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canal Pie, conduit les eaux stagnantes des Marais Pontins jusqu'à la Méditerranée.
T«*rranova, v. de Sicile, dans la prov. et à 60 kil. S. de Caltanisetta, port sur la Méditerranée ; 8,000 h an.
Terrusson, rli. 1. de cant., de l'an*, et à 33 k. N. de Sarlat, sur la Vezere (Dordogne); 4.080 h.
Terrasson (André), né à Lyon, 1669-1723, de la oongregration de l'Oratoire, a laissé des Sermon* formant 4 vol. in-l2. — Son frère, Gaspard, 1680-1732, également de l'Oratoire, dépassa son frère. Ses Sermons ont paru en 1749, 4 vol.
Terrasson (L'abbé Ji:an), frère des précédents, ne à Lyon, 1670-1750, protégé par l'abbé Bignon, professeur de philosophie grecque au Collège de France. 1721. devint membre de l'Académie française en 1732. Il se déclara pour les modernes contre les anciens. On a de lui : Sélhos, histoire ou me tirée des monuments anciens, anecdotes de l'ancienne Egypte ; Dissertation critique sur /'Iliade d'Homère; la Philosophie applicable à tous les objets de l'esprit et de la raison , etc.
Terray (Joseph-Marie), né à Boen (Forez), •1715-1778, conseiller clerc au parlement, mena une vie austère jusqu'à ce qu'il eut hérité d'une fortune considérable, 1753. il se lit alors le courtisan de Mme de Pompadour, et, depuis 1757, prit une part active à l'expulsion des jésuites , organisa la grande compagnie d'accaparement des grains, connue sous le nom de Malisset. 11 devint contrôleur général des finances, en 1769. Terray, sans principes, sans probité, mais intelligent et hardi, entama une série d'opérations, pour la plupart arbitraires et odieuses, pour avoir de l'argent. 11 prit une grande part à la ruine des parlements, et s'unit a Maupeou et à d'Aiguillon pour former le triumvirat toutpuissanl dans les dernières années de Louis XV. Il était détesté, mais la faveur de Louis XV le soutint jusqu'en 1774. Son impopularité le fit congédier, le 24 août 1774. On le pendit en effigie, on voulut le jeter lui-même dans la Seine. L'avocat Coquereau a publié, sous son nom, des Mémoires, où le faux se mêle à beaucoup de vrai.
Terre (La). Tellus des Latins, divinité des Grecs et des Romains, femme d'Uranus, mère de l'Océan, des Titans, des Géants, des Cyclopes, de Japet, de Rhee, de Thémis, de Té'thys, de Saturne ou Cronos, elc.
Terre (t,a Basse-). V. BàSSE-TeRRE (La).
Terre-Ferme, nom des provinces de la république de Venise en Italie, par opposition aux lagunes sur lesquelles était construite la capitale. — Nom de la côte du Nouveau Monde découverte par Colomb et les premiers conquistadores, depuis l'isthme de Panama jusqu'à la pointe de Gallinas.
Terre-A'euve, Newfoundland, île anglaise de l'océan Atlantique, au N.-E. du golfe du Saint- La ui'ént, au S.-E. du Labrador, dont elle est séparée par le détroit de Belîe-Isle. Elle présente au N. le cap Rault, au S.-E. le cap Race, au S.-O. le cap Ray. Elle a 110.670 kil. carrés et 180,000 hab. Sol accidenté, coupé de nombreuses rivières, couvert de rochers, de marais et de lacs. Climat humide et brumeux. Toute la population s'occupe de pèche. La mer est très poissoi neuse. Capit., StJohn. — Le banc de Terre-JS'euve est un plateau sous-marin de 900 kil de long sur 350 de large, au S.-E. de l'île, et qui est a 40 mènes au moins, 80 mètres au plus de profondeur. Ce banc est exploité surtout par le* pêcheurs français et américains; les Anglais pèchent la morue, le çaumon et le hareng sur la côte même de l'île. — Terre-Neuve est une anc. possession française, cédée à l'Angleterre par le traité d'Utrecht, 1713.
Terre>\oire (La), comm. du cant. de Saint- Jean-Bonnefonds, arr. de St-Etienne (Loire) ; 6,415 kab.
Terre. Sainte. V. PALESTINE.
Terrible (Mont), d'abord mont Terri, montagne de la chaîne du Jura septentrional, au N -E. du coude que forme >e Doubs a Sainte- Ursanne (793 mètres d'altitude). Il est en buisse, dans le canton de Berne 11 a donné son nom à un départ, français sous la 1" république; ch.-l., Porentruy
Territoire indien, contrée des EtatS-UniS, située entre le Kansas et le Texas, arrosée par l'Arkansas, la Fourche-Canadienne et la Bivière-Houge ; désignée par le gouvernement pour servir de résidence aux tribus indiennes. Capit., Talequah.
Tei-Schelling. V. SCHELLING.
Tertre (Jacques Du), missionnaire, né à Calais, 1610-1L87, resta dix-huit ans dans les Antilles françaises. On a de lui Histoire générale des Antilles habitées par les Français, 4 vol. in-4o.
Tertullien (QuiNTCS SEPTIM1US FlORENS
Tertuiiianus), né a Carthage, vers 160, mort vers 210, se convertit tout a coup, vers 195 II écrivit vers cette époque un petit traité sur l' Oraison dominicale, sa lettre aux Martyrs, le traité De spectaculis, et le De idolatria, où il attaque le paganisme. Ses deux livres Ad nationes et surtout son Apologeticus sont des plaidoyers vigoureux, en faveur du christianisme. Tertullien continua ses attaques contre les ennemis de la religion dans ses traités : De testunonio animœ. De patientia, De baptismo, De prœscriptionibus adversus hœreticos, et écrivit probablement ses deux livres Ad uxorem. Prêtre de l'Eglise de Carthage, il vint à Borne, se déclara avec emportement contre les tendances relâchées, et tomba dans les exagérations du montanisme. Il montra son zèle emporté surtout contre les hérétiques, les gnostiques, et développa ses tendances montanistes de discipline rigoureuse dans plusieurs livres de morale : De habilu muliebri, De cul tu feminarum, De virginibus velandis, De monogamia, De jejuniis, etc. Passionné jusqu'à l'emportement, d'un langage rude et incorrect, avec des éclairs d'éloquence, il a été l'un des champions les plus vigoureux de la cause chrétienne. On a pu dire de lui qu'il est l'un des ancêtres du jansénisme.
Téruei, ch.-l. de la prov. du même nom, en Aragon (Espagne) ; 7.000 hab. Evèché. Fabr. de chaussures et de lainages. — La prov . de Téruel a;l 4,229 kil. carrés et 242,000 hab. Elle est traversée par la Sierra de Albaracin, et arrosée par le Guadalaviar.
Teschen, v. de l'empire austro-honsrois, à 220 kil. N.-E. de Brùnn (Moravie) ; 7.000 hab. Comm. de draps, laines, cuirs, vins Traité de 1779 entre Marie-Thérèse et Frédéric II.
Tessé (MANS-JEAN-BAPTISTE-RENÉ de Fiou-
îay, comte de), né dans le Maine, 1651-1725. fut gouverneur du Maine, du Dauphiné. Maréchal de camp, il fut l'implacable exécuteur des ordres de Louvois pour l'incendie du Palatinat; négocia la paix entre Louis XIV et le duc de Savoie, 1696. Il défendit vigoureusement Mantoue, contribua à la victoire de Luzzara, et fut nommé maréchal, 1703. Envoyé en Espagne, il assiégea vainement Gibraltar, 1704, Barcelone, 1705, défendit la Provence contre le duc de Savoie et le prince Eugène. 1707, fut ambassadeur à Rome, devint général des galères a la mort de Vendôme, 1712, et a la mort de Louis XIV se retira chez les Camaldules de Grosbois. Grimeard a publié les Mémoires et lettres du maréchal de Tesàé, 1806, 2 vol. in-8<>.
Tessenderloo, comm. du Limbourg (Belgique), à 30 kil. de Hasselt. C'était probablement