‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 502 sur 657 · ROT · texte numérisé non relu

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Vilna (Russie). Ane. capitale de la Samogitie : 6,000 hab.

Rossignol (Jean-Antoine), né à Paris, 1759^ 4802, ouvrier orfèvre, se distingua par son courage et surtout par sa turbulence, au début de la Révolution; fut nommé général de l'armée des côtes de La Rochelle, fut compromis dans la conspiration de Rabeuf, et acquitté. Sous le Consulat, aDrès l'explosion de la machine infernale, il fut" déporté aux îles Seychelles, puis à Anjouan, où il mourut.

Rossini (Giacomo), né à Pesaro (Italie), le 29 février 1792, mort à Paris en 4869, se forma sans maître. Son premier opéra, la Cambiale di matrimonio, joué à Venise, eut du succès, 4840. Dès lors, produisant avec une fécondité surprenante, il composa une foule d'œuvres pour les différents théâtres de l'Italie. En 4813, Tancredi, et l'Italiana in Algeri, annoncèrent un grand compositeur. Les opéras se succédèrent avec la même rapidité; Elisabetta; il Bar bière di Siviglia; Otello ; la Cenerentola; la Gazza ladra ; Armide; Mosè in Egitto , etc. Après son mariage avec Mme Colbrand, 4824, sa fécondité parut se ralentir; il ne composa plus qu'un opéra par an; Matilde di Sabran; Zelmira; Semiramide. A Paris, il arrangea Maomelto sous le titre de Siège de Corinthe; puis Moïse, 4827 ; donna le Comte Ory, 4828, et, enfin, fit représenter à l'Opéra son chef-d'œuvre, Guillaume Tell, 4829. Charles X l'avait nommé intendant général de la musique du roi et inspecteur général du chant en France. En 4842, son Stabat Mater avait montré que son génie musical ne vieillissait pas ; la Messe, qu'il avait depuis longtemps composée, n'a été entendue qu'après sa mort, au commencement de

Rossmaessler (Emile-Adolphe), né à Leipzig, 1806-4867, fonda une école d'agriculture au château de Klingenberg, dans le canton de Thurgovie. On lui doit : Iconographie des mollusques de terre et d'eau douce de V Europe ; Principes de la structure et de la vie des plantes; Leçons populaires sur la nature ; V Homme et la Nature; Histoire de la terre; etc

Rosso (GlOVANNl-RATTISTA Rosso del), OU

Maître Roux, architecte et peintre de l'école florentine, né à Florence, 4496-4541, étudia les cartons de Michel-Ange et. du Parmesan. Il eut une vie très agitée; en 4530, il fut bien accueilli par François Ier, qui lui donna une pension, des logements à Paris et à Fontainebleau, puis le nomma surintendant des bâtiments, peintures, etc., de ce dernier château. Il fit construire la galerie dite de François I", et l'orna de ses peintures. Ayant accusé faussement de vol un de ses amis, le peintre Pellegrino, il s'empoisonna de honte.

Rostak, v. à l'O. de Maskate, dans l'Oman (Arabie), l'une des résidences de l'iman.

Rostock,\. murée du Mecklembourg-Schwerin. sur la Warnow, à 12 kil. de son embouchure, à 65 kil. N.-E. de Schwerin. Warnemunde (2,000 hab.) lui sert de port. Industrie active ; marine assez importante. Université; Patrie de Blûcher; 34,000 hab.

Rostopchine (THÉODORE OU FÉDOR, COmte),

né dans la prov, d'Orel, 4765-4826, d'une famille descendant, dit-on. de Gengis-Khan, fut nommé par Paul Ier général aide de camp, ministre des affaires étrangères, directeur général des postes, etc. Alexandre Ier lui confia la garde de Moscou, 4842. Il fit évacuer la ville à l'approche des Français et y fit mettre le feu. Rostopchine a nié le fait dans une brochure : la Vérité sur l'incendie de Moscou, Paris, 4823. Ami des lettres, il a écrit : Réflexions à haute voix sur le Perron rouge ; une comédie, les Faux Bruits, 4808 ; Proclamations et lettres de 4842, etc.

Rostov, v. du gouv. et à 65 kil. S.-O. d'Iaros-

lav (Russie). Archevêché ; cathédrale remarquable. Industrie et commerce actifs ; 39,000 hab.

Rostov OU Saint-Dimitria, V. du gOUV. de

Iékaténnoslav (Russie), sur le Don. Chantiers de construction; 40,000 hab., la plupart Cosaques. Cabotage assez considérable.

Rostrenen, ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-O. de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 1,989 hab.

Rostres, Rostra, tribune aux harangues, au milieu du Forum romain, du haut de laquelle on parlait au peuple.

Roszwein, v. du roy. de Saxe, sur la Mulde de Freiberg. Industrie importante de draps; 6,000 hab.

Rota, port de la prov. de Séville (Espagne), à 8 kil. N. de Cadix, sur la baie de Cadix. Grand commerce de vins renommés ; 8.000 hab.

