‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 581 sur 657 · TOS · texte numérisé non relu

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l'entrée du port de la Nuevitas-dcl-Principo. Elle a 34 kilom. sur 10.

Tortugas, groupe d'îlots et de rochers du golfe du Mexique.

Tory (Geoffuoi), né à Bourges, vers 4480, mort vers le milieu du xvie s., professa les lettres et la philosophie à Paris ; fut libraire, à l'enseigne du Pot cassé, 1518, imprimeur, grava ou dessina une grande collection de vignettes, frontispices, lettres ornées. Claude Garamond fut son élève.

Toscane, anc. Etraria, région centrale du royaume d'Italie, entre l'Apennin et la mer Tyrrhénienne. Gapit., Florence. Elle a 24,035 kil. carrés et 2,208,000 hab. L'Apennin toscan la traverse au N.-E. et à l'E.; la Magra, l'Arno, l'Ombrone et le Tibre l'arrosent. Sur la côte s'étendent des marécages malsains appelés Maremmes de Sienne. Partout ailleurs le sol est fertile, bien irrigué et cultivé avec soin; les prairies naturelles sont peu nombreuses, et le bétail assez rare. Beaucoup de châtaigniers dans la montagne, de vignes et d'oliviers sur les collines, de mûriers et d'arbres à fruits partout. On trouve du fer à Pîle d'Elbe, du cuivre à Monte-Catini, du plomb argentifère au Bettino, du mercure à Castel-Azara, Giano et Seravezza, du soufre à Peretta, de l'antimoine à Orbitello. Les carrières de Carrare et de Massa donnent des marbres célèbres. Les Toscans sont les plus industrieux et les plus policés des Italiens ; ils parlent le dialecte le plus pur. — La Toscane fut gouvernée après Charlemagne par des comtes, marquis ou ducs ; puis fut disputée par les papes aux empereurs Souabes. Les villes, profitant de leurs querelles, s'affranchirent au xine siècle, et se constituèrent en républiques. Telles furent, Pise. Lucques, Sienne, Pistoie, Arezzo, Volterra, Florence. Les luttes de ces petits Etats furent acharnées et continuelles ; puis Florence s'éleva parmi les autres, les soumit, et se donna ellemême à une famille de banquiers hommes de lettres, les Médicis. Charles-Quint érigea, en 4534, le duché de Florence ou de Toscane en faveur d'Alexandre de Médicis. Voici la liste de ses successeurs :

Alexandre I", duc , 4534-4537

Cosme 1er 4537-4574

François Marie 1er, grand-duc . . 4574-4587

Fernand 1er . . 4587-4608

Cosme II 4608-4624

Fernand II 4621-4670

Cosme III 4670-4723

Jean-Gaston 4723-4737

La maison de Médicis s'éteignit alors, et le

grand-duché de Toscane fut donné à la maison

de Lorraine-Autriche, dont des membres l'ont

possédé jusqu'en 4859.

François II (empereur en 4745). . 4737-4765

Léopold (empereur en 4790). . . 4765-4790

Fernand III, 4790-4804, puis. . . 4844-4824

Léopold II 4824-4859

En 4859, les Toscans se soulevèrent, et l'annexion au royaume de Sardaigne fut décrétée le 22 mars 1860. La Toscane, partie du roy. d'Italie, est divisée en huit provinces, qui sont : Florence, Arezzo, Grossetto, Livourne, Lucques, Pise et Sienne, Massa-Carrara.

ToscaneiH (Paul dei Pozzo), né à Florence, 4397-4482, fut l'un des hommes les plus savants de son temps. Il crut qu'il était possible de rejoindre le Cathay (Chine), en naviguant vers l'ouest; ses projets furent communiqués à Christophe Colomb. En 4468, il établit sur la cathédrale de Florence un beau gnomon.

Toschi (Paolo), né à Parme, 4788-4854, étudia à Paris, puis fonda à Parme une école de gra-

Tosiana, v. d'Espagne, dans la prov. et à 48 kil. N.-E. de Lorca (Murcie) ; 9.000 hab.

Tôtes, ch.-l. de cant., arrond. et à 30 kil. S. de Dieppe (Seine-Inférieure) ; 834 hab.

