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dans la baie de Lagos, et ravagea les côtes de l'Espagne. 11 a composé un Traité de tactique navale; les Mémoires de Tourville sont apocryphes.
Tourzel (LoUISE-ElisABETH-FÉLICITÉ-FrAN-
çoise de Croy d'Havre, marquise, puis duchesse de), née à Paris, 1748-1832, fut en 1789 gouvernante des enfants de France. Elle les suivit au Temple, après le 10 août. Sous l'Empire, elle fut exilée de Paris, ainsi que son fils et trois de ses filles. Louis XVIII la créa duchesse, 1816. — L'une de ses filles, Pauline, née en 1771, mariée au comte de Béarn, 1797, morte en 1839, a écrit : Souvenirs de quarante ans ; Récits d'une Dame de madame la Dauphine.
Tous, v. du royaume de Perse, au N.-O.; tombeau de Ferdouci.
Tous.ies-saints (Baie de), sur la côte de la prov. de Bahia, dans le Brésil. Sur la rive E. est la ville de Bahia (la Baie).
Toussaint (François-Vincent), né à Paris vers 1715, mort en 1772, fut janséniste déclaré, et publia en 1748 un livre sur les Mœurs, qui fut condamné au feu par arrêt du Parlement ; Toussaint le défendit dans ses Eclaircissements, 1762, in-12. 11 s'était réfugié à Bruxelles; Frédéric II le nomma professeur de logique et de rhétorique à Berlin, 1764.
Toussaint.LouTerture (FrANÇOIS-DûMINI-
que), né à Saint-Domingue, près du Cap-Français, 1743-1803, fils d'esclaves noirs, esclave luimême, cocher d'un capitaine de la marine marchande, devint commandeur dans le domaine de son maître. Lorsque l'insurrection de Saint-Domingue éclata, 1791, il fut nommé médecin des armées du roi dans les bandes de Jean-François et de Biassou, puis fit une guerre de partisans. Plus tard, il se fit reconnaître par le gouverneur Laveaux comme général de division, et combattit heureusement les Espagnols. Le Directoire le nomma commandant en chef des armées de Saint-Domingue, avril 1796. Peu après il embarqua de force Sonthonax pour la France, et resta le maître. Il fut proclamé le libérateur de Saint-Domingue. Il repoussa le général Hédouville ; et combattit Bigaud, qui s'était mis à la tête des mulâtres. Toussaint se conduisit en véritable souverain, et s'écriait : « Je suis le Bonaparte de Saint-Domingue. » Il occupa la partie espagnole, publia un simulacre de constitution, qui le créait président à vie, réprima vigoureusement une révolte des noirs dans les districts du Nord. Mais Bonaparte avait résolu de replacer l'île sous la domination française; une grande expédition fut confiée au général Leclerc. Toussaint résista, incendia le Cap, fut mis hors la loi, et fut forcé de capituler; on l'arrêta par trahison et on l'envoya en France. Détenu au fort de Joux, il y languit dix mois, et mourut frappé d'apoplexie foudroyante.
Toussaint (Fête de la), instituée en l'honneur de tous les saints, 731, par Grégoire III, et introduite en France, 835. Elle se célèbre le 1er novembre.
Toustain (Charles-François), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né au Bepas (diocèse de Séez), 1700-1754, a travaillé, avec dom Tassin, à une édition des œuvres de Théodore Studite. On lui doit : Eclaircissements sur la diplomatique ; Nouveau traité de diplomatique, avec dom Tassin.
Touvet (Le), ch.-l. de cant., arrond. et à 28 kil. N.-E. de Grenoble (Isère) ; 1,550 hab.
Touz.Koui, lac de la Dzoungarie, dans l'empire chinois.
Toweyn, v. d'Arabie, dans le Sédeyr (Nedjed); belle mosquée; 10,000 hab.
Townshend (CHARLES, vicomte), 1676-1738,
se fit de bonne heure remarquer dans la Chambre des lords, et se déclara pour le parti whig.
Garde du sceau privé, en 1702, il négocia la paix aux conférences de Gertruydemberg, 1709 Il fut encore ministre, 1714-1717, et 1721-1730; il se montra capable et honnête.
Towton, village d'Angleterre, dans le comté et à 18 kil. S.-O. d'York /Victoire de 1461 gagnée par Edouard IV sur Henri VI.
Toxandrie, petit canton situé autour de Tournay (Hainaut belge), où s'établit Clodion.
Tôzeur, v. de Tunisie dans le Sahara ; marchés.
Trabada, bourg d'Espagne, dans la province de Lugo. Foires aux bestiaux; 4,000 habit.
Trabea (Quintus), poète comique romain, vivait vers 130 av. J.-C.
Trachine, Trachis, anc. v. de la Thessalie près de l'OEta.
Trachouitide, Trachonitis, canton de 1 anc. Syrie, à l'E. de l'Anti-Liban, entre la Cœlé- Syrie à l'O. et l'Arabie à l'E. Auj. Hauran.
Tracy (AnTOINE-LoUIS-ClAUDE Destutt de),
d'une famille écossaise, établie en France sous Charles VII, né dans le Bourbonnais, 1754-1836, colonel de cavalerie, député de la noblesse aux Etats généraux, siégea à côté de La Fayette, devint maréchal de camp en 1792, fui arrêté comme suspect en 1793, et ne fut rendu à la liberté qu'un an après. Il ne s'occupa plus que de philosophie. L'un des premiers sénateurs, après le 18 brumaire, il était du nombre des idéologues, qui formaient la société indépendante d'Auteuil. En 1808, il entra à l'Académie française; en 1814, il passa dans la Chambre des pairs. En 1832, il fit partie de la nouvelle Académie des Sciences morales et politiques. Sa philosophie est le sensualisme de Condillac, et il fut plus rigoureux et plus logique que lui. Ses principaux ouvrages sont : Projets d'éléments d'idéologie à l'usage des écoles centrales: Grammaire générale; Logique; Traité de la volonté et de ses effets. Il a commenté l'Esprit des lois.
Tracy (ALEXANDRE - CÉSAR - VlCTOR - CHARLES
Destutt, marquis de), fils du précédent, né à Paris, 1781-1864, élève de l'Ecole polytechnique, colonel en 1814, fut mis à la retraite en 1820. Député de l'Allier, 1822-1824. il prit place à l'extrême gauche ; il demanda la suppression de la peine de mort, en 1830, signa le compte rendu de 1832, etc. Il fit partie de l'Assemblée constituante, fut ministre de la marine, le 20 décembre 1848 , et protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre. On a de lui: Lettres sur l'agriculture, 1857, in-8°. — Sarah .\ewton, marquise de Tracy, femme du précédent, née à Stockport (Angleterre). 1789-1850, était arrière-petitenièce de Newton.' Veuve du général Letort, 1815, elle épousa Victor de Tracy, 1816, et fit de son salon l'un des premiers de Paris. On a extrait de ses ouvrages : Essais divers, lettres et pensées de M**e de Tracy.
Traducta Julia. V. TlNGJS.
Traerbacn, v. fortifiée de la Prusse Bhénane, sur la Moselle, à 32 kil. S. de Trêves.
Traetta (Tommaso), compositeur italien, né à Bitonto, 1727-1779, élève de Durante et surtout de Léo, eut une grande renommée, grâce à son génie dramatique.
Traetto, bourg de la prov. et à 70 kil. N.-O. de Naples ; 4,000 hab. Anc. MinXurnes.
Trafaigar, anc. Junonis promontorium, cap d'Espagne, au N.-O. du détroit de Gibraltar. Bataille du 21 octobre 1805.
Tragus (Jérôme Bock, dit), à Heidesbach (Bavière Bhénane), 1498-1554, introduisit dans la botanique une certaine méthode, et écrivit un ouvrage, Neues Krœuter-Buch , réimprimé dix fois dans le même siècle.