Rota (Rernardino), né à Naples, 1509-1573, composa des élégies, des épigrammes, des silves en latin ; mais il est surtout connu par ses sonnets. [4707-1764.1

Rotari (Pietro), peintre italien, né à Vérone,]

Rotas, v. fortifiée de la vice-présidence du Pandjâb (Hindoustan), l'un des boulevards du pays, sur la rive droite du Djelam.

Rote, tribunal établi à Rome par le pape Jean XXII, pour juger des matières bénéficialês.

Rotg-ans (Luc), né à Amsterdam, 1645-1710, a laissé : Vie de Guillaume III, poème en huit chants ; deux tragédies ; un poème burlesque, la Kermesse, etc.

Rothhaar-Gebirge, chaîne de montagnes, entre les bassins du Rhin et du Weser ; c'est la continuation du Westerwald.

Rotharis, roi des Lombards, monta sur le trône en épousant Gondeberge, veuve d'Ariowald, 636. Quoique arien, il protégea les catholiques, et mourut en 652.

Rothelin (CHARLES d'Orléans, abbé DE), né

à Paris, 1691-1744, docteur en théologie, recueillit beaucoup de médailles, fut de l'Académie française en 4728, et membre honoraire de l'Académie des Inscriptions, 4732. On a de lui : Observations et détails sur la collection des grands et petits voyages, 4742, in-8°.

Rothenburg, v. forte du cercle de Franconie-Moyenne (Ravière), sur la Tauber. Eaux minérales ; 6,500 hab.

Rothenburg, v. du cercle de la Forêt-Noire (Wurtemberg), à 12 kil. S.-O. de Tubingen sur le Neckar ; 6,000 hab.

Rotherham, bourg du West-Riding, comté d'York (Angleterre), à 40 kil. N.-E. de Sheffield ; 14,000'hab.

Rotherhite, bourg du comté de Surrey (Angleterre), sur la Tamise, près de Londres. Chantiers de construction ; 43.000 hab.

Rother.Thurm (Tour - Rouge), défilé des Karpathes, dans la Transylvanie près de la Valachie, traversé par l'Aluta.

Rothière (r<a), comm. du canton de Soulaines, arrond. et à 48 kil. N.-O. de Rar-sur- Aube (Aube). Combat acharné du 1" février 4814.

Rothsay, ch.-l. du comté de Rute (Ecosse), sur la côte E. de l'île de Rute. Pêche active. Patrie de lord Rute ; 6,000 hab.

Rothschen-Saim, v. de la Finlande (Russie), dans une île à l'embouchure de la Kymène dans le golfe de Finlande. Reau port militaire.

Rothschild (Mater-Anselme), né à Francfort-sur-le-Main, 1743-4812, d'une famille israélite et sans fortune, s'établit banquier à Francfort, et mérita la confiance générale. L'électeur de Hesse le nomma agent d^e sa cour en 4804 ; le banquier sauva la fortune du prince en 4806, au péril de sa vie. Lorsqu'il mourut, il laissait dix enfants, dont cinq fils, auxquels il recommanda de ne jamais séparer leurs intérêts. Les ciaq frères Rothschild, en se partageant les grandes capitales de l'Europe, mais en restant toujours

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unis, ont acquis une fortune prodigieuse. — Anselme, l'aîné, 1773-1855, resta à Francfort et établit des succursales à Paris, à Vienne, à Londres, à Naples ; — Salomon, 1774-1855, administra la maison de Vienne; — Nathan, 1777-1836, dirigea la maison de Londres; — Charles, 1788- 1855, s'établit à Naples ; — James, 1792-1869. vint se fixer à Paris, vers 1812; il a fondé ou richement doté de nombreux établissements israélites. MM. de Rothschild sont consuls généraux d'Autriche dans les villes qu'ils habitent. Ils sont restés fidèles à leurs devise : Concordia, industria, integritas.

Rothschild, v. du Danemark. V. Roskild.

Rothweii, Arœ Flavice, v. murée du cercle de la Forêt-Noire (Wurtemberg), sur le Neckar, à 50 kil. S.-O. de Tubingen. Soieries, cotons. Guébriant fut tué au siège de cette place en 1643; 6,000 hab. [naise Ile • auj. Rouen.i

Rotomagus, anc. métropole de la Lyon-J

Rotondo (Mont). V. MoiSTE-ROTONDO.

Rotouma, île de l'Océanie, dans la Polynésie, au N.-O. de l'archipel Viti. Elle a 30 kil. de tour, est montagneuse et entourée de corail ; 7,000 hab.

Rotrou (Jean d-?), né à Dreux, 1609-1650, fut lieutenant civil ar, bailliage de Dreux. A dixneuf ans, il fit représenter une tragi-comédie, l'Hypocondriaque qjl le Mort amoureux; il fut avec P. Corneille, l'un des auteurs qui travaillaient aux pièces de Richelieu, et les deux poètes furent bientôt intimement unis. 11 a composé 35 tragédie», tragi-comédies ou comédies, toutes en cinq acias et en vers, et on lui attribue même d'autres œuvres. Rotrou donna son chefd'œuvre, Vencesl:.is, en 1647. On cite encore parmi ses tragédies : Antigone, Iphigénie en Aulide, Cosroès, Sainl-Genest, Bélisaire; et parmi ses comédies : les Ménechmes, les Sosies, les Captifs, etc. Il lient une place honorable dans notre théâtre naissant. Apprenant à Paris qu'une épidémie meurtrière ravageait Dreux, il courut pour secourir ses concitoyens, et fut victime du fléau. .

