SEV
Seth, fils d'Adam et d'Eve, vécut 912 ans, et fut le père des Enfants de Dieu.
Séthos l«, roi d'Egypte, du xv« ou du xvie
siècle, fit de nombreuses expéditions. L'Egypte se couvrit alors de monuments. Son fils fut Ramsès le Grand. — On cite un Séthos II, vers \a fin du xive siècle av J.-G.
Séthos, prêtre de Phtha à Memphis, s'empara du trône vers 713 av. J.-C. II. eut à lutter contre Sennacherib, roi d'Assyrie/
Setia, v. de l'Italie anc , dans le Nouveau Latium, sur une colline au N.-O. des marais Pontins. Auj. Sezza.
Sétif, Sitifis, v d'Algérie, dans la prov. et à 130 kil. S.-O. de Constantine, ch.-l. de subdivision militaire; 2,000 hab.
Setledje ou Sutiedje, anc. Hyphasis, riv. de l'Hindoustan, sort du lac Manasarowar, dans le Tliibet, traverse le Thibet occidental, puis se dirige vers le S., traverse l'Himalâva, arrose Rampour, entre dans le Pandjâb et passe à Loudianah, Firozepour, Bahawalpour, et enfin se joint au Tchenàb pour former le Pandjinâd, affluent de l'Indus, après un cours de 4,200 kil. Elle reçoit le Beyah.
Setubai ou sétuvai, Cetobriga, v. de Portugal, à 35 kil. S.-E. de Lisbonne (Estrémadure), port sur la baie du même nom, à l'embouchure du Sadao; 15,000 hab. Exportation de vins, oranges et sel.
Seudre, petit fleuve de France, vient du dép. de la Charente-Inférieure, et se jette en face de l'île d'Oleron. Cours de 80 kil.
Seu.dUrgel (La). V. URGEL.
Seume (Jean-Gottlieb), né en Saxe, 1763-1840, soldat, professeur, rédigea pour Catherine 11 les actes diplomatiques relatifs au partage de la Pologne, et écrivit un essai Sur la vie et le caractère de Catherine II, 1797. On lui doit encore une tragédie de Miltiade, les Apocryphes et des Poésies.
Seuire, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. E. de Beaune (Côte-d Or), sur la Saône. Vins ordinaires, blé, charbon, bois , 2,550 hab.
Seurre (Gabriel-Bernard), né à Paris, 4795- 4867, élève de Cartelier, eut le grand prix de Rome en 4818. Parmi ses œuvres distinguées, citons . la Victoire d'Aboukir, pour l'Arc de triomphe de l'Etoile, la statue de Molière pour la fontaine de la rue Richelieu. 11 fut admis à l'Institut en 4852. — - Son frère, Charles- Marie- Emile Seurre, dit Seurre jeune, né à Paris, 4798-1858, comme lui élève de Cartelier, a eu le grand prix de sculpture en 1822, et s'est occupé surtout de bustes et de sculptures de genre.
Seveiinges (Charles-Louis de), né a Amiens, 1767-1832, émigra, servit dans l'armée de Cowdé. On lui doit : Histoire de Schinderhannes et autres chefs de brigands; Mémoires secrets et correspondance inédite du cardinal Dubois; etc.
Sever (Saint-), ch.-l. d'arr. du dép. des Landes, à 45 kil. S. de Mont de-Marsan, sur l'Adour. Anc. ch.-l. du pays de Chalosse. Marbres, pierres ; vins, grains; jambons, oies, chevaux. Patrie du général Lamarque; 4,864 hab.
Sever (Saint-), ch.-l de cant., arr. et à 44 kil. O. de Vire (Calvados). Anc. abbaye de Bénédictins; 4,554.