Trajan (Marcds Ulpids Trajanus), né à Italica (Espagne), en 53, tribun militaire, préteur,
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consul ordinaire, 91, légat de la Germanie supérieure, fut adopté par JXerva, 97, et lui succéda, 98. Il rentra dans Rome, à pied, au milieu des applaudissements. Brave, bon, affable, plein de franchise, il se préoccupa tout d'abord de la question alimentaire, par un système de libre échange, par l'abaissement des taxes, par l'amélioration des routes et des ports, par la réorganisation de la corporation des boulangers. Il diminua les impôts, chassa les délateurs et mit fin aux confiscations. Il vainquit les Daces dans plusieurs campagnes, 401-106; leur roi, Décébale, se donna la mort, et la Dacie fut réduite en province romaine. Trajan embellit Rome et les provinces, fit construire beaucoup de routes, un Forum magnifique , avec la fameuse colonne Trajane, avec la basilique Ulpienne, avec une bibliothèque où se trouvaient les statues des écrivains les plus célèbres ; etc. Trajan consultait le 6énat et lui avait rendu une grande autorité ; c'était un bon prince, et on lui donna justement les surnoms d'Optimus et de Père de la Patrie. On doit lui reprocher la persécution contre les chrétiens, en rappelant toutefois qu'il montra à leur égard une modération relative. Trajan termina son règne par une guerre contre les Parthes, 113. La grande et la petite Arménie formèrent une province romaine, 114 ; tous les rois des pays entre le Pont-Euxin et la Caspienne firent leur soumission. En 115, il prit Nisibe, traversa le Tigre, entra dans Arbelles, dans Babylone, dans Ctésiphon, descendit le Tigre jusqu'au golfe Persique, regrettant de n'avoir plus l'âge d'Aiexandre pour poursuivre les mêmes conquêtes. Il revint vers la Mésopotamie, échoua au siège d'Hatra, et y contracta les germes de l'hydropisie qui le força de s'arrêter à Sélinunte, en Cilicie, où il mourut, août 117. Il avait écrit i'histoire de ses guerres contre les Daces ; elle est perdue ; on a de lui quelques Lettres dans le recueil de Pline le Jeune.
Trajanopoli, anc. Trajanopolis, v. de Turquie, sur la Maritza, au pied du Despoto-dagh, à 80 kil. S.-O. d'Andrinople, dans la Roumélie ; 14,000 hab. [la Germanie Ile. Auj. Maëstricht.î
Trajectum Musse, v. des Tongriens, dansj
Trajectum Rheui, v. des Bataves, dans la Germanie IIe. Auj. Utrecht. [naia.]
Traktir, pont sur la Tchernaïa. Voy. Tcher-J
Tralée, v. d'Irlande, ch.-l. du comté de Kerry, à 95 kil. N.-O. de Cork ; 8/200 hab. Port assez actif.
Traiies, v. de l'anc. Asie Mineure, sur le Méandre, au S. de la Lydie. Auj. Sultan-Hissar.
Tramayes, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. O. de Mâcon (Saône-et-Loire) ; 2,167 hab.
Trani, port sur l'Adriatique, à 50 kil. N.-O. de Bari (Italie) ; 25,000 hab. Archevêché. Commerce de vins et d'huile.
Tranqnebar, v. de l'Hindoustan, sur la côte de Coromandel, à l'une des bouches du Kavéry, dans la présidence et à 234 kil. S.-O. de Madras ; 15,000 hab. Cédée par les Danois aux Anglais, en 1845.
Transalpine (Gaule), nom donné par les Romains à la Gaule située au delà des Alpes, par rapport à Rome. V. Gaule.
Transbaïkalie, prov. de la Sibérie russe, au S., peuplée de 624,000 hab. Les v. princ. sont : Tchita, Nertschinsk, Kiakhta. Elle comprend le pays à l'E. du lac Baïkal, et le cours supérieur de l'Amour et de la Selenga. Il y a des mines de plomb, d'argent, de fer, d'or ; beaucoup de bois et des salines.
Transcaucasie, partie de l'empire russe située au S. du Caucase. V. Caucase et Russie.
Transfiguration (La), fête, célébrée le 6 août, en souvenir de l'apparition de Jésus-Christ suite mont Thabor.
Trausoxiaue OU Jlawaïaunaliar, C.-à-d.
région au delà de l'Oxus, nom donné par les anciens à la partie de l'Asie qui était bornée par l'Oxus et l'Iaxarte.
Transpadane (Gaule), V. GAULE.
Transpadane (République), ou au delà du Pô, nom donné, en 1796, au Milanais délivré par les Français. Cette république fut réunie à la Cispadane, juin 1797, et forma la République Cisalpine.
Transvaai (République de), Etat de l'Afrique méridionale, bornée par le Vaal, qui la sépare de la république du fleuve Orange ; à 10. et au N., par le Limpopo, tributaire de l'océan Indien ; à l'E., par les monts Draken-Berg. La superficie est d'environ 285,000 kil. carrés. C'est un pays de hauts plateaux, boisés, bien arrosés, d'un climat sain, couvert de prairies immenses, où l'on chasse l'éléphant. La population est d'environ 30,000 Boers et de 775,000 Cafres soumis. Ces Boers, anciens colons hollandais, émigrés de la colonie du Cap, sont des pasteurs à demi sauvages. Leurs stations les plus importantes sont: Potchefstroom, Pretoria, Rostenburg, Orichstad, Zout-Pans-Berg. Il y a de grandes richesses minérales, et on y a récemment découvert des mines d'or.
Transylvanie, Ardealoul en valaque, Siebenburgen en allemand, Erdely-Orszag en hongrois, Transylvania en latin, prov. au S.-E. de l'empire Austro-hongrois, au S. et entre 20» et 30<> long. E. Elle a 56,125 kil. carrés, et 2,084,000 h. Capit., Klausenburg. Elle est habitée par quatre populations : Roumains, anc. habit, du pays, et formant la majorité ; Saxons, Magyars, Szeklers, d'origine magyare. Les Karpathes entourent le pays à l'E. et au S., et y projettent de nombreux contreforts ; le Szamos, le Maros et l'Aluta l'arrosent. On y trouve l'or, l'argent, le cuivre, le zinc, le fer, le plomb, le mercure, la houille, les pierres précieuses. Il y a peu d'agriculture et d'industrie. Les villes principales sont : dans le pays des Hongrois, Klausenburg, Karlsburg, Varhéïy , dans le pays des Szeklers, Szekely-Vasarhély ou Markstadt, Szeklerburg. Kezdy-Vasarthély , Sepsi-Szent-Gyœrgy ; dans le pays des Saxons, Hermanstadt, Bistnz, Cronstadt, Segesvar, Orlath, Naszod. — La Transylvanie fit partie de la Dacie Trajane. Les Goths l'occupèrent, puis les Huns et les Avares. En 1004, Etienne Ier, roi de Hongrie, s'en empara; en 1526, Jean Zapolya en fit une principauté indépendante, où régnèrent, après lui, Jean- Sigismond Zapolya, Etienne Ie»- Bathory, Christophe Bathory, Sigismond Bathory, Etienne II Botskay , Gabriel Bathory , Bethlem Gabor , Georges Ier Ragoczv, Georges II Ragoczv, Michel 1er Abaffi, Michel II Abaffi. En 1699, par le traité de Carlovitz, la Transylvanie fut placée sous la suzeraineté de TAutriche. C'est auj. une des provinces Transleithanes de l'Empire.
Trapani, anc. Drapanum, ch.-l. de la prov. du même nom (Sicile), port sur la côte O. de l'île, a 85 kil. O. de Palerme; 38,000 hab. Evêché. Fabriques de parures de corail et de petits objets d'ivoire. Commerce de soufre, vin, thon, sel. — La prov. de Trapani a 3,146 kil. carrés et 236,388 hab.
Trapéz»nte , Trapezos, v. d'Asie Mineure, sur le Pont-Euxin, colonie grecque. Auj. Trébizonde.
Trappe iSoligny-ia-) ou Notre- Dame- de-la Trappe, village de l'arr. et à 12 kil. N. de Mortagne (Orne), près de la source de l'Iton. C'est là que fut fondée, en 1140, une célèbre abbaye de Cisterciens, qui fut réformée, en 4662, par l'abbé de Rancé.
Trarbach, v. de la prov. du Rhin (Prusse), sur la Moselle; mines de cuivre.
