusieurs rangs de rames; etc.
Rouelle, a fil. de dr. de l'Escaut, passe près du Quesnoy.
Ronne," ch.-l. de l'île de Rornholm (Danemark). Port fortifié; commerce actif; 4,500 hab.
Ronnebur»; , v. de la Saxe-Altenbourg.
Eaux minérales.
Ronsard (Pierre de), né au château de la Poissonnière ( Vendômois ) , 1524-1585 , d'une famille d'origine hongroise ou bulgare, devint page du duc d'Orléans, suivit Jacques V en Ecosse, 1538, puis fut. secrétaire de Baïf et de Langey du Bellay. Atteint de surdité, il se consacra aux lettres, et se livra pendant six ans à d'infatigables études. Il fonda avec ses amis la nouvelle école poétique, qui se proposait de régénérer la littérature française. Du Bellay publia son célèbre manifeste en 1548. Ronsard avait déjà traduit le Plutus d'Aristophane ; il publia, en 1550, ses Amours et les quatre premiers livres de ses Odes. Sa renommée grandissait; ses œuvres se multiplièrent, alors parurent de nouvelles odes, des sonnets, des hymnes, la suile des Amours. Il fut Je chef reconnu de la célèbre pléiade Les quatre premiers chants de sa Franciade excitèrent l'enthousiasme en 1572; on mit ce poème épique audessus de Y Enéide; Charles IX le combla de bénéfices. Ronsard restera, par ses qualités réelles, la fécondité, la grâce, l'harmonie, un grand artiste en poésie.
Ronsin (Charles-Philippe), né à Soissons, 1752-1794, orateur des clubs et surtout des Jacobins, fut nommé général en chef pour combattre les Vendéens. Après sa défaite à Coron, il fut rappelé; puis fut enveloppé dans la ruine des Hébertistes. On lui doit : la Chute de Ruffln, et des tragédies.
Rooke (Sir George), marin anglais, né à Saint-Laurent, près de Canlorbérv, 1650-1709, concourut à la soumission de l'Irlande, 1689, devint vice-amiral en 1702, fut vainqueur à Vigo, prit Gilbraitar, 1704, et soutint glorieusement, à la hauteur de Malaga, une lutte acharnée contre la flotte française.
Roos (Jean-Henri), peintre d'animaux, né dans le Palatinat, 1631-4685.
Roos (Philippe), fils du précédent, né à Francfort-sur-le-Main, 4655-4705, a composé
ROQ
ROS
beaucoup de tableaux qui représentent des animaux et des sites agrestes. Son frère, Jean-Melchior, né à Francfort, 4659-1731, peignit le portrait et l'histoire. — Joseph Rocs, petit-fils de Philippe, né à Vienne, a surtout composé des paysages.
àoozendale, v. du Brabant (Pays-Bas), à 30 kil. S.-O. de Bréda ; 4,500 hab.
Roque (San-) OU Saint-Roch.V de la prOV.
et a 8u kil. S.-E de Cadix (Espagne); 7,000 hab.
Roque (San-), cap du Brésil, sur l'Océan Atlantique, dans la province de Rio-Grandedo-Norte.
Roquebrou (t.a), ch.-l. de canton, an*, et à 22 kil. O. d'Aurillac (Cantal), sur la Cère: 1,896 hab;
Roquebrune, comm. du cant. de Menton, arr. de Nice (Alpes-Maritimes), cédée à la France par le prince de Monaco, en 1861.
Koquebriissane (La), ch.-l. de Cant., aiT.,
à 14 kil. S.-O. de Brignoles (Var), sur rissole; 954 bab. t , ,
Roquecourbe, ch -1. de cant., arr. et a 10 kii. N.-E. de Castres (Tarn), sur l'Agout ; 2,007 hab.
Roquefavour, village à 20 kil. O. d'Aix (Bouches-du-Rhône), donne son nom au magnifique aqueduc qui mène à Marseille les eaux de la Durance.