Totiia, roi des Ostrogoths, de 541 à 552, brave, prudent, généreux, battit les généraux de Justinien; s'empara de Rome, 549. ravagea la Sicile, les côtes de la Grèce, prit la Corse et la Sardaigne. Mais Totiia fut vaincu et tué par Narsès dans les plaines de Tagina.

Totma, v. de Russie, dans le gouv. et à 200 kil. N.-E. de Vologda, sur la Totma ; 4,500 hab. Salines,

Totonicapan, v. de la république de Guatemala, à 460 kil. de la capitale ; 8,000 hab. Eaux minérales.

Tott (François, baron de), né à Chamigny, près la Ferté-sous-Jouarre, 4J33-4793, fils d'un gentilhomme hongrois, suivit son père à Constantinople, 4755. fut nommé consul de France en Crimée, 4767. Il déploya beaucoup d'activité pour défendre les Dardanelles contre la flotte russe d'Orlof, 4770 ; mais dégoûté de l'apathie des Turks, revint en France, 4776. Gouverneur de Douai, 4786, il fut forcé de fuir devant l'émeute des soldats, en 4790. Il mourut en Hongrie. On de a de lui : Mémoires sur les Turcs et les Tartares, 4784, 4 vol. in-8°.

Touaregs ou Tonaricks, peuple du Sahara central, entre les Maures à l'O. et les Tibbous à l'E. Ils sont de race berbère et se partagent en 4 groupes de tribus : Touaregs-Hoggar dans le Djebel-Hoggar; Touaregs-Azghers dans l'oasis de Ghât; Touaregs-Kéloui dans le Djebel-Aïr ; Touaregs-Ouéliméniden vers le Niger. Il sont musulmans très tièdes, monogames, presque tous nomades. Ils escortent les caravanes.

Touàt, groupe d'oasis, situé dans le Sahara central), à 700 kil. S.-O. de Laghouat, sur l'Oued- Touàt. V. princip. : Insalah, Agably et Timimoun. Pays bien arrosé, assez fertile ; on y trouve du blé, de l'orge, du maïs, des pastèques, des melons, etc. Le Touât commerce par caravanes avec le Maroc, Ouargla, le Souf, Ghât, le Haoussa et Tombouctou.

Touches (Les), comm. du cant. deNort, arr. de Châteaubriant (Loire-Inférieure) ; 2,088 hab. Touchet (Marie), née à Orléans, 4549-4638, fut aimée par Charles IX et en eut un fils, Charles, duc d'Angoulême. Elle épousa en 4578, François de Balzac d'Entragues, dont elle eut Henriette, qui fut la marquise de Verneuil, et Marie-Charlotte, marquise d'Entragues.

Toucy, ch.-l. de cant., arrond. et à 26 kil. S.-O. d'Auxerre (Yonne), 3,267 hab. Source ferrugineuse.

Tongonrt ou Tnggurt, capit. de l'oasis des Ouled R'ir, dans le Sahara algérien oriental, et dans la prov. de Constantine; 3,000 hab. Centre d'un commerce considérable.

Tout, Tullium Leucorum, ch.-l. d'arrond. du départ, de Meurthe-et-Moselle, à 25 kil. O. de Nancy, sur la Moselle ; 10,012 hab. Place forte. Belle cathédrale gothique. Jadis ville impériale, l'un des trois évêchés lorrains qui ne relevaient pas du duché de Lorraine. Henri II s'en empara, 1552 ; le traité de Westphalie en assura la possession à la France, 4648. Patrie de Gouvion Saint-Cyr, du baron Louis et de l'amiral de Rigny.

Toula, ch.-l. du gouvern. du même nom (Russie), à 200 kil. S. de Moscou ; 58,000 hab. Manufacture impériale d'armes, fonderie de canons; serrurerie , quincaillerie et cuirs; arsenal considérable. Aux environs, mines de fer et forges. — Le gouvern. fait partie de la Grande-Russie ; il a 30,965 kil. carr. et 4,280,000 h. Touiiier (Charles-Bonavewture-Marie), né à Dol, 4752-4835, fut agrégé à la Faculté de droit de Rennes, dès 4778. Il s'opposa aux excès de

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Carrier. Professeur de Code civil, 4806, doyen de la Faculté, il se distingua par sa science et son indépendance. Il s'est rendu célèbre par un grand ouvrage : le Droit civil français, suivant l'ordre du Code Napoléon, 1811-1831, 14 vol. in-8<>. Toullier est le Pothier moderne, a dit Dupin ; son livre est un des beaux monuments de la jurisprudence moderne.

