‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 570 sur 657 · TEU · texte numérisé non relu

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le lieu principal des Toxandres ; 3,500 hab.

Tessier (Alexandrb-Renri), né à Angerville, près d'Etampes, 1741-1837, membre de la Société royale de médecine et de l'Académie des sciences, 1783, directeur de l'établissement rural de Rambouillet, inspecteur général des bergeries nationales. On lui doit : Dictionnaire d'agriculture et d'économie rurale, 6 vol. in-4° ; Instruction sur la culture du coton en France ; Histoire de l'introduction et de la propagation des mérinos en France.

Tessin, italien Ticino, latin Ticinus, riv. d'Italie, vient du Saint-Gothard. tombe dans le lac Majeur, après avoir arrosé le val Levantina et Bellinzona en Suisse, sort du lac à Sesto-Calende, coule au S.-E. par Buffalora, Vigevano, Pavie, et se jette dans le Pô, après un cours de 100 kil. depuis Sesto-Calende.

Tessin (Canton du), un des 22 cantons de la Suisse, au S dans la région italienne, a 2,848 k. carrés, et 130,700 hab., tous catholiques. Il a 3 capitales, Bellinzona, Locarno et Lugano; chacune est la capitale du canton à tour de rôle pendant 6 ans. — Cette vallée fut conquise par les Suisses en 4512.

Tessy- sur- vire, ch.-l. de canton de l'arr. et à 19 kil. S. de Saint-Lô (Manche), sur la Vire; 4,461 hab.

Testa (Pie.tro), dit le Lucchcsino, peintre, né à Lucques, 1617-1650, fut à Rome élève de Pierre de Cortone.

Testament (Vieux et Nouveau). V. Bible.

Teste (Jean-Baptiste), né à Bagnols (Gard), 4780-4852, fut employé dans l'administration militaire de l'armée des Alpes ; reçu avocat, il s'établit à Nîmes, 4807. Exilé par la Restauration il revint en France, après la révolution de Juillet, et fut nommé député, 1831. Viceprésident de la Chambre, 4836-1839, puis garde des sceaux, il fut nommé ministre des travaux publics, en 1840. Il fut compromis dans le procès intenté par Parmentier contre le général Despans-Cubières et condamné à la dégradation civile, à 94,000 francs d'amende et à trois années d'emprisonnement.

Teste (La) OU Teste de Buch, Testa Boïorum, ch.-l. de canl. de l'arr. et à 60 kil. S.-O. de Bordeaux (Gironde), port sur le bassin d'Arcaehon; 5,063 hab. Bains de mer très fréquentés; pisciculture; comm. d'huîtres* de résine. Le seigneur portait le titre de Captau ou Captai de Buch.

Testelin (Louis), dit l'Aîné, né à Paris, 1615- 4655, peintre français, célèbre par ses grisailles et ses peintures en camaïeu, fut élève de Vouet. Il travailla avec Philippe de Champagne, et fut choisi, avec Lebrun, pour décorer la vieille église des religieuses du Val-de-Grâce.

Testelin (Henri), le Jeune, né a Paris, 1616- 4695, peintre, frère du précédent, fut aussi un des fondateurs de l'Académie de peinture, 4648; mais exclu, en 4684, à cause de sa religion, il se retira à La Haye, où il mourut. On lui doit un ouvrage intitulé : Sentiments des plus habiles peintres sur la pratique de la peinture et de la sculpture mis en tables et préceptes.

Testi (Fulvio, comte), né à Ferrare, 4593-4646, fut. un des plus heureux imitateurs de Marini. Il publia, en 4613, à Venise ses poésies, empreintes de l'enflure et de l'affectation de l'époque. On a fait une bonne édition de ses Opère scelte, Modène, 1847, 2 vol. in-8*.

Testry, village de l'arr. et à 43 kil. S. de Péronne (Somme) ; 020 hab. Bataille de 687 dans laquelle le mérovingien Thierry III et son maire Bertaire furent vaincus par îe carlovingien Pépin d'Héristal.

Teatu (Jacques), abbé et littérateur français, né à Paris, 4626-1706, fut en faveur auprès des femmes les plus distinguées de ce temps. Il fut

admis à l'Académie française, en 4655. On lui doit : Stances chrétiennes sur divers passages de l'Ecriture sainte et des Pères.

Têt, Telis, petit fl. de France, sort du Puy-de- Prigue, dans les Pyrénées Orientales, passe à Montlouis, Villefranche, Prades et Perpignan, dans le départ, des Pyrénées-Orientales, et se jette dans la Méditerranée. Cours de 400 kil.

Tété ou Tetté, v. portugaise de l'Afrique orientale, dans la capitainerie de Mozambique, sur le Zambèze; 4,500 hab. presque tous Cafres.

Téthys, déesse de la mer, fille d'Uranus et de la Terre, épousa l'Océan, son frère, et fut la mère des Océanides, des fleuves, des fontaines.

Tétouan, v. de l'emp. du Maroc, port sur la Méditerranée, à 48 kil. S.-E. de Tanger; 45.000 h. Commerce de bétail et de vivres avec Gibraltar. Prise par les Espagnols en 4860.

Tetricus (Pesuvius), l'un des trente Tyrans, sénateur et gouverneur de l'Aquitaine, succéda à Viclorinus, à Bordeaux, 207. Il repoussa les barbares sur la frontière du Rhin; mais n'opposa à Aurélien qu'une feinte résistance à la bataille de Chàlons-sur-Marne, 274. 11 devint gouverneur de Lucanie.

Tetzel (Jeam), né à Pirna (Misnie), 4470-4519, dominicain, fut nommé par Léon X commissaire apostolique en Allemagne II fit un commerce honteux des indulgences ; soutint les thèses le plus singulières qui furent publiées par lui sous ce titre : Summaria instructio sacerdotum ad prœdicandas indulgentias, 1517. Luther les réfuta dans ses 95 thèses. Miltitz, envoyé par Léon X, fit à Tetzel de vifs reproches." Profondément blessé, celui-ci mourut de chagrin à Leipzig.

Teucer, roi de la Troade, était fils du Scamandre et de la nymphe Idée.

Teucer, fils de Telamon et d'Hésione, frère consanguin d'Ajax, le suivit au siège de Troie. A son retour, Télamon le chassa parce qu'il n'avait pas vengé la mort de son frère, et Teucer alla fonder Salamine en Cypre.

Teufen, bourg du canton et à 8 kil. N.-E. d'Appenzell (Suisse). Eaux minérales; 4,500 hab.

Teuta, reine d'Iliyrie, attira sur eiie les armes de Rome, fut vaincue, et forcée de payer tribut, 228 av. J.-C.

Tentâtes, dieu des Gaulois, présidait au commerce, à l'argent, à l'intelligence, et conduisait aux Enfers les âmes des morts. On le considérait aussi comme le dieu des batailles.

Teutberg (Forêt de) ou Teulobiirgei'wald, Teutoburgiensis saltus, chaîne de montagnes de l'Allemagne du Nord qui sépare les bassins de l'Ems et du Rhin, dans le Hanovre et la Westphalie.

Teutonique (Ordre). Cet ordre militaire et religieux n'a été réellement constitué qu'en 1190 Dès 1128, des Allemands, les frères de Ste-Marie, avaient un hôpital à Jérusalem. En 1190, Frédéric de Souabe, fonda véritablement Yordre des chevaliers teutoniques. Ils portaient un manteau blanc avec une croix noire; bientôt le grand maître y ajouta pour lui la croix d'or de Jérusalem. L'ordre acquit de vastes possessions, surtout en Allemagne De 1230 a 1283, ils combattirent les Prussiens idolâtres, et fondèrent Thorn, Marienwerder, Elbing ; les Porte-glaives de Livonie se réunirent aux chevaliers teutoniques, dès 1237, et quatre diocèses furent formés dans le pays entre la Vistule et le Memel. Marienbourg devint la capitale de l'ordre en 1309. Il établit sa domination, au xive s., sur l'Esthonie, la Livonie, la Courlande. Mais la puissance et le luxe amenèrent la corruption des mœurs; et de longues guerres commencèrent contre la Pologne et la Lithuanie. En 1410, les chevaliers perdirent 40,000 hommes à Tannenberg; ils perdirent la Samogitie, la Sudavie et une partie de la Pomérélie; puis Casimir IV leur prit Marienbourg,

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et Kcenigsberg devint la résidence du grand maître. En 1466, à la paix de Thorn, l'ordre ne garda que la Prusse orientale, sous la suzeraineié de la Pologne. En 1525, Albert de Brandebourg se fit luthérien, sécularisa les biens de l'ordre, se maria et se déclara duc héréditaire de Prusse. Quelques chevaliers établirent le siège de l'ordre à Margentheim, en Franconie; il n'a eu depuis lors qu'une misérable existence ; Napoléon I*r pa supprimé en 4809.

Teuton, peuple germanique des bords de la mer Baltique. A la fin du ne s. av. J.-C, ils émigrèrenl avec les Cimbres, pour fuir, dit-on, devant un débordement de la mer Baltique ; traversèrent la Germanie jusqu'au Norique; en Helvétie, ils s'adjoignirent les Ambrons, les Tigurins, les Tughènes, et envahirent la Gaule. Victorieux de 4 armées romaines, ils passèrent en Espagne , et deux ans après ils furent extermines par Marius , les Teutons à Aix , 402, les Cimbres à Verccil, 401. Le nom de Teutons a été depuis donné à tous les Germains, Deutschen.

Terere, nom italien du Tibre.

Teverone, âne. Anio. vient de l'Apennin romain, au N. de Frosinone, forme les cascades de Tivoli, et se jette dans le Tibre, après un cours de 80 kil. V. Anio.

Teviot, riv. d'Ecosse, arrose le comté de Roxburgh, et se jette dans la Tweed à Kelso.

Teviotdais. V. Roxbdrgh (Comté de).

Tewkesbury, v. d'Angleterre, dans le comté et à 45 kil. N -E. de Glocester, au confluent de l'Avon et de la Severn; 6.000 hab. Grande défaite des Lancastriens en 4471.

Texas, un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, touchant au Mexique et au golfe du Mexique. Capit., Austin. Le Texas a 688,343 kil. carrés, et 1,591,749 hab. Au S. pays plat; au N. sol accidenté; au N.-O. hauts plateaux en partie déserts. Riches prairies, forêts le long des cours d'eau, Red-River, Sabine, Trinidad, Brazos, Colorado, Nueces et Rio-Grandedel-Norle qui forme la frontière O. Beaucoup de boeufs, bisons et chevaux sauvages. Du côté du Nouveau-Mexique est une région tout à fait stérile, le Llano estacado. Les villes sont : Austin, Galveston, Houston, Matagorda. — Les Espagnols occupèrent le Texas à la fin du xvin* s. De 4824 à 1855 le Texas fit partie de la république mexicaine. En 4835, il se révolta sous, la conduite du général Samuel Houston, et forma jusqu'en 4845 un Etat indépendant. C'est alors qu'il est devenu un Etat de l'Union.

