‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 520 sur 657 · SEL · texte numérisé non relu

SEL

jusqu'à son embouchure, elle décrit de longues et nombreuses sinuosités et arrose Paris, Saint- Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain, Mantes, Elbeuf, Rouen, Caudebec, Quillebeuf, et finit entre le Havre et Honfleur, après 740 kil. de cours. — Elle reçoit à droite : l'Aube, la Marne grossie de l'Ornain, de l'Ourcq , du Petit -Moi in et du Grand-Morin , l'Oise grossie de l'Aisne et du Thérain, et l'Epie. Elle reçoit à gauche l'Yonne, le Loing, l'Essonnes, la Bievre et l'Eure. — La vallée de la liante seine est fertile et monotone; de Paris à Rouen, les rives sont accidentées par les hautes falaises qui déterminent les sinuosités du fleuve; de Rouen au Havre, la Seine coule entre des collines crayeuses. Le climat du bassin de la Seine ou climat séquanien est constant ou marin c'est-à-dire qu'il n'est jamais extrême.

Seine (La), département français de la région du N., enclavé dans celui de Seine-et-Oise, formé d'une partie du Parisis et d'une partie du canton appelé la France. Superf., 47.875 hectares; popul., 2,799,3-i'. hab. Le sol est plat, accidenté par quelques buttes isolées, butte Montmartre (136 mètres), buttes Chaumont, mont Valérien et collines de Meudon. 11 comprend les 20 arrond. de Paris et les 2 arrond. de Saint-Denis et de Sceaux. Il est subdivisé en 28 cantons et 72 communes. Culture maraîchère, bois de Boulogne, Vincennes, Meudon, forêt de Bondy. Industrie très développée et prodigieusement variée. Le département forme le diocèse de Pans et dépend de la Cour d'appel de Paris. Il fait partie des 2e, 3e, 4e, et 5e rég. milit.

Seine-et-Marne, département de la France, compris dans la région du N., formé d'une partie de l'Ile-de-France et d'une partie de la Champagne. Superf., 573,634 hectares; popul., 348,991 hab. Plaines riches et bien cultivées ; la Brie est une des plus belles régions agricoles de France. La forêt de Fontainebleau est le

Eoint le plus pittoresque et le plus accidenté. e déparlement comprend 5 arrondissements : Melun, Coulommiers, Fontainebleau, Meaux, Provins; 29 cantons, et 530 communes. Grès à paver, pierre à bâtir et pierre meulière, fromages de Brie, farines, grains, papier, faïence, porcelaine. Il forme le diocèse de Meaux, dépena de la Cour d'appel et de l'Académie de Paris, et fait partie de la 5e région militaire.

Seine-et-Oise, département de ia France, compris dans la région du N., et formé d'une partie de l'Ile-de-France. Superf., 500,364 hectares; popul., 577,798 hab Pays pittoresque; culture bien entendue, grande fertilité. Il com-

Êrend 6 arrondissements . Versailles, Corbeil, tampes , Mantes, Pontoise et Rambouillet; 37 cantons et 686 communes. Exploitation de pierre, grès, chaux, marne; eaux minérales d'Enghien industries variées et actives. Il forme l'évêché de Versailles et dépend de la Cour d'appel et de l'Académie de Paris; 2e, 3e, 4e et 5e rég. milit. Seine-inf érienre,département de la France, compris dans la région du N., formé de la partie de la Normandie qui renfermait le pays de Caux le pays de Bray et le Roumois; Superf., 603.550 hectares ■ popul., 814,068 hab. Ce département comprend 4 régions . la vallée de la Seine est fertile, pittoresque, marécageuse au N., vers Ingouville , l'arrond. de Rouen offre à la fois de* herbages, des cullures perfectionnées et des bouquets de bois, le pays de Caux, plateau penché vers le N., est une terre a blé couverte de fermes closes et isolées; le pays de Bray est plus montueux, plus boisé, mais aussi fertile. Le dép. renferme 5 arrondiss. : Rouen, Dieppe, le Havre, Neufchâtel et Yvetot ; 51 cantons et 759 communes. Il fabrique des cotonnades, des draps, des calicots, de la rouennerie; ses pêcheries sont très actives. Il

forme le diocèse de Rouen, dépend de la Cour d'appel de Rouen, de l'Académie de Gaen, et de la 3e région militaire.

