SAU
sulat à Marius, et la préture à son ami Glaucia; il proposa une loi agraire pour partager les terres reconquises sur les Cimbres. Voulant pousser Glaucia au consulat, il fit assassiner Memmius, son compétiteur. On se souleva ; Saturninus et ses amis se réfugièrent dans le Gapitole, et furent lapidés par la foule, dans la Guria Hostilia, 100.
Saturninus (Publius Sempronius), gouverneur d'Egypte sous Gallien, proclamé empereur par ses soldats, fut massacré par eux, 267.
Saturninus (Sextds Julius), Gaulois d'origine, proclamé empereur à Alexandrie, sous Probus, en 280; fut abandonné et tué dans Apamée.
Satyres, Satyri, divinités secondaires, compagnons de Bacchus, aimant le vin et les plaisirs sensuels. On les représente avec une chevelure hérissée, les oreilles pointues et plantées dans la tête, comme celles des animaux, avec deux petites cornes sur le devant du front, et une queue semblable à celle d'un cheval ou d'une chèvre. Ghez les Grecs, ils formaient le chœur dans le drame satirique, et leur danse s'appelait la Sicinms.
Saucourt.en.iimeu, village de l'arrond.
d'Abbeville (Somme). Louis III y battit les Normands, 881.
Saud (Saint-), comm. du cant. de Saint-Pardoux, arr. de Nontron (Dordogne) ; 2,417 hab.
Saudre, r. de France, prend sa source près de Romorantin, et se jette dans le Cher après un cours de 130 kil.
saugues, ch.-l. de cant., arrond. et à 43 kil. S.-O. du Puy (Haute-Loire); 4,063 hab.
Saujon, ch.-l. de cant., arrond. et à 28 kil. O. de Saintes, sur la Seudre (Charente-Inférieure). Vins, eaux-de-vie, sel; 3,130 hab.
Saiii (en hébreu demandé* emprunté), fils de Cis, de la tribu de Benjamin, fut sacré roi par Samuel, 1095 av. J.-G. Il vainquit les Ammonites, les Philistins, les Amalécites; mais, ayant accordé la vie au roi Agag, contre l'ordre de Dieu, il fut réprouvé, et David fut sacré roi. Saul voulut plusieurs fois faire mourir David. Saiil, vaincu à Gelboé, vit périr ses trois fils et se perça de son épée, vers 4055.
Sauidre, riv, de France. V. Saudre.
Saulge (Saint.), ch.-l. de cant., arrond. et à 40 kil. N.-E. de Ne vers (Nièvre); 2,369 hab.
Sauiieu, ch.-l. de cant., arrond. et à 26 kil. S. de Semur (Côte-d'Or). Blé, chanvre, bois; 3,875 hab.
Sault, ch.-l. de cant., arrond. et à 34 kil. E. de Carpentras (Vaucluse) ; 2,563 hab.
Sauive (Saint-), comm. du cant., de l'arr. et a 2 kil. N.-E. de Valenciennes (Nord); 2,468 h.
Sauix, ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. O. de Lure (Haute-Saône) ; 897 hab.
Sauix.ie.Duc, viliage de l'arrond. et à 25 k. N. de Dijon (Gôte-d'Or), a donné son nom à la famille de Sauix.
Sauix (La), riv. de France, a sa source près de Vassy et se jette dans l'Ornain, après un cours de 50 kil.
Saulxures, ch.-l. de cant., arrond. et à 29 k. E. de Remiremont (Vosges) ; 3,439 hab.
Saulzais-ie-Potier, ch.-l. de cant., arrond. et à 18 kil. S. de Saint-Amand (Cher);l,055hab.
Sauizoir, comm. du cant. de Solesmes, arr. et à 20 kil. E. de Gambrai (Nord); 2,259 hab.
