TIS
des fondateurs de l'école de musique de Napies. Il a écrit sur toutes les parties de la musique des traités remarquables.
Tindai (Matthew), né à Beer-Ferres (Devonshire), vers 1057, mort en 4733, publia, en 4706, les Droits de l'Eglise chrétienne défendus contre les prêtres romains, livre qui fut condamné au feu par ie Parlement, 4710; et en 1730 l'ouvrage qui l'a surtout rendu célèbre, le Christianisme aussi vieux que la création, 4 vol. , il y soutenait hardiment les doctrines du déisme pur. Voltaire l'appela le plus intrépide champion de la religion naturelle.
Tinéh, v. de la Bas3e-Egypte, port sur le lac Menzaléh,sur l'emplacement de l'anc. Péluse.
Ting.haï, v. de Chine, chef-lieu des îles Chou-San; occupée par les Anglais en 4840.
Tingis, ou Julia Traducla, v. de l'Afrique anc, capit. de la Mauritanie Tingitane. Auj. Tanger.
Tinneveiiy, v. de la présidence et au S.-E. de Madras, daffs le Karnatic ; 20,000 hab.
Tino, anc. Tenos. île de l'Archipel, dans les Cyclades, au S.-E. d'Andros; 30,000 hab. Ch.-l. Tino ou San-Kicolo.
Tintamarre, petite île dans les Petites Antilles, près de l'île Saint-Martin.
Tinténiac, ch.-l. de cant., arr. et à 42 fcil. S.-E. de Saint-Malo (Ille-et- Vilaine), sur le canal d'Ille-et-P.ance; 2,213 hab.
Tintingue,. Dort de Madagascar, sur la côte E. en face de l'île de Sainte-Marie.
TiDto, petit fi. d'Espagne, vient de la Sierra- Morena, et sejette dans l'Atlantique. Cours de 90 kil. Vignobles très estimés sur ses bords.
Tinto, rivière de l'Amérique centrale, arrose le pays des Mosquitos, et se je'.te dans la mer des Antilles, à l'E. du cap Camaron, après un cours de 220 kil.
Tintoret (ClÀCOMO Robusti, dit le), lié à
Venise, 4512-1594, fils d'un teinturier (d'où son nom), fut élève du Titien, et étudia les œuvres de Micbel-Ange. Il eut une grande hardiesse d'invention, un bon coloris, une rare intelligence du clair-obscur. Poussé par une femme avide, il travailla trop vite et composa beaucoup d'oeuvres indignes de lui. — Sa fille, Marietta, 4560-1590, se distingua par ses portraits. — Son fils, Domenico Tintoretto, 4562-1637, a laissé des portraits et des tableaux d'histoire estimés.
Tiogé, riv. de l'Afrique australe, qui coule du N.-O. au S.-E., et sejette dans lac N'gaini.
iioumen, v. de Sibérie, dans le gouv. et à 220 kil. S.-O. de Tobolsk, sur la Toura; 40,000 h. Fonderie de cloches.
Tiparenos, île de la mer Egée; auj. Spetzia.
Xipitapa (Le), viv. de l'Amérique Centrale, fait communiquer le Nicaragua au lac Managua.
Tipperary, v. d'Irlande, à 47 kil. O. de Cashel, dans le comté de Tipperary; 6,000 hab.
Tipperary, comté d'Irlande, dans le Munster; ch.-l. Cashel. Sol fertile; commerce de lard, beurre, céréales, houille. Villes : Clonmel et Tipperary.
Tippou-Saïb OU Tippoo-Saeb, Sultan de
Maïssour, fils d'Haïder-Ali, 4749-4799, fut instruit dans l'art militaire par des officiers français. Il succéda à son père, 1782, et continua la lutte contre les Anglais jusqu'à ce qu'il obtint le traité de Mangalore, 1784. Il eut une armée de 450.000 hommes, avec 2,000 canons, 700 éléphants. Il déploya un fanatisme cruel pour convertirai l'islanisiiie les chrétiens et les hindous. En 1787, il envova vainement des ambassadeurs en France, "pour demander des secours; en 1790, il commença la guerre contre les Anglais. Cornwallis s'empara de Bangalore et de plusieurs autres places, assiégea Seringapatam, et força Tippou à la paix, 4792. Exaspéré par ce revers, .1 ne cessa de chercher des ennemis contre les
Anglais. Wellesley lui déelara la guerre, 1799, Tippou périt, en combattant avec la fureur du désespoir, sur les ruines de Seringapatam. Son empire fui démembré.
