VAG
1653, s'est distingué dans la peinture des animaux, des fruits, des intérieurs de cuisine. utrecht, Trajectum ad Rhenum, ch.-l. de la
Srov. du même nom (Pays-Bas), sur le Vieuxhin, à 55 kil. E. de La Haye; 71,000 hab. Soieries et draps. Université ; hôtel des monnaies. Les Etats généraux y proclamèrent l'indépendance des Provinces-Unies, 4579. On y signa en 1713 les traités qui mirent fin à la guerre de la succession d'Espagne. Patrie du pape Adrien VI. — La prov. dTJtrecht a 1,385 kil. carrés et 191,000 hab.
Utrera, v. d'Espagne, dans la prov. et à 25 kil. S. de Séville; 12,000 hab. Elève des taureaux et des chevaux.
uttoxcter, ville d'Angleterre, dans le comté et à 24 kil. N.-E. de Stafford; 5,500 hab.
Uvaiu, chaîne de montagnes de la Russie (Europe), hautes de 300 mètres.
Vxbridge, v. d'Angleterre, sur la Colne et le canal de Grande-Jonction, à 24 kil. O. de Londres (Middlesex); 4,000 hab.
Uxeiiodunum, anc. v. de la Gaule, chez les
Cadurques. César la prit en 50 av. J.-C. C'est aujourd'hui Cap-de-Nac ou le Puy-d'Issolu.
Uxiens, tribu de montagnards qui habitaient au N.-E. de la Susiane. Alexandre les soumit.
Ui (Jean-Pierre), poète allemand, né à Anspach, 1720-1796, publia des Poésies lyriques; la Victoire du dieu de l'amour; la Théodicée; Y Art d'être toujours joyeux; des Odes et Chansons. Il excelle surtout dans le genre badin.
Uzbeks, tribu turkomane qui habite le Turkestan et la Sibérie méridionale.
Uzel, ch.-l. de cant., arrond. et à 16 kil. N.- O. de Loudéac (Côtes-du-Nord) ; 1,472 hab.
Uzerche, ch.-l. de cant., arrond. et à 36 kil. N.-O. de Tulle (Corrèze), sur la Vézère; 3,019 h.
Uzès, ch.-l. d'arrond. du départ, du Gard, à 25 kil. N. de Nîmes ; 5,449 hab. Comm. important de vins, eaux-de-vie et grains; filatures de soie, magnaneries. Patrie de l'amiral Brueys et du peintre Sigalon.
Uznach, v. de Suisse, dans le canton et à 52 kil. S.-O. de Saint-Gali; 1,800 hab.
Vaagen, nom de deux îles du groupe de Lot'oden (Norvège); Ost- Vaagen, qui renferme le port de Vaagen; et Vest- Vaagen.
Vaast (Saint.). V. WAST (SAINT-).
Vabre, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. N.-E. de Castres (Tarn); 2,629 hab. Draps.
Vabres, Vabrincum (?), comm. du cant., de l'arrond. et à 5 kil. S.-O. de Saint-Affrique (Aveyron), sur le Dourdon ; 1,500 hab. Anc. évêché.
Vaca de r>uzman (JOSEPH-MARIE), poète
espagnol, né dans le royaume de Grenade, vers 1745, avocat, a composé un poème sur la Destruction des vaisseaux de Cortez, couronné par l'Académie royale espagnole, en 1778 ; — la Reddition de Grenade, poème couronné en 1779 ; — des églogues, comme El Columbano; — des lettres; etc. il est mort vers 1805.
Vacca, v. de l'anc. Afrique, dans la Zeugitane, et près de la frontière de Numidie.
Vacca (Flaminio), né à Rome, vers 1538, mort en 1600, a exécuté pour Sixte-Quint de nombreuses restaurations d'antiques. Il a écrit un journal des fouilles faites à Rome a la fin du xvic siècle.
Vaccaro (Andréa), peintre, né à Naples, 1598-1670, eut un rang distingué par sa manière franche et gracieuse.
vacecens, anc. peuple d'Espagne (Tarraconaise), au S. des Canlabres; ch.-l., Palentia.
Vaçous, dieux ou génies, qui, dans la mythologie indienne , viennent au-dessous de Brahma. Ils sont au nombre de huit, et régisseni chacun l'une des huit régions du monde.
Vatquerie (Jean de La), né à Arras, au xve s., mort en 1497, fut nommé, par Louis XI, premier président au Parlement, 1481. Il s'honora en résistant courageusement à plusieurs éclits du roi.
Vada (Caput), anc. ville de l'Etat de Cartilage, à l'entrée de la Petite-Syrte.
