SAY
Werra, l'Unstrutt, la Géra et divers affluents du Main. Pays très fertile; houille, fer, usines. Diète de 30 députés.
Saxe>Meiningen - Hildburghausen (Duché de), Ei.at de l'Empire d'Allemagne, dans la Thuringe, touche aux duchés de Cobourg et d'Altenbourg. Siipcrf., 2,468 kil. carrés; nopul , 207,000 hab. Il comprend le duché de Meiiiingen, les deux tiers de l'ancien duché d'Hildburghausen. la principauté de Saalfeld et quel(|ues autres cantons. Capitale, Meiningen , v. pr. : Hildburghausen, Saalfeld et Sonnebcrg. Il est arrosé par la Werra et la Saule; est fertile en céréales ; mines de sel, sources minérales. Le duc partage le pouvoir législatif avec une diète de 24 membres élus ponr 6 ans.
Saxe - Weimar - Eisenach (Grand-duché
de), Etat de l'Allemagne du Nord, en Thuringe, divisé en 3 parties principales, qui touchent à la Prusse, à la Saxe royale, à la Bavière, aux principautés de Reuss et de Schwartzbourg, et aux duchés de Saxe. Superf., 3,593 kil. carrés , popul., 309,000 hab., la plupart protestants. Capitale, Weimar, -X. pr. : Eisenach, Apolda, Iéna. Sol montueux, arrosé par la Werra et la Saale. Les principales productions sont le fer, la houille, le bois, le sel. Instruction très-développée. La diète fait les lois et vote l'impôt, sur la proposition du grand-duc; elle compte 31 députés, réunis en une seule chambre.
Saxe (Province de), dans le roy. de Prusse, comprend le pays enlevé au rôy. de Saxe en 1815. Elle touche au N. au Hanovre et au Brandebourg; à l'E. au Brandebourg et à la Silesie ; au S. à la Saxe royale et ducale ; à l'O. à la Hesse-Cassel, au Hanovre et au duché de Brunswick. Superticie, 25,249 kil. carrés; popul., 2,312,01)0 hab. Capitale Magdebourg. Elle comprend 3 arrondissements : Magdebourg, Mcrsebourg et Erfurt. Les cours d'eau sont l'Elbe, l'Elster, la Mulde, le Ilavel, et la Werra. Sol fertile ; mines d'argent, de fer, de houille. Industrie très avancée.
Saxe (Cercle de Basse-), un des 10 cercles établis dans l'ancien empire d'Allemagne par Maxiniilien Ier, comprenait les Etats suivants : évêché de Hildesheim, duchés de Brème, de Magdebourg, principautés do Halberstadt, de Lubeck, de Schwerin, de Ratzebourg, les» duchés de Saxe - Lauenbourg. de Mecklembourg, de Holstein-Gluckstadt, de Holstein-Gottorp, l'élect.orat de Hanovre, le duché de Brunswick-Wolfenbùttel, les villes impériales de Lubeck, Brème, Hambourg et Goslar.
Saxe (Cercle de Haute-), un des 10 cercles formés dans l'ancien empire d'Allemagne par Maxiniilien 1er, comprenait les Etals suivants : Poméranie prussienne, Poméranie suédoise, électorat de Brandebourg, électorat de Saxe, landgraviat de Thuringe, principautés d'Anhalt- Dessau, Anhalt - Coelhen , Anhalt-Zerbst, Anhalt-Bernbourg et les villes impériales de Mulhausen et de Nordhausen.
Saxe (Electorat de), Etat de l'ancien empire d'Allemagne, comprenait le duché de Saxe, le margraviat de Misnie, les évêchés de Mersebouig, et de Naumbourg, le duché de Weissenfels, "la Basse-Lusaçe, la Haute-Lusace et le Voigtland.
Saxe (Hermann-Maurice, comte de), né à Gotzlar (Saxe), 1696-1750, fils du roi Auguste II et de la comtesse Aurore de Kœnigsmark, se distingua de bonne heure par sa force prodigieuse. Il soutint son père contre ses ennemis de Pologne ; vint en France, ou il fut nommé maréchal de camp, 1720 ; puis, en 1725, partit tout a coup pour la Courlande, où il fut nommé duc ; mais Catherine 1" s'opposa à l'élection ; Maurice, bientôt abandonné, fut forcé de revenir en France. Il fut nommé lieutenant général,
4734 ; commanda, en 1741, l'aile gauche de l'armée de Êelle-Isle, qui envahit là Bohême; enleva Prague et Egra. En 1744, maréchal de France, il s'empara des principales places de la Belgique; en 1745, il gagna la victoire de Fontenoy, sous les yeux de Louis XV, qui lui donna la jouissance de Chambord avec 40,000 fr. de revenus; en 1746, il fut victorieux à Raucoux et reçut le titre de maréchal genéial , la victoire de Laufeid. 1747, la prise de Berg-op- Zoom et de Maëstricht décidèrent la paix d'Aixla-Chapelle, 1748. Spirituel, intelligent, aimé des soldats, il fut le plus grand général du règne de Louis XV. Dans son ouvrage, intitulé : Mes rêveries, 1757, 5 vol. in-4°, il y a beaucoup d'assertions téméraires, mais aussi des idées originales.
Saxe-Cobourg? (Frédéric-Josias, prince de), feld-maréchal au service de l'Autriche, 1737- 1815, combattit dans la guerre de Sept Ans, contre les Turks, 1787-1789, contre les Français. 11 gagna la bataille de Nerwinden, 18 mai 1793, prit Condé, Valenciennes, le Quesnoy, Landrecies ; mai il fut repoussé à la tin de 1793, et vécut dans l'obscurité.
Sstxe-Teschen (ALBERT, dllC DE), fils du roi
de Pologne, Auguste 111, né à Dresde, 1738-1822, épousa Christine, sœur de Marie-Antoinette, fut gouverneur des Pays-Bas, et, à la tête des Autrichiens, bombarda Lille en 1792.
Saxe-Weimar (DllC DE). V BERNARD.
Saxe-Weimnr (CHARLES-AUGUSTE, grand-
duc de), 1757-18V28, fut placé sous la régence de sa mère, Amalie de Brunswick, lit de Weimar l'Athènes de l'Allemagne, et vécut amicalement avec les grands écrivains, comme Goethe et Schiller. Grand-duc en 1815, il donna à ses sujets une charte constitutionnelle en 1816.
Saxo, surnommé Grammaticus, né probablement dans l'île de Seeland, mort peu après 1203. L'archevêque de Lund, Absalon , le chargea d'écrire, avec Aggeson, l'histoire du Danemark. L'Historia danica est un livre très curieux, emprunté aux traditions populaires et aux chants des scaldes que Saxo a souvent traduits.
Saxons (Pays des), Sachsen/and, canton central de la Transylvanie, habité par des colonies allemandes de Trêves et de Luxembourg.
Say (Jean- Baptiste), né à Lyon, 1*67-1832, se dévoua à l'étude de l'économie politique. Il travailla avec Mirabeau au Courrier de Provence, et fut l'un des fondateurs de la Décade, 1794- 1800. Tribun, 1799, il fut du parti de l'opposition. Il publia le livre qui a fondé sa réputation ; Traité d'économie politique, ou simple exposé de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses, 1803, 2 vol. in-S°. Il établit, en 1805, près d'Hesdin, une vaste filature, puis revint' à Paris, en 1813. En 1819, on créa pour lui, au Conservatoire des arts et métiers, une chaire d'économie industrielle, et, en 1831, une chaire d'économie politique au Collège de France. Il a réuni ses leçons dans le Cours complet d'Economie politique, 1828-30, 6 vol. in-8<>. On lui doit encore : Catéchisme d'économie politique; de l'Angleterre et des Anglais ; Epitome des principes de l'économie politique, etc., etc.
•tay (Horace-Emile), né à Noisy, près Paris, 1794-1860, tils du précèdent s'occupa de commerce, fut député depuis 1834, membre du Conseil d'Etat, 1849-51, et membre libre de l'Académie des Sciences morales et politiques, 1857. Il a écrit : Histoire des relations commerciales entre la France et le Brésil ; Etudes sur l'administration de la ville de Paris et du département de la Seine ; etc.
Sayansk (Monts), chaîne de montagnes de l'Asie, entre la Sibérie et la Chine, à l'E. de ITénisséi.
Sayn, bourg du roy. de Prusse, dans la prov.
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du Rhin, près de la rive droite du fleuve.
Sayous (Pierre-André), né à Genève, 1808iSTO, professeur de belles-lettres à la Faculté de Genève, devint en France sous-directeur au ministère de l'instruction publique pour les cultes non catholiques. On a de lui : Etudes littéraires sur Calvin; Etudes littéraires sur les écrivains français de la réformation ; Histoire de la littérature française à l'étranger; le Dix-huitième siècle à l'étranger, Conseils a une mère sur l'éducation littéraire de ses enfants ; etc.
Scabins (de l'allemand schœffen). On nomma ainsi, sous Charleuiagne, les notables, spécialement désignés pour assister le comte dans l'administration de la justice. De leur nom vient le nom d'échevins.
Scaer, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-O. de Quimperlé (Finistère); 4,894 hab.
Scsevoia (Mucius), c'est-à-dire gaucher, jeune Romain qui voulut tuer Porsenna, roi des Etrusques, et qui, pour montrer la fermeté romaine, posa sa main droite sur un brasier ardent, et la laissa brûler, 507 av. J.-G.
Scsevoia ( Publius Mucius), consul en 432 av. J.-C., était un célèbre jurisconsulte.
Scsevola (Qcintus Mucrus), cousin du précédent, fut con ul en 116 av. J.-C. Excellent jurisconsulte, il fut le maître de Cicéron.
Scsevola (Quintds Mucius), lils de Publius, consul en 95 av. J.-G., grand pontife, fut tué par les ordres du jeune Marius, 86.
Scaia (Les Délia), maison de Vérone, du parti gibelin, célèbre surtout aux xme et xive s. — Cane /er, surnommé le Grand, s'empara de Padoue, Vicence, Feltre, Gividale, et fut capitaine de la ligue générale des Gibelins de Lombardie. Dante trouva un asile auprès de lui. Il mourut en 1329. — Cette famille s'éteignit au commencement du xve s.
