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Ulpia Sardica. V. SARDIQUE.

Ulpi» Trajana. V. SARMIZEGETHUSA.

Ulpiannm OU Justiniana secunda, V. de

la Mésielre, aujourd'hui Ghiustendil ou Kostendil.

uipien (Domitids Ulpiands), d'une famille originaire de Tyr, professa le droit à Rome, fut préfet du prétoire sous Héliogabale et Alexandre Sévère; mais les prétoriens regorgèrent en 228. Il avait composé une trentaine d'ouvrages de droit, écrits d'un style clair et élégant; près de 2,500 extraits ont été recueillis dans le Digeste.On a conservé le Liber singularis regularum.

Ulric de Tûrheim, minnesillger du XIIIe s., a continué le poème de Tristan et Isolt, par Godefroi de Strasbourg; et le poème Willehelm (TOranse, de Wolfram d'Eschenbach.

Ulricehamn, anc. Bogesnnd, V. de Suède,

à 40 kil. E. de Jonkoeping; 1,800 hab.

Ulrique-Eléonore de Danemark, fille de

Frédéric III, roi de Danemark, née en 4656, épousa le roi de Suède, Charles XI, en 4680, et mourut en 4693.

Ulrique-Eléonore de Suède, fille de la

précédente, née à Stockholm, 4688-4744, épousa, en 4745, le prince Frédéric dé Hesse-Cassel. A la mort de son frère Charles XII, les Etats l'élurent reine de Suède, 4749 ; elle céda le trône à son mari, dès 4720, et vécut dans une sorte de retraite.

Uister, Ultonia, la plus septentrionale des quatre divisions de l'Irlande. L'Ulster eut longtemps des rois particuliers, les O'Neill, qui jouèrenl un rôle assez considérable jusque sous Elisabeth. Sup. 22,489 kil. carr. ; pop., 4,873,000 h.

Ulubrse, v. de l'anc. Latium, près de Velitres.

uiverstone, v. d'Angleterre, dans le comté et à 34 kil. N.-O. de Lancastre ; 9,000 hab. Port sur la baie de Morecambe.

Ulysse, l'un des héros de VIliade et le héros principal de l'Odyssée (OSvggzvç est le nom grec d'Ulysse), fils de Laërte, ou plutôt de Sisyphe et d'Anticlée, succéda à Laërte sur le trône d'Ithaque, épousa Pénélope et fut le père de Télémaque. Homère surtout a célébré ses exploits, son courage, sa prudence, puis les aventures de son retour vers Ithaque pendant dix ans. Reconnu par son fidèle serviteur Eumée, secondé par son fils Télémaque, il tua les prétendants qui obsédaient Pénélope et mettaient ses biens au pillage. L'un de ses fils, Télégonus, qu'il avait eu de Circé, aborda à Ithaque et le tua sans le connaître.

Umamarca, lac de la Bolivie, qui communique avec la lagune de Puno ou lac de Titicaca, au N.-O.

Umbro, nom latin de VOmbrone.

Uméa, fl. de Suède, descend des monts Kiœlen, et se jette dans le golfe de Bothnie à Uméa. Cours de plus de 430 kil.

Uméa, v. de Suède, ch.-l. de la Bothnie occidentale, près de l'embouchure de l'Uméa, à 680 kil. N. de Stockolm ; 2,000 hab.

Umerapoura OU Amarapoura, anc. capit, do la Birmanie, sur l'Iiaouady, auj. en ruines.

Umvoiosi (r), riv„ du Pays des Zoulous (Afrique).

Uneiies, peuples de l'anc. Gaule, dans la Lyonnaise IIe ; ch.-l., Constantia (Coutances).

Unare, rivière du Venezuela, a un cours rapide de 200 kil. et finit dans la mer des Antilles, au-dessous de Tocayo.

Unare, bourg du Venezuela, vers la source de l'Unare, dans la prov. de Barcelona; 3.000 h.

Vngarn, nom allemand de la,Hongrie.

