‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 546 sur 657 · SPE · texte numérisé non relu

SPE

SPI

de son voyage dans le Journat of the discovery of the source of the Nile, trad. en français. Speke est mort des suites d'un accident de chasse.

Speiio, v. du roy. d'Italie, dans la prov. et à. 6 kil. N.-O. de Foligno; 6,200 hab.

Speiman (Henry), né à Congham, près Lynn (Norfolk), 1562-1641, a écrit plusieurs ouvrages érudits : Glossarium archœologicum ; Concilia, décréta, leges Ecclesiœ Angliœ; Codex legum veterum regni Angliœ.

Spencer (ROBERT), COHlte DE Suuderland,

né à Paris, 1641-1702, par la protection de la duchesse de Portsmouth, entra dans le ministère, 1679. Type de l'immoralité de son époque, il se déclara d'abord contre le duc d'York, puis le servit avec un dévouement servile, se laissa convertir par le roi au catholicisme, se vendit secrètement à Louis XIV, puis s'unit à Guillaume d'Orange, qui le nomma grand chambellan, en 1695.

Spencer (George-John) , vicomte Althorp, puis comte Spencer, 1758-1834, fut ministre avec Pitt. Dibdin, qui fut son bibliothécaire, a publié la Bibliotheca Spenceriana, 7 tom. in-8», description des richesses littéraires du château d'Althorp et de l'hôtel Spencer

Spendius, jadis esclave à Rome, l'un des chefs des mercenaires révoltés contre Carthage, 240, fut mis à mort par A^milcar.

Spener (Philippe-Jacques), né à Ribeauvillé (Alsace), 1635-1705, premier pasteur à Francfort, établit chez lui, vers 1670, des assemblées appelées Collegia pietatis, pour donner tous les éclaircissements possibles sur la morale évangélique. Il fut prédicateur à la cour de Dresde, puis continua à Rerlin ses efforts pour une régénération religieuse. Ses disciples se sont appelés les piétistes. Il a écrit plus de 140 ouvrages.

Spenser (Hugues), nom de deux favoris, le

Îère et le fils, d'Edouard II, roi d'Angleterre ls furent pris dans Rristol et pendus, 1327.

Spenser (Edmond), né à Londres, 1552-1599, commença son Calendrier du berger, qui parut en 1579; il donne pour chaque mois de l'année une pastorale, en vers anglais de mesures différentes. Il fut protégé par Ph. Sidney et par Leicester ; Walter Raleigh le présenta à Elisabeth, et il publia en 1590 les trois premiers livres de la Reine des Fées (The Faerie Queeri), formant 36 chants. Il fit également paraître de petits poèmes : le Retour de Colin Clout ; le Conte de la mère Hubbard ; les Larmes des Muses, etc. ; puis publia trois nouveaux livres de. la Reine des Fées. Il échappa avec peine aux insurrections de l'Irlande, y perdit ses domaines et mourut à Londres, ruiné. La Reine des Fées est une série d'épopées faiblement rattachées l'une à l'autre ; il a pris son sujet dans le cycle d'Arthur et des chevaliers de la Table ronde ; c'est la peinture des combats de l'âme contre les passions; c'est aussi la lutte de la réforme contre le catholicisme. C'est peut-être l'œuvre la plus pure et la plus originale du xvie siècle.

speranski (Michel, comte), russe, né à Tcherkoutino (Vladimir), 1772-1839, fils d'un pope de village, professeur, fut attaché au conseil de l'empire, et devint secrétaire d'Etat, en 1801. Son activité incroyable s'exerça sur toutes les Darties de l'administration et il eut un pouvoir supérieur à celui des ministres. Il fut exilé en 1812. Gouverneur de Penza, 1816, gouverneur général de la Sibérie. 1819, il organisa l'administration de ce pays. Il fut chargé par Nicolas ['achever le digeste ou corps des lois russes ; :e travail forme 45 vol. in-4° ; il l'a condensé dans un Précis, 1833. 15 vol. in-8°, qui sert encore de guide dans la législation russe.

Sperchius, petit fleuve de la Grèce anc.

coulant du Pinde entre l'Othrys au N. et l'OEta au S., et se jetant dans le golfe Maliaque, près d'Anticyre. Auj. Hellada.

Speroni, dit degli Alvarotti, né à Padoue, 1500-158S, a écrit une tragédie, la Canace, qui a longtemps passé pour un chef-d'œuvre.

Spessart, Spesshardt, montagne d'Allemagne, au N.-O. de de la Ravière, se rattachant au N. à la chaîne du Rhôn-Gebirge.

Spetzia, Tiparenos, île de l'Archipel, sur la côte E. de la Morée, à l'entrée du golfe de Nauplie. Elle a 15,000 hab., qui font un assez grand commerce. Elle joua un rôle important dans la guerre de l'indépendance. Elle dépend de la nomarchie d'Argolide-et-Corinthie (Grèce).

Speusippe, né à Athènes, fils d'une sœur de Platon, l'accompagna en Sicile, lui succéda dans la direction de l'Académie, de 347 à 339, et se rapprocha de la philosophie morale d'Aristote.

Spej, petit fl. d'Ecosse, prend sa source dans le lac de Spey, traverse le comté d'Elgin, et se jette dans le golfe de Murray. Cours de 160 kil.

Speyer, nom allemand de Spire.

Spezet, comm. du cant. de Carhaix, arr. de Châteaulin (Finistère) ; 2,987 hab.

Spezzia (La), v, du roy. d'Italie, port militaire au fond du golfe du même nom, à 85 kil. S.-E. de Gênes; 30,000 hab. Le golfe de la Spezzia, Portus Lunœ, est l'un des plus beaux bassins du monde.

Sphactérie, petite île de la mer Ionienne, sur la côte de Messénie, à l'entrée de la baie de Navarin. Auj. Sphagia.

Spnseria, auj. Poros, île de la mer Egée, près de la côte de TArgolide.

Sphinx, rocher colossal, à l'E. de la deuxième pyramide de Ghiseh, auquel les Egyptiens donnèrent la forme d'une lionne à tête de femme.

