SEP
Séneque (MàRGUS AnNjEUS Seneca), né à Cordoue, vers 61 av. J.-C, appartenait à l'ordre équestre, vint de bonne heure àRome, et mourut probablement vers la fin du règne de Tibère. On a de lui deux recueils d'exercices d'école : Controversiarum lib. X, dont on n'a que cinq livres et des fragments; Suasoriarum Uuer, également incomplet.
§énèque (L.UCIUS ANN/EUS Seneca), fils du précédent, né a Cordoue, vers 2 ou 3 ap. J.-C, mort eu Go, vint à Rome avec son oere, plaida avec succès, visita l'Egypte, et peut-être l'Inde. Sous Claude, 41, il fut exilé en Corse; il y écrivit ses Consolations à Helvia, et la Consolation à Polybe. Agrippine, devenue la femme de Claude, Rappela Séneque de son exil, le fit nommer préteur, et le chargea de l'éducation de son fils Néron. Claude mourut empoisonné, 54 ; Séneque composa l'oraison funèbre du uouveau dieu que prononça Néron. De concert avec Burrhus, il s'efforça de contenir l'ambition d'Agrippine et les passions de l'empereur. 11 vit l'empoisonnement de Britannicus; il se prêta aux amours de Néron pour l'affranchie Acte ; il se déclara pour le fils contre la mère. Il ne fut pas étranger au meurtre d'Agrippine, et il eut l'infamie de composer la lettre apologétique que Néron adressa au sénat. Après la mort de Burrhus. 63, Néron l'impliqua dans la conspiration de Pison, 65. Séneque se fit ouvrir les veines. — Séneque est un philosophe stoïcien, mais avec une grande liberté d'esprit; sa morale est élevée, religieuse, animée de l'esprit de charité; aussi a-t-on supposé gratuitement qu'il avait été en relation avec saint Paul à Rome. Dans son style, il y a beaucoup à louer, beaucoup à admirer; il est plein de pensées brillantes, d'images hardies; mais il abonde en défauts séduisants. Les ouvrages qui nous restent de lui, sont : de la Colère; Consolations à Helvia; — à Polybe; — à Marcia; de la Providence; de la Constance du sage; du Repos du sage ; de la Tranquillité d'âme ; de la Clémence ; de la Vie heureuse, de la Brièveté de la vie; des Bienfaits; Lettres à Lucilius; Sept livres de questions naturelles; Y Apokoloquintnsis, ou Métamorphose de Claude en citrouille. On s'accorde généralement à lui attribuer dix tragédies, qui ne sont que des déclamations stoïciennes. Plusieurs de ses ouvrages sont perdus.
Senez, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. N.- 0. de Castellane (Basses-Alpes); 575 hab. Autrefois évêehé
Senio, riv d'Italie, vient de l'Apennin toscan, et se jette dans le Pô au N. de Ravenne. Cours de 90 kil.
S^niis. Augustomagus, ch.-l. d'arrond. du dép. de l'Oise, a 40 kil. S.-E. de Beauvais, sur la Nonette; 6,888 hab. Belle cathédrale. Toiles, dentelles; commerce de bois de charpenle. Charles VIII y conclut un traité en 4493, avec Maximilien d'Autriche.
Sennaar, v. de la Nubie, dans le Soudan égyptien, sur le Nil Bleu. Centre du commerce entre la Nubie et l'Abyssinie; 10.UUÛ hab. Elle fut la capitale d'un royaume puisbant, détruit par les Egyptiens en 1820.
Sennacherib, roi d'Assyrie, succéda, vers 704 av. J.-C, a son père Sargon. Il fit de nombreuses expéditions, força Ezéchias, roi de Juda, a payer tribut ; dans une seconde guerre, Jérusalem "soutint un long siège; une cruelle épidémie éclata dans l'armée de Sennacherib ; 180,000 hommes, dit la Bible, furent frappés par l'ange du Seigneur; Sennacherib périt assassiné vers 680.
Senne, riv. de Belgique, arrose Bruxelles, et se jette dans la Dyle près de Malines. Cours de 125 kil.
Sennecey-le-Grand, Ch.-l. de cant., arr. et
à 18 kil. S. de Châlon-sur Saône (Saône-et- Loire); 2,614 hab.
