‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 573 sur 657 · TIE · texte numérisé non relu

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qu'Auguste témoignait à ses petits-fils, se retira a Rhodes, il obtint son retour à Rome, 2 ap. J.-C; il fut adopté par l'empereur, 4 ap J. C. 11 commanda l'armée" du Rhin ; prévint la révolte de Maroboduus, et pacifia le pays entre le Danube et l'Adriatique. Après la défaite de "Varus, 9, Tibère se chargea de défendre les frontières du Rhin menacées. La mort d'Auguste lui donna l'Empire, 14.

Il s'empara du pouvoir avec décision; le jeune Agrippa fut égorgé dans l'île de Pandataria. Deux révoltes des soldats éclatèrent en Pannonie et sur le Rhin; elles furent apaisées

Car Drusus, fils de Tibère, et par Germanicus. ibère se contenta de consolider l'œuvre d'Auguste ; il gouverna les provinces avec sagesse et fermeté; il chercha surtout à assurer la tranquillité des frontières. On l'accusa, sans preuves, de la mort de Germanicus; l'empereur, déjà d'un caractère morose, en conçut une irritation profonde ; l'extension de la loi de majesté eut les plus tristes résultats. Les accusations se multiplièrent par basse flatterie ou par cupidité , son caractère, de plus en plus sombre et défiant, plein de mépris pour les hommes, encourageait les délateurs. Tibère fit alors de Séjan, préfet du prétoire, son premier ministre; puis, il se retira en Campanie,21. Les crimes, les exécutions se multiplièrent. Tibère se retira alors dans l'île de Gaprée, où les Romains l'accusèrent, peutêtre sans fondement, de se livrer à d'infâmes débauches. Séjan, cependant, excita la défiance de Tibère; l'empereur le fit arrêter en plein sénat et massacrer par Macron, 31. Puis, Tibère frappa avec atrocité les amis et les partisans du ministre, surtout quand il eut appris que son fils avait été empoisonne; mais il n'épargna pas davantage la famille de Germanicus. Les provinces continuèrent à être gouvernées avec la plus grande modération ; les révoltes de Florus et de Sacrovir en Gaule, du Numide Tacfarinas en Afrique, ne l'inquiétèrent que médiocrement. En 37, il tomba malade en Campanie, et fut forcé de s'arrêter à Misène, dans la villa de Lucullus. Macron le crut mort, et déjà proclamait Caligula, lorsque Tibère revint à la vie. Aussitôt, le préfet du prétoire le fit étouffer sous des couvertures.

Tibère II (ANICIUS ThRAX FLAVIUS CONSTAN-

tinus), empereur d'Orient, de 578 à 582, Thrace de naissance, succéda à Justin II. Les Avares enlevèrent Sirmium à l'Empire; mais le général Maurice battit les Perses. Tibère lui donna sa fille en mariage, et le proclama César.

Xibère III. V. ABSIMARCS.

Tibériade, v. de Palestine, sur le lac du même nom et dans la tribu de Zabul »>i. Rataille de HS7 dans laquelle Guy de Lusignan fut battu par le sultan Saladin. Auj. Tabariéh.

Tibériade (Lac de), appelé aussi lac de Génésareth. au N. de la Palestine septentrionale, reçoit au N. le Jourdain, qui en sort au S. Il baignait les villes de Tibériade, Bethsaïs et Capharnaùin.

Tiberis, nom anc. du Tibre.

Tibiscus, nom latin de la Theiss.

Tibre, latm Tiberis, Tibris, Tiberinus, italien Tevere , fl. d'Italie, descend de l'Apennin toscan, au mont Comero, coule du N. au S., arrose Borgo-San-Sepolcro en Toscane, Pérouse en Ombrie, Rome, et se jette dans la mer Tyrrhénienne api es un cours de 300 kil. Ses eaux sont jaunes et limoneuses, il reçoit : à droite, la Paglia; à gauche, le Topino, la Nera et le Teverone. Le Tibre donna, de 1809 à 1814, son nom a un départ, fiançais, ch.-l Rome.

Tibuiie (Albius Tibullus). né à Rome. 54-19 av. J.-C , de famille équestre, fut protégé par Messala. On connaît peu sa vie ; il mourut peu de temps après Virgile. Les deux premiers

livres des élégies de Tibulle sont bien detal; le troisième ne peut lui être attribué avec certitude. 11 se distingue par une tendresse vive et touchante, il a de la véritable sensibilité.