Toulon, Telonis portus, ch.-l. d'arrond. du départ, du Var, à 80 kil. S.-O. de Draguignan, à 930 kil. S.-E. de Paris par le chemin de fer de Lyon, au fond d'une double rade et au pied du mont Faron ; 70,103 hab. Principal arsenal et le premier port de France sur la Méditerranée, siège d'une préfecture maritime; grande place forte défendue par de nombreuses forteresses qui commandent tout le pays. L'importance de Toulon date de Louis XIV, qui fit construire les magnifiques bâtiments de l'arsenal. Le prince Eugène l'assiégea vainement en 1707. En 1793, les royalistes livrèrent Toulon aux Anglais, qui en furent chassés la même année. Patrie de l'amiral Truguet.

Toulon-sur- Anoux, ch.-l. de cant., arr.

et à 37 kil. N. de Charolles (Saône-et-Loire) ; 2,054 hab.

Touiongeon (Jean III de), grand maréchal de Bourgogne, fut vainqueur des troupes de Charles Vif, à Cravant, 1423.

Toulongeon (ANTOINE de), frère puîné du

E recèdent, lui succéda comme maréchal de ourgogne; remporta la victoire de Bulgnéville sur René d'Anjou et Barbazan, 4431.

Toulongeon (FRANÇOIS-EMMANUEL, vicomte

de), de la famille des précédents, né à Champlitte (Franche-Comté), 4748-4842, colonel, député de la noblesse aux Etats généraux, fut l'un des premiers à se réunir au tiers état. Il fut membre de la classe des sciences morales de l'Institut, en 4797. On a de lui : Principes naturels et constitutifs des assemblées nationales ; Eloge véridique de Guibert ; Manuel révolutionnaire ou Pensées morales sur Vétat politique des peuples en révolution; Histoire de France, depuis la révolution de 4789; Manuel du Muséum français; etc.

Touioubre, anc. Cœnus, petit fi. de France qui se jette dans l'étang de Berre. Cours de 50 kil.

Toulouse, anc. Tolosa, ch.-l. du départ, de la Haute-Garonne, sur la Garonne et entre le canal du Midi et le canal latéral à la Garonne, sur le chemin de fer du Midi; 440,289 hab. Archevêché, Cour d'appel, quartier général de la 47e région militaire. Facultés de droit, de théologie, des lettres et des sciences. Arsenal d'artillerie, fonderie de canons ; manufactures de tabacs; Académie des Jeux floraux, musées de peinture et d'antiquités. Les industries de Toulouse sont la minoterie, les pâtes alimentaires, les tanneries, les couvertures de laine et de coton, la carrosserie, les machines, le cuivre laminé, les marbres. C'est un grand entrepôt de commerce pour toute la région du S.-O. — Toulouse fut la capitale des Volces Tectosages, du royaume des Wisigoths au Ve s„ du duché d'Aquitaine aux vne et vni« s., du comté de Toulouse du ixe au xme s. Bataille du 40 avril 4814. Patrie de Cujas et de Paul Riquet.

Toulouse (LOUIS-ALEXANDRE de Bourbon,

comte de), fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, né à Versailles, 1678-1737, fut grand amiral de France, 4683, gouverneur général de Guyenne, 4689, puis de Bretagne, 4695. A la tête d'une escadre, il fit reconnaître Philippe V a Messine et à Palerme, 4702; il fut vainqueur de l'amiral Rooke. à la bataille de Malaga, 4704. Elevé au rang de prince du sang par Louis XIV, avec son frère, le duc du Maine, il resta éloigné des factions, estimé de tout le monde.

Touitscha, v. de Turquie, à la bifurcation de la Sulina et de la branche de Saint-Georges (Bulgarie) ; 8,000 hab. Place forte. Anc. CEgissus.

