‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 577 sur 657 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

d'après des vases antiques, la plupart de travail

grec , et Homère, dessiné d'après l'antique.

Tisi ou Tisio (Benvenuto), dit le Garofalo, né à Garofalo, près de Ferrare, 4481-1559, sinspira des conseils de Raphaël, et fut un artiste original, plein de grâce et de douceur, d'un coloris vif, brillant, harmonieux. Ses ouvrages, pour la plupart sujets religieux, sont en grand nombre.

Tisiphone, c'est-à-dire qui punit le meurtre, l'une des Furies, était assise à la porte du Tartare.

Tissapherne, satrape de Perse, contribua à la victoire de Cunaxa, 401 av. J.-C, fit égorger, pur trahison, Cléarque et les autres chefs sur les bords du Zabatès, mais ne put triompher des Grecs. Il fut vaincu par Agésilas, près du Pactole ; Parysatis, qui voulait venger la mort de son fils Cyrus, l'accusa, et Artaxerxès le fit tuer à Colosses.

Tissot (Simon-André), né à Grancy (pays de Vaud), 1728-1797, eut, à Lausanne, une grande réputation, comme médecin. Parmi ses œuvres on remarque : l'Histoire de la fièvre bilieuse de Lausanne ; l'Avis au peuple, qui eut un succès

Prodigieux; De la santé des gens de lettres; De Onanisme ; Essai sur les maladies des gens du monde ; etc.

xissot (Pierre-François), né à Versailles, 1768-1854, adopta avec enthousiasme les principes de la Révolution, mais prit peu de part aux événements. Il épousa la sœur de Goujon, fut secrétaire rédacteur dans les bureaux de la

{lolice générale après le 18 fructidor: puis se ivra à la culture des lettres. Il traduisit en vers tes Bucoliques de Virgile ; Delille le choisit pour son suppléant au Collège de France, 1810; Tissot le remplaça comme titulaire, en 1813. Pendant les Cenl-Jours il écrivit un nouveau journal, qui devint le Constitutionnel, après la seconde Restauration. Il fut destitué en 1821, et ne fut réintégré dans sa chaire qu'en 1830; il entra à l'Académie française en 1833. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque : Souvenirs du 1er prairial an m; Les Bucoliques ; Trophées des armées françaises depuis 1792 jusqu'en 1815 ; Précis des guerres de la Révolution jusqu'à 1815; Etudes sur Virgile ; Poésies erotiques; Histoire complète de la Révolution française, de 1789 à 1804; Histoire de Aapoléon; Leçons et modèles de littérature française, en prose et en vers ; etc. Tista (Le), riv. de l'Hindoustan. qui arrose le Sikkîm. ' [d'Hyèies.]

Titan (Ile du), anc. Hypcea, l'une des îlesj Titans, fils de la Terre et de Titan, frère aîné de Saturne. Les Titans lui déclarèrent la guerre; mais ils furent foudroyés par Jupiter et précipités dans le Tartare. [Péuée.l

Titarèse, riv. de l'anc. Thessalie, affl. duj Tite Live (Titus Livius), né à Padoue, 59 av. J.-C, citoyen romain, fut bien accueilli par Auguste, q'ui l'admit dans son intimité; sous Tibère, il retourna mourir à Padoue. Tite Live avait composé des Dialogues sur la philosophie et un ouvrage sur l'éducation de la jeunesse. L'oeuvre qui a fait sa gloire, c'est son Histoire romaine, qu'il publia, à mesure qu'il l'écrivait, do 30 à 9 av. J.-C. L'admiration fut générale. Il aimait Rome avant tout et la grandeur romaine; c'est là l'un des grands intérêts de son œuvre; mais il est amené trop souvent à justifier les Romains ou a pallier leurs fautes. C'est avant tout un grand artiste et un écrivain éloquent; il fait parler ses personnages comme ils ont du parler, et leurs paroles expliquent leurs actions. Ses Annales commençaient à l'arrivée d'Enée en Italie et s'arrêtaient à la mort de Drusus; elles étaient divisées en 140 livres, dont on a à peine conservé le quart : les livre* 1 à 10, jusqu'à 294 av. J.-C. les livres 21- '

30, de 219 à 2(M ; les livres 31-45, de 201 à 167 enfin des fragments peu considérables, surtout du livre 91e. Nous avons les sommaires des 140 livres; il n'est pas probable qu'ils soient de lui, mais ils sont précieux.