Saumaise (CLAUDE de), né à Semur, 4588-
4658, étudia à Paris, puis à Heidelberg sous Denis Godefroy. Il y professa publiquement le protestantisme. Successeur à Leyde de Joseph Scaliger, il eut une réputation européenne de critique, et on chercha vainement à le ramener en France. Son érudition était grande, mais il était intolérant, grossier, et il s'attira d'illustres inimitiés. Parmi ses ouvrages, on cite : de
Usuris; de Episcopis et Presbyteris ; de Cœsarie virorum et mulierum; de Primatu papœ . de lie militari Romajiorum, etc.
Saumur, ch.-lieu d'arrond. du dép. de Maineet-Loire, à 48 kil. S -E. d'Angers, sur la Loire. Château fort. Ecole militaire de cavalerie. Fabriques de chapelets; commerce de vins blancs — Saumur fut, avant 4789, la capitale du Saumurois, un des 8 petits gouvernements militaires. Patrie de Mme Dacier; 44,186 bab.
Saurat, comm. du cant. de Tarascon, arr. et à 25 kil. S. de Foix (Ariège). Fers, aciéries; 3,220 hab.
Saurin (Elîe), né à Usseau (Dauphiné), 4639- 1703, fut ministre protestant à Embrun, 4662. Banni en 4664, il se réfugia en Hollande, ou il eut de longues luttes à soutenir contre Jurieu On lui doit : Examen de la théologie de Jurieu, Défense de la véritable doctrine de l'Eglise réformée sur le principe de la foi; etc.
Saurin (Joseph), frère du précédent, né à Courtaison (Gomtat Venaissin), 4659-4737, ministre en Dauphiné, abjura en 4690, et entra à l'Académie des Sciences, en 4707; c'est lui que J.-B. Rousseau accusa d'être l'auteur des fameux couplets. On doit à ce géomètre de savants Mémoires sur les courbes et sur la pesanteur.
Saurin (Bernard-Joseph), fils du précédent, né à Paris, 1706-4781, avocat au Parlement, écrivit pour le théâtre : les Trois rivaux, comédie en 5 actes et en vers; Aménophis; Spartacus qui réussit en 4760. Il entra à l'Académie française
Saurin (Jacques), né à Nîmes, 4677-1730. de la famille des précédents, suivit son père à Genève, lors de la révocation de l'édit de Nantes ; il fut pasteur à Londres, en Hollande, et eut une éloquence saisissante, pleine de traits imprévus. On a de lui : Sermons sur divers textes de V Ecriture sainte ; Abrégé de la théologie et de la morale chrétienne, en forme de catéchisme; Etat du christianisme en France ; etc.
Saussure (HORACE-BÉNÉDICT de), né à Con-
ches, près de Genève, 4740-4799, fut dirigé par son père, agronome distingué, et par son oncle, Charles Bonnet. Il entreprit de nombreux voyages pour étudier la structure du globe; il parcourut principalement les Alpes et fit l'ascension du mont Blanc, 4787, du mont Rosa, 4789. Il a contribué beaucoup, par ses observations, aux progrès de la géologie. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : Essai sur l'hygrométrie; Voyages dans les Alpes, 4779-96; etc., etc. Saussure (NlCOLAS-THÉODORE de), fils du
précédent, né à Genève, 4767-4845, associé aux travaux de son père, se livra à la chimie et à la physiologie végétales. On lui doit surtout : Recherches chimiques sur la végétation. 4804, in-8°.
Saussure (M™e ÎVecker de). V. NECKER.
Sauternes, comm. du cant. de Langon, arr. et à 23 kil. N.-O. de Bazas; 4,500 hab. Vins blancs très renommés, dans le pays appelé les Graves.
Sauvage (Piat-Joseph), peintre de grisailles, né à Tournai, 4747-1818, fut reçu à l'Académie de peinture, en 1783.
Sauvageot (Charles), né à Paris, 4781-1860, premier violon à l'Opéra, fut l'un des plus grands collectionneurs de son temps. Il légua à l'Etat ces objets précieux, et classa lui-même les pièces du cabinet qui porte son nom, au Louvre.
Sauvai (Henri), né à Paris, 1620-1670, tira des archives les matériaux d'un livre, qui ne fut imprimé qu'en 1724, sous le titre d'Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, 3 vol. in-fol.