Tibur, v. de l'Italie anc. dans Je vieux Latium, sur l'Anio, à 30 kil N.-E. de Rome, célèbre pour le charme de ses sites, et ses villas de plaisance. Sur le rucher qui domine les cascades de l'Anio s'élèvent encore les restes du temple de Vesta, dit temple de la Sibylle. Auj. Tivoli.

Tiburon, cap à l'extrémité S.-O. de Haïti, entre la baie Tiburon et la baie du Milieu.

Tiburon, île du golfe de Californie, sur la côte de l'Etat de Sonora (Mexique). Elle a 80 kilom. de longueur sur 30 de largeur. Il y a un banc de perles au N.

Tiburones, petites îles près de la côte des Mosquilos; elle sont entourées de rochers.

Ticbît, v du Taganet (Sahara).

Tîcinum, v des Insubres. Auj. Pavie.

Ticinus, nom anc du Tessin.

Ticozzi (Stefano), né à Pasturo, près d'Introbbio (Italie), 1762-1836, docteur en théologie et curé, se maria plus tard et était préfet du département de la Piave, à la chute de l'Empire. On lui doit des ouvrages estimés : le Vite dei pittori Vecellii di Cadore ; Dizionario dei pittori, dal rinnovamento délie belle arti fino al 1800; Dizionario degli architetti, scultori, pittori, intagliatori; Storia di Milano, di P. Verri, continuata, etc. [ruines remarquables."}

Ticul, dans la prov. de Tabasco (Mexique) ;J

Tidor, île de la Malaisie, au S. de Ternate, dans les Moluques; 12,000 hab. Ch.-l., Tidor. Occupée par les Hollandais depuis 1607.

Tieck (Louis), né à Berlin, 1773-1853, fils d'un cordier, se fit connaître dès 1795 par des compositions originales. Il arbora d'abord le drapeau du romantisme allemand, et écrivit les romans d'Abdallah, de William Lowell, de Peter Lebrecht; puis les Contes populaires, 1797. Dans les Voyages de Sternbald, 1798, il déclara la guerre à la poésie matérialiste; traduisit Don Quichotte ; mit en drames les contes de Barbe-Bleue et des Quatre fils Aymon; attaqua les pédants dans le Chat botté, le Monde renversé, le Prince Zerbino, comédies satiriques, pleines d'esprit ; et écrivit son chef-d'œuvre, Geneviève de Brabant, 1800. Avec A-G. Schlegel, il publia à Dresde, en 1802, VAlmanach des Muses; puis les Minnel/eder ou Chants d'amour. Il fil ensuite paraître le Vieux théâtre anglais ; le Vieux théâtre allemand; Phantasus. Dans la dernière partie de sa vie, il eu revint a l'observation du monde réel; il écrivit la Révolte des Cévennes; la Vie du poète (Shakspeare); la Mort du poète (le Camoëns) ; le Sabbat des sorcières; le Jeune menuisier ; et surtout Vittoria Accorambona. Ses œuvres ont été plusieurs fois publiées

Tieck (Christian-Frédéric), sculpteur, frère du précédent, né à Berlin, 1776-1851, a composé un grand nombre d'ouvrages, d'un style simple et grandiose, et surtout beaucoup de bustes.

Tiedemann (Thierri), né à Bremervœrde, 1748-1803, fut professeur de philosophie à l'Université de Marbourg. 11 pencha vers l'éclectisme. On a de lui : Système de la philosophie stoïcienne; les Premiers philosophes de la Grèce; Esprit de la philosophie spéculative depuis Thaïes jusqu'à Berkeley, 6 vol. in-8°.

Tiedemann (FRÉDÉRIC), fils du précédent,

né a Cassel, 1781-1861, docteur en médecine, professeur suppléant de physiologie à Marbourg, professeur a Landshut, puis à l'Université d'Heidelberg II a joui d'une réputation européenne. Ses principaux ouvrages sont : Zoologie; Anatomie du cerveau, contenant l'histoire de son développement dans le fœtus ; Physiologie de l'homme; le Cerveau du nègre, etc., etc.

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