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des tableaux d'église et aussi beaucoup de scènes villageoises. C'était un artiste abondant, niais inégal, et dessinant avec négligence.
Thulé, île au N. de l'Europe. L'opinion la plus probable est qu'on désignait ainsi une des Orcades.
Thun, v. de Suisse, sur l'Aar, et sur le lac du même nom, dans le canton et à 27 kil. S. de Berne ; 6,500 hab. Ecole militaire fédérale. — Le iac de Tbun a 18 kil. sur 5; il est formé par l'Aar.
Thunberg (Charles-Pierre), botaniste suédois, né à Jonkœping, 1743-1828, élève de Linné, voyagea en Orient, et le remplaça à Upsal. On lui doit : Flora japonica ; Voyage en Europe, Afrique et Asie; Icônes plantarum japonicarum ; Flora Capensis.
Thunimont, au N.-E. de Xertigny (Vosges), forge importante.
Thur, riv. de Suisse, arrose les cantons de Saint-Gall et de Thurgovie, et se jette dans le Rhin près de Schaffhouse, après avoir reçu la Sitter à droite, la Murg à gauche. Elle a 100 kil. de cours.
Thuret, comm. du cant. d'Aigueperse, arr. de Riom (Puy-de-Dôme) ; 2,029 hab.
Thurgovie, en allemand Thurgau (canton de la Thur), un des 22 cantons de la Confédération suisse, au N.-E. Capit., Frauenfeld. Il a 989 kil carrés, et 99,500 hab., dont 72,000 protestants et 27,000 catholiques. Villes : Arbon, Romanshorn, Ermatingen, près de laquelle est îe château d'Arenenberg.
Thurii, v. de l'anc. Italie. V. Thurium.
Thuringe, région centrale de la Germanie, bornée au N. par la Lippe et l'Unstrutt, à l'E. par la Saale et la forêt de Bohême, au S. par le Danube, et à l'O. par une ligne tirée parallèlement au Rhin, depuis le Danube jusqu'à la source de la Lippe. Le peuple des Thuringiens fonda un royaume au ve s. de notre ère ; il fut détruit par Thierry, roi d'Austrasie, 528. La Thuringe du S. fut alors occupée par les Francs, celle du N. par les Saxons. Sous les Carlovingiens, elle tut un duché, puis fut divisée en comtés. Après la mort de Henri Raspon, landgrave de Hesse et de Thuringe, la Thuringe passa à la maison ducale de Saxe. Les duchés deSaxe-Altenbourg, Saxe-Cobourg-Gotha, Saxe- Meiningen, Saxe- Weimar sont des parties de la Thuringe ; la partie sept, forme auj la province prussienne de Saxe.
Thuringe (Forêt de) OU Thuringerwald, chaîne de montagnes de l'Allemagne du Nord, dans les duchés de Saxe. Elle se détache de la forêt de Franconie (Frankenwald), à la source de la Werra, court au N.-O. et finit sur la Werra, au S. d'Eisenach, en séparant la Saale et la Werra. Elle est longue de 85 kil., large de 45; les sommets sont boisés.
Thurium ou Thurii, v. de l'Italie anc. dans la Lucanie, colonie d'Athènes établie en 444 près des ruines de Sybaris. Auj. Ton-e-Brodagnato.
Thurles, v. d'Irlande, sur la Suir, dans le comte et à 125 kil. S.-O. de Tipperary; 6.700 h.
Thurloe (John), né à Abbots Roding (Essex), 1606-1668, se distingua dans l'ambassade de Hollande, 1651 ; fut nommé secrétaire d'Etat de Cromwell, 1653, et prit la plus grande part au gouvernement du protecteur. Ses avances a Charles II furent repoussées. 11 a laissé une collection de précieux documents, State papers, publiés en 1742.
Thurueisser (Léonard), alchimiste allemand, né a Bàle, 1531-1596, fut un savant a moilié charlatan, comme son maître Paracelse et son ami Cardan. Parmi ses écrits nombreux el bizarres on cite : Archidoxa ; Quinta essentia ; des Eaux minérales, comparées avec les plantes; Historia plantarum omnium; Magna alchymia.
