‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 587 sur 657 · UBI · texte numérisé non relu

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Typhon, dieu de l'anc. Egypte, était le dieu du mal, des ténèbres, de la stérilité. On lui consacrait le crocodile, l'hippopotame, l'âne, le scorpion.

Tyr, anc. v. de Phénicie. célèbre par sa marine, son commerce, ses colonies et son industrie de la pourpre. Elle fut fondée par des Sidoniens, sur la côte du continent, et devint promptement la plus importante cité des Phéniciens par l'étendue de son commerce. Tyr fut prise par Nabuchodonosor, 572 av. J.-G. Cinq des habitants qui échappèrent à l'esclavage s'établirent dans une petite île située en face de leur ville et y fondèrent la Nouvelle-Tyr. Elle fut prise par Alexandre, 332, se soumit aux Romains, et ne perdit sa population et son commerce qu'au moyen âge. C'est un misérable village appelé Sour ou Tsour.

Tyrannion, grammairien et géographe, né dans le Pont, fut l'ami de Cicéron, ouvrit une école dans la maison de l'orateur, et publia les ouvrages d'Aristote.

Tyras, nom anc. du Dniester.

Tyrnau, v. à 26 kil. N.-E. de Presbourg (Hongrie) ; 9,000 habit. Grand commerce de vins.

Tyroi (Le), prov. cisleithane de l'empire austro-hongrois, réunie au Vorarlberg, au S.-O. Capitale, Insprûck. Superficie, 26,690 kil. carrés; population, 805*000 hab. Le Tyrol se divise en 5 parties : YInnthal, ou vallée de l'Inn, au N. ; le Pusterthal ou vallées de l'Eisack et de la Drave, à l'E. ; le Vorarlberg, dans le bassin du Rhin au N.-O. ; le Vintschgau, ou vallée de l'Etsch, à l'O., et la vallée du Haut-Adige, au S. Le sol est couvert par les Alpes Rhétiques; il est arrosé par le Rhin, l'Inn, le Lech, l'Isar, l'Adige, la Brenta. Chanvre, tabac, vin, vers à soie, mines, sources thermales; industrie active en tissus et objets de métal et de bois. — C'est en 1180 que fut constitué le comté de Tyrol en faveur de Berthold. En 4363, il devint possession de la maison d'Autriche.

Tyrone, comté de l'Irlande, dans l'Ulster. Ch.-l., Omagh. Arrosé par le Biackwater.

Tyrrel (James), né à Londres, 1642-1718, petitfils d'Usher, défendit la révolution de 1688 dans 14 Dialogues politiques, et écrivit une Histoire générale d'Angleterre, qui s'arrête à la mort de Richard II.

Tyrrhénienne (Mer), partie de la Méditerranée occidentale située entre la Corse, la Sar-

daigne, la Sicile et l'Italie. Les anciens l'appelaient Inferum sive Tyrrhenicum mare.

Tynhéniens, tribu pélasgique qui s'établit en Italie entre la Macra et le Tibre. Les Rhasénas lui succédèrent, et donnèrent à la Tyrrhénie le nom d'Etrurie.

Tyrtée, poète grec, florissait au vn« s av. J.-C. Il était de Milet, ou plutôt d'un bourg de l'Attique. Les Spartiates avaient demandé un général aux Athéniens ; ceux-ci, par dérision, leur envoyèrent Tyrtée, maître d'école et boiteux. Tyrtée sauva Sparte par ses conseils et par ses chants belliqueux. Nous avons encore de lui trois élégies guerrières et quelques lambeaux d'anapestes, où l'on trouve beaucoup de vigueur et de fermeté.

Tysdrus, v. de l'anc. Afrique, colonie de Carthage, sur la Méditerranée. Auj. El-Djem.

Tyssens (Pierre), né à Anvers, 1625-1692, peintre estimé. On lui doit un grand nombre de tableaux d'église.

Tzana, ou Dembéa , lac d'Abyssinie (Afrique).