Sennén, v. de la Perse, à 170 kil. N, de Kirmanchah, dans le Kurdistan; 15,000 hab.
sénonais (Le), petit pays de l'ancienne France; ch.-l. Sens; v. princ. ": Montereau, Tonnerre, Chablis, Nogent-sur-Seine. Auj. partie des dép. de l'Aube et l'Yonne.
Senonches, ch.-l. de cant., arrond. et à 35 kil. S.-O. de Dreux (Eure-et-Loir); 1,967 hab.
Senones, ch.-l. de cant., arr. et a 25 kil. N. de Saint-Dié (Vosges). Jadis abbaye de bénédictins; 3,163 hab.
Senons, Se?iones, tribu gauloise, dont la capil. était Agendicum (Sens) ; v. princ. : Condate (Montereau), Vellaunodunum (Beaune), Melodunum (Melun), Aulissiodurum (Auxerrei — En 518 av. J.-C, une partie des Senons envahirent l'Italie, et s'établirent le long de l'Adriatique, au S. du Pô. Insultés par les Romains, ils battirent les légions à l'Allia et prirent Rome, 390. Leur princip. bourgade était Sena Gallica, aujourd'hui Sinigaglia. [la Falémé.J
sénoudébou, poste fortifié du Sénégal, surj
Sens, Agendicum, ch.-l. d'arrond. du dép de l'Yonne, a 75 kil. N. d'Auxerre, sur l'Yonne. Archevêché. Belles ruines romaines, cathédrale ogivale du xme siècle. Commerce de vins, grains, chanvre, bois et charbons de bois ; filatures de coton et de laine; 13,315 hab.
Sens- de. Bretagne, COmm. du cant. de
Saint-Aubin-d'Aubigné, arr. de Rennes (Ille-et- Vilairie) .
Sensée, riv. de France, affl. de l'Escaut à Bouchain, après un cours de 50 kil. — Le canal de la Sensée joint l'Escaut a la Scarpe.
Sensuntépec, v. de l'Etat de San-Salvador (Amer, centrale), renommée pour ses foires et son indigo.
Sentinum, anc. ville d'Italie dans l'Ombrie. Les Samnites y furent battus, en 295 av. J.-C, par les Romains.
Sephoris, v. de Palestine, dans la Galilée
Sepino, v. du rov. d'Italie, dans la prov. et à 30 kil. N.-O. de Benévent; 4,000 hab.
Septa ou Septum, v. de l'ancienne Mauritanie Tingitane. Auj. Ceuta.
Sept.Caps (Les), nom quelquefois donné au cap Boujaroni, sur la côte d'Algérie au N. de Constantine.
Sept - Communes (Les), Sttte - Communi,
canton au N. de Vicence (Italie), sur les bords de la Brenta; 50,000 hab. Ch.-l., Asiago.
Septembre, le 7e mois de l'année romaine et le 9e de l'année moderne. Il était sous la protection de Vulcain.
Septentrion, nom que les anciens donnaient au nord, a cause de la constellation de la grande Ourse (septe?ntriones)} qui est près du pôle arctique.
Septfonds, anc. monastère de Cisterciens, à 25 kil. de Moulins (Allier). Auj. monastère de Trappistes.
Sept- lies (tes), îlots français près de la côte du dép. des Côtes-du-Nord.
Sept-iies. V. Ioniennes (Iles).
Septimanie, c'est- à -dire territoire de la septième légiou, nom du canton qui s'étend autour do Béziers. Plus tard, ce nom fut donné au territoire qui comprend les sept ville* -le Agde, Carcassonne, Elue, Maguelonne, Narbonne, Nîmes et Uzès. Elle forma sous Chai lemagne la Marche de Septimanie. sous Louis le Débonnaire le duché de Septimanie.
Sept-Moncei, village de l'arr. et à 15 kil. E. de Saint-Claude (Jura), 1,450 hab. Fromages très renommés.
Sept-Sœurs (Archipel des) ou de l'amiral Cécile, au S. de l'île Kiou-Siou (Japon).
Septuagésime, nom donné, dans l'Eglise
SER
SER
catholique, au dimanche qui est 70 jours avant Pâques.
