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Skrzynecki (Jean de Matha), général polonais, né en Galicie, 1786-1860, combattit dans les légions polonaises dès 1806; était chef de bataillon en 1812, et fut colonel dans l'armée polonaise. En 1830, il fut nommé, lors de l'insurrection, générai de brigade; puis, élu généralissime, le 25 février 1831, il releva le moral de l'armée; il fut vainqueur à Wawer, à Dembie, à Siedlce, à Iganie; puis fut défait à Ostroienka. Jl se réfugia en Autriche.

skye, île d'Ecosse, dans le groupe des Hébrides, au N. de Mulî, dépend du comté d'Inverness. Ch.-l., Portree. Grottes curieuses, beaux pâturages, excellents bestiaux, pêche active.

siack (La), pet. rivière, tributaire de la Manche, passe à Ambleteuse.

siane, v. de l'East-Meath (Irlande), près de la Boyne, à 11 kil. 0. de Drogheda. Ruines d'une célèbre abbaye.

Siataoust, v. de Russie, à 210 kil. N.-O. de Troïtzk, dans le gouv. d'Orenbourg; 4,500 hab. Mines d'or et de platine.

siavensk, v. de Russie, dans le gouv. et à 205 kil. S.-E. de Kharkov; 4,000 hab. Ane. capit. des Cosaques Zaporogues.

Slaves, une des grandes familles de la race indo-européenne. Leurs tribus, parties d'Asie, pénétrèrent en Europe, et s'établirent en Italie sous le nom de Wendes ou Vénètes; sur les bords de la mer Noire et du bas Danube, sous les noms de Jazyges, Bastarnes et Roxolans. A l'époque de la grande invasion des barbares, les Slaves étaient épars entre la Vistule, la Theiss et le Volga. Ils se divisaient en trois branche^. Les Wendes, ou Slaves occidentaux,

Ïui comprenaient les Tchèques, en Bohême, les eckhes, les Polèzes et les Lettons, qui s'établirent en Pologne et en Lithuanie ; les Moraves en Moravie ; les Sorabes, les Wiltzes et les Obotrites, dans la Poméranie, le Brandebourg, le Mecklembourg et la Lusace. Les Slaves septentrionaux ou Antes s'un)rent aux Finnois et formèrent le principal fond de la nation russe. Les Slaves méridionaux, ou Esclavons, se répandirent au S. du Danube, depuis l'Adriatique jusqu'à l'Archipel, sous les noms de Bosniaques, Serbes, Esclavons et Croates. Au xive siècle, les Serbes paraissaient devoir fonder un nouvel empire d'Orient, lorsque Amurat 1er les battit à Cassova, 1389; ils furent soumis par les Turks. Les Slaves de l'O. tombèrent sous la suzeraineté de Charlemagne, puis sous la domination d'Otton le Grand et de ses successeurs. Les Slaves du N. formèrent, sous la direction de quelques aventuriers Scandinaves, l'empire russe. Les Slaves, au nombre d'environ 100 millions, professent pour la plupart la religion grecque. La communauté de religion et de race, voilà les deux idées dont se sert la politique russe pour attirer sous un même gouvernement tous les Slaves : cette politique s'appelle le panslavisme.

siavoaie, anc. royaume situé sur les côtes de la Baltique, de l'Elbe à la Peene, de 1047 à 1131.

siavoaie, prov. autrichienne. V. Esclavonie.

Sleidan (JEAN Philippson, dit), né à Sleiden, près de Bonn, 1506-1556, professeur d'histoire, à Strasbourg, 1542, a écrit l'histoire dans un style clair, poli, élégant. On lui doit : un abrégé de Froissart, et une version libre de Comines ; De statu religionis et reipublicœ, Carolo quinto Cœsare, Commentarii, en 25 livres ; De quatuor summis imperiis lib. I[[, livre qui a eu plus de 60 éditions ; etc., etc.

