‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 508 sur 657 · SAB · texte numérisé non relu

SAB

Saarluis. V. SARRELODIS.

Saar-inion, anc. ch.-l. de cant., de l'arr. et à 42 kil. N.-O. de Saverne (B. -Alsace), sur la Sarre ; 3,400 hab.

Saatz, en bohémien Zatecz, v. de Bohême (empire d'Autriche), à 80 kil. N.-O. de Prague, sur l'Eger; 4,500 hab. Culture du houblon; vins.

Saba (île), une des petites Antilles, à 25 kil. N.-O. de Saint-Eustache. Elle a 13 kil. carr. et 1,900 hab. Elle appartient à la Hollande.

Saba, anc. ville d'Arabie. La myrrhe, l'encens, le baume, le cinnamome, le vin de palmier, étaient ses principaux objets de trafic. Auj. Sabbéa, près de la côte O. d'Arabie, dans l'Hedjaz.

Saba, anc. v. d'Arabie. C'est de là que vint la reine qui visita Salomon. Auj. Sheba-Mareb, dans l'Yémen. — Saba, auj. Sehar, v. d'Arabie, dans la presqu'île qui s'avance entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. — Saba, anc. v. d'Ethiopie, sur la mer Rouge.

Sabacon, prince éthiopien, conquérant de l'Egypte au vme siècle av. J,-C.

Sabadell, v. d'Espagne, dans la prov. et à 21 lui. N. de Barcelone (Catalogne) ; 5,000 hab.

Sabadino degli Arienti (Giovanni), né à Bologne, mort après 1506, a composé des nouvelles licencieuses, Facetiarum poretanarum opus.

SabaniUa, v. de l'Etat de Bolivar (Nouvelle- Grenade), vers l'embouch. de la Magdalena, unie par un chemin de fer à Barranquilla; 41,000 h.

Sabara (Villa.Real.do-), V. du Brésil, à

90 kil. N. de Villa-Rica, dans la prov. de Minas- Gerâes, sur la Sabara; 9,000 hab.

Sabaria ou Savaria, anc. v. de la Pannonie supérieure. Nombreux restes d'antiquités. Auj. Sarwar.

Sabas (Saint), né en Cappadoce, 439-532, fonda surtout le monastère de Saint-Sabas, près de Bethléem. Fête, le 5 décembre.

Sabatier (André-Hyacinthe), né à Cavaillon, 4726-1806, publia des Odes nouvelles et autres poésies; des Epîtres et quelques Discours.

Sabatier (Raphaël-Bienvenu), né à Paris, 4732-1811, chirurgien des Invalides, entra à l'Académie des Sciences. Ses nombreux Mémoires ont été réunis sous le titre de la Médecine opératoire.

Sabatier (Antoine), dit Sabatier de Castres, littérateur, né à Castres, 1742-1817, écrivit des comédies, des poésies, des romans, mais surtout les Trois Siècles littéraires, livre médiocre qui eut du succès. La cour lui donna des gratifications ; il composa pour Louis XVI une Histoire des dieux et des héros du paganisme. Il émigra, se faisant payer partout ses libelles et ses livres. Il loua plus tard Napoléon, consul et empereur. Citons parmi ses trop nombreux écrits : Dictionnaire de littérature ; les Siècles païens, ou Dictionnaire mythologique, héroïque, politique; le Véritable esprit deJ.-J. Rousseau.

Sabaudia, nom latin de la Savoie.

Sabbas (Saint), fils d'Etienne Nemania, fondateur du royaume de Serbie, né au xne siècle, mort en 1237, fut nommé archevêque serbe, 1219. Fête, le 14 janvier.

Sabbat (en hébreu repos), le 7e jour de la semaine (samedi), consacré au repos chez les Hébreux. Chaque septième année était appelée année sabbatique; les terres n'étaient pas cultivées, et les esclaves recouvraient la liberté.

Sabbatbier (François), né à Condom, 1735- 4807, professeur, se fit connaître par un Essai sur V origine de la puissance temporelle des papes. On estime ses compilations : Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques grecs et latins, 37 vol. in-8<>, avec planches ; Mœurs, coutumes et usages des anciens peuples ; Recueil de dissertations sur divers sujets de l'Histoire de France ; etc.

