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SIS

Slnnis, brigand de la Grèce ancienne, qui fut tué par Thésée.

Sinope, v. d'Asie Mineure, dans la Paphlagonie, sur le Pont-Euxin. Elle domina la mer Noire ; Mithridale en lit sa capitale. Elle a 5,000 hab., un bon port, une rade très sûre. Elle fut bombardée par les Russes en 1853. Patrie de Diogène le Cynique et du poëte comique Diphile.

Sintoïsme, ou religion de Sinto, religion primitive du Japon. Elle reconnaît l'existence d'un Dieu suprême, de dieux inférieurs, de génies ; elle enseigne que les âmes des hommes vertueux iront habiter les régions lumineuses, et que celles des méchants erreront éternellement dans les airs, repoussées de la terre et du ciel. Les sectateurs du Sinto n'ont pas d'idoles : ils ont généralement confondu leurs doctrines avec celle du Bouddhisme et celles de Confucius.

sintzheim, v. du grand-duché de Bade, à 20 fe.il. S. d'Heidelberg. Victoire de Turenne en

Sinuessa, v. de l'Italie anc, sur la mer Tyrrhénienne et dans le Nouveau Latium. Ses eaux thermales étaient très fréquentées. Ses ruines sont près du village de Rocca di Mondragone.

Sion, montagne de Jérusalem.

Sion, Sedunum, en ail. Sitten, v. de Suisse, capit. du canton du Valais, sur le Rhône, à 90 kil. E. de Genève; 4.000 hab. Evêché, cathédrale. Anc. capitale des Seduniens. Elle fut le ch.-l. du départem. du S,implon, en 4810.

Sion, comm. du cant. de Derval, arr. de Châteaubriant (Loire-Inférieure). Forges, verrerie ; 3,328 hab.

Sionie, anc. principauté d'Arménie, au S.-E. du lac d'Erivan. Auj. elle donne son titre à un archevêque catholique in partibus.

Sionite. V. GABRIEL.

Siouah ou Syouah, anc. Oasis d'Ammon, vallée allongée de 40 kil., dans le désert de Libye, à l'O. du Nil. Lacs salés, couches épaisses de sel gemme. Ch.-l., Siouah ; 2,000 hab. Ruines du temple de Jupiter Ammon.

Siouie, riv. de France, vient du mont Dore et se jette dans l'Allier au-dessous de Moulins. Cours de 400 kil.

Siouth ou Syouth, v. de la Haute-Esypte, sur le Nil, à 300 kil. S. du Caire ; 20 à 25,000' h. Grottes curieuses. Commerce actif. Anc. Lycopolis.

sioux, tribu indigène de l'Amérique du Nord, Le district des Sioux est en grande partie dans l'Etat dTowa.

Sioux, affluent du Missouri, dans les Etats- Unis.

Siphnos, l'une des Cyclades, à l'O. de Paros ; 45 kil. sur 8. Elle fait partie du royaume de Grèce et est comprise dans le nome des Cyclades. Auj. Siphno ou Sifanto; 8,000 hab.

Siponte, anc. v. d'Italie, sur l'Adriatique, fondée, dit-on, par Diomède. Auj. Manfredonia.

Sipyle, montagne de Lydie, dans l'Asie Mineure, domine la rive gauche de FHermus. On y trouve des ruines importantes, connues sous le nom de tombeau de Tantale.

Sirbouis lacus, lagune de la Basse-Egypte, près de la Méditerranée et du mont Cassius, à l'E.

sir-Daria ou Sihoun, anc. laxarte, fleuve de la Russie d'Asie, prend sa source au pied des monts Bolor, coule au N.-O., passe à Khokhand. Kodjend, Tachkend, Otrar et Perowski, et se jptte dans le lac d'Aral, après un cours de 4,500 kil.

Sira-iama, volcan de l'île de Nippon (Japon), haut de 3,793 met.

sirani (Giovanni- Andréa), peintre italien, né à Bologne, 4640-4670, élève de Guide.

Sirani (Elisabetta), fille du précédent, née à

Bologne, 1638-1665, a imité le Guide avec talent, et a excellé à peindre des saintes et des modo nés. Elle mourut empoisonnée.