Sphinx, monstre fabuleux, né de Typhon et d'Echidna, qui désolait la route de Delphes à Thèbes, en proposant des énigmes aux passants, et qu'OEdipe fit périr.

Spicker (Chrétien-Gdillaume), né à Rrandebourg (Prusse), 1780-1858, professeur, aumônier, surintendant et pasteur supérieur à Francfort, 1818. On lui doit des ouvrages pour la jeunesse, des livres de piété, plusieurs Recueils de sermons ; des ouvrages d'érudition : Histoire de Luther et de ses reformes ; Histoire de l'Eglise et de la Réformation dans la province de Brandebourg ; Hist. de la Réformation en Allemagne jusqu'à la paix d'Augsbourg ; Histoire de la ville de Francfort-sur-V Oder ; etc.

Spiegel (Henri), né a Amsterdam, 1549-1612. Son poème, Hart Spieghel (le Miroir du cœur), 1614, in-12, est d'un style nerveux et imagé.

Spielberg, citadelle de l'Autriche, qui défend la ville de Rrunn ; jusqu'en 1857, prison d'Etat.

Spielmann (Jacques-Reinhold), médecin et chimiste, né à Strasbourg, 1722-1783, a laissé des ouvrages remarquables par la science, la précision, la clarté.

Spifame (Jacques-Paul), né à Paris, 4502- 1566, conseiller au parlement, conseiller d'Etat, évêque de Nevers, 1546, se rendit à Genève, }559, abjura le catholicisme, et fut consacré ministre par Calvin. Le parlement le condamna, par défaut, à être pendu, 1562 ; à Genève, il fut condamné à mort comme adultère.

Spina, anc. v. d'Italie, dans le territoire des Lingons (Gaule Cispadane), sur l'embouchure S. du Pô.

Spinaionga, bon port au N. de l'île de Candie.

Spinazzoïa, v. de la prov. et à 20 kil. E. de Venosa (Italie) , 5,000 hab.

Spincourt, ch.-l. de canton, arrond. et à. 34 kil. S.-E. de Montmédy (Meuse) ; 508 hab.

Spineiii (Matteo), né dans la province (ta Rari, 1230-1285, soutint Charles d'Anjou, et, dans

SPO

SPR

ses Diurnali, a raconté les événements contemporains.

Spineliî (Spinello), dit Spinelli Aretino, né à Arezzo, 1323-1415, a composé beaucoup de fresques et des tableaux d'un coloris vigoureux.

s i>i do la (ambrogio, marquis de), né à Gènes, 4569-1630, d'une des premières familles de Gènes, s'appliqua d'abord aux lettres et aux mathématiques ; puis s'improvisa général , prit à sa solde 9,000 vieux soldats, et les conduisit à ses frais dans les Pays-Bas, 4602. 11 se montra le digne rival de Maurice de Nassau, prit Oslende après un siège célèbre, 1604; et déploya les plus grands talents. Il soutint la cause de Ferdinand II, s'empara du Bas-Palatinat, et prit Bréda. en 1625. Il fut lieutenant général de Philippe IV, dans le Milanais.

Spinoza (BarucH de), né à Amsterdam, 1632- 4677, appartenait à une famille de juifs espaT gnols. Il s'affranchit bientôt de l'orthodoxie rabbinique, et fut le disciple de van Ende ; il lut, avec une avide curiosité, les œuvres de Descartes. Persécuté par les juifs, il quitta Amsterdam en 1656, et finit par s'établir à La Haye ; taillant le verre, d'un parfait désintéressement, uniquement voué à l'étude, il mourut dans la plus grande pauvreté. Il a publié de son vivant : Renati Descartes Principiorum philosophiez pars I et II, more geometrico démons tratœ, 1663 ; Tractatus theologico-politicus, 1670, ouvrage proscrit dès son apparition. Ses écrits posthumes, publiés, dès 4677, sont : Ethica more geometrico demonstrata ; Tractatus politicus ; Tractatus de emendatione intellectus; 74 Lettres et Compendium grammatices linguœ hebreœ. Toute sa philosophie n'est que le développement d'une seule idée, celle de la substance; il affirme qu'il n'y a qu'une substance, qu'un être, c'est Dieu ; du sein de la substance s'écoulent une infinité d'attributs, et ces attributs ont une infinité de modes. Dieu est tout, tout est lui ; c'est la doctrine appelée le panthéisme. Il a donné au panthéisme sa forme la plifs rigoureuse et la plus originale ; son influence a été immense sur la philosophie allemande du xix« siècle ; Fichte, Schelling , Hegel relèvent plus ou moins de lui.

Spire, anc. Augusta Nemetum ou Noviomagus, en allemand Speyer, v. de Bavière, ch.-l. du cercle du Palatinat du Bhin, sur Je Bhin, à 265 kil. N.-O. de Munich ; 15, 500 hab Jadis évêché princier. Belle cathédrale du xive siècle. Spire a joué un grand rôle dans l'histoire d'Allemagne. Elle fut de 4796 à 4814 sous-préfecture du départ, du Mont-Tonnerre.

Spiridion (Saint), évêque de Trimithonte (Ghypre), mort en 348. Fête, le 44 décembre.

Spitïiead, rade formée par la Manche sur la côte S. d'Angleterre, entre la côte S.-O. du Hampshire et la côte N.-E. de l'île de Wight.

spitzberff, groupe d'îles situé à 600 kil. au N. de la Laponie, entre 76<> et 81» lat. N. Il se compose de grandes îles montueuses (Terre N.-E.. Terre N.-O., Terre des Etats, les Sept-Ues, l'île Charles) et d'une multitude d'îlots et de récifs. On y trouve des rennes, des renards et des ours ; la température moyenne de l'hiver est de — 48<>, celle de l'été de 3°."

Splugen, village de Suisse, à 37 kil. S.-O. de Coire (Grisons), au pied de la gorge du même nom, où l'on a construit une belle route de 4818 à 4820.