Vadé (Jean-Joseph), né à Ham, 1720-1757, fut secrétaire du duc d'Agénois, et inventa le genre poissard. Il imitait le langage des halles, dans la Pipe cassée, poème épitraqi-poissardi-héroïcomique, dans les Lettres de la Grenouillère, dans les Bouquets poissards. Il a aussi composé
quelques pièces de vers d'un goût plus relevé, des fables ingénieuses, des opéras comiques, des comédies-vaudevilles, et la comédie des Visites du jour de l'an, en vers, jouée au Théâtre-Français en 1749, etc.
Vadicasses OU Viducasses , peuple de
l'anc. Gaule dans la Belgique IIe, au S.-O. des Suessions, dans le Valois.
Vadier (Marc-Guillaume-Alexis), 1736-1828, conseiller au présidial de Pamiers, fut député aux Etats généraux et à la Convention. 11 se rangea parmi les Montagnards, fut membre du Comité de sûreté générale, septembre 1793, attaqua indirectement Robespierre, en accusant Catherine Théot, prit une part active à la journée du 9 thermidor, mais fut dénoncé comme terroriste. Condamné à la déportation, il se cacha, vécut depuis dans l'obscurité, et, proscrit en 1816, se retira dans les Pays-Bas.
Vadimon (Lac), au N. de l'anc. Etrurie. Victoire des Romains sur les Etrusques, en 310 av. J.-C, sur les Gaulois Senons, en 283. Auj. lac de Bassano.
Vado, port militaire du roy. d'Italie, à 6 kil. S.-O. de Savone, sur le golfe de Gênes.
Vaduz, capit. de la principauté de Lichtenstein, à 2 kil. E. du Rhin, à 48 kil. S. de Bregenz.
Vaeciiiieira (Hans-Ulrich), graveur allemand, florissait au commencement du xvi« siècle.
Vseroe, île de Norvège, au S. du groupe des Lofoden, près du tourbillon de Malstroem.
Vsesterœs, v. de Suède, ch.-l. du lan du même nom, à 145 kil. N.-O. de Stockholm, sur le lac Mœlar; 3,500 hab. Evêché luthérien. Château royal. — Le lan de Wœsterœs ou Westmanland, dans la Suède proprement dite (industrie métallurgique ; sources minérales), a 6,814 kil. carr. et 128,000 hab.
Vaez ( JEAN-NlCOLAS-GuSTAVE van IVien -
wenhuysen, dit), né à Bruxelles, 1812-1862, a composé, avec M. Alph. Royer, un grand nombre de comédies et d'opéras : Lucie de Lammermoor, la Favorite^ Don Pasquale, etc., etc.
Vagienaes, peuple ligure, au N.-O. de la Gaule Cisalpine; v. princ, Augusta Vagiennorum (Saluées).
VAL
VAL
Vagney, cûmm. du cant. de Saulxures, arr. et a 15 kil. E. de Remiremont (Vosges). Commerce de fromages; 3,251 hab.
VaïSatz ou vaïgatsch, île russe de l'Océan Glacial arctique, séparée du continent par le détroit du même nom.
Vaïgatz (Gap), extrémité N. des monts Ourals, dans 1 Océan Glacial arctique.
vaï.giou, île de la Mélanésie, au N.-O. de la Nouvelle-Guinée. [nésie.l
Vaï.hou ou île de Vaques, île de la Poly-J
vaillant (Wâlleraic), né à Lille, 1623-1677, élève de Quellyn. fut habile dessinateur et bon coloriste. Il eut du succès, comme portraitiste, à la cour de l'empereur Léopold, puis à la cour de France. L'un des premiers il grava à la manière noire.
Vaillant (Jean FoyO. né à Beauvais, 1632- 1706, fut charsé par Colbert d'une mission en Italie et en Grèce, pour compléter le cabinet des médailles. Il explora, à plusieurs reprises, une partie de l'Europe, l'Egypte, la Perse, et recueillit un très grand nombre de médailles et d'objets d'antiquité. Il était membre de l'Académie des Inscriptions. On lui doit : Numismata imperatorum romanorum prœstantiora, a Julio Cœsare ad Postumum et tyrannos; Seleucidarum imperium, JS'iunismata œrea imperatorum, au-
gustorum et cœsarum, in coloniis, municipiis
percussa, Historia Ptolemœorum; Nummi antiqui romanarum familiarum ; Arsacidarum imperium , Achœmenidarum imperium; etc., etc.