Trarsas, tribu de Maures, dans la Sénégambie, sur la rive droite du Sénégal.
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Traseu ou Traisen, riv. d'Autriche, descend des Alpes, arrose la Basse-Autriche, passe à Saint-Polten, et se jette dans le Danube. Cours de 210 kil.
Trasimène (Lac), auj. lac de Pérouse au N.-E. près de Perusia Annibal y battit le consul Flaminius, en 217 av. av. J.-C. Il y eut le département du Trasimène, sous Napoléon 1er ; ch.-l., Spolète.
Tras-os-Montes, prov. du Portugal, bornée au N. et à l'E. par l'Espagne, au S. par la prov. de Beira, à l'O. par celle d'Entre - Douro-et- Minho. Elle a 41,115 kil. carrés et 393,000 hab. Ch.-l., Bragance. Elle est divisée en deux districts : Bragance et Villa-Beal.
Tran, anc. Tragurium, port sur l'Adriatique, à 54 kil. N.-O. de Spalatro (Dalmatie) ; 4,000 hab. Evêché ; commerce de vins.
Traun (La), affl. de droite du deuxième bassin du Danube, forme plusieurs lacs, arrose Ischl, Gmùnd, Wels, Ebersberg, et finit près de Linz. Cours de 170 kil.
Traunstein, v. de Bavière, à 100 kil. S.-E. de Munich, dans le cercle de Haute-Bavière ; 4,000 hab. Salines très considérables.
Travancore, Etat de l'Hindoustan , placé sous la protection des Anglais. Capit., Trivanderam; v. pr., Quilon.
Trave (i*a)» petit fl. de l'Allemagne du Nord, arrose Sarau, Lubeck, et se jette dans la Baltique, à Travemunde, après un cours de 100 kil.
Travemunde, v. dans la république et à 16 kil. N.-E. de Lubeck, port à l'embouchure de la Trave.
Traventhal OU Travendal, château du
Holstein, sur la Trave. Traité du 8 août 1700.
Travers (Val-), vallée de la Suisse dans le canton de Neuchàtel, entre le Jura proprement dit et le Jura helvétique ; 5,000 hab.
Travers (Nicolas), né a Nantes, 1674-1750, prêtre en 1702, fui persécuté à cause de ses doctrines jansénistes. Il publia, en 1723, une Explication historique et littérale d'une inscription ancienne conservée a Nantes; puis les Pouvoirs légitimes du premier et du second ordre dans l'administration des sacrements et le gouvernement de V Eglise; 1744. On lui doit encore : Dissertation sur les monnaies de Bretagne ; Catalogue des princes et comtes seigneurs de Nantes, jusqu'en 1750 ; Histoire civile, politique et religieuse de la ville et du comté de Nantes ; et, en manuscrit, Concilia provincial Turonensis, 5 vol. in-fol.
Traviès de "Villers (CHARLES-JOSEPH), né à
Wulflingen (canton de Zurich), 1804-1859', élève de Heim, a été l'un des dessinateurs les plus féconds du Charivari et de la Caricature. Il a travaillé aux Français peints par eux-mêmes, etc.
Travnik, Traunik ou Varoch, v. de Turquie, dans la Bosnie, à 80 kil. N.-O. de Seraïévo; 8,000 hab. Ville fortifiée ; fabriques de maroquins et de coutellerie.
Travot (Jean-Pierre, baron), né à Poligny, 1767-1836, s'engagea en 1786, fut adjudant générai sous Hoche en Vendée, 1794, fit Charette prisonnier, 1796, et devint général de division, en 1805. Commandant de la 13* division militaire pendant les Cent-Jours, il pacifia le pays. En 1816, il fut arrêté et injustement condamné à mort; la peine fut commuée, par le roi, en vingt années de détention ; sa raison s'égara ; il sortit de prison au bout de quatre ans.
Trebbia ou Trébie, anc. Trebia, affl. de dr. du Pô, descend des Apennins, arrose Bobbio et Rivalta, et finit un peu à l'O. de Plaisance, après un cours de 80 kil. Victoire d'Annibal sur Sempronius, en 218 av. J.-C. Victoire de Souvarov surMacdonald, les 16, 17 et 19 juin 1799.
TrebelUanus (Annius), ancien chef de pirates, en Isauris, se fit proclamer empereur,
Trebeiiius Pollien vivait au commencement du ive s. Il reste de son histoire un fragment qui comprend les règnes de Valérien, de Gallien, des Trente Tyrans, de Claude II. Il fait partie des écrivains de YHistoire Auguste.
Trébigne ou Trébinié, v. de Turquie, cap. de la contrée appelée Herzégovine ; 10,000 hab. Ville forte ; évêché catholique.
Trébitscb, v. à 50 kil. O. de Brunn (Moravie) ; 5,400 hab.
Trébizonde, anc. Trapezus, Tirabzôn des Turks, capit. du vilayet de ce nom (Turquie d'Asie), port sur la mer Noire, à 900 kil. E. de Constantinople; 50,000 hab. Entrepôt du commerce entre l'Europe, la Perse et l'Asie centrale. — Trébizonde, colonie de Sinope, fut saccagée par les Goths, à la fin du ive siècle. En 1204, le grec Alexis Comnène y fonda un Etat indépendant de l'empire latin de Constantinople, qui prit le nom d'Empire sous Jean 1er, 1235-1238, et garda une existence éphémère jusqu'en 1461. Mahomet II le détruisit.
Trebnits, v. de Prusse, dans l'arr. et à 26 kil. N.-E. de Bresiau (Silésie) ; 4,500 hab.
Trebonius (Caïus), tribun du peuple, 56 av. J.-C, fut lieutenant de César, 48, commanda en Espagne comme proconsul, 46, fut consul subrogé. Cependant il fut l'un des meurtriers do César. Il fut tué par Dolabella, 43, en Asie.
Treflfort, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 15 kil. N.-E. de Bourg (Ain); 1,718 hab. Fabr. d'eaude-vie.
Tréguier, ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. E. de Lannion (Côtes-du-Nord) ; 3,125 hab. Port sur le Trôguier, à 10 kil. de la Manche. Armements pour la pêche de la morue. Commerce de blé, beurre, chanvre et chevaux.
Trégune, comm. du cant. de Concarneau, arr. de Quimper (Finistère) ; 3,809 hab.
Treignac, ch.-l. de cant., arr. et à 46 kil. N. de Tulle (Corrèze), sur la Vézère; 2,841 hab. Manufacture de platines d'armes à feu.
Treigny, comm. du cant. de Saint-Sauveur, arr. d'Auxerre (Yonne) ; 2,558 hab.
Treilbard (Jean - Baptiste , comte), né à Brive, 1742-1810, plaida avec talent plusieurs causes importantes, fut nommé, à Paris, député aux Etats généraux, et joua un rôle assez important, surtout dans le comité ecclésiastique. Membre de la Convention, il vota pour la mort du roi avec sursis et contre l'appel au peuple. Au conseil des Cinq-Cents, il déploya une grande ferveur républicaine, refusa le ministère de la justice, 1796, fut membre du tribunal de Cassation. Il entra au Directoire, 15 mai 1798; treize mois plus tard, son élection fut annulée. Après le 18 brumaire, il fut président du tribunal d'appel de la Seine, membre du Conseil d'Etat, 1802, ministre d'Etat, comte. Il a pris une part active à la rédaction du Code civil.
Treisam, affl. de l'Elz, arrose le grandduché de Bade, et a 45 kil. de cours.
Trélazé, comm. du cant., de l'arr. et à 10 kil. d'Angers (Maine-et-Loire); 5,554 hab. Ardoisières considérables.
Tréion, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-E. d'Avesnes (Nord) ; 3,752 hab.
Treiovouni, nom moderne de YHymette.
Trembiade (*■<»)» ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S. de Marennes (Charente-Inférieure), sur la Seudre ; 3,090 hab. Huîtres vertes très estimées.
Tremblay, comm. du cant. d'Antrain, arr. de Fougères (Ilie-et- Vilaine) ; 2,729 hab.
