‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 534 sur 657 · SIN · texte numérisé non relu

SIN

à 45 k. S.-O. de Saint-Quentin (Aisne)', 695 hab.

Simon (Saint), l'un des apôtres, surnommé le Cananéen et W; Zélé, nous est peu connu. On le iète avec saint Jude, le 28 octobre.

Simon le Magicien, sectaire juif, dont la vie peu connue a donné lieu à beaucoup de légendes. Né au village de Gittes (Samarie). il s'attacha à Jean-Baptiste, puis a l'illuminé Dosithée, qui se proclamait le Messie, et qu'il supplanta. Il voulut acheter à prix d'argent le don des miracles, d'où le nom de simonie. Dès lors sa vie n'est plus qu'un roman. On en fait un prophète puissant, parcourant en triomphateur une parlie du monde romain, et se déclarant l'adversaire du christianisme. Sa secte lui survécut longtemps, surtout en Orient. Il paraît que Simon était une sorte d'illuminé, qui déclarait que les religions sont l'œuvre des esprits rebelles.

Simon Ben jochai, rabbin juif du 2e siècle, élève d'Akiba; on le considère comme l'un des créateurs de la Cabale.

Simon (Kichard), né a Dieppe, 1638-1712, oratorien, professeur de philosophie à Juilly, s'occupa avec succès des langues orientales". D'une hardiesse d'opinions singulières, d'une opiniâtreté insurmontable, il fut forcé de quitter l'Oratoire en 1678. L'œuvre qui le ht surtout connaître est Y Histoire critique du Vieux Testament, 1678, in-4°; U s'attira encore plus d'hostilités par son Histoire critique des principaux commentateurs du Nouveau Testament, 4692. in-4°. On a de lui ; Histoire de l'origine et du progrès des revenus ecclésiastiques ; Hist. critique du texte du Nouveau Testament, 1689, in -4°; etc.

Simonde de Sismondi. V. SlSMONDI.

Simonetta, nom d'une famille originaire de Calabre, dont les principaux membres sont : Angelo, né à Caccuri (Calabre), 1400-1472; — Francesco , neveu du précédent, né à Caccuri, 1410-1480, devint conseiller intime du duc François Sforza. Il fut tout-puissant, pendant la minorité de Jean-Galeas; mais fut injustement accusé et décapité ; — Giovanni, frère du précédent, partagea sa faveur et sa disgrâce, il mourut en 1491. Il a écrit avec élégance : De rébus gestis Francisci Sfortioe libri XXXI.

Simonide d'Amorgos, poète grec, du vnp s. av. J.-C, né à Samos, fut célèbre par ses vers ïambiques. On lui attribue un petit poème satirique sur les femmes.

Simonide de Céos, 556-467 av. J.-C, eut (le bonne heure une grande réputation par ses poésies lyriques ; on le mettait au-dessus d'Eschyle et de Pindare. Il avait composé des éloges, des chants de victoire, des hymmes, des chansons à boire; etc.; il n'en reste que des fragments.

Simonueau ( CHARLES ), graveur , lié à

Orléans, 1656-1728, élève de Noël Coypel et de Château.

Simons-Town, v. d'Afrique, dans la colonie du Cap, à 20 kit. S. du Cap, port de la baie du même nom, Simon's-Bay.

Simplicius, né en Cilicie, vivait au vie siècle, et, disciple d'Ammonius et de Damascius, fut l'un des derniers néoplatoniciens. 11 professa à Athènes, et, quand Justinien ht fermer les écoles, 5:29, se réfugia auprès de Chosroès. Nous avons de lui : Commentaires sur les catégories d'Aristote; Commentaire sur la Physica auscultatio d'Aristote; etc.

Simplicius (Saint), pape, né à Tivoli, succéda a Hilaire, 468, et mourut en 483. Fête le 2 mars.

Simplon, Mons Cœpionis, Scipionis ou Sempromus, montagne des Alpes centrales, entre le Valais suisse et le Piémont, haute de 3,518 met. Sur le versant méridional est la fameuse route du Simplon, entre Brieg et Domo-d'Ossola, qui mène de Genève à Milan. En 4810, le Valais for-

mait le départ, français du Simplon, ch.-l., Siott.