Vaillant (Sébastien), né à Vignv, près de Magny(Seine-et-Oise), 1669-1722, futd'*abord chirurgien à Evreux. Fagon lui ht donner la direction du Jardin des Plantes et la chaire de botanique, 1708; en 1716 il entra à l'Académie des Sciences. Il entrevit le système sexuel des plantes qui a fait la gloire de Linné.
Vaiiiy, ch.-l. de cant., arrond. et à 21 kit. E. de Soissons (Aisne), sur l'Aisne; 1,668 hab.
Vaiiiy, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. N.-O. de Sancerre (Cher); 1,092 hab.
Vaison, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. N.-E. d'Orange (Vaucluse), près de l'Ouvèze; 3,099 hab. Ane. evèché. Filatures de soie. Ane. capit. des Yoconces. Patrie de Trogue-Pompée.
Vaissète (Dominique-Joseph), né à Gaillûc
i Albigeois), 1685-1756, bénédictin de Saint-Maur, 711, travailla, avec dom de Vie, à la composition d'une Histoire générale du Languedoc. Il y consacra 30 années; cet ouvrage savant, judicieux, bien écrit, parut de 1730 a 1745, 5 vol. in-fol.; il s'arrête en 1643. On lui doit encore : Dissertation sur l'origine des Français ; Abrégé de l'Histoire du Languedoc; Géographie historique, ecclésiastique et civile, ou Description de toutes les parties du globe terrestre.
Valachie ou Valaquie, en roumain Zara Romanesca, en grec Vlachia, en turc Iflak, forme avec la Moldavie un Etal jadis vassal de la Turquie, sous le nom de M oldo 'Valachie ou Roumanie. Elle est bornée au nord par la Transylvanie et la Moldavie; à l'E. et au S. par la Bulgarie; à l'O. par la Serbie. Elle est arrosée par le Danube et ses affluents, l'Aluta, le Séreth, etc. Pays fertile en blé, maïs, lin, houblon, tabac, vin. Vallées verdoyantes, où l'on élève de bons chevaux. Forêts profondes sur les pentes des Karpathes. Mines peu exploitées ; houille, sal-
Î>être, asphalte et soufre. Exportation de blé, aines, suifs, vin par le Danube. — Les Valaques, qui s'appellent eux-mêmes Roumoum, descendent des Daces, mêlés aux colons italiens et gaulois établis dans le pays par Trajan. La langue est le roumain {Roumaneschti) ou langue d'or : elle vient du latin pour les neuf dixièmes de ses mots. La religion est le rite grec. Villes : Bukharest, cap. ; Ardjisch, Fokscham, Giurgevo.
IbFaïia, Oitenitza, Pitechti, Tergowitz, Tournoul, dans la Grande-Valachie à l'E. ; Craïova, Kalafat et Citate, dans la Petite- Valachie, à l'O. — La Valachie, portion de la Daeie Trajane, fut souvent ruinée et traversée par les barbares, qui la trouvaient tous sur le chemin de Rome ou de Constantinople. En 1421, les Turks batiirent l'hospodar de Valachie et le rendirent tributaire. En 1829, la Russie la prit sous sa protection en vertu du traite d'Andrinople, et régla le chiffre du tribut annuel à 2 millions de piastres ; de 1829 à 1856, elle s'appliqua à fomenter le mécontentement, en se servant de la passion religieuse et de l'idée du panslavisme. Le traité de Paris, 1856, lui enleva son protectorat. Depuis lors, la Vaiachie s'est unie à la Moldavie, pour ne former qu'un Etat. Le prince gouverne avec des ministres responsables, et deux assemblées, sénat et chambre des députés. La popul. des Principautés est de 4,500,000 hab.; la superf. de 120,973 kil. carr. Le budget est de 90 à 100 millions de francs ; la dette de 532 millions; l'armée de plus de 60,000 hommes.
Valais (Le), en allemand Wallis, en latin Pennina Vallis, l'un des 22 cantons de la Suisse, a 5.247 kilomètres carrés, 100,000 habitants, dont 99,000 catholiques. Capitale, Sion; villes, Saint- Maurice, Martigny, Louèche ou Luck, et Brieg. C'est la vallée supérieure du Rhône, entre les Alpes Bernoises au N. et les Alpes Pennines au S. Le fond de la vallée a un climat chaud et humide ; les habitants y sont sujets au goître* Le Valais formait une portion de la province romaine des Alpes Pennines ; il appartint ensuite aux Burgondes et aux Francs, fit partie du roy. d'Arles, s'érigea en république libre en 1801, et fut de 1810 à 1814 le département français du Simplon.