Trembley (Abraham), né à Genève, 1700- 1784, fut précepteur, s'occupa de sciences naturelles, et devint directeur de la bibliothèque de Genève. On a de lui : Mémoires pour servir à l'histoire d'un genre de polypes d'eau douce, à bras en formes de cornes; Instructions d'un père
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TRÊ
à ses enfants sur la nature et la religion , Instruction sur la religion naturelle et révélée; etc.
Trémentines, comm. du cant. et de l'arr. de Gholet (Maine-et-Loire) ; 2,157 hab.
Tremiti, anc. Diomedeœ Insulœ, îles de la nier Adriatique, qui dépendent du roy. d'Italie, à 20 kil. E. de la côte de la Capitanate.
Trenck (François, baron de), né à Reggio (Calabre), 1711-1749, fut officier, en Autriche, à 16 ans, et se fit dès lors remarquer par sa force et sa férocité. En 1740, il organisa en Hongrie un régiment de Pandours, combattit les Français et les Bavarois, mettant tout à feu et à sang en Allemagne et en Alsace. Accusé d'avoir causé la défaite du prince Charles à Sorr, 1745, il fut arrêté et s'empoisonna dans la forteresse du Spielberg.
Trenck (Frédéric, baron de), cousin du précédent, né a Kœnigsberg. 1726-1794, servit dans l'armée prussienne, et gagna la faveur de Frédéric II ; de la princesse Amélie, sœur du roi ; fut forcé de fuir, se mit au service de la Russie. S'étant rendu à Dantzig, 1753, il fut enlevé par les ordres de Frédéric II, et renfermé dans une étroite prison à Magdebourg. 1753-1763. Délivré, il continua de vivre en aventurier. Partisan de la Révolution française, il vint à Paris, mais fut arrêté par l'ordre du Comité du salut public ; on l'impliqua dans une prétendue conspiration, et il mourut avec André Chénier et Roucher. On a de lui : Sœmmtliche Gedichte und Schriften; et Mémoires, traduits en français par lui-même.
Trencsin, ch.-l. du comitat du même nom, à 240 kil. N.-O. de Bude (Hongrie); 4,000 hab.
Trent, riv. d'Angleterre, dans une vallée fertile, reçoit le Don, et se joint à l'Ouse pour former l'Humber; cours de 150 kil.
Trente, latin Tridentum, allemand Trient, italien Trento, à 190 kil. S. d'Insprùck (Tyrol) ; ch.-l. du Tyrol italien ou Trentin, sur l'Adige ; 15.000 hab. Evêché, belle cathédrale.
Trente (Concile de) ; il fut enfin réuni par Paul III, en 4545, pour combattre la réforme
f>rotestante et affermir, avec l'autorité du pape, es dogmes du catholicisme. Il fut transféré a Bologne en 1546, et les séances furent suspendues ; Jules III le rétablit à Trente, en 1551; repris en 1562, il acheva son œuvre en 1563. Il a afffirmé l'autorité supérieure du Saint-Siège contre toutes les sectes du protestantisme ; il a fixé les dogmes de l'Eglise catholique ; il a introduit des reformes dans la discipline ecclésiastique.
Trente (Combat des), célèbre combat de 30 Bretons contre 30 Anglais, probablement en 1352, entre Josselin et Ploërmel, dans la lande de Mi- Voie; la victoire resta aux Français et fut célébrée par beaucoup de poèmes.
Trente Ans (Guerre de). Ce fut une guerre à la fois politique et religieuse, allemande, puis européenne. 11 s'agissait de savoir si les protestants obtiendraient la liberté du culte en Allemagne, et si la maison d'Autriche, soumettant à sa domination les divers Etats allemands, établirait sa suprématie en Europe. Elle se divise en 4 périodes : 1° Période palatine, 1618- 1625 : les Bohémiens, soulevés contre Ferdi: nand II, donnèrent la couronne de Bohême à Frédéric V, électeur palatin ; mais ils furent vaincus. 2<> Période danoise, 1625-1629; Christian IV prit alors la défense des protestants et des princes allemands; Ferdinand II, grâce à Tillv et à Waldstein, eut encore l'avantage. 3° Période suédoise, 1630-35 ; malgré les victoires de Gustave-Adolphe, Ferdinand II put encore imposer à l'Allemagne protestante les conditions onéreuses du traité de Prague, 1635. 4« Période française, 1635-48; Richelieu intervint alors directement dans la lutte, et, soutenu de nombreux alliés, fit une guerre glorieuse aux
deux branches de la maison d'Autriche. Mazarin acheva son œuvre. Les traités de Westphalie, conclus en 1648, réglèrent l'état politique et religieux de l'Europe.
Trente tyrans (Les). On a ainsi nommé : 1» les 30 magistrats que Lysandre imposa aux Athéniens, après la guerre du Péloponnèse, 404 av. J.-C; ils furent chassés huit mois après par Thrasybule ; — 2» les nombreux usurpateurs oui parurent dans l'empire romain sous Valérién, Gallien, Claude II et Aurélien, de 253 à 270.
Trenton, v. des Etats-Unis, capit. de l'Etat de New-Jersev, sur la Delaware, à 310 kil. N.-E. de Philadelphie ; 30,000 hab.
Trentschin, v. de Hongrie (Autriche) au N.-E. de Presbourg, chef-lieu du comitat de ce nom.
Tréport (Le), Uiterior porlus (?), comm. du cant. d'Eu, arr. et à 28 kil. N.-E. de Dieppe (Seine-Inférieure), port à l'embouchure de la Bresle dans la Manche ; 4,215 hab. Bains de mer très fréquentés ; pêcbje active.
Treptow, v. de Prusse, dans l'arr. et à 78 k. N.-E. de Stettin (Poméranie); 6,000 hab.
Tressan (LOUIS-ELISABETH de la Vergne,
comte de), né au Mans, 1705-1783, neveu de la duchesse de Ventadour, devint à 13 ans le compagnon du jeune Louis XV. Il fit la campagne d'Allemagne de 1733-34; maréchal de camp, en 1744, il se distingua dans la guerre de Flandre, et devint lieutenant général, 1747. Il fut ensuite grand maréchal de la petite cour de Stanislas, à Lunéville; il se retira à Franconville, dans la vallée de Montmorency. Son Traité sur Vélectricité l'avait fait admettre à l'Académie des Sciences, en 1750 ; il remplaça Condillac à l'Académie française, en 1781. Il est surtout connu par ses traductions de romans de chevalerie. Amadis des Gaules, Histoire du. chevalier du Soleil, etc. La traduction du Roland furieux renferme beaucoup d'infidélités et d'incorrections.
! Trets, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. S.-E. d'Aix (Bouehes-du-Rhône) ; 2,986 hab. Vins, eaux-de-vie, marbre.
Trêve OU paix de Dieu, Suspension d'ar-
mes que l'Eglise imposait aux seigneurs. On prêcha d'abord la paix de Dieu dès la fin du xe siècle ; au xie les évêques et les prêtres se contentèrent d'imposer une trêve. Les hostilités étaient défendues depuis le mercredi soir jusqu'au lundi matin, depuis l'Avent jusqu'à l'Epiphanie, depuis la Quinquagésime jusqu'à la Pentecôte, pendant les Qualre-Temps, les grandes fêtes. De plus, on mettait sous la protection de la paix de Dieu les églises, les cloîtres, l'intérieur des villages, les moulins, etc.
Trévé, comm du cant. et de l'arr. de Loudéac (Côtes-du-Nord) ; 2,122 hab.
Trêves, Treviri ou Augusta Trevirorum, en allemand Trier , v. de Prusse , ch.-l. d'air. (Prusse Rhénane), sur la rive droite de la Moselle; 37,000 hab. Evêché catholique ; belle cathédrale; antiquités romaines; amphithéâtre, thermes, aqueduc, palais de Constantin. Fonderies, raffineries de sucre; fabr. de toiles et de lainages ; commerce de vins dits de la Moselle. — Trêves, ville principale des Trévires, capit. de la Belgique I", puis de tout le diocèse des Gaules; appartint au royaume franc d'Austrasie, puis au royaume de Germanie, en 888. Elle devint la capitale d'un électorat ecclésiastique, 1356, et fut le ch.-l. du départ, de la Sarre.