Sepulveda (JUAN Ginès de), né près de Cordoue. 1490-!573, devint en 1536 historiographe de Charles-Quint, puis précepteur de son fils PhOinne On iui doit : Rernm geslarum Albornotii cardinatis lib. III ; de Fato et libero arbitrio lib. ///,• de Regno et officio régis; de Rébus gestm Caroli V ; de Rébus Hispanorum gcstis ad novum orbem JJexicumque ; de Rébus Philippi II.
Sepuiveda, (lonfluentcs. v. d'Espagne, dans la prov. et à 45 kil. N.-E. de Ségovie.
Sequana, nom latin de la Seine.
Séquanais OU Séquanes, tribu gauloise
qui habitait la Franche-Comté et l'E. de la Bourgogne, jusqu'aux sources de la Seine. Sous Constantin, leur pays formait la plus grande partie de la province appelée Grande-Séquanaise, Maxima Sequanorum.
Séquanaise (Grande-), Maxima SequatlO-
rum, prov. de la Gaule romaine, qui comprenait la Franche-Comté et la plus grande partie de la Suisse.
Seradpour, v. de l'Hindoustan anglais, près du Gange, dans .'a présidence de Calcutta; 50,000 h.
Serain, riv. de France, baigne Chablis et se jette dans l'Yonne près de Joigny. Cours dell2 kil.
Seraing, v. de Belgique, dans la prov. et à 8 kil. S -O de Liège, sur la Meuse: 10,000 hab. Houillères, forges, fonderies très renommées.
Sérajévo OU Seraïevo. V. BosNA-SeRAÏ.
Serampour, v. de l'Hindoustan, dans la présidence, et à 20 kil. N. de Calcutta, sur le Hougly; 16,000 hab.
Sérapion (Saint), dit le Scolastigue, au ive s., ami de saint Antoine, dirigea plus de 10.000 solitaires dans la Thébaïde. On a de lui : Traité contre les manichéens. Fête, le 21 mars.
Sérapis, dieu de l'anc. Egvpte. Ses attributions étaient mal déterminées"; aussi voit-on la Grèce et l'Italie lui élever des temples, comme l'Egypte, surtout vers l'époque de la décadence du paganisme. Cependant tout porte à croire que Sérapis n'était autre que le grand Apis ,-on le représentait souvent avec une mesure de blé sur la tête, et le nilomètre lui était consacré. Ptolémée Ier bâtit le fameux Serapeum, dont la bibliothèque fut célèbre.
Serassi ( Pierre-Antoine ), né à Bergame, 1721-1791, écrivit avec élégance : Vie de Maffei, en latin, puis en italien; Vie du Tasse; Vies de Mazzoni, de Dante, i\'Ange Politien, de Bernardo Tasso, de Bembo, de Pétrarque, de Balthazar Castiglione, etc.
Seravezza, bourg d'Italie, dans la prov. et à 80 kil. O. de Florence; 2,000 hab. Belles carrières de marbre.
Serbes, peuple slave venu des Karpathes, et établi dans la Serbie actuelle par l'empereur Héraclius, vers 630.
Serbie ou Servie, principauté jadis vassale de la Porte Ottomane, bornée par la Hongrie au N., la Yalachie et la Bulgarie à l'E., la Roumélic et l'Albanie au S., la Bosnie à l'O. Superf., 48,590 kil. carrés ; pop., 1,760.000 hab. Capit. Belgrade ; v. princ. : Kragojévatz, Gladôva, Neu-Orsova, Passarowitz, Semendria. Uchitza. Pays niontueux, surtout au S. ; fertile, couvert de" pâturages et de forêts de chênes, dans lesquelles vivent d'immenses troupeaux de porcs à demi-sauvages. — Les Serbes, indépendants jusqu'au Xe siècle, soumis par les Bulgares, puis par les Grecs, recouvrèrent leur lrberté en 1151. Les Zupans de Serbie prirent le titre de rois, puis d'empereurs ou tzars, et l'un d'eux, Etienne Douchkhan, s'empara de toute la péninsule hellénique au xive siècle. Les Grecs appelèrent les Turks, qui battirent leurs ennemis à Cassovo, en 1389. et les soumirent. En 1800. Georges Czerni, en 1816, Milosch Obrénovitch, se rendi- ,
rent indépendants. Depuis lors la Serbie a étét jusqu'au traité de Berlin, 1878, tributaire de la. Turquie. Le prince ou knias héréditaire est assisté par une assemblée nationale ou skouptchina. Presque tous les berbes professent la religion grecque et sont gouvernés par un métropolitain indépendant du patriarche de Constantinople; il y a un évêché catholique, celui de Belgrade-et-Sémendiia. L'armée est de 125.000 hommes, avec la réserve ; le revenu de 32 millions de dinars île dinar vaut I franc) (la piastre 0,42 c.)- La Serbie a été érigée en royaume.