Texel, île au N. du Zuiderzée, à 3 kil. N.-E. du Helder; 7,000 hab. Ch.-l., Texel. Pêcheries. Bataille navale entre les Anglais et les Hollandais, 4653.

Tezcuco, v. du Mexique, sur le lac du même nom, dans la prov. et à 25 kil. de Mexico: 4,5U0 hab. Le lac de Tezcuco a 20 kil. sur 43. 11 diminue sans cesse, et ne baigne plus ni Mexico ni Tezcuco.

Thabor, anc. Itabyrius mons, montagne de Syrie a 40 kil. S.-E. de Nazareth (569 met.). C'est sur le sommet du Thabor que Jésus se transfigura aux yeux de ses disciples. Victoire des Français sur les Turks en 4799.

Thackeray (William Makepeace), né à Calcutta, 4814-4864, fut dès 4832 un des chroniqueurs du Fraser's Magazine. Habile à manier la plume et le crayon, il publia un album de caricatures, puis écrivit dans plusieurs journaux, et acquit surtout de la popularité par ses romans : Comic taies and sketches, Vanity fair, Our street, the Book of Snobs, History of Pendennis, history of Henry Esmond, etc.

Thaddée. V. JuDE (SAINT).

Thaïs, courtisan© célèbre en Grèce par son esprit, suivit Alexandre an Asie. Elle vécut en-

suite avec Ptolémée, roi d'Egypte, et en eut trois enfants.

Thala, v. de l'anc. Numidie, où Métellus saisit les trésors de Jugurlha, 408 av. J.-C

Thaïassius, dieu de l'hyménée chez les Romains.

Thaïes ou Thaietas, musicien et poète lyrique grec, né a Gortyne (île de Crète), vécut dans le vue s. av j £ ges cnants avaient un caractère politique et religieux.

Thaïes, philosophe grec, fondateur de l'école ionienne, né en Phénicie, 640-548 av. J.-C, s'établit, vers 587, à Milet. Thaïes fonda l'astronomie, et reçut, le premier, le surnom de coçoç, sage, savant. Il prédit les éclipses, étudia le cours du soleil, détermina les époques où cet astre entre dans les tropiques, la succession des saisons, fixa à 365 le nombre des jours de l'année, et à 30 le nombre des jours de chaque mois. Il regardait l'eau comme principe générateur de tous les êtres. On lui attribue le fameux rvc56l <7£<x0tov '. Connais-toi toi-même, qui fut inscrit sur le fronton du temple de Delphes. On ne sait pas s'il avait écrit quelque ouvrage. Les successeurs de Thaïes, dans l'école ionienne, furent Anaximandre, Phérécyde, Anaximène, Heraclite, Diogène d'Apollonie , Anaxagore et Archélaùs. Sa doctrine sur la divinité paraît être le panthéisme.

Thalle, l'une des neuf Muses, présidait à la comédie et aux festins. On la représente sous les traits d'une jeune fille folâtre, couronnée de lierre, chaussée de brodequins, et tenant à la main un bâton pastoral (pedum), ou un masque comique. — Nom de l'une des trois Grâces.

ihamas ou Thamasp, 2e roi de Perse, de la dynastie des Sotis, 4524, lutta contre Soliman' II, perdit Bagdad, Van, Tauris, la Géorgie, mais prit le Chirvan , 4533-4538. Dans une deuxième guerre, il reconquit ce qu'il avait perdu, 4554. Il mourut empoisonné par l'une de ses femmes, en 1577.

Thamas OU Thamasp, 42e roi de Perse, de la dynastie des Sofis, 4722-1734, fut déposé par Nadir-Chah et plus tard mis à mort.

Thamasp Kouli-Khan. V. NADIR-CHAH.

Thame, riv. d'Angleterre, arrose le comté d'Oxford, et se joint à l'Isis pour former la Tamise.

Thames, nom anglais de la Tamise.

Thamvris, l'un des chantres divins de l'ancienne Grèce, fui frappé de cécité par les Muses, qu'il avait osé défier.

Thanet, île d'Angleterre, formée par les deux bras de laStour, au S. de l'estuaire de la Tamise; 46 kil. sur 12; 24,000 hab. Ce fut le premier établissement des Saxons, 449.

Thann, anc. ch.-l. de canton de l'arr. et à 33 kil. N.-E. de Belfort; auj. dans la Haute- Alsace. Filatures de coton, toiles peintes, brasseries; 8,000 hab. [Auj. DéirA

Thapsaque, anc. v. de Syrie, sur l'Eùphrate.J

Thapsus, anc. v. d'Afrique, à l'E. de la Byzacène. Victoire de César sur Varus, Pétréius et Juba, 46 av. J.-C. Auj. Demsas.

Tharand, v. du roy. de Saxe, dans le cercle de Dresde; eaux minérales.

Thasos, île de la mer Egée, au N., près de la côte de Thrace, renfermait de l'or et produisait des vins très estimés. Patrie du peintre Polygnote.

Thau, étang de la France, dans le départ, de l'Hérault. Il communique avec la mer Méditerranée par l'entrée ou canal de Cette. Nombreuses salines sur ses bords.

Thaumas de la Thaumassière (GASPARD), né â Bourges, mort en 4742, jurisconsulte, a donné des éditions des Assises de Jérusalem, des Coutumes de Beauvoisis, par Beaumanoir, des

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Coutumes de Berry et de Lorris. On lui doit : Histoire du Berry et du diocèse de Bourges; Traité du franc-alleu du Berry, etc.

Thaya, riv. qui vient des monts de Moravie, passe a Znaïm, Lundenburg, et se jette dans la ïûorava. Cours de 190 k il.

Théaki, anc. Ithaque, l'une des îles Ioniennes, au N.-E. de Céphalonie ; 10,000 hab. Ch.-l., Vatlii. V. Ithaque.

Théatins, congrégation de clercs réguliers, établie, en 15-24, a Chieti (autrefois Téate ou Tliéate), ou plutôt parce que J.-P. Caraffa, son fondateur, était archevêque de Chieti.

Théaulon (Etienne), peintre, né à Aigues- Mories, 1739-1780, élevé de Vien, représenta, avec facilité et finesse, des scènes populaires, ou de gracieuses compositions.

Théaulon de Lambert (MaRIE-EmmàNUEL-

Guillaume- Marguerite), né à Aiguës -Mortes, 1788-1841. composa des vaudevilles dès 1809, publia à Milan, en 1811, une Ode en l'honneur de la naissance du roi de Borne, mais il n'en fut

Eas moins un des premiers â arborer la cocarde lanche en 1814. Il fit jouer jusqu'en 1830 un nombre considérable de pièces en l'honneur de la légitimité. Après la Révolution de Juillet, il collabora avec Dumas à Kean, avec Bayart au Père de la débutante et à plusieurs autres vaudevilles.

Thébaïde oU Haute Egypte, partie mérid. de 1'Egvpte anc. De vastes déserts s'étendaient, comme auj. à l'E. de la chaîne Arabique et a 10. de la chaîne Libyque, qui longeaient le Nil. C'est là que se retirèrent les premiers solitaires chrétiens. Auj. Saïd, et partie S. de ÏOuestaniéh.

Thébaine OU Thébéenne (Légion). On nomma ainsi une légion romaine, probablement levée dans la Thébaïde. Composée de chréliens. commandée par saint Maurice, elle se laissa massacrer sous Dioclétien , plutôt que de sacrifier aux idoles.

Thèbes, v. de l'anc. Egypte, capit. de la Thébaïde, Uioapolis magna, s'étendait des deux côtés du Nil. Elle était une cité sainte à cause du culte d'Ammon, une importante station commerciale, une grande ville de guerre. Elle était entourée d'une gigantesnue enceinte carrée, percée de 100 portes, ce qui lui valut son nom de Thèbes Hécatompyle. Dans son enceinte sont les villages de Medinet-Abou sur la rive gauche, de Louqsor et de Karnak sur la rive droite. Les ruines de celte grande cité sont peut-être les plus imposantes que nous ait laissées la main des hommes: temples, palais, allées de colonnes, d'obélisques.

Thèbes, v. de la Grèce anc, au S. de la Béotie, dans une plaine fertile, défendue par la citadelle ou Cadmée, bâtie sur une colline. Les Grecs attribuaient la fondation de Thèbes au Phénicien Cadmus. La royauté fut détruite à Thèbes vers 1126 av. J.-C, et remplacée par un gouvernement oligarchique, que modelèrent au vue s. les lois de Philolaus. La ville tenait le premier rang parmi les cités de la Béotie, mais elle joua un rôle très secondaire dans les affaires générales de la Grèce jusqu'après le traité d'Antalcidas. Sous Pélopidas et Epaminondas, Thèbes, victorieuse de Sparte, s'éleva au premier rang. Après eux, sa puissance disparut. Thébains et Athéniens s'unirent à la voix de Démoslhène, et furent vaincus par Philippe de Macédoine a Chéronee. 338. Alexandre détruisit leur ville, où il n'épargna que la maison du poète Pindare, 335. Cas&andre la rebâtit; mais ses citoyens ne furent plus célèbres que par leurs longs festins et l'épaisseur de leur esprit. Auj. Thiva, elle est le ch.-l. d'une éparchie dans le nome d'Attique-et-Béotie; 3,500 hab.

Thècle (Sainte], vierge d'Isaurie au Ier s.,

échappa miraculeusement au martyre. Fête, le 23 septembre.

Thégan, évêque de Trêves au ix« s., a écrit la Vie de Louis le Pieux.

Ihcgonnec (Saint-), ch.-l. de Cant. , de

l'arr. et à 12 kil. S.-O. de Morlaix (Finistère); 3,409 hab.

Theil (Le), .ch.-l. de cant, de l'arr. et à 36 kil. S.-E. de Mortagne, sur l'Huisne (Orne) ; 1,079 hab.

Théis (Marie- Alexandre) . né à Sincenv (Aisne), 1738-1796, maître des eaux et forêts a Nantes, a laissé Contes et nouvelles en vers ou le Singe de la Fontaine.

Théis (Alexanure-Etienne-Gutllaume. baron de), fils du précédent, né a Nantes, 1765-1842. On a de lui : Glossaire de botanique; Mémoires d'un Espagnol, roman ; Voyage de Polyclèle ou Lettres romaines ; Politique des nations, etc. Il était le frère de la princesse de Salm.

Theiss, anc. Tibiscus ou Pathyssus, en hongrois Tisza, grande rivière qui descend des monts Karpathes en Hongrie, décrit un demicercle de l'E. a l'O., change de direction à Tokay, coule du N. au S. par Szolnok, Szegedin, Zentha et Tittel, et se jette dans le Danube, au-dessous de Salankemen, après un cours d environ 1,200k. Elle reçoit â droite le Bodrog, le Hernad, l'Eser; à gauche le Szamos, le Koros. le Maros. Elle traverse une plaine basse, marécageuse et souvent inondée.

Theix, comm. du cant. et de l'arr. de Vannes (Morbihan)); 2,56^ hab.

Thémine (PûNS de Lauzière, marquis DE),

né vers 1552, mort en 1627. Sous Louis XIII, il reçut le bâton de maréchal, pour avoir arrêté le prince de Condé, 1616. 11 fut gouverneur de P>relagne, et eut de violents démêlés avec le parlement de Bennes.