Spohr (Louis), né à Brunswick, 4784-4859, fit représenter plusieurs opéras à Francfort, devint maître de chapelle à Cassel, 4822, et y composa Jessonda, l'Esprit de la Montagne, V Alchimiste, Pietro d'Albano, les Croisés. Il a fondé une école de violon célèbre, a été excellent chef d'orchestre, et a joui d'une grande renommée, comme compositeur. ,

Spolète, v. de la province d'Ombrie ou de Pérouse (Italie), sur la Maroggia, à 490 kil. S.-E. de Florence. Archevêché ; belle cathédrale de la Benaissance , ruines d'un théâtre et d'un palais de Théodoric le Grand. Fabriques de draps. Spolète fut le ch.-l. du département de Trasiniène, dans le roy. d'Italie, sous Napoléon 1er • 21,000 hab.

spoiverini (Giambattista, marquis), né à Vérone, 4695-4762, a écrit un poème sur la Culture du riz, en 5,000 vers.

spon (Jacob), né à Lyon, 4647-4685, médecin, eut de bonne heure l'amour des antiquités. Il rapporta de ses voyages un grand nombre d'inscriptions et 450 manuscrits. Parmi ses ouvrages on cite : Recherches des antiquités et curiosités de Lyon ; De l'origine des estrennes ; Relation de l'état présent de la ville d'Athènes ; Jgnotorum atque obscurorum quorumdam Deorum aras. ; Voyage d'Italie, de Dalmatie, de Grèce, du! Levant ; Histoire de la république de Genève; etc.

Sponde (Henri de), né à Mauléon, 4568-1643, filleul de Henri IV. abjura le calvinisme en 4595, et fut nommé en 4626 évêque de Pamiers. On a de lui : Annales ecclesiastici Baronii in epitomen redacti; Annalium Baronii continuatio (4497-4640), 2 vol. in-fol.

Spontini (Gaspare-Luigi-Pacifico), né à Majolati (Marche d'Ancône), 4779-4851, étudia à Naples, fut remarqué par Cimarosa, et dès 4796 écrivit de nombreux opéras. Il vint à Paris en 4803 ; protégé par Joséphine, il put faire représenter, en 4807, la Vestale, qui eut le plus grand succès. En 4809, Fernand Cortez réussit également. En 4820, il accepta du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, les fonctions de surintendant de sa musique , et de directeur de son opéra. Il écrivit alors l'opéra - ballet , Lalla Roukh ; Nurmahal, grand opéra ; Alcidor, opéra féerique, et Agnès de Hohenstaufen, l'un de ses chefs-d'œuvre. Il composa une marche pour la fête du roi de Prusse, le Chant du peuple prussien, etc. Il revint en France, et fut nommé membre de l'Institut.

Sporades, c'est-à-dire éparses, nom anc des îles de l'Archipel situées entre les Cyclades à l'O. et l'Asie Mineure à l'E. Les principales étaient : Théra, Ios, Amorgos, Astypalée, Icaria, Patmos, Cos, Chalcia, Carpathos. Auj. ces îles sont partagées entre la Grèce et la Turquie.

Spranger (Barthélemi), peintre flamand, né à Anvers, 1546-1628, a exagéré la manière de Michel-Ange.

Sprée (La), riv. qui prend sa source près de Neu-Salza en Saxe, entre en Prusse, arrose Bautzen, Berlin, Charlottembourg, et se jette dans le Havel, en face de Spandau. Cours de

Spremberg, v. de Prusse, dans l'arr. et à 110 kil. S. de Francfort-sur-l'Oder (Brandebourg) ; 5,200 hab.

Sprengel (Mathieu-Chrétien), né à Bostock, 1746-1803,,a écrit : Histoire des découvertes géographiques les plus importantes; Vie de Hyder- Aly et de Tippo-Saheb ; Histoire des Mahrattes dans la dernière guerre avec les Anglais; Histoire des révolutions de l'Inde de 1756 à 1783 ; etc.

Sprengel (Kurt-Polycarpe-Joachim), né en Poméranie, 4766-1833, neveu du précédent, médecin et professeur à Halle, a écrit de nombreux ouvrages, surtout sur l'histoire de la médecine et de la chirurgie.

Sprimont, Commune de la prov. et à 49 kil. de Liège (Belgique), sur l'Ourthe et l'Amblève ; 3,000 hab. '

Springfield, v. des Etats-Unis, capit. de l'Etat d'illinois; 8,000 hab. — V. des Etats-Unis, sur le Connecticut, à 442 kil. O. de Boston (Massachusetts); 33,000 hab.; arsenal; fabr. d'armes. — V. des Etats-Unis , sur le Connecticut, eu

STA

STA

face de Gharlestown (Vermont), 4,000 hab. — Village du Missouri, à 150 kil. de Jefferson, où les Fédéraux furent battus, en 1861. V. de l'Ohio.

Sprottau, v. de Prusse, dans l'arr. et à 67 k. N.-O. de Liegnitz (Silésie) ; 5,000 hab.

Spurzheim (Jean-Gaspard), né près de Trêves, 1776-1832, disciple de Gall, publia avec lui YAnatomie et physiologie du système nerveux. Il a fait subir des modifications au système de Gall ; c'est lui qui l'a nommé phrénologie. Parmi ses ouvrages particuliers on cite : Observations sur la phrénologie ; the Physionomical Systems of Gall and Spurzheim ; Du Cerveau sous le rapport anatomique ; etc.

Sqnarcione (Francescû), peintre, né à Padoue, 1394-1474, y ouvrit une école célèbre et mérita le surnom de il primo maestro de' pittori.

Squillace, Scylaceum, v. de la prov. et à 26 kil. S. de Catanzaro (Italie), près du golfe de Squillace; 4,800 hab. Evêché.

Sse-aïa-Kouang, historien chinois, né vers 1018, mort en 1086, écrivit un ouvrage, longtemps classique, le Toung-kian, chronique qui comprend 14 siècles depuis 1110 av. J.-G.

Sse-Bla-Tsian, historien chinois, né vers 445 av. J.-G., mort vers 80, a composé un grand recueil historique, Sse-ki, divisé en 130 livres ; il commence au règne de Hoang-ti, en 2697, et finit en 122 av. J.-C.