Touman il, sultan de la 2e dynastie des Mamelouks d'Egypte, 4516, fut battu par Sélim 1er près du Kaire, et fut livré par des traîtres au sultan, qui le fit pendre.

Toumert, Toumrout OU Tomrut (MOHAM-

med-al-Mahdi-ben-Abdallah), fondateur de la dynastie des Almohades, né dans la Mauritanie, 1087-4430, se présenta à Tlemcen, comme le véritable mahdi ou 42e iman, qui devait soumettre la terre à sa puissance. Il prêcha la réforme des abus; ses partisans prirent le nom d'Almohades ou Unitaires. Il étendit sa domination sur une partie de l'Afrique septentrionale.

Toumet, pays de la Charra-Mongolie (Chine), habité par des Mongols, qui cultivent la terre.

Toung.ichéou, v. de la Chine, sur le Peï-Ho, près et a l'E. de Pékin. Grande ville de commerce dans la prov. de Pé-tche-li.

Toungouska, nom de 3 riv. de la Sibérie, affl. de droite de l'Iénisséi: la Toungouska supérieure ou Angara, la Toungouska moyenne et la Toungouska inférieure.

Touques, riv. de France, descend du plateau du Perche, passe à Lisieux, Pont-1'Evêque, Touques, Trouville. Cours de 90 kil.

Touques, bourg de l'arrond. et à 10 kil. N.- O. de Pont-1'Evêque (Calvados), sur la Touques; 1,500 hab.

Tour (La). Pour les noms géographiques composés .qui commencent ainsi, voy. la dernière partie du mot.

Tour.d'Aigues (La), comm. du cant. de Pertuis, arr. d'Apt (Vaucluse) ; 2,309 hab.

Tour-et.Taxis, ancienne maison princièrc originaire d'Italie, et se rattachant aux délia Terre. Les Tassi se chargèrent de bonne heure du service des postes en Italie, puis en Allemagne; Roger 1er établit la première poste aux chevaux dans le Tyrol, sous Frédéric III. Ses descendants conservèrent et étendirent cette administration, qui fut comme héréditaire dans la famille. Au xixe s., la plupart des Etats allemands ont racheté le monopole postal de ces princes.

Touraine, province de l'anc. France, au centre ; capitale Tours. Les cours d'eau sont la Loire, le Cher, l'Indre, la Vienne et la Creuse. Elle comprenait les villes de Loches, le Plessislez-Tours, Marmoutiers, Amboise, Chenonceaux, Chinon, Montbazon, Maillé. Outre la Touraine propre, on y trouvait la Brenne à l'E., avec la ville de Châtillon-sur-Indre et l'abbaye de Saint-Cyran, les Gâtines au N., la Champagne entre Cher et Indre. — La Touraine, ou pays des Turones, fut réunie à la couronne par Phi^lippe Auguste, qui l'enleva à Jean sans Terre, 1203. Sous les Valois, elle fut très souvent la résidence des rois; ils embellirent les villes, bâtirent des châteaux et attirèrent des habitants,

Touran, nom donné par les Mèdes et les Perses au pays des nomades situé au N. du leur. C'est auf. le Turkestan.

Tourane, port de l'empire d'Annam, à 10 kil. S.-E. de Hué. Ses forts ont été détruits par le6 Franco-Espagnols en 1858.

Tourcoing' OU Turcoing, ch.-l. de Cant. de

l'arrond. et a 14 kil. N.-E. de Lille (Nord); 51,895 hab. Nombreuses filatures de laine ; grand marché de laines pour tout le nord de la France. Tissus mélangés de laine et de soie, de soie et de coton, de laine et de coton, coutils, camelot, alpaga et orléans, tapisseries pour meubles, tapis et moquettes.

Tourinsk, v. de Sibérie, dans le gouv. de Tobolsk, sur la Toura ; 5,000 hab.

Tourkmautcbai, village de Perse, près de

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Tauris, dans l'Arménie. Traité de 1828 entre la Russie et la Perse.

Touriaviiie, comm. du cant. d'Octevillc, arrond. et à 6 kil. E. de Cherbourg (Manche) ; 6,207 hab. Colbert y établit une manufacture de glaces, 4665. Elle n'existe plus.