Tzapar-Bazardjik, Bessapara, v. de la Turquie d'Europe, à 36 kil. O. de Philippopoli, près de la Maritza. Eaux thermales ; 10,000 hab.

Tzar ou Czar, titre que porte l'empereur de Russie, depuis Ivan III.

Tzaritzin, v. de Russie, dans le gouv. et à 360 kil. S. de Saratov, au confl. de la Tzaritza et du Volga ; 25,000 hab. Eaux minérales très fréquentées.

Tzarskoë-Seio, v. de Russie, dans le gouvern. et à 25 kil. S. de Saint-Pétersbourg; 8,000 hab. Palais impérial célèbre par ses jardins.

Tzetzès (Jean), vivait à Constantinople, au xue s. 11 a beaucoup écrit ; c'est le type du pédant byzantin. Il a laissé : les Chiliades, en 13 livres de mille vers chacun, recueil d'anecdotes sur les personnages célèbres de la fable et de l'histoire, sans art et sans style, Interprétation allégorique d'Homère; les Iliaques, abrégé et complément de l'Iliade en vers hexamètres ; Théogonie, ou Commentaires sur Hésiode; des Scolies sur Lycophron , des Lettres.

Tzin.Tzon.Tzan, v. du Mexique, dans la prov. de Mechoacan, autrefois capit. du roy. indien de Mechoacan.

Tzitzi.Kar, v. de Chine dans la Mandchourie, sur un affl. du Soungari.

Ubaye, riv. de France, passe à Barcelonnette et se jette dans la Durance, après un cours de 85 kil.

Ubeda, v. d'Espagne, dans la prov. et à 30 kil. N.-E. de Jaën (Andalousie). Elève de chevaux, commerce de vins ; 44,000 hab.

tbeieschi (Alexandre), dit Alexandre, peintre, probablement d'origine génoise, né à Paris, 4651-4718, l'un des meilleurs élèves de Le Brun.

Uberiiugen, v. du grand-duché de Bade, sur le lac d'Uberlingen, partie N.-O. du lac de Constance; 3,000 hab.

tberti (Farinata degu), chef des Gibelins de Florence, au xme s., soutenu par Manfred, î oi de Naples. fut vainqueur à la bataille de l'Arbia, 4260; se montra vainqueur généreux, et mourut en 4266.

Ubiens, tribu germanique établie par Au-

guste dans la Germanie Ile j ch.-l., Colonia Agrippina (Cologne).

ibùn, v. de la Cochinchine, dans le Laos, sur le Se-mun, affl. de droite du Mé-Kong.

Ubrique, v. d'Espagne, dans la prov. de Cadix ; 5,200 hab.

Ucayaii, un des fleuves qui forment le Rio des Amazones. Il est lui-même formé par l'Apurimac et l'Urubamba ou Vilcamayo, qui viennent des montagnes voisines du plateau de Puho. Long de 1,600 kil., il se réunit au Tunguragua, à Nauta, où commence le fleuve des Amazones.

icceiio (Paoi.o di Dono, dit), peintre, né à Florence, 4389-4472, eut un talent ingénieux et facile. Ses fresques, à Florence, sont remarquables.

Uccie, bourg de Belgique, dans la prov. de Brabant, à 5 kil. S. de Bruxelles; 7,010 hab.

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Indiennes et blanchiment des toiles de coton.

Lcetia, v. de l'anc. Gaule, dans la Narbonnaise IIe. Auj. Uzès.

ichitza ou ujitza, v. de la Serbie, près de la Morava serbe ; 6,000 hab.

Uchorens, roi d'Egypte, suivant Diodore, fondateur de Memphis.

icker, petit fl. de Prusse, prend sa source au lac d'L'cker, arrose Prenzlow ; traverse le Brandebourg. Cours de 37 kil.