Ssis, v. au S.^E. de l'Asie Mineure (Turquie d'Asie), dans la prov. d'Adana. Résidence du patriarche des Arméniens-Unis.

staai (Marguerite-Jeanne Cordier de Launay, baronne de), née à Paris, 1684-1750, fille d'un pauvre peintre, fut placée, comme femme de chambre, auprès de la duchesse du Maine, jusqu'au jour où une lettre charmante qu'elle écrivit à Fontenelle attira l'attention sur elle. Impliquée par la duchesse dans la conspiration de Gellamare, elle résista, prisonnière à la Bastille, pendant deux ans. La duchesse la maria au baron de Staal. Elle a laissé des Mémoires, l'un des meilleurs livres du xvnie siècle par l'esprit, le goût et le style.

Stables, Stabiœ, anc. v. de Campanie, près de Pompéi, engloutie par l'éruption du Vésuve, l'an 79 ap. J.-G. Auj. Castel-a-Mare di Stabia.

Stabroek. V. GEORGETOWN.

Stace (Publius Papinids Statius), né à Naples, 61-96, fils d'un poète souvent couronné, eut de bonne heure une grande facilité pour la versification. A vingt ans, il commença la Thébaïde, poème épique en douze chants; puis publia cinq livres de poésies diverses ou Sylvce; il entreprit un second poème épique, l'Achilléide ; il ne put achever que les deux premiers chants. Sa poésie est brillante, mais souvent creuse.

§tachelberg , dans le canton de Glaris (Suisse), sur la Linth. Bains renommés.

Stade, v. forte du Hanovre (Prusse), à 33 k. O. de Hambourg, près de l'Elbe ; 8,500 hab. Armements pour la grande pêche. Elle fut. sous Napoléon I", sous-préfecture du départ, des Bouches-de-1'Elbe.

stadeo, commune de la Flandre orientale (Belgique), à 23 kil. d'Ypre&,; 4,500 hab.

Stadion (JEAN - PHILIPPE - CHARLES - JOSEPH ,

comte de), né à Mayence, 1763-1824, fut ambassadeur d'Autriche à Stockholm, à Londres, à Berlin, à Saint-Pétersbourg: ministre des affaires étrangères après la paix de Presbourg; et poussa toujours à la guerre contre la France.

Stadt-am-Hof, v. du Haut-Palatinat (Bavière), sur la rive gauche du Danube, en face de Hatisbonne.

staefa, bourg de Suisse, dans le canton et sur le lac de Zurich ; 3.800 hab. Eaux minérales.

staëi.Holstein (Eric-Magnus, baron de)

né en Ostrogothie, 1749-1802, ambassadeur à Paris, en 1783, épousa Mlle Necker, en 1786Î cette union ne fut pas heureuse.

Staël. Holstein ( ANNE - LOUISE - GERMAINE

Necker, baronne de), femme du précédent, née à Paris, 1766-1817, fille de Necker, présenta à son père, dès 1781, de nombreux extraits de l'Esprit des lois, accompagnés de réflexions personnelles, et écrivit quelques pages remarquables sur la révocation de l'édit de Nantes. En 1786, elle se maria. En 1788, elle publia ses Lettres sur les écrits et le caractère de J.-J. Rousseau, qu'elle admirait. Elle s'associa de toute son âme au grand mouvement de 1789 ; mais, après le 2 septembre, se retira en Suisse près de son père. En 1795, elle publia une brochure qui fut remarquée, Réflexions sur la paix, adressées à M. Pitt et aux Français. Elle revint à Paris sous le Directoire, contribua à faire nommer Talleyrand ministre des affaires étrangères, et publia le livre : De V Influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, 1796. Poursuivie par Bonaparte tout-puissant, elle se retira en Allemagne, au moment où elle venait d'accroître sa réputation par son ouvrage sur la Littérature considérée dans ses rapports avec l'état moral et politique des nations, et par le roman de Delphine, 1802. Après la mort de son père, elle voyagea en Italie, acheva à Paris son roman de Corinne, 1807, et fut encore forcée de quitter la France. Etablie à Goppet, elle fit plusieurs voyages en Allemagne, et composa son ouvrage le plus célèbre : De l'Allemagne; mais la censure impériale fit saisir et détruire toute l'édition, et le livre ne put être réimprimé qu'en 1814. Elle revint en France avec Louis XVIII, qui lui fit le plus gracieux accueil ; elle mourut à Paris. On apprit alors son second mariage avec M. de Bocca, jeune officier qu'elle avait connu à Genève en 1812. De son premier mariage, elle eut trois enfants : Auguste, Albert, tué en duel, 1813, et Albertine-Ida-Gdstavine, qui épousa le duc dé Broglie. Mme de Staël a fait connaître l'Allemagne à la France ; dans tous ses ouvrages, on sent un enthousiasme libéral qui n'a pas eu une moins grande influence sur l'esprit de la génération qu'elle a inspirée. Ses Considérations sur la Révolution française, 1818, resteront comme l'une des plus belles œuvres de ce génie incomplet, mais puissant.

Staël-Holstein (ACGUSTE-LOCIS, baron DE),

fils de la précédente, né à Paris, 1790-1827, fut un agronome distingué.

Staffa, une des îles Hébrides, à 8 kil. O. de l'île de Mull, dans le comté d'Argyle. Au S.-O. est la grotte de Fingal.

Staffarde, village du roy. d'Italie, près du Pô, dans la prov. et à 6 kil. N. de Saluées. Victoire de Catinat, 1690.

staffora (La), afft. de droite du Pô, vient des Apennins et passe à Voghera.

stafford, v. d'Angleterre, ch.-l. du comté du même nom, à 230 kil. N.-O. de Londres, sur le Sow; 12,000 hab. Tanneries, fabriques de chaussures.

stafford, comté au centre de l'Angleterre. Ch.-l., Stafford; v. princ. : Stoke-Upon-Trent, Bilston,Wolverhampton,Willenhall, Soho. Houillères très riches et très étendues ; agriculture développée. Au N. est le district des poteries.

Stafford (WILLIAM Howard, vicomte), 1611-

1680, fils cadet du duc de Norfolk, fut toujours attaché aux Stuarts. Il fut accusé par Oates d'être l'un des principaux chefs de la conspiration papiste, 1678; il fut condamné à mort, maigre son innocence. Sa mémoire a été réhabilitée en 1824.

stagire, anc. v. de Macédoine, dans la presqu'île de Ghalcidique. Patrie d'Aristote. Auj. Stavro.