Rotteck (Charles- Venceslas de), né a Fnbourg en Brisgau, J775-1840, professeur, a écrit : Histoire universelle, 9 vol. in-8<> : Musée historique pour tous les ïitats ; Manuel du droit naturel et des sciences politiques; Manuel d'économie politique, etc.

Rottenhamer (Jean), peintre allemand, né à Munich, 1564-1623, après avoir composé de petits sujets sur cuivre, arriva à la réputation par son tableau, la Gloire des saints.

Rotterdam, v. de la Hollande méridionale (Pays-Bas), au confluent de la Meuse et de la Rotter, à 22 kil. S. de La Haye, a de vastes bassins. Elle est importante par ses monuments; statue d'Erasme, qui est y né ; industrie active, commerce considérable. Chantiers de construction; 157,000 hab.

Rouans, comm. du cant. de Pellerin, arr. de Paimbeuf (Loire-Inférieure); 2,256 hab.

Rouarie (ARMAKD Taffin, marquis DE LA),

né au château de la Rouarie, près de Rennes, 4756-1793, garde du corps, servit en Amérique, avec Rochambeau. sous le nom de colonel Armand, fut mis à la Bastille, en 1788. Il forma le plan d'une vaste confédération royaliste; mais ses projets furent trahis; il mourut de fatigue au château de la Guyomarais.

Rouault. V. GAMACHES.

Roubaix, ch.-l. de canton de l'arr. et a 11 kil. N.-E. de Lille (Nord), sur le canal de Roubaix, ville très-importante par ses nombreuses fabriques d'étoffes pour gilets; par ses filatures de coton et de laine , ses fonderies de cuivre, ses teintureries, etc.; 91,757 hab.

Roubaud (Pierre-Joseph-André), né à Avignon, 1730-1791, ecclésiastique, se distingua

comme économiste, s'occupa de grammaire, et a écrit : Récréations économiques, réfutation de Galiani; Histoire générale de l'Asie, de ï Afrique et de l'Amérique. 5 vol. in-4e ou 15 vol. iu-12 ; Nouveaux Synonymes français.

Roubiliac (Louis-François), sculpteur, né à Lyon, 1695-1762, élève de N. Coustou, fut protégé en Angleterre par la famille Walpole et eut une grande influence sur les artistes anglais.

Roubion, affl. du Rhône, par la rive gauche, passe à Montélimar et a 65 kil. de cours.

Roucher (Jean-Antoine), né à Montpellier, 1745-1794. 11 écrivit un poème sur le mariage du dauphin avec Marie -Antoinette, la France et l'Autriche au temple de l'Hymen; puis les Mois, poème didactique, en 12 chants, compilation de descriptions, qui renferme quelques beaux morceaux. Il fut arrêté en 1793, et mourut avec André Chénier. II avait traduit le livre d'Adam Smith sur la Richesse des Nations, 4 vol. in-8».

Roudah, v. de la Basse-Egypte, dans une île du Nil, en face du Kaire, à l'extrémité de laquelle était le nilomètre, pour mesurer la hauteur des eaux du fleuve.

Rouelle (Guillaume-François), né au village de Mathieu, près de Caen, 1703-1770, fonda une pharmacie à Paris, et entra à l'Académie des Sciences, en 1744. Ses cours de chimie étaient très-suivis; il fut le maître de Lavoisier. — Son frère, Hilaire-Marin, 1718-1779, lui succéda comme préparateur au Jardin du Roi et a publié : Observations sur l'air fixe dans certaines eaux minérales; Recherches chimiques sur l'étain, etc.

Rouen, Rotomagus, ch.-l. de la Seine-Inférieure, sur la rive droite de la Seine, à 137 kil. N.-O. de Paris. Archevêché, qui date de 260; Cour d'appel, ch.-l. de la 3e région militaire. Faculté de théologie; écoles préparatoires de médecine, de pharmacie, des sciences et des lettres ; école d'hydrographie ; Académie de peinture et de dessin. Riche bibliothèque, beaux musées de tableaux, d'antiquités, d'histoire naturelle, etc., etc. Rouen est dans une belle situation, entre plusieurs collines qui la dominent (Sainte-Catherine, mont Riboudet,etc), très humide, à cause de la Seine et des trois petites rivières qui la traversent, l'Aubec, le Robec et la Renelle.Le faubourg de Saint-Sever, est sur la rive gauche de la Seine. Cathédrale gothique, bâtie du xin* au xvi* siècle ; l'abbaye de Saint-Ouen, admirable église gothique, les églises Saint-Maclou, Saint-Patrice, Saint-Vincent, Saint-Gervais, etc. ; l'hôtel de ville, le palais de justice, d'un gothique charmant, la chapelle de Saint- Romain, l'hôtel du Bourgtheroulde, etc., etc. Rouen est une ville de grande industrie: tissus de coton, dits Rouenneries, teintureries, fonderies de fer, de cuivre, de plomb; quincaillerie, machines à vapeur; raffineries de sucre, confiseries ; chantiers de construction, etc. Le port, où la marée se fait sentir, fait un commerce très étendu. La population est de 105,901 hab. — Rouen, d'abord capitale des Veliocasses, puis métropole de h Lyonnaise Ile, sous les Romains, fut toujours importante. Elle fut, depuis Rollon, la capitale du duché, puis de la province de Normandie. Elle a vu naître : les deux Corneille, Benserade, Saint-Amand, Pradon, Fontenelle, Daniel, Bochart, les Basnage, Sanadon, Brumoy, Jouvenet, Restout, Géricault, Mmes du Bocage et Leprince de Beaumont, Boïeldieu, Armand Carrel, le général Duvivier, etc.