Sauvant (Saint-), comm. du cant. de Lusignan, arr. de Poitiers (Vienne): 2,790 hab.
SÀV
SAV
sauve, ch.-l. de cant., arr. et à 37 kil. E. du Vigan (Gard), sur la Vidourle; 2,349 hab.
Sauvé, dit La Noue (JEAN-BAPTISTE), né à
Meaux, 1701 1761, fut admis a la Comédie-Française, en 1742. 11 a composé plusieurs comédies, qui ne soin pas sans mérite; et une tragédie, Mahomet II, 1739.
Sanv«s (saint-), comm. du cant. deTauves, arr. d'Issoire (Puy-de-Dôme); 2,325 hab.
Sauveterre, ch.-l. de cant , ai r et à 12 kil N. de la Réole (Gironde) ; 828 hab. — Ch.-l. de canton, arr. et a 20 kii. S. 0. d'Orthez (Basses- P\ rénées); 1,522 hab. — Ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S.-O. de Rodez (Aveyron); 1,804 hab.
Sauveur (Joseph), né à la Flèche, 1653-1716, fut professeur de mathématiques au Collège de France, 1686, et entra à l'Académie des Sciences, -1696 II s'occupa dès lors spécialement d'acoustique musicale.
Sauveur (Saint*), village de l'arr. et à 22 kil. S.-E. d'Argelès (Hautes-Pyrénées), dans la vallée de Barèges. Eaux thermales sulfureuses.
Sauveur (Saint-), chl.-l. de cant., arr. de Pugel-Théniers (Alpes-Maritimes) ; 728 hab.
Sauveur-en-Puisaye (Saint)-, ch.-l. de
cant., arr. et à 50 kil. S.-O. d'Auxerre (Yonne), près du Loing; 1,780 hab.
Sauveur-Lendelin (Saint-). Ch.-l. decant.,
arr. et à 10 kil. N. de Coulances (Manche) ; 1,643 hab.
Sauveur-le- Vicomte (Saint-), ch.-l. de
cant., ai r. et à 18 kil. S. de Yalognes (Manche); 2,659 hab.
Saiixiiianges, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. E. d'Issoire (Puy-de-Dôme); 1,934 hab.
Sauzé-Vaussais, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. S.-E. de Melle (Deux-Sèvres); 1,769 hab
Savage (Richard), Tné à Londres, 1697-1743, fils adultérin de la comtesse de Macclestield et de lord Rivers, écrivit des salues, des pièces de théâtre ; fut condamné à mort pour avoir tué son adversaire d'un coup d'épée, dans une taverne. La reine Caroline lui ht obtenir sa grâce; l'opinion publique se déclara en sa faveur. Mais il retomba dans la misère; arrêté pour dettes, il mourut dans la prison de Bristol.
Savanes, plaines immenses de l'Amérique du Nord presque entièrement plates, couvertes d'herbes et de fleurs, sans arbres si ce n'est sur le bord des cours d'eau ; depuis le Saskatchawan au N., jusqu'aux plateaux du Texas au S., a l'E. des monts Rocheux. Les Américains appellent cette région le Far-West.
Savannah, fleuve des Etats-Unis, arrose Augusta et Savannah, et finit par plusieurs bouches. Cours de 450 kil.
Savannah, ville des Etats-Unis, à l'emb. du Savannah. a 190 kil. S.-O. de Charleston (Géorgie), 31,000 hab. Exportation de coton, riz, minerai de cuivre, et bois de construction.
Savaron (Jean), né à Clermont, 1550-1622, lieulenant-géneral delà sénéchaussée d'Auvergne ; député aux E:als généraux de 1614, il se distingua par la franchise de son langage. On lui doit une Chronologie des Etats généraux; Origines de Clermont; Traité contre les masques ; — contre les duels; Traités de la souveraineté du roi et de son royaume.