Trêves (Archevêché-Electorat de), un des trois électorats ecclésiastiques de l'ancien empire d'Allemagne. En vertu de la Bulle d'or de Charles IV, 1356, l'archevêque de Trêves fut un des 7 électeurs de l'empereur, avec le titre d archi-chancelier du royaume d'Arles. Compris dans
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le cercle du Bas-Rhin, il s'étendait sut les deux rives du fleuve.
Trêves, ch.-l. de cant., arrond. et à 40 kil. N.-O. du Vigan (Gard); 533 hab.
Trévières, ch.-l. de cant.. arr. et à 20 kil. N.-O. de Baveux (Calvados); 1072 hab.
Tréviglio, ville du roy. d'Italie, dans la province et à 24 kil. S.-O. de Bergame ; 6,700 hab.
Trevigno. V. BOVIGNO. [ch.-l. TrèveS.l
Trévires, peuple gaulois de la Belgique ;J
Trévisane (Marche), prov. de l'anc. république de Venise, au S. du Tyrol : elle comprenait les territoires de Trévise, Bellune, Cadore et Feltre.
Trévisani (Francesco), né à Capo d'Istria, 4656-1746, a fait un grand nombre de tableaux d'histoire à Rome.
Trévise, latin Tarvisium, italien Treviso, v. du roy. d'Italie, dans la prov. de Trévise, au N.-O. 'de Venise; 31,000 hab. Evêché. Fabr. de soieries, papier, faïences. La prov. a 352,538 hab.
Trévise (Duc DE). V. MORTIER.
Trévoux, ch.-l. d'arrond. du départ, de l'Ain, à 54 kil. S.-O. de Bourg, sur la Saône; 2,098 hab. Ane. capitale de la principauté de Dombes. On y édita, en 1704, le Dictionnaire universel, dit de Trévoux, 3 vol. in-fol. Les jésuites y fondèrent, en 1701, le Journal de Trévoux.
Trézel (Camille-Alphonse), né à Paris, 1780- 4860, sous-lieutenant dans les ingénieurs-géographes, aide de camp du général Gardanne, l'accompagna en Perse, 1807. Il fut nommé général de brigade, après la bataille de Ligny, 4815. Il prit part à i'expédition d'Espagne et'à celle de Morée. En Afrique, il devint lieutenant général en 1837. Pair de France, 1846, ministre de la guerre. 1847, il fut chargé de diriger les études militaires du comte de Paris et du comte d'Eu.
Trézène, v. de l'anc. Argolide, près du golfe Saronique , sur lequel elle avait pour port Pogon.
Trial (Antoine) , né à Avignon, 1737-4795, réussit à la Comédie-Italienne, en 1764. L'un des familiers de Robespierre, il fut tellement maltraité par l'opinion publique qu'il s'empoisonna.
Trianon. V. VERSAILLES.
Triaucourt, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. N.-O. de Bar-le-Duc (Meuse); 1,055 hab.
Tribaiies, peuple thrace qui habitait au S. du bas Danube.
Tribolo (NlCCOLO Pericoli, dit LE), SCUlp-
teur italien, né à Florence, 4500-1565, fit preuve d'un talent vif et flexible.
Tribonianus, Tribonien, né à Side (Pamphylie), vers 475, mort en 545, eut la plus vaste instruction, et devint le confident favori de Justinien. Questeur, consul, préfet du prétoire, il eut la haute direction des travaux législatifs du règne; mais sa rapacité et sa vénalité excitèrent la colère du peuple.
Triboques, peuple gaulois qui habitait l'Alsace actuelle; ch.-l., Argentoratum.
Triboniet, fou, en titre d'office, de Louis XII et de François I«r, né à Blois vers la fin du xve s., mort avant 4536.
Tribuns des soldats , Tribuni militum.
Quand la légion fut organisée, elle eut pour chefs des tribuns, d'abord au nombre de trois, puis de six, depuis 309 av. J.-C. Les consuls les nommaient d'abord ; puis les comices par tribus en désignèrent une partie. Il fallait avoir fait dix campagnes, et le grade n'était conféré que pour la durée d'une campagne.
Tribuns du peuple, Tribuni plebis. magistrats de la république romaine, institués, en 493 av. J.-C, pour protéger le peuple contre les patriciens. Il y en eut d'abord deux, puis cinq, enfin dix, 296 av. J.-C. ; ils étaient élus parmi les plébéiens, âgés au moins de trente ans,
d'abord dans rassemblée des centuries , et, depuis 283, dans l'assemblée par tribus. Leurs fonctions étaient annuelles. Armés du droit do veto, ils pouvaient s'opposer aux décisions du sénat, des comices, qui ne devenaient obligatoires qu'après avoir été souscrites par eux de la lettre T (Tribuni). D'abord modestement assis à la porte du sénat, ils entrèrent dans l'assemblée et prirent part aux délibérations. Chefs des plébéiens, ils les menèrent à l'attaque de tous les privilèges possédés par les patriciens ; ils étaient inviolables ; ne pouvaient sortir delà ville, si ce n'est pour aller aux Fériés latines • leur maison devait rester toujours ouverte. Un simple viateur les précédait. Sylla ruina leur pouvoir en leur interdisant de haranguer le peuple et de proposer les lois, en supprimant leur veto, en fermant l'accès des autres magistratures à ceux qui auraient été tribuns; Pompée, 70 av. J.-C, leur rendit leur ancienne autorité ; César la diminua; Octave s'empara de la puissance tribunitienne. Il y eut encore des tribuns, qu'il choisissait parmi les patriciens et les chevaliers, qui entraient au sénat, mais qui n'avaient que peu d'influence. Le Tribunat dura jusqu'à Constantin
Tribuns militaires OU consulaires, Tribuni militum consulari potestate. En 444 av. J.-C on substitua aux consuls des Tribuns militaires revêtus du pouvoir consulaire, qui pouvaient être patriciens ou plébéiens ; leurs fonctions paraissent avoir été les mêmes que celles des consuls; mais ils étaient au nombre de trois, de quatre, de six; on en nomma même huit, et' ils avaient moins de considération. En 78 ans, il n'y eut que 49 années d'élection de tribuns Quand le consulat fut partagé entre les deux ordres, 366 av. J.-C, le tribunat militaire cessa d'exister.
Tribuns du trésor, Tribuni œrarii, magistrats chargés à Borne de veiller sur le trésor public, de remettre la paye des soldats aux questeurs, etc.
Tribunal révolutionnaire. Il fut créé à Paris, sur la proposition de Danton, le 40 mars 4793, pour poursuivre extraordinafc-ement les ennemis de la révolution.
Tribunat, en France, assemblée législative établie par la constitution de l'an VIII (1799)] Elle se composait de cent membres, appelés tribuns, âgés de vingt-cinq ans au moins, élus par le Sénat et se renouvelant par cinquième. Ils discutaient les projets de loi présentés par le gouvernement et nommaient des orateurs pour les soutenir ou les combattre conlradictoirement avec les orateurs du Conseil d'Etat devant le Corps législatif, qui seul votait. Le Tribunat fut supprimé par un sénatus-consulte du 19 août 4807.
Tribur, bourg du grand-duché de Hesse- Darmstadt. près du Bhin, à 23 kilom. O de Darmstadt; 4,600 hab.