Serchio, petit fl. du rov. d'Italie, se jette dans la Méditerranée, à 10 k'ii. N.-O. de Pise.
Sercq, île de la Manche. V. Sark.
Sercey (PiERRE-CÉSAR-ChARLKS - GUILLAUME.
marquis de), né près d'Autun. 1753-1836, entra dans la marine à 13 ans, était contre-amiral en 1793. Il obtint sa retraite en 1804, contribua à la aéfense de l'île de France en 1810, fut nommé vice-amiral en 1814, et entra à la Chambre des pairs en 1832.
séreiihac, comm. du cant. d'Aixe-sur- Vienne, arr. de Limoges (Haute-Yienne) .
Serena (La), port de la prov. de Coquimbo (Chili) ; 14,000 hab.
Serenda, anc. v. de l'Inde ; auj. Sirhind. Sereudib, île de l'océan Indien ; Ceylan ou Sumatra.
Serent, comm. du cant de Malestroit, arr. de Ploèrmel (Morbihan) ; 2,957 hab.
Serenus (Aulus Septimius), poète lyrique latin du ier s. ap. J.-C, avait écrit un livre, Opuscula ruralia.
s ères, nom donné par les anciens aux peuples de l'extrême Orient. Ce sont les Chinois ou les Indiens occidentaux.
Sérès, Serrœ, v. de la Turquie d'Europe, à 70 kil. N.-E. de Salonique (Roumélie), près du Strouma. Tabac, coton, céréales; 30,000 hab.
Séreth, naît en Galicie, et se jette dans le Danube, au-dessus de Galatz. Cours de 480 kil. Sergel (Jean-Tobie), sculpteur suédois, né a Stockholm, 1740-1814.
Sergent (Antoine-François), né à Chartres, 1751-1847, graveur à Paris, fut secrétaire du club des Jacobins, et joua un certain rôle dans les journées du 20 juin et du 10 août. 11 fut l'un des organisateurs des massacres de septembre. Membre de la Convention, il fonda le Musée français, 1793, et l'Institut national de musique. Décrété d'accusation après le 1" prairial, il se réfugia en Suisse, épousa la sœur aînée de Marceau en 1795; dut encore quitter la France après le 18 brumaire, et vécut à l'étranger dans une honorable pauvreté. Il a publié quelques ouvrages : Costumi dei popoli antichi e moderni; Notice historique sur Marceau; etc.
. Sergievsk, v. du gouvern. de Samara (Russie), au N.-E. de Samara. Eaux sulfureuses; 27,000 hab. [N. de Sens (Yonne); 1,085 hab.]
Sergines, ch.-l. de canton, arr. et a 20 kil.J Sergipe, v. du Brésil, ch.-l. de la prov. du même nom, prés de l'océan Atlantique; 10,000 h. — La province de Sergipe a 39,090 kil. carr. et 176,000 hab.
Sergius, nom d'une ancienne famille de Rome, qui prétendait descendre de Sergeste, compagnon d'Enée.
Scgius I" (Saint), pane, né à Païenne, vers 635, succéda a Conon en 687, fui exilé de Rome pendant sept ans. On lui attribue l'institution des processions de l'Assomption et de la Présentation. Fête, le 9 septembre.
Sergius il, pape, né à Rome, 8*4-847.
Sergius m, pape, né à Rome, fut élu, en 904, se lia intimement avec Marozia. et lutta contre les partisans des doctrines de Photius.
sergius iv, pape, né à Rome, régna de 1009 à 1012.