Tourmaiet, un des 430 ports ou passages des Pyrénées, au S.-E. de Barèges.

Tourmentes (Gap des), nom donné par Barthélémy Diaz au cap qui fut bientôt après nommé cap de Bonne-Espérance.

Touman, ch.-l. de cant., arrond. et à 28 kil. N. de Melun (Seine-et-Marne); 4,809 hab.

Toumay ou Tournai, en flamand Doornyk, v. de Belgique, anc. Turris Nerviorum, à 49 kil. S.-O. de Mons, sur l'Escaut (Hainaut) ; 32,000 h. Industrie très active en tapis, dentelles, cuirs, rubans, couvertures, bonneterie, poterie, chaux hydraulique. — Tournay, capitale des Nerviens, fut comprise dans la Belgique Ile, et devint la conquête de Chlod£on, chef des Francs Saliens, un 438.

Tournay, ch.-l, de cant., arrond. et à 20 kil. de Tarbes (Hautes^Py rénées); 4,348 hab.

Tourneffort (JcSEPH Pitton de), né à Aix, en Provence, 4666 1708, étudia la médecine à Montpellier, 4779, oi alla herboriser dans les Pyrénées et en Espagne. Fagon le fit nommer professeur de bol; nique au Jardin royal, 4683. Il fut membre de l'Académie des Sciences, en 1692, mais ne publi i son premier ouvrage qu'en 4694 : El. iiz^ts à§ botanique, ou Méthode pour connaître \es plantes, 3 vol. in-8°. Sa réputation fut dès lors européenne. Louis XIV lui donna une mission pour le Levant et l'Afrique, 4700; Tournefort rappnrta 4356 plantes, la plupart nouvelles , et d'excellentes observations sur toutes sortes de sujets. Il fut nommé professeur de médecine au Collège de France. On a encore de lui : De optima methodo instituenda in re herbaria; Histoire des plantes gui naissent aux environs de Paris ; Relation d'un voyage du Levant ; Traité de lu matière médicale. Tournefort a formé Linné ; il a donné une classification des plantes fondé© sur la forme de la corolle.

Tourneiie (La), nom de deux chambres de justice au Parlemeail de Paris : la Tournelle criminelle, instituée eu 4436, pour juger en dernier ressort les affaires criminelles; — l'autre, la Tournelle civile, établie en 4667 pour juger les affaires civiles au-dessus de 3,000 livres.

Tonmemine (Àené-Joseph), né à Rennes, 4661-4739, jésuite, vint à Paris diriger le Journal de Trévoux, 4704. Ses savantes dissertations se trouvent dans la collection du Journal de Trévoux, de 4702 à 4736. On lui doit de plus un Panégyrique de saint Louis; etc.

Tourneppe, en flamand Dworp, comm. du Brabant (Belgique), à 46 kil. de Bruxelles; 3,000 hab.

Tournois, jeux et exercices chevaleresques, dont le nom vient sans doute de tornare, tourner, parce qu'on s'y exerçait au maniement des armes en tournant en rond. C'est à l'époque de la chevalerie, que ces pas d'armes furent régularisés ; on attribue à Geoffroy de Preuilly, au xie s., les lois qui réglèrent les tournois.

Toumon (François de), né à Tournon (Vivarais), 4489-4562, d'une famille illustre . fut nommé par François 1er abbé de la Chaise-Dieu, puis archevêque d'Embrun, 4517, et archevêque de Tours, 1525; plus tard il devint cardinal. Bon diplomate, habile administrateur, il poursuivit avec ardeur les calvinistes. Il fut éloigné sous Henri II et chargé de missions en Italie. Il assista aux Etats d'Orléans, 1560, et présida le colloque de Poissy, 1561. Il protégea les lettres et les savants ; il fonda le magnifique collège de Tournon.

Tournon (CHARLES-THOMAS Maillard de),

né à Turin, 1668-1710, nommé, en 1701, patriarche d'Antioche, et chargé par Clément XI de régler les affaires de la chrétienté en Chine et aux Indes, mécontenta les jésuites et l'empereur Khang-hi. Le pape approuva son lésât et le nomma cardinal; mais il mourut à Macao en 1710. Ses Mémoires ont été publiés.