Tribus, divisions territoriales ou politiques chez plusieurs peuples anciens. 1« Les Hébreux formèrent 42 tribus, qui descendaient des fils de Jacob (10) et des fils de Joseph (2). Le territoire de la Palestine fut partagé entre les douze tribus. 2o Les Athéniens eurent d'abord 4 tribus (Cécropis, Autochthon, Actée, Paralie), qui changèrent plusieurs fois de nom, et furent enfin appelées Hoplites (guerriers), Georgoi (laboureurs), JEgicores (chevriers), Ergates (artisans). Au temps de Clisthène, il y eut 10 tribus ; plus tard, sous les empereurs, on ajouta 3 tribus. Le chef d'une tribu se nommait phylarque. 3° A Borne, il y eut, sous Bomulus, 3 tribus : les Eamuenses, les Titienses et les Luceres ; elles étaient divisées en curies et gentes; ceux qui les composaient formaient les comices par curies. Plus tard, sous Servius Tul-
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lius, le territoire romain (ager romanus) fut divisé en circonscriptions appelées tribus; il y en eut 49 ou 20 dans l'origine, et enfin 35. Chaque tribu avait son organisation particulière, ses fêtes, ses chefs et son nom, pris des lieux qu'elle habitait ou de quelque famille illustre qui en faisait partie. Il y eut 4 tribus urbaines, les moins considérées, car elles n'étaient pour ainsi dire composées que de pauvres plébéiens, et 31 tribus rustiques. Elles formèrent les comices par tribus. A la fin de la guerre Sociale, on créa 8 tribus nouvelles pour les Italiens, à qui l'on avait donné le droit de cité; mais bientôt on les confondit dans les anciennes tribus.
Tricala, anc. Tricca, v. de Turquie, à 90 kil. E. de Janina (Albanie) ; 12,000 hab.
Tricamara OU Tricaméron, aile. V. d'Afrique, à 25 kil. S.-O. de Carthage. Victoire de Bélisaire sur Gôlimer, roi des Vandales, en 533. Tricarico, v. à 50 kil. O. de Matera, dans la Basilicate (Italie); 5,800 hab.
Tricasses, peuple de l'ancienne Gaule ; ch.-l., Augustobona ou Tricasses (Troyes).
Tricastins, peuple gaulois de l'anc. Narbonnaise , ch.-l., Augusta Tricastinorum (Aoust). Tricca, v. de l'anc. Thessalie, capit. de l'Histiœotide. Auj. Tricala.
Tricoupis (Spiridion), né à Missolonghi, 1791- 1873, contribua à la création de l'Université de Corfou, en 1820; joua un rôle actif dans la lutte contre les Turks, fut président du conseil pendant le règne d'Othon ; plus tard minisire des affaires étrangères et de l'instruction publique, vice-président du sénat, puis envoyé extraordinaire-à Paris et à Londres, en 1850. Il a composé un poème guerrier sur les Klephtes, et surtout une Histoire de la révolution grecque, 2 vol. Tridentum, v. de l'anc. Rhélie , nom latin de Trente.
Trie, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. N.-E. de Tarbes (Hautes-Pyrénées) ; 1,676 hab.
Xriei, comra. du cant. de Poissy, arr. et à 25 kil. N. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la Seine ; 2,446 hab.
Trieste, anc. Tergeste, port sur le golfe du même nom, capit. de la province autrichienne formée du comté de Gôritz et Gradi9ca, du margraviat d'Istrie et dp. la ville de Trieste, à 580 k. S.-O. de Vienne; 145,000 hab. Son port est l'entrepôt de l'Adriatique, le plus important de l'empire, et un des plus grands centres de commerce de la Méditerranée ; siège de la grande compagnie maritime du Lloyd autrichien, fondée en 1838. Grande fabrication de farines pour l'exportation. Marie-Thérèse fit de Trieste un port franc, 1750, et fut la cause de sa prospérité.
Trieste (Golfe de), golfe formé par l'Adriatique, au N.-O. de l'Istrie.
Trieux (l-e), riv. de France, arrose Guingamp, et se jette dans la Manche, en face de l'île de Bréhat, cours de 65 kfl.
Trifeis, bourg de Bavière; ruines d'un château où fut enfermé Richard Cœur de Lion.
Trigault (Nicolas), missionnaire jésuite dans les Indes et en Chine, né à Douai, 1577-1628. Parmi ses ouvrages on cite : De christiana expeditione apud Sinas suscepta ab Societate Jesu; Rei christanœ apud Japonios commentarius ; De christianis apud Japonios triumphis; Vocabulaire chinois, 3 vol. etc.
Trigno, riv. d'Italie, qui se jette dans l'Adriatique, après un cours de 110 kil., dans le Sannio.
Trim, v. d'Irlande, ch,-l. du comté de Meath, sur la Boyne, à 42 kil. N.-O. de Dublin ; 6,000 h- Trikïiéri, v. de la The%salie (royaume de Grèce), port sur le golfe de Volo.
Trimoniiie (i-a), ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N.-E; de Montmorillon (Vienne); 1,910 hab.
Trimourti, la trinité des Indiens, Brahraa, Vichnou et Siva.
Trinacrie, c'est-à-dire Vile aux trois promontoires, nom donné à la Sicile à cause des 3 caps Pelorum au N.-E., Pachynum au S.-E., Lilybœum à l'O.
Tringany, v. dans la presqu'île de Malacca (Indo-Chine), sur la mer de Chine.
Trinidad (i-a), v. de l'île de Cuba, port sur la côte S., à 330 kil. S.-E. de la Havane; 8,000 h.
Trinidad (fc.a), fl. des Etats-Unis, arrose le Texas et se jette dans le golfe du Mexique à la baie de Galveston ; cours de 480 kil.
Trinidad (La), capit. du départ, de Béni, dans la Bolivie, sur le Mamoré ; 4,000 hab.
Trinidad, ville de la république de San-Salvador (Amérique centrale;, à l'embouchure du Sansonare dans le Grand Océan.
Trinitaires OU Hathurins, OU Ordre de
la Rédemption, ordre religieux, fondé, en 1198, par saint Jean de Matha et Félix de Valois pour la délivrance des chrétiens captifs chez les infidèles. Ils prirent le nom de Mathurins, lorsqu'ils s'établirent, dès 1228, à Paris.
Trinité (T-a), fête de l'Eglise catholique, instituée au xive s., se célèbre le dimanche qui suit la Pentecôte.
Trinité (T,a),v. de la Martinique, sur la côte E., à 42 kil. N. de Port-de-France; 7,000 hab.
Trinité (I-a) ou Trinidad, la plus méridionale et la plus grande des petites Antilles, en face des bouches de l'Orénoque, dans le groupe des Iles sous le Vent. Elle a 4,543 kil. carrés et 155,000 hab. Capit., Port d'Espagne, Puerto de Espaha ou Port of Spain. L'île produit du cacao, du sucre, du café, de la vanille, du tabac et de l'arrow-root. Les Anglais s'en emparèrent en 1797, et l'obtinrent de l'Espagne à la paix d'Amiens, en 1802.
Trinité-Porhoët (La), ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-O. de Ploërmel (Morbihan) ; 1,198 hab.
Trino, v. du roy. d'Italie, sur le Pô, à 20 kil. S.-O. de Verceil, dans la prov. de Novare ; 6,000 hab.
Trinobantes, peuple de l'anc. île de Bretagne ; ch.-l. Londinium (Londres).
Trinqueinale OU Trincomaly, V. de l'île
de Ceylan, port sur la côte N.-E , 3,000 hab.
Triocale, v. de Sicile, occupée par les esclaves révoltés en 103 av. J.-C. Auj. Calatabellota.
Triomphe, honneur militaire accordé, chez les anciens Romains, à un général en chef qui avait remporté une grande victoire. Il fallait avoir tué au moins 5,000 ennemis en bataille rangée, agrandi le territoire de la république ou terminé une guerre. Pour les exploits moins importants, on n'accordait que l'ovation. On attribuait la cérémonie du triomphe à Romulus ou à Tarquin l'Ancien. Depuis Auguste, le triomphe fut réservé aux empereurs, seuls généraux en chef ; on n'accorda plus aux généraux vainqueurs que les insignes triomphaux.
Triphylie (les trois tribus), canton S. de l'anc. Elide; ch.-l.. Scillonte.
Tripier (Nicolas-Jean-Baptiste), né à Autun, 1765-1840, avoué, défenseur officieux des indigents, substitut de l'accusateur public près le tribunal criminel de la Seine, rentra au barreau, 1795, et se plaça au premier rang des avocats. Député en 1815, président de chambre en 1830, conseiller à la Cour de cassation, 1831, il fut nommé pair de France, 1832.
Tripoli, anc. Tripolis, v. de la Turquie d'Asie, dans le gouv. de Beyrout, près de la mer ; 30,000 hab. Exportation'de savons, éponges fines, tabac et oranges.
