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TRU

Troost (Corneille), peintre hollandais, ne à Amsterdam, 1697-1750.

Xropea, v. de la Calabre Ultérieure IIe, sur la baie de Santa-Eufemia, à 55 kil. S.-O. de Catanzaro (Italie); 5,000 hab.

Tropez (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-E. de Draguignan (Var), port sur le golfe du même nom; 3,545 hab. Commerce de vins, olives, oranges, thons, sardines, anchois.

Trophonius et Agamède, habiles architectes, étaient deux frères auxquels on attribue le temple de Delphes. La grotte, près de Lébadée, où Trophonius était mort, devint le siège d'un oracle fameux. -— On n'était admis dans l'antre de Trophonius qu'après de sévères épreuves, propres à inspirer l'effroi.

Tropiques (du grec Tp07n% action de tourner), nom de deux cercles de la sphère, parallèles à l'équateur, dont ils sont éloignés de 23° 27' 30", aux points solsticiaux. Le Tropique du Cancer est dans l'hémisphère septentrional; le soleil semble l'atteindre le 20 ou le 21 juin; le Tropique du Capricorne est dans l'hémisphère méridional, et le soleil y arrive, le 20 ou 21 décembre.

Tropiong (Raymond-Théodore), né à Saint- Gaudens, 1795-1869, avocat, puis substitut du procureur du roi, 1819, conseiller à la cour de Cassation, 1835, pair de France, 1846, premier président à la cour de Paris, 22 décembre 1848. Nommé sénateur, 1852, président du Sénat, 1854, premier président de la Cour de cassation, a occupé le premier rang jusqu'à sa mort dans les conseils de l'Empire. Son principal ouvrage, qui a fondé sa réputation, est le Droit civil expliqué, 1833-1858, 28 vol. in-8<>, qui contient différents traités, publiés séparément. Depuis 1840, il était membre de l'Académie des Sciences morales et politiques.

Troppau, capit. de la Silésie autrichienne, sur l'Oppa, à 170 kil. N.-E. de Brunu; 20,000 hab. Fabr. de draps. Congrès en 1820.

Tros, fils d'Erichthonius, donna son nom à Troie, où il régna.

Trotti (Giovanm-Baptista), dit le Malosso, né à Crémone, 1555, mort après 1607, fut le meilleur élève de B. Campi. Ses têtes sont pleines de charme ; son coloris est brillant, un peu trop clair; ses fonds de paysage sont traités avec un soin extrême.

Troubadours (du provençal troubar, trouver, inventer), poètes du midi de la France, du xie au xme siècle, qui écrivaient en langue d'Oc. Leur langue était harmonieuse et sonore, leur génie vif et brillant. Ils ont surtout cultivé la poésie lyrique, canzones, plaints, tensons, ballades, novas ou nouvelles; et la poésie, satirique, sirventes. Ils ont aussi laissé des poèmes plus étendus, comme le Cansos de la Crozada, et des romans, Gérard de Roussillon, le Bréviaire d'Amour, etc. La guerre des. Albigeois porta un coup mortel à l'indépendance et a la civilisation du Midi; la langue et la poésie des troubadours fuient en même temps frappées.

Trouiie, riv. de Belgique, arrose Mons, et se réunit à la Haisne, dans le territoire de Jemmapes.

Trousseau (Armand), né à' Tours, 1801-1867, docteur en médecine, 1825, étudia les maladies endémiques dans le centre de la France et en Espagne; il publia les Documents recueillis par la Commission, 2 vol. in-8°. Médecin des hôpitaux. 1831, il pratiqua hardiment, le premier, et avec succès, la trachéotomie. Il fut député à l'Assemblée constituante, et membre de l'Académie de médecine en 1856. On lui doit : Traité élémentaire de thérapeutique et de matière médicale; la Phthisie laryngée ; Nouvelles recherches sur la trachéotomie pratiquée dans la période

extrême du croup ; Clinique médicale de VHôtel- Dieu de Paris, etc.