Tournon. Simiane (PhILIPPE-MarIE-MaRCE-

lin-Casimir, comte de), né à Apt, 1778-1833, fut préfet de Rome, de 1810 à 1814; puis de la Gironde, et du Rhône, 1822. 11 fut pair de France en 1824. On lui doit : Etudes statistiques sur Rome et la partie occidentale des Etats romains.

Tournon, Tornomagus, ch.-l. d'arrond. du départ, de l'Ardèche, à 6 kil. N.-E. de Privas, sur le Rhône; 5,090 hab. Commerce de soie vins, surtout de l'Ermitage. Pont suspendu sur le Rhône entre Tournon et Tain.

Toumon en Agénois, ch.-l. de cant., arrond. et à 26 kil. E. de. Villeneuve-d'Agen (Lot-et-Garonne); 1,325 hab.

Tournon-Saint-]Hartin, ch. -l.de cant., arrond. et à 15 kil. N.-O. du Blanc (Indre), près de la Creuse ; 1,509 hab.

Toumovo ou Tournavos, v. de Turquie, à 20 kil. N.-O. de Larisse (Albanie); 7,000 hab.

Tournus, Tinurtium castrum, ch.-l. de cant., arrond. et à 33 kil. N. de Mâcon, sur la Saône (Saône-et-Loire) ; 5,556 hab. Fabr. de chapeaux, soieries, broderies. Commerce de vins. Patrie de Greuze.

Tourouvre, ch.-l. de cant., arrond. et à 14 kil. N.-E. de Morlagne (Orne) ; 1,852 hab.

Tourreil (JACQUES de), né à Toulouse, 4656-

1714, fut de l'Académie française, 1692. 11 travailla à YHistoire du règne de Louis XIV par les médailles et au Dictionnaire. Il a traduit les Harangues de Démosthène.

Tours, Cœsarodunum et Turones, ch.-l. du départ. d'Indre-et-Loire, anc. capitale de la Touraine, sur la Loire, à 236 kil. S.-O. de Paris; 52,209 hab. Archevêché, quartier général de la 9e région militaire. Soieries riches et brodées, tapis et galons de soie; faïences émaillées, poteries sculptées, modelées et vernissées ; manufacture de vitraux peints; grande impri-. merie Marne. Les Etats généraux y furent assemblés par Louis XI, 1470, par Anne de Beaujeu, 1484, p*r Louis XII, 1506. Patrie de Gabrielle d'Estrées, Boucicaut, Destouches, Honoré de Balzac.

Tours, comm. du cant. de Saint-Dier, arr. de Clermont (Puy-de-Dôme) ; 2,015 hab.

Tourteron, ch.-l. de cant., arrond., à 24 k, N.-O. de Vouziers (Ardennes); 574 hab.

Tourvès, comm. du cant. et de l'arr. de Brignoles (Var) ; 2,009 hab.

Tourville (ANNE-HlLARION de Cotentin,

comte de), né à Paris, 1642-1701, d'une ancienne maison du Cotentin, entra dans l'ordre de Malte à 15 ans. Louis XIV le nomma capitaine de vaisseau, 1667. Il prit part surtout, dans la campagne de Sicile, aux victoires de Stromboli. d'Agosta et de Palerme, 1675-1676. Après la mort de Duquesne, il fut au premier rang de nos marins. Vice-amiral du Levant, 1689, il remporta une victoire brillante sur la flotte anglo-hollandaise à Beachy-Head, 1690; en 1692, il reçut de Louis XIV l'ordre de combattre l'ennemi fort ou faible; Tourville engagea la bataille à quelques lieues au large entre le cap de la Hougue et la pointe de Barfleur, 29 mai 1692; il soutint héroïquement la lutte contre les alliés bien supérieurs en nombre; il se retira; mais ses vaisseaux furent forcés de se séparer ; Tourville, resté à la Hougue avec 10 bâtiments, eut la douleur de ies voir brûler, 2 juin; c'est ce qu'on appela le désastre de la Hougue. Nommé maréchal de France, 1693, il détruisit en grande partie la flotte marchande de Smyrne

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