Utis-h^»*» v. de Hongrie, sur YUngh, à 450 k. N.-E. de Bude-Pesth* 6,500 hab. Eaux ferrugineuses.

unieux, comm. du cant. du Chambon, arr de Saint-Etienne (Loire) ; 3,850 hab.

Unigenitns (Bulle), par laquelle Clément XI condamnait 101 propositions tirées des Réflexions morales du P. Quesnel, 8 sept. 4713.

Unionviiie, v. de l'Etat de Nevada (Etats- Unis).

Unitaires, nom donné à tous ceux qui nient la Trinité, et n'admettent en Dieu qu'une personne.

Université. On désigna par ce nom, depuis le xme s,, les grands centres d'enseignement, à l'imitation de rUniversité de Paris, qui leur servit généralement de modèle. Elle ne date véritablement que de Philippe Auguste et de l'an» née 1200; ce prince réunit les écoles déjà célèbres de Pans en corporation, ayant ses privilèges, ses assemblées, ses dignitaires. L'Eglise protégea également l'Université naissante, dont les premiers statuts furent rédigés, en 4215, par Robert de Courçon. Ces privilèges s'étendirent non-:seulement aux maîtres et aux écoliers, mais aux parcheminiers, aux copistes, aux libraires, en un mot, à tous les suppôts de l'Université. Le quartier de l'Université, plus tard quartier latin, eut sa juridiction particulière, et forma comme une sorte de république, intelligente et turbulente, dont la renommée fut très grande dès le xme siècle, lorsqu'on voyait affluer à Paris des étrangers de tous les pays, Albert le Grand, l'Ecossais Duns Scott, l'Espagnol Raymond Lulle, l'Anglais Roger Bacon , les Italiens Brunetto Latini et Dante.

L'Université comprenait d'abord les deux Facultés de théologie et des arts ; on y ajouta les Facultés spéciales de médecine et de droit ou décret. C'est la Faculté des arts qui établit la distinction fameuse des quatre nations : la nation de France, surnommée Honoranda; la nation de Picardie, Fidelissima; la nation normande, Veneranda; et la nation d'Angleterre, remplacée sous Charles VI par la nation allemande, Constantissima. Ces quatre nations étaient elles-mêmes divisées en provinces.

A la tête de l'Université était un recteur qui jouissait des plus grands honneurs.

L'Université, malgré une vive résistance, fut forcée de laisser les Dominicains et les Franciscains établir à leur tour des écoles, 1257. Dans l'intérêt des écoliers et de l'ordre, on fonda des établissements où ils vivaient en commun ; ces collèges, dotés par les papes, les rois, les grands persounages, eurent bientôt des maîtres particuliers et un enseignement plus ou moins complet.

L'Université joua un rôle considérable dans l'Eglise et dans l'Etat, surtout au xrv* siècle et au xve ; Charles V lui donna le titre de Fille aînée des rois de France, et elle prit désormais place après les princes du sang ; ses docteurs, Jean Gerson. Pierre d'Ailly, Nicolas de Clémenges, furent l'âme des conciles de Pise, de Constance et de Bâle. Mais sous Louis XI et sous Louis XII, elle perdit la plus grande partie de son influence politique. Au xvie siècle, elle défendit hautement les libertés de l'Eglise gallicane contre les rois et les papes, le catholicisme contre les réformés,- mais elle resta trop fidèle aux études du moyen âge; elle s'opposa vainement à la création du Collège de France, sous François Ier; à l'établissement des collèges des Jésuites. Henri IV, par sa réforme du 48 sept, 1600, renferma l'Université dans ses fonctions plusieurs de ses maîtres acquirent une juste célébrité; on cite encore avec reconnaissance les noms de Rollin, Hersant, Vittement, Coffin, Crévier, Lebeau, etc. Son importance s'accrut après l'expulsion des jésuites, 1762; le collège Louis-le-Grand devint le chef-lieu de l'Université jusqu'à la Révolution.

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