Thémis, déesse de la justice, chez les Grecs. Fille d'Uranus et de la Terre, elle régna en Thessalie avec sagesse. On la représentait assise, une épée nue d'une main et une balance de l'autre.

Thémiscyre, anc. v. du Pont (Asie Mineure), près de l'embouchure du Therinodon, anc. capitale des Amazones. Auj. Thermèh.

Thémistius, né en Paphlagonie , 315-390, prononça à Nicoiuédie son di&cours, Exhortation à la philosophie, 344 ou 345; â Ancyre, devant Constance, son discours Sur l'amour de l'humanité. Il se fixa, vers 359, à Constantinople, et fit partie du sénat de cette ville. Thémistius se tint a l'écart sous le règne de Julien, mais, sous Jovien, il récita à Dostina (Phrygie) le plus remarquable de ses discours. A partir de 367, les discours de Thémistius se renouvellent presque annuellement. En 384. sous Théodose, il obtint la préfecture de Constantinople, et fut le précepteur du fils de l'empereur. Nous possédons de lui : vingt panégyriques et treize amplifications, et le Discours à Valens sur les religions. Thémistius paraissait avoir, pour le christianisme et pour le paganisme, une égale indifférence.

Thémistocie, né à Préas en Attique, vers 533 ou 528 av. J.-C, mort vers 470 ou 464, d'une famille obscure. Après Marathon, il décida les Athéniens à employer le produit des mines de Lauiïum â la construction des vaisseaux Archonte éponyme, 481, il commanda la flotte athénienne, quand les Perses envahirent la péninsule. Par ses conseils les Athéniens se réfugièrent sur leurs vaisseaux, envoyant â Salamine, â Egine et â Trézene les vieillards, les femmes et les enfants. Thémistocie sauva la Grèce par la belle victoire navale de Salamine, 480. Ou ne peut expliquer l'ingratitude des Athéniens, qui ne lui donnèrent plus qu'un rang secondaire dans les affaires de l'Etat, que

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par l'influence jalouse des Lacédémoniens. C'est fui qui par son habileté donna à ses concitoyens iî temps de fortifier le Pirée et de rebâtir les longs murs. 11 fut, malgré tout, exilé p;ir l'ostracisme, en 471, et compromis avec Pausanias; il fui contraint de s'enfuir a Corcyre, puis chez les Molosses, à Pydna, entin en Iouie. 11 obtint d'Artaxerxes un traitement splendide dans l'Asie Mineure; mais ne voulant pas trahir sh patrie, il s'empoisonna. Les Athéniens honorèrent sa mémoire. Thucvdide dit qu'il mourut de sa mort naturelle/On peut lui reprocher son injuste jalousie a l'égard d'Aristide, qu'il fit bannir par l'ostracisme, et le peu de scrupule qu'il montra plus d'une fois pour réussir.

Tiiénard (Lou.s-Jacques , baron), né à la Louptière (Aube), 1777-1857, fils de pauvres cultivateurs, étudia dans le laboratoire de Vauquelin, prépara les leçons de Vauquehn et de Fourcrov. et fut répétiteur à l'Ecole polytechnique, en 1798. il se lia dès lors intimement avec Gav-Lussac. 11 remplaça Vauquelin à la chaire de chimie du Collège de France, 1804; lut professeur à l'Ecole polytechnique, 1810, membre de l'Académie des Sciences ; etc. Il reçut de Charles X, en 1825, des lettres de noblesse, avec le titre de baron ; fut député de 1827 a 1830, pair de France en 1832; vice président du Conseil royal de l'instruction publique, administrateur du Collège de France, en 1838. Il a écrit un grand nombre de mémoires, et fait de belles découvertes dans la chimie organique et inorganique. Parmi ses ouvrages sépares, on doit citer : Recherches physiques et chimiques; Recherches physico-chimiques faites sur la pile; Traité de chimie élémentaire.

Thcnezay, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 24 k. de Parthenay (Deux-Sèvres); 2,375 hab.

Thénon, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 34 kil. S.-E. de Périgueux (Dordogne); 1,928 hab.

Théocrîte, né à Syracuse, florissait au m« s. av. J -C ; Piolémée Plîiladelphe l'attira à sa cour brillante d'Alexandrie, puis il revint à Syracuse, vers 275, à la cour de Hiéron. Il est surtout célèbre par les idylles, mimiques et pastorales. Il y mélange le dialecte doricn populaire an dialecte dorien lyrique. Il nous reste de lui trente Idylles, vingt-deux Epigrammes, qui ont un vrai mérite, mais qui ne sont probablement pas toutes de lui, et un petit poème, Syrinx.

Théodat, roi des OsM'ogoths d'Italie, fut élevé au trône par sa cousine Amalasonte. après la mort du jeune Athalaric, 534; il l'enferma et la fit périr. Théodat ne sut pas se défendre contre Belisaire et fut tué à Ravenne par ses soldats, 536.

Théodebaid, roi d'Austrasie, né en 533, fils et successeur de Théodebert I", 547, mourut en.

Théodebert ier, roi d'Austrasie. né en 504, fils de Thierri Ier, lui succéda, en 534. Appelé en Italie par l'empereur Justinien, et par le roi des Ostrogoths, Yitigès, qui lui cédèrent la Provence, il battit successivement les Grecs et les barbares, 539. Le premier, il fit frapper des monnaies à son etfigie et voulut soumettre ses guerriers à l'impôt. 11 fut tué à la chasse, 547; son fils Tbéodebalii lui succéda.

Théodebert m, roi d'Austrasie, fils et successeur de Childebert II. en 596, combattit son frère Thierri II, et fut deux fois vaincu par lui à Toul et à Tolbiac. Il fut pris et mis à mort.

Théodelinde, fille du duc de Bavière, Garibabii, épousa Auiharis. roi des Lombards, puis Agilulphe, duc de Turin, qu'elle désigna pour monter sur le trône, 591, et qui se fit catholique, d'après ses conseils. C'est elle qui plaça un clou de la vraie croix dans la couronne des rois lombards. '

Théodora, impératrice d'Orient. Fille du gardien des bêtes féroces, elle débuta au théâtre avec sa sœur et s'y rendit célèbre par sa vie dissolue. Justinien s'éprit d'elle et l'épousa. Elle fut associée par lui a l'empire, 527; montra du courage dans la fameuse sédition de 532, et. par sa décision, le sauva peut-être. On peut lui reprocher ses intrigues, ses caprices, ses prodigalités; elle partagea la manie de Justinien pour les discussions théologiques ; elle mourut d'un cancer, en 548.

Théodora, impératrice d'Orient, née àElissa, en Paphlagonie. femme de l'empereur Théophile, tut choisie par lui parmi les plus belles femmes du pays, 83U. Elle fut régente, 842, et gouverna avec sagesse pendant la" minorité de son fils Michel 111. Les intrigues de Bardas, son frère, l'engagèrent a se démettre de la régence, 857. Elle fut emprisonnée, vit son fils massacré sous ses yeux, et mourut en 867. Elle est au nombre des saintes du calendrier grec.

Théodora, 890-920, était parente d'Adalbert II, marquis de Toscane et lut toute-puissante à Rome. Elle eut deux filles que leur beauté et leur galanterie rendirent célèbres, Marozia et Théodora, qui fit nommer pape le jeune Jean X, 914.

Théodore, né à Cyrène vers la fin du ive s. av. J.-C, philosophé grec surnommé YAthée, professa les doctrines les plus irréligieuses et les plus immorales. 11 fut exilé de Cyrène, et, a Athènes, sans la protection de Démétrius, il eût été condamné à boire la ciguë.

Théodore (Saint), soldat, né en Syrie, martyrise a Aimisee, pendant la persécution de Dioctétien. Fêle, le 9 novembre.

Théodore (Sainte), suoit avec Didyme le martyre, sous Dioclétien.

Théodore I»1', pape de 642 à 649.

Théodore n, pape, né à Rome, 898.

Théodore de Mopsueste, né à Antioche, 350- 429, obtint, 394, l'évêché de Mopsueste en Cilicie. Il eut l'amitié de l'empereur Théodose. Ses écrits furent traduits en arabe, en syriaque et en persan, et anathématisés par le concile tenu a Constantinople, en 553. Quelques-uns seulement nous restent.

Théodore, lecteur de l'Eglise de Constantinople au vie s., a écrit, une Histoire, en 2 livres (de la vingtième année de Constantin jusqu'à Julien).

Théodore Prodrome, surnommé Bilarion, écrivain byzantin de la première moitié du xips! Il a laissé des ouvrages médiocres : les Amours de Rhodante et de Dosiclès, roman en vers ïambiques ; Amarante, ou les amours d'un vieillard; Combat des rats et du chat ; Recueil d'Epigrammes; l'Amitié en exil; De sapientia; un poème de mille vers, dans lequel il se plaint de sa pauvreté a Manuel Comnène.

Théodore studite (Saint), né à Constantinople, 755-826, abbé du monastère de Saccudion, puis de celui de Stude, s'opposa aux Iconoclastes, et fut persécuté par les empereurs Nicéphore et Léon V. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages.. Fête, le 12 novembre.

Théodore l'Ange, empereur grec de Thessalonique, 1222-1230, prit Andrinople, mais fui vaincu par Asan II, roi des Bulgares; ce prince lui fit crever les yeux. Il put rentrer dans ses Etats, laissa le gouvernement a son fils, et fut forcé de céder le titre d'empereur.

Théodore, roi de Corse. V. Nkdhof.

Théodoret, né a Antioche, 3S6-457, fut évêque deCyrrhus, eu Syrie. Il eut a soutenir des luttes nombreuses, surtout contre les Nestoriens. On a de lui : Histoire ecclésiastique, en cinq livres; le Mendiant, en trois dialogues ; une Histoire abrégée des hérésies ; Traité de la Pro- Vid,ence; de la Cure des préjugés des Grecs; des

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discours, des homélies, 480 lettres intéressantes. ' , Théodoric, roi des Ostrogoths d'Italie, surnommé le Grand, 455-526, fils de Théodemir, de l'illustre famille des Amales, donné en otage à l'empereur d'Orient Léon, fut élevé dans son

Falais. Il succéda à son père en 474, soutint empereur Zenon contre l'usurpateur Basiliscus, et fut nommé pairice. S'entendant avec Zenon, il résolut de faire la conquête de l'Italie sur Odoacre; il tailla en pièces, sur les bords de l'Unna, les Gépides, auxiliaires d'Odoacre, traversa la Pannonie, les Alpes Juliennes; défit Odoacre près de i'isonzo, près de Vérone, 489, sur les bords de l'Adda, 490, le bloqua dans Ravenne. et, dans un festin de réconciliation, le massacra avec s>es principaux officiers. 4*93 Théodoric se fit alors proclamer roi des Goths et des Romains, plus tard il prit le titre de roi d'Italie. Il gouverna en conservant tous les rouages de l'adminislration romaine; seulement les guerriers goths, auxquels il distribua le tiers des terres et des esclaves, formèrent l'armée. 11 épousa Audeflède, sœur de Glovis, soumit les Suèves de la Rhétie 2°, les Ruges du Norique, et reçut de l'empereur Anastase les insignes royaux. Quoique arien, il se monlra sagement tolérant a l'égard des catholiques, et secondé par de bons ministres, comme Cassiodore, il rendit quelque prospérité à l'Italie désolée. Après la mort d'Alaric, son gendre, roi des Wisigoths, à Vouiilé, 507, il se déclara le défenseur de son petit-fils, Amalaric; et garda pour lui le pays situé entre la Durance et la mer. Une flotte de mille dromones, ou b'âtiments légers, protégeait le commerce. 11 était favorable aux lettres et aux arts. Mais une vive ferveur religieuse venait d'animer tout le monde catholique; Théodoric réclama en faveur de ses coreligionnaires; l'effervescence s'accrut; on accusa le sénateur Albinus de conspirer; l'illustre Boëce, Symmaque, furent impliqués dans cette conspiration, condamnés et exécutés. Théodoric se repentit; mais il mourut lui-même peu après, 526, laissant le trône à son petit-fils Athalaric, avec sa fille Amalasonte pour régente. Sa mémoire a vécu dans l'imagination des peuples.