§caia-i\ova, en turc Kousche- Adassi, port de la Turquie d'Asie, à 65 kil. S. de Smyrue, au fond du golfe du même nom ; 26.000 hab. [gne.l
Scalabis, nom latin de Santarem, en Espa-J
Seaides, nom des anciens poètes Scandinaves, dont on retrouve les chants dans les Sagas et dans YEdda.
Scaidis, nom latin de YEscaut.
Scaiiger (Jules-César), né probablement à Padoue, 1484-1558, étudia et pratiqua la médecine à Vérone, et fut emmené a Agen par révoque A. de la Rovère. Il y passa le reste de sa vie, et y composa un grand nombre d'ouvrages. En 1540, il publia ses Origines de la langue latine; sa Poétique est son meilleur ouvrage, 1561, in-fol.
Scaiiger ( Joseph - Juste ), le dixième des quinze enfants du précédent, né à Agen, -1540- 1609, eut Muret pour maître à Bordeaux. A Paris, il apprit le grec, l'hébreu, l'arabe, le persan, etc Il se fit protestant, en 1562, étudia le droit sous Cujas, se réfugia à Genève; et de retour en France, en 1574. passa 20 ans dans les terres de son ami la Roche-Posay; il y composa ses ouvrages, qui lui donnèrent la première place parmi les savants de son temps. 11 alla occuper a Leyde la chaire de Juste Lipse, 1593. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Conjectanea in Yarronem de lingua lahna ; de Emendatione temporum ; Thésaurus temporum ; Eusebii Chronicorum lib II; laagogici chronologiœ canones ; Epistoiœ. Pnemata , de lie nummaria , de nombreuses éditions, avec savants commentaires.
Scamandre OU Xauthe , riV. de 1 anc.
Troade. affl. du Simoïs. Aujourd. Kirke-Keuzler,
Scamorzi (Vincenzo). né à Vienne, 1552-1616. fut chargé de travaux importants a Venise. Les Procuratie nuove, de la place Saint-Marc, soni un chef-d'œuvre; il a publié : Discorsi sopra te antichità di Roma; Idea dell'architettura universelle.
Scanderbeg (GEORGES Castriot , dit),
4e fils de Jean Castriot, pui&sant seigneur d'Albanie, fut livré comme otage au sultan Amurat 11, en 1423, les Turks lui donnèrent le nom de Scander-Beg, seigneur Alexandre. A la mort de Jean Castriot, Amurat s'empara de ses Etuis et lit périr ses trois fils aînés, 1442; Seanderbeg résolut d6 délivrer son pays 11 surprit Croïa, massacra la garnison turque et souleva l'Albanie. Il fut soutenu par Venise, il eut l'alliance de la Hongrie, de la Transylvanie, du pape, et, avec 15.000 guerriers, commença contre les Turks une guerre de2i ans, dans laquelle il fut victorieux dans 22 combats. Les lieutenants du sultan furent tour à tour vaincus; Amurat lui-même, à la tête de 100,000 hommes, échoua devant Croïa, 1450, Mahomet II recommença la lutte ; les troupes ottomanes furent partout battues; le sultan demanda la paix ; Scanderbeg en dicta les conditions, 1461. Il profita de ce répit pour passer en Italie et marcher au secours de Ferdinand, le fils d'Alphonse V, qui l'avait aidé. Vainqueur de Jean de Calabre à Troja, 14t)2, il reçut du roi, rétabli sur le trône, Trani, Monte-Gargano et San-Giovanni-Rotondo. Excité par Pie II, Scanderbeg recommença la guerre contre les Turks, mais ne reçut pas les secours promis. Enfin, au milieu de ses triomphes, il fut atteint d'une fièvre ardente à Alessio et mourut. Croïa tomba au pouvoir des Turks en 1478. Les descendants de Scanderbeg se retirèrent alors en Italie.
Scanderiéh, nom moderne d'Alexandrie.
Standeroun, nom moderne d'Alexandrette.
Scandinaves (Alpes) V. DOFRINES.
Scandinavie, nom ancien de l'archipel danois et de la partie de la Suède connue des Romains. On appelle aujourd'hui Etats Scandinaves les trois royaumes de Suède, Norvège et Danemark. [Suède.]
Scanie, nom ancien de la partie S. de laj
Scannavini (Marco-Aurelio). peintre, né à Fei rare. 1655-1698, élève de Cignani
Scapté.Hyié, canton de l'anc. Thrace, près d'Abdère. Mines d'or et d'argent.
Scapuia (Jean), philologue allemand, du xvie siècle, fit un abrégé du Thésaurus linguee grœcœ, qu'il publia, sous le titre de Lexicon grœco-latinum.
Scaramouche (TlBERIO Fiorelli, dit), ac-
teur napolitain, 1618-1696, eut une grande réputation en France, dans les rôles d'un personnage de la comédie italienne, fanfaron et poltron.
Scaranruccia (JEAN-ANTOINE), né à PéroilSe, 1580-1650. imita les Carrache et a laissé beaucoup de tableaux dans sa patrie.
Scaiborough, v. d'Angleterre, dans le comté et à 70 kil. N.-E. d'York, port sur la mer du Nord; 34,000 hab.
§caiborough. capit. de Tabago (Pet. Antilles Anglaises) ; 3.000 hab.
Scardona OU Skardin, V. à 40 kil. S. de Zara (Dalmatie) ; 6,000 hab.
Scardus, Scardo OU Tchar-Dagh, nœud de montagnes très remarquable, dans l'empire turk. Quatre chaînes en partent . les Alpes IIlvriennes vers l'O., les Véliki-Ralkans vers le N., les Ralkans vers l'E., la chaîne Hellénique vers le S.
Scariatti (Alessandro), compositeur, né à Trapani ou à Naples, 1659-1725, fut un grand artiste, dont la vie est peu connue. Il avait écrit plus décent opéras, une immense quantité de morceaux <ie chambre et de musique d'église.
Scarpa (Antonio1*, chirurgien, né à la Motta (Frioul), 1747-1832, élève de Morgagni à Padoue, fut professeur d'anatomie a Modènè, dès 1772. Il eut bientôt une grande réputation. Napoléon le nomma son médecin ; sa réputation, devint dès
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lors européenne: dès l'année 1803, l'Institut de France l'avait choisi pour correspondant. On remarque dans ses œuvres : de Gangliis et plexubus nervorum; de Organo olfactus ; Anatomicœ disquisitiones de auditu et otfactu; Tabulée nevrologicœ; de Anatomia et pathologia ossium; Traité des principales maladies des yeux,- sur VAnévrysme, sur les Hernies, etc.
Scarpanto, anc Carpathos, île de l'Archipel,
à la Turquie, au S.-O. de Rhodes. Gh.-L, Ardema.
Scarpe, riv. de France, arrose Arras, Douai,
Marchiennes, et se jette dans l'Escaut, à Mor-
tagne. Cours de près de 100 kil.
Scarphée, v. de l'anc. Grèce, chez les Locriens Epicnémidiens, au S. des Thermopyles. Scarron (Paul), né à Paris, 4610-1660, fils d'un conseiller au Parlement, mena d'abord une vie gaie et insouciante jusqu'au jour où il contracta une infirmité qui le priva de l'usage de ses jambes. Pour vivre, il eut recours à la poésie, aux dédicaces, aux requêtes; il fut l'un ucs frondeurs les plus acharnés, ce qui lui fit perdre plusieurs de ses pensions; mais Fouquet lui en accorda plus tard une de 1,600 livres. Sa maison devint un centre de réunions joyeuses, où les poètes se rencontraient avec les plus grands personnages II épousa, en 1652, Françoise d'Aubigné, qui fut depuis Mme t|e Maintenon, les reunions dès lors furent plus brillantes et p4us décentes. Scarron peut être considéré comme le créateur du burlesque Parmi ses œuvres on remarque : le Typhon ou la Gigantomachie , 1644, poème bouffon en 5 chants; le Virgile travesti, 1648-52; la Mazarinade, 1649, l'un des plus spirituels pamphlets de la Fronde; la Baronade; Léandre et Héro; des Poésies diverses ; le Roman comique, 1651, 2 vol. in-8»; des comédies ; Jodelet, ou le Maître valet; les Boutades du Capitan Matamore ; les Trois Dorothées, ou Jodelet souffleté; V Héritier ridicule; Don Japhet d'Arménie; l'Ecolier de Salamanque, tragi-comédie; le Gardien de soi-même; le Marquis ridicule; le Prince corsaire, etc.
S eau rus (MARCDS jEmilius), 163-89 av. J.-C, fut édile curule en 123, et acquit une grande autorité dans le sénat. 11 devini consul en 115, fut prince du sénat, en 114. Envoyé en mission en Afrique, 112, il se laissa corrompre par l'or de Jugui tha. Il parvint à la censure en 89. Attaché au parti aristocratique, il sut se concilier la faveur du peuple.
Scaurus (Marcds ^Emilius), fils aîné du précédent, édile curule en 58, se rendit célèbre par la magnificence de ses jeux. Il pilla la Sardaigne, 55 , accusé, il fut détendu par Bortensius et Cieéron, et fut acquitté ; mais en 52, il fut condamné à l'exil, comme coupable de brigues. Il avait dépensé des sommes énormes pour sa maison de Tusculum.
Sceaux, Cellœ, ch.-l. d'arrond du départ, de la Seine, à 12 kil. S. de Paris, près de la Bièvre. Chemin de fer remarquable par ses courbes à petit rayon. Château célèbre, séjour de la duchesse du Maine, en partie détruit. Longtemps important marché de bestiaux; 2,294 hab.
Scées (Portes), porte de Troie par laquelle fut introduit le cheval de bois.
Sceilières, anc. abbaye de l'ordre de Cîteaux. dans la Champagne, près de RomilJy (Aube).
Scépeaux (MARIE - PAUL - ALEXANDRE - CESAR
de Boisguignon de), 1769-1821, beau-ijere de Bonchamps, prit part aux guerres de la Vendée. Après le désastre de Quiberon, il traita avec Hoche 11 servit plus tard sous l'Empire, et, sous les Bourbons, fut maréchal de camp
Scepsis, anc. ville de Mysie.