Roquefort, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil N.-E. de Mont-de-Marsan (Lande3), sur la Douze , 1,787 hab.
Roquefort, bourg de l'air, et à 12 kil. N.-E, de Sainl-Affnque (Aveyron). Fromages de lait de brebis.
Roquefort (JEAN-BAPTISTE-BON AVENTURE de),
né à Mons (Belgique), 1777-1834, eut une vie assez désordonnée. Lié avec Millin et Ginguené. il publia, en 1808, son Glossaire de la langue romane; l'Académie des Inscriptions couronna son Essai sur la poésie française au xne et au xme siècle, 1813. On lui doit encore : Dictionnaire étymologique de la langue française, 2 vol. m-8° ; Dictionnaire historique et descriptif des monuments de Paris, lb26, in-8° ; etc., etc.
Roqueiaure (AiNtoine, baron de), né à Lectoure, 1544-1625, resta toujours le compagnon tidelc de Henri IV, qui le nomma lieutenantgénéral en Auvergne, en Guyenne, etc, La reinemèie le nomma maréchal en 1615.
Roqueiaure (GASTON-JEAN-BAPTISTE, duc DE),
fils du précédent, 1617-1633, obtinl le titre de duc en 1652, et plus tard fut gouverneur de Guyenne, 1676 L'esprit facétieux des Roqueiaure était renommé,
Roqueiaure (ANTOINE- JEAN - BAPTISTE, duc
ee), fils du précédent, 1656-1738, devint maréchal en 1724. Saim -Simon le représente comme une sorte de boutfon effronté.
Roquemaure, ch.-l. de cant. arr et à 30 kil. N.-E. d'Uzès (Gard), sur le Rhône. Vignobles renommés, filatures de soie, 2,860 hab
Roqueplan (CAMILLE-JOSEPH-ETIENNE), né à
Mallemort (Bouches-du-Rhône), 1803-1855, élève d'Abel de Pujol et de Gros, fut l'un des chefs de l'école romantique. Il s'est distingué dans le portrait, le paysage, les tableaux de genre et d'histoire; il a exécuté quelques plafonds au Luxembourg et fait beaucoup d'aquarelles d'une finesse extrême.
Roqueplan (LOUIS - VlCTOR- NESTOR), né à
Mallemort (Bouches-du-Rhône), 1804-1870, fut rédacteur en chef du Figaro, et, 1830, l'un des signataires de la protestation des journalistes.. Il fut directeur de plusieurs théâtres, a écrit de nombreux articles de journaux; une Histoire de l'empereur Aapoléon racontée par une grand' mère à ses enfants; Regain de la vie parisienne, etc.
Roques (Lo«) OU Las-Rocas, groupe de
petites îles de la mer des Antilles, près du Venezuela. Elles sont désertes, basses et boisées.
Roquetas, bourg d'Espagne, dans la province de Grenade, petit port de cabotage à l'O. du golfe d'Almcria. Aux environs, salines importantes , 2.200 hab.
Roquesteron, ch.-l, de cant , arrond. et à 14 kil. S -E. de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes), près de i'Esteron ; 461 hab.
Roquette (JeAN-BeRNARD-MaRIE-AlEXANDRF
Dezos de la), né à Casiei-Sarrazin. 1784-1868. a publié les Voyages de Christophe Colomb 1828. 3 vol. in-8o. On lui doit plusieurs traductions de voyages et de nombreux articles dans la Biographie Michaud. Il avait été l'un des fondateurs de la Société de géographie.
Roque-Timbaut (La),cll--1. de cailt , arr
et à 20 kil, N.-E d'Agen (Lot-et-Garonne). 1,254 hab.