Sirba,aftl. de droite du Niger.

Sirènes, filles du fleuve Achéloiis et de la muse Calliope, compagnes de Proserpine, furent métamorphosées par Cérès en monstres marins, parce qu'elles ne s'étaient pas opposées à l'enlèvement de sa fille. Elles avaient un buste de femme sur un corps d'oiseau; elles attiraient les navigateurs par le charme de leurs chants, et les faisaient périr dans les flots.

Sirey (Jean-Baptiste), né à Sarlat, 4762-1845, épousa une nièce de Mirabeau, et devint avocat à la Cour de cassation. On lui doit : Du tribunal révolutionnaire considéré à ses différentes époques; Recueil général des lois et des arrêts. .., depuis 4800,32 vol. in-4°; Lois civiles intermédiaires..., depuis le 4 août 4789 jusqu'au 30 ventôse an xn, 1806, 4 vol. in-8<>; Du Conseil d'Etat selon la Charte constitutionnelle; Jurisprudence du Conseil d'Etat, depuis i%06 jusqu'en 4823, 5 vol. in-4<>, etc.

Siri (Vittorio), né à Parme, 1608-4685, bénédictin, professeur de mathématiques à Venise, fut nommé par Mazarin, aumônier et historiographe du roi. On a de lui : Il Mercurio, ovvero historia de correnti tempi, en 45 vol. in-4<>, histoire de 1635 à 4655; Mémorie recondite dell'anno 4604 sino al 4640, 8 vol. in-4<>.

Siricius (Saint), pape, né à Rome, succéda à Damase en 38i, et mourut en 398.

Sirinagor OU Serinagor, V. du Pandjâb

(Hindoustan), jadis capitale florissante du Gherwal.

Siris, petit fleuve de l'Italie anc, arrosait la ÎAicanie. Auj. Sinno.

sirius, constellation du Chien ou Canicule.

Sirmium, v. de l'anc. Pannonie, sur la Save, très importante à partir du me siècle. Les Avares la détruisirent au vie siècle. On en trouve les ruines dans l'Esclavonie militaire.

Sirmond (Jacques), né à Riom, 1559-1654. de l'ordre des jésuites, fut confesseur du roi en 4637. Il a débrouillé la chronologie, commenté des ouvrages obscurs, fait revivre des auteurs ignorés. On cite surtout : Concilia antiqua Galliœ, 1629, 3 vol. in-fol.

Sirmor, petit Etat protégé de l'Hindoustan, dans le massif de l'Himalaya. Capitale, Naha.

Siroès, roi de Perse, fit périr son père Chosroès II, 628, et ordonna la mort de tous ses frères. Il ne régna que neuf mois.

Sirven, commissaire terrier à Castres et protestant, fut accusé, en 1764, d'avoir fait périr sa fille pour l'empêcher de se convertir au catholicisme. Il fut condamné à mort par le parlement de Toulouse; il se réfugia en Suisse et réclama l'appui de Voltaire qui, secondé par Elie de Beaumont, réussit, en 1775, à le faire acquitter.

Sis, v. à 65 kil. N.-E. d'Adana (Turquie d'Asie). Jadis capitale de la petite Arménie.

Sisaponte, v. de l'Espagne anc, dans la prov. de Tarraconaise. Auj. Almadea de la Plata.

Sisara, général du roi d'Azor, Jabin, fut tué, pendant son sommeil, par Jahel, femme juive.

Siscia ou Segesta, v. de la Pannonie, sur la Save. Auj. Sissek, en Croatie.

Sisenna (L. Cornélius), 120-67 av. J.-C, préteur et lieutenant de Pompée, avait écrit l'histoire de son temps, en 12 ou 14 livres.

Sisinnius, pape, né en Syrie, successeur tfe- Jean VII, ne régna que quelques jours, 708.

Sismondi (JeAN-ChaRI.ES-LÉONARD Simondede), né à Genève, 4773-4842, d'une famille originaire de Pise, vécut en Angleterre, pnis au Val-Chiusa, en Italie, où il écrivit son premier livre, Tableau de tagriculture toscane, 4804. De retour à Genève, il publia le Traité de la richesse

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