Simpson (ELISABETH). V. Inchbald ( MlS- TRESS).

sin ou Sin.ie-zvobie, comm. du cant.. de l'an*, et à 3 kil. E. de Douai (Nord). Fabriques de sucre et de cuir verni; 5.634 hab.

Sinaï ou Sina, montagne d'Arabie entre les golfes de Suez à l'O. et d'Akabah a l'E. Il a deux sommets, le Djebel Mousa (Mont de Moïse), et l'autre, plus élevé (2,814 m.), qui porte le couvent de Sainte-Catherine.

§inan.Pacha (Scipione Cicale, dit), probablement renégat italien de Florence ou de Milan, 1515-1595, fut l'un des meilleurs généraux ottomans sous Soliman II et ses successeurs.

Sinay, commune de la Flandre orientale (Belgique), à 18 kil. de Termonde; 4,000 hab.

Sind, anc. Indus, fl. de l'Hindouslan, prend sa source sur le plateau du Thibet., à 4,600 m. environ de hauteur, coule du S.-E. au N.-O. dans le Thibet et le Ladak, tourne au S., traverse l'Himalaya, et entre dans la plaine du Pandjâb. Il arrose Attok, Haïderabad, Tattah et l'orme un delta compris entre le Seta ou bras oriental et le Baggâr ou bras occidental. Il se jette dans la nier d'Oman après un cours de 2.800 kil. Il reçoit à gauche le Pandjinâd formé par la réunion de Tchenàb (Acesines) et du Setledje (Hyphasis); à droite, le Caboul.

Sindeifingen, v. du roy. de Wurtemberg, dans le cercle du Neckar; 4,000 hab.

sindhj, région de l'Hindoustan baignée par le Sind, entre le Lahore au N. et le golfe d'Oman au S.; capit., Kurrachee; villes, Mirpour, Khirpour, Haïderabad.

Sindyah ou Scindia, Etat de l'Hindoustan, sous la protection des Anglais, dans la région de Malwah, entre la Djemnah et la Nerbuddah. Capit., Goualior ; villes, Maharadjapour, Bouhranpour, Asurgar, Oudjeïn.

Sindjar, v. de la Turquie d'Asie, à 160 kil. O. de Mossoul, dans la prov. de Bagdad; anc. Singara

Sines, Sinœ, anc. peuple de l'Asie orientale. Ce sont probablement les Siamois.

Sines ou sinys, bourg de Portugal, à 110 kil. O. de Béja (Alemtéjo), sur l'Atlantique , 1,800 h. Patrie de Vasco de Gama.

Si-ngan, v. de Chine, sur le Weï-ho, dans la pruv. de Chen-si. Bésidence du général en chef de l'armée mandchoue.

Singapour OU Singapore (VILLE DU LlON),

v. de l'Indo-Chine anglaise, sur la côte S. de l'île du même nom, près de ia pointe S. de la presqu'île de Malacca, à l'entrée du détroit de Malacca; 100,000 hab., la plupart Chinois. C'est l'entrepôt des marchandises de l'Europe, de l'Asie méridionale et orientale, des Indes néerlandaises et de l'Australie. L'île de Singapour a été acquise par les Anglais en 1819. Elle a 32 kil. sur 20.

singara, v. de l'anc. Mésopotamie sur le Mygdonius. [grade.!

Singidunum, v. de l'anc. ftacie. Auj. Bel-\

Singitique (Golfe), golfe de la mer Egée, entre les deux presqu'îles orientales de la Chalcidique, celles de Sithonie et du mont Athos. Auj. golfe de Monte-Santo.

singlin (Antoine), né à Paris, mort en 1664, fut confesseur des religieuses de Port-Royal, puis supérieur des deux maisons de Paris et des Champs. On a de lui : Instructions chrétiennes.

Sinigagiia, v. à 35 kil. S.-E. de Pesaro, dan la prov. d'Ancône (Italie); 10,000 hab. Foire célèbre. Patrie du pape Pie IX. Anc. Sena-Gallica.

sinnamary, fleuve de la Guyanne française, se jette dans l'Atlantique, à 90 kil. N.-O. de Cayenne. Co*ls de 250 kil. Bords marécageux et malsains.

Page 1