STA

STA

stahi (Georges-Ernest), né à Anspach, 1660- 1734, fut professeur à Halle, et médecin du roi de Prusse. Savant chimiste, il est auteur de la première théorie de la combustion, doctrine qui a été dominante jusqu'aux découvertes de Lavoisier. Gomme médecin, il est auteur d'un système connu sous Je nom d'animisme. Cette doctrine, qu'on a eu tort de regarder comme un matérialisme déguisé, a compté de nombreux disciples, surtout dans l'école de Montpellier.

Stahremberg (ERNEST-RUDIGER, comte DE),

général autrichien, né au château de Wesendorf, 4638-1701, se rendit surtout célèbre par la défense de Vienne contre les Turks, en 1683.

stahremberg (Gui Ubaldo, comte de), général autrichien, 1657-1737, se distingua contre les Turks; il suivit le prince Eugène en Italie, et devint feld-maréchal en 1704. En Espagne, il fut vainqueur à Almenara et à Saragosse, 1710; mais il fut battu par Vendôme à Villaviciosa.

stair (John Dairympie, comte de), né à Edimbourg, 1673-1747, était colonel dès 1692. Plus tard il s'attacha à Marlborough. Ambassadeur en France, 1714, il se lia avec le régent, prépara le traité de la Quadruple alliance, et poursuivit avec acharnement le fils de Jacques II. Il commandait l'armée, qui, avec George II, combattit à Dettingen, 1743; il se montra plein d'énergie en Ecosse pour combattre l'insurrection jacobite de 1745.

stalimène, nom moderne de Lemnos. (V. ce mot.)

staiibaum (Godefroi), philologue allemand, né à Zaach, près de Delitsch, 1793-1861. professeur, a publié ; De Valliance de l'instruction musicale avec les études littéraires ; le Latin et le Grec dans nos gymnases, etc. On lui doit surtout une édition de Platon.

Stamboul, nom de Constantinople. Les musulmans ont changé ce nom en celui de Islamboul, la ville de l'Islam.

stamford, bourg d'Angleterre, sur la Welland, dans le comte et à 60 kil S de Lincoln; 14,000 hab.

Stamford. V. RAFFLES.

Stamford-Bridge (West-), village d'Angleterre, dans le comté et à 42 kil. N.-E. d'York.

stampalie, anc. Astypalée, île de l'Archipel, une des Sporades, près de Rhodes. Au roy. de

stancho, île de l'Archipel, une des Sporades, à 48 kil. de la côte d'Asie; ch.-l. Stancho. C'est l'anc. Cos.

stanfieid (Clarkson), né à Sunderland, 4798- 4867, d'abord matelot, réussit comme peintre de marine, et devint membre de l'Académie royale, en 4835.

stanhope (James, comte), 4673-4724, fut en France i'ami du duc d'Orléans. Il se distingua dans la guerre de la Succession d'Espagne; commandant des troupes anglaises en 4708. il prit Minorque ; fut vainqueur à Almenara et à Saragosse, puis battu et pris à Villaviciosa, 4710. L'un des principaux ministres sous George I", il contribua aux traités de la Triple et de la Quadruple alliance. On a de lui un Mémoire sur la constitution du sénat romain.

Stanhope (CHARLES, YlCOffite de Mahon,

comte), petit-fils du précédent, né à Londres, 4753-1816, publia en 1779 de curieux travaux sur YElectricité; fut l'un des partisans les plus décidés de la révolution française, et défendit la liberté de la presse par ses discours et par sa plume (Essay on juries, 1792). 11 a imaginé deux machines arithmétiques très curieuses , une presse typographique perfectionnée, un nouveau procédé de stéréotypie, etc., etc.

stanhope (Esther-Ldcy), fille du précédent, et nièce de William Pitt, née à Londres, 4776- 1839, d'un caractère impérieux et indomptable,

' avec de grandes qualités d'esprit, gouverna la maison de Pitt. l'aida de ses conseils, et joua un véritable rôle politique. En 1810, elle quitta l'Angleterre, et s'établit en Syrie; elle prit un ascendant extraordinaire sur les peuples du pays, qui l'appelaient la reine. Elle fit en 4813 une fameuse excursion à Palmyre, habita plusieurs demeures dans le Liban, toujours vêtue en homme, avec le costume musulman, aimant à se faire passer pour prophétesse et sorcière. Son dernier acte politique fut l'insurrection des Druses, qu'elle souleva contre Ibrahim en 4838.

Stanhope. V. CHESTERFIELD.

Stanislas (Saint), né en 1030, évêque de Cracovie en 4072, adressa de sévères remontrances au roi Boleslas II, qui lui fendit la tête au pied de l'autel. Il est devenu le patron de la Pologne. Fête, le 7 mai.

Stanislas Kotska (Saint), né au château de Rostkow, 1550-1568, élève des jésuites à Vienne, reçut l'habit de l'ordre à Rome, 1567; il mourut 9 mois après. Il a été canonisé par Clément XL Fête, le 13 novembre.

Stanislas i" Leszgzinski (on prononce Leschtchinski). roi de Pologne, né à Léopol, 1677-1766, était fils du grand trésorier du royaume. Palatin de Posnanie, 4703, député vers le roi de Suède, Charles XII, par la confédération de Varsovie, en 4704, il lui plut. Charles le fit nommer roi à Wola. Stanislas fut perdu par les désastres de son protecteur ; après Poltava, il alla, après bien des aventures, rejoindre Charles en Turquie. Il reçut de lui la principauté de Deux- Ponts ; et, après sa mort, fut forcé de chercher un asile en France ; il s'établit à Wissembourg (Alsace). En 4725, sa fille Marie épousa Louis XV. A la mort d'Auguste II, 1733, il fut nommé roi par la grande majorité des Polonais; mais, abandonné par le gouvernement de Fleury, mal soutenu par les Polonais, assiégé à Dantzig par les Russes, 1734, il fut forcé de fuir. Par le traité de Vienne, 1735-38, il ne garda que le titre de roi, mais on lui donna les duchés de Lorraine et de Bar, qui, à sa mort, devaient être réunis à la France. Il mérita le surnom de Bienfaisant; il a écrit plusieurs ouvrages, réunis sous ce titre : Œuvres du philosophe bienfaisant, 1763, 4 vol. in-12; on y remarque l'Incrédulité combattue par le simple bon sens.