Boaergue, Rutenicus pagus, anc. pays de France, au N.-E. du gouvernement de Guyenne et Gascogne. Il comprenait : le comté de Rouergue, au centre (Rodez, Saint-Geniez, Entraigues) ; la Haute -Marche, au S.-E. (Millau, Espalion, Saint-Affrique); la Basse-Marche, au N.-O. (Villefranche, Saint-Antonin, Najac, Sauveterre). Il a

r, m ala

ROU

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formé le départ, de l'Aveyron et une partie de Tarn-et-Garonne.— Habité par les Ruteni, plus tard compris dans l'Aquitaine i^, il appartint aux Wisigoths, aux Francs, depuis Glovis; devint un comté sous Charlemagne ; il fut réuni à la couronne par Henri IV, en 1589.

Rouessé-Vassé OU en Champagne, comm.

du cant. de Sillé-le-Guillaume, arr. du Mans (Sarthe) ; '2,118 hab.

Rouffach, anc. ch.-l. de canton de l'arr. et à 15 kil. S. de Colmar (Hte-Alsace), sur la Lauch. Tissus de coton, bonneterie. Patrie du maréchai Lefebvre; 3,500 bab.

Rouffignac, comm. du cant. de Montignac, arr. de Sarlat (Dordogne) ; 2,306 hab.

Roufia, Alphée, riv. de Grèce, arrose l'Arcadie et l'Elide, et se jette dans le golfe d'Arcadie. Cours de 130 kil.

Rouge (Mer) OU golfe Arabique, jadis Mare rubrum, Sinus arabicus, en arabe, Bahrsouph, mer des algues, golfe formé par l'océan Indien, entre l'Arabie à l'E., la côte d'Afrique à l'O., long de 2,250 kil., et qui n'a jamais plus de 320 kil. de largeur. Les côtes sont partout bordées de cônes volcaniques, d'îlots, de récifs, de bancs de corail ; la chaleur est souvent d'une intensité mortelle. Elle forme, au N., les deux golfes de Suez et d'Akabah, séparés par la presqu'île triangulaire du mont Sinaï. Elle tire son nom de grandes taches rouges, qui sont produites par des algues et des zoophytes microscopiques ; ordinairement, elle est bleue dans le chenal et verte sur les côtes. Les îles sont peu considérables. Les principaux ports sont : Suez et Cosseïr, sur la côte d'Afrique ; Djeddah. Loheïah, Hodeïdah et Moka, sur la côte d'Arabie.

Rouge (Rivière-). V. RED-RlVER.

Rougé, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N.~0. de Chàteaubriant (Loire-Inférieure) ; 2,782 hab.

Rougé (Olivier-Charles-Camille-Emmanuel, vicomte de), né à Paris, 1811-1872, étudia l'hébreu, l'arabe, les hiéroglyphes. Il devint collaborateur de la Revue archéologique, fut de l'Académie des Inscriptions, en 1855, et conservateur du musée égyptien du Louvre, enfin professeur d'archéologie au Collège de France. Il a travaillé à une Chrestomathie égyptienne, avec traduction des textes.

Rougemont, ch.-l. de canton de l'arr. et à 15 kil. N. de Baume-les-Dames (Doubs) ; 1,160 h.

Rouget de l'Isle (CLAUDE - JOSEPH), né à

Lons-le-Saulnier, 4760-1836, officier du génie, était en garnison à Strasbourg, 1792, lorsqu'il composa, en une nuit, pour l'armée du Rhin, les paroles et la musique d'un hymne, qu'il appela Chant de V armée du Rhin. Ce chant fut entonné par les volontaires marseillais, qui se distinguèrent au 10 août ; de là le nom de Marseillaise, qu'on lui donna. Il fut blessé à Quiberon, 1795, et fut oublié. On connaît de lui : Cinquante chants français, paroles de divers auteurs, mis en musique par Rouget de Vlsle; des Romances; l'Ecole des mères, jouée à Feydeau, 1798; Macbeth; tragédie lyrique, jouée à l'Opéra, 1827; Historique et souvenirs de Quiberon.

Rouget (Georges), né à Paris, 1781-1869, élève de David, l'aida dans plusieurs de ses grands tableaux; en 1816, il fit, de mémoire, une copie célèbre du tableau du Sacre. Il a lui-même exposé des œuvres estimées, et fait de nombreux portraits.

