‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 538 sur 657 · SOC · texte numérisé non relu

SOC

On a de lui : Sermons sur différents sujets, prêches devant le roi; des Lettres imprimées avec sa Vie.

§èbat, afll. de droite du Bahr-el-Abiad (Nil), aux eaux limpides, mais souvent à sec, descend des hautes terres du Kàfa, dans le pays des Gallas.

Sobieski (Marc), capitaine polonais, 1525- 4606, du palatinat de Lublin, fut grand échanson de la couronne, se distingua contre les Moldaves, 1550, dans la guerre contre Dantzig, 1577, et contre les Russes, 1572-1582.

Sobieski (Jacques), fils du précédent, 1579- 1647, fut quatre fois maréchal de la diète, et reçut le nom de bouclier de la liberté polonaise. On lui doit : Comment arium Chotinensis belli; Voyages en Europe, entrepris dans les années 1608 a 1612; etc.

Sobieski (Jean), roi de Pologne, sous le nom de Jean III, né a Olesko (Galicie), 1624-1696, fils du précédent, servit en France, 1645, et mérita la bienveillance de Gondé. Jean-Casimir le nomma porte-enseigne de la couronne. 11 se distingua dans la guerre contre les Russes et contre Charles-Gustave, 1655-1660; puis contre les Cosaques, 1665; fut nommé grand maréchal de la couronne, et sauva la république, compromise par la faiblesse de Jean-Casimir. Sous Michel Roribut, il battit les Turks à Raluza, 1672* et à Buczac; Louis XIV lui offrit le bâton de maréchal. Mais la guerre contre les Turks recommença en 1673, et Sobieski, vainqueur à Choczim, s'empara de la Moldavie et de la Valachie.

A la mort de Roribut, 1674, Sobieski fut proclamé sous le nom de Jean III. Il continua glorieusement la guerre contre les Turks, 1675. Malheureusement l'anarchie enlevait au roi ses meilleurs soldats ; il essaya des réformes ; mais les Polonais s'opposèrent à ses sages mesures; les diètes étaient déchirées par l'abus du liberum veto; Sobieski fut forcé, par la politique de Louis XIV, de se rapprocher de l'empereur Léopold, et, lorsque le grand vizir Rara-Mustapha vint assiéger Vienne, il accourut, se précipita sur les Turks, les mit en déroute, el fut proclamé le sauveur de Vienne et de la chrétienté, 12 septembre 1683. La Pologne lui fit un froid accueil ; l'alliance avec l'Autriche n'était pas populaire. Sobieski n'en resta pas moins uni à l'Autriche et à la Russie contre les musulmans. A la diète de Grodno; les injustes attaques lui arrachèrent les plaintes les plus éloquentes; il voulut même abdiquer, 1688; on l'appela tyran, ennemi de la patrie; Sobieski chercha des consolations dans une nouvelle lutte contre les Turks, et resta maître de la Moldavie, 1691. Ses dernières années furent troublées par la guerre civile et par des dissensions domestiques," dont l'auteur principal était la reine. Il mourut en 1696; il a jeté un grand éclat sur la Pologne, il en a été le héros ; mais ses victoires n'ont fait que retarder la chute de son pays.

Sobieski (Jacqdes-Louis-Henri), fils aîné du précédent, né à Paris, 1667-1734. fut repoussé par la noblesse polonaise, et se retira en Silésie. En 1704, Auguste il le fit enlever avec son frère Constantin, et les retint prisonniers à Pleissenburg jusqu'en 1706. Il maria l'une de ses filles au prétendant Jacques 111, et mourut en Pologne.

Sobral, v. du Brésil, dans la prov. et à 210 k. N.-O. de Céara. Mines d'or et d'améthystes.

Sobraon, v. de l'Hindoustan, près du Sutledje, dans le Pendjab.

Sobrarbe ou Sobrarve, anc. comté indépendant d'Espagne, capit. Ainsa; aujourd'hui partie de la province d'Huesca.

Soccia (La), ch.-l. de canton, arr et à 65 k. N.-E d'Ajaccio (Corse); 852 hab.