Stanislas II (STANISLAS-AUGUSTE Ponia-

towski), roi de Pologne, né à Wolczyn (Lithuanie), 4732-4798, était le 8e enfant de Stanislas Poniatowski et de la princesse Constance Czartoriska. Bien fait, spirituel, courageux, il voyagea en Europe, devint l'amant de la grandeduchesse Catherine, et fut nommé ministre plénipotentiaire de Pologne à Saint-Pétersbourg. Catherine II le fit élire roi de Pologne, 1764. Keyserling et Repnine, ses ambassadeurs, et des troupes russes, avaient appuyé les efforts des Czartoriski. Stanislas était faible; aussi son règne ne fut qu'une longue anarchie, qui amena la ruine de la Pologne. Il seconda d'abord les Czartoriski dans leurs tentatives de réformes; puis laissa les Russes intervenir sous tous les prétextes. Il assista, sans protestation, au premier démembrement de la Pologne, 1772-17/3 II fit, il est vrai, quelques efforts pour rétablir la concorde dans les 'esprits, pour encourager le commerce, l'industrie, les lettres. Mais il alla s'humilier devant Catherine, lors de son fameux voyage de Crimée, 1787. Il jura de maintenir la constitution de 1791; mais lorsque Catherine II se déclara en faveur des mécontents, il oublia ses serments, et laissa consommer le second démembrement de la Pologne, 1793. Il déclara Kosciuszko criminel, et cependant fut contraint d'abdiquer, 1795. Il vécut à Grodno, puis à Saint- Pétersbourc, où on lui fit une pension de 200.000 ducats.

STA

STE

Stanislawow, v. d'Autriche, sur la Bistritza, à 130 kil. S.-O. de Lemberg (Galicie); 8,000 hab. Grains, tabac.

Stanley (Thomas), né dans le comté de Hereford (Angleterre), 1625-1678, a surtout laissé une Histoire de la philosophie, 3 vol. in-fol. On lui doit aussi une édition remarquable d'Eschyle, 1663, in-fol., avec une version latine.

stanovoï ou Jabionoï (Monts), c'est-à-dire Monts neigeux, chaîne de montagnes de la Sibérie, s'élendant depuis la source de l'Amour jusqu'au cap Oriental.

stanraër, port du comté de Wigtown (Ecosse), au fond du loch Ryan ; 6,000 hab.

stanz, ch.-l. du Bas-Unterwald, dans le canton d'Unterwald (Suisse), près de l'Aa, dans une vallée étroite et très encaissée, 2,000 hab. Patrie d'Arnold de Winkelried.

staouëii, établissement de Trappistes fondé en 1845, à 25 kil. O. d'Alger. Victoire des Français, 1830.

Stapfer (Jean-Frédéric), théologien protestant, né dans le canton d'Argovie, 1708-1775. Ses principaux ouvrages sont : Institutiones theologiœ polemicœ, 5 vol. in-8°; Fondements de la vraie religion (en allemand), 12 vol.; la Morale chrétienne, 6 vol. in-8<>.

Staps (Frédéric), 1792-1809, fils d'un ministre luthérien à Naumbourg (Thuringe), voulut délivrer l'Allemagne de Napoléon, fut arrêté à Schœnbrunn, et mourut en criant : ■ Vive la liberté ! vive l'Allemagne ! Mort au tyran ! »

Stapulae, nom latin d'ETAPLES.

Starai'a«Roussa, v. de Russie, dans le gouv. et à 126 kil. S. de Novgorod; 6,000 hab.

starasoi, v. d'Autriche, près de Sainbor, en Galicie; 5,000 hab. Source de pétrole.

stargard (Seigneurie de). Elle forme la partie orientale du grand-duché de Mecklembourg- Strélitz.

stargardt, v. forte de Prusse, à 45 kil. E. de Stettin (Poméranie) sur IThna; 22,000 hab. Foires très importantes. — V. de Prusse, à 45 k. S.-O. de Posen (Posen) ; 4,000 hab. — V. de Prusse, à 50 kil. S.-O. de Dantzig (Prusse propre) ; 4,500 hab.

staritza, v. de Russie, sur le "Volga, dans le gouv. et à 70 kil. S.-O. de Tver; 4,000 hab.

stark (Jean-Auguste), né à Schwerin, 1741- 1816, professeur de théologie et prédicateur luthérien, a laissé de savants ouvrages : Histoire du premier siècle de l'Eglise chrétienne ; Essai d'une histoire de Varianisme; le Banquet de Théodule ou Entretiens sur la réunion des différentes communions chrétiennes ; etc.

Starodoub, v. du gouvernement et à 170 k. N.-E. de Tchernigov (Russie); 5,000 hab.

Staro-Konstantinov, V. du gûuvern. de Volhynie (Russie), à l'E. de Kremenetz; 10,000 h.

stasinus de Cypre, poète grec du vme ou du vne siècle av. J.-G., a été regardé comme l'auteur des Vers cypriaques, qui forment l'introduction de Y Iliade.