Rougier (JEAN-BAPTISTE), baron de la Bergerie, né à Baulieu (Haute-Vienne), 1757-1836, fut membre de l'Assemblée législative, préfet de l'Yonne. On lui doit : Traité d'agriculture pratique; Essai sur le commerce et la paix; Géorgiques françaises, poème en 12 chants; Histoire de l'agriculture française; Les forêts de la Finance; Cours d'agriculture pratique, 8 vol. iû-8o, etc.

Rougnat, comm. du rant. d'Auzances, arr. d'Aubusson (Creuse); 2,008 hab.

Rouiliac, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N. -O. d'Angoulême (Charente), près de la Nouère; 2,H7 hab.

Rouillé, connu, du cant. de Lusignan, arr. de Poitiers (Vienne) ; 2,719 hab.

Rouillé (Antoine-Louis), comte de «louy, 1689-1761, conseiller au Parlement, intendant du commerce, 1725, directeur de la librairie, devint ministre de la marine, 1749, des affaires étrangères, 1754, surintendant des postes, 1757. Il s'efforça de relever la marine française, et fut membre honoraire de l'Académie des Sciences,

Roujan, ch.-!. de cant., arr. et à 23 kil. N.-E. de Béziers (Hérault). Houille, pétrole, eaux minérales froides; 1,953 hab.

Roujoux (Prudence-Guillaume, baron de), né à Landerneau, 1779-1836, élève de l'Ecole polytechnique, dressa la carte militaire de la Guadeloupe; rédigea une Statistique de Saône-et- Loire, fut sous-préfet, préfet, et ne s'occupa plus que de littérature. On lui doit : Essai d'une histoire des révolutions arrivées dans les sciences et dans les beaux-arts, 1811 ; Histoire d'Angleterre; traduite de Lingard; Histoire des rois et ducs de Bretagne ; le Monde en estampes ; Histoire pittoresque de l'Angleterre, etc., etc.

Rouians.iEgiise, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. S.-O. de Baume-les-Dames (Doubs); 458 hab.

Rouiers, en flamand Rousselaer, v. de la Flandre occidentale (Belgique), à 32 kil. S.-O. de Bruges. Cotonnades, dentelles, rubans; 16,000 hab.

Roumanie, nom donné, en général, au*x pays habités par des peuples, descendants de colons établis par Trajan dans la Dacie, et parlant la langue roumaine, dérivée du latin. Il y a des Roumains en Transylvanie, en Hongrie, en Bessarabie, mais surtout en Moldavie et en Valachie. Aussi donne-Uon particulièrement le nom de Roumanie aux Principautés-unies de Moldavie et de Valachie. — Les Principautésunies ou Roumanie ont été définitivement constituées par la convention du 19 août 1858, qui a placé la Moldavie et la Valachie sous la suzeraineté du sultan et le protectorat des cinq grandes puissances, en leur assurant une autonomie complète. V. Moldavie et Valachie.

Roumélie OU Romanie, en turc Roum-Ily

(pays des Romains), nom donné généralement à la partie de la Turquie d'Europe comprise entre les Balkans, l'Archipel et la Thessalie, au S., l'Albanie à l'O. Elle correspond à la Macédoine et à la Thrace des anciens; elle projette au S.-E. les deux presqu'îles de Constantinople et de Gallipoli , au S., la presqu'île de Chalcidique, avec ses trois pointes, Hagios-Oros, Longos et Kassandra. Les golfes d'Enos, d'Orphano et de Salonique sont formés sur ses côtes par l'Archipel. Elle comprend le gouvernement particulier de Constantinople, les vilayets d'Edirné (Andrinople), de Salonique. — On a aussi donné le nom de Roumélie à la partie centrale de l'Asie Mineure correspondant à peu près à l'ancienne Cappadoce.

Roumois, Rotomagensis ager, anc. pays de France, dans la Normandie, entre la Seine et la Rille, avait pour villes principales : Quillebeuf, capitale ; Elbeuf, Routot, Bourgachard. Auj. partie de l'Eure et de la Seine-Inférieure.

Rousseau (Jacques), peintre et graveur, né à Paris, 1630-1693, travailla à la décoration des châteaux de Saint-Germain, de Versailles, de Saint-Cloud, etc., et fut membre de l'Académie de peinture en 1662. A la révocation de l'édit de Nantes. 1685, il se retira en Angleterre.

Rousseau (Pierre) , né à Toulouse, 1716-

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4785, composa des comédies, rédigea les Affiches de Paris, et soutint les opinions philosophiques dans le Journal encyclopédique. On lui doit une Histoire des grecs ou de ceux qui corrigent la fortune au jeu.