Valazé (ChaRLES-ElÉON'ORE du Friche de),
né à Alençon, 1751-1793, lieutenant, avocat, fut envoyé à la Convention par le département de l'Orne. Il se lia avec les Girondins, protesta contre les violences du 31 mai, fut décrété d'accusation le 28 juillet, condamné le 30 octobre, et se frappa d'un coup de poignard. On a de lui : le Rêve, conte philosophique ; les Lois pénales dans leur ordre naturel; A mon fils, sur l'éducation ; sa Défense, trouvée dans la fente du mur de son cachot.
Vaibonnais, ch.-l. de cant., arrond. et à 50 kil. S.-E. de Grenoble (Isère); 1,451 hab.
Vaicarcei (Joseph-Antoine), agronome espagnol, né a Valence, en 1720, mort vers la fin du 18e siècle, initia son pays aux découvertes des agronomes étrangers, en publiant un grand ouvrage : Agricultura gênerai, y gobierno de la casa del campo; Valence, 7 vol. in-4<>, avec gravures, 1765-1786.
Vaicarès, étang communiquant avec la mer, situé entre les bras du Rhône, dans l'île de la Camargue.
Vaickenaer (Loms-GASPARD).j>hilologue hollandais, né à Leeuwarden, 1715-1 i85, a laissé des éditions estimées et des travaux de saine érudition.
vaidaï, v. de Russie , sur le lac du même nom, dans le gouv. et à 140 kil. S.-E. de Novgorod ; 4,000 hab.
Vaidaï (Plateau de), dans la Russie, dont le point culminant, le Popova-Gora, n'a pas 300 m. 11 se trouve dans la ligne de hauteur qui divise l'Europe en deux versants.
Vaidepeûas, v d'Espagne, dans la prov et à 42 kil. S.-E. de Ciudad-Real (Nouvelle-Ca6tille). Vins renommés, savonneries; 12,000 hab.
Valdepenas.de. «la en , bourg d'Espagne.
dans la prov, et à 18 kilom. de Jaen. Savons blancs, tuiles, briques; 4,000 hab.
Vaideriès, uh.-l. de cant., arrond. et à 12 k. N.-E. d'Albi (Tarn), 1,021 hab-
VAL
VAL
Vaidès-Léa (Jean de), peintre et graveur espagnol, né a Cordoue, 1630-1691, eut surtout beaucoup de vogue, après la mort de Murillo.
Vaidès (don Antonio), né dans les Asturies, en 1735, devint chef d'escadre; fut ministre de la marine en 1781, fit construire les batteries flottantes dirigées contre Gibraltar , et, sous Charles IV, fut nommé capitaine général des armées navales II dut donner sa démission. 4795, par suite des intrigues de Godoï. En 1808, il fit partie de la junte de Séville, et parvint à se rendre dans l'île de Léon; il mourut peu après.
Vaidès y Flores (Cayetano), neveu du précèdent, né a Séville, en 1767-1835, entra dans la mariné, reçut à Brest, en 1804, des mains de Bonaparte un sabre d'honneur. A Trafalgar, il combattit avec un courage héroïque. En 1808, il se déclara contre les Français et fut gouverneur de Cadix; mais fut disgracié par Ferdinand VII, de 1814 à 1820. 11 fut alors chargé du ministère de la guerre, et fut nommé en 1823 président du conseil de régence. Gouverneur de Cadix, il organisa la défense, mais fut forcé de capituler; il se réfugia sur la flotte française, puis en Angleterre. Ferdinand VII le fit condamner à mort. Vaidès rentra dans sa patrie sous la régence de Christine et fut nommé capitaine général des armées.
Vaidiea (Col de), dans la trouée de Belfort, entre les Vosges et le Jura.
Valdivia, rivière du Chili, qui descend des Andes, arrose l'Araucanie, et, après un cours de 200 kilom., se jette dans le port de Valdivia.
Valdivia, port du Chili, à 70 kil. S.-O. de Santiago, ch.-l. de la prov. du même nom; 4,000 hab. Son port est à l'anse du Corral ; le mouillage y est très sûr. — La prov. a 19,536 k. cafr. et 34,400 hab.
Valdivia (Pedro de), capitaine espagnol, né vers 1510, mort en 1559, se distingua dans la conquête du Venezuela, 1535, alla combattre au Pérou avec Pizarre, fut chargé d'achever la conquête du Chili, commencée par Almagro, fonda Santiago, 1541, Valdivia. Il fut surpris par les Indiens révoltés, et fut mis à mort après trois jours d'horribles tortures.