Roque /aire, ch -1 de cant., arrond. et à 24 kil. "N.-E. de Marseille (Bouches-du-Rhône) Fruiit, savons, houille; 3,350 hab
Rorschach, port de commerce sur le lac de Constance, dans le canton de Saint-Gall (Suisse)
Rosa (Mont), sommet des Alpes Pennmes, dans le Valais, près de l'Italie. Hauteur de 4,636 mètres.
Rosa (Cristoforo et Stefano), dits Bresciant. peintres de lécole vénitienne, nés à Brescia. étaient frères, et furent des peintres habiles d'architecture et de perspective. Le premier mourut en 1576, le second vivait après 1570
Rosa (Salvator), né au village de l'Arenella. près de Naples, 1615-1673, fils d'un pauvre arpenteur, vint à Rome en 1635, et y étudia Michel-Ange, le Titien, les ruines antiques. Son tableau de X Incrédulité de saint Thomas com-. rmnça sa renommée. Ses talents, sa verve, ses aventures lui donnèrent la popularité, à Borne, a Florence, où il peignit une foule de batailles et de paysages, remarquables par la chaleur, la hardiesse, la touche énergique, le brillant coloris. Il ne revint à Rome que dans ses dernières années. Ses œuvres sont très nombreuses. Il a gravé à l'eau- forte plusieurs de ses tableaux. Ses Satires sont d'une véhémence égale à celle de son pinceau ; enfin Buriley (History of music) a conservé quelques-unes de ses compositions musicales.
Rosa (Santa-), ville de la Confédération Grenadine, dans l'Etat d'Antioquia, à plus de 2,600 mètres d'altitude. Chapeaux de laine, étoffes de coton; 3,300 hab.
Rosa (Santa-), bourg du Chili, à 130 kil. N.-E, de Santiago, sur l'Aconcagua. Port assez actif.
Rosalba (ROSA-ALBA, Carriera, dite La!,
femme peintre, née à Venise, 1671-1757, peignit des dessus de tabatières avec beaucoup de talent, puis de beaux pastels. Elle fut admirée à Paris et en Allemagne.
Rosalie (Sainte), issue, dit-on, du sang de Charlemagne, mourut en 1160. On l'honore, à Païenne, en juillet, avec de grandes solennités . sa fête est ie 4 septembre.
Rosalie (Sœur) V. Bendu-
Rosamel (CLAUDE-CHARLES-MARIE Dncampc de), né à ïrencq (Pas-de-Calais), 1774-18 kS, entra, à 13 ans, dans la marine, fut contreamiral en 1823. vice-amiral en,l.S31, siégea à la Chambre des députés et fut bon ministre de la marine, de 1636 à 1839. Il fut alors nommé pair de France.
Rosamonde. V. ROSEMONDE-
Rosans, ch.-l. de canton, air et à 60 kil. S.-O. de Gap (Hautes -Alpes); 782 hab.
Rosario OU San-José de Cnenta, V de
la Confédération Grenadine, a 400 kil. N.-E. de Santa-Fé, sur le Rio-del-Oro. Congrès célèbre en 1821.
ROS
ROS
itosario Le), v. de la Confédération de la Plata, dans la prov. de Santa-Fé, sur le Parana, à 320 kil. N.-O. de Buenos-Ayres. Commerce important; 15,000 hab.
Rosario (Le), v. du Cinaloa (Mexique), sur le Cinaloa. Aux environs, mines d'er et d'argent;
Rosario, petite île de la mer des Antilles, sur les côtes de la Confédération Grenadine.
Rosas ou Roses, Rhoda, v. forte de Catalogne (Espagne), à 70 kil. N.-E. de Gérone, port sur le golfe de Rosas ; 2,300 hab.
Rosbach, village de la Saxe prussienne, entre Mersebourg et Naumbourg. Victoire de Frédéric II sur les Franco-Allemands, 5 novembre 1757.
Rosbecque OU Rosebecque, bourg de la Flandre occidentale (Belgique), à 14 kil. N.-E. de Courtrai. Victoire de Charles VI sur les Flamands, 4382.
