‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 55 sur 657 · AVI · texte numérisé non relu

AVI

Pescaire, né à Naples, 1490-1525, fut l'un des bons capitaines espagnols, qui combattirent les Français en Italie. 11 révéla a Charles-Quint un complot formé par les Italiens contre les étrangers, et mourut déshonoré.

Avaios (Alphonse d'), marquis dei Vasto (Du Guast), cousin du précédent, mort en 1546, servit glorieusement Charles-Quint et fut nommé gouverneur du Milanais, en 1536. Il fut vaincu à Cérisoles, en 1544, fut accusé par les Milanais qu'il accablait d'impôts et mourut presque disgracié.

Avanzi (Jacques), dit Jacques de Bologne, peintre estimé de la fin du xive siècle.

Avaray (AntOINE-LouiS-FrANÇOIS, duc d'),

d'une ancienne famille du Béarn, 1759-1811, fut l'ami intime du comte de Provence pendant l'émigration et mourut de la poitrine à Madère.

Avares, peuple d'origine mongole, qui vint s'établir en Dacie, vers 558. Ils étendirent leurs ravages de Constantinople au Rhin ; leurs demeures ou rings étaient surtout près de la Theiss ; leur chef se nommait Chagan ou Khakan. Ils furent vaincus par Charlemagne, 788-796, dispersés, et laissèrent la place libre aux Hongrois.

Avaricum, anc. nom de Bourges.

Avaris, anc. v. d'Egypte, probablement Tanis ou Heroopolis. [reçoit l'Avatcha.l

Avatcha, baie de la côte du Kamtchatka,]

Avaux (Claude de Mesmes, comte d'), diplomate français, 1595-1650, se distingua dans les ambassades, fut plénipotentiaire à Munster, 1643, et a laissé : Lettres de d' Avaux et de Servien; — Mémoires touchant les négociations du traité de paix fait à Munster en 1648.

Avaux (Jean-Antoine, comte d'), petit-neveu du précédent, 4640-1709, fut plénipotentiaire au traité de Nimègue, ambassadeur en Hollande, en Angleterre, en Suède et prépara la paix de Ryswick, 1697. On a de lui : Négociations du comte d' Avaux en Hollande, 6 vol. in-12 ; Lettres de d' Avaux pour les conférences de 1676 et 1677.

Aved (Jacques-André-Joseph) , peintre de portraits, né a Douai, 1702-1766.

Avedik, patriarche des Arméniens schismatiques, à la lin du xvn* siècle, déposé et emprisonné sur les plaintes de l'ambassadeur de France. On a supposé à tort qu'il était l'Homme au masque de fer.

Avein, v. de la prov. de Liège (Belgique), près de Huy. Combat de 1635.

Aveiro (JOSEPH MASGARENHAS, duc d'), 1708-

1759, ennemi de Pombal, entra dans une conspiration contre la vie de Joseph, roi de Portugal, et fut exécuté.

Aveiro, v. de la prov. de Beïra (Portugal), à 55 kil. N.-O. de Coïmbre, à l'emb. de la Vouga.

Aveiianeda. V. Supplément.

Aveiiino, Abellinum, ch.-l. de la Principautéultérieure (Italie), à 45 kil. E. de Naples. Evêché, place forte; comm. actif; 23,000 hab. — La prov. a 3,649 kil. carr. et 376,000 hab.

Aveiiino (Francesco-Maria), archéologue, né à Naples, 1788-1850, éleva les enfants de Murât, fut professeur de grec, d'économie politique, de droit romain, directeur du Museo Borbonico, et s'est fait connaître par de savants travaux de numismatique.

Aveiioni (François), auteur dramatique, de Venise, 1756-4837, a composé, dit-on, plus de 600 pièces. '

Avenches, Aventicum, v. du canton de Vaud (Suisse), au S. du lac de Morat; anc. capit. des Helvetii; 1,500 hab.

Aventin (Mont), auj. Monte-di-Santa-Sabina, l'une des 7 collines de Rome, au S.-O. C'est là que les plébéiens se relirèrent plusieurs fois.

Avenzoar, d'une famille arabe, élablie en Espagne, qui a produit plusieurs médecins célèbres, 1072-1162, fut médecin des sultans Almora-

vides et devint vizir. Son principal ouvrage est Teïsir ou de l'Assistance. — Son fils, médecin très-honoré des Almohades, 1114-1199, a laissé un ouvrage estimé, de Regimine sanitatis.

Avercamp (Henri van), peintre flamand de paysages, au xvne siècle.

Averdy (CLÉMENT-CHARLES-FRANÇOIS de \J>),

jurisconsulte français, 1723-1793, contrôleur général des finances, 4763, périt pendant la Terreur. On a de lui : De la pleine souveraineté du roi sur la Bretagne ; — Mémoire sur le procès de Robert d'Artois, etc.

Averne, lac de la Campanie, à 46 kil. O. de Naples, cratère d'un anc. volcan, que les poètes regardaient comme une entrée des enfers.

Averroës (Ibn-Roschd), médecin et philosophe arabe, né à Cordoue, 4420-4498, protégé par les Almohades, occupa les plus hautes fonctions à Cordoue et à Maroc ; il fut accusé d'impiété et disgracié. Il est célèbre comme commentateur et traducteur d'Aristote, et sa philosophie a été condamnée par l'Eglise, comme renfermant le panthéisme. Son Kitab-el-Kulliyyat (le Livre de tout) ou, par corruption, Colliget, est au-dessous de sa longue réputation.

Aversa, v. de la Terre de Labour (Italie), à 45 kil. N. de Naples. Evêché ; les Normands s'y établirent en 1030; 21,000 hab. [le Vent).]

Aves (Iles), petites îles des Antilles (Iles sousj

Avesnes, ch.-l. d'arr. du Nord, près de l'Helpe, à 90 kil. S.-E. de Lille. Place forte; 5,743 hab.

Avesnes-ie-Comte, ch.-l. de canton, arr.

de Saint-Pol (Pas-de-Calais); 1,554 hab.

Aveyron, affl. de dr. du Tarn, arrose l'Aveyron, Négrepelisse (Tarn-et-Garonne), reçoit à gauche le Viaur, et a 230 kil. de cours.

Aveyron (Dép. de 1'), dans la France du S.-O., correspondant au Rouergue, couvert par les monts du Rouergue, de Lévezou ; arrosé par le Tarn, l' Aveyron, le Lot. Le sol est ingrat ; mais il y a de beaux pâturages, des richesses et des eaux minérales. La superf. est de 874,333 hect. ; la pop., de 415,075 hab. Il a pour ch.-l. Rodez et 5 arr : Rodez, Villefranche, Espalion, Millau, Saint- Affrique. Il forme le diocèse de Rodez; il est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Montpellier.

Aviani, peintre de marines et de paysages, né à Vicence, au xvne siècle.

Avianus Flavius, poète latin du IIe Siècle,

a laissé 42 fables, en vers élégiaques.

Avicenne (Ibn-Sina), médecin arabe, né près de Chiraz, 980-1037, eut une vie très agitée. Malgré ses nombreux ouvrages (plus de 100) et son immense renommée jusqu'au xvne siècle, il paraît qu'une grande partie de sa science est une science d'emprunt. Dans le principal. Canon medicinœ, il ne fait que paraphraser Galien ; — le Cantica est un poème médiocre. On lui attribue beaucoup d'ouvrages d'alchimie, et le traité de Conglutinatione, s'il est de lui, est peut-être son œuvre la plus remarquable.

Avienus (Rufus Festus), séographe et poète latin, né à Volsinium (Etrurfe), proconsul d'Afrique, 366 et 367, a laissé : Descriptio or bis terrœ; — Ora maritima; — Aratea Vhœnomena et Aratea Prognostica.

Avigriiano, v. de laBasilicate (Italie), à 20 kil. N.-O. de Potenza; 10,000 hab.

Avignon, Avenio, ch.-l. du dép. de Vaucluse, à la gauche du Rhône, à 680 kil. S.-E. de Paris. Archevêché. La ville est entourée de murailles crénelées; elle rappelle le moyen âge et le long séjour des papes. Comm. de garance, d'huiles, de fruits ; soieries. C'est l'anc. capit. des Cavares; 37,656 hab.

Avîgnonet, v. du canton et à 7 kil. S.-E. de Villefranche (Haute-Garonne).

Avila (Sierra d'), dans la' chaîne entre Tage

AXO

Page 1