Savait (Félix), né à Mézières, 1791-1841, fut chirurgien militaire, 1810-1814, entra à l'Académie des Sciences, en 1827, et succéda a Ampère dans la chaire de physique expérimentale au Collège de France, en 1S38 II a surtout recherche les lois des vibrations entre les corps.
Savary (Jacqdes), né a Doué (Anjou), 1622- 1690, quitla le commerce pour les finances en 1658, et fut mis par Fouquet à la tête des domaines du roi. Il eut la plus grande part à l'ordon-
nance de 1673. Il publia le Parfait négociant, avec un Traité du commerce qui se fait par la mer Méditerranée, etc.
Savary (Nicolas), né à Vitré, 1750-1788, parcourut l'Orient, et a écrit : Lettres sur l'Egypte; — sur la Grèce ; traduction du Coran, avec la Vie de Mahomet, etc. — Son frère Julien, né à Vitré. 1753-1839, membre du Corps législatif, sous l'Empire, a écrit : Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République,
Savary (AnNE-JeAN-MàP.IE-ReNÉ), duc de Rovigo, né a Martq (Ardennes;, 1774-1853, fils d'un major du château de Sedan, volontaire en 1790, chef d'escadron, en 1797, suivit Desaix en Egypte. A Marengo, Bonaparte se l'atlacha comme aide de camp; il fut général de brigade, 1803, chargé du commandement des troupes qui exécutèrent le duc d'Enghien, 1804, général de division, 1805. Après Tilsit, il fut ambassadeur â Saint-Pétersbourg. Créé duc de Rovigo, il fut envoyé en Espagne, décida Charles IV et Ferdinand" à se rendre à Bayonne. En 1810, il remplaça Fouché au ministère de la police; en
1814, il accompagna Marie-Louise à Blois;en
1815, il fut conduit à Malte; parvint à fuir, 1816, perdit sa fortune, et rentra en France, où il avait été condamné à mort en 1816; il fut défendu par Dupin et acquitté, 1819. Rappelé à l'activité en 1831, il fut nommé commandant de l'armée d'Afrique, organisa de nouveaux corps de troupes et revint mourir en France. Ses Mémoires, publiés en 1828, 8 vol. in-8<>, sont un document curieux â consulter.
Save, en allemand Sau, affl. de droite du Danube, vient du mont Terglou dans les Alpes Juliennes, arrose Laybach, Agram, Alt-Gradiska, et finit a Belgrade après un cours de 600 kil. La Save reçoit a droite la Kulpa et l'Unna en Autriche, le Verbas, la Bosna et la Drina en Turquie.
Save, affl. de gauche de la Garonne, vient du plateau de Lannemezan, passe à Lombez et l'Isle-Jourdain, et finit près de Grenade. Cours de 110 kil.
Savenay, jadis ch.-l. d'arr. de la Loire-Inférieure, auj ch.-l. de cant. de l'arr. de Saint- Nazaire, a 35 kil. N.-O. de Nantes. Les débris de l'année vendéenne y furent détruits le 23 décembre 1793 par Marceau; 3,087 hab.
Savenières, bourg de l'arr. et à 16 kil. S.-O. d'Angers (Maine-et-Loire), sur la Loire. Eglise curieuse; marbres. Bons vins blancs.
Saverdun, ch.-l. de cant , arr. et à 14 kil. N. de Panners (Ariege) sur l'Ariège, 3,791 hab.
Saverien (ALEXANDRE), lié a Arles, 1720-1805,
ingénieur de marine, perfectionna les constructions navales. Il a écrit : Théorie de la manœuvre des vaisseaux; Dictionnaire universel de mathématiques et de physique; Dictionnaire historique, théorique et pratique de la marine; Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes, etc
Saveme, en allemand Zabern, anc. ch.-l.
d'air, du Bas-Rhin, à 38 kil N.-O. de Strasbourg, sur la Zorn. Anc. château des évêques de Strasbourg; aciéries, filatures de coton. Auj. à l'Alsaee-Lorraine; 5,400 hab.
Savery (Roland), peintre flamand, né à Courtray, 1576-1639. Ses paysages sont peints avec un" soin extrême.