Trouvères, poètes de la France sept., qui du xi« au xv« s. écrivirent en langue d'Oil ou roman wallon. Leur nom a le même sens que celui de Troubadours. Us ont surtout brillé dans la poésie épique et ont écrit un grand nombre de romans chevaleresques, dont la réputation s'étendit dans toute l'Europe (Cycles Carlovingien, de la Table Ronde, d'Alexandre, etc.). Ils ont aussi composé des romans allégoriques, satiriques et moraux (le Roman de la Rose, le Roman du Renart, le Dolopathos, la Bible Guyot, etc.) ; des fabliaux, contes, ballades, chansons, lais et virelais; enfin, on leur doit des romans de chevalerie en prose

Trouviiie, comm. du cant., de l'arrond. et à 12 kil. N.-E. de Pont-1'Evêque (Calvados); sur la rive droite de l'emb. de la Touques, qui la sépare de Deauville. Bains de mer très fréquentes ; 6,263 hab.

Trowbridge, v. d'Angleterre, à 35 kil. N.-O. de Salisbury, dans le comté de Wilts ; 15,000 h.

Troy, v. des Etats-Unis, à 12 kil. N. d'Albany, sur l'fludson, dans l'Etat de New-York. Grandes usines à fer, quincaillerie, coutellerie, machines agricoles; fabriques de munitions et d'armes de guerre ; 57,000 hab.

Troyes , Angustobona, Tricasses, ch.-l. du départ, de l'Aube, à 166 kil. S.-E. de Paris, sur la Seine; 46,067 hab. Evêché, belle cathédrale de Saint-Pierre. Grand centre de fabrication de bonneterie ; charcuterie très renommée . — Troyes, ch.-l. des Tricasses, devint au moyen âge la capitale du comté de Champagne, et un des principaux centres du commerce de l'Europe. Un traité célèbre y fut signé, le 21 mai 1420. Patrie de Chrestien de Troyes, des deux Pithou, de Passerat, Mathieu Mole, "Girardon et Mignard.

Troyon (Constant), né à Sèvres, 1813-1865, se fit connaître comme excellent paysagiste et peintre d'animaux. Il a surtout représenté les sites des environs de Paris.

Trublet (NICOLAS - CHARLES - JOSEPH) , né à

Saint -Malo, 1697-1770, entra dans les ordres, écrivit dans le Mercure à Paris, n'épargna pas Voltaire, qui le maltraita. Ses Essais de morale et de littérature méritèrent les éloges de d'Alembert;on a encore de lui: Pensées choisies sur l'incrédulité ; Panégyriques des Saints ; Mémoires sur les ouvrages et la vie de Fontenelle et de Lamotte. Il fut de l'Académie française en 1761.

Truchet (Jean), né à Lyon, 1657-1729, de l'ordre des carmes, sous le nom de P. Sébastien, étudia l'hydraulique et prit une part très active à la conduite des eaux dans les jardins de Versailles.

Trudaine (Charles), 1659-1721, conseiller d'Etat et prévôt des marchands de Paris, en 1718, fut disgracié par le régent. — Daniel-Charles, fils du précédent, né à Paris, 1703-1769, directeur des ponts et chaussées, fit construire des routes magnifiques et des ponts. Il fut de l'Académie des Sciences.

Trueba y Cosio (TELESFORO DE), né à Santander, en 1805, fut élevé en Angleterre et écrivit ses ouvrages en anglais : Gomez-Arias, roman en 3 vol. ; le Castillan, épisode de l'époque de Pierre le Cruel ; le Roman de l'histoire, l'Espagne romantique, etc. On lui doit encore une Vie de Cortez et une Histoire du Pérou. Après 1834, il revint dans son pays, fut député aux Cortès, et écrivit pour le théâtre, en espagnol, deux comédies, el Veleta et Casarse con 60,000 duras. Il mourut en 1835 à Paris.

Truel (n.e). comm. du cant. de Saint-Romede-Tarn, arr. de Saint- Affrique (Aveyron); 2,127 hab.

Trueutus, nom anc. du Tronto.

Trueyre OU Truyère, riv. de France, dCS-

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