Scev sur-Saône, ch.-l. de cant., arrond- et à 20 kil. N.-O. de Vesoul (Haute-Saône); 1,694 h.
Schabatz, v forte de Serbio, sur la Save.
i Schadow (Jean-Godefroi), sculpteur allemand, né à Berlin, 1764-1850, fils d'un pauvre tailleur, devint sculpteur du roi, 1788, et directeur de l'Académie des beaux-arts. Il a exécuté beaucoup de statues et de bustes, et s'est distingue par une noble simplicité II a eu pour élèves Rauch, Tieck, Dannecker, etc. Il a gravé à l'eau-forte une quarantaine de planchés, et publié : les Monuments conserves à Wittemberg; Traité des os et des muscles, des proportions du corps humain et des raccourcis; Polyclète, ou des proportions de Thomme selon le sexe et l'âge; etc.
Schadow (Zeno-Ridolfo), fils aîné et élève du précédent, né à Rome, 1786-1822, fut un artiste remarquable, et composa statues, groupes en plâtre, bas-reliefs. Ses œuvres nombreuses se recommandent par la grâce, l'harmonie des proportions, la perfection des détails.
Schadow (Frédério - Guilladme) . oeintre, frère du précédent, né à Berlin, 1789-'î8!>2, a été le principal chef de l'école romantique de Dùsseldorf. On admire plusieurs de ses œuvres de peinture religieuse.
Schaerbeck, comm. rurale du B^abant (Belgique), touche à Bruxelles. Asile pour les sourds-muets et les aveugles. Fonderies de fer; 9,000 hab.
§cheesbnrg OU Seyesvar, V. du pays des
Saxons (Transvlvanie). au N. -E d'Hermanstadt; 8,000 hab.
Schafarik OU Safarik (PAUL-JOSEPH), né
dans le nord de la Hongrie, 1795-1861, a été l'un des principaux slavisles du xixe eiècle. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque : Poésies lyriques tchèques ; Recueil des chants populaires slowaques ; Histoire de la langue et liîtérature slave; Antiquités slaves; Eléments de l'antique grammaire bohème ou tchèque etc., etc.
Schaffhoase ou ScJiaffhausen, capitale du canton du même nom (Suisse), sur la rive dr. du Rhin. Elle a gardé l'aspect d'une ville du moyen âae. Fabriques d'acier, de coutellerie et de poterie ; 12,000 Uab.
Schaffhouse (Canton de), canton de la Confédération helvétique, au N. du Rhin. Il a 783 kil. carrés de superficie et 38.000 hab., dont 34.500 protestants et 3.000 catholiques Fabr de lainages et de cotonnades, brasseries, exploitation de minerai de fer.
Sciiaieken (Godefroi), né à Dordrecht. 1643- 1706, élève de Girard Dow. Ses tableaux représentent des scènes d'intérieur et surtout des effets de lumière remarquables.
Schamaki, v. de la Russie transcaucasique, près de la mer Caspienne, ch.-l. du gouvernement du même nom.
Schamyi (Imam). 1797-1871, né d'une famille obscure de Tatars, dans le Daghestan, embrassa de bonne heure les doctrines religieuses du soufisme, et résolut de se faire accepter comme mourchid ou élu de Dieu. Il combattit les Russes, dès 1826, reconnu comme prophète et sultan du Caucase. Il a tenu en échec des armées nombreuses, et a plusieurs fois ravagé les provinces au delà des montagnes; entin, e.i 1859, il a été forcé de se rendre et est resté prisonnier des Russes.
schandan, v. de Saxe, sur la rive droite de l'Elbe, donne son nom au défilé qui mène en Bohème. Eaux minérales.
Scharkoï. V. PlHOT.
schai niiorst (Gérard-David de), né à Bordenau (Hanovre), 1755-1813, se distingua comme officier et comme professeur d'art militaire dans l'armée honovrienne. Il passa dans l'armée prussienne, en 1801 ; il devint gênerai major, directeur du département de la guerre, et, quoique Napoléon l'eût forcé de donner sa démission en 1810, resta en secret chargé de l'ad»
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ministration. Il réorganisa l'armée prussienne sur de nouvelles bases; fut blessé mortellement dans la campagne de Leipzig. On a de lui : Manuel des officiers; Vade-mecum de V officier ; Faits militaires mémorables . 4 797-1 805
SchauQeiii (H ans-Léon ard), né à Nuremberg, avant 1490, mort en 1539, élève favori d'ATbert Durer. On a de lui des tableaux bizarres et et des gravures sur bois.
Schaumhoiirg (Comté de), ancien Etat de l'empire d'Allemagne, sur le Weser, fondé en 1033 et réuni au' comté de Lippe en 16i0.
Schaumboiirjf.Lippe (Principauté de), Etat de l'empire d'Allemagne, qui touche à la Prusse et à la Lippe-Detmokl. Superficie, 440 kil. carrés; population, 33,000 bab. protestants. Capit. Buckebourg.
Schayes (Antoine-Guillaume-Bernard), né à Louvain, 1808-1859, a publié : Essais historiques sur les usages, les croyances... des Belges anciens et modernes; les Pays-Bas avant et après la domination romaine ; Histoire de ï architecture en Belgique, 4 vol. in-12; etc.
Schedone (Barthélemi), né à Modène, 1570- 1615, a imité les grâces du Gorrège.
Scheeie (Charles-Guillaume), né à Stralsund, 174-2-1786, fut employé dans plusieurs pharmacies, refusa toutes lès positions élevées qu'on lui offrit, et se contenta de diriger une humble pharmacie à Kœping. Il a fait de nombreuses découvertes; il a principalement caractérisé trois corps simples, le chlore, le baryum et le manganèse; il paraît même qu'il aurait, dès 1774, reconnu l'air déphlogistique ou oxygène. Son Traité chimique de Vair et du feu. 1777, renferme un grand nombre d'expériences admirables, en 178:2, il a publié YEssai sur la matière colorante du bleu de Prusse ; en 1784, il a découvert le principe doux des huiles, la glvcérine. etc.
jicheeîstrate (EMMANUEL de), né à Anvers,
1649-1692. garde de la bibliothèque du Vatican, a soutenu" la papauté dans de nombreux ouvrages : Anti quitus Ecc/esice illustrata , Ecclesia Afrïcanasub primate Carthaginiensi ; Acta Ecclesioe orientalis contra Lutheri et Calvini hereses, etc.
scheemakers (Pierre), sculpteur flamand, né a Anvers, 1691-1770, a exécuté beaucoup de monuments dans l'abbaye de Westminster.
Schefer (Léopold), hé à Muskau (Silésie). d'abord médecin, se livra à la poésie. Il a composé des Poésies lyriques, des Nouvelles, des Bomans. fantastiques, philosophiques.
Scheffer (Ahy), peintre français, né à Dordrecht, 1795-1858, fut placé dans l'atelier de Guérin. 11 exposa dès 1812, et se fit connaître par des tableaux d'histoire et de genre. 11 demanda surtout ses inspirations à Gœthe et à Byron. La Marguerite au rouet, Faust tourmenté par le doul'e, Marguerite à l'église, la Promenade au jardin, Marguerite à la fontaine, puis les Mignons, le Larmoyeur, Francesca da Bimini, ont popularisé le talent poétique et pur de Scheffer. Il ne traita plus que des sujets religieux; Saint Augustin et Sainte Monique, les DoHleurs de la terre, l'Ange annonçant la Bésurrection. etc.
Scheffer (Henri), frère du précédent, né à La Hâve. 1798-1862, fut également élève de Guérin ; s'attacha au genre "anecdotique et réussit surtout dans le portrait.
Scheincr (Christophe), né à Wald, près de Mumielheim (Souabe). 1575-1650, jésuite, professeur de mathématiques, a écrit : de Maculis solaribus très epistolœ ; Oculus, sive fundamentum opticum, 1619, in-4», excellent traité d'optique ; etc.
Scheksna, riv. de la Russie d'Europe, affl. du Volga. Cours de 450 kil.
Schelde, nom flamand de YEscaut.
Schelestadt OU Schlestadt, anc. SOUS-Dréf.
du département du Bas-Rhin, à 45 kil. S.-O. de Strasbourg, sur l'Ul (Basse-Alsace), 10,000 hab. Fabr. d'armes, savon, bonneterie. Autrefois ville impériale d'Allemagne, elle appartint à la France depuis 1648.
Schellin» OU Ter-Schelling, île de la mer
du Nord, au N.-E. du Texel, sur la côte N. de la Frise.
Schelling (FRÉDÉRIC-GuilLAUMR-JosEPH de),
né a Leonberg (Wurtemberg), 1775-1854, fut, à 23 ans, nommé professeur .a Iéna; ses leçons eurent du succès. Il vécut longtemps à Munich, et passa ses dernières années à Berlin, où il occupait la chaire illustrée par Fichte et par Hegel. C'est l'un des grands penseurs de l'Allemagne. Son système est un panthéisme idéaliste, qu'on appelle la philosophie de Yabsolu ou de Yidentité. Vers la fin de sa vie, il chercha à concilier la philosophie et la religion, en interprétant le christianisme à sa manière. Voici les titres français de ses principaux ouvrages : Idées sur la philosophie de la nature; 1797"; de VAme du monde, 1798; Première esquisse d'un système de la philosophie de la nature, 1799 ; Système de l'idéalisme transcendental, 1800; Bruno, dialogue sur le principe divin et le principe naturel des choses, 1802 ; Philosophie et Beligion, 1804 ; du Bapport de la réalité et de l'idéal dans la nature, 18u6 ; du Bapport des arts plastiques et de la nature, 1807 ; Becherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine, 1809 ; Monument élevé aux choses divines, 1812 ; etc.
Scheiiia^s (Gdilladme), peintre de paysages et de marines, né à Amsterdam, 1631-1678".
Schemnitz, v. de Hongrie, à 110 kil. N. de Buda-Pesth, sur la Schemnitz ; 22,000 hab. Ecole des mines et des forêts ; commerce de vins.
