STU
capitale du grand-duché de Mecklembourg- Strélitz, sur le lac de Zieritz, à 140 kil. S.-E. da Schwérin; 9,500 hab.
Stréiitz (chasseurs, tireurs, en russe), corps d'infanterie russe, organisé par Ivan IV, en 1545. et formant la garde du tzar. Pierre le Grand punit cruellement leur révolte en 1698; il les décima et exila leurs débris vers Astrakhan.
strengnœs, v. du gouvern. et à 65 kil. N. de Nvkœping (Suède), sur une presqu'île du lac Maelar; 4,200 hab.
strido, Stridonia, bourg du comitat de Szalad (Hongrie), à 25 kil. N.-O. de Warasdin. Patrio de saint Jérôme.
striegau, v. à 58 kil. S.-O. de Breslau (Si'.ôsie). Toiles, lainages.
strigonium, nom latin de Gran.
strœmstad, v. du gouvern. de Gœteborg (Suède), port près de la frontière norvégienne.
strogônof, anc. famille russe, connue depuis le xvie s. Parmi ses membres les plus distingués, on cite : le comte Alexandre, né vers 4750, mort en 1811, président de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. — Le comte Paul, neveu du précédent, servit avec distinction dans les armées et fut tué sous les murs de Laon. — Le comte Grégoire, 1770-1857, ambassadeur à Madrid, à Stockholm, à Constantinople, 1822.
stromboli, anc. Strongyle, une des îles Lipari, au N. de la Sicile, rocher conique, haut de 700 mètres qui jette sans cesse de la fumée et de la flamme. Bataille navale entre Duquesne et Ruyter, 1676.
stromœ, la plus grande des îles Fœroer ; ch.-l; Thorshaven.
strongoii, Pétilies, v. de la prov. et à 60 kil. N.-E. de Catanzaro (Italie).
Strongyle. V. STOMBOLI.
stronsay, une des îles Orcades, au N.-E. de Pomona. Sources ferrugineuses.
strontian, village du comté d'Argyle (Ecosse). Mines de plomb, où l'on a découvert la strontiane. [de Kent (Angleterre).]
stmod, v. à côté de Rochester, dans le comtéj
strophades, groupe de quatre petites îles de la mer Ionienne. Auj. Strivali.
Stroud, v. d'Angleterre, dans le comté et à 20 kil. S. de Glocester, sur la Frome et la Stroud-Water. Grande fabrication de vêtements;
§tronma, nom moderne du Slrymon.
strozzi, (Palla di Noferi), né à Florence, 4372-1462, consacra son immense fortune a la protection et à la culture des lettres. Il fut exilé par Côme de Médicis et se retira à Padoue, 1434
Strozzi (Filippo), dit l'ancien, 1426-1491, banquier à Naples, put rentrer à Florence, en 1466. Il posa les fondations du palais Strozzi.
strozzi (Giovan-Battista , surnommé Filippo), dit le jeune, fils du précédent, né à Florence, 1488-1538, s'efforça de rester à l'écart de toutes les intrigues politiques, cependant il s'associa aux patriotes qui rétablirent le gouvernement républicain en 1527. Il se brouilla avec Alexandre de Médicis, essava, à sa mort de rentrer à Florence, et péril victime de Côme de Médicis.
strozzi (Pierre), fils du précédent, 1510-1558, cousin germain de Catherine de Médicis, vint en France, 1536, fut nommé colonel des bandes italiennes; ne cessa de combattre dans les armées de François 1er et de Henri II. Il fut envoyé au secours de Sienne contre Côme de Médicis en 1554, mais fut battu à Marciano. En 1556, il devint maréchal de France, et contribua à la prise de Calais. Il fut tué au siège de Thionville. Ses Poésies ont été publiées, Bas- 5ct.no, 1806, in-8«.