Savi.çiîano, v. de la prov. et à 26 kil. N.-O. de Coni (Italie), sur la Maira; 17,000 hab.
Savi»nac-les-Eglises, eh -1. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Pengueux (Dordogne); 993 hab.
Saviçné.rEvêque, comm. du cant. et de l'arr. du Mans (Saillie); 2,330 hab.
Savigny-en-Revermont, COmm. du Cant.
de Beaurepaire, arr. de Louhans (Saône-©t- Loire) ; 2,129 hab.
SAV
SAV
Savigny, ch.-l. de cant., arr. et à 23 kil. N.-O. de Vendôme (Loir-et-Cher), sur la Brave;
2,734 hab. 3 '
Savigny (Frédéric-Charles de), né à Francfort-sur-le-Main, 1779-4861, d'une famille calviniste originaire de Metz. Son traité de la Possession, 18U3, commença sa réputation. Il s'occupa toute sa vie de régénéreren Allemagne la science du droit, et créa YEcole historique, qui rend compte des différentes lois dans leurs rapports avec les besoins, les mœurs, les idées. Son Histoire du droit romain au moyen âge, 1826-31, 6 vol in-8°, eut une réputation méritée. 11 fut membre du conseil d'Etat prussien, 1807, de la cour de cassation de Berlin. 1819, et devint ministre de la justice en 1842. Il écrivit alors son Système du droit romain actuel, 8 vol. in-8<>. L'Allemagne le salua comme son plus grand jurisconsulte.
Saviie (Sir Henry), né à Bradlev (Yorkshire), 4549-1622, enseigna le grec à la reine Elisabeth. On lui doit : Rerum anglicarum scriptores post Bedam prœcipui; View of certain military matters; une magnifique édition de saint Jean Chrysostôme, 1613, 8 vol in-fol.; etc., etc. Saviie. V HALIFAX.
S;» vin (saint.), ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N. de Montmorillon (Vienne); 1,641 hab. — Ch.-l. de canton de l'arr. et à 20 kil. E. de Blaye (Gironde); 2,205 hab.
Savin (Saint-), comm. du cant. de Bourgoin, arr. de La Tour-du Pin (Isère), 2,058 hab.
Savincs, eh.-l. de cant., arr. et à 10 kil. S.-O. d'Embrun (Hautes-Alpes), près de la Durance : 1,307 hab.
Savinien (Saint-), ch.-I. de cant., arr. et à 15 kil. S.-O. de Saint-Jean-d'Angely (Charente- Inférieure), sur la Charente; 3,194 hab.
Savoie (Duché de), Sabaudia, Sapaudia, région française, bornée au N. par le canton suisse de Genève et le lac de Genève; à l'E., par les Alpes Valaisanes, Pennines, Grées, Cottiennes, qui la séparent du canton du Valais et du Piémont italien; au S., par les départements des Hautes-Alpes et de l'Isère; a 10., par le Bhône, et par le département de l'Ain. Dans la partie E. du pays, on trouve les plus hautes montagnes de l'Europe; les vallées s'écartent comme un éventail, de l'E. à l'O. : Dranse, Arve, Isère, Arc ; entre le lac de Genève, on y voit les lacs du Bourget, d'Annecy, etc. — Le duché de Savoie a été formé par la réunion lente et pénible des duchés de Chablais et de Genevois, dos comtés de Tarentaise et de Maurienne, et de la baronDie de Faucigny à la Savoie proprement dite. Il a été cédé à la France en 4860 par le roi de Sardaigne.
Savoie (Maison de). Elle reconnaît pour fondateur Humbert aux Blanches mains, né vers 985, mort en 1048. D'abord comte de Maurienne et de Genevois, il reçut Saint-Maurice, le Chablais, le Valais, le Faucigny, le val d'Aoste. Voici ses successeurs avec quelques détails sur les plus remarquables :
Amé ou Amédée 1er 4048-1060
Amédée II 4060-4072
Humbert II, le Renforcé. . . . 4072-4103
Amédée III 4403-4449
Il fut le premier comte de Savoie.