Uckermunde, v. de Prusse, à l'embouchure de l'Ucker, à 60 kil. N.-O. de Stettin (Poméranie);

Uciès, Urcesa (?), v. d'Espagne, dans la prov. et à 45 kil. O. de Cuença (Nouvelle Castille); 1,200 hab. Vict. des Almoravides. en 1108.

iddevaiia, v. de Suède, dans le départ, et à 76 kil. N. de Gothembourg, sur le Skager- Rak ; 5,000 hab.

Uden (Lucas van), né à Anvers, 1595-1673 (?), fut surtout formé par Rubens. Il a composé des

Faysages, des tableaux d'histoire et a gravé à eau-forte avec talent.

idine, anc. Utinum, ch.-l. de prov. (Italie), sur laRoja, à 160 kil. N.-E. de Venise; 32,000 hab. Evêché ; cathédrale. Anc. capitale du Frioul. Elle a été le ch.-l. du départ, de Pa?sseriano. La province d'Udine a 6,515 kil. carrés et 481 ,586 hab.

Udine (GlOVANNI Ricamatore, dit Xanni

da), peintre, né à Udine, 1489-1561, travailla, sous la direction de Raphaël, aux décorations du Vatican. Il a composé des tableaux gracieux et même de grandes scènes.

Cdvarhéiy, v. à 110 kil. N.-E. d'Hermanstadt (Transylvanie) ; 6,000 hab.

uffein, v. de la principauté de Lippe-Detmold (Prusse) ; sources salées.

l'gento, anc. Uxentum, v. de la prov. et à 60 kil. S. de Lecce (Italie), près du golfe de Tarente ; 3,000 hab.

igernum, v. de l'anc. Gaule, dans la Narbonnaise I'«. Auj. Beaucaire.

Ugheiii (Ferdinand), né à Florence, 1595- 1670. a écrit un ouvrage considérable, Yltalia gacra, 9 vol. in-fol.

Ugijar, v. d'Espagne dans la prov. et à 60 k. S.-E. de Grenade ; 3,300 hab. Mines de plomb.

l'gines, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N. d'Albertville (Savoie) ; 2.631 hab. [desca.1

l'golino délia Gherardesca. V. GheRAR-J

L'hiand (Jean-Lodis), poète allemand, né à Tubingue, 1787-1862, avocat, de concert avec son ami, Justinus Kœrner, publia un journal hebdomadaire manuscrit, le Journal des illettrés, dirigé contre les ennemis du romantisme. A Paris, il étudia avec zèle les manuscrits de nos vieux poèmes chevaleresques ; puis fut l'un des premiers à proclamer, dans des chants, qui devinrent populaires, les espérances et les succès de la patrie allemande. 1813-1815. Il fut élu député du Wurtemberg, 1819, défendit les idées libérales, surtout après 1830. En 1848, il fut envoyé au parlement de Francfort et ne se retira que devant la force. Il a imité les vieux lieds, qu'il avait étudiés en érudit et en poète ; le peuple et les étudiants les chantent, les enfants récitent ses ballades. Parmi ses œuvres on cite : Vieux chants populaires de la haute et basse Allemagne; Poésies ; le Mythe Scandinave de Thor; deux tragédies, Louis de Bavière et Ernest de Souabe, etc.

Vis*, nom de deux îles Hébrides, qui dépendent du comté d'Inverness (Ecosse) ; North-Uist a 22 kil. carr. et 5,000 hab.; ch.-l., Aaddy; South-Uist a 24 kil carrés et 4,300 hab.

Vitenhagen, v. de la colonie anglaise du Cap, à l'E. ; 2,500 hab. [grie); 7,000 hab.]

Ujhéiy, v. à 15 kil. S.-O. de Zemplin (Hon-J

*Jj»Ji» V. Tankantira.

Vkéréwé, lac de l'Afrique, appelé aussi Victoria-Nyanza, découvert par le capitaine Speke

en 1S5S. 11 est traversé par l'Equateur. Il a 120 k. sur 150, et 1,150 mètres d'altitude. Il reçoit au S. la rivière Jordan's Noullah, et s'écoule au N.