Schendy OU Chendy, V. de Nubie, Sur le
Nil ; 8,000 hab. Commerce actif.
Schenectady OU Shenectady, V. des Etats- Unis, à 28 kil, N.-E. d'Albanv, sur la Mohawk et le canal Erié (New- York) , 8,000 hab.
Scheremetov (BoRIS-PETROVlTCH, COmte DE),
fut l'un des meilleurs lieutenants de Pierre le Grand, contribua à la victoire de Poltava. 1709, fit la campagne du Pruth, 1711, enleva la Livonie aux Suédois, et mourut en 1719.
Schérer (BaRTHÉLEMI-L0U1S-J0SEPH), né à
Délie (Haut-Rhin), 4747-1803, servit d'abord en Autriche, puis entra dans l'armée îrançaise. En 1792, il n'était que capitaine; il devint général de division en 1794. Il contribua à la victoire d'Aldenhoven ; commanda l'armée des Pyrénées-Orientales, en 1795, puis l'armée d'Italie, et gagna la victoire de Loano, 24 nov. 1795. Ministre de la guerre en 1797, il déploya beaucoup d'aclivité, mais se retira en 1799. Vainqueur à Pastrengo, 26 mars, 11 fut battu à Magnano, et forcé de se replier sur l'Adda. On le remplaça par Moreau.
Schérif ou Chérif, seigneur, prince, en arabe. On désigne ainsi particulièrement les chefs de la Mecque, avant et après Mahomet; les descendants de Fatime, les Edrissites d'Afrique.
Scheuchzer (Jean-Jacques), né à Zurich, 1672-1733. médecin et professeur de mathématiques a Zurich, a, le premier, éveillé en Suisse le goût des études d'histoire naturelle. On cite de lui : Histoire naturelle de la Suisse; Muséum diluvianum; Biblia ex physicis illustrata, 1731- 35, 4 vol. in-fol.
Scliiavone (ANDREA Medula, dit le), peintre et graveur, né a Sebenico (Dalmatie), 1522- 15S2, vécut pauvre maigre son talent, son excellent coloris, sa touche facile et gracieuse.
Schiavonetti (Luigi), graveur, né à Bassano, 1765-1810, réussit surtout dans les estampes à
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l'aqua-tinta, et acquit une grande réputation à Londres.
scikiedam, v. du royaume de Hollande, à 8 kil. 0. de Rotterdam (Hollande mérid.), près de l'embouchure de la Schie, dans la Meuse; 24.000 hiib.
Sehiefelden, v. de Prusse, à 64 kil. S.-O. de Kœsliu, sur la Rega (Poméranie); 4,300 hab.
Schiites. V. CHIYTES.
Schiu (Fekdinànd de), né à Sothof, près de Pless, 1773-1809, se distingua dans la guerre de 1805 a 1807. En 1809. il essaya de soulever l'Allemagne contre Napoléon, échoua, se réfugia dans Stralsund, et fut tue en défendant celte ville.
Schiller I JeaN-CuRISTOPHE-FrÉDÉRIC), lié à
Marbach (Wurtemberg), le 10 nov. 1759, mort à Weimar, le 9 mai 180a. Le duc de Wurtemberg le plaça dans l'Académie de la Solitude; mais le régime militaire froissa le jeune homme et lui inspira ses premiers essais poétiques : l'Etudiant de i\assau et Côme de Médicis 11 fut attaché comme chirurgien à un régiment; il avait déjà composé le drame étrange des Brigands, œuvre de verve sauvage et de passion révolutionnaire . elle eut un immense succès; la police intervint, la pièce fut mise à l'index. Schiller fit jouer son drame de Fiesque, qui fut peu goûté; mais obtint le plus grand succès lorsqu'il donna Intrigue et Amour, 1784. Le duc de Weimar lui offrit le titre de conseiller ; alors Schiller put achever tranquillement son Don Carlos, qui parut en 1787. L'année suivante, il publia son Histoire du soulèvement des Pays-Ras. 11 alla ensuite s'établir a Weimar, et fut nommé professeur d'histoire à Iéna. Il acheva alors la première partie de Y Histoire de la guerre de Trente ans, 1790. La Convention lui décerna le titre de citoyen français. 11 publia ses belles inspiratiors lyriques, ses baliades, ses traductions libres de Virgile et d'Euripide, ses traités d'esthétique, sur la Grâce et la dignité, ses Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, sur la Poésie naïve et sentimentale, sur le Sublime. 11 composa aussi, avec Gœlhe, les Xénies, mordantes épigrammes qui soulevèrent tant de scandale. Enfin, il écrivit sa vaste trilogie de Wallenstein, 1799, Marie Sluart, 1800, la l'ucelle d'Orléans, 1801, la Fiancée de Messine, 1803, enfin Guillaume Tell, 1804, son chef-d'œuvre dramatique. Sa mort fut un deuil public. Schiller s'est placé au premier rang parmi les poètes allemands ; c'est un poète idéaliste, dont le langage est toujours élevé, d'une poésie harmonieuse, pleine d'images et de couleurs.
Schilling' (Frédéric-Gustave), né à Dresde, 1767-1839, capitaine d'artillerie, a composé un grand nombre de romans populaires.
Schiitig'heim, anc. ch.-l. de canton de l*'arr. et a 5 kil. N. de Strasbourg (Re- Alsace).; 4,200 h.
Schimmelpenniuek ( ROGER-JEAN , comte
de), né a Deventer, 1761-1825, avocat distingué, fut placé à la tête de la municipalité d'Amsterdam, en 1795; en 1798, il fut ambassadeur à Paris, puis à Londres en 1802. Napoléon le fit mettre a la tête de la république batave, avec le titre de grand-pensionnaire ; quand la Hollande fut réunie a l'Empire français, il fut appelé au sénat, 30 déc. 1810. En 1815, il fut membre de la première chambre des Etats Généraux.
Schinitel (Charles-Frédéric), architecte, né à Neu-Ruppin (Marche de Brandebourg), 1781- 1841, a construit un grand nombre d'édifices remarquables. 11 a écrit : Œuvres de haute architecture, Potsdam, 1845-46.
Schinner (Matthieu), surnommé le cardinal de Sion, né dans le Valais, 1470-1522, évêque de Sion, en 150i, entraîna les Suisses dans le parti de Jules 11 contre la France; il reçut le chapeau de cardinal en 1511, 11 conduisit à plusieurs reprises ses compatriotes en Italie; et donna le
signal de la bataille de Marignan. Il ne put empêcher la conclusion de la paix perpétuelle, 1516. Il fut forcé de se retirer à Rome, où il mourut.
Schinznach, bourg de Suisse, à 8 kil. N.-E. d'Aarau (Aigovie); 2,400 hab. Eaux minérales sulfureuses.
Schio, v. du roy. d'Italie, dans la prov. et à 25 kil. N.-O. de Vicence; 7,000 hab.
Schiràz ou Chiràz, v. de Perse, ch.-l. de la province de Farsislàn, à 33u kil. S. d'Ispahan; 30,000 hab. Vins très renommés ; jadis fabr. d armes blanches. Patrie des poètes Hàfiz et Saadi, qui y ont leurs tombeaux.
Schirmeck, anc. ch.-l de cant. de l'arrond. et a 40 kil. N.-E. de Saint-Dié (Lorraine), sur la Bruche; 1,300 hab.
Schirwan. V. GhïRVAN.
Schisme, du grec (T^icpia, séparation, rupture, nom donné à toute division opérée dans le sein d'une Eglise. Les principaux schismes sont : 1° le schisme des dix tribus d'Israël, commencé par Jéroboam, vers 9o2 av. J.-G. ; 2° le schisme d'Orient ou de Photius, commencé par le patriarche de Conslantinople, Photius, 863- 866, consommé par Michel Cerularius, en 1054; 3<> le schisme d'Occident, qui éclata en 1378, après la double élection de Clément VII à Avignon et d'Urbain VI à Rome; il ne fut terminé qu'en 1449 , 4o le schisme d'Angleterre, lorsque Henri VIII sépara ce royaume de la communion romaine,
Schiaggenwaid, v. de l'empire d'Autriche, à 6 kil. S. d'Ellenbogen (Bohème). Porcelaine; 4,000 hab.
Schiawe, v. de Prusse, à 34 kil. N -E. de Kœslin, sur le Wipper (Poméranie); 4,100 hab.
§chiegei (Jean-Elie), né a Meissen (Saxe), 1718 -1 749, composa de bonne heure des tragédies, imitées d'Euripide; Canut, Hermann, les Troyennes, offrent de véritables beautés; ses comédies, comme la Beauté muette, sont supérieures.
Schiejjei (Jean-Henri), frère du précédent, né à Meissen, 1724-1780, professeur à Copenhague, a écrit : Histoire des rois de Danemark de la maison d'Oldenbourg, 2 vol .. in-fol.
§chiegei (Auguste-Guillaume de), né à Hanovre, 1767-1845, neveu des précédents, publia, en 1787, un premier travail sur la Géométrie d'Homère II prit part au grand mouvement littéraire qui renouvelait alors la littérature allemande; a Iéna, il fonda avec son frère l'Athenœum, qui eut une grande influence, 1798. Il fut l'un des premiers chefs du romantisme allemand, traduisit plusieurs fragments de la Divine Comédie, et popularisa Shakspeare. Il écrivit un grand nombre de poésies, odes, sonnets, satires, épitres ; se rendit à Berlin, y fit un cours sur la littérature et les arts, et publia, sou& le titre de Bouquet de fleurs, un choix de poésies italiennes, espagnoles, portugaises. Il s'attacha alors a M^e de Staél, vécut auprès d'elle, en Suisse, pendant dix ans, 1804-1814; et publia une Comparaison entre la Phèdre de Racine et celle d' Euripide. A Vienne, il fit un cours de littérature dramatique très suivi, publié depuis en 3 vol. ; il écrivit contre Napoléon : du Système continental, 1813, et Tableau de l'empire français en 1813. 11 vécut à Pans de 1814 a 1817, et publia, en 1818, ses Observations sur la langue et la littérature provençale. Le roi de Prusse lui donna une chaire a l'Université de Bonn ; Schlegei s'occupa dès lors de la littérature indienne principalement.