Tripoli, anc. Œta. v. d'Afrique, capit. du vilavet de Tripoli, port sur la Méditerranée.
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Centre de commerce entre l'Europe et l'Afrique centrale; 30,000 h ab.
Tripoli (viiayet de), au N. de l'Afrique, sur la Méditerranée, entre l'Egypte et la Tunisie. Le pays a 892,000 kil. carrés et 4,150,000 hab., dont la majorité est de race arabe ; les autres sont des Berbères, des Turks, des Koulouglis, des Juifs et des nègres esclaves. Gapit., Tripoli. Le sol est composé de plateaux, de déserts de sable et de quelques oasis ; c'est à proprement parler le Sahara maritime. Il se divise en 5 parties : la Tripolitaine, l'oasis de Ghadamès, le Fezzan, le Barka, l'oasis d'Audjila. La Tripolitaine est de beaucoup la plus importante; elle produit des olives, de l'orge, des grenades, des oranges, de l'huile, du beurre et du bétail. — La partie N. formait sous l'empire romain la province de Tripolitaine. Les Arabes l'occupèrent au vne s. ; au ixe, les Aglabites de Kaïroan s'en emparèrent, et les Fatimites d'Egypte la leur disputèrent. Soliman II l'enleva aux chevaliers de Malte, à qui Charles-Quint l'avait cédée. En 1714, Hamet- Bey y fonda une dynastie tributaire de la Porte ; en" 1835, la régence rentra sous la dépendance du sultan.
Tripoiis, v. de l'anc. Phénicie, fondée par des citoyens de trois villes, Aradus, Sidon et Tyr. Auj. Tripoli de Syrie.
Tripolis, v. de l'anc. Afrique, capit. de la Tripolitaine. Auj. Tripoli d'Afrique.
Tripolitaine, Tripolitana provincia, prov. romaine de l'Afrique ancienne, dans le diocèse d'Afrique, ainsi appelée de ses trois princ. villes : OEta, Leptis magna ou Tripolis, et £abrata.
Tripolitza, ch.-l. du nome d'Arcadie (Grèce); archevêché grec. Presque détruite en 1825 par les Turks.
Triptolème, fils de Celée, roi d'Eleusis, qui avait donné l'hospitalité à Cérès, apprit de cette déesse l'art de cultiver la terre, et l'accompagna à la recherche de Proserpine.
Trisparadisiis, v. de l'anc. Cœlé-Syrie.
Trissio (JEAN-GEORGE Tiissino, dit le), né
à Vicence, 1478-1550, vint s'établir à Borne, et obtint une grande réputation par sa tragédie de Sophonisbe, 1515, son œuvre la plus remar-
auable. La comédie des Simillimi est une méiocre imitation des Ménechmes de Plaute. Il mil vingt ans à composer une épopée héroïque, Vltalia liberata da'Goti, ouvrage languissant et fastidieux, en 27 chants. Parmi ses œuvres en prose on cite : Dubii grammaticali ; Grammatichetta ; il Castellano ; la Poetica ; Let-
Tristan d'Acunha ( Iles ), groupe d'îles
dans l'Océan Atlantique, au S.-O. du cap de Bonne-Espérance. Il se compose de 3 îles, dont une seule, Tristan d'Acunha, est habitée. Aux Anglais.
Tristan (Louis), né en Flandre, au commencement du xve s., combattit les Anglais sous Charles VII, et devint, sous Louis XI, grand prévôt de son hôtel et l'instrument de ses vengeances.
Tristany (Don Benedito), l'un des chefs de l'insurrection carliste en Espagne, d'abord prêtre et chanoine de Gerone, se distingua par son courage dans la guerre de l'indépendance. En 1822, il fut l'un des premiers à se soulever en faveur du roi absolu, Ferdinand VII, contre la révolution. Don Carlos le nomma maréchal du camp ; surpris au hameau de Puiserann de Laneran, le 16 mai 1838, il fut fusillé.
Triste (Golfe), formé par la mer des Antilles, sur la côte du Venezuela, au N.-O. de Puerto- Cabello
Tritchinapaiy, v de l'Hindoustan anglais, sur le Kavéry, dans la présidence de Madras; 40,000 hàb. Orfèvrerie renommée.
Trith-Saint-Léger , comm. du cant., de l'arr. et à 5 kil. S.-O. de Valenciennes (Nord); 2,777 hab. Fonderie de fer.
Tritheim ou Trithème (JEAN), né à Trittenheim. près de Trêves, 1462-1516, entra chez les bénédictins de Spanheim, 1482, et fut élu abbé, dès 1483. Les moines se soulevèrent contre ses réformes, 1505; il devint alors abbé de Wurzbourg, 1506. Le nombre de ses ouvrages est très considérable : De Scriptoribus ecclesiasticis collectanea ; De luminaribus Germaniœ ; Compendium sive breviarium chronicorum de origine gentis et regum Francorum ad Pippinum; De origine gentis Francorum ; Chronicon successionis ducum Bavariœ et comitum Palatinorum; Chronicon monasterii Hirsaugiensis, 830-1370, ouvrage important pour l'histoire du moyen âge ; Chronicon monasterii Spanheimensis, etc. Ses œuvres spirituelles renferment 26 ouvrages sur divers sujets. [de la mer.]
Triton, fils de Neptune et d'Amphitrite, dieuj
Triton (Lac du), lac marécageux situé près de la Petite-Syrte. Il s'écoulait dans la Petite- Syrte par un petit fleuve du même nom.
Triumvirat. On a ainsi appelé, à Borne : 1° l'association formée par Pompée, César et Crassus, 60 av. J.-C, pour combattre le parti conservateur du sénat et s'emparer du pouvoir. 2<> Après le meurtre de César, Antoine, Octave et Lépide se réunirent pour le venger et pour s'emparer du pouvoir, 43 av. J.-C. ; ils se firent donner le titre de triumviri reipublicœ constituendœ, organisèrent les proscriptions, et allèrent combattre en Orient Brutus et Cassius. 3° En France, sous Charles IX, on appela triumvirat la ligue formée, après l'édit de janvier 1562, entre le duc de Guise, le connétable de Montmorency et le maréchal de Saint-André, pour défendre la religion catholique contre les huguenots.
Trivanderam, v. de l'Hindoustan, au S., sur la côte de Malabar; capit. du petit royaume vassal de Travancore.
Trivento, v. à 40 kil. N.-O. de Campobasso, dans la prov. de Molise (Italie) ; 4,000 hab.
Trivier.de. Courtes! Saint-), ch.-l. de cant.,
arrond. et à 32 kil. N.-O. de Bourg (Ain) ; 1,431 hab.
Trivier.sur.Moignant (Saint-), ch.-l. de
cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Trévoux (Ain) ; 1,678 hab.
Trivium, nom anc. de Trévoux.
Trivium, v. de l'Italie ancienne, dans le pays des Hirpins ; auj Trivico.
Trivium et Quadrivium, noms de l'ensemble des études au moyen âge. Le Trivium (les trois routes) comprenait la grammaire, la rhétorique et la dialectique. V. Quadrivium.
Trivuizi (Teodoro de'), 1456-1532, de la branche aînée des Trivulzi, originaires de Milan, servit avec le grand Trivulce, son cousin germain, sous Charles VIII, fut nommé maréchal de France, 1526, et eut le gouvernement du Lyonnais.
Trivulzi (Gian-Jacopo de'), dit le grand Trivulce, né à Milan, 1448-1518, de la seconde branche de la maison, cousin du précédent, banni par Ludovic le Maure, 1483, passa au service de Ferdinand, roi de Naples, se déclara pour Charles VIII, se distingua à Fornoue, et fut nommé maréchal, 1499. Il fit la conquête du Milanais, et s'empara de Ludovic Sforza près de Novare. Il conduisit l'avant-garde à Agnadel, 1509; montra une grande bravoure à la bataille de Marignan, qu'il appelait un combat de géants, 1515; mais fut disgracié par François 1er, et mourut de douleur.
Troade, Troas, contrée au N.-E. de l'Asie Mineure, arrosée par le Scamandre eu Xa&the et le Simoïs. Capit., Troie.