Stassart ( GOSWIN-JOSEPH-AUGOSTIN, baron

de), né à Malines, 1780-1854, fui intendant, préfet, sous l'Emnire; siégea dans la seconde chambre des Etais- Généraux des Pays-Bas ; fut, après la révolution de 1830, président du sénat de Beleique, 1831 à 1838, et envoyé extraordinaire à~la cour de Turin en 1840. Directeur de l'Académie royale de Bruxelles, il a publié beaucoup d'ouvrages, écrits avec goût, et réunis sous le titre d'Œuvres complètes, 1855, gr.

in-8°- t ■*. u ' j

§tathouder, lieutenant, nom donne d abord aux gouverneurs des provinces des Pays-Bas, sous les princes de la maison de Bourgogne et de la maison d'Autriche. Quand la république des Provinces-Unies fut fondée, les slathouders de la province de Hollande, de la maison de

Nassau, réunirent le stathoudérat de plusieurs provinces. Le stathoudérat, aboli à la mort de Guillaume H, en 1650, fut rétabli en faveur de son fils, Guillaume III, 1672. Encore aboli à la mort de ce dernier, 1702, il fut reconstitué en faveur de Guillaume IV de Nassau, 1747.

statira, sœur et femme de Darius Codoman, fut bien traitée par Alexandre, après la bataille d'Issus. Sa fille Statira épousa Alexandre et fut mise à mort par Roxane, 323 av J.-G.

statyelies, tribu gauloise des Alpes, dont les villes étaient Aquœ Statyellœ (Aix-les-Bains), Dertona, Asta, Alba Pompeia.

Stauffacher. V. MELCHTHAL.

staunton (George-Léonard), diplomate anglais, né à Gargin, 1737-1801, suivit lord Macartney dans l'Inde comme secrétaire de légation, et fut chargé de missions importantes; il l'accompagna dans l'ambassade extraordinaire en Chine, 1791. Son Récit authentique, 1797, 2 vol. in-4», avec cartes, fut lu avec avidité.

staunton (George-Thomas), fils du précédent, né à Salisbury, 1781-1859, a laissé des travaux estimés sur la Chine, et, en particulier, Code pénal de l'empire chinois, 1810, z vol. in-8».

staupitz (Jean de), né dans la Saxe électorale, mort en 1524, vicaire général des Augustins en Allemagne, protégea Luther, et approuva ses premières thèses.

staurace, empereur d'Orient, succéda à son père Nicéphore Ier, 811, et fut détrôné par son beau-frère Michel Rhangabé.

stavanger, v. de Norvège, à 580 kil. O. de Christiania, avec un bon port sur le Bukke- Fiord; 20,000 hab. Commerce de poisson salé et d'articles en fer.

staveiot, flamand Stablo, v. de la prov. et à 48 kil. S.-E. de Liège (Belgique) sur l'Amblève; 5,000 hab. Grande fabrique de cuirs et de crayons.

staveiot (Jean de), chroniqueur belge, né à Staveiot, 1388-1449, a laissé une Chronique, qui continue celle de Jean d'Outremeuse.

stavropoi, v. de Russie, ch.-l. du gouvern. du Caucase ou de Stavropol, au nord de la chaîne. Ville forte de 34,000 hab.

Steele (Richard) , né à Dublin, 1671-1729, se lia avec Addison. Au milieu d'une vie déréglée, il écrivit un traité religieux, the Christian hero, 1701 ; puis des comédies, qui furent bien accueillies. Découragé par un échec, il quitta le théâtre et n'y revint qu'en 1722, où sa comédie, the Conscious Loyers, eut un succès mérité. Il dirigea plusieurs feuilles périodiques, qui réussirent : the Tatler (le Babillard), 1709-1711 ; the Spectator; the Guardian 1713, the Englishman, etc. Membre des Communes en 1713, il soutint avec ardeur le parti whig. Il a été un des meilleurs essayistes de l'Angleterre; sa morale est pure, son esprit fin et vif. son style aisé. On lui doit encore : the Lady's library ; the Romish ecclesiastical history of late years; etc.

Steen (CORNEILLE van den), né à Bockholt

près Liège, 1566-1637, de l'ordre des jésuites, a écrit 18 Commentaires sur l'Ecriture, 10 vol. in-fol.

Steen (Jean van), né à Leyde, 1626-1679, fut élève du paysagiste Goyen. Il a exécuté un grand nombre de tableaux, traitant surtout les scènes familières de la vie hollandaise, avec beaucoup de vérité et de verve comique.

steenbock (Magnus, comte), né à Stockholm, 1664-1717, petit-fils de la Gardie, servit en Hollande contre Louis XIV, puis fit toutes les campagnes de Charles XII, de 1700 à 1707. 11 battit les Danois près d'Helsingborg, 1710, et à Gadebusch; brûla Altona sans nécessité, 1713, mais fut forcé de capituler à Tonningen, 1714. Il voulut fuir, fut jeté dans un cachot ob6cur et y mourut de douleur.

STE

STE

Steenvoorde, ch-1. de cant., arrond. et à 17 kil. N.-E. d'Hazebrouck (Nord) ; 4,248 hab.

stecnwerck, comm. du cant. de Bailleul, arrond. et à 25 kil. S.-E. d'Hazebrouck (Nord); 4,229 hab.

steenwyk (Henri van), dit le Vieux, peintre hollandais, né à Steenwyk en 1550, mort après 1604, peignit des intérieurs d'église.

Steenwyk (Henri van), dit le Jeune, né à Amsterdam, en 4589, mort après 1642, fils et élève du précédent, le surpassa par la délicatesse du pinceau, et travailla avec Van Dyk, en Angleterre.

steenwyk, v. de l'Over-Yssel (Pays-Bas), à 60 kil. N. de Zwoll ; 2,000 hab.

steffanî (Agostino), compositeur italien, né à Castelfranco, près de Trévise, 4655-4730, fut directeur de la musique de chambre de l'électeur de Bavière. Il a composé des psaumes, des sonates, des opéras.

steffeisdorf (Grossa), v. du comitat et à 26 kil. O. de Gœmœr (Hongrie) ; 9,000 hab.

steffens (Henri) philosophe et littérateur allemand, né à Stavanger (Norvège), 4773-4845. Très religieux, il chercha toute sa vie à éclairer les mystères de la création avec le flambeau de la foi. On lui doit: Essais sur la construction centrale de la terre ; Principes de la philosophie de la nature; Mémoires de ge'ognosie et de géologie ; De l'Epoque actuelle et de ses origines ; Philosophie chrétienne ; etc.

steibeit (Daniel), pianiste et compositeur, né à Berlin, 4765-4823, rival de Pleyel à Pans, donna, en 4793, au théâtre Feydeau, Roméo et Juliette, et composa des ballets.

stein (Henri-Frédéric-Charles, baron de), né à Nassau, 4757-4834, entra au service de la Prusse en 4780, devint conseiller supérieur des mines. Il fut ministre des finances, 4804-4808. Après la paix de Tilsit, il déploya une activité infatigable pour rendre à la Prusse sa puissance; Napoléon exigea son renvoi, novembre 4808, confisqua ses biens. Stein contribua à la fondation du Tugendbund, et fut mis, en 4843, à la tête du conseil des pays allemands délivrés par les alliés.

stein, v. d'Autriche, sur le Danube, près de Krems (Basse-Autriche); 4,800 hab. Vins, bois.