Schlegei (CHARLES-GuiLLAUME-FRÉDÉRIC de),
frère du précédent, né à Hanovre, 1772-1829, publia un essai sur YEcnle poétique grecque, puis un second essai sur la Valeur esthétique de la comédie grecque. Il écrivit, en 1798, le premier
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volume de VHistoire des Grecs et des Romains. Un roman, Lucinde, ou la Maudite. 4799, fit beaucoup de bruit ; puis, il publia le poème d'Hercule Musagète et la tragédie d'Alarcos. En 4802. il se convertit au catholicisme ; il écrivit en 1808 son Essai sur la langue et la philosophie des Indiens. Il rédigea d'énergiques proclamations contre la France, et fut appelé le Tyrtée allemand; publia le Musée allemand, se déclara de plus en plus pour l'absolutisme ; et écrivit . Leçons sur la philosophie de la vie; Leçons sur la philosophie de l'histoire. Il a laissé la plupart de ses Iravaux inachevés. On peut citer : Histoire de la Pucelle d'Orléans ; Tableau de l'histoire moderne: Histoire de la littérature ancienne et moderne ; eic.
Schiei, golfe formé par la mer Baltique, à l'E. du Slesvig, et au fond duquel se trouve la ville de Slesvig.
Schleiermacher (FrÉDÉR1C-ErNEST-D\NIEL),
né à Breslau, 4768-1834, professeur de philosophie et de théologie à Halle, pasteur à Berlin, 4809. professeur à l'Université, 1810, et membre de l'Académie des sciences. Il a élé l'un des plus célèbres théologiens de l'Allemagne. 11 est surtout connu par une belle traduction de Platon.
Schieiz, v. de la principauté de Reuss- Schleiz (Allemagne), à 6 kil. N. de Saalbourg ; 7,000 hab.
Schiesuig. V. Slesvig.
Schiitz, petite ville d'industrie du Grand- Duche de Hesse-Darmstadt, dans la prov. de Haule-Hesse.
Schlœzer (AUGUSTE-LOUIS de), né à JagSladt
forint;, de Hohenlohe), 1737-1809, fut nommé professeur d'histoire par Catherine II. Il écrivit alors, en russe, les Lois rendues dans le xie siècle par le grand-duc laroslaf et ses fils. Mécontent, il iiccepta la chaire de politique à Gœttingue. Parmi ses ouvrages, on cite : Essai d'une histoire du commerce, Introduction à l'histoire du Aord; Tableau de l'histoire de Russie ; Histoire générale ; etc.
Schiosser (Frédéric-Christophe), né à Jever (Oldenbourg), 1776-1861, a écrit: Histoire du xvme et du xixe siècle jusqu'à la chute de l'empire français , Aperçu universel et historique de l'histoire du monde ancien et de sa civilisation, 3 v.; etc.
Schiosshof, château impérial d'Autriche, près ne la March, au K.-O. de fiof (Basse-Autriche).
Schiusseiboiirg, c'est-à-dire la ville-clef, forteresse de la Russie, à l'endroit où la Neva sort du lac Ladoga.
Sciiiuter (Andké), sculpteur et architecte, né à Hambourg, 1662-1714, travailla à Varsovie et à Berlin.
Schmauss (Jean - Jacques) , né à Landau, 4690-4757, professa l'histoire, puis le droit des gens a Gœttingue, et a écrit de nombreux ouvrages : De l'état actuel du Portugal; Corpus juris publici Romani Imperii academicum ; Compendium juris publici Imperii ; etc.
Schmid (Christophe), connu sous le nom de Chanoine Schmid, né en Bavière, 4768-4854. Ses Contes, destinés à l'enfance, lui ont acquis une popularité méritée.
Schmidt (Georges-Frédéric), graveur, né à Berlin, 1712-1775, fui reçu a l'Académie de Paris par une exception favorable, en 1742.
Schmidt (Michel-Ignace), né à Arnstein (Bavière), 4736-1794, piofesseur d'histoire à l'Université de Wurzbourg, a publié une Histoire des Allemands, qui a été justement appréciée.
Schmidt (Christophe de), né près de Gœttingue, 1740-4804. On lui doit: Histoire de Russie, jusqu'à la mort de Pierre le Grand; Matériaux pour l'histoire de Russie depuis la mort de Pierre /«.
Schmœiia, v. de la Saxc-Altenbourg, à 40 k. S. d'Altenbourg; 6,000 hab. Draps.
Schmœinitz, bours de l'empire d Autriche, dans le comitat de Zips (Hongrie) ; 5,600 hab. Mines d'argent et de cuivre.
Schneeberg:, c'est-à-dire mont neigeux, nœud de montagnes important à l'angle E. du losange de la Bohême; 4,423 met. de hauteur. L'Adler, la Neisse et la March ou Morava y prennent leur source.
Schneeberg, v. du roy. de Saxe, à 46 kil. S. de Zwickau. Mines d'argent, de fer et de cobalt; 8,000 hab.
Schneider (Jean-Gottlor), né près de Hubertsbourg (Saxe), 4750-4822, a été à la fois érudit distingué, et savant naturaliste.
Schneider (JEAN-GEORGES, dit EULOGE), né à
Wipfeld (Franconie), 4756 4794, tomba dans la misère par son inconduite, entra dans un couvent de franciscains, et professa l'hébreu à Augsbourg. Il salua avec enthousiasme la révolution française; fut nommé vicaire épiseopal et doyen de la Faculté de théologie a Strasbourg, 4794. Il s'exalta jusqu'au fanatisme furieux, parcourant les campagnes avec le bour- . reau et la guillotine ; il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire.
Schneider (ANTOINE - VlRGILE), né dans le
Bas-Rhin, 4780-1847, attira l'attention de Bonaparte par un mémoire sur Corfou. Capitaine en 1808, maréchal de camp, 1823, il fut envoyé en Morée, 1828, succéda au maréchal Maison dans le commandement de l'expédition; et, nommé lieutenant général en 1831. directeur du personnel au ministère de la guerre, eut le portefeuille de la guerre dans le ministère du 42 mai 1839. On a de lui : Histoire et description des îles Ioniennes ; Résumé des attributions et devoirs de l'infanterie légère en campagne.
Schneider (Eugène), né à Nancy, 4805-1875, embrassa la carrière commerciale, dirigea les forges de Bazeiiles, en 1830; puis devint, avec son frère aîné, gérant de l'établissement métallurgique du Creusot. Celte usine prit alors les plus grands developements et occupa plus de 10,000 ouvriers. Député de 1845 à 1848, ministre de l'agriculture et du commerce, 1851. il entra au Corps législatif en 1852, et en devint le président, après M. de M >rny, montrant une impartialité relative, même avec une certaine nuance de libéralisme.
Sehneidewin (FRÉDÉRIC - GUILLAUME), né à
Helmstaedt (Brunswick), 1810-1856, professeur, a laissé do savants ouvrages : Exercitationes criticœ in poetas Grœcos minores, Corpus parœmiographorum grœcorum, Observations critiques sur les poètes lyriques de la Grèce; Commentaires de Sophoae, etc.
Schnetz (Jean-Victor), né à Versailles, 4787- 4870, élève de David, de Regnault, de Gros et de Gérard, composa des œuvres nombreuses et estimées, qui le tirent nommer directeur de l'Académie de France à Rome, 4840-47, et 4852. Il était membre de l'Académie des Beaux-arts depuis 48t>7. On a loué la fermeté de son dessin, et même certaines qualités de son coloris.
Schnitzler (Jean-Henri), né a Strasbourg, 18U2-1871, fut chargé de diriger l'Encyclopédie des gens du monde, *830-45. Il fut aussi prufesï>eur au lycée de Strasbourg et au séminaire protestant" On lui doit : Essai d'une stath tique générale de l'empire de Russie ; Statistique générale, méthodique et complète de la France. 4 vol.; la Rusie et son agrandissement territorial depuis quatre siècles; la Russie ancienne et moderne, Histoire, description, etc., le Danube, la mer A aire, la Raltique ; Y Empire des Tzars; etc.
Schnorr von Kaiolsfeid (JULES), né à
Leipzig, 1794-1858, élève de son père, puis, à Rome, de Cornélius et d'Overbeck, fut l'un
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des artistes chargés des embellissements de Munich. Il a fait preuve d'une imagination abondante et vigoureuse.
Schœffer (Pierre), appelé aussi Petrus Opilio (berger), né de 4420 a 1430, à Gernslieim, près de Darmstadt, mort vers 15U5, fut calli graphe, s'associa de bonne heure à Jean Fust, pour exploiter et perfectionner la découverte nouvelle de Gutenberg; et, depuis 4457, imprima beaucoup de livres, remarquables par la beauté des caractères.
Sciiœii (Maximilien-Samson- Frédéric), né près de Sarrebriick, 4766-4833, après une vie 1res agitée, vint fonder à Paris une maison de librairie, en 4803. Il fit de mauvaises affaires; s'attacha au service du roi de Prusse, et fut conseiller intime de Hardenberg. 11 a composé un grand nombre d'ouvrages estimés : Voyage pittoresque en Allemagne; Répertoire de littérature ancienne ; Histoire de la littérature grecque; I Hist. de la littérature romaine ; Précis de la Ré- ! rnlution française , Histoire abrégée des traités ! ds paix entre les puissances de l'Europe depuis la paix de Westphalie , 1817-18, 45 vol. in-8° , et surtout Cours d'histoire des Etats européens jusqu'en 4789, 1 830-3 i, 46 vol. in-8<>.
schœmberg, v. de l'empire d'Autriche, à 43 kil. N. d'Olmiitz i Moravie) ; 5,000 hab.
Schœnau (Cross-), v. du roy. de Saxe, à 40 kil. O de Zittau, sur la Neisse (Lusace) ; 5,000 hab,
Schœobach, v de l'empire d'Autriche, à 30 kil. O. d'Ellenbogen (Bohême). Instruments de musique; 3,000 hab.