Ear le Rahr-el-Abiad vers le lac Albert-Nyanza. e Bahr-el-Abiad est le Nil Blanc.

Ukraine, c.-à-d. frontière en polonais, région de la Russie, est aujourd'hui divisée en quatre gouvernements : Rharkov. Kiev, Poltava et Tchernigov. Arrosée par le Dnieper, très fertile, elle comprend une partie des terres-noires. Elle a été conquise par les Russes sur la Pologne : VUkraine russe, à l'E. du Dnieper, en 1667 et 1686; l'Ukraine polonaise, à l'O., en 1793

uiéa, petit fleuve de Russie, coule en Finlande et se jette dans le golfe de Bothnie à Uléaborg, après un cours de!30 kil

uiéaborg, v. de Russie, ch.-l. de gouvBrn., port, à 610 kil. N.-O. de Pétersbourg (Finlande); 8,000 hab. Chantiers de construction. La prov. a 165,641 kil. carr. et 208,000 hab.

Ulémas, c.-à-d. sages, docteurs de la religion et de la loi, chez les Turks Ottomans. Le mufti est leur chef.

uifft (Jacob van der), né à Gorcum, en 1627, mort après 1688, peignit sur verre; puis reproduisit avec un talent spirituel quelques-uns des monuments antiques de Rome

uiiarns, nom ancien de l'île d'Oleron.

uiia, rivière d'Espagne, sépare les provinces de Lugo et de Santiago et finit dans la baie d'Arosa, après 130 kil. de cours.

Uiliac-Trémadeure (Mademoiselle Sophie), née à Lorient, 1794-1862, a composé un grand nombre d'ouvrages destinés à l'éducation, remarquables par la pureté de la morale et l'intérêt du récit : Contes aux jeunes Agronomes, Histoire de Jean-Marie, le Petit Bossu, Claude Bernard, la Pierre de touche, etc.

uiioa, fl. de l'Amérique centrale, arrose le Honduras, et se jette dans le golfe de Honduras. Cours de 260 kil.

oioa Saint.Jean.de), forteresse bâtie sur un îlot, qui commande l'entrée du port de Vera- Cruz (Mexique).

tiioa (Antonio de), né à Séville, 1716-1795, entra dans les gardes-marines en 1733, devint chef d'escadre, et commandant de la flotte des Indes ; puis lieutenant général des armées navales, 1779. L'Espagne lui doit l'observatoire de Cadix, le premier cabinet d'histoire naturelle, le premier laboratoire de métallurgie, la connaissance du platine, de l'électricité, etc. Ses principaux ouvrages sont : Relation du voyage fait dans l'Amérique méridionale; Noticias americanas ; Observation faite en mer d'une éclipse de soleil, 1778. in-4°.

uim, v. forte du Wurtemberg, sur la rive gauche du Danube, ch.-l. du cercle du Danube, a 80 kil. S.-E. de Stuttgart ; 33,000 hab. Cour d'appel, belle cathédrale'de Notre-Dame bâtie au xive s. Fabr. de toiles, lainages, cotonnades, quincaillerie ; brasseries et tanneries renommées. Célèbre par la capitulation de l'armée autrichienne, le 20 octobre 1805.

Ulphilas OU Wulfilas (WCELFEN, petit loup),

né vers 311, mort en 381, probablement Gotn d'origine, se convertit à l'arianisme, inventa un alphabet adapté à la langue gothique, et traduisit les Ecritures à l'usage de ses compatriotes. En 341, sacré évêque, il commença la conversion des Goths à l'arianisme. Il contribua sans doute à obtenir de Valens la permission pour les Wisigoths de se mettre à l'abri au sud du Danube, 376. On a conservé des fragments de sa curieuse traduction, une partie des Evangiles, les Epîtres de saint Paul, etc. ; c'est le plus ancien monument des idiomes germaniques. Ces fragments se trouvent dans deux manuscrits : le Codex argenteus, à la bibliothèque de l'Université dTpsal ; et le Codex carolinus, qui

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