Rousseau (Jean-Baptiste), né à Paris, 1671- 4741, fils d'un cordonnier, écrivit, de 4694 à 4700, des comédies et des opéras qui échouèrent. Il suivit à Londres Tallard, comme secrétaire, vécut dans la société intime du Temple, et entra à l'Académie des Inscriptions, 4704. Ii composa alors des odes religieuses et des épigrammes obscènes ; acquit une grande réputation, mais se fit un grand nombre d'ennemis. On lui attribua des couplets, pleins de méchanceté, qui excitèrent l'indignation. La Faye administra à Rousseau une honteuse correction; il accusa Saurin, qui prouva son innocence, et Rousseau, déclaré coupable, fut banni à perpétuité par arrêt du Parlement, 1742. 11 fut accueilli à Soleure, par le comte du Luc, ambassadeur de France ; demeura trois ans à Vienne, auprès du prince Eugène, vécut à Bruxelles, et continua sa vie errante. Ses odes forment son titre le plus incontesté; elles ont de l'élégance, de l'harmonie, de la noblesse ; il a composé des cantates, remarquables surtout par leur sonorité musicale ; il triomphe dans l'épigramme.

Rousseau ( Jean - Jacqdes ) , né à Genève, 28 juin 4742, mort à Ermenonville, le 2 juillet 4778, descendait d'une famille de réfugiés français. Son père était horloger. Tour à tour clerc chez un greffier, apprenti graveur, il s'enfuit de Genève, fut accueilli à Annecy par Mme de Warens, 4728, abjura le protestantisme, fut laquais, courut les aventures, fut renvoyé du séminaire d'Annecy, et se fit enfin professeur de musique. Il vint s'établir auprès de Mme de Warens, soit à Chambéry, soit à la campagne des Gharmettes, se livrant avec ardeur à l'étude, mais sans direction. De tristes circonstances le forcèrent à quitter les Gharmettes, et sa vie errante recommença. Précepteur chez M. de Mably, à Lyon, 1740, il vint à Paris en 4744 ; suivit à Venise, comme secrétaire, M. de Montaigu, ambassadeur de France, 1743, et revint en France. Il se lia intimement avec Diderot, Grimm, d'Holbach, Mme d'Epinay, et vécut avec une jeune ouvrière, Thérèse Levasseur, qu'il épousa plus tard. C'est alors que Rousseau eut l'idée de concourir sur une question proposée par l'Académie de Dijon : « Le progrès des arts et des sciences a-t-il contribué a corrompre ou à épurer les mœurs? » et remporta le prix, 4749. Il se crut appelé à une mission supérieure , celle de réformateur d'une société corrompue ; il prit un ton bourru, sentencieux; il affecta la misanthropie, et résolut de vivre en copiant de la musique. Cependant il composa le Devin du village, qui fut représenté avec succès à Fontainebleau, 1752 ; il devint à la mode. La Lettre sur la musique française excita contre lui de nombreux ennemis; sa comédie de Narcisse tomba ; son Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes n'obtint pas le prix à l'Académie de Dijon, 4753; c'est alors qu'il alla à Genève, pour rentrer solennellement dans la communion protestante. De retour à Paris, il accepta de Mme d'Epinay VErmitage, dans la vallée de Montmorency, et y composa presque entièrement la Nouvelle Héloïse, oui parut en 175&» L'amour qu'il conçut imprudemment pour Mme d'Houdetot le brouilla avec la plupart de ses amis. Il quitta l'Ermitage à la fin de 4757, et accepta l'hospitalité au château de Montmorency , auprès de M. et de Mme de Luxembourg. Il avait commencé à développer ses idées de réforme dans sa Lettre à d'Alembert sur les spectacles; il publia le Contrat social, Hvre qui sera comme l'évangile de

la Révolution. L'Emile ou de l'Education parut en 1762. Décrété de prise de corps par le parlement de Paris, condamné à Genève, il se réfugia à Motiers-Travers (Neuchàtel) ; c'est de là qu'il répondit par les Lettres de la Montagne, 1764, et par la Lettre à Mgr de Beaumont. Forcé de quitter la Suisse, il accepta l'hospitalité que lui avait offerte David Hume à Wootton, en Angleterre, 4766; il y écrivit la première partie de ses Confessions. Il revint en France ; enfin, il accepta l'asile que M. de Girardin lui offrit dans sa terre d'Ermenonville; il y mourut le 2 juillet. On prétendit, sans preuves, qu'il s'était empoisonné ou qu'il s'était tué d'un coup de pistolet. Il faut reconnaître qu'il a exercé une immense influence sur son siècle; comme écrivain, il s'est placé au premier rang par l'éclat, l'harmonie et souvent la majesté du style, par la poésie de son éloquence ; il a compris la nature, il a su la peindre. Outre les ouvrages que nous avons cités, Rousseau a écrit un Dictionnaire de musique, un Dictionnaire de botanique, des Considérations sur le gouvernement de la Pologne, des Lettres, etc.

Rousseau ( JEAN - FRANÇOIS - XAVIER ), né à

Ispahan, 4738-4808, fit fortune par le commerce, rendit de notables services aux Français et à la France, et conclut une alliance entre Louis XV et le régent de Perse. Il continua à jouer un rôle important à Bassorah et à Bagdad, où il était consul.

Rousseau (JEAN-BAPTISTE - LOUIS-JACQUES),

fils du précédent, né près d'Auxerre, 1780-4834, fut consul de France à Bassorah, à Alep, à Bagdad, à Tripoli de Barbarie. On a de lui : Description du pachalik de Bagdad ; Itinéraire en Perse par la voie de Bagdad; Mémoire sur les Wahabis, les Nosaïs et les Ismaëlis, 1848 ; Notice historique sur la Perse ancienne et moderne, 4848, etc.

