‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 503 sur 657 · ROY · texte numérisé non relu

ROY

ROZ

t mourir Statira, fille de Darius, autre veuve 'Alexandre, s'unit à Olympias, et fut mise à

mort avec son fils, par "l'ordre de Cassandre,

en 311.

ftoxburgh (Comté de) OU Teviotdale (vallée du Teviot), au S. de l'Ecosse. I! est arrosé par le Teviot et la Tweed. On y trouve de la houille et des pierres de taille. Le ch.-l. est Jedburgh. — Il tire son nom d'une ville de Roxburgh, détruite, en 1550. — Un village du même nom est à 5 kil. S.-O. de Kelso.

Roxburghe (John, duc de), fameux biblio-

/jile anglais, 4740-1804, réunit une bibliothèque île 30,000 volumes, rares pour la plupart.

Roxelane, favorite de Soliman II, née dans la Russie Rouge, d'abord esclave, causa la perle du grand-vizir Ibrahim, fit périr, par ses intrigues, un fils de Soliman. Mustapha, pour assurer le trône à son fils, Bajazet, et mourut ellemême, toute-puissante, en 1557.

Roxolans, anc. peuple de la Sarmatie, vivaient entre le Tanaïs et le Borysthène. Ils entrèrent au service des empereurs et se distinguèrent par leurs pillages. Plusieurs les considèrent comme les ancêtres des Russes.

Roy (Pierre-Charles), né à Paris, 1683-1764, conseiller au Châtelet, réussit dans la comédie, mais surtout dans l'opéra et dans les ballets.

Roy (Antoine, comte), né à Savigny (Haute- Merne), 1764-1847, fils d'un riche fermier, avocat, fonda, en 1795, un grand établissement industriel dans le département de l'Eure, spécula habilement sur les biens nationaux, fut membre de la Chambre pendant les Cent- Jours, montra une grande capacité financière, fut ministre des finances en 1818, en 1819, et devint pair de France en 1821. Il rentra aux affaires avec Martignac, en 1828.

Roya, riv. qui descend du col de Tende, arrose Saorgio, finit a Vintimiglia, et sert de limite à la France et à l'Italie. Cours de 50 kilom.

Royan, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S. de Marennes (Charente-Inférieure), port sur la rive droite de la Gironde; pêche de sardines, bains de mer fréquentés; 5,445 hab.

Royanez ou Royans, anc. pays de France, dans le Dauphiné, sur la rive gauche de l'Isère (aujourd'hui Isère et Drôme). Le ch.-l. était Pont-en-Roy ans.

Royat, comm. du cant., de l'arr. et à 4 kil. S.-O. de Clermont (Puy-de-Dôme). Eaux thermales minérales; 1,100 hab.

Royaumont, village près de Luzarches, à 28 kil. N.-O. de Pontoise (Seine-et-Oise). Anc. abbaye de l'ordre de Cîteaux.

Roybon, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-O. de Saint-Marcellin (Isère); 1,941 hab.

Roye, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Montdidier (Somme), sur l'Avre. Jadis place forte. Commerce de grains et de farines. Flanelles, bonneterie; 4,028 hab.

Royer (JoSEPH-NlCOLAS-PANCRACE), COHipOSi-

teur "français, né en Savoie, 1705-1755, se fit connaître à Paris par son opéra de Pyrrhus, 1730. %

Royer-Collard (Pierre-Paul), ne a Sompms, près de Vitry-le-François, 1763-1845, fils d'un propriétaire campagnard, fut de bonne heure avocat à Paris, et député au conseil des Cinq- Cents en 1797; expulsé au 18 fructidor, il entra en correspondance avec Louis XVIII. Professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris, 1809, il montra un rare talent de parole et une logique puissante dans l'exposition des doctrines spiritualistes de l'école écossaise. Président de la commission de l'instruction publique, 1815, il rendit de grands services dans ces fonctions, créa des chaires d'histoire dans les collèges ; et, à la Chambre des députés, fut bientôt le chef des royalistes modérés et constitutionnels,

qu'on nomma les doctrinaires. Ses discours contre la loi du sacrilège, contre la loi d'aînesse, contre la loi de la police de la presse, etc., eurent beaucoup de retentissement. En 1827, sept collèges l'élurent à la fois et l'Académie française le reçut dans son sein. Charles X le nomma président de la Chambre en 1828; il présenta au roi l'adresse des 221. On a pu dire qu'il avait été l'un des fondateurs du régime constitutionnel en France. Comme philosophe, il s'est mis à la tête du mouvement spiritualité qui a produit l'école éclectique.