Théodoric i«, roi des Wisigoths, successeur de Wallia, 419-451. combattit les Romains, fut longtemps l'allié du Vandale Genséric, puis il se brouilla avec lui. Genséric appela en Gaule Attila contre les Wisigoths. Théodoric réunit son armée à celle d'Aélius; il périt à la bataille de Chàlons-sur-Marne, 451.

Théodoric II, roi des Wisigoths, lils du précédent, tua son frère Thorismond, 453, et lui succéda. Il s'empara de la Bétique et de la Lusitanie, éleva à l'empire son ami Avitus, combattit Majorien, et fut assassiné par son frère Euric. en 466.

Théodoros, roi d'Abyssinie, né dans la province de Quara, vers 1818, s'appelait Kassai. Il se lança de bonne heure dans les aventures guerrières, et parvint à imposer sa domination aux chefs abyssins. Il reconstitua l'empire du grand négus, 'et se fit sacrer roi, en 1855, sous le nom de Théodore II. Son gouvernement fut un mélange de tentatives de réformes et d'excès d'absolutisme ; il retint prisonniers des missionnaires anglais et quelques autres Européens. En 1867. une armée anglaise, conduite par sir Robert Napier, pénétra en Abyssinie, se dirigea vers Magdala et réduisit Théodoros. Il se tua

Four ne pas tomber vivant entre les mains de ennemi, avril 1868.

Théodosc i« (Flavius), né à Cauca (Galice), en 346, fils du comte Théodose, général mis à mort par Valens. Gratien l'associa à l'empire, pour le défendre contre les barbares, 379. Il eut tout l'Orient, la Grèce et la moitié de lTllyrie. Il repoussa les Wisigoths et les cantonna en

Thrace et en Mésie. Valentinien II, dépouillé par Maxime, implora le secours de Théodose, qui avait épousé sa sœur Galla. Maxime fut vaincu à Siscia, 388. et égorgé a Aquilée par les soldats. Quand Valentinien eut été assassiné par Arbogasle, 392, Théodose marcha contre le meurtrier et contre l'usurpateur Eugène qu'il avait proclamé ; ils furent défaits sur la Rivière-Froide (comté de Gôritz) et mis à mort, 394. Théodose mourut à Milan. 395, laissant deux jeunes fils, Arcadius et Honorius. 11 a mérité le nom de grand, en arrêtant l'invasion des barbares, en gouvernant avec fermeté et surtout en protégeant le catholicisme. On lui a justement reproché les emportements de sa colère; en 387, il ordonna de punir cruellement une révolte d'Antioche; eh 390, à la nouvelle d'une émeute à Thessalonique, il fit massacrer plus de 7,000 personnes dans le cirque ; mais il se soumit à la pénitence publique que lui infligea saint Ambroise.

Théodose il, dit le jeune, empereur d'Orient, né en 401, était fils d'Arcadius, auquel il succéda en 408, sous la régence de sa sœur Pulchérie. Sous son règne, on fit la guerre aux Perses, 421 ; on eut surtout à lutter contre les Huns, conduits par Attila. Théodose fut forcé d'acheter la paix; et fut humilié par Attila, 449. Théodose pieux, mais faible et incapable, passait son temps à transcrire et à enluminer des copies d'ouvrages religieux. Il fit rédiger le Code Théodosien, divisé en 16 livres.

Théodose ni, empereur d'Orient, 716-717, proclamé malgré lui. à la place d'Anastase II, abdiqua bientôt en faveur de Léon l'isaurien.

Théodose de Tripoli, géomètre grec, du 1er s. av. J.-G., né en Rilhynie, a laissé des traités de mathématiques : Sur les propriétés de la sphère; Sur les nuits et les jours; Sur les constructions.

Théodosie, v. de la Chersonèse Taurique, sur le Bosphore Cimmérien. Auj. Caffa.

Théodosieune (Table ou Carte). V. Peu-

TINGKR.

Théoduife, évêque d'Orléans, né en Espagne, fut élevé à Narbonne et à Masuelonne. Il fut probablement professeur dans l'abbaye de Fleury-sur-Loire, et y composa un Traité sur les sept» arts; il étaifévêque d'Orléans en 788. Il vécut habituellement auprès de Charlemagne; fut nommé missus dominicus avec Leidrade, et a laissé de curieux détails sur cette mission dans un poème, Parœnesis ad judices. En 818, accusé de complicité dans la révolte de Bernard, il fut emprisonné à Angers; il composa alors plusieurs pièces , entre autres l'hvmne Gloria, laus et honor. Ses écrits ont été publiés par le P. Sirmond.

Théognis, né à Mégare, vers 570 av. J.-G., mort vers 485, composa beaucoup d'élégies pour célébrer les joies de la vie et les dons de la fortune. Chassé, privé de ses biens, par le parti démocratique, il exhala son ressentiment contre ses ennemis. Il était très apprécié par les philosophes. Dans les 1,389 vers qui nous restent de lui, on trouve des conseils d'une moralité peu élevée, mais judicieux.

Théon de Smyrne, mathématicien grec du ii« s., avait écrit un manuel des Connaissances mathématiques utiles pour la lecture de Platon; il nous en reste deux parties, la 1" et la 4e. L' Arithmétique, en 93 chapitres, et l'Astronomie ont été publiées avec traduction et commentaires.

Théon d'Alexandrie, mathématicien et astronome grec, père de l'illustre Hypatie, vivait dans le ivc s. ap. J.-C. On lui attribue des Scholies sur Aratus ; il a commenté YAtmageste de Ptolémée; il a édité les Tables manuelles de Ptolémée, avec un commentaire.

Théon (jElios) d'Alexandrie, sophiste et rhé-

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eur grec, postérieur à l'ère chrétienne. Il ne nous reste que ses Exercices oratoires.

ritéophaue , historien byzantin , 758-818, abbé d'un monastère de Mysie, a continué la Chronologie de Georges Syncelle, son ami, de 2S4 à 811.

Théophano , fille d'un cabaretier, devint l'épouse du jeune Romain II, en 949. On l'accuse d'avoir empoisonné Romain pour épouser son amant, Nicephore Phocas, 963. Jean Zimiscès, 9t'9, s'empressa de reléguer Théophano dans l'îie de Proconnèse. Elle fut rappelée à Constanlinople, 976, par ses deux fils, Basile II et Constantin Vlll.

Théophiiauthropes ou amis de Dieu et des hommes, nom d'une secte qui, après les excès de l'athéisme révolutionnaire, essaya de faire une religion du déisme.

Théophile (Saint), d'abord païen, fut l'un des apologistes de la religion chrétienne, et devint évêque d'Antioche, vers 470. Il mourut de 181 à 186. De ses ouvrages, il ne reste qu'un traite, les Trois livres à Auto ly eus.

Théophile, empereur d'Orient, né à Amorinni (Phrvgie), succéda à son père, Michel le Bèg'ic, en £v.'9 Fongueux iconoclaste, il persécuta les catholiques et chassa les peintres de l'Empire II mourut en 842.

Théophile, jurisconsulte grec, professeur à ] école de Constantmople, fut l'un de ceux qui aidèrent Tribonien dans son œuvre législative. On a de lui une Paraphrase curieuse des Institutes.

Théophile, prêtre ou moine allemand, vivait probablement à la fin du xie s. Il a écrit un livre très curieux pour l'histoire de l'art. Diversarum artium schedula, en 3 livres et 166 chapitres, qui traite de la peinture sur toile, sur bois, sur vélin, des émaux, de la mosaïque, de l'art de nieller, de l'orfèvrerie, etc.

Théophraste, né à Eresos (Lesbos), vers 374, mort vers 287 av. J.-C, fut le disciple aimé d'Aristote. Il lui succéda définitivement dans la direction de l'école péripatéticienne. Il est plutôt moraliste et naturaliste que philosophe. On a conservé : L'Histoire des plantes, en 10 livres ; les Causes des plantes, en 6 livres; sur les odeurs, sur la fatigue, sur les vertiges, sur l'évanouissement, sur la paralysie, sur le feu, sur les signes des pluies, des vents, etc. Théophraste est surtout connu par son livre des Caractères moraux, en 30 chapitres, très probablement extraits. La Bruyère l'a traduit avec assez peu d'exactitude; c'est là ce qui a surtout donné à Théophraste une grande popularité.

Théophylacte, surnommé Simocatta, historien byzantin, mort vers 630, né à Locres, a laissé : Histoire de Vempereur Maurice, en 8 livres ; Problèmes de physique, dialogues en 20 chapitres ; Lettres morales, champêtres et amoureuses. [av. J.-C.l

Théopompe, roi de Sparte, vivait au vme s.J

Théopompe, né à Chîo, vers 378, mort après 305 av. J.-C, fut élève d'Isocrate. Il appartenait à la faction aristocratique. Il avait écrit une Histoire de la Grèce, en 12 livres, continuation de Thucydide jusqu à la bataille de Leuctres , et une Histoire de Philippe, roi de Macédoine , en 58 livres. Il composa aussi des Panégyriques et une Diatribe contre Platon.

Théot (Catherine), née en 1716, à Barenton, près Avranches, morte en 1794, fut domestique, et se persuada qu'elle avait des visions. Elle fut enfermée à la Bastille et à la Saipètrière, 1779-1782. Elle reparut, comme prophétesse, pendant la Révolution. Le chartreux dom Gerle fut l'un de ses principaux adeptes; elle annonça que Robespierre était le précurseur du Verbe divin. Vadier fit à la Convention, le 17 juin 1794, un rapport emphatique, sur la conspiration de

Catherine Théot. Elle mourut à la Conciergerie, le 1" septembre 1794.

Theotocopuli (DOMENICO) OU le Greco, né

en Grèce, étudia la peinture à Venise, puis vint s'établir a Tolède vers 1577. Il adopta un dessin fantastique, un coloris grisâtre et blafard. 11 a laissé des élevés meilleurs que ses œuvres.

Théra, île de l'Archipel. V. Santorin.