Roseeiin (Jean), né à Compiègne, mort après 1121, fut l'un des principaux chefs des Nominalistes, et soutint que les idées générales n'ont aucune réalité hors de notre esprit; il fut condamné par le concile de Soissons, 1092, eut saint Anselme pour adversaire; enseigna dans l'église collégiale de Sainte-Marie de Loches, et eut un grand nombre d'auditeurs.
Roscius (Quintus), acteur romain, vivait au commencement du ier s. av. J.-C. Il était né à Solonium, près de Lanuvium. Il donna des leçons de déclamation à Cicéron, qui plaida pour lui.
Roscius d'Amérie, proscrit par Sylla; accusé d'avoir tué son père, fut défendu par Cicéron (pro Roscio Amerino).
Roscoe (William), né à Liverpool, 1753-1831, d'une famille pauvre, avocat, membre des Communes, contribua à l'émancipation des catholiques et à l'abolition de l'esclavage. Il a écrit la Vie de Laurent de Médicis, et Vie de Léon X.
Roscoff, port du cant. de Saint-Pol-de-Léon, arrond. et à 30 kil. N.-O. de Morlaix (Finistère), sur la Manche ; 4,454 hab.
Roscommon, comté d'Irlande (Connaught).
Il y a beaucoup de marais, mais le sol est fertile. Les v. princ. sont : Roscommon, ch.-l., Boyle,Castlereagh,Athlone.[de Dublin; 3,500 hab.]
Roscommon, ch.-l. du comté, à 150 kil. N.-O.J
Roscommon (WENTWORTH Dillon, comte
de), né en Irlande, 1633-1684, neveu du comte de Slrafford, fut capitaine des gardes de Charles II, et mena une vie fort dissipée. Ses écrits, remarquables par la correction du style, sont réunis avec ceux de Rochester, son ami.
Roscrea, ville du comté du Roi (Irlande) ; 5,500 hab.
Rose (Sainte), vierge, née à Lima, 1586-1617, mérita, par sa piété remarquable, d'être canonisée en 1671. Fête, le 30 août.
Rose (Guillaume), né à Chaumont, 1542-1602, professeur au collège de Navarre, Drédicateur éloquent, évêque de Senlis, 1584, fût l'un des ligueurs les plus emportés, mais se déclara, aux Etats-généraux de 1593, contre l'ambition de Philippe II. La Satire Me'nippée s'est moquée du pédantisme de ses harangues. On lui a souvent attribué, sans preuves, un pamphet célèbre : de Justa reipublicoz christianœ in reges impios au- Ihoritate, 1590, in-8°.
Rose (Toussaint), 1611-1701, secrétaire de Reiz, de Mazarin, de Louis XIV, imitait exactement récriture du roi et composait avec esprit et dignité les lettres qu'il signait. Il fut membre de l'Académie française, 1675, quoiqu'il n'eût rien écrit.
Rose (Ordre de la) ; il fut fondé au Brésil par dom Pedro Ier, à l'occasion de son mariage avec Amélie de Leuchtenberg.
Roseau (L.ej, ch.-l. de canton de la Dominique, a un bon port sur la côte S.-O. ; 5,000 h.
Rosebecque. V. ROSBECQUE.
Rose-Croix (Frères de la), secte d'illuminés qui croyaient pénétrer les mvstères de la nature à l'aide d'une lumière intérieure, et qui, prétendant posséder la pierre philosophale, tombaient dans les erreurs de la magie et de l'alchimie. — Dans la franc-maçonnerie, on donne le nom de Rose-Croix à l'un des grades qui viennent au-dessous de celui de maître.
Roseiii ou Rossent (Cosimo), né à Florence, 1439-1506, reçut peut-être les leçons de Frà Angelico. On a parlé avec éloge de ses fresques.