SER
SER
Sergins (Saint), un des patrons de la Russie, né à Rostov, 1314-4392. On le fête le 25. septembre. [Béziers (Hérault) ; 3,048 hab.]
sérignan, comm. du cant. et de l'arr. dej
Seringapatam, v. de l'Hindoustan anglais, dans la présidence et à 425 kil. S.-O. de Madras, sur le Cavéry ; 40.000 hab. Ane. capitale du roy. musulman du Mysore.
Seriogham, île de l'Hindoustan, formée par le Cavéry, dans la présidence de Madras.
Serino, v. de la prov. et à 33 kil. N.-E. de Salerne (Italie): 9,000 hab.
Serio, riv. d'Italie, passe à Crème et se jette dans l'Adda. Cours de 110 kil. Dep. du roy. d'Italie sous le premier empire français ; ch.-l. Bergame.
Seriphos, île de la mer Egée, dans les Cyclades. Sol stérile; mines d'aimant et de fer. Elle fait partie du nome des Cyclades (Grèce). Auj., Serfanto.
Serizay (Jacques de), né à Paris, 1590-1653, fit partie de la réunion des beaux-esprits chez Conrart, fut l'un des premiers membres de l'Académie, et prit part à la rédaction du Dictionnaire.
Serlio (Sébastien), dit Bastiano da Bologna ou Sebastiano Bolognese, peintre, architecte et graveur, né à Bologne, 1475-1552, fut architecte de Fontainebleau, et a publié un bel ouvrage, Architettura.
Sermaize, comm. du cant. de Thiéblemont, arr. et à 25 kil. N.-E. de Vitry-le-François (Marne), sur la Saulx. Eaux minérales ferrugineuses. Usines à fer ; 2,382 hab.
Sermano, ch.-l. de canton, arr. et à 13 kil. E. de Corte ^Corser, 276 hab.
Sermonetta, Sulmo, bourg, à 30 kil. S.-E. de Frosinone (Italie); 2,200 hab.
Sernin (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 33 k. S.-O. de Saint- Affrique (Aveyron) ; 1,209 hab.
Seroux d'Agincourt (JeAN-BapTISTE-LoUIS-
Georges), né a Beauvais, 1730-1814, fermier général, s'établit à Rome vers 1779, et publia Y Histoire de l'art par les monuments, depuis sa décadence au ve siècle, jusqu'à son renouvellement au xve, 1809-23, 6 vol. in-fol. avec 325 planches.
§erpa, v. forte de Portugal, à 30 kil. S.-E. de Béja, sur le Guadiana (Alemiéjo) ; 5,500 hab.
Serpa, bourg du Brésil, dans la province de Para, dans une petite île de l'Amazone, à 44 kil. au-dessous du confluent de la Madeira. Commerce assez actif de produits agricoles ; pêcheabondante.
Serpents, tribu indigène des Etats-Unis, établie aujourd'hui au N. du Territoire Indien.
Serpents (Ile des) OU Fidouisi, Leuce, îlot
de la mer Noire, en face du Danube, importante par sa situation.
«ierpoukhov, v. de la Russie, dans le gouv. et a 90 kil. S. de Moscou, près de l'Oka ; 7,000 h.
Serpoui, v. du khanat de Boukhara (Turkestan), près de Samarkande, où l'émir de Boukhara fut défait par les Russes, en 1868.
Serra (Antoine), né à Cosenza, vivait à la fin du xvie s. Il a écrit un ouvrage remarquable : Traité des moyens gui peuvent faire abonder l'argent et l'or dans un Etat qui n'a pas de mines. [N.-O. de San-Severo ; 5,200 hab.!
Serra. Capriola, v. du roy. d'Italie, à 25 kil. J
Serra. di-Scopamene, ch.-l. de cant., air. et a 30 kil. N.-E. de Sartèno (.Corse), 721 hab.
Serraggio, commune de l'arr. et à 11 kil. S. de Corte (Corse; ; 1,126 hab.
Serravaiie, bourg de la prov. et à 48 kil. N. de Trévise (Italie) ; 6,000 hab.
Serravezza, v. de la prov. et au N. de Lucques (Italie). Beaux marbres statuaires.