Tithon, fils de Laomédon et frère de Priam, célèbre par sa beauté, fut enlevé par l'Aurore, et reçut de Jupiter le don de rimmortaliie.il vécut dans la décrépitude et fut métamorphosé en cigale.

Titi (Santi di), architecte et surtout peintre italien, né à Borgo-San-Sepolcro (Toscane), 1538- 1603, eut un style pur et gracieux.

Titicaca (Lac) ou Chucuito, grand lac de l'Amérique du Sud, sur le plateau de la Bolivie, dans les Andes, à 3,915 mètres d'altitude. 11 a 240 kil. sur 180 environ. 11 est dominé par les pics gigantesques de Sorata (6,490 mètres) et d'Illimani (6,510 mètres). La partie S., ou lac Aullagas. est unie à la partie N. par le Rio Desaguadero.

Titien (TlZIANO Vecellio, dit Le), né à Ca-

dore, 1477-1576, étudia a Venise sous Zuccati, Giovanni Bellini, et se perfectionna surtout par l'exemple du Giorgione, son condisciple. Nommé premier peintre de la République par le sénat de Venise, il fut appelé à Ferrare par Alphonse Ier, à Bologne par Charles-Quint, travailla pour le duc de Mantoue, et enfin, cédant aux instances de Paul III, vint à Rome, en 1545. Sa longue vie ne fut qu'un long triomphe. Tous les souverains, ses contemporains, l'honorèrent à l'envi. La peste l'enleva à l'âge de quatrevingt-dix-neuf ans. — C'est le premier des coloristes ; son dessin, quoique manquant parfois de correction, est savant et fin. Ses portraits ont le caradère le plus élevé; il fut le plus habile des peintres d'histoire dans l'art du paysage, et ses architectures sont dignes du Véronèse.

Titienses OU Tatienses, nom de la 2e tribu

des Romains primitifs, formée des Sabins de Cures.

Titlis, pic des Alpes Bernoises, en Suisse, entre les cantons de Berne et d'Uri ; 3,239 m.

Titun du TiUet (Evraud), né à Paris, 1677- 1762, d'une famille originaire d'Ecosse, est surtout connu par le Parnasse français, qu'il fit exécuter en petit par Louis Garnier. C'était, en bronze, la montagne du Parnasse, avec Louis XIV au sommet, sous la figure d'Apollon, les trois Grâces, les neuf Muses, etc., représentées par les écrivains les plus illustres du temps.

Tittei, v. sur la Theiss, dans les anc. Confins militaires; ch.-l. du district des Tschuikistes ou du bataillon de Tittel, formant l'équipage des galères ou tschaïques de la flottille.

Tittery, anc. région de l'Algérie, était soumise à un bey avant l'occupation française. Elle fait partie de la prov. d'Alger.

Tittmann (Frédéric - Guillaume), historien allemand, né à Wittemberg, 1784-1864. Parmi ses ouvrages, d'une grande portée philosophique, on cite : Constitution de la Confédération allemande ; Constitutions politiques de la Grèce ; De l'éducation de notre temps, de la science et de l'art de l'éducation ; Histoire de Henri l'Oiseleur, 2 vol.; etc,

Titus (Flavius Sabinus Vespasianus), né à Rome, 41-81, fils aîné de Vespasien, doué de brillantes qualités, se distingua surtout en Judée, prit Tarichée, Gamala, Jotapate, et s'empara de Jérusalem, qui fut ruinée, 70. Il revint triompher a Rome, ramenant parmi ses captives Bérénice, reine d'Orient, qu'il sacrifia à la politique, pour épouser Marcia Furnilla. Il fut véritablement associé à l'Empire; on peut lui reprocher sa sévérité à l'égard des stoïciens et des novateurs. Empereur, a la mort de Vespasien. 79, il se rendit cher au peuple par sa bienveillance et sa

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