Humbert III, le Saint 4449-4488
Thomas I« 4188-1223
Il agrandit ses domaines et acquit Turin et Chambéry, dont il lit sa capitale.
Amédée IV 4223-4253
Boniface 4253-4263
Pisrre , . . . . 4263-1268
Philippe 1er 4268-4285
Amédée V, le Grand 4285-4323
Edouard, le Libéral. . . , . . 4323-4329
Il se distingua à la bataille de Casse), sous Philippe VI.
Aimon, le Pacifique. ..... 4329-1343
Amédée VI, dit le Comte Vert. 4343-4383
Il disputa le Piémont aux Yisconti, resta
maître du Faucigny et de Gex. Il alla secourir
Tempereur Jean Paléologue, et fut souvent pris
pour arbitre par les différents Etals de l'Italie.
Amédée VII, dit le Comte Rouge. 1383-1394 Amédée VIII 1391-1451
Il fut créé duc par l'empereur Sigismond , 1416. Il institua l'ordre de Saint-Maurice. Frappé par plusieurs malheurs, comme ia mort de sa femme, il se retira dans la solitude de llipailie, sur les bords du lac de Genève. Il n'en continua pas moins de gouverner, et contribua au traité d'Arras, de 1435. En 1439, il fut élu pape, et prit le nom de Félix V. Il renonça au pontificat en 1449, pour terminer le schisme. Nommé cardinal, légal perpétuel dans la haute Italie, il vécut eiicore deux ans dans la retraite.
Louis 1er 44*4-1465
Amédée IX, dit le Bienheureux. 1465-1472
Philippe 1er, dit le Chasseur.. . 1472-1482
Charles 1er 1482-1489
Charles IL. 4489-1496
Philippe II 4496-1497
Philibert II 4497-1504
Charles III 4504-1553
Emmanuel-Philibert 4553-1580
Charles-Emmanuel 1er 1580-1630
Vietor-Amédée 1er 4630-1637
François-Hyacinthe 4637-1638
Charles-Emmanuel II 4638-4675
Vietor-Amédée IL .'.,.. , 4675
Il devint roi de Sardaigne en 4720. V. au mot Sardaigne.
Savoie, département français de la région du S.-E., formé de la partie méridionale du duché de Savoie, qui comprenait : la Savoie proprement dite, la Tarentaise, la Maurienne. La superficie est de 576,000 hectares, la population de 266,438 hab. Le pays est couvert de montagnes et coupé de profondes vallées ; pâturages qui nourrissent de nombreux troupeaux de bœufs. La Tarentaise et la Maurienne sont les cantons les plus pauvres du département; la vallée de l'Isère ou Combe de Savoie est la pius riche. Il y a 4 arrondissements : Chambéry, Albertville, Mouliers et Saint- Jean- de-Maurienne ; 29 cantons et 328 communes. 11 est du ressort de la Cour d'appel de Chambéry, comprend l'archevêché de Chambéry, et les evêchés de Saint-Jean et deMoutiers; il fait partie de la 14e région militaire.
Savoie (Haute-), département français de la région du S.-E., formé de la partie N. du duché de Savoie, qui comprenait le Chablais, Je Faucigny et le Genevois. La superficie est de 432.000 hectares, la population de 274,087 hab. Le Chablais est la partie la plus fertile. Le dép. comprend 4 arrondissements : Annecy, Bonneville, Saint -Julien et Thonon ; 28 cantons et 314 communes. 11 fait partie de la 14e région militaire, est du ressort de la Cour d'appel de Chambéry, et forme le diocèse d'Annecy.