Rousseau (Théodore), paysagiste, né à Paris, 4842-4867, a obtenu les plus grands succès par la fraîcheur et la grâce de ses paysages.

Roussel (Gérard), né à Vaquerie, près d'Amiens, mort en 1550, s'attacha à Briçonnet, évêque de Meaux, vers 1521 ; il commença à prêcher les doctrines nouvelles, fut chapelain et confesseur de Marguerite de Valois, qui lui fit donner l'évêché d'Oloron, 1536. Il conserva les formes extérieures du culte et se contenta de répandre les doctrines fondamentales de la Réforme.

Roussel (Pierre), médecin, né à Ax, près de Foix, 1752-1802, est surtout connu par son Système physique et moral de la femme. On lui doit encore : Médecine domestique.

Roussel (Pierre-Joseph-Alexis), né àEpinal, 1759-1845, a publié: Politique de tous les cabinets de l'Europe pendant les règnes de Louis XV et de Louis XVI ; Correspondance amoureuse de Fabre d'Eglantine; le Château des Tuileries; Correspondance secrète de plusieurs grands personnages illustres à la fin du xvme siècle ; Annales du crime et de l 'innocence, 20 vol. in-42;//istoire secrète du tribunal révolutionnaire, 2 vol. in-8<>, etc.

Rousselaer. V. RoULERS.

Rousseiet (Gilles), graveur, né à Paris, 4640-4686, ami de Le Brun, a reproduit ses tableaux.

Rousses (Les), comm. du cant. de Morez, arr. et à 24 kil. N.-E. de Saint-Claude (Jura). Horlogerie ; fromages de Gruyère ; 2,545 hab.

Rousset de Missy (Jean), né à Laon, 4686- 4762, fils de protestants, s'enfuit, à 48 ans, en Hollande, y ouvrit une école. Son Histoire d'Alberoni eut du succès; il se mit alors à écrire un grand nombre d'ouvrages, qui furent bien accueillis, mais qui sont tombés dans un oubli complet : Description géographique, historique et

ROU

ROX

politique du royaume de Sardaigne; Histoire de la cour de Madrid depuis Philippe V ; Mémoires du règne de Pierre le Grand ; Recueil d'actes, négociations, mémoires et traités depuis la paix d'Utrecht jusqu'au second congrès de Cambrai, 23 vol. in- 12 ; Histoire des guerres entre les maisons de France et d'Autriche, 6 vol. in-12; etc.

RoussiiioD, gouvernement de l'anc. France, au S., capitale, Perpignan. Il était divisé en Roussillon proprement dit et Cerdagne française; il forme le département des Pyrénées-Orientales. Occupé par les Sardones, les Ceretani et les Consorrani, il fit partie de la Narbonaise Ire, appartint aux Wisigoths, aux Arabes, 720, et fut conquis par Pépin le Bref, 759. Il forma un comté qui prit son nom de l'anc. ville de Ruscino, et appartint aivc rois d'Aragon ; conquis par Louis XIII et Richelieu, en 4640-42, il fut définitivement réuni à la France au traité des Pyrénées, 1659.

Roussillon, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Vienne (Isère), sur la rive gauche du Rhône ; 1,478 hab.

Roussin (Albin-Reine, baron), hé à Dijon, 1781-1854, simple mousse à 12 ans, devint capitaine de vaisseau, en 1814, et dirigea une exploration hydrographique des côtes occidentales de l'Afrique, lSlô, du Brésil, 1819. Louis XVIII le nomma baron, 1820, contre-amiral, 1822, membre du conseil d'amirauté. Il fut de l'Académie des Sciences, en 1830. En 1831, il força l'entrée du Tage et contraignit D. Miguel aux réparations exigées; il fut nommé vice-amiral. Pair de France, 1832, ambassadeur à Constantinople, au moment de la première lutte du sultan et de Méhémet-Ali, il montra beaucoup d'activité, alors et en 1839, dans les complication de la question d'Orient. Il accepta le ministère de la marine dans le cabinet du 1" mars 1840, créa les paquebots transatlantiques, et fut nommé amiral, en quittant le ministère.

RoHstam, héros presque légendaire de la Perse, à qui l'on attribue une loule d'exploits, qui appartiennent à plusieurs personnages de différents âges. Le plus célèbre ou le plus historique aurait vécu au vie siècle av. J.-C.

Routiers (du vieux mot route, bande de soldats). On donna ce nom à des bandes d'aventuriers pillards qui désolèrent la France après la deuxième croisade, sous Louis VII, et aux compagnies de mercenaires, qu'on appela également Cottereaux, Brabançons, Grandes Compagnies, Ecorcheurs, etc.

Routot, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. E. de Pont-Audemer (Eure) ; 862 hab.

Routschouk, v. forte de la Bulgarie (Turquie- d'Europe), sur la rive droite du Danube, en face de Ginrgewo. Entrepôt du commerce avec l'Allemagne par le Danube; 27,000 hab.

«ouvray, village à 20 kil. S.-E. de Chartres (Eure-et-Loir). Les Français y furent battus par les Anglais, en 1428. [S.-E. de Dijon.]