Sabbatini (Lorenzo), peintre, né à Bologne, 1533-1577, imita les œuvres de Raphaël et du Parmesan.

Sabbatini (Ldigi-Antonio), né à Albano, 1739-1809, franciscain, a composé beaucoup de musique sacrée. On lui doit : Elementi teorici délia musica; Vera idea délie musicali numeriche segnature ; Trattato sopra le fughe musicali; etc.

Sabé, Sabat ou Sabbata, anc. v. d'Ethiopie, sur la mer Rouge.

Sabéens, anc. peuple du S. de l'Arabie méridionale (Adramites, Homérites, Panchéens et Sabéens proprement dits). Ils adoraient les astres, et leur culte a reçu le nom de sabéisme.

Sabellicus (MARC-ANTOINE Coccio, dit), né à Vicovaro, 1436-1506, professa l'éloquence et écrivit une Histoire de Venise, 1487, in-foî. On lui doit encore : de Venetis magistratibus, de Venetœ urbis situ, etc.

Sabeiiiens, peuples de l'Italie centrale qui habitaient les plateaux et les gorges de l'Apennin et le versant de l'Adriatique. Les principales de leurs 14 peuplades étaient : les Sabins, les Picentins, les Vestins, les Marrucins, les Péligniens, les Marses, les Hirpins, les Frentans et les Lucaniens. Ils étaient pasteurs, belliqueux et religieux.

Sabeilius, hérésiarque du me siècle, né à Ptolémaïs, en Libye, ne reconnaissait qu'une personne dans la Trinité.

Sabla (Le), riv. qui arrose le Mozambique et finit dans l'Océan Indien.

Sabina (Jdlia), petite-nièce de Trajan, épouse d'Adrien, fut mise à mort par ce prince, 138.

Sabine ou Sabinie, anc. région de lTtaiia centrale, s'étendait de l'Anio à la crête de l'Apennin. Villes : Amiternum, Crustuminium, Nomentum, Fidènes, Eretum, Reate, Cures.

Sabine, anc. prov. des Etats de l'Eglise, comprenait la plus grande partie du pays des anciens Sabins. Le ch.-l. était Rieti.

Sabine, fleuve des Etats-Unis, vient des monts Ozarks, dans le Texas, reçoit le Natchez et se jette dans le golfe du Mexique, à l'O. du Mississipi. Il a 480 kil. de longueur.

Sabinianus, pape, né à Volterra, succéda à Grégoire I", en 604, et mourut en 606.

Sabins, anc. peuple de l'Italie centrale qui passait pour la souche des Samnites et des Picentins. Ils adoraient le dieu Mars sous la forme d'une lance plantée en terre. Après l'enlèvement des Sabines, ils firent la guerre aux Romains, et s'établirent dans la ville avec leur roi Tatius. Numa Pompilius et Ancus Martius étaient Sabins ; le nom de Quirites, hommes des lances, leur appartenait. Ceux qui étaient restés dans leurs montagnes furent soumis, en 290 av. J -C, par Curius Dentatus.

Sabinus (Adlds), poète latin, mort vers 14 av. J.-C, ami d'Ovide.

Sabinus (Massurids), jurisconsulte romain du Ier siècle, disciple de Capito. Son école sabinienne ou cassienne exerça une heureuse influence sur la jurisprudence romaine.

Sabinus (Flavius), frère de Vespasien, préfet de la ville, fut forcé de se réfugier au Capitole pendant la guerre entre Vitellius et Vespasien. Il fut pris et mis à mort.

Sabinus (Julius), Gaulois du pays des Lingons, se souleva, sous Vespasien, fut \aincu, vécut neuf ans dans un souterrain, près de Langres, avec sa femme Eponine. Ils furent découverts et mis à mort, 78 ap. J.-C.

Sabionceiio, presqu'île de l'Autriche, en Dalmatie, longue de 80 kil. Ch.-l., Stagno.

Sabionetta, v. du rov. d'Italie, dans la prov. et a 28 kil. S,-0. de Mantoue; 7,000 hab.

Sablé, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-O. de la Flèche, au confluent de l'Erve et de la Sarthe (Sarthe). Exploitation de marbres ; corn-

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