Royer-Collard (ANTOINE-ATHANASE), frère

du précédent, né à Sompuis, 1768-1825, médecin, créa la Bibliothèque médicale, qu'il dirigea pendant 20 ans. Médecin en chef de la maison d'aliénés de Charenton, 1806, professeur de médecine légale à l'Ecole de médecine, 1816, il fit un cours de pathologie mentale en 1819. On a de lui : Rapport au ministre de l'intérieur sur les ouvrages envoyés au concours sur le croup, 1812, in-4<>.

Royer-Collard (HlPP0LYTE-L0UIS),né à Paris,

1802-1850, fils du précédent, fut reçu docteur en médecine, 1828. Il fut chef de division au ministère de l'instruction publique ; professeur d'hygiène à la Faculté de médecine, 1838, il triompha de l'opposition de son auditoire II fut membre de l'Académie de médecine en 1842.

Royère, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. E. de Bourganeuf (Creuse) ; 2,353 bab.

Royou (Thomas-Maurice), né à Quimper, 1741-1792, ecclésiastique, professa la philosophie au collège Louis-le-Grand ; fonda le Journal de Monsieur, 1778-1783, et se déclara contre la Révolution, surtout dans F Ami du Roi.

Royou (Jacques-Corentin), frère du précédent, né à Quimper, 1745-1828, avocat, travailla à l'Ami du Roi, fut déporté à l'île de "Ré, après le 18 fructidor; écrivit plusieurs pièces, mais il est plus connu par des livres d'histoire, d'ailleurs médiocres : Hist. ancienne; — romaine; — des empereurs romains ; — de France.

Roze (Nicolas), né au Bourg-Neuf, près de Chalon-sur-Saône. 1745-1819, acquit de la réputation comme compositeur. Il fut bibliothécaire du Conservatoire en 1807. On lui doit une Méthode de plain-chant, 1814.

Roze (Nicolas, dit le Chevalier), né à Marseille, 1671-1733, est surtout célèbre par son dévouement pendant la peste de Marseille, 1720-

Rozier (François), né à Lyon, 1734-1793, reçut les ordres sacrés, mais s'occupa avec passion d'agriculture. En 1771, il acneta et rédigea, pendant dix ans, le Journal de physique ; il fut nommé, en 1786, directeur de l'Ecole pratique d'agriculture à Lyon. Curé constitutionnel de l'église de Saint-Polycarpe, il fut écrasé par une bombe pendant le siège de la ville. On cite de lui : Démonstrations élémentaires de botanique ; Cours complet d'agriculture théorique, pratique, etc., 9 v. in-8°, etc., etc.

Rozière (Louis-François Cariet, marquis de la), né au Pont-d'Arche, près de Charleville, 1735-1808, émigra en 1791, et prit part à l'expédition des îles d'Yeu et Noirmoutier, en 1794 Il fut lieutenant général en Portugal, 1801. On lui doit : les Stratagèmes de guerre; Campagne du maréchal de Créqui, en 1677 ; — du prince de Condé, en 1674; — de Villars, en 1703 ; — du duc de Rohan dans la Valteline, en 1635; etc., etc.

Rozoi (BARNARÉ Farmain de), et non Du-

rosoi, né à Paris, 1743-1792, défendit vivemenl la royauté dans la Gazette de Paris. Après le 10 août, il fut arrêté, et mourut sur l'échafaud.

Rozoy-en-Brie, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-O. de Coulommiers (Seine-et-Marne), sur l'Yères; 1,569 hab.

Rozoy-sur.Serre, ch.-l. de cant., arr. et à

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