Rouvres, bourg de la Côte-d'Or, à 12 kil.J

Roux (Maître). V. Rosso (del).

Roux (Jacques) était, à la Révolution, vicaire à Paris. Démagogue fougueux, il fut envoyé devant le tribunal révolutionnaire, janvier 1794 ; se frappa de cinq coups de couteau, et mourut à Bicêtre.

Roux, de Fazillac (PlERRE), Ré à Excideuil,

1743-1833, fut membre de l'Assemblée législative et de la Convention. On a de lui : Recherches historiques et critiques sur l'homme au masque de fer ; Histoire de la guerre d1 Allemagne en 1756. Roux. (Louis), dit de la Haute-Marne, né en Champagne, 1759-1817, était prêtre. Il se maria, fut député à la Convention, se déclara contre les Girondins, et plus tard fut archiviste au ministère de la police. On a de lui : Relation des journées des 8, 9 et 10 thermidor 1795.

Roux (Joseph-Philibert), né à Auxerre, 1780- 1854, servit dans l'armée de Sambre-et-Meuse, étudia la médecine à Paris, et fut associé aux travaux de Bichat, dont il termina YAnatomie descriptive. Professeur de pathologie externe à l'Ecole de médecine, 1820, membre de l'Académie de médecine, 1821, et de l'Académie des Sciences, 1834, il remplaça Dupuytren à la clinique de i'Hôtel-Dieu, 1835. On a de lui : Mélanges de chirurgie et de physiologie ; Eléments de médecine opératoire ; Cours complet des maladies des yeux ; Mémoire sur la staphylo graphie ; etc.

Rovère (FRANCESCO-MARIA Ier délia), né à

Sinigaglia, 1490-1538, neveu de Jules II, duc d'Urbin, 1508, fut dépouillé de ses domaines par Léon X, 1516, ne les recouvra qu'à la mort du pape. En 1526, il fut mis à la tète des troupes de la ligue italienne contre Charles-Quint, mais ne put empêcher le sac de Rome.

Rovère (Guid'Ubaldo II délia), duc d'Urbin, fils du précédent, né en 1513, régna de 1538 à 1574.

Rovère ( FRANCESCO-MARIA II délia), duc

d'Urbin, fils du précédent, né en 1548, régna de 1574 à 1631. Il protégea les sciences et les arts fut bienveillant à l'égard du Tasse; légua ses . biens allodiaux à sa petite-fille et ses Etats a l'Eglise, en 1624.

Rovère (Joseph-Stanislas), né à Bonnieux (Cemtat Venaissin), 1748-1798, fils d'un riche aubergiste, prit le titre de marquis de Fontvielle, mais, repoussé par la noblesse en 1789, se jeta dans le parti démagogique. Il fit devant l'Assemblée nationale l'apologie du massacre de la Glacière, et fut député des Bouches-du-Rhône à la Convention. Il poursuivit les Girondins, organisa dans le Midi le régime de la Terreur, se déclara contre Robespierre au 9 thermidor, et fit partie du conseil des Anciens. Déporté à la Guyane, après le 18 fructidor, il mourut à Sinnamari.

Roveredo, en allemand Rovereith, v. du Tyrol (Autriche), à 20 kil. S. de Trente, sur l'Âdige et le Leno. Filatures de soie. Vict. de Bonaparte, 4 sept. 1796. Patrie de Rosmini; 11,000 hab.

Rovigno ou Trevigno, v. de l'Istrie (Autriche), à 80 kil. S. de Trieste, bon port sur l'Adriatique ; 10,000 hab.

Rovigo, v. de la Vénétie (Italie), ch.-l. de la prov. de Rovigo, à 90 kil. S.-O. de Venise, sur l'Adigetto. Grand commerce de grains. Napoléon donna le titre de duc de Rovigo au général Savary ; 9,000 hab. — C'était jadis la capitale de la Polésine de Rovigo. — La prov. actuelle de Rovigo a 1,686 kil. carrés et 200,000 hab.

Ko ville, village de l'arr. et a 30 kil. S.-E. de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Rorouma ou Louwonma, fl. du Mozambique (Afrique australe), tributaire de l'Océan Indien ; il vient des montagnes situées à l'E. du Nyassa.

Rowe (Nicolas), né à Little-Beckford (Bedfordshire), 1673-1718, a composé des tragédies qui sont d'un style harmonieux, mais monotone et sans relief.

Rovre (Thomas), né à Londres, 1687-1715, a entrepris une suite aux Vies de Plutarque. —Sa femme, Elisabeth Singer, née à Ilchester (Somerset), 1674-1737, fille d'un pasteur, se fit de bonne heure connaître par un recueil de poésies, 1696.

Rowiey (William), poète comique et acteur anglais, vivait sous Jacques Ifcr II a écrit beaucoup de pièces de théâtre qui sont assez vulgaires.

Roxane, fille d'un satrape de Bactriane, fut prise par Alexandre, qui l'épousa. Elle en eut un fils, Alexandre Aigos, qui fut proclamé roi. avec Philippe Arrhidée, en 323 av. J.-C. Eiic

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