Socbo ou Sochoth, v. de l'anc. Palestine, dans la tribu de Gad, sur le Jourdain.

Sociale (Guerre). On nomma ainsi dans l'antiquité :'lo la guerre que Cbios, Rhodes, Byzance, etc., soutinrent contre Athènes, de 359 à 356 av. J.-C. ; 2» la lutte que les Italiens, auxquels on refusait le droit de cité, entreprirent contre Rome, 90 av. J.-C. C'était une véritable guerre civile.

Société (Ile de la). V. Taïti.

Socin (Lelio Sozzini, en français), né à Sienne, 1525-1562, fut forcé de quitter l'Italie, vers 1544, s'établit à Zurich, puis séjourna en Pologne. Soumettant l'Ecriture sainte aux règles de la critiqne humaine, il niait la plupart des dogmes du christianisme.

Socin (Fausto Sozzini, en français), neveu du précédent, né à Sienne, 1539-1604, adopta ses opinions, recueillit à Zurich les écrits de son oncle ; se rendit en Transylvanie, puis en Pologne, 1579. Il défendit les sociniens, s'efforça de les réunir et donna à leur système religieux sa forme définitive. Il fut persécuté par les catholiques et les luthériens; il manqua d'être tué dans une émeute de la populace de Cracovie, 1598. Ses écrits forment les deux premiers tomes de la Bibliotheca fratrum Polonorum, 1656, 8 vol. in-fol.

Sociniens. Cette secte de chrétiens antitrinilaires ou rationalistes, dont les chefs sont les deux Socin, se répandit en Pologne, où son principal établissement fut à Rakow. Il y en a beaucoup aux Etats-Unis.

Socorro, v. de la Nouvelle-Grenade, ch.-l. de l'Etat de Santander, à 250 kil. N. de Santa- Fé de Bogota; 10,000 hab.

Socotora, île de la mer des Indes, à 200 kil. N.-E. du cap Guardafui. Montueuse, aride, elle produit surtout de l'aloès. Les habitants sont des Arabes qui ont pour capitale le chétif village de Tamarida sur la côte N. — Les anciens l'appelaient Dioscoridis insula.

Socrate, né à Athènes, 469-401 ou 400 av. J.-C, était fils du sculpteur Sophronisque et de la sage-femme Phénarète. Il travailla d'abord avec son père; mais, grâce à l'appui de Crilon, il put se livrer à des études plus élevées. Il étudia les maximes des anciens sages, et adopta le fameux précepte : Connais-toi toi-même; dès lors, on le représente allant çà et là dans Athènes, sur la place publique, dans les gymnases, les boutiques des artisans, s'entretenant, avec ceux qu'il rencontrait, des principes de leur art ou de leur métier, du fondement des lois, de l'économie domestique, des devoirs, du Dieu qui a disposé le monde avec tant d'ordre et de sagesse ; faisant la guerre aux préjugés et aux vices, réveillant les âmes et améliorant les mœurs. Pour confondre les sophistes, il avait recours à des questions qui les embarrassaient, à une sorte d'interrogatoire serré, qu'on a appelé Yironie de Socrate. Au siège de Potidée, 432-430, il sauva Alcibiade blessé. Il montra son courage à Délium, 424, à Amphipolis, 423; il condamnait les excès de la démocratie; il garda sa libre parole sous le gouvernement des Trente, résista à Critias et à Chariclès; toujours ennemi de la tyrannie, soit du peuple, soit de l'oligarchie. En 400, Melitus, Lycon et Anytus l'accusèrent d'être l'ennemi de la religion et de corrompre la jeunesse, et demandèrent qu'il fût puni de mort. L'affaire fut portée au tribunal des héliastes; Socrate se défendit lui-même avec une noble et imprudente fierté qui dut blesser ses juges. Ils étaient au nombre de 559; une majorité de trois ou de six voix le déclara coupable. Condamné à boire la ciguë, il refusa de s'évader et mourut en sage. — Sa morale, telle qu'on la trouve dans son enseignement pratique et familier, est une morale vivante et positive;

SOH

SOK

il a laissé de nobies préceptes, réhabilité le travail, relevé la dignité de la femme et celle de l'esclave; en religion, il a révélé à la Grèce et à l'Occident le Dieu invisible, le Dieu moral, intelligent, cause et principe de la vie et de l'ordre universels et enseigné l'immortalité de l'âme.