Roseiii ou Rosseili (Matteo), né à Florence, 1578-1650, arrière-petit-neveu du précédent, a laissé de nombreux tableaux à Florence, des fresques au cloître de l'Annunziata; et a formé de nombreux élèves.
Roseilini (Hippolyte), né à Pise, 1800-1843, a pris une grande part aux travaux sur l'Egvpte et sur les hiéroglyphes de Champollion, qu'il accompagna dans son voyage. 1828. On lui doit surtout 1 monumenti delV Egitto e délia Nubia, interpretati ed illustrati, 1832-40, 10 vol. in-fol. ; Elementa linguœ Mgyptiacœ vulgo Copticœ.
Rosemonde OU Rosamonde, fille de Cimi-
mond, roi des Gépides, fut forcée d'épouser Alboin, roi des Lombards, meurtrier de son père, 567. Alboin la contraignit, dans un festin, à boire dans le crâne de Cunimond; elle le fit assassiner, se réfugia à Ravenne, 573. et mourut empoisonnée.
Rosemonde, fille de Walter Clifford, fut la maîtresse du roi d'Angleterre, Henri II. Suivant des traditions populaires, Henri II, pour la soustraire à la jalousie de la reine Eléonore, l'aurait renfermée au château de Woodstock; mais Eléonore l'y aurait fait périr, vers 1173 ou
' Rosen (Conrad, comte de), né en Alsace, 1628-1715, page de la reine Christine, s'engagea en France, comme simple soldat, fut lieutenant général en 1688, reçut de Jacques H le titre de maréchal d'Irlande, et fut nommé maréchal de France, en 1703.
Rosenau, en hongrois Roznyo Batiya, v. du comitat et à 35 kil. N.-E. de Gœmœr (Hongrie). Mines nombreuses et eaux minérales ; 6,0u0 h.
Rosendaël, comm. du cant. et de l'arr. de Dunkerque (Nord); 6,223 hab. [holm (Suède).l
Rosendai, résidence royale près de Stock-j
Rosenmùiier (Jean- Georges), né près de Hildburghausen (Saxe), 1736-1815, pasteur et professeur, surtout à Leipzig, a écrit beaucoup de savants ouvrages.
Rosenmùiier ( ERNEST-FRÉDÉRIC-CHARLES ), fils du précédent, né à Hessberg, près de Hildburghausen, 1768-1835, professeur à Leipzig, a été un savant orientaliste.
Rosenmùiier (JEAN-CHRISTIAN), né à HeSSberg, 1771-1820, a publié un Atlas d'anatomie chirurgicale . et découvert l'appareil qu'on nomme Organe de Rosenmùiier. [holm (Suède).]
Rosersberg, résidence royale près de Stock-J
Roses, v. d'Espagne. V. Rosas.
Roses (Guerre des Deux-), guerre civile qui désola l'Angleterre au xve siècle. Richard, duc d'York, fit valoir ses droits à la couronne, usurpée jadis par Henri IV; il avait dans ses armes une rose blanche ; les Lancastre avaient une rose rouge; de là le nom de la guerre des Deux-Roses , qui divisa l'Angleterre pendant trente ans, depuis la bataille de Saint-Albans, 1455, jusqu'à celle de Bosworth, 1485. Elle se termina par le triomphe de Henri de Richmond ou Henri VII Tudor.
Rosette, en arabe Rachid, v. de la Basse- Egypte, sur la rive gauche de la branche O. du
ROS
ROS
Nil, à 40 kil. de son embouchure, à 50 kil. N.-E. d'Alexandrie, 15,000 hab. Fondée en 870, près des ruines de Bolbitine et de Metelis. C'est en comparant les inscriptions de la pierre de Rosette, découverte en 1799, que Champollion a trouvé la clef des hiéroglyphes.
Roshcim, anc. ch.-l. de cant. de l'arr et à 30 kil. N. de Schlestadt (Basse-Alsace), sur la Mogel. Eaux salines froides; 3,900 hab.