Thérain (Le), riv. de France, vient de la Seine-Intérieure, entre dans le départ, de l'Oise, passe a Beauvais, et se jette dans l'Oise au-dessous de Creil ; cours de 88 kil.

Théramène, du dème de Steirra (Attique), fut l'un des principaux chefs du parti oligarchique; membre du conseil des Quatre-Cents, 411 av. J.-C. il fit condamner à mort ses plus intimes amis, et contribua au rétablissement de la démocratie et au rappel d'Albiciade. Il commanda la flotte les années suivantes. Il fut l'un des Trente, 404. Il voulut empêcher leurs cruautés ; Critias, l'un de ses collègues, le fit condamner à boire la ciguë. 403.

Thérapia, village à 6 kil. N.-E. de Constantmople, sur le golfe de Bouïouk-Déré.

Thérapné, y. de l'anc. Laconie, près de Sparte. Auj. Kalamata.

Thérèse, fille d'Alphonse VI, roi de Léon et de Castille, née vers 1070, morte en 1130, épousa en 1093, Henri de Bourgogne, à qui elle apporta en dot les provinces de Minho, de Beira et de Tras-os-Montes, qui formèrent le comté de Portugal.

Thérèse (TERESA de Ahumeda, SAINTE),

née à Avila (Vieille-Castille), 1515-1582. Malgré son père . elle s'enfuit chez les carmélites d'Avila, et' se consacra à Dieu, 1534. Elle eut des extases, des visions intellectuelles ; elle s'entretenait avec les personnes divines. Elle établit à Avila, en 1562, un monastère pour la stricte observance de la règle de son ordre, sous l'invocation de saint Joseph. Sainte Thérèse est également célèbre par ses écrits, que Bossuet qualifiait de doctrine céleste : Vie de Teresa de Jésus ; le Chemin de la perfection ; Statuts des couvents de carmélites; le Château de l'âme, sur la Manière de visiter les couvents de religieuses ; Avis à ses religieuses; Pensées sur l'amour de Dieu; Méditations sur le Notre Père, Lettres, etc. — Béatifiée en 1614 par Paul V, canonisée par Grégoire XV, en 1622, elle a été déclarée, en 1627, patronne de l'Espagne par Urbain Vlll.

Theresienstadt, v. forte de la Bohême au confl. de l'Eger et de l'Elbe, 4 kil. S.-E. do Leimerilz; 3,000 hab.

Theresiopel, en hongrois Szent - Maria- Szabatha, v. de Hongrie, près du lac marécageux de Paltisch, à 44 kil. S.-O. de Debreczin; 61,000 hab. Fabriques de drap. Grand commerce de bestiaux.

Thermaïque (Golfe) , ainsi nommé de la ville de Therma (Thessalonique), golfe de la mer Egée, entre la Macédoine à l'O et au N. et la presqu'île de Chalcidique à l'E. Auj. golfe de Saloniki.

Thermèh, anc. Thermodon, fl. de la Turquie d'Asie, passe à Thermèh et se jette dans la mer Noire.

Thermes (PAULE de la Barthe, seigneur de), né à Couserans (Haute-Gascogne) 1482-1562, se distingua surtout à Cérisoles, 1544, commanda les Français en Ecosse, 1549-1550, et s'empara d'une grande partie de la Corse, 1553-1555. Il devint maréchal en 1557. Il fut battu et pris à Gravelines par le comte d'Egmont.

Thermia, île du rovaume de Grèce, dans les Cvclades, au N. ; 6,500 hab. Ch'.-L, Thermia. Evêehé. Eaux thermales. Anc. Cythnos.

Thermidor, de 6épU.o; chaleur, onzième mois de l'année républicaine, depuis le 19 ou

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20 juillet jusqu'au 18 ou 49 août. — La journée du 9 thermidor an n, 27 juillet 4794, est célèbre par la chute de Robespierre.

Thermodon, petit fl de l'anc. Asie Mineure, affl. du Pont-Eimn, où il se jetait à Thémiscyre. Sur ses bords habitaient les Amazones (?).

Thermopjies, c.-a-d. les Portes chaudes, défi lé de la Grèce, entre POE ta et la côte du golfe Maliaque, dans ie pays des Locriens épienémidiens, faisait communiquer la Thessalie avec la Grèce centrale, il a 7 kil. de long et une largeur qui est quelquefois de 6 mètres. Célèbre par le dévouement de Léonidas, 480 av. J.-C , et par la victoire d'Acil.Glabrion sur Antiochus, en 191. Près de là, sont des sources thermales. Auj. Bocca-di-Lupo.

Thermus, anc. v. de Grèce, capit. des Etoliens, près du mont Panaetolios.

. Thermutique OU Thermutiaque (Branche), l'un des bras du Nil, qui tirait son nom de la ville de Thermutis.

Théroigne de Méricourt OU plutôt de Marcourt (ANNE-JOSEPH Terwagne, dite),

née à Mai-court (Luxembourg), 4762-1817, fille d'un cultivateur et commerçant, se fit remarquer surtout par son exaltation révolutionnaire; parlait aux Jacobins, aux Cordeliers; sortait *êtue et armée comme une amazone. Elle se déclara pour les Girondins, voulut défendre Brissot dans les Tuileries,, et fut publiquement fouettée par les femmes. Sa raison en resta dès lors égarée. Elle vécut presque toujours renfermée a !a Salpêtrière, et ne devint plus calme qu'en 1810.

Théron, né en Béotie, épousa la fille de Gélon et devint roi d'Agrigente; il mourut vers 470 a v J.-G.

Thérouanne OU Thérouenne, Taruenna, village de l'arr et à 46 kil. S. de Saint-Omer (Pas-de-Calais), sur la Lys ; 1,500 hab. En 4553, Charles-Quint se vengea, en la détruisant, de son échec devant Metz.

Thérouide, poète du xie s., est l'auteur présumé de la Chanson de Roland, poème remarquable, qui célèbre la défaite des Français a Roncevaux, la mort de Roland et la vengeance qu'en tira Charlemacme.

Thersite, Grec qu'Homère représente comme laid, lâche, outrageant avec audace les héros devant Troie.

Thesa, v. du Maroc sept. Fabriques de burnous; 40,000 hab.

Thésée, héros Grec, dont la vie est moitié fabuleuse, moitié historique. Né à Trézène, fils d'Egée, roi d'Athènes, et d'^Ethra, fille du roi de Trézène, il commença par tuer les brigands, Sinnis, Scyron, Cercyon, Procusle; et vainquit les Pallantides, ennemis d'Egée. Il alla, en Crète, tuer le Minotaure, en pénétrant dans ie labyrinthe avec l'aide du fil d'Ariane ; enleva la jeune princesse et Phèdre, sa sœur ; abandonna Ariane dans l'île de Naxos . Roi d'Athènes, Thésée fut le législateur de ses sujets, institua des fêtes religieuses, et prit part à l'expédition des Argonautes, à la chasse du sanglier de Calydon, à la lutte contre les Amazones, etc. Il voulut enlever Proserpine, avec l'aide de son ami Pinthous. Trompé par Phèdre, il invoqua contre son fils Hippolyte la vengeance de Neptune. Le peuple se souleva contre lui ; il fut forcé de fuir à Scyros, où le roi Lycomède le fit périr.

Thesmophories, fêtes qui se célébraient,

Fendant 3 jours, à Athènes et à Eleusis, en honneur de Cérès Thesmophore ou législatrice. Thcspies, v. de l'anc. Béotie, au pied de l'Hélicon. Auj. Neochorio.

Thespis, poète grec, né à Athènes, vivait au Yie s. av. J.-C. On lui attribue l'invention de la tragédie ; il joignit au choeur un peraouuage qui

l'interrogeait et qui répondait à ses questions,

Thesprotie , partie occidentale de l'anc. Epire, traversée par le Cocyte et l'Achéron. avait pour villes Dodone et Biithrotum.

Thessalie, contrée de l'anc. Grèce, bornée au N. par les monts Cambuniens qui la séparaient de la Macédoine; a l'E. par la mer Egée; au S. par les golfes Pagasétique et Maliaque et par le mont OEta; à l'O. par la chaîne du Pmde. Le mont Othrys divisait la Thessalie en deux vallées, celle dû Pénée au N., celle du Sperchms au S. Cette dernière ne fit plus partie de la Thessalie, dès les temps héroïques. Entre l'Ossa et l'Olympe s'ouvrait l'étroite vallée de Tempe, par laquelle s'écoulaient toutes les eaux de la Thessalie. Le Pénée qui traversait la contrée de l'O. à l'E. recevait l'Enipée, l'Ion, le Léthé, le Titarèse. La Thessalie produit encore aujourd'hui en abondance le blé, les fruits, l'huile, le sésame, la cire, le bétail, le coton, la soie, le tabac et la pomme de terre. La plaine de Larisse nourrit d'excellents chevaux.— La Thessalie fut surtout peuplée par des Pélasges. Ils organisèrent un gouvernement oligarchique; dans chaque canton le pouvoir appartenait à une famille noble issue, disait-elle, d'Hercule, les Scopades à Cranon, les Créontides à Pharsale, les Aleuades à Larisse. La Thessalie comprenait 4 cantons : Hhtiœntid» au N. : Pélnsnintide à l'E. ; Phthiotide au S. ; Thessaliotide à l'O. A l'époque des guerres modiques, ies Aiouudes se soumirent à Xerxès et dirigèrent son armée. Après la paix d'Antalcidas, Jason, tyran de Phères, voulut soumettre Sparte et se faire proclamer chef des Grecs contre les Perses; il fut assassiné. Philippe de Macédoine divisa' la Thessalie et la soumit, 357. Aujourd'hui elle a été presque entièrement cédée par la Turquie au royaume de Grèce par le traité de Berlin,

Thessalonique, d^abord Therma, v. de l'anc. Macédoine, sur le golfe Thermaïquc, fut, sous les Romains, la capitale de la Macédoine. V. Salonique.

Thetford, anc. Sitomagus, v. d'Angleterre, à

45 kil. S.-O. de Norwich, dans le conué de Norfolk, sur la Petite-Ouse, 5,000 hab. Anc. capit. du rov. d'Est-Anglie.

xhètis, fille de Nérée et de Doris, petite-fille de Teihvs, nvmphe de la mer, épousa Péiée, roi de la Phthiotide, et fut mère d'Achille.

Theudis, roi des Wisigolhs d'Espagne, 531- 548, fut tolérant, lutta contre les Francs en Septimanie et en Espagne. [543-549.1

Theudisèle, roi des Wisigoths d'Espagnej

Theux, v. de Belgique, dans la prov. et à 25 kil. S. de Liège ; 6,000 hab. Fers, marbres, draps.

Thévenard (AnTOINE-JeAN-MariE, comte), né à Saint-Malo, 4733-1^15, entra dans la marine à 44 ans, fut chef descadre en 1784, et vice-amiral en 4792. Il fut ministre de la marine du

46 mai au 17 septembre 1791 ; préfet maiïtine en 4804, sénateur en 4810, membre de la Chambre des pairs en 1844. Il a publié des Mémoires relatifs à la marine.