strozzi (Leone), frère du précédent, né à Florence, 1515-1554, entra dans l'ordre de Malte, se distingua dans les guerres contre les Turks, alla soutenir en Ecosse Marie de Lorraine, 1547, et fut tué au sièpe de Scarlino, dans la principauté de Piombino.
strozzi (Filippo), fils du maréchal, né à Venise, 1541-1582, combattit à Sainl-Denis, à Jarnac, fut nommé colonel général de l'infanterie française, 1569, puis lieutenant général de l'armée navale en 1581. U fut battu près des Açores par le marquis de Santa-Cruz, pris, couvert de blessures, et jeté à la mer.
strozzi (Bernardo), dit le Capuccino, né à Gênes, 1581-1644, de l'ordre des capucins, s'enfuit du couvent et se réfugia à Venise. Son coloris rappelle celui de Murillo, sa composition est riche et variée; ses portraits l'ont placé au premier rang. •
Struensée de Carlsbach (CHARLES-AU-
gdste), né à Halle, 1735-1804, fut professeur de philosophie à Liegnitz , puis intendant des finances en Danemark, 1770. Il fut conseiller supérieur des finances à Berlin, 1782, et devint ministre des finances en 1791. On a de lui: Eléments d'artillerie ; Eléments d'architecture militaire; Description abrégée du commerce des grands Etats de l'Europe; etc.
struensée (Jean-Frédéric, comte de), né à Halle, 1737-1772, docteur en médecine à 19 ans, devint médecin du roi de Danemark, Christian VII, 1768. Il fut nommé conseiller d'Etat, et s'empara du gouvernement. Elève des philosophes français, il se déclara l'ennemi systématique de la haute noblesse -, renversa du pouvoir le comte de Bernstorff, et les autres ministres, 1770, et devint premier ministre, en 1771. Il tenta violemment de nombreuses réformes dont plusieurs choquaient les habitudes populaires. Une conspiration se forma, dirigée par la reine douairière, Julie; Struensée fut arrêté, avec Brandt, son ami , il fut accusé de toutes sortes de crimes imaginaires, il n'était coupable que d'avoir exercé le pouvoir absolu et d'avoir été l'amant de la reine Caroline-Mathilde. Il fut condamné à mort et décapité.
strutt (Joseph), né à Springfield (Essex), 1749-1802, a publié : Régal and ecclesiasticai antiquities of England ; A complète view of the manners, customs, arms, habits, etc., of the inhabitants of England, from the arrivai of the Saxons, 1774-76, 3 vol. in-4° Biographical dictionary, containing an account of ail the engravers, 1785-86, 2 vol. in-4<>, etc., etc.
struve (Georges-Adam), né à Magdebourg, 1619-1692, professeur de droit canonique à Iéna, a publié près de 200 ouvrages et dissertations, qui l'ont placé au premier rang des jurisconsultes.
struve (Bdrchard-Gotthelf), fils du précédent, né à Weimar, 1671-1738, a laissé Bibliotheca numismatum antiquorum ; Bibliotheca juris selecta; Bibliotheca philosophica, etc.
Struve (Frédéric-George- Guillaume de), né à Altona, 1793-1864, directeur de l'Observatoire de Dorpat, en 1827, de l'Observatoire de Poulkova, 1839. a écrit : Observationes astronomicœ; Description de l'Observatoire central de Poulkova, 1845, 2 vol. in-fol.; etc.
stry, riv. d'Autriche (Galicie), se jette dans le Dniester, après un cours de 190 kil.
stry, v. d'Autriche, sur la Stry, à S0 kil. S. de Lemberg (Galicie) ; 6,000 hab.
stry mon, auj. Strouma ou Kara-Sou. fleuve de Macédoine, vient de l'Hémus (Balkans), formait près de son embouchure le lac Prasias et se jetait à Amphipolis dans le golfe du Strymon, auj. de Contesta.
stnart, nom d'une famille royale d'Ecosse et d'Angleterre. On la fait remonter à Banquo,