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Troarn, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. E. de Caen, sur la Dive (Calvados) ; 758 hab.
Xrocmes, une des trois tribus des Galates. à l'E. de la Phrygie. Ville, Tavium.
Trogen, bourg de Suisse, dans le canton d'Appenzell, est, avec Hérisau, un des deux chefs-lieux de la république des Rhodes-extérieures.
Troglodytes, c.-à-d. habitants des cavernes,
Îjeuple de l'anc. Afrique, au S. de l'Egypte, le ong de la mer Rouge.
frogue.Pompée, né dans la Gaule Narbonnaise, vivait sous Auguste. Très-versé dans la littérature grecque, il composa une Histoire des animaux, mais surtout une Histoire Philippique, en 44 livres, dont il nous reste une suite d'extraits faits par Justin. C'était une histoire universelle, dans laquelle il donnait pour centre à sa composition l'empire macédonien. Les anciens ont accordé de grands éloges au mérite de l'historien.
Troie, Troja, Ilion ou Pergama, v. de l'anc. Asie Mineure, capit. de la Troade, près de la cote de l'Hellespont, au pied du mont Ida. Ilus fonda la ville de Troie ou Ilion, au pied de la montagne, tandis que ses prédécesseurs habitaient la citadelle de Pergame. Priam soumit presque toute la côte 0. de l'Asie Mineure, et était un puissant roi, lorsqu'il fut attaqué par les Grecs, au xm« siècle av. J.-C. On a considéré la guerre de Troie comme la lutte des Hellènes, guerriers et pasteurs, contre les Pélasges, industrieux et agriculteurs. Elle dura dix ans, et se termina par la prise de la ville, 4270 ou 1183 av. J.-C. On pense que l'emplacement de Troie est occupé par le village turk de Bounàr-Bachi.
Troie.la.\ouvelle, Alexandvia Troas, v.
fondée par Antigone, entre le Simoïs et la mer Egée, près des ruines de l'anc. Troie.
Trois.Evèchés (Les], Metz, Toul et Verdun.
Trois-Fontaines, abbaye fondée par ies moines de Cîteaux, au xm* s., à 9 kil. S. de Saint-Dizier.
Trois-Moutiers, ch.-l. de cant.,. arr. et à 8 kil. N.-O. de Loudun (Vienne) ; 1,175 hab.
Trois. Pointes (Cap des), dans la Guinée septentrionale.
Trois-Rivières, v. du Bas-Canada, à 115 k. S.-O. de Québec, au confluent du Saint-Maurice et du Saint-Laurent ; 8,000 hab.
Trois- Villes, comm. du cant. du Cateau, arrond. de Cambrai (Nord). Tulles; céréales;
Troïtzkoï, c'est-à-dire la Trinité, couvent russe, dans le gouv. et à 56 kil. N.-E. de Moscou, fondé en 1330 par saint Serge; lieu de pèlerinage très célèbre.
Troja, v. à 83 kil. S.-O. de Foggia, dans la Capitanate (Italie) ; 5,000 hab.
Troki, v. de Russie, dans le gouv. et à 25 kil. S.-O. de Vilna ; capit. de la Lithuanie avant Vilna.
Troile (Gustave), né vers la fin du xv« s., mort en 1535. fut nommé archevêque d'Upsal par Stenon Sture le jeune, 1514 ; mais s'unit bientôt à Christian II, roi de Danemark. Il le sacra roi de Suède , présida le tribunal qui frappa les plus illustres patriotes, mais ne put triompher de l'insurrection dirigée par Gustave Wasa. Il fut tué dans l'île de Fionie, en combattant les troupes de Christian III.
Troiihatta (Canal de), canal latéral à la Gotha, en Suède, du lac Wener au Kattégat.
Troliope (Frances Miiton, mistress), née à Heckneld (Hampshire), 1791-1863. Après un sé-
i'our de 3 ans aux Etats-Unis, elle publia en 831 : Mœurs domestiques des Américains, 3 vol. in-8°, tableau satirique de la société américaine; puis la Belgique et V Allemagne occidentale ;
Paris et les Parisiens; Vienne et les Autrichiens; un Tour en Italie; Voyages et voyageurs. Dans le roman, elle a fait preuve de fécondité, mais n'a pas eu autant d'originalité piquante.
Trombetas, riv. du Brésil, arrose la prov, de Para, et se jette dans l'Amazone. Cours de
Tromp (Martin-Harpertzoon), né à la Brille, 1597-1653, servit sur mer dès l'âge de 8 ans, gagna l'amitié de l'amiral Pierre Hein, et devint lieutenant amiral, en 1637. Il détruisit presque complètement une flotte espagnole, près de Gravelines, 1639 ; lit de belles campagnes contre l'amiral anglais Blake, 1652; pénétra même dans la Tamise ; et fut mortellement frappé dans le combat de Scheveningue.
Tromp (Corneille), fils du précédent, né à Rotterdam, 1629-1691, combattit les Anglais dans la Méditerranée, 1652-56, châtia les pirates algériens, 1662, fut lieutenant général. 1665, mais malheureusement s'entendit fort mal avec Ruyter, dont il était jaloux. Il devint grand amiral de Hollande, 1677.
Trorasœ, v. de Norvège, ch.-l. du bailliage de Finmarken dans le Nordlandens. sur la côte E. de l'île de Tromsœ.
Tronche (La), comm. du cant. et de l'arr. de Grenoble (Isère); 2,385 hab.
Tron.cb.et (François-Denis), né à Paris, 1726- 1806, s'adonna surtout à la consultation. En 1789, il fut député de Paris aux Etats généraux. Il fut l'un des membres les plus modérés du parti constitutionnel ; et prit une part considérable aux travaux que nécessitèrent l'abolition du régime féodal et la nouvelle organisation judiciaire. Louis XVI le choisit pour l'un de ses défenseurs. Il fut membre du Conseil des Anciens, 1795-99, puis, sous le Consulat, président du tribunal de Cassation, et chargé de rédiger un projet de Code civil avec Portalis, Maleville et Bigot de Préameneu. En 1801, il fut nommé sénateur.
Tronchiennes, en flamand Drongen, v de Belgique, à 4 kil. O. de Gand, près de la Lys (Flandre orientale) ; 5,000 hab. Fabriques de garance, filatures de coton.
Tronchin (Théodore), né à Genève, 1709- 1781, d'une famille de savants théologiens, devint l'un des premiers médecins d'Amsterdam, de Genève, puis de Paris. Il popularisa l'inoculation en Suisse et en France; il fut comblé d'honneurs en France et mérita sa popularité par ses belles qualités et sa charité.
Tronchin (Jean- Rorert), parent du précédent, né à Genève, 1719-1793, jurisconsulte, soutint une polémique avec J.-J. Rousseau, dans ses Lettres écrites de la campagne, 1763.
Trond (Saint-), v. de Belgique, à 16 kil. S.-O. de Hasselt (Limbourg); 12,000 hab. Dentelles, manufact. de tabac.
Trondjem, ville de Norvège. V. Drontheim.
Trouquière (La), ch.-l. de Cailt., arr. et
à 28 kil. N. de Figeac (Lot); 566 hab.
Tronson (Louis), né à Paris, 1622-1700, entra dans la congrégation de Saint-Sulpice, et en devint le supérieur, 1676. Ses Œuvres complètes renferment : Forma cleri, sur la vie et les mœurs des ecclésiastiques, et Examens particuliers sur divers sujets propres aux ecclésiastiques.
Tronson du Coudray (GuiLLAUME-ALEXAN-
dre), né à Reims, 1750-1798, de la famille du précédent, acquit, comme avocat, une assez grande réputation. Il prêta le secours de sa parole brillante à Marie-Antoinette et à d'autres illustres victimes; entra au Conseil des Anciens, et, au 18 fructidor 1797, fut déporté à Sinnamary ; il y mourut.
Tronto, anc. Truentus, fl. d'Italie, arrose l'Abruzze Ultérieure Ire, la prov. de Fermo, et se jette dans l'Adriatique. Cours de 90 kil.
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