Thévenot (Melchisédech), né à Paris, vers 1620, mort en 1692, visita la pins grande partie de l'Europe, et fut garde de la Bibliothèque du roi, en 1684. On a de lui : Relations de divers voyages curieux qui n'ont point été publiés..., 2 vol. in-i'ol.

Thévenot (Jean de), né à Paris, 4633-1667, neveu du précédent, voyageur en Orienta écrit- Relation d'un voyage fait au Levant; Relation de rindostan, des nouveaux Mogols, etc.

Thévet (André), né à Angoulême, 4502-4590, cordelier, visita l'Orient, 4549-4554, et fut historiographe, cosmographe du roi. On a de lui : Cosmographie du Levant; les Singularités de ha

THI

THI

France antarctique, autrement nommée Amérique; la Cosmographie universelle; Vrais portraits et vies des hommes illustres.

Théza, v. de l'Empire du Maroc, fabrique des burnous; 10,000 hab.

Thèze, ch.-L de cant. de l'arr. et à 22 kil. N. de Pau (Hasses-Ps renées) : 513 hab,

Thiàn-chàn (Monts), c.-à-d. monts Célestes, chaîne de montagnes de l'Asie, dans la parhe 0. de l'Empire chinois (Dzoungarie), l'ait suite, au N.-E., aux munis Sayansk ; au S.-O., aux monts Bolor Cette chaîne forme une portion du talus occidental du Plateau central.

Thiàn-chàii-nau-iou, c.-à-d. région au S. des monts Th-ian-chan. nom chinois du Turkestan chinois. V. Torkestan,

Thiàn.chàn-pé-iou, c.-à-d. région au N.

des monts Thiun-chan, nom chinois de la Dzoungarie.

Thianges, village de l'arr. et à 42 kil. S.-E. de Nevers (Nièvre). Ane. marquisat.

Thiard ou mieux Tyard (Poistds de), seigneur de Bissv. poêle de la Pléiade du xvie s., né a Bissv-sur-I'ley (Saône-et-Loire), 1524-1605, fut l'ami "de Ronsard, évèque de Chalon-sur- Saône, en 1578, et député de la Bourgogne aux Etats de 4588; il y défendit le roi. On a de lui des Œuvres poétiques; Discours philosophiques; des Homélies; Extrait de la généalogie de Hugues Capet.

Thiard (He>'RI de), cardinal de Bissy, né au château de Pierres, 1657-1737, fils du comte de Bissv, qui a laissé une Relation de la campagne de 1661 en Hongrie, fut évêque de Toul, de Meaux, après la mort de Bossuet, 1704, abbé de Saint-Germuin-des-Prés, et enfin cardinal, 1715. il a laissé : Traité théologique adressé au clergé du diocèse ae Meaux ; Instruction pastorale au sujet de la constitution Unigenitus.

Thiard ( ANNE - CLAUDE de), marquis de

Bissy, neveu du précédent, né au ehàteau de Savigny (Lorraine), 4682-1765, maréchal de camp, en 1719, contribua à la victoire de Bitonto, 4734, et fut nommé lieutenant général.

Thiard (ANNE-LOUIS de), marquis de Bissy, fils du précédent, né a Paris, 1715-1748, maréchal de camp, se distingua a la défense de Gènes,

Thiard (CLAUDE de), COUlte de Bissy, COU-

sin du précédent, né a Paris, 1721-4810, recueillit son riche héritage. 11 fut lieuLenant général en 4762, et membre de l'Académie française, en 4750.

Thiard (Henri-Charles, comte de), frère du précèdent, né a Paris, 4722-1794. lieutenant général en 1762, commanda en Provence, 1782, en Bretagne, 1787. 11 fut blessé aux Tuileries dans la journée du 10 août, emprisonné en 1793, et condamné a mort.

Thiard de Bissy (AUXONNE-THÉODOSE-MARLE,

comte de), fils de Claude de Bissy. ne a Paris, 1772-1852, était sous-lieutenant en 1789. Il émigra, rentra en France sous le Consulat, fut aide de camp de l'Empereur, et devint gouverneur de Dresde. Louis XV11I le nomma maréchal de camp, 1814; mais les ultra-royalistes l'impliquèrent dans la conspiration *de Didier, et il resta six mois a l'Abbaye Membre de la Chambre des représentants, en i815, député de 4820 a 1S4S. il a toujours siégé à l'extrême gauche. Il fut minibtre de la République en Suisse, de 1848 a la fin d'avril 18*9.

Thîaucourt, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 36 kil. N. île Toul (Meurihe-et-Moseilc); 1.460 h.

Thibaudeau (AïtTOlNE-RENÉ-EYACINTHE», né

à Poitiers. 1739-1813, avocat, député aux Etals

fénéraux, fut président du tribunal criminel de oitiers, 1791, procureur général syndic et administrateur de la Vienne en 4792. On a de lui un Abrégé de Vhùtoirc du Poitou.

Thibaudeau (AMTOINE-CLAIP>E, COmte), fils

du précédent, né à Poitiers, 1765-1854, fut député a la Convention. Il siégea à la Montagne, mais ne commença a jouer un rôle vraiment actif qu'après le 9 thermidor. Il fut l'un des principaux chefs du parti conventionnel, ennemi des terroristes et des royalistes ; l'un des principaux rédacteurs de la constitution de l'an m, et fut élu au conseil des Cinq-Cents par trente-deux départements. Bonaparte le nomma préfet, puis conseiller d'Etat; il prit une part active a la confection des codes. En 18io, il fut nommé a la Chambre des pairs, et, après Waterloo, fil une sortie violente contre le» Bourbons. Exilé, il ne revint a Paris qu'en 4830. Il fut nommé sénateur en 1852. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : Recueil des actes héroïques et civiques des républicains français, 4794, in-8-> : Histoire du terrorisme dans le département de la Vendée, 4795; Mémoires sur la Convention et le Directoire, 4824, 2 vol. in-8°; Mémoires sur le Consulat, 1826. in-8°; Histoire générale de Aapoléon Bonaparte, 1827-28, 5 vol. in-S»; le Consulat et l'Empire. 1835-38. 10 vol. in-8°; Histoire des Etats généraux, 1843, 2 vol. in-8°; etc.

Thibault (Jean-Thomas), peintre et architecte, né a Montier-en-Der, 1757-1826, fut membre de l'Institut et professeur a l'Ecole des beaux-arts. 11 a laisse : Application de la pers-» pective linéaire aux arts du dessin, 1827, in-4».

Thibaut i" ou Théobald, comte de Champagne et de Blois, mourut en 4089.

Thibaut il, dit le Grand, né vers 4090, petit-tiiS du précèdent, succéda à son père, Etienne, 1102, soutint Louis VI contre les Allemands, 4124, lutta contre Louis VII, 4142, et mourut en 4152.

Thibaut ni, petit-fils du précédent, né en 4177, succéda a son frère, Henri II, 1497, et mourut à Troyes, en 4201.

Thibaut iv, fils de Thibaut III, 1201-1253, naquit après la mort de son père, fut élevé a la cour de Philippe Auguste, accompagna Louis VI11 dans ses expéditions contre les Anglais et contre les Albigeois, mais l'abandonna au siège d'Avignon, 1225. On l'accusa faussement d'avoir empoisonné le roi et d'avoir aimé la reine Blanche. 11 prit part à la ligue des seigneurs contre la régente, puis se réconcilia avec elle. Louis IX lui acheta les comtés de Blois, de Charires, de Sancerre et la vicomte de Châteaudun. A la mort de son oncle, Sancho III, Thibaut devint roi de Navarre, 4234; il dirigea une croisade, qui fut malheureuse, 1238-1240. Il est sjurtout célèbre comme poète; ses chansons ont de la douceur, de la.grâce, de la noblesse, avec d'heureux traits de naïveté. Ses Œuvres ont été publiées plusieurs fois.

Thibaut v, comte de Champagne et roi de Navarre, fils du précédent, 1240-1270, épousa l:i fille aînée de saint Louis, et accompagna ce prince à la huitième croisade.

Thibaut (Antoine-Frédéric-Juste) , jurisconsulte allemand, né a Hameln (Hanovre.

1774-1840, fut considéré comme le chef de l'écoie philosophique du droit. On lui doit : Essai sur quelques parties de la théorie du droit; Théorie de l'interprétation logique du droit romain; de la Possession et de la prescription; Système du droit des Pandectes; etc.

Thiberviiie, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 43 ki! N.-O. de Bernay (Eure); 4,379 hab.

Thibet, en chinois Si-dzang, en thibétain Gang-djian-youl, le pays de la neige, contrée de l'Asie centrale, tributaire de l'empire chinois. Il est borné au N. par le Turkestan chinois et le plateau des Mongols du Khoukhou-noor, dont le séparent les monts Kouen-loun ; à l'E. par la Chine, dont le séparent les monts Youn-ling; au S. par l'empire Birman, dont le séparent les monts Lang-tan, et par l'Hindoustan, dont le

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sépare l'Himalaya; à PO. par le Ladak. 11 a environ 1,687,000 kil. carrés et 7 miilions d'habitants. Le sol est montueux, très élevé, très froid. On y cultive surtout l'orge noire, dont les Thibétàins tirent leur nourriture et leur boisson. Les principaux animaux domestiques sont les chevaux, les yacks ou bœufs a longs poils, les moutons, les porcs, les chèvres à poil soyeux, qui fournissent le pashm ou duvet de Cachemire. Capitale, Lassa ou Lhassa. Villes : Djachiloumbo, Bathang, Djiga-goungar. — Le Thibet est gouverné par le balaï-lama, bouddha vivant qui délègue son pouvoir à un souverain temporel ou Namekan. [Ladak. V. Ladak. "j Thibet (Petit-), nom quelquefois donné auj Thiébauit (Dieudonné), né à la Roche, près Remiremont, 1733-1807, fut nommé par Frédéric Il professeur de grammaire générale à l'école militaire de Berlin, 1765. Il finit par être proviseur du lycée de Versailles, 1803. On cite parmi ses ouvrages: Nouveau plan de l'enseignement public ; Essai synthétique sur V origine et la formation des langues; Grammaire philosophique; 31es souvenirs de vingt ans de séjour à Berlin, 5 vol. in-8<>; etc., etc.

Thiébault (PaUL-ChARLES-FrANÇOIS-AdRIEN-

Henri-Dieudonné, baron), né à Berlin, 4769-1846, fils du précédent, se mêla de bonne heure aux événements de la Révolution, servit avec distinction dans la Belgique, en Hollande, en Italie; devint général de brigade, 1800, général de division, 1809, et passa dans le corps d'état-major en 1818. Il a publié : les Soupers du jeudi; Manuel des adjudants généraux; Journal des opérations militaires du siège et du blocus de Gènes, 1801 ; Manuel général du service des etats-majors; Relation de ïexpédition de Portugal faite en 1807 et 1808.

Thiébiemont, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 12 kil. S.-E. de Vitry-le-François (Marne) , 346 hab.

Thiel, v. des Pays-Bas. à 37 kil. S.-O. d'Arnheim, sur le Wahal (Gueldre) ; 6,000 hab.

