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SES

Sërurier (JeàN-MaTHIEU-PhILIBERT, Comte),

né à Laon, 1742-4819, servit dès 4759, et était colonel en 4792, général de division en 4795. 11 aida Bonaparte au 48 brumaire, fut nommé sénateur, gouverneur des Invalides, 4804, maréchal de France. [en 384. On le fête le 13 mai.]

Servais (Saint), évêque de Tbngres, mourutj

S«rvan (Joseph-Michel-Antoine), né a Romans, 4737-4807, fut avocat général au parlement de Grenoble, et excita une sorte d'enthousiasme par ses discours de rentrée : Sur les avantages de la vraie philosophie, 1704; Sur l'administration de la justice criminelle, 4706; Sur les mœurs, 4769, etc. Ses plaidoyers ne sont pas en rapport avec la grande réputation d'éloquence qu'il avait acquise.

Servan de Gerbey (Joseph), frère du précédent, né à Romans, 4744-4808, officier du génie, écrivit pour YEncyclopédie des articles sur l'art militaire. Maréchal de camp en 479*2, lié aux Girondins, il eut le portefeuille de la guerre dans le ministère Roland, fut révoqué le 42 juin, et réintégré après le 40 août 4792. Il donna sa démission, 3 octobre; il eut le commandement de l'armée des Pyrénées-Occidentales. Il devint inspecteur en chef aux revues en 4803. On lui doit : Histoire des guerres des Gaulois et des Français en Italie; Tableau historique de la guerre de la révolution de France.

Servan de Sugny (PiERRE-FrANÇOIS-.TuLES),

poète, né à Lyon, 4790-1861, avocat, s'occupa avec succès de poésie latine, rédigea une grande partie de Y Hermès romanus et de YAlmanach des Muses latines.

Servan (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 2 kil. S. de Saint-Malo, à droite de l'embouchure de la Rance (Ille-et-Vilaine), 42,867 hab. Ports militaire et marchand défendus par le fort de la Pointe. Chantiers de construction; armements pour la grande pêche et le cabotage.

Servance, comm. du cant. de Melisey, arr. et à 25 kil. N.-E. de Lure (Haute-Saône). Granit, tourbe; 2,020 hab.

Servandonî (Jean-Jérôme), né à Florence, 1695-1766, peignit des décorations pour l'Opéra de Paris et "fut reçu à l'Académie de peinture en 4734. Architecte du roi, 4732, il construisit le portail et la chapelle delà Vierge à Saint-Sulpice; dirigea des fêtes spiendides, comme un feu d'artifice a Londres, qui coûta, dit-on, 2,400,000 francs, etc., etc.

Serverette, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-E. de Marvejols (Lozère), sur la Trueyre : 874 kil.

Servet (Michel), né à Villanueva (Aragon), 4509-4553, étudia la médecine à Paris, mais se livra surtout à l'examen des questions religieuses. Son livre De Trinitatis erroribus et ses Dialogues, 4531-4532, révoltèrent les protestants eux-mêmes; il entra en discussion avec Calvin. C'est à Vienne, en Dauphiné, qu'il publia son grand ouvrage, De çhristianismi restitutione, 4553, in-8», où il attaquait le christianisme dans ses principaux dogmes et professait une sorte de panthéisme. Dénoncé au cardinal de Tournon, il s'enfuit à Genève. Calvin le dénonça comme hérétique, et le fit condamner à être brûlé vif. On lui attribue généralement la première idée de la circulation du sang.

Servian, ch.-l. de canton, arr. et à 42 kil. N.-E. de Béziers (Hérault); 2,615 hab.

Servie. V. SERBIE.

Servien (ABEL), marquis de Sablé et de Bois-dauphin, comte de la Roche-Servien, né à Grenoble, 4593-4659, conseiller d'Etat, 4648, maître des requêtes, 4624, intendant de justice en Guyenne, 4627, devint secrétaire d'Etat de la guerre, en 4630. Il fit conclure le traité de Cherasco, 4634 ; il fut chargé, avec le comte d'Avaux, de préparer à Munster la paix de West-

I phalie, 4644-4648. Il eut le titre de ministre d'Etat, 4649, et fut surintendant des finances avec Fouquet, 1053. On a de lui : Lettres de MM. d'Avaux et Servien, 1650; etc.