Vaidivieiso (Joseph de), poète dramatique espagnol, contemporain de Lope de Vega, était attaché à la cathédrale de Tolède. Il composa des Autos sacramentelles; son recueil, publié en 4622, comprend douze Autos, qui ne sont pas dénués d'intérêt.
Valdo (Pierre) ou Pierre de Vaux, né à Vaux, près de Lyon, riche marchand de cette ville, renonça au monde, donna ses biens aux pauvres, se mit à prêcher sur les places publiques et eut des disciples qu'il appela les pauvres de Lyon. Frappé d'anathème, il s'enfuit en Allemagne, et mourut en Bohême.
Valée (Sil vain-Charles, comte), né à Briennele-Château (Aisne), 1773-1846, fut lieutenant d'artillerie en 1793, ne devint chef d'escadron qu'en 4802. Il se signala dans les guerres de l'Empire, et surtout en Espagne, où il devint général de division, 1811. Napoléon le créa comte de l'Empire. Il fit partie du comité d'artillerie, de 1815 à 1828; il attacha son nom à des réformes de toutes sortes dans cette arme ; Charles X l'éleva à la pairie, 1830. On lui rendit la pairie en 1835, et on le chargea, en 1837, de diriger l'artillerie et le génie dans la deuxième expédition de Constantine. Après la mort de Danrémont, il prit le commandement et enleva la ville. Elevé a la dignité de maréchal, il fut nommé gouverneur de l'Algérie. En 1839, il fit, avec le duc d'Orléans, l'expédition des Portes de Fer; la campagne de 1840, brillante et décisive, couronna les travaux militaires de Valée.
» Yaieggio, v. d'Italie dans la Vénétie ; filatu- ■ res de soie.
Vaiença-dei-Mioiio, ville forte du Portugal, dans la prov. de Minho, sur la rive gauche du Minho. C'est l'une des défenses du Portugal; 2,000 hab.
Vaiençay, ch.-l. de cant., arrond et à 40 kil. N.-O. de Chàteauroux (Indre), sur le Nahon ; 3.554 h. Beau château bâti par Philibert Delorme; il appartient à la famille de Talleyrand.
Valence, en espagnol Valencia, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, anc. capif du royaume de Valence, près de l'embouchure du Guadalaviar dans la Méditerranée, à 230 kil. S.-E. de Madrid; 144,000 hab Archevêché, université. Elle est admirablement située au centre d'une huerta ou plaine très fertile. Centre de l'industrie de la soie en Espagne; soieries ordinaires et riches; grande fabrication d'éventails, faïences et azulejos ou carreaux émaillés pour le pavage et la décoration des appartements. — Valence devint au xie s. la capitale d'un royaume maure indépendant. Le Cid la prit en 1094; elle fut reconquise par les Maures et enlevée en 1238 par le roi Jacques 1er d'Aragon.
Valence (Royaume de), anc. division de l'Espagne, à l'E., sur la Méditerranée. Elle comprend aujourd'hui les trois provinces de Valence, Alicante et Castellon-de-la-Plana. — La prov. ou intendance de Valence a 11,272 kil. carrés et 679,000 habitants. Le ch.-l. est Valence; les villes sont : Murviedro, Segorbe, Villa Nueva del Grao.
Valence, Julia Valentia, ch.-l. du départ, de la Drôme, sur le Rhône, à 646 kil. S.-E. de Paris : 24,502 hab. Evêché; église calviniste; belle cathédrale en style roman-byzantin ; pont suspendu sur le Rhône. Bonneterie, mouchoirs imprimés, gants et toiles ; comm. de vins, soie, huile. Patrie de Championnet.
Valence, ch.-l. de cant., arrond. et à 10 kil. S. de Condom (Gers), sur la Baise ; 1,705 hab.
Valence d'Agen, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil.E. deMoissac (Tarn-et-Garonne) ; 3,557 h.
Talence-ea.Albigeois, ch.-l. de Cant., arr.
et a 25 kil. N.-E. d'Albi (Tarn); 1,877 hab.
Valence (CyrcS-Marie-AleXANDRE de Tintbrune, comte de), né à Agen, 1757-1822, hls d'un lieutenant général, colonel, dès 1784, devint premier écuyer du duc d'Orléans et colonel des dragons de Chartres. Dumouriez lui fit donner le grade de lieutenant général, 1792. Il commandait la réserve à Valmy. Général en chef de l'armée des Ardennes, il battit les Autrichiens, rejoignit Dumouriez, fut blessé à Nerwinde, et fit défection en même temps que lui. Il rentra en France à la fin de 1799 ; il fut nommé sénateur en