Seine (Saint-), "ch.-l. de cant., arrond. et à 26 kil. N.-O. de Dijon (Côte-d'Or); 610 hab. Jadis abbaye de bénédictins, d'où le bourg a tire son nom de Saint- Seine- V Abbaye.

Seissel OU Seyssel (CLAUDE de), né à Aix

en Savoie, vers 1450, mort en 1520, fut conseiller d'Etat, et ambassadeur de France auprès de Henri VII en 1508. 11 devint évêque de Marseille, 1509, archevêque de Turin, 1517. On lui doit plusieurs ouvrages écrits en latin : de Divina l'rovidentia ; Disputât io?ies adversns errores Valdensium; Spéculum feudorum; puis des traductions ; les Louanges du roy Louis XII; la Victoire de Louis XII contre les Vénitiens; la Grande Monarchie de France, etc.

Seistàn. V. SEDJ1STAN.

Seix, comm. du cant. d'Oust, arrond. et à 18 kil. S.-E. de Saint-Girons (Ariège), sur le Salât. Marbre, granit; 3,068 hab.

Seize (Les). On nomme ainsi le comité directeur de la Ligue a Paris, composé de membres pris dans les seize quartiers de la ville. Ils organisèrent la Journée des barricades, 1588, furent les chefs du parti démocratique, mais se perdirent par leurs excès; Mayenne, soutenu par ses soldats, frappa les Seize, et mit fin à cette espèce de comité révolutionnaire. 1591.

séjan (^Elius), né à Vulsinies, commanda les prétoriens avec son père, au commencement du Vegne de Tibère, et gagna bientôt toute la confiance de l'empereur II fit périr tous ceux qui pouvaient lui faire obstacle, réunit dans un seul camp les cohortes prétoriennes, mais finit par exciter les soupçons de Tibère, qui le fit mettre à mort La populace traîna son corps par les rues; 31 ap. J.-C.

Sel (Le), ch.-l. de cant., arrond. et à 50 kil. N.-E. de Redon (Ille-et-Vilaine); 784 hab.

Selby, v d'Angleterre, dans le comté et à 20 kil. S.-E. d'York, sur l'Ouse; 6,000 hab.

Seiden (John), né à Salvington (Snssex), 1584-1654, se fit connaître par des ouvrages d'érudition et de polémique : Jani Anglorum faciès altéra; the Duello; Histoire des dîmes; etc. Il soutint les droits du Parlement contre Jacques 1er et Charles 1er; eut une grande part au bill des droits ,-et fil paraître son livre le plus célèbre, Mare clamum. 11 se montra modéré, comme député au Long-Parlement. On lui doit encore : de Jure naturâli et gentium juxta disciplinam Hebrœorum, Fleta, seu Commentarius jwis an~ glicani; etc.

Seidjoucides, dynastie de Turks, fondée par le petit-fils de Seldjouk, Togrul-beg, au commencement du xie s. Avec Alp-Arslan et Malek-Shah,ils se rendirent maîtres de presque toute l'Asie occidentale. Puis, à la fin du xte s., et surtout pendant les croisades, une foule de petites principautés seldjoucides se formèrent; elles finirent par disparaître devant, les Turks Ottomans.

Seie, petit fleuve d'Iiaiic, se jette dans le golfe de Salerne. Cours de 92 kil. C'est l'anc. Silarus.

séief, petite rivière de Cilicie, dans laquelle se noya Frédéric Barberousse. en 1190.

Sélefkeh, v. de la Turquie d'Asie, dans le district d'Adana. Ane. Seleucia Trachea.

Seienga, riv. de la Sibérie, se jette dans le lac Baïkal. Son cours est d'environ 1,000 kil.

Selinginsk, v. de Sibérie, sur la Selenga ; 3,000 hab.

Séieucide, prov. de l'anc. Syrie, sur la côte de la Méditerranée, du Pinarus'a l'Oronte. Elle renfermait les 4 villes de Séleucie, Antioche, Laodicée et Apamée.

Séieucides, dynastie macédonienne, fondée

SÉL

Page 1