Schœnbrànn, c'est-à-dire belle source, village d'Autriche, a 6 kil. S.-O de Vienne. Château impérial, célèbre par ses jardins, bâti par Joseph Ier et Marie-Thérèse.
Schœoebeck, v. du roy. de Prusse, à 45 kil. S. de Magdebourg, sur l'Elbe (prov. de Saxe) ; 8,200 hab.
Schœngauer (Martin), dit Martin Schœn, peintre et graveur allemand, né à Augsbourg, à Ulm ou à Golmar, 4420-4488. Ses estampes sont fort remarquables et très recherchées.
Schœnheide, v du roy de Saxe, sur la Mulde, dans le cercle de Zwickau ; 6.000 hab.
Schœniu» (Gerhard), né dans le district de Lofoden, 1722-1780, recteur de l'école de Drontheun, conservateur des archives a Copenhague. On a de lui : Essai sur la géographie ancienne de la Norvège. De V origine des Norvégiens; His- j toire de la Norvège, 3 vol. in-4°.
SchœpQin (Jean - Daniel) , né à Salzbourg (Bade), 1694-4771, professeur d'éloquence et d'histoire à Strasbourg, fut nommé historiographe par Louis XV. Ses principaux ouvrages sont : De Alemannicis antiquitatibus ; De Burgundiacis et transjurana Alsatia illustrata , 2 vol. in-fol.; Alsatia diplomatica, 2 vol. infoL etc., etc.
Sciioiustique (Sainte), sœur de saint Benoît de Nursia, fonda l'ordre des bénédictines, et mourut vers 543. Fête, le 40 février.
Schomberg (Gaspard de), né en Saxe, 4540- 4599, commanda un corps de reîtres dans les guerres de religion, en France, devint colonel . général des bandes noires , servit Henri IV, négocia avec Mercœur la soumission de la Bretagne, et prépara, avec de Thou, les bases de j redit de Nantes
Schomberg (HENRI, Comte DE), fils du pré- '
cèdent, né a Paris. 4575-4632, porta d'abord le nom de comte de Nanteuii, fut lieutenant général du Limousin, 4608, ambassadeur en Angleterre, en Allemagne, devint surintendant des ; finances, 4619, mais fut disgracié en 4623. Richelieu le fit nommer maréchal en 4625. Schom- i bpro: chassa Buckingham de l'Ile de Ré, se dis- i nngua au siège de La Rochelle, battit Gaston {
et Montmorency à Castelnaudary, 4632, et reçut le gouvernement du Languedoc On a de lui Relation de la guerre d'Italie, 4630, in-4°.
Schomberg(CllARLES), duc d'ffalluin, fils du
précédent, né à Nanteuii, 4601-4056, devint pair par son mariage avec la duchesse d'Halluin, 4624. 11 fut gouverneur du Languedoc, à la mort de son père, 4032, battit les 'Espagnols à Leucatc, en Roussillon, 4637, et fut créé maréchal. Il s'empara de Perpignan, en 4642. A la mort de Louis XIII, il reçut en échange du Languedoc le gouvernement de Metz et Verdun, se remaria, en 4646, à Marie de Hautefort, et devint colonel général des Suisses, 4647. li fut vice-roi de Catalogne en 4648. [(Marie de).]
Schomberg (Duchesse de). V. HaltefortJ
Sch'inberg (FRÉDÉRIC-ARMAND , CùlUte DE),
d'une famille originaire du Puiatinat, né dans le pays de Clèves, 4618-4690, combattit dans l'armée suédoise, en France, et en Hollande. Il rentra dans l'armée française en 1650, fut nommé maréchal de camp en 1652, lieutenant général en 4655, et fut l'un des meilleurs lieutenants de Turenne. 11 se mit alors au service du Portugal, battit don Juan d'Autriche et les Espagnols à Almexial, 4663, puis a Villa-Viciosa. 11 servit dans la guerre de Hollande, aux Pays-Bas et dans le Roussillon; après la prise de Bell:jgarde, il fut nommé maréchal, 1675. La révocation de l'édit de Nantes le força à quitter la France, 4686. Au service du prince d'Orange, il partagea avec lui le commandement de l'armée, fut créé duc de Telfort, grand-maître de l'artillerie; il fut tué à la journée de la Boyne, 44 juillet 4690.
Schooicraft (Henry-Rowe), né dans l'Etat de New-York, 4793-4864. Compagnon du général Cass, en 1820, dans une exploration de la région des mines de cuivre, il écrivit Narrative Journal of travels from Détroit to the source of Mississipi river. Il a beaucoup voyagé et vécu parmi les Indiens; on lui doit : Grammaire de la langue algonquine ; Narrative of an expédition to Itaska lake; Notes on the Iroquois: Oneota, or the Red Race in America; Personal memoirs of a résidence of thirly years with the lndia tribues on the American frontiers, 4812 to 4842. Son ouvrage le plus considérable est une sorte d'histoire générale de la race indienne de l'Amérique du Nord : Ethnological researches respecting red man in America, etc., 4852-55, 6 vol. gr. in-4°, avec 500 illustrations.
Sehopenhauer (Arthdr), né à Dantzig, 4788- 4860, a attaqué les théories de Fichte, Schelling et Hegel, et a exposé une métaphysique, où la volonté joue le premier rôle. Ses principaux ouvrages sont : Le Monde considéré comme volonté et comme phénomène ; la Quadruple racine de la proposition de la raison suffisante; Sur la liberté de la volonté; Sur le fondement de la morale, etc.
Scbopp (Gaspard), en latin Scioppius, né à Neumark, 4576-1649, se mit à lancer une foule de libelles contre les réformés, les savants, les princes, en n'écoutant que son intérêt , il n'épargna ni les papes, ni les cardinaux II a écrit plus de cent ouvrages; on peut citer : Suspectée lectiones, De arte crilica; Pro authoritate ecclesiœ, Elementa philosophiœ stoïcœ moralis, Scaliger hypobolimœus, etc., elc.
Schoreel (Jean), peintre hollandais, né à Schoreel, près d'Alkmaer, 1495-4502
Schott (André), savant jésuite, né à Anvers, 4552-4629. On lui doit ■ Hispania illustrata, 4 vol. m-fol. ; Tabula rei nummanœ Romanorum Grœcorumque, etc.
Schouten (Guillaume-Cornelissen), marin hollandais, né à Horn, compagnon de Lemaire, découvrit le groupe de l'Oeéanie qui porte son nom, 4646, et mourut à Madagascar, 4625.
iteB, groupe d'îles de l'Oeéanie, au lt.-
SCH
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E. de la Nouvelle-Guinée, dans la Mélanésie.
Schouvalof (PlERRE-IVANOF, Comte DE), feld-
maréchal russe, mort en 4762, fut le favori de tzarine Elisabeth.
Schouvalof (André, comte de), fils du précédent, 1727-1789, chambellan d'Elisabeth, vécut de préférence à Pans et mérita les éloges de nos meilleurs écrivains par ses vers français d'une pureté élégante.
Schoiiwen, île du roy de Hollande, dans la prov. de Zélande. Ch.-l., Ziericksée ; commerce de poissons.
Schreckhorn, pic des Alpes Bernoises, dans ie canton de Berne et près du Finster-Aar- Horn ; 4,096 m. de hauteur.
Schreveiius (Corneille), grammairien, né à Harlem , 1615-1664, a laissé une compilation estimée : Lexicon manuale grœco-latinum et latino-grœcum. 1654. in-8o.
Sehrœckh (Jean-Matthias) , né à Vienne, 1733-18U8. Ses ouvrages d'histoire ont eu un grand succès dans l'Allemagne protestante : Vies d'hommes célèbres ; Biographie universelle; Histoire de V Eglise chrétienne, 35 vol. in-8<> ; Histoire de r Eglise chrétienne depuis la Réforme, 10 vol. in-8°.
schrœder (Frédéric-Louis), né à Schwerin, 4744-1S10, fut le premier tragédien de l'Allemagne, traduisit une partie de Shakspeare et a écrit des Œuvres dramatiques. — M">e Schrœder (Sophie Biirger), née a Paderborn, 1781, et sa fille, Mme Schrœder Devrient, née à Hambourg. 1805, ont été d'illustres cantatrices.
Schubert (Franz), compositeur allemand, né à Vienne, 1797-1828, enfant de chœur, mena une vie obscure et mélancolique, et a fait preuve d'un talent remarquable dans ses mélodies (Ave Maria, les Astres, la Berceuse, le Roi des Aulnes, la Sérénade, etc.), dans sa musique religieuse.
Schulembourg (JEAN-MATHIAS, comte DE), né près de Magdebourg. 1661-1747, se distingua dans la guerre contre Charles XII, surtout par sa belle retraite vers l'Oder; entra au service de la Hollande, 1708, alla commander les forces de Venise contre les Turks, 1715, défendit glorieusement Corfou, 1717.
SchuUens (Albert), né à Groningue, 1686- 1750, professeur de langues orientales à Franeker, puis à Leyde, a écrit : Origines hebrceœ; Commentarius in librum Job ; Monumenta vetustiora Arabiœ; Proverbia Salomonis ; etc.
Schuitz (Barthélemi), astronome allemand, né a Gœrlitz, 1540-1614, fut le maître de Tycho- Brahé à Leipzig.
Schmnann (Bobert), compositeur et critique allemand, né a Zwickau (Saxe), 1810-1856, écrivit des Symphonies, des Concertos, un oratorio, le Paradis et la Péri, l'opéra de Geneviève. Il a fondé en 1S34, avec Knorr et Wieck, la Nouvelle Gazette musicale.
Schuppen (Pierre Van), dessinateur et graveur, né à Anvers, 1627-1702, vint s'établir en France, 1660.
Schuppen (Jacques Van), peintre, iils du précédeni, né a Paris, 1670-1751, élève de Largillière, s'adonna au genre du portrait, fut de l'Académie en 1704.
Schurmann (Anne-Marie de), née à Cologne, 1607-1678, étonna de bonne heure par l'universalité de ses connaissances; puis tomba dans une dévotion exaltée, et s'attacha au mystique Labadie.
Schuscha, place forte de la Transcaucasie russe, dans le Karabagh, entre l'Aras et le Kour.