siesvig ou Schleswig (Duché de), prov. de Prusse enlevée au Danemark en même temps que le Holstein. Il est séparé du Jutland, au N., par le cours de la Kœnigsau; du Holstein, au S., par celui de l'Eyder. Il comprend les îles d'Alsen et de Femern dans la mer Baltique, et nie de Sylt dans la mer du Nord. Capit., Sles-

vig; v. pr., Apenrade. Duppel, Eckernfœrde, Flensburg, Friedrichstadt, Friedrichsort, Husum, Tondern, Tonningen, Sonderbourg, Augustenbourg, Burg. Le Slesvig appartint au Danemark jusqu'en 1864. Il v avait dans le pays de nombreux colons allemands qui, en 1848, essayèrent d'obtenir par la révolte une administration particulière, et n'y réussirent pas. En 1864, la Prusse, l'Autriche et la Diète de la Confédération germanique sommèrent le roi de Danemark de leur donner satisfaction ; et, sur son refus, l'attaquèrent. Les Danois, vaincus a Diippel, furent chassés; l'Autriche et la Prusse se partagèrent la conquête ; puis elles se brouillèrent, et l'Autriche vaincue perdit sa part. Il forme avec le Holstein la province prussienne de Slesvig. Holstein, qui a 18,841 kil. carrés et 1,127.000 hab., presquetous protestants.

Slesvig» v. de Prusse, capit. du duché du même nom, à 12 kil. N. de Kiel ; 11,000 hab. Bon port sur la Schlei ou Schlei-Fiord. Aux environs est le château de Gottorp.

sieydinge, commune de la Flandre orientale (Belgique), à 12 kil. de Gand ; 5,000 hab.

siigo (Irlande), ch.-l. du comté du même nom à l'embouchure du Garrow dans la baie de Sligo, à 102 kil. S. de Londonderry (Connaught). Toiles, laines, grains; 11,000 hab.

Slingeiandt (Pierre van), peintre hollandais, né à Leyde, 1640-1691, élève de Gérard Dow, a peint des scènes familières et quelques portraits.

Slivno OU Selimno, Selimnia, en turk

Islamdji, v. du vilayet d'Andrinople (Turquie), au pied du Balkan. Etoffes de laine, essences de roses; canons de fusil; 20,000 hab.

sioane (Sir Hans), né à Killileagh (Irlande), 1660-1753, médecin en chef de l'armée, membre de la Société royale de Londres, membre associé de l'Académie des Sciences de France, 1708; il légua ses magnifiques collections à l'Etat. On a de lui : Catalogus plantarum quœ in insula Jamaïca sponte proveniunt vel vulgo coluntur; Voyage aux lies Madère, la Barbade, Saint-Christophe et la Jamaïque; etc., etc.

siobode-PavioTskaia, v. de Russie, dans le gouv. et près de Saint-Pétersbourg.

siobodskoï, v. du gouvern. et à 32 kil. N.-E. de Viatka (Russie), sur la Yiatka; 6,000 hab.

Siodtz (Sébastien), sculpteur flamand, né à Anvers, 1655-1726, élève de Girardon, à Paris, a laissé quelques bons ouvrages.

siodtz (René-Michel), sculpteur, troisième fils de Sébastien, né à Paris, 1705-1764, a exécuté plusieurs œuvres, remarquables pour cette époque de décadence.

sionime, v. de Russie, dans le gouv. et à 130 kil. S.-E. de Grodno; 6,000 hab.

Sloutsk, v. du gouv. et à 105 kil. S. de Minsk (Russie), sur le Sloutch; 5,000 hab.

Slovaques, peuples de race slave, répandus dans la Moravie et la Hongrie; ils sont, en Hongrie, au nombre d'environ 1,800,000, dans les montagnes du N.-O., de Presbourg à Eperies.

sinys. V. Ecluse (L').

Smaland, anc. division de la Suède, qui forme les préfectures de Calmar, Jonkœping et Cronoborg.

Smaïkalde, v. de Prusse (Hesse-Nassau), à 60 kil. N.-E. de Fulde; 6,000 hab. Fabriques d'armes, fonderie de canons. Ligue des prolestants en 1530.

Smeaton (JoHN),né à Ansthorp, dans le comté d'York, 1724-1792, a construit le beau phare d'Eddystone, dirigé les travaux de la Cahier, etc.

