SAC
nierce de bestiaux. Traité du 21 août 1488, conclu entre Charles VIII et le duc de Bretagne, François II ; 6,085 hab.
Sablé (Madeleine «le Souvré, marquise de), fille du maréchal de Souvré, -1598-1678, recevait dans son salon les beaux-esprils du temps. Elle fut l'une des femmes les plus spirituelles du xvue siècle. On a publié d'elle : Maximes de Mme de Sablé.
Sables.d Olonne (Les), Cll.-l. d'arrond. du
dép. de la Vendée, à 36 kil. S.-O. de La Rochesur-Yon. Bains de mer. Pêche de sardines, commerce de sel et de grains ; 10,420 hab.
Sabor ou Sabores, riv. d'Espagne, affl. de dr. du Douro, arrose les provinces de Zamora et d'Orense, pénètre dans la prov. portugaise de Tras-os-Montes. Son cours est de 415 kil.
Saboureux ( CHARLES- FRANÇOIS ), né VCl'S
4725, mort en 1781, a traduit les Constitutions des jésuites, 1762, 3 vol. in-8o; etc.
Sabrao, une des îles de la Sonde, à l'E. de Florès.
Sabres, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. N.-O. de Mont-de-Marsan (Landes); 2.540 hab.
Sabrina, nom latin de la Severn.
Sabrina, terre antarctique, à l'O. de la terre Adélie, découverte par le capitaine anglais Balleny, en 1839.
Sabrina? asluarium, nom. latin du canal de Bristol.
Sacala, v. d'Abyssinie. dans le pays d'Amhara, à 200 kil. S.-O. de Gondar.
Sacatecoluca, bourg de la république de San-Salvador, sur le Grand Océan. Sources chaudes; 4,000 hab.
Sacatepec (San-Juan de), v. de l'Amérique centrale, dans la rép. et à 40 kil. N.-E. de Guatemala; 42,000 hab.
Saccas. V. AMMON1US.
Saccbettî (Franco) , né à Florence, 4335- 4402 (?), a écrit 300 Nouvelles à l'imitation de Boccace.
Saccbi (Andréa), né à Rome, 4598-4664, élève de l'Albane, fut l'un des meilleurs coloristes de l'école romaine. — Il y a eu d'autres peintres de ce nom : Charles, né à Pavie, 4616-4706 ; — Pierre- François, né à Pavie, vivait au commencement du xvp s.
Saccbini (ANTOINE - MARIE - GASPARD), né à
Naples, 4735-4786, élève de Durante, composa quelques petits opéras qui commencèrent sa réputation. A 36 ans, il avait déjà produit près de 50 opéras; en 4782, il se rendit à Paris, mais ses opéras eurent peu de succès ; on trouve dans ses compositions la grâce charmante des mélodies.
Saeedon, v. d'Espagne, dans la prov. de Guadalajara (Nouvelle-Castille). Eaux thermales ; 3,000 hab.
Saces, anc. tribu scythe de l'Asie, entre l'iaxarte et l'Imaûs. Darius les soumit en leur laissant, toutefois, leurs chefs nationaux.
Sachevereii (Henry), né à Marlborough vers 4672, mort en 4724, prédicateur à Londres. En
des lords, 1740, mais fut condamné.
Sacbs (Hans), né à Nuremberg, 4494-4576, apprenti cordonnier, composa de nombreuses poésies qui lurent bientôt populaires. Il vanta la réforme de Luther dans son poème satirique le Rossignol de Wittemberg, 4523, et dans sa Prophétie sur le papisme. 11 écrivit ensuite des poèmes allégoriques, des contes sérieux et comiques, puis des drames empruntés aux mystères ou à l'histoire, des pièces comiques, etc. Il fut l'un des génies les plus vigoureux du xvie s.
Saciie, v. de la prov. et à 70 kil. S.-O.
d'Udine (Italie), sur la Livenza ; 4.000 hab.