Serre (Pierre-François-Hercule, comle de), né a Pagny, près de Pont-à-Mousson, 1776-1824,
émigra, servit dans l'armée de Condé, rentra en France, en 1802 ; fut avocat général à Meti, président de la Cour impériale de Hambourg, ■1811, puis premier président à la Cour de CoN mar, 1814; ensuite député du Haut-Rhin, il fut président de la Chambre, 1817, et garde des sceaux dans le ministère Deeazes, 30 décembre 1SÎ8 ; il présenta alors trois lois remarquable s sur la presse. Il resta dans le ministère Richelieu, luua avec une ardeur incomparable pour faire triompher la nouvelle loi électorale; et se laissa de plus en plus entraîner à l'esprit de parti. Nommé à l'ambassade de Naples, 1822, il mourut de la poitrine près de Naples.
Serre (La). V. La SERRE.
Serres, ch.-l. de cant., arr. et à 39 kil. S.-O
de Gap (Hautes-Alpes); 1,169 hab.
Serres (Olivier de), seigneur du Pradel, né au domaine «lu Pradel, près Villeneuve-de-Berg (Vivarais), 1539-1619, quoique zélé protestant, ne prit pas part aux luttes sanglantes de cette époque. Il s'occupa d'agriculture et publia, ea 1599, la Cueillette de la soye par la nourriture des vers qui la font, puis la Seconde richesse du meurier blanc. Il fit paraître, en 1600, le grand ouvrage qui avait été le travail de sa vie : le Théâtre d'agriculture et mesnage des champs, in-fol. Ce livre eut le plus grand succès; remis en honneur à la fin du xvïii* siècle, il a été réimprimé par la Société d'agriculture de Paris, 18J4-1805, 2 vol. in-4«.
Serres (Jean de), frère du précédent, né à Villeneuve-de-Berg, 1540-1598, s'efforça vainement de reunir les protestants et les catholiques, et, malgré la bienveillance de Henri IV, qui l'avait nommé historiographe de France, fut forcé de se retirer à Genève. On a de lui : Mémoires de la troisième guerre civile; Commentarii de statu religionis et reipublicœ in regno Galliœ; Doctrina; Jesuitarum prœcipuœ capita retexta et confutata; Recueil des choses mémorables advenues en France sous les règnes de Henri II, François II, Lharles IX, Henri III; Inventaire général de l'histoire de France; etc., etc.
Serres (ANTOINE-EtiENNE-ReNADD- AUGUSTIN),
né à Clairac (Lot-et-Garonne), 1786-1868, membre de l'Académie de médecine, puis de l'Institut, 1828, professeur d'anatoinie et d'histoire naturelle de l'homme au Muséum. On lui doit : Sur la fièvre entéro-mésentérique ; Essai sur l'anatomie et la physiologie des dents; Lois de TOstéologie; Anatomie comparée du cerveau dans les quatre classes des animaux vertébrés; Principes d'embryogénie', de zoogénie et de tératogénie; etc., etc.
Serrîères, ch.-l. de cant.. arr. et à 32 kil. N. de Tournon (Ardèche), sur le Rhône; 1,516 h.
Sertorius (QciNTUs), né à Nursia (Sabine), 121-72 av. J.-C, échappa presque seul au massacre de l'armée de Cépion, rendit des services à Marius, servit en Espagne, combattit courageusement les Marses dans la guerre Sociale, et perdit un œil. Ami de Marius, il ne se souilla pas par les proscriptions; il se retira en Espagne, 82, en Mauritanie, puis fut appelé par les Lusitaniens, et fit reconnaître son autorité sur la plus grande partie de la péninsule. Les Espagnols, gagnés par ses bons procédés , le croyaient en rapport avec les dieux par l'intermédiaire d'une biche blanche. Avec les Romains réfugiés auprès de lui, il forma un sénat qui siégeait dans Osca; il battu Métellus ; Perpenna fut contraint par ses soldats de se joindre à Sertorius, 77. Le sénat envoya contre lui Pompée, qui fut vaincu près du fleuve Sucrone, Sertorius fit alliance avec Milhridate, mais les Espagnols étaient mécontents d'être traités en barbares; son caractère s'aignt;il devint plus cruel. Alors Perpenna, jaloux, l'assassina dans un festin.
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