Smerdis, fils de Cyrus, fut tué par l'ordre de son frère Cambyse. Un mage prit le nom de Smerdis, 522 av. J.-C, et régna. Mais son imposture fut découverte ; et il fut tué avec beaucoup de mageg.

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SÔA

Smith (John), navigateur anglais, 1579-1631, conduisit une colonie en Virginie. On a de lui : Description de la Nouvelle-Angleterre, 1616.

Smith (Robert), 1689-1768, enseigna à Cambridge l'astronomie et la physique. On a de lui : Système complet d'optique.

Smith (Adam), né à Kirkaldy (Fife), 1723-1790, fut professeur de logique à Glasgow, 1751, puis de philosophie morale. Il publia la Théorie des sentiments moraux, en 1759; Traité sur V origine des langues. Dans sa Théorie des sentiments moraux, Smith pose la sympathie comme le principe de nos actions morales. Il écrivit, en 1776, son grand ouvrage : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 2 vol. in-4° ; il démontre que le travail est le principe de la richesse des nations, et pose les véritables bases de l'économie politique. Ce livre fut partout reçu avec enthousiasme, et il a fait regarder Adam Smith comme le père de l'économie politique.

Smith (Charlotte Tumer, dame), née à Londres, 1749-1806, publia Elegiac Sonnets and others essays; une {traduction de Manon Lescaut, et un assez grand nombre de romans.

Smith (James-E&ward), né à Norwich, 1759- 1828, acheta les livres et les collections de Linné. On lui doit un ass&z grand nombre d'ouvrages sur la botanique.

Smith (William Sidney-), né à Londres, 1764-1840, servit soçs Rodney, dès l'âge de douze ans, et était capitaine de 'frégate dès 1783. Il incendia l'arsenal et les vaissaux français du port de Toulon. 1793; fut pris, retenu au Temple, 1796; mais s'échappa comme par miracle, 1798. De concert avec aon ami Phelippeaux, il dirigea la défense de Saint-Jean-d'Acre, 1799. Il conclut le traité d'El-Ariseh avec Kléber, et signa la convention du 30 août 1801 avec Menou. Contreamiral, 1805, il protégea la Sicile contre les Français ; força le passage des Dardanelles, 1807 ; surveilla l'embarquement de la famille de Bragance pour le Brésil ; devint vice-amiral en 1810, amiral, 1821.

Smith (Sidney), né à Woodford (Essex), 1771- 1845, eut l'idée de la Revue d'Edimbourg, dont il fut le premier directeur, 1802. Il donna à Londres une série de lectures sur la philosophie morale ; elles eurent beaucoup de succès. Ses Lettres au sujet des catholiques, à son frère Abraham, 1808, se vendirent à plus de 20,000 exemplaires. En 1831, il devint chanoine de Saint- Paul, à Londres.

Smith (Joseph), né à Sharon (Vermont), 180d- 1844, de parents pauvres, prétendait qu'un ange lui avait révélé l'existence d'un livre écrit sur des lames d'or, contenant l'histoire des anciens habitants de l'Amérique, descendants du peuple juif, et l'Evangile éternel annoncé par Jésus. Il composa alors l'Evangile de la religion nouvelle qu'il allait prêcher, le Livre de Mormon, qu'il publia en 1830. En 1831, un premier temple fut bâti près du lac Erié (Missouri). Le nombre des Mormons s'accrut; mais ils excitèrent de vives antipathies, et furent chassés en 1835. Smith se retira dans llllinois; où s'éleva bientôt la cité de Nauvoo ; on accusa le prophète d'immoralité. Le gouverneur ordonna à Smith de se remettre entre les mains de la justice ; il se rendit à la prison de Carthage avec quelquesuns des siens; ils y furent massacrés par leurs ennemis. TT .

smith£eld, v. du Rhode-Island (Etats-Unis), à 13 kil. N.-O. de Providence; 10,000 hab.

Smithson (James), fils naturel du duc de Northumberland, 1770-1829, légua aux Etats- Unis, en 1826, 100,000 livres sterling pour fonder à Washington l'Institution Smithsonienne.