Séverac.le.Chàteau, ch.-l. de cant., arr.
et à 30 kil N. de Millau (Aveyron). Mines de houille; 3,425 hab.
sévère i" (Lucius Septimius Severus), empereur romain, né en 4i6, près de Leptis (Afrique), fut gouverneur de la Gaule Lyonnaise, légat en Pannonie, proconsul en Sicile. 11 commandait l'armée d'Illyrie, lorsqu'il fut proclamé par ses soldats, 493. Il fit massacrer Didius et forma, avec l'élite de ses soldats, une nouvelle garde prétorienne. 11 se débarrassa de deux rivaux redoutables, Pescennius Niger, en Syrie,
et Clodius Albinus, en Bretagne. 11 humilia le sénat, et, en s'attachant surtout les soldats, commença la période du despotisme militaire. Il alla combattre les Parthes, et revint à Rome par l'Egypte, 202. On lui éleva alors un arc de triomphe au pied du Capilole. Secondé par Papimen, il se montra sévère administrateur. En 207, il battit les Calédoniens, et fit élever la muraille qui porte son nom, entre le golfe de Forth et l'embouchure de la Clyde. Le chagrin hâta la fin de ses jours à York. 214. 11 persécuta les juifs et les chrétiens; c'est à lui que Tertullien a dédié son Apologie.
Sévère (ALEXANDRE). V. ALEXANDRE.
Sévère II (FLAVIUS VALERIUS Severus), né
en Illyrie, s'attacha à Galère et fut par lui nommé césar, 305, avec le gouvernement de l'Italie et de l'Afrique. 11 devint auguste à la mort de Constance, fut pris par Maxence dans Ravenne et forcé de se donner la mort, 307.
Sévère III (Libius Severus), né en Lucarne, fut placé sur le trône par Ricimer, en 461, et fut peut-être empoisonné par lui, 465.
sévère (Sainte-), ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. S. de La Châtre (Indre), sur l'Indre; 4,282 hab.
Sévérie, anc. duché vassal de la Pologne; capitale Tchernigov.
séveria (Saint), abbé d'Agaune, en Valais mort en 507. Fêie, le 11 février. — Solitaire, mort à Paris en 555. Fête, le 24 novembre.
séverin, pape, né à Rome, successeur d'Honorius, 640.
Severino (San-), v. à 25 kil. S.-O. de Macerata (Italie), sur la Potenza , 2,200 hab.
Severn ou Saverne, fi. d'Angleterre, anc. Sabrina, descend du Plinlimmon , dans le pays de Galles, décrit un demi-cercle, arrose Shrewsbury, Worcester, Glocester. et se perd dans le canal de Bristol, après un Gours de 250 kil. Elle reçoit à droite la Wye et l'Usk, à gauche l'A von.
Severn, fl. tributaire de la mer d'fludson, vient du lac Winnipeg.
Severo (San-), v. de la prov. et à 28 kil. N.-O. de Foggia (Italie) ; 23,OOU hab.
Sévéro-Vostochnii, cap de Sibérie, au N.-E de l'emb. de l'Iénissei, le point le plus sept, de l'Asie, par 78° lat. N.
sévignac, comm. du eani de Broons, arr. de Dinan (Côtes-du-Nord) ; 3,129 hab.
Sévigné (MARIE de Rabu<in>Chantal,
marquise de), née à Paris, le 6 février 4626, morte à Grignan (Drôme), le 18 avril 1696, fille unique du baron de Chantai et de Marie de Coulanges, orpheline, reçut une excellente éducation, brilla à la cour d'Anne d'Autriche, et épousa à 18 ans Henri de Sévigné, maréchal de camp, d'une ancienne maison de Bretagne. Le marquis, négligea sa jeune femme, et fut tué en duel, 1651. Elle se dévoua alors à l'éducation de ses enfants, de son fils, né en 4647, et de sa fille, qui fut M»» de Grignan, née en 1648. Elle vivait dans son hôtel Carnavalet, et fut l'un des ornements de l'hôtel de Rambouillet; on la compta au nombre des précieuses. Elle eut seulement à se plaindre de son cousin, le peu scrupuleux Bussy ; et resta l'amie fidèle et hardie des malheureux, de Mademoiselle, exilée à Saint-Fargeau ; de Fouquet, d'Ormesson, etc. Elle maria sa fille, en 1669, au comte de Grignan qui, nommé lieutenant général au gouvernement de la Provence, emmena sa femme avec lui. Dès lors elle multiplia ses Lettres, et c'est cette correspondance qui a fait sa gloire. Elle rejoignit définitivement Mme de Grignan en 1694. — Ses Lettres, si curieuses pour l'histoire des mœurs au xvik siècle et pour l'histoire littéraire, étaient déjà recherchées et célèbres de son vivant; on a épuisé tous les éloges sur son en-