Thurocz (Jean de), historien hongrois, né à Thurocz, vers 1420, a écrit une Chronicon regum Hungariœ.
Thurot (François), né à Nuits, 1727-1760, se distingua comme corsaire, et reçut même le commandement d'une escadre. En 1759, il opéra un débarquement en Irlande, s'empara de Carrick-Fergus ; mais, au retour, attaqué par des forces supérieures, il fut tué près de l'île de Man.
Thurot (Jean-François), né à Issoudun, 1768- 1832, dirigea une Ecole des sciences et des belleslettres, suppléa la Romiguière à la Faculté des lettres, de 1811 à 1823, et fui, en 1814, piofesseur de langue et philosophie grecques au Collège de France. En 1830, il devint membre de l'Académie des Inscriptions. Parmi ses ouvrages, on remarque : Qu'est-ce que la philosophie? de l'Entendement et de la raison; Leçons de grammaire et de logique, etc. ; des traductions.
Thurso, bourg du comté de Caithness (Ecosse), à l'embouchure de la Thurso ; 5,000 hab.
rhm v-iiarcourt, ch.-l. de cant. de l'arr. de Falaise (Calvados) ; 1,137 hab.
Thjades, surnom des Bacchantes.
Thyatire, anc. v. d'Asie Mineure, sur le Lycus, au N. de la Lydie. Auj. Ak-Hissar.
Thyeste, fi 1 s de Pélops et d'Hippodamie, frère puîné d'Atrée, roi d'Argos ; ils furent célèbres par leurs crimes et par leurs odieuses vengeances.
Thymbrée, plaine de Phrygie, où Cvrus battit Crésus, 548 av J.-C. — Ville de Troade où Apollon avait un temple.
Thynes, peuple thrace. qui s'établit au N.-O de l'Asie Mineure, el donna son nom à la Bithynie.
Thyre ou Thyrium, anc. v. de Messénie au S.-E. de Messène.
Thyrée, anc. v. de la Cynurie (Argolidc) Ruines considérables
Tiaret, bourg de l'Algérie, dans la prov. et à 225 kil. S. d'Oran ; ch.-l. de cercle et poste militaire à la limite du Tell.
Tiariui (Aleslandro), peintre italien, né à Bologne, 1577-1668, occupe un rang élevé dans l'école bolonaise, par son coloris harmonieux, la gravité de ses figures, l'entente parfaite des raccourcis.
Tibagy, rivière du Brésil, dans la province de Sao-Paulo, vient de la serra do Espinhaçao, est presque partout navigable, et, après un cours de 480 kiloni., finit dans le Parana-Panema, par la rive gauche.
Tibareni, anc. peuple du Pont (Asie Mineure) ; v. pi\, Polemonium.
ribbous, Tébous ou Teda, tribus herbères répandues dans le Sahara oriental. Ils sont très mêlés aux nègres et presque noirs. Leur principale oasis est sur la route de Mourzouk à Koukaoua ; les autres oasis sont celles de Koutarah avec la ville de Gebabo, et de Borgou avec la ville de Jen ou Beled-el-Omian.
Tibère (Tiberius Claudics Nero), empereur romain, né à Rome, 42 av. J.-C, mort a Misène, 37 ap. J.-C, était fils de Tiberius Claudius Nero et de Livia Drusilla, qui descendait également de la gens Claudia Quand Octave épousa Livie. Tibère et son frère Drusus furent élevés dans la famille impériale. Auguste maria Tibère à Vipsania Agrippina, fille d'Agrippa. Tibère et Drusus allèrent achever la conquêie de la Rhétie et de la Vindélicie, 15, et Tibère eut le consulat, 13. Après la mort d'Agrippa, Auguste le força de répudier sa femme pour épouser Julio, la veuve d'Agrippa, 12. Tibère fit trois belles campagnes en Pannonie , commanda l'armée du Rhin, et obtint le titre d'imperator avec le consulat, 7, puis la puissance tribunitienne pour ciuq ans, 6. Mais Tibère, jaloux de l'affection