Thieien (Jean-Philippe van), né à Malines. 1618-1667, élève de Daniel Seghers, a été surtout peintre de fleurs.

Thieit, v. de Belgique, à 25 kil. S.-E. de Bruges (Flandre occidentale) ; 11,000 hab.

Thiérache, pays de l'anc Picardie ; ch.-l., Guise; villes, La Fère et Vervins. Auj. dans le départ, de l'Aisne.

Thierri I« OU Théodoric, l'aîné des fils

de Clovis, fut reconnu roi par les Ripuaires des deux rives du Rhin, en 511, s'empara de la Thuringe, et fit périr le roi Hermanfried, 530. Il dévasta cruellement l'Auvergne. Son fils Théodebert lui succéda.

Thierri II, né en 587,2e fiis de Childebert II, lui succéda en Bourgogne, 596, fut dominé par son aïeule Brunehaut, fit la guerre à son frère Théodebert, qui fut vaincu à Toul et à Tolbiac, puis mis à mort, 612. Maître de l'Austrasie, Thierri allait combattre Clotaire II, lorsqu'il mourut.

Thierri III, 3« fils de Clovis II, fut nomme roi de Neustrie et de Bourgogne, en 670, par l'ambitieux Ebroïn ; mais fut renversé par son frère Childéric II, roi d'Austrasie, et enfermé à Saint- Denis. Il recouvra la couronne en 673 ; fut forcé de subir la loi de Pépin d'Héristal, vainqueur à Testry, 687, et mourut en 691.

Thierri iv, fils de Dagobert III, né en 713, roi en 720, mourut en 737, soumis à Charles Martel.

Thierry (Jean), sculpteur, né à Lyon, 16b9- 1739, élève de Coysevox et de Coustou, travailla pour Marly, Versailles, puis, en Espagne.

Thierry (jACQDKS-NlCOLAS-AuGDSTlN), né à

Blois. 1795-1856, entra a l'Ecole normale en 1811, quitta l'Université , fut secrétaire et filt adoptif

de Saint-Simon, de 1814 à 1817. Ils se séparèrent ; A. Thierry écrivit alors dans le Censeur européen. 1817-20, et publia dans le Courrier* français,' 1820, les dix premières Lettres sur Vhistoire de France. Il se renferma dès lors dans la science pure; son Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands, en 1825, eut le plus grand succès. Un an plus tard il était aveugle. Il ajouta quinze lettres nouvelles à ses Lettres sur l'histoire de France, et s'occupa surtout de la formation de la nation et de la révolution communale. Il entra à l'Académie des Inscriptions en 1830, et écrivit à Luxi^uil les Récits des temps mérovingiens, précédés de Considération* sur l'histoire de France. L'Académie française lui décerna le prix Gobert, qu'il conserva pendant quinze ans, 1841-1856. Chargé par Guizot de publier les Monuments de l'histoire du tiersétat, il fit paraître deux volumes de pièces, avec une introduction reproduite en 1853 sous le titre d'Essai sur l'histoire de la formation du tiers état. Il a été proclamé l'un des maîtres de l'école historique moderne. Par son style animé il a surtout donné la vie aux récits des vieux âges. — Sa femme, Julie de Qderangal, fille d'un contre-amiral, s'associa aux travaux de son mari, et écrivit elle-même avec talent : Scènes de mœurs et de caractères au xixe siècle et au xvnie ; Adélaïde, mémoires d'une jeune fille.

Thierry (AmÉDÉE-SiM0N-D0M1NIQDE), né à

Blois, 1797-1873, frère d'Augustin Thierry, écrivit dans la Revue Encyclopédique, dans le Globe; publia, en 1828, l'Histoire des Gaulois, 3 vol. in-8°, ouvrage qui lui valut la chaire d'histoire a la Faculté de Besançon. En 1830, il fut nommé préfet de la Haute-Saône; devint conseiller d'Etat, en 1853, et sénateur en 1860 Membre de l'Académie des Sciences morales, dès 1841, il a écrit : Histoire de la Gaule sous l'administration romaine; Histoire d'Attila et de ses successeurs ; Tableau de l'empire romain; Récits et nouveaux récits de l'histoire romaine; saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine en Terre-Sainte ; etc., etc.

Thiers (Jean-Baptiste), né à Chartres, 1636- 1703, fils d'un cabaretier, fut curé de Champrond en Gâtine, 1668 ; plus tard de Vibraye, dans le diocèse du Mans, 1692. Critique, d'un esprit singulier et mordant, il a écrit : De festorum dierum imminutione ; Traité de l'exposition du Saint- Sacrement de l'autel ; L'Avocat des pauvres ; Sur les porches des églises; Traité des superstitions ; Traité de la dépouille des curés ; Traité des jeux et divertissements qui peuvent être permis ou doivent être défendus aux chrétiens; Histoire des perruques; etc., etc.

Thiers, ch.-l. d'arrond. du départ, du Puyde-Dôme, à 44 kil. N.-E. de Clermont-Ferrand; 15,333 hab. Coutellerie et papier. Autrefois place forte.

Thiersch (FRÉDÉRIC-GUILLAUME de), né prèSi

de Freyburg-sur-Unstrutt (Prusse), 1784-1860, publia le recueil intitulé Acta philologorum monacensium; établit à Vienne, avec Capo dTstria, l'association des Philomuses, et publia en français un ouvrage important, de l'Etat actuel de la Grèce et des moyens d'arriver à sa restauration. On lui doit : Grammaire grecque ; traduction de Pindare ; des époques de l'art plastique chez les Grecs; Cour d'esthétique générale, ete« 11 publia deux ouvrages, sur les Ecoles supérieures, notamment sur celles de Bavière; puis Etat actuel de l'instruction publique dans les Etats de V Allemagne occidentalet en Hollande, en France et en Belgique.

Thiiiot (Le), ch.-l. de cant. de Tarrond de Remiremont (Vosges) ; 2,662 hab.

Thimerais, anc. pays du Perche, en France; capit., Chateauneuf-en-Thimerais. Auj. dans le départ. d'Eure-et-Loir.

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f hionvilie, Theodonis villa, en allemand, Diedenhofen, anc. ch.-l. d'an-, de la Moselle. (Lorraine), à 20 kil. N. de Metz, sur la Moselle ; 7,300 h ab Place forte. Eau-de-vie; brasseries, verreries.

Thirion (Didier), né à Thionville, 4763-1816, professeur de rhétorique, membre de la Convention, fut l'un des premiers à attaquer les Girondins. Plus lard il se sépara de Robespierre. Après le 9 thermidor, il s'opposa à la réaction ; après le 18 brumaire, il redevint professeur au lycée de Maycnce et à la faculté de Douai. Proscrit en 1816, il s'empoisonna.

Thii-iot ou Thieriot, né en 1696, mort en 1772, se lia avec Voltaire dans l'élude de procureur où ils étaient tous deux, resta son ami, et fut son agent d'affaires à Paris.

Thiron-Gardais, Ch.-l. de Canl. de l'aiT.

et à 16 kil. E. de Nogent-ie-Rotrou (Eure-et- Loir) ; 570 hab.

Thiroux d'Arconville (MarIE-GeNEVIÈVE-

Charlotte Darius, dame), née à Paris, 1720- 1805, femme d'un président aux enquêtes, a beaucoup écrit, en gardant l'anonyme ; de l'Amitié ; des Passions; Vie du cardinal d'Ossat; Vie de Marie de Médicis ; etc.

Thiroux de Crosne (Louis), né à Paris,

4736-1794, maître des requêtes, intendant, lieutenant général de police, 4785, supprima les anciens cimetières de Paris ; fit construire le pont Louis XVI, le quai d'Orsay. Il fut l'une des victimes de la Terreur.

Thirsa, v. de la demi-tribu occidentale de Manassé (Palestine), entre Samarie et le Jourdain.

Tins, v. de l'anc. Egypte, dans la Thébaïde, résidence des rois des deux premières dynasties.

Thisbé. Voy. Pyrame.

Tiuva, nom moderne de Thèbes.

Thiviers, ch.-l. de cant. de l'air, et à 31 kil. S.-E. de Nonlron (Dordogne) ; 3,302 hab.

Thizy, ch.-l. de cant. de l'an*, et à 38 kil. O. de Villefranche (Rhône); 4,078 hab. Carrière de marbre noir.

Thogrul I", fondateur de la dynastie des Seldjoucides, petit-fils de Seldjouk, reconnu lieutenant du calife de Bagdad, détruisit la puissance des Gaznévides, puis celle des Roui des de Perse. Il mourut en 1063. Alp-Arslan, son neveu, lui succéda.

Thogrui m, dernier sultan seldjoucide, 4476-4194, fut tué dans une lutte contre les Kharismiens.

Thoissey, ck.-l. de cant. de l'arrond. et à 30 kil. N. de Trévoux (Ain); 4,548 hab.

Themar, v. de Portugal, à 450 kil. N.-E. de Lisbonne (Estrémadure) ; 4,000 hab. Anc. couvent de Templiers.

Thomas (Saint), apôtre, appelé aussi Didyme (jumeau), né à Galilée, était un simple pêcheur, qui s'attacha à Jésus-Christ. Il prêcha, dit-on, l'Evangile aux Parihes, et jusque dans l'Inde, à Ceylan, à Sumatra ; il aurait souffert le martyre a Meliapour, sur la côte de Coromandel. Les Latins l'honorent le 21 décembre, les Grecs le 21 août.

Thomas d'Aquin (Saint), surnommé V Ange de f école ou le Docteur angéligue, né à Rocca- Secca, près d'Aquino, 4225-1274, de la noble famille des comtes d'Aquino, était petit-fils de la sœur de Frédéric Darberousse. Il entra dans l'ordre des dominicains, 4243, étudia a Paris,

Î>uis à Cologne, où il eut pour maître Albert e Grand. Il occupa une chaire de théologie à Paris, 4253; il fut reçu docteur, 4257; il ouvrit une école au collège de la rue Saint-Jacques ; sa renommée s'étendit dans toute l'Europe. Appelé par Urbain IV en Italie, il enseigna la théologie à Rome, à Orvieto, Viterbe, Pérouse.

Il retourna à Paris, en 4269, puis à Naples, et mourut, en se rendant au concile de Lyon. On le fête le 48 juillet. — Saint Thomas a été assurément l'un des plus grands théologiens et philosophes du moyen âge ; son système est l'un des monuments les plus remarquables de l'esprit humain. Il a développe les doctrines d'Albert le Grand, en leur donnant plus de netteté et de précision. On cite parmi ses ouvrages • La Somme delà foi catholique contre les Gentils; la. Somme théologique, que les Pères du concile de Trente placèrent à côté des livres saints ; In omnes epistolas divi Pauli expositw; Catena aurea, commentaire des Evangiles;(Jon/m errores Grœcorum ; etc. Ses ouvrages, plus particulièrement philosophiques, sont : In IV Sententiarum P. Lombardi libros ; Commentaires (en latin) sur les Seconds analytiques, la Métaphysique, la Physique, l'Interprétation, le Traité de l'âme, les Parva naturaiia, la Politique, VEthique, les Météores, etc., d'Aristote; des traités sur la Rature de la matière, le Principe* d'individuation, V Intellect et V Intelligible, etc.