Sacket's.Haibourg, V. des EtatS-UlllS, à
245 kil. N.-O. d'Albany (New-York), port à la pointe E. du lac Ontario; 8,000 hab.
Sackviiie (George, vicomte), né à Londres, 1716-4785, 5e fils du duc de Dorset, colonel, entra à la Chambre des communes, et eut beaucoup d'influence. Il fut disgracié, en 4759, recouvra ses emplois sous George III; entra dans le cabinet de lord North comme ministre des colonies, 4775. On a voulu lui attribuer les lettres de Junius.
Sacramentaires, nom donné aux protestants qui rejetèrent la présence réelle dans l'eucharistie.
Sacramenlo (Colonia del), V. de l'Uruguay, port en face de Buenos-Ayres.
Sacramcnto (Rio), fl\ des Etats-Unis (Californie), vient de la sierra Nevada, et se jette dans la baie de San-Francisco. Il traverse une vallée très fertile, et passe à Sacramento, capit. de l'Etat de Californie, ville commerçante de 21,000 hab.
Sacre des rois. Cette cérémonie religieuse, en usage chez les Hébreux, fut renouvelée, en France, lorsque Pépin le Bref devint roi. Depuis cette époque, tous les rois de France, à l'exception de Louis XVIII et de Louis -Philippe, ont reçu le sacre.
Sacré (Promontoire), Sacrum Promontorfum.
Les anciens appelaient ainsi: la pointe S.-E. de l'Irlande, auj. Carnsore-Point ; — la pointe S.-O. de l'Espagne, auj. cap Saint - Vincent ; — la pointe N. de la Corse, auj. cap Corse ; — la pointe S.-O. de la Lycie, en Asie Mineure, auj. cap /r*'a,-— la pointe de la longue presqu'île qui s'étend à l'embouchure du Dnieper, auj. pointe de Kinburn.
Sacré (Mont), colline à 3 milles au N.-E. de Rome, près de l'Anio. C'est là que se retirèrent les plébéiens, 493 av. J.-C. Le peuple et l'armée se retirèrent encore sur le mont Sacré, en 449, pour fuir la tyrannie des décemvirs.
Sacrée (Voie), Via Sacra, la plus ancienne et la plus célèbre des rues de Rome. Tracée sous Romulus. elle faisait communiquer le Palatin et le Capitolin.
Sacriport, plaine du Latium, près de Signia. Victoire de Sylla sur le jeune Marius, 82 av. J.-C.
Sacrovir (Julius), chef gaulois, se souleva avec Florus, s'empara d'Autun ; mais fut battu par C. Silius, et se poignarda, 24 ap. J.-C.
Sacy (LOUIS-ISAAC Lemaistre, dit de), né à Paris, 4643-4684, frère puîné d'Antoine Lemaistre, directeur des religieuses de Port -Royal, adopta les opinions jansénites de Saint-Cyran, il fut mis à la Bastille, 4666-1669, et chassé de Port-Royal en 4679. On a de lui : des traductions du Poème de saint Prosper contre les ingrats ; de l'Imitation de Jésus-Christ, surtout de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Sacy (Louis de), né à Paris, 4654-4727, avocat au Parlement, a écrit une élégante traduction des Lettres de Pline, qui le fit recevoir à l'Académie française, en 4704. Il a traduit également le Panégyrique de Trajan; etc.
Sacy (ANTOINE-ISAAC, baron Silvestre de),
né à Paris, 4758-4838, conseiller à la Cour des monnaies, 1784, apprit la plup-art des langues de l'Orient et surtout l'arabe et le persan. Il composa deux mémoires : sur l'Histoire des Arabes avant Mahomet et sur l'origine de leur littérature ; quatre mémoires sur diverses antiquités de la Perse; traduisit les Annales des Sassanides, du persan de Mirkhond, in-4°, et fut membre titulaire de l'Académie des Inscriptions, 4792. 11 publia ses Principes de grammaire générale, en 4799. Professeur de persan au Collège de France, 1806, il donna sa Chrestomathie