Socrate, dit le Scholastique, c'est-à-dire l'avocat, né à Constantinople, vers 379, mort après 440, a écrit, avec beaucoup d'impartialité, une Histoire ecclésiastique , en 7 livres, de 306 à

Soderini (Pierre), né vers 4450, fut proclamé gonfalonier perpétuel de Florence, en 1502, et fut déposé au retour des Médicis, 4512.

Sodoma. Y. RAZZI.

Sodome, v de l'anc. Palestine, dans la vallée de Siddim, à l'O. de la mer Morte. Elle fut détruite par le feu du ciel.

Sodor, ch.-i. de l'île de Man.

Sœderfors, v. du gouvern. d'Upsal (Suède), au N. Forges importantes.

Sœderhamn, v. de Suède, dans le lan et à 90 kil. N. de Gèfle, sur le golfe de Bothnie.

§œderkœping, v. de Suède, dans le lan et à 42 kil. E. de Linkœping. Eaux minérales.

Sœmias ou Sœmis (Jdliâ), sœur de Julia Mœsa, mère d'Héliogabale, s'associa à ses extravagances, présida un sénat de femmes, et fut massacrée avec son fils.

Sœmmering; ( SAMUEL- THOMAS de), anatomiste allemand, né à Thorn, 1755-1830, l'un des créateurs de l'anatomie chirurgicale. Ses ouvrages les plus remarquables sont : De la structure du corps humain; Sur le supplice delà guillotine; Figures des organes des se?is, 4 vol. in-fol., etc. En 1809, il eut l'idée première de la télégraphie électrique.

Sœmmering (Monts), chaîne de montagnes, qui se détache des Alpes Styriennes, entre l'Autriche et la Styrie.

Sœmund sigfusson» historien islandais, né en 1056, a recueilli les chants des anciens Scaldes, sous le nom d'Edda poétique.

Sœndenfields, nom de la région S.-E. de la Norvège.

Soest, v de Prusse, à 23 kil. N. d'Arensberg (Westphalie) ; 10,000 hab. Saline, fabriques de cuirs et d'eaux-de-vie de grains.

Sofala, fi. d'Afrique, arrose le pays du même nom, et se jette dans le canal de Mozambique, au-dessous de Sofala, cours de 350 kil.

Sofala (Côte de), nom de la côte d'Afrique, entre les embouchures du Zambèze et du Marfumo. — Ville de l'Afrique portugaise, sur la Sofala, ch.-l. du gouvern. du même nom, à 900 kil. S.-O. de Mozambique. C'est une colonie portugaise peu florissante.

Soffarides, dynastie persane, qui régna sur le Séistàn, Balk, le Khoraçân, le Kermân, le Tabaristân, de 872 à 902.

Sogd ou Zer-Afchan, anc. Polytimetus, riv. du Turkestan, dans la Boukharie, arrose Samarkand, et se perd dans le lac Karakoul, près du Sir-Daria. On l'appelle Kohik, dans la partie supérieure de son cours, qui est de 450 kil.

Sogdiane, pays de la haute Asie, était située entre le pays des Scythes au N., ceux de Saces et des Indiens à TE., la Bactriane au S., la Margiane à l'O. Elle touchait à l'Iaxarte et à l'Oxus. Cette région est aujourd'hui le khanat de Bokkara et le Turkestan russe. Cyrus y fonda Cyropolis, auj. Khodjend. Alexandre la soumit avec peine, et y fonda Alexandrie de l'Oxus et Alexandreschata sur l'Iaxarte. Capit., Maracanda, auj. Samarcande.

Sogdien, roi de Perse, 424 av. J.-C, deuxième fils d'Artaxerxès 1er, fut mis à mort par son frère, Ochus ou Darius II Nothus.

soham, bourg d'Angleterre, à 10 kil. S. d'Ely,

dans le comté de Cambridge; 3,700 hab. Fromages renommés.