Schut(CoRNEiLLE), peintre et graveur flamand, né à Anvers, 1590 ou 1597-1655, élève de llubens, se montra jaloux et ingrat à son égard.
Schutt, île de l'empire d'Autriche (Hongrie), j
formée par le Danube et le Waag ; elle a 80 kiV> de long.
Schutz (Henri), compositeur allemand. 1585' 1672, a introduit l'opéra en Allemagne, 1027.
Schnyikiii, riv drs Etats-Unis, traverse la Pennsylvanie, ai rose Beading et Philadelphie, et se jette dans l'Ohio. Cours de 230 kil.
Schwabach, v. de Bavière, à 15 kil. S. de -Xuremberg (Franconie-Moyenne) ; 10,000 hab. Fabr. de papier, aiguilles, galons d'or et d'argent.
Schwaben, nom allemand de la Souabe.
Schvraibach, v. de la Hesse-Nassau (Prusse). Eaux minérales renommées.
Schwanden, v. de Suisse, dans le canton et a 6 kil. S. de Claris, sur la Linth; 2,500 hab.
Schwanthaler (CHARLES), Sculpteur, né à
Munich, 1802-1818, étudia en Italie, et fut professeur à l'Académie de Mtinich. 11 a fait preuve d'une imagination faci4e.
Schwartz (Berthold), moine allemand, né probablement à Fribourg en Brisgau , mort vers 1384, est fort mal connu. On a prétendu qu'il avait inventé la poudre à canon ; et que l'empereur Wenceslas le ht mettre sur un baril de poudre qu'on alluma.
Schwarza, affl. de la Saale, traverse les principaules de Schwarzbourg, — Affl. de la Werra, traverse la Saxe. — Affl. de la Thaya, traverse la Moravie autrichienne.
Schwarzbourg, partie de la Thuringe divisée en deux principautés : Schwarzbourg- Rudolstadt et Schwarzbourg - Sondershausen. — La première a un territoire divisé en parcelles séparées. Superficie, 940 kil. carrés ; population, 80,500 hab., protestants. Chefs-lieux, Budolstadt et Frankenhausen. — La principauté de Schivartzbour g- Sondershausen est enclavée dans la Saxe prussienne Elle a 862 kil. carr. et 71,200h. Capitale, Sondershausen. Les deux principautés de Schwarizbourg sont dans l'Empire d'Allemagne. — La maison princière de Schwarzbourg remonte au xne siècle.
Sehwarzenberg (Les princes de) appartiennent à une ancienne famille de Franconie, qui s'est fait connaître depuis le xve siècle.
Sehwarzenberg (CllARLES-PHILIPPE, prince
de), né à Vienne, 1771-1820, se distingua dans les guerres contre la France, fut ambassadeur en Russie jusqu'en 1809, négocia le mariage de Marie-Louise avec Napoléon, et fut ambassadeur a Pans. Il commanda l'armée autrichienne qui fit la campagne de Bussie, en 1812, et fut nommé feld-maréchal général. Il fut généralissime des armées coalisées, pénétra en France et marcha sur Paris, où il entra par suite d'une capitulation, 1814.
Sehwarzenberg (FÉLIX-L0DIS-JeAN-FrÉDÉric, prince de), fils du précédent. 1800-1852, entra au service militaire de l'Autriche en 1819, puis dans la diplomatie; combattit dans l'armée de Badetsky, comme lieutenant-feld-maréchal, 1848: devint président du ministère et ministre des affaires étrangères; il mourut frappé d'apopiexie. [Aoire.l
Schwarzwaid, nom allemand de la Foret]
Schwaz, v. du Tyrol autrichien, à 25 kil. E. d'Inspriick, sur l'Inn ; 6,000 hab.
Schwechat, au S.-E. de Vienne (Basse- Autriche). Manufactures d'indiennes.
Schwedt, v. de Prusse, à 90 kil. de Berlin, sur l'Oder, dans la prov. de Brandebourg-
Schweidnitz, v. de Prusse, à 58 kil. S.-O. de Breslau, sur la Westritz, dans la Silésie; 12.000 hab. Ville forte; bière renommée ; commerce de laines.
Schweighaeaser (Jean), né à Strasbourg, 1742-1830, fut professeur de grec et de longues orientales à Strasbourg, et doyen de la Faculté
SCI
SCI
des lettres. Il a publié les savantes éditions qui l'ont mis au premier rang des érudits.
Schneighaeuser (JEAN-GEOFFROl), archéolo-
gue, fils du précédent, né à Strasbourg, 1776-1844. le remplaça en 1824. Il a rédigé pour Visconli le texte du Musée Napoléon, et prit part à la rédaction des Archives littéraires
Schweinfurt , Trajectus Suevorum , v. de Bavière, sur le Main, à 40 kil. N.-O. de Wurzbourg, dans la Basse-Franconie; 8,000 hab.
Schweim, v. de Westphalie (Prusse), dans la vallée de la Ruhr. Industrie active.
Schuenningen, v. de Wurtemberg, près de ia source du Neckar, dans le cercle de la Forêt-Noire. Horloges en bois ; 4,500 hab.
Schwerin, capit. du grand-duché de Mecklemhourg-Schwerin, sur le lac du même nom ; 3u,000 hab. Tabac, eaux-de-vie, bière, draps, roiles.
Schwerin (Evêché de), ancien Etat de l'empire d'Allemagne, sécularisé en 4648. Capit., Butzow.
Schwerin (Lac de), dans le grand-duché de Meklembourg-Schwerin ; superficie, 6,100 hectares, [sur la Wartha; 5,800 hab]
Schwerin, v. de la prov. de Posen (Prusse), J
Schwerin (Court-Christophe, comte de), né dans la Poméranie suédoise, 1684-1757, se forma sous Eugène et Marlborough ; entré au service de la Prusse, il s'éleva aux plus hauts grades par sa fermeté et son amour de la discipline. En 1740, Frédéric II le nomma feld-maréchal et comte. Au début de la guerre de Sept Ans, il fut tué à la bataille de Prague.
Schwetz, v. de Prusse, à 55 kil. S.-O. de Marienwerder. dans la prov. de Prusse, sur la Vistule, 3,600 hab.
Schwiebus, v. de Prusse, à 27 kil. N. de Zullichau, dans la prov. de Brandebourg; 5,000 hab.
Schwiigué (Jean-Baptiste), né à Strasbourg, 1776-1856, fut de bonne heure un savant mécanicien. 11 est surtout célèbre par la restauration de l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, qu'il termina en 1842.
Schwitz ou Schwytz (Cant. de), un des 22 cantons de la Confédération suisse ; capit., Schwitz; borné au N. par Saint-Gai! et Zurich, à l'E. par Glaris, au S. par Uri, à l'O. par Zug et Lucerne. Il a 908 kil. carr. et 51,000 hab. catholiques. Le gouvernement est démocratique. Les bergers de Schwitz s'étaient unis, dès 1144, a ceux d'Uri et d'Unterwalden, et avaient resserré leur alliance en 12l)6 et en 1291. Après l'insurrection de 1308, la mort du bailii autrichien Gessler, et l'assassinat de l'empereur Albert, son fils Léopoid fut battu à Morgarten par 1,300 confédérés, et les vainqueurs renouvelèrent à Brunnen le pacte déjà conclu. C'est l'origine de la confédération qui reçut son nom du canton de Schwitz.
Schwitz ou Schwytz, la capitale du canton à 106 kil. E. de Berne, a la jonction de la vallée de Muulta et des vallées d'Art et de Brunnen ; 5,800 hab. Hôtel de ville, arsenal qui renferme les bannières de Morgarten, de Sempach, de Gappel, de Morat. Commerce de fromages et d'eau de cerises.
Schyt ou stiiui, affl. de gauche du Danube, vient de Transylvanie et arrose la Turquie.
Sciacca, Thermœ Selinuntiœ, v de Sicile, sur la côte S., à 60 kil. N.-O. de Girgenti; 22,000 hab. Sources thermales renommées.
Sciathos. auj. Skiatho, île de la mer Egée, au .Y de i'Eubée. Elle fit partie de l'empire athénien.
Scicil, anc. Casmena, v. de Sicile, près de la côte E. ; 10,000 hab. Fabr. de cuirs et de poterie.
scigiiano, v. du roy. d'Italie, à 20 kil. S. de Cpzenza ; 6,000 hab.
Scîgiio. anc. Scyllœum, v. du roy. d'Italie
à 25 kil. N. de Beggio ; 5,000 hab.
Sciiia (Augustin), peintre italien, né à Messine, 1639-1700, élève à Borne d'André Sacchi. Il a publié un ouvrage curieux, De corponbus marinis quœ defossa reperiuntur. [en Eiide.l
Sciiionte, v. de l'anc. Grèce, près de PiseJ
Sciily (Iles). V. Sorlinguex.
Scio. V Chio.
Scione, v. de l'anc. Thrace, sur la mer Egée et dans la presqu'île de Chalcidique.
Sciortino, v. de Sicile, a 24 kil. N.-O. de Syracuse ; 5,000 hab.
Scioto, rivière des Etats-Unis, arrose Delaware et Colombus, et se jette dans l'Ohio. Cours de 360 kil.
Scipion, nom d'une famille patricienne de Borne, branche de la gens Cornelia. Le mot scipio signifie bâton. On a retrouvé en 1780, près de la porte Capène, le lieu de sépulture des Scipions.
Scipion (Publius Cornélius), maître de la cavalerie du dictateur Camille, 396 av J.-C.
Scipion (Lucius Cornélius), surnommé Barbatus, consul, 298 av. J.-C.
Scipion (Lucius Cornélius), fils du précédent, consul, 259 av. J.-C, prit la Corse et la Sardaigne , fut censeur, 258.
Scipion (Cneius Cornélius), surnommé Asina, frère du précédent, consul en 260, fut pris par les Carthaginois, près des îles Lipari. Consul en 254, il conquit presque toute la Sicile.