Rosières (François de), né à Bar-lc-Duc. 1534-1607, s'attacha au cardinal de Guise, et est connu par son ouvrage . Stemmata Lotharingiœ ac Barri ducum, 1580, in-fol., en faveur des princes lorrains, qui fut supprimé par arrêt du parlement.
Rosières, ch.-l de cant., arr. et à 24 kil. N.-E. de Moutdidier (Somme); 2,531 hab.
Rosières, coinm. du cant de Vorey, arr. du Puy (Haute-Loire), 2,373 hab.
Rosières-aux-Salines. COUim. du Cant. de
Saint-Nicolas-du-Port, arr. et à 20 kil. S.-E. de Nancy (Meurthe-et-Moselle), sur la Meurthe ; 2,395 hab.
Rosiers (Les), comra. du cant., de l'arr. et à 20 kil. N.-O. de Saumur (Maine-et-Loire), sur la Loire ; 2,327 hab.
Rosîtni (Carlo-Mari a), né à Naples, 1748-1836. évoque de Pouzzoles, ministre de l'instruction publique sous Ferdinand 1er, a écrit : Dissertatio ad Htrculanensium voluminum explanationem, et Herculanensium voluminum quœ supersunt, 3 vol. in-fol.
Roskiid ou Rothschild (en allemand), v.
de Seeland (Danemark), à 36 kil. N.-O. de Copenhague. Jadis résidence des rois et évêché. Château royal. Traité de 1658; 4,000 hab.
Roslin, bourg à 12 kil. S.-O. d'Edimbourg (Ecosse).
Roslin (Alexandre), peintre estimable, né à Malraoë, en Suède, 1718-1793, vint s'établir à Paris, vers 1747 ou 1748, fut de l'Aeadémie de peinture vers 1754.
Rosmiai-Serbati (ANTONIO), né à Roveredo,
1797-4855, fut prêtre, et s'efforça toute sa vie de ramener les savants à la religion et les chrétiens a la science. Il servit le pape Pie IX comme ministre de l'instruction publique. Il a écrit plus de 30 volumes de philosophie spiritualiste, d'un style ferme et correct.
Rosay, village de l'arr. et à 8 kil. O. de Mantes (Seine-et-Oise), sur la rive gauche de la Seine. Château où naquit Sully.
Rosny.sous.Bois, comm. du cant. de Vincennes, arr. de Sceaux (Seine), à 9 kil. E. de Paris.
Rospigiiosi. V. Clément IX.
Rosporden, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-E. de Quimper (Finistère); 1,213 hab.
Ross, comté d'Ecosse, à l'extrémité septentrionale, comprend une partie des Hébrides (Skye, Lewis, etc.). Les côtes sont très découpées ; les mont, de Ross le traversent du N. au S. On y élève des bestiaux; le saumon abonde dans les rivières. Le ch.-l. est Tain.
Ross, v. du comté et à 20 kil. S.-E. de Hereford (Angleterre), sur la Wye ; 4,000 hab.
Ross, port du comté et a 46 kil. S.-O. de Cork (Irlande), sur la baie de Ross; 5,000 hab.
Ross (wie-w-), v. du comté de Wexford (Irlande), sur le Barrow, à 26 kil. O. de Wexford. Bon port; 9,000 hab.
Ross (John), 1777-1856, capitaine de la marine royale, fut chargé de chercher un passage au N.-O. de l'Amérique, en 1818 II publia une Relation de son voyage vers le pôle arctique. En 1828, il fit à ses frais une seconde expédition, trouva le golfe et l'archipel de Boothia, le pôle magnétique boréal, et ne fut ramené en Angleterre, par un bâtiment envoyé à sa recherche, qu'en 1833. Il a raconté ce second voyage dans
un récit très intéressant. En 1850, 11 alla, sans succès, à la recherche de sir John Franklin, et fut nommé contre-amiral.