Savonarola ( GlROLAMO - M ARIA - FrÂîS'CESCO-
Matteo), né a Ferrare , 1452-14'J8, de bonne heure donna des signes d'une piété mystique. Il entra chez les dominicains de Bologne, et fut envoyé à Florence pour prêcher et instruire les novices, 4482. Patriote et réformateur, il corn-
SAX
SAX
mença ses prédications mystiques à Brescia, en 4486; il annonçait que Dieu châtierait bientôt l'Italie ; à Florence, il commença la réforme des mœurs par le couvent des dominicains de Saint-Marc. Il fit partie de l'ambassade envoyée pour traiter avec Charles VIII, 1494; on le chargea de donner une constitution à Florence; il organisa un pouvoir presque démocratique, avec Jésus-Christ pour roi ; il voulut proscrire les jeux, les mascarades, les plaisirs, et même les arts et les lettres; il fit brûler les parures, les statues, les œuvres de Pétrarque et de Boccace.La seigneurie s'émut; Alexandre VI l'excommunia, en 1497. Le peuple commençait à douter de son prophète et lui demandait des miracles; il finit par se jeter sur le couvent de Saint-Marc. Savonarole fut pris, jugé, soumis à la torture, et condamné au supplice du feu avec deux de ses compagnons. Savonarole ne fut pas un hérétique, mais un illuminé; c'est un homme du moyen âge, ennemi de la Renaissance, qui se croyait prophète,, et voulait réformer les mœurs ; ce n'était pas non plus un grand démocrate; son idéal était une sorte de monarchie religieuse. Benoît XIV, en 1751, l'a placé au nombre des serviteurs de Dieu. Gomme orateur, il eut de l'originalité et surtout de la passion ; mais il était sans art. Ses écrits, bien inférieurs, ont été recherchés avec curiosité; ils ont été plusieurs fois publiés, surtout à Leyde, 1633. 6 vol. in-12.
Savone, anc. Labatia,v. d'Italie, sur le golfe et à 39 kil. S.-O. de Gênes; 29,000 hab. Evêehé. Port petit et mauvais. Fabr. de savon, de faïence et de verre. Un peu au N. sont les villages de Monlelegino, Monlenotte, Millesimo, Dego et le château de la Gossaria. Sous l'empire, Savone fut le ch.-l. du dép. de Montenotte.
Savonnerie (La), manufacture royale de ta-
Îiis, créée au Louvre en 1604, transférée à Chailot dans une maison dite de la Savonnerie, puis réunie à la manufacture des Gobelins.
Savoureuse (La), riv. de France, qui arrose Belfort et Moutbéliard, et se jette dans le Doubs. Cours de 40 kil.
§awant-Wam, Etat protégé de l'Hindoustan méridional, avec une ville du même nom, entre les prov. de Concan et de Bedjapour.
Saxe (Christophe), bibliographe, né à Eppendorf (Saxe), 1714-1806, professeur, puis recleur de l'Université d'Utrecht, a laissé un vaste recueil intéressant pour l'histoire littéraire : Onomasficon litterarium, 1775, 1803, 8 vol. in-8», qui renferme plus de 10.000 notices biographiques sur les auteurs de tous les pays, avec l'indication des sources à consulter.
Saxe, en latin Saxonia, en allemand Sachsen. Ce mot désigna d'abord toute la région septentrionale de l'Allemagne, entre la mer du Nord, l'Eyder et la Baltique au N. ; l'Oder, à l'E. , la Lippe et l'Unstruit, au S.; le Rhin et l'Yssel, â l'O. Ce pays était habité par les Saxons, ou hommes aux longs couteaux, pirates et brigands. Pépin le Bref les battit; Charlemagne mena contre eux ses soldats et ses missionnaires. Après une lutte de 33 ans, 771-804, il les soumit a son empire et à sa religion, et commença dans l'Allemagne l'œuvre de la civilisation Louis le Germanique donna pour duc aux Saxons le comte Ludolf, 850, dont les descendants furent rois d'Allemagne, de 919 à 1024. Plus tard, Frédéric 1er Barberousse dépouilla le duc de Saxe, Henri le Lion, et ne lui laissa que le Brunswick. La Saxe, ainsi réduite, fut donnée a Bernard d'Ascame, fils d'Albert l'Ours, margrave de Brandebourg, dont la descendance régna jusqu'en 1422 Alors l'empereur Sigismond contera l'investiture du duché à Frédéric le BelUqueux, margrave de Mis me. Ses deux petits-
fils, Ernest et Albert, fondèrent, l'un, la ligne Emestine, qui eut l'électorat, l'autre, la ligne Albertine, qui eut la Misnie et une partie de la Thuringe.