Tipsa ou Tiffeck, anc. Tipasa, v. de la prov. et a 280 kil. S.-E. de Constantine (Algérie).
Tîpton OU Tibbiiigton, V. du COmté de
Stafford (Angleterre). Mines de houille et de fer aux environs ; 25,000 hab. dans la ville et la paroisse.
Tipuani, affl. du Béni, vient des Andes, arrose la Bolivie et roule de l'or.
Tiraboschi (Girolamo), né à Bergame, 1731- 4794, jésuite, conseiller dû duc de Modène, a écrit : Vetera Humiliatorum monumenta; Histoire de la littérature italienne, 43 vol. in-4« ; Bibliothèque modenaise, vaste recueil biographique, riche en renseignements précieux; Notizie de' pittori, scultori, incisori ed architetti modenesi; Memorie storiche modenesi; etc.
Tirana, v. de Turquie dans la Haute-Albanie, entre Croïa et Elbassan.
Tirano, petite ville d'Italie sur l'Adda, à l'Est de Sondrio (Milanais).
Tiraqueau (André), né àFontenay-ie-Comte, vers 1480, mort en 1558, fut lieutenant général au bailliage de sa ville natale, conseiller au parlement de Paris, 4544. Son vaste savoir le fit surnommer le Varron de son siècle.
Tiraspol, v. de Russie, sur Je Dniester, dans le gouv. et à 265 kil. N.-O. de Kherson ; 30.000 h.
Tireboiî,v. d'Asie Mineure, port de commerce à l'O. de Trébizonde.
Tii-eh, v. de la Turquie d'Asie, à 90 kil. S.-E. de Smyrne; 20,000 hab. Fabriques de tapis et de toiles de coton.
Tîrésias, devin de Thèbes, fut frappé de cécité par Minerve ou par Junon. Il joue un grand rôle dans l'histoire de Jocaste et d'OEdipe.
Tirey, l'une des Hébrides (Ecosse), à l'O. de Mull. Marbres; 5,000 hab.
Tiridate OU Dertad (DlEUDONNÉ) S empara
de l'Arménie sur Rhadamiste, 55. Mais il fut deux fois chassé par Corbulon; il vint à Rome pour recevoir la couronne des mains de Néron, 66, el mourut en 73.
Tiridate il, fils de Chosroès I", emmené à Rome, 232, y reçut une éducation brillante, et en 286, fut- rétabli sur le trône d'Arménie par Dioclétien. Il mourut, en 344.
Tiridate, roi parthe. V. Arsace II.
Tiris(Le), pays du Sahara, situé vers les caps Bojador et Blanc et habité par les Ouled-Delim.
Tirlemont, en flamand Theenen, v. de Belgique, à 20 kil. E. de Louvain (Brabant), sur la Grande-Geete; 42,000 hab. Tissus de laine et de coton ; foire aux chevaux.
Tirnava OU Ternova, V. de Turquie, à
400 kil. S.-E. de Nicopolis (Bulgarie) ; 43,OuO hab.
Tiron (Tullius Tiro), fut le secrétaire et l'intendant de Cicéron, dont il nous a conservé les Lettres. Il perfectionna )a tachygraphie, dont les signes furent appelés Notes tironiennes.
Tirso de Blolina (GABRIEL Tellez, dit), né
à Madrid, 4585-1648, prieur du couvent de Soria; a composé un très grand nombre de pièces, souvent grossières, mais d'une brillante imagination. Dans son el Burlador de Sevilla il a développé le type de don Juan avec une énergie remarquable. H a aussi publié des nouvelles, los Cigarrales de Toledo, et Deleytar aprovechando
Tirynthe, Tiryns, anc. v. du Péloponnèse, au N.-E. de Xauplie, dans l'Argolide.
Tischbeiu (Jean-Henri), peintre allemand, né a Haina (Hesse), 4722-4789, fut directeur de l'Académie de peinture de Cassel.
Tischbeiu (Jean-Henri-Guillaume), neveu et élève du précédent, né aussi à Haina, 4751-48i9. On lui apit surtout le Recueil de gravures