Sonar, v. d'Arabie. V. Oman.

Sohl, comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà du Danube, ch.-l. Neusohl ou Besztercze- Banya.

Sohn (Charles-Ferdinand), né à Berlin, 1805- 1867, élève de Schadow. fut l'un des peintres les plus populaires de l'école de Dusseldorf. Il a surtout acquis une grande réputation par ses portraits, d'une finesse et d'une grâce remarquables.

Sono, bourg d'Angleterre, à 2 kil. N.-O. de Birmingham, dans le comté de Stafford. Grande usine fondée par Watt et Boulton.

Soignies, v. de Belgique, sur la Senne, à 18 kil. N.-E. de Mons (Hainaut) ; 7,000 hab. Grande exploitation de carrières dé pierre ; forges, raffineries de sel.

Soignies, forêt du Brabant (Belgique) ; elle n'a plus que 4,000 hectares.

Soissonnais, un des dix pays de l'Ile-de- France, ch.-l. boissons. Auj. partie du départ, de l'Aisne.

Soissons, Noniodunum, Suessionum civitas, ch.-l. d'arrond. du départ, de l'Aisne, à 41 kil. S.-O. de Laon, sur l'Aisne. Place forte, évêché. Eglise cathédrale du xne et du xme siècle, église abbatiale de Saint-Léger, du xne siècle. Poterie, quincaillerie, mercerie, tapisserie, bonneterie ; comm. de haricots. Elle était la capitale de Syagrius, qui y fut battu par Clovis, 486 ; Louis le Débonnaire y fut déposé par ses fils, en 833, dans l'abbaye de Saint-Médard ; Charles le Simple y fut battu par Bobert, 923 ; 11,112 hab.

Soissons (Royaume de). C'est le nom que porta d'abord, après la mort de Clovis, le royaume plus connu sous le nom de Neustrie.

Soissons (Comte de). Il y eut, dès le ix« siècle, des comtes de Soissons, qui furent vassaux des ducs de France.

Soissons (Charles de Bourbon, comte de), fils de Louis I", prince de Condé, et de Françoise d'Orléans-Longueville, né à Nogent-le-Botrou, 1566-1612, eut le gouvernement du Dauphiné;puis, sous la régence de Marie de Médicis, celui de Normandie , et s'allia au prince de Condé contre la régente.

Soissons (LOUIS de Bourbon, comte DE), fils

du précédent, né à Paris, 1604-1641, gouverneur du Dauphiné, entra dans toutes les cabales de cette époque de troubles. De concert avec les ducs de Bouillon et de Guise, il prit les armes contre Richelieu, et fut soutenu par les Espagnols ; vainqueur au combat de la Marfée, il fut trouvé mort.

Soissons (Eugène-Maurice de Savoie, comte de), fils puîné de Thomas de Savoie, prince de Carignan, et de Marie de Bourbon, héritière du comté de Soissons, né à Chambéry, 1635-1673, épousa Olympe Mancini, nièce de Mazarin, 1657, fut nommé colonel général des Suisses et gouverneur de Champagne.

Soissons (Olympe Mancini, comtesse de), née à Rome, 1640-1708, épouse du comte de Soissons, suriritendante de la maison de la reine, entra en lutte avec la duchesse de Navailles, et se fit éloigner. Elle fut compromise dans l'affaire des poisons, avec sa sœur, la duchesse de Bouillon, par les déclarations de la Voisin, 1679 ; se laissa juger par contumace; et finit par s'établir à Bruxelles, 1680.

Soja, riv. de Bussie, prend sa source dans le gouv. de Smolensk, arrose ceux de Mohilev, Tchernigov, et se jette dans le Dnieper, après un cours de plus de 480 kil.

Sojaro(Le). V. GATTI.

Soko, v. de la Guinée septentrionale, capit. du roy. nègre du même nom, au N. de Coumassie.

SOL

SOL

Sôkoto. V. SAKKATOU.

Soiana, v. d'Espagne, dans la prov. et à 35 kil. N.-O. de Valence ; 7,000 hab.