Saxe (Royaume de), Etat de l'Empire d'Allemagne, entre la Prusse et la Bohême. La superficie est de 14,993 kil carrés, la pop. de 2,973,000 hab., dont 2,876,000 luthériens. Gapit. Dresde. Le pays est divisé en 4 cercles : Dresde, Leipzig , Zwickau et Budissin ou Bauizen. Le midi de la Saxe est couvert de montagnes, partie des monts de la Lusace et versant N. de l'Erz- Gebirge. Elle est arrosée par l'Elbe et ses affluents, la Sprée, la Mulde et la Pleisse. Le sol est très-fertile; on y élève des moutons. Exploitation de houille, grès; mines d'argent de l'Erz-Gebirge. Industrie très active : lainages, cotonnades, toiles, dentelles, porcelaines, verreries, papier, livres. L'instruction publique est admirablement développée. Le réseau des chemins de fer, dont Leipzig est le centre, met la Saxe en communication facile avec le reste de l'Europe. Les Saxons forment le 12e corps d'armée de l'Empire. La monarchie est représentative. Le roi exerce le pouvoir exécutif par des ministres responsables, et le pouvoir législatif avec le concours de la Diète, qui forme deux Chambres. La 1« se compose de membres héréditaires et de membres viagers; la 2e de députés élus pour 9 ans (35 pour les villes, 45 pour les campagnes).
Maurice de Saxe, de la ligne Albertine, reçut de Charles-Quint l'électoral, 1547. Ses successeurs sont :
Auguste ... 1553-1586
Christian 1er ....... . 1586-1591
Christian II 1591-1611
Jean-Georges 1er. ....... 1611-1656
Jean-Georges II 1656-1680
Jean-Georges 111. ...... 1680-1691
Jean-Georges IV 1691-1694
Frédéric-Auguste 1er, roi de Pologne 1694-1733
Frédéric-Auguste II, roi de Pologne. . . 1733-1763
Frédéric-Christian 1763
Frédéric-Auguste III 1763-1807
En 1807, l'électeur Frédéric-Auguste III fut créé par Napoléon 1er roi de Saxe et duc de Varsovie. Il eut pour successeurs son frère Antoine, 1827-1836; Frédéric-Auguste II régna de 1836 à 1854, sans laisser île postérité. Le roi actuel est Jean, frère de Frédéric-Auguste II.
Saxe.Aitenbourg (Duché de), Etat de 1 Empire d'Allemagne, dans la Thuringe, divisé en deux parties par la principauté de Reuss. Il touche a la Saxe prussienne, â la Saxe royale, à la principauté de Schwartzbourg-Rudolstadt et au grand-duché de Saxe-Weimar. Capitale, Altenbourg. Superf., 1,324 kil. carrés; populat., 155.000 hab., presque tous protestants. Sol montueux, traversé par la forêt de Thuringe et les monts Métalliques ; arrosé par la Saale et la Pleisse. La famille régnante appartient à la branche Ernestine de Saxe. Le duc partage le pouvoir législatif avec une Diète composée d une seule Chambre de 30 députés.
Saxe-Cobourg-Gotha (Duché de), Etat de
l'Empire d'Allemagne, dans la Thuringe, comprend deux pays ^séparés, Cobourg et Gotha Cobourg touche au duché de Saxe-Meiningen et au roy. de Bavière ; Gotha touche à la principauté de Schwartzbourg, au grand-duché de saxe-Weimar, a la prov. prussienne de Saxe, à la Saxe-Meiningen et à la prov. prussienne de Hesse-Cassel. Capitale, Cobourg. Superf., 1,968 k. carrés ; popul., 194,000 hab. Il est arrosé par la
SAX