Scipion (Cneius Cornélius), surnommé Calvus, fils du précédent, consul en 222, combattit les Insubres. En 218, commandant des légions en Espagne, il battit Hannon, prit Tarragone, et parcourut avec sa flotte victorieuse toutes les côtes de l'Espagne. Il fut rejoint par son frère, et tous deux barrèrent la route à Asdrubal au passage de l'Ebre. En 215, ils défirent trois armées carthaginoises ; en 214, ils prirent Sagonte. En 212, ils commirent la faute de se séparer ; Cneius abandonné par les Celtibères auxilianes, fut accablé par les ennemis, près d'Anitorgis, Ml.
Scipion (Publius Cornélius), frère du précédent, consul en 219, apprit qu'Annibal allait traverser le Bhône , il revint par Gênes, et, à la tête de l'armée du préteur Manlius, il marcha contre les Carthaginois, mais fut battu et blessé près du Tessin, 218. Il fut encore vaincu, avec son collègue Sempronius, sur les bords de la Trébie On l'envoya en Espagne comme proconsul. Publius fut vaincu par Magon et Massinissa, 211.
Scipion (Publius Cornélius), surnommé le premier Africain, fiis du précèdent, né vers 234 av. J -C. mort en 183, sauva, dit-on, son père a la bataille du Tessin , était tribun légionnaire à Cannes ; fut édile curule en 212, et dès lors exerça sur la foule une sorte de fascination par ses belles qualités En 211, il s'offrit pour aller venger son père et son oncle , il fut nommé. Il se présenta aux Espagnols comme un libérateur, surprit et gagna la plupart des chefs, comme Mandonius et indibiiis. En 209, il fut vainqueur d'Asdrubal à Bœcula, battit trois armées carthaginoises, et resta maître de presque toute l'Espagne, 207. 11 osa se rendre en Afrique auprès d^ Syphax, roi des Numides, et gagna son alliance A son retour, il s'attacha Mattsinissa, et prit Gadès. Nommé consul, 205, il se fil donner pour province la Sicile, avec l'autorisation de passer en Afrique. Malgré les vieux sénateurs, il réunit à Syracuse une formidable expédition. 11 aborda prés d'Ulique en 204; battit Syphax et Asdrubal, surtout a la bataille des Grandes-F laines, 203, aida Massinissa à reprendre la Numidie ; et gagna sur Annibal la bataille décisive de Zama, 19 octobre 202. Il dicta
SCO
SCO
les conditions de la paix qui termina la seconde guerre Punique. Il triompha avec un éclat inusité. 201, et se laissa donner le surnom d'Africain. Jl fui censeur, prince du sénat; encore consul en 194. En 490, lieutenant de son frère, Lucius Scipion, il dirigea l'expédition contre Anliochus. A son retour à Rome, il y trouva des haines depuis longtemps accumulées , sommé, de rendre compte de l'argent livré par Antioch'us, il déchira les registres ; cité à comparaître devant le tribun Naevius, 185, il rappela avec fierté ses services, et entraîna le peup/e au Capitule pour remercier les dieux. Scipion se retira alors à Liternum en Campanie. 11 laissa deux fils et deux filles, dont l'aînée, Cornelia, épousa Sempronius Gracchus; l'autre fut mariée à Scipion Nasica Corculum.
Scipion (Lucics Cornélius), dit Y Asiatique, frère aîné du précédent, le suivit en Espagne, en Afrique. Consul en 190 av. J.-C, il remporta la victoire de Magnésie sur Antiochus le Grand. Accusé avec son frère, il fut condamné à une amende de 4 millions de sesterces; ses biens furent vendus à l'encan.
Scipion Emilien(PuBLIUS CORNELIUS), dit le
second Africain, Africanus minor. 185-125 av. J.-C, était le quatrième fils de Paul-Emile. Il fut adopté par son oncle, fils du premier Africain. 11 fit ses premières armes à la bataille de Pydna, 168, servit en Espagne comme tribun légionnaire, dans la troisième guerre punique, il sauva deux fois l'armée romaine. Quand il revint à Rome pour briguer l'édilité, on le nomma consul avant l'âge, 147. Il enferma les Carthaginois dans leur ville et, après un siège célèbre, il s'en empara, 146. Il fut censeur en 442, vécut dans la retraite, avec son ami Laelius, avec le philosophe Panœtius , étudiant les lettres grecques, et peut-être aidant Térence dans la composition de ses comédies. On le nomma consul en 134, pour aller combattre Numance, qui fut prise et rasée, 133. A son retour à Rome, il approuva publiquement la mort de Tiberius Gracchus, son beau-frère ; il n'était pas cependant le partisan de l'aristocratie; il préférait la saine et robuste race des Italiens, dont il se fit le patron au forum. On le trouva mort dans son lit, 129; on parla d'un assassinat; on accusa sa femme Sempronia.
Scipion (Publics Cornélius) , surnommé Nasica, fils de Cneius Scipion et cousin du premier Africain, né vers 230 av. J.-C, fut proclamé le plus homme de bien de la cité. Il fut consul en 191, grand pontife, prince du sénat, et jurisconsulte estimé.
Scipion Nasica (PUBLIUS CORNELIUS), Surnommé Corculum, fils du précédent et gendre du premier Africain, fut consul en 162, censeur en 159, une 2e fois consul en 155. Il commença la guerre contre Andriscus et prépara la soumission de la Macédoine par Métellus.
Scipion Nasica (PUBLICS COBNELICS), dit
Sérapion, fils du précédent, fut consul en 138. Grand pontife, il se déclara contre le parti populaire, et se mit à la tête des sénateurs contre Tiberius Gracchus. Il fut envoyé en Asie avec une prétendue mission, et mourut à Pergame, 132.
Sciritide, canton de la Laconie, au N., sur la limite de f Arcadie.
Sciavocnori, v. du roy. de Grèce, dans le nome de Laconie, à 8 kil. E. de Mistra. Ane. Amycïée.
Scodra, v. de l'anc. Illyrie. Auj. Scutari.
Scone, bourg d'Ecosse, dans le comté et à 3 kil. N. de Perth , 3,000 hab. Les rois d'Ecosse y étaient couronnés sur une pierre qui est aujourd'hui dans l'abbaye de Westminster.
Scopas, sculpteur grec, né à Paros, vivait au ive s. av. J.-C Sa vie est presque inconnue ;
mais ses œuvres furent dignes d'admiration. Quelques-uns lui attribuent la Vénus de Milo. Il s'attacha plus à l'expression qu'a la beauté idéale.
Scopas, général des Etoliens dans leur guerre contre Philippe de Macédoine, 220 av J.-C, général de l'armée de Ptolémée V contre Antiochus le Grand, fut battu, et mis à mort, en 196.
Scopeios, île de la mer Egée, dans le groupe des Sporades, entre Sciathos et Halonèse. Ch.-l., Scopeios.
Scordisqnes, peuplades d'origine celtique qui habitaient entre le Danube et les monts Orbélos et Scomios.
Scoresby (Gcillaume), né à Whitby (York), mort en 1857, a exploré les mers arctiques et publié une relation curieuse de ses courses : The arctic régions, 1820.
Scorff, riv. de France, arrose le dép. du Morbihan, passe à Pont-Scorff, et se perd avec le Blavet dans la rade de Lorient.
Scorpion, 8e signe du zodiaque. C'était, disait-on, le scorpion qui piqua Orion au talon.
Scotiand, Ecosse en anglais
Scots, Scoti, peuples venus de l'Hibernie (Irlande), qui s'établirent dans la Calédonie (Ecosse), et restèrent maîtres de la région montagneuse de l'Ouest
Scott (Sir Walter), né à Edimbourg, le 15 août 1771, mort en 4832. Il lut les vieux romans de chevalerie, les récits de voyages, les contes, les pièces de théâtre. Avocat médiocre, shériff du comté de Selkirk, 1799, puis greffier des sessions à Edimbourg, 1806. il se livra à son goût pour la poésie. Les Chansons du border écossais, 1800-1803, commencèrent sa réputation; il écrivit ensuite le Lai du dernier Ménestrel, 1805; Marmion, 1808; la Dame du lac, 1809; Rokeby, 1813; le Lord des lies, 1814, etc. Il composait en même temps de bons articles pour la Revue d'Edimbourg et la Quaterly Review ; et publiait des notices, réunies sous le titre de Biographies des romanciers célèbres, depuis Fielding jusqu'à nos jours, ele 11 fut presque le créateur du roman historique. Avec lui, le roman devint une sorte d'épopée familière; il eut l'art merveilleux de ressusciter le passé, les mœurs et les personnages d'autrefois; il inspira le plus vif intérêt par la couleur locale, la peinture des détails, la vérité du dialogue. Wawerley, publié sous le voile de l'anonyme en 1814. eut le plus grand succès , Guy Mannering, 1815, l'Antiquaire, 1816, le Nain noir, 1816, les Puritains d'Ecosse, 1817, Rob-Roy, 1818, la Prison d'Edimbourg, 1818, la Fiancée de Lammermoor, 1818, l'Officier de fortune, 1819, Ivanhoe, 1820, valurent au grand inconnu (car il n'avait pas encore mis son nom a ses œuvres) une réputation plus qu'européenne. Il acquit à la fois richesse et gloire. Il put dépenser des sommes énormes pour son magnifique château d'Abbotsford ; il fut créé baronet, 1819. L'Abbé, 1820, Kenihoorth, 1821, Quentin Durward, 1823. le Monastère. 1820, le Pirate, 1822, les Aventures de Ni gel, 1822. Péveril du Pic, 1823. les Eaux de Saint-Ronan, 1824, Redgauntlet, 1824, Richard en Palestine, la Jolie Fille de Perth, 1825, ajoutèrent encore a sa réputation. Mais ses derniers ouvrages sont intérieurs ; citons : les Chroniques de la Canongate; les Contes d'un grand-père a son petit-fils sur l'histoire d'Ecosse, 1828, et l'Histoire de Napoléon. La suite des Chroniques de ta Canongate. Anne de Geierstein, la 4e série des Contes de mon hôte, donnent des signes de faiblesse. Apres un voyage en Italie, il mourut le 21 septembre 1832.
Scotti (Giulio-Clemente), jésuite italien, né à Plaisance, 1602-1669, mécontent de ses supérieurs, quitta l'ordre en 1645, et se vengea en
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