— Gh.-l. du comitat d'Eisenburg (Hongrie), à 275 kil. O. de Bude ; 4,300 habitants.

Steinan, v. de Prusse, à 60 kil. N.-E. de Breslau (Silésie) ; 3,000 hab. — V. de Prusse, sur la Kinzig, dans l'anc. électorat de Hesse-Cassel; îs800 hab.

steînbach, v. de Prusse, à 8 kil. N.-E. de Smalkalde, dans l'anc. électorat de Hesse- Cassel.

steinfurt, v. de Prusse, à 58 kil. N-O. de Munster, sur l'Aa (Westphalie) ; 3,000 hab.

steinkerque, v. de Belgique, sur la Senne, à 27 kil. N. de Mons (Hainaut). Victoire de Luxembourg, le 4 août 4692.

stekeen (Territoire de), au N. de la Colombie anglaise (Amérique), de la rivière Simpson au Lewis. On a trouvé de l'or dans la vailée du Stekeen. Il dépend de la Colombie.

stekene, v. de Belgique, à 28 kil. N. de Termonde (Flandre orientale); 6.000 hab. Poterie et tuiles.

Stella, nom d'une famille des peintres flamands (les van den Star), qui s'établirent en France au xvp Jean Stella, né à Anvers, 4525, mourut à Paris en 4604. — François Stella, son fils, né à Malines, 4563-4605. — Jacques Stella, fils aîné du précédent, né à Lyon, 4596-4657, connut le Poussin à Rome, puis revint en France, où Richelieu lui accorda de grands avantages.

— François Stella, frère du précédent, né à Lyon, 1603-4647 , fut , comme lui , peintre du roi.

Stella (Antoine Bonzonnet-). neveu des précédents, né a Lyon, 4637-4682, a composé beaucoup de tableaux religieux pour les églises de Paris. — Ses sœurs, Claudine, 4666-4697, Françoise, 4638-4694, Antoinette, 4644-4676, ont été des graveurs de talent.

stelienbosch, v. à l'E. du Cap (Afrique australe). Vignobles renommés.

stelvio, montagne et col des Alpes, au N- O. du mont Ortler, sur les confins du Tyrol, de la Suisse et de l'Italie. Le col est traversé par une belle route militaire.

stenay, ch.-l. de cant., arr. et à 45 kil. S.-O. de Montmédy (Meuse), sur la Meuse. Biscuits et macarons. Forges ; 3,206 hab.

stendai, v. de Prusse, à 63 kil. N.-E. de Magdebourg (Saxe) ; 13,000 hab. Patrie de Winckelmann.

Stendhal. V. BEYLE.

Sténo (Michèle), doge de Venise, né en 1331, l'un des chefs de la quarantie criminelle, insulta le doge Marino Faliero, 1355. En 4400, il fut élu doge ; les Vénitiens battirent les flottes de Gênes et détruisirent la puissance des Carrare, 4405.

Sténo (Nicolas), né à Copenhague, 4634-4687, découvrit le canal excréteur parotidien, qu'on appelle conduite de Sténo ; s'établit à Florence, y abjura le luthéranisme, et fut nommé évêque d'Héliopolis. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : De glandulis oris ; Elementorum myologiœ spécimen; Discours sur l'anatomie du cerveau; etc.

Stentor, un des héros de la guerre de Troie, dont la voix avait autant de force que celles de cinquante hommes réunis.

stenyciaros, une. v. de Messénie, sur le Pamisus, au S. de Messène, dans une plaine fertile.

stephenson (George), né à Wylam (Northumberland), 4784-4848, fut aide chauffeur et s'instruisit lui-même. Il devint ingénieur des mines de Willington, 1812; il inventa dès 1814, et perfectionna plus tard les locomotives encore employées aujourd'hui ; il imagina les rails en fer, et une première ligne de chemin de fer, de Stockton à Darlington, fonctionna en 4825. Il fonda une fabrique de locomotives à Newcastle. Il fut employé dans la construction de presque toutes les lignes établies jusqu'en 4840.

Stephenson ( RORERT ), fils du précédent,

né à Willington, 4803-4859, fut de bonne heure associé aux études et aux travaux de son père. Il est surtout célèbre par les ponts tubuiaires qu'il a construits sur la Tyne à Newcastle, sur la vallée de la Tweed à Berwick et sur le détroit de Menai, entre l'île d'Anglesey et le continent. Le pont Victoria, qui traverse le Saint-Laurent, près de Montréal, au Canada, et le chef-d'œuvre de Stephenson.

Steppes, plaines désertes et généralement herbacées et marécageuses.

stemberg, v, d'Autriche, à 48 kil. N. d'Olmiitz (Moravie) ; 40,000 hab. Cotonnades, draps, toiles.

Sterne (Laurence), né à Clonmel (Irlande), 1743-4768, fils d'un pauvre officier d'infanterie, entra dans l'état ecclésiastique et reçut la euro de Sulton. Il avait publié deux sermons que personne n'avait lus, lorsqu'il eut l'idée de faire imprimer à Londres son Tristram Shandy, qui eut beaucoup de succès, mais rencontra aussi beaucoup de critiques. Il fut bien accueilli à Londres, en 1760; on le traita de Rabelais anglais ; et il put trouver un' éditeur pour ses Sermons. Il passa dès lors l'été au presbytère de Coxwold ^Yorkshire), et l'hiver a Londres. Il écrivit en France, 1764, le Voyage sentimental, le meilleur de ses ouvrages. Une passion de vieillard pour la belle M^e Draper, qu'il a rendue fameuse sous le nom d'Eliza, marqua les dernières années de sa vie. Ses Œuvres, réunies

Page 1