Serviiius, nom de deux familles de l'ancienne Rome, l'une patricienne, à laquelle apparienaient les Priscus et les Caepion , 1 autre, plébéienne, d'où vinrent les Casca, les Rullus, les Valia.

Servin (Louis), né dans le Vendômois, 1555- 1620, fut avocat général au parlement traiibléré a Tours, 1589, puis premier président. Il défendit avec talent les intérêts de la couronne et les libertés de l'Eglise gallicane. On cite de lui : Vindiciœ secundum libertatem Ecclesiœ gallicanœ; Actions notables et plaidoyers ; etc.

Servîtes ou Serviteurs de la Vierge, ordre religieux, fondé vers 4232, à Florence, soumis à la règle de Saint-Augustin.

Servius TuUius, 6e roi de Rome, 578-534 av. J.-C. Son histoire est légendaire; suivant les annalistes romains, il était fils d'un noble de Corniculum, fut protégé à Rome par la reine Tanaquil, devint le gendre et le successeur de Tarquin l'Ancien ; suivant les légendes étrusques, il fut le compagnon de Cselius Vibenna, chef de bandes étrusques, quitta son nom de Mastarna, et devint roi. Il étendit le pomœrium, et réunit à la ville le Quirinal, le Vimiual et l'Esquilin , il forma une confédération de 30 villes du Lalium, et institua les Fériés latines. Il est surtout célèbre par la constitution nouvelle qu'il donna au peuple romain /division du territoire en 30 tribus ; réunion des patriciens et des plébéiens dans les classes et les centuries. Les patriciens lui gardèrent rancune; L. Tarquin, l'aîné des petits-fils de Tarquin l'Ancien, poussé par sa femme Tullia, fille de Servius, profita de ce mécontentement; Servius fut tué, au sortir du sénat, et sa fille fit passer son char sur le cadavre de son père.

Servius (MAURUS OU MAR1US HONORATUS), du

ive siècle, a laissé un célèbre Commentaire sur Virgile. On lui doit encore : Ars de centum metris, seu centimetrum.

sésac ou SMshak, roi d'Egypte, régna au xe siècle av J.-C, et fonda la 22e dynastie.

Sesia, Sessites, riv. d'Italie, vient du mont Rosa, passe a Verceil. et se jette dans le Pô à l'E. de Casai. Cours de 470 kil. — Dép. français, sous le premier Empire; ch.-l. Verceil.

Sésostris, roi de Fane. Egypte, dont voici la légende d'après les historiens grecs. Fils d'Aménophis, il aurait peut-être régné au xvije s. av. J.-C. ; grand conquérant, il soumit les Ethiopiens; traversa le pays de Chanaan, la Syrie, poussa jusqu'à l'Indùs, revint par la liactrianc, la Médie, les régions du Caucase, l'Asie Mineure, les Cyclades , et ramena en Egypte un grand nombre de captifs, qu'il employa à construire des monuments. La critique moderne a cru reconnaître que les anciens avaient attribué à un seul roi les actions de cinq ou six rois au moins : Sesortesen, 3e roi de la 3e dynastie; Sesortesen /er, 2e roi de la 2e dynastie- Sesortesen II, également de la 2e dynastie ; Sesortesen lit; Ramsès II et surtout Ramsès III, de la 2e dynastie, dont les exploits sont figurés sur les murailles du temple d'Ammon de Medinet-Abou, et sur celles des deux sanctuaires a Karnak.

Sessa, Suessa Aurunca, v. de la prov. et à 39 kil. N.-O. de Capoue; 4,500 hab.

Sestos, v. de l'anc. Thrace, en face d'Abydos, sur l'Hellespont.

Sestri-di.Levante, V. de la pi'OV. et à 50 kil.

S.-E. de Gênes (Italie); 7,000 hab. Port de cabotage.

Sestri.di.Ponente, V. de la prov. et à 6 kil.

O. de Gênes (Italie); 6,000 hab.

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