Ross (Sir James Clark), né à Londres, 1800- 1862, neveu de sir John Ross, fit cinq voyages avec lui, puis avec Parry, aux terres arctiques. En 1839, il dirigea lui-même une expédition scientifique au pôle antarctique, découvrit la terre Victoria, et écrivit, en 1847, une relation de son voyage, pleine d'observations curieuses de toute nature. Il alla en 1848 à la recherche de sir J. Franklin.
Ross (Sir William-Charles), peintre anglais, né à Londres, 1794-1867, se fit de bonne heure une grande réputation, surtout par ses miniatures, d'une finesse et d'une expression remarquables.
Rossano, v. de la Calabre Citérieure (Italie), à 45 kil. N.-E. de Cosenza. Archevêché; 12,000 h.
Rossel (Elisabeth-Paul-Edouard, chevalier de), né à Sens, 1765-1829, entra dans les gardes de la marine, 1780, s'attacha à d'Entrecasteaux, et prit part à l'expédition envoyée à la recherche de La Pérouse. Il publia \z Voyage d'Entrecasteaux à la recherche de La Peyrouse. Contreamiral, 1822, il fut directeur général du dépôt des cartes de géographie et navigation, 1826.
Rosset (François de), né en Provence vers 1570, vivait encore en 1630, publia des Sonnets, et éerivit quelques ouvrages qui ne sont plus connus que des bibliophiles.
Rossi, famille célèbre qui fut longtemps à la tête des Guelfes de Parme, et qui joua un rôle important, surtout au xiv« s.
Rossi (Properzia de'), statuaire et musicienne, née â Bologne, 1490-1530, excella dans la sculpture en miniature.
Rossi (Girolamo de), né à Ravenne, 1539- 1607, médecin de Clément VIII, a écrit une Histoire de Ravenne; une Vie de Nicolas IV, etc.
Rossi (Giovanni-Antonio), né à Rome, 1616- 1695, fut un architecte distingué.
Rossi (Giovanni-Baptista), dit le Gobbino, peintre de l'école vénitienne, né à Vérone, vivait vers 1650.
Rossi (Pasquale), dit il Pasqualino, peintre de l'école romaine, né à Vicence, 1641-1718.
Rossi (Jean-Bernard de), né à Castel-Nuovo (Piémont), 1742-1831, ecclésiastique, se voua a l'étude des langues orientales. Il a publié surtout Variœ lectiones Veteris Testamenti, 4 vol. in-4».
Rossi (Pellegrino-Luigi-Odoardo, comte), né à Carrare, 1787-1848, docteur de Bologne, avocat distingué, fut forcé de se réfugier à Genève. Il y fit un cours de jurisprudence appliquée au droit romain, et écrivit des articles remarquables dans les Annales de législation et d'économie politique, qu'il avait fondées. Il publia en France son Traité de droit pénal, 1828, S vol. in-8<>. Attaqué par de nombreux ennemis, il accepta la chaire d'économie politique au Collège de France ; naturalisé Français, il fut nommé professeur de droit constitutionnel à la Faculté de droit, 1834, devint membre de l'Académie des sciences morales, 1836, pair de France, 1839, membre du conseil royal de l'instruction publique, 1840, doyen de la Faculté de droit, 1843. En 1845, ministre plénipotentiaire à Rome, il contribua beaucoup à l'élection de Pie IX, et devint son conseiller. En 1848, il fut chargé, par le pape, de former un nouveau cabinet, 14 septembre ; mais le 15 novembre, il fut assassiné par un républicain fanatique, en montant l'escalier du palais. Quelques jours après, le pape fuyait à Gaëte. Rossi a encore publié : Cours d'économie politique; Traité du droit constitutionnel français ; Préface à l Essai sur le principe de population, de Malthus : etc.
Rossiény, v. du gouv. et à 200 kil. N.-O. de
ROS