Smoiensk, v. forte de la Russie, sur le Dnieper, ch.-l. du gouv. du même nom, à

720 kil. S. de Saint-Pétersbourg ; 23,000 hab. Commerce de bois et de blé ; fabriques de papier, toiles et chapeaux. Cette ville, l'une des villes saintes de la Russie, fut prise par les Français, après les combats des 16 et 17 août 1812.

— Le gouvernement de Smolensk, situé dans la Moscovie ou Grande-Russie, a 56,041 kil. carrés et 1,224,000 hab.

Smoiiett (Tobias-George), né à Dalquhurn (Dumbarton), 1721-1771, publia Roderick Randonf son meilleur roman, 1748. Vinrent ensuite les Aventuves de Peregrine Pickle, 1751, les Aventures du comte Fathom, 1754, une traduction de Don Quichotte, 1755, Sir Lancelot Greaves, 1762. Il écrivit alors une Histoire d'Angleterre, 1757, 6 vol. in-4°, et la Continuation de cette histoire de 1688 à 1764, 16 vol. in-8°, qui a été souvent ajoutée à l'Histoire d'Angleterre de Hume. On lui doit encore un Voyage à travers la France et ritalie; il se rendit à Livourne, où il écrivit un dernier roman, Expédition of Humphrey Clinker, 1771, 3 vol. in-12.

Smorgoni, v. du gouvern. et à l'E. de Vilna (Russie), sur la Vilia, où Napoléon quitta son armée dans la retraite de Russie.

- Smyrne, en turc Ismir, grande ville de commerce de la Turquie d'Asie, sur le golfe du même nom, à 435 kil. S, de Constantinople ; 150,000 hab. Smyrne fait un grand commerce d'importation et d'exportation. La ville est partagée en haute ville ou quartier turk, e\ basse ville ou quartier franc; ce dernier, séjour des marchands étrangers, est sous l'autorité directe des consuls, et ne dépend en aucune iaçon du gouverneur turk. —Le golfe de, Smyrne forme une rade magnifique, bien abritée, par le mont Mimas au S., le Pagus à l'E., le Sipyle au N. ; il a 50 kil. de long sur 20 de large.

Smyth (William-Hekry), amiral anglais, mort en 1865, s'occupa de bonne heure de relever les cartes de la Méditerranée. On lui doit : Bedford Catalogue , Memoir descriptive of the resources, inhabitants, and hydrography of Sicily and Us islands ; et the Méditer ranean, a memoir physical and nautical.

Snaith, v. d'Angleterre, dans le comté et à 40 kil. S.-E. d'York ; 7,000 hab.

Snayers (Pierre), né à Anvers , 1593-1670, fut bon peintre d'histoire, de portraits, de ba* tailles et de paysages.

Sneek, ville des Pays-Bas, à 22 kil. S. de Leeuwarden (Frise); 8,000 hab.

Snorri sturieson, historien islandais, 1178- 1241, a publié : Snorra Edda, exposé méthodique et en prose de mythologie Scandinave; Heimskringla ouïe Globe du Monde, chronique des rois véritables ou fabuleux de la Norvège, base de l'histoire delà Scandinavie septentrionale.

Snowdon, nœud de montagnes du pays de Galles en Angleterre, entre les comtés de Caernavon et de Mérioneth ; 1,185 m. d'altitude.

Snyatvn, v. de l'empire d'Autriche, sur le Pruth, à 45 kil. E. de Koloma (Galicie) ; 7,300 hab.

Snyders (François), né à Anvers, 1579-1657, reçut les leçons de Pierre Breughel. 11 peignit avec talent des animaux, des chasses, des fruits. Rubens et Jordaens employèrent souvent le talent de Snyders ou l'aidèrent dans ses compositions.

Soana ou Sovana, v. de la province et à 94 kil. S. de Sienne. Patrie de Grégoire VII.

Soane, riv. de l'Hindoustan, se jette dans le Gange à l'O. de Patna, après un cours de 750 k.

Soanen (Jean), né à Riom, 1647-1740, de la Congrégation de l'Oratoire, devint évêque de Senez en 1695. En 1714, il refusa d'accepter la bulle Unigenitus, et fut exilé dans son diocèse. Il en appela au futur concile général, fut condamné par le concile d'Embrun, 1727, et fut exilé à l'abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne.

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