Soiander (Daniel-Charles), naturaliste, né à Upsa,l, 1736-4781. accompagna Gook dans son premier voyage, 1768-1771, et a publié Fossilia Hantoniensa, etc.

Soiari ou Solario (Antonio), dit il Zingaro, peintre italien, né dans les Abruzzes, 1382-1455. Ses têtes ont beaucoup d'expression ; ses paysages sont bien composés.

«soiari (Cristoforo), dit il Gobbo (le Bossu), sculpteur et architecte milanais du xve siècle. — Son frère, Andréa, fut coloriste habile, et travailla au château de Gaillon en France.

Soidau, v. de Prusse, dans l'arrond. et à 20 k. S.-O. de Neidenburg (Prusse) ; 2,200 hab. Eaux ferrugineuses.

Soidin, v. de Prusse, dans l'arrond. et à 80 kil. N. de Francfort-sur- l'Oder, sur le lac du même nom (Brandebourg) ; 6,000 hab. Fabriques de draps, rubans, toiles et cuirs.

Sole (Antonio-Maria dai) , peintre italien, né à Bologne, 1597-1684, élève de l'Albane, eut de la réputation comme paysagiste. — Son fils, Jean-Joseph, né à Bologne, 1654-1719, se plaça au premier rang des peintres de son temps, par l'élégance de ses compositions et son coloris remarquable.

Soiebay, baie de la côte S.-E. d'Angleterre, où Ruvler résista à la flotte anglo-française, en

Soiedad, une des îles Falkland ou Malouines.

Soiedad (La), village du Mexique, au pied des Cumbres, à 25 kil. E. de Puebla. Le président Juarez y signa une convention, pour la paix,

19 février 1862.

Soles, Soli, v. de l'anc. Cilicie, colonie de Rbodes. Auj. Meztlu.

Soies, Soli, v. de Chypre sur la côte N., bâtie, dit-on, par Solon, qui lui donna son nom.

Soiesmes, comm. du canl. de Sablé, arrond. et à 30 kil. N.-O. de la Flèche (Sartbe) ; 850 hab. En 1833, des prêtres se réunirent dans l'ancien prieuré de bénédictins pour y rétablir l'ordre de Saint-Benoît. Le prieuré de Soiesmes a reçu Je titre d'abbaye du pape Grégoire XVI, en 1835.

Soiesmes, ch.-l. de canton, arrond. et à

20 kil. E. Cambrai, sur la Selle (Nord). Tissus de lin et de toiles ; 6,390 hab.

Soieure, en allemand Solothurn, capit. du canton du même nom (Suisse), sur l'Aar ; 6.000 h. Résidence de l'évêque catholique de Bâle. On y remarque les églises de Saint-Ours et des Professeurs, l'Arsenal, qui contient une belle collection d'armures anciennes, le Muséum, etc. Elle entra dans la Confédération suisse, en 1481. — Le canton de Soieure, au N.-O. de la Suisse, a 785 kil. carrés, le treizième par sa population, 80,500 hab. 11 professe la religion catholique et parle l'allemand. Le gouvernement est démocratique.

Soieure, château près de Montmédy, où fut signée une trêve entre Louis XI et Charles le Téméraire, en 1475.

Solfatare (La) ou la Soufrière, anc. Campi Phlegrœi, cratère de volcan éteint entre Pouzzoles et Naples.

Soieyei, oasis du Nedjed, au S.-O.

Soiférino, bourg d'Italie, près de la rive dr. du Mincio, à 4 kil. S.-E. de Castiglione. Victoire des Français, le 24 juin 1859.

Solié (Jean-Pierre Soulier, dit), compositeur, né à Nîmes, 1755-1812, composa plusieurs opéras d'un style facile et enjoué : Jean et Geneviève, 1792 ; le Jockey, 1795 ; le Secret, le Diable à quatre, etc.

Solignac, ch.-î. de cant., arr. et à 12 kil. S. du Puy (Haute-Loire), sur la Loire. Abbaye célèbre au vue siècle; 1,330 hab.

Solignac. comm. du cant.. de l'arr. et à 11 kil. S., de Limoges (Haute-Vienne). Porcelaine.

Soligni, comrn. du cant. de Bazoches, arr. et à 11 kil. N. de Mortagne (Orne); 850 hab. Grand couvent de la Trappe.

Soiikamsk, v. de Russie, dans le gouv. et à 200 kil. de Perm, sur la Kama; 5,000 hab.

Soliman, calife ommiade, fils d'Ad-el-Melek. 715-717. [Turks ottomans, 1403-1410.]

Soliman I", fils aîné de Bajazet, sultan desj

Soliman II, dit le grand, le Législateur, le Magnifique, sultan, fils de Selim 1«, né en 1595, succéda à son père en 1520 et mourut en 1566. Il acheva la soumission de la Syrie et des Mamelouks d'Egypte, puis tourna ses armes contre l'Europe. Il prit Belgrade, 1521, et une parlie de la Hongrie. En 1522, il s'empara de l'île de Rhodes. En 1526, il envahit la Hongrie, fut vainqueur à Mohacz, s'empara de Bude, et prit sous sa protection Jean Zapoly, rival de Ferdinand d'Autriche. En 1529, il conduisit 120,000 hommes devant Vienne, mais fut contraint à la retraite ; il revint, sans plus de succès, en 1530 et 1532. Il signa une trêve avec Ferdinand, et marcha contre la Perse, 1533. Il prit Tauris, Bagdad, 1534, réunit l'Yémen à son empire, 1538. 11 s'était de bonne heure uni secrètement à François I«r contre Charles-Quint, et en 1535 signa avec lui les fameuses capitulations qui ouvraient aux Français, avec privilèges, le commerce du Levant. Après l'échec de Charles-Quint contre Alger, 1541, Soliman s'unit ouvertement à François Ier. et la flotte turque rejoignit à Toulon la flotte française pour aller bombarder Nice, 1543. Il recommença la guerre contre la Perse, en 1547, et, vainqueur près de Van, fit la conqnête du Chirvan et de la Géorgie. La Hongrie fut de nouveau envahie ; mais les Turks échouèrent devant Malte, 1565, et Soliman mourut de colère et d'apoplexie, au siège de Szigeth. en Hongrie. C'est le plus illustre des sultans ; on lui reproche la mort de son fils Mustapha qu'il sacrifia aux artifices de sa favorite Roxelane; et la mort de son grand vizir Ibrahim. Il aimait les mathématiques et l'histoire; il fonda des collèges et des bibliothèques.

Soliman m, sultan, régna de 16S7 à 1691.

Soliman, roi de Perse, fils et successeur d'Abbas II, né en 1646, régna de 1666 à 1694. L'empire ne fut sauvé que par les talents supérieurs de son ministre Cheikh-Ali-Khan.

Soiimena (Francesco), peintre italien, né à Nocera de' Pagani, 1657-1747, fut en quelque sorte un artiste universel et composa un grand nombre de tableaux en tout genre.

Solimoes OU Solimoens, un des noms du Rio des Amazones.

Solinus (Caius Julius), compilateur latin, vivait probablement au me siècle. On a de lui un Abrégé de géographie, intitulé Collectanea rerum memorabilium ou Polyhistor. Solinus avait encore composé un poème sur les poissons.

Solingen, v. de Prusse, dans l'arr. et à 36 kil. E. de Diisseldorf (Prov. du Rhin) ; plus de 20,000 hab. Cette ville est le centre d'une très grande fabrication de lames de sabres, d'épées et de fleurets, de coutellerie, quincaillerie.

Solis (Jdan Diaz de), navigateur espagnol, né à Lebrixa au milieu du xve siècle, découvrit avec Pinçon les bouches de l'Amazone, en 1507, reconnut les côtes du Brésil, fut tué et mangé par les Indiens Charruas, 1515.

Solis (Antonio de), né à Alcala de Hénarès, 1610-1686, ami de Calderon, écrivit avec talent plusieurs comédies, comme V Amour à la mode; puis Orphée et Eurydice ; les Triomphes de VAmour et de la Fortune, comédie. Historiographe des Indes en 1666, il ne composa plus

SOL

Page 1