Thomas de Cantimpré, né à Leuw-Sainl- Pierre, près Rruxelles 4201-4263, chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin, dans l'abbaye de Cantimpré, près de Cambrai, professa a Louvain. Il a écrit Vies de saints, qui sont dans le recueil des bollandistes; etc.

Thomas (Antoine- Léonard), né à Clermont- Ferrand, 4732-1785, fut professeur au collège de Beauvais, et, en 1756, publia des Réflexions philosophiques et littéraires sur le poème de la Religion naturelle de Voltaire, qu'il désavoua plus tard. Il publia, en 1759, Jumonville, poème historique en quatre chants. Il fut couronné quatre fois par l'Académie pour les Eloges du chancelier d1 Aguesseau, 1760; de Duguay-Trouin, 4762; de Sully, 1763; de Descartes, 1765. Il fut nommé historiographe des bâtiments du roi et entra à l'Académie française en 4766. Il lut, a la séance publique de la Saint-Louis, 4770, son Eloge de Marc-Aurele, qu'il ne put publier qu'en 1775. Son Essai sur les Eloges, 4773, est l'un de ses meilleurs ouvrages. La Pétréide est un poème médiocre en l'honneur de Pierre le Grand, qu'il n'eut pas le temps d'achever. Homme honnête, d'une conscience sévère, il a une place à part parmi les écrivains du xvin* siècle.

Thomas (Saint.), une des Antilles danoises, dans le groupe des îles Vierges ; elle a 86 kil. carrés et 14,000 hab. Ch.-l., Saint-Thomas, v. de 4,000 hab. Son port franc est excellent , point de relâche des paquebots transatlantiques Le gouvernement des Etats-Unis a négocié avec le Danemark l'achat de Saint-Thomas.

Thomas (Saint.), v. de la répubi. de Guatemala, port au fond du golfe de Honduras, vaste et sur.

Thomas (Saint-) OU San. Tome, île portugaise du golfe de Guinée, à 180 kil. N -O. du cap Lopez; 42,000 hab. Ch.-l., Saint-Thomas, évèché. Sol montagneux; culture de cacao et de café.

Thomasen (CHRISTIAN) BU Thomasius ,

érudit, né à Leipzig, 4655-4728, professa le droit, et fut le premier a enseigner en allemand. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : De injusto Pontii Pilati judicio, De crimine bigamiœ; Pensées libres, plaisantes, sérieuses; Introduction à la logique; Introduction à la philosophie morale; Histoire de la sagesse et de la folie ; etc.

Thomassin (Philippe), graveur, né à Troyes, vers le milieu du xvie s., s'établit à Rome, o'ù il fut le maître de Callot et de Nie. Cochin.

Thomassin (Simon), graveur, neveu du précédent, né a Troyes, vers 4655, mort en 1732, fut de l'Académie et graveur du roi.

Thomassin (Henri-Simon), graveur, fils du précédent, né à Paris, 4687-4744, élève de son

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père et de B. Picart, fut de l'Académie en 4728.

Thomassin (Louis de), né à Aix en Provence, 1619-1695, de l'Oratoire, composa dix-sept dissertations latines et des Mémoires sur la grâce, qui excitèrent contre lui beaucoup de colères. Il composa dans la retraite : Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise touchant les bénéfices et les bénéficiers, 3 vol. in-fol. ; Dogmata theologica, 3 vol in-fol. ; Traités historiques et dogmatiques sur divers points de la discipline de VEglise et de la morale chrétienne; Traité de l'unité de l'Eglise; etc.

Thomé (San-) ou Méliapour, v. de la présidence et à 10 kil. S. de Madras (Hindoustan). Evêché catholique.

Thomé (San-), cap du Brésil, sur l'Océan Atlantique, à l'extrémité orientale de la province de Rio-de-Janeiro.

Thomery, village de l'arr. et à 8 kil. E. de Fontainebleau (Seine-et-Marne), sur la Seine; 1,700 hab. Raisin de table, dit chasselas de Fontainebleau.

Thomire (Pierre-Philippe), ciseleur, né à Paris, 1751-1843, se montra véritable artiste dans ses œuvres nombreuses justement appréciées.

Thomson (James), né à Ednam (Roxburgh), en Ecosse, 1700-1748, se fit connaître par son poème de l'Hiver, 1721. Les quatre chants des quatre saisonsparurent séparément et forment le poème des Saisons. Il composa plusieurs poèmes; des hymnes, comme Rule, Britannia; des tragédies, Sophonisbe, Agamcmnon, E ouard et Eléonore, Alfred, 1740, Tancrède et Sigismond. Son dernier ouvrage, le Château de l'indolence, 1746, est un poenfe allégorique, où l'on retrouve les beautés descriptives des Saisons.

Thomyris, reine des Messagètes, eut à lutter conue Cyrus, qui, suivant Hérodote, fut pris et mis à mort par les ordres de la reine.

Thones, ch.-l. de cant. de l'arrond. et à 14 k S.-E d'Annecy (Haute-Savoie) ; 2,888 hab.

Thonon, ch -1. d'arrond. du départ, de la Haute-Savoie, sur la rive S. du lac de Genève, à 69 kil N.-E. d'Annecy; 5,444 hab.

.Thor, dieu des Scandinaves, bis aîné d'Odin et de Frigga, était le dieu de la force, de l'air, du tonnerre. On le représentait avec une couronne et une longue barbe, une massue ou un sceptre à la main.

Thor (Le), comm. du cant. de l'Isle, arr. et à 17 kil. E. d'Avignon (Vaucluse); 3,124 hab. Garance.

Thorda OU Thorebonrg, anc. Salinœ, v. à 30 kii. S.-E. de Klausenbourg, dans la Transylvanie; 7,000 hab. Grandes salines.

Thorens, ch -1 de cant. de l'arrond. et à 12 kil. N.-E. d'Annecy (Haute-Savoie). Près de là sont les ruines du château de Sales, où naquit saint François; 2,651 hab.

Thoriiis vignoble renommé. V. Romanèche.

Thorillière (La). V. Là ThORILLIÈUE.

Thorismond, roi des Wisigoths d'Kspagne, fils de Theodoric 1er, lui succéda en 451, et fut assassiné par ses frères, 453.

Thorkelin (Grim-Jonson) , né en Islande, 1752-1829, fut gardien des archives danoises 1780, et conseiller d'Etat, 1810 On lui doit : Jus ecclesiasticum vêtus; Jus ecclesiasticum novum; Analecta ad historiam, antiquitates et jura regni Norvegiœ: De Danorum gestis seculis m et îv; poema danicum dialecto anglo-saxo nico ; etc.

Thorn, v. de Prusse, dans l'arrond. et à 85 kil. S. de Marienwerder (Prusse propre), sur la Vistule; 20,000 hab. Commerce de bois. Patrie de l'astronome Copernic.

Thornhiil (James), peintre anglais, né à Woodland (Dorsetshire), 1676-1734. s'inspira des œuvres et de l'école de Le Brun. Il peignit avec talent les plafonds et les murailles ue plusieurs

palais ou églises. La reine Anne lui donna le titre de peintre de la couronne.

Thorshavn, ch.-l. de l'archipel des Fœrôi, dans l'île de Stromoe. Bon port.

Thorwaldsen (BERTEL OU BaRTIIÉLEMI), né à

Copenhague, 1770-1844, eut, en 1793, le grand prix de Rome; quitta Copenhague, en 1796, pour aller étudier et vivre à Rome; et commença à attirer l'attention par un Jason de proportions colossales. Sa gloire ne fit dès lors que grandir. Il fui comblé d'honneurs dans son pays et à l'étranger. Lorsqu'il rentra à Copenhague, en 1838, il reçut un véritable triomphe, et continua a travailler avec ardeur jusqu'à son dernier jour. En 1841-42, il avait fait un dernier voyage a Rome. Il a surtout excellé dans les bas-reliefs; on loue la sagesse de ses conceptions et la sévérité, quoique un peu lourde, de l'exécution. C'est le plus grand artiste que le Danemark ait produit.

Thoth, dieu de l'Egypte ancienne, présidait à ia parole, à l'écriture, aux sciences. On lui attribuait toutes les inventions. Les Grecs l'ont identifié avec leur Hermès et lui ont donné le surnom de Tnsmégiste (trois fois grand).

Thou (Christophe de), né à Paris, 1508-1582, prévôt des marchands, président au parlement, 1554, eut la faiblesse de louer Charles IX. qui se vantait du massacre de la Saint-Barthélémi.

Thou (Nicolas de), frère du précédent, né à Paris, 1528-1598, fut évèque de Chartres, en 1573. Il fut un des prélats chargés de recevoir l'abjuration du roi à Saint-Denis, 1593, et le sacra dans la cathédrale de Chartres.

Thou (Jacques-Acguste de), fils de Christophe, né à Paris, 1553-1617, fut chanoine de Notre-Dame. Il fut chargé, par Henri 111, de plusieurs missions diplomatiques, et devint conseiller clerc au parlement, 1578. Après la mort de son père, il renonça à l'Eglise, devint président à mortier et se maria, 1587. Il servit Henri III et Henri IV, surtout dans les négociations; il prit part a ledit de Nantes, 1598 II soutint les libertés de l'église gallicane, travailla a la révision des statuts de l'Université; et consacra la plus grande partie de son temps a la composition et à la publication de son Histoire, qu'il avait commencé a écrire dès 1591. Il laissait une bibliothèque qui est restée célèbre par la beauté des exemplaires II est surtout connu comme historien ; il a publié V Histoire de son temps, à différentes époques ; elle s'étend de 1546 à 1607, et est divisée en 138 livres. Elle est remarquable par l'abondance des renseignements, l'impartialité, la dignité, l'éloquence; elle est bien écrite, mais en latin, ce qui a nui singulièrement à sa popularité. On lui doit encore des Mémoires, également écrits en latin, qui s'étendent de 1553 à 1601 ; et plusieurs poèmes en vers latins.

Thon (François-Auguste de), fils aîné du précédent, né à Paris, 1607-1642, conseiller au parlement, maître des requêtes, conseiller d'Elat; d'un caractère inquiet et ambitieux, se mêla aux intrigues dirigées contre Richelieu, surtout au complot de Cinq-Mars; fut arrêté devant Perpignan, condamné a mort et exécuté à Lyon, avec son ami, sept. 1642.

Thouarcé, ch-1. de cant., de l'arr. et à 28 k. S. d'Angers (Maine-et-Loire); 1,807 hab.

Thouars, ch.-l. de cant. de l'arrond. et à 29 kil. N.-£ de Bressuire (Deux-Sèvres), sur le Thoué; 3,533 hab. Autrefois capitale d'une vicomte, qui comprenait toute la partie N. du Poitou jusqu'à la Loire.

Thoué ou Thouet (JLc), riv. de France, descend du plateau de Gâtine, passe à Parlhenay et a Thouars, et se jette dans la Loire, près de Saumur.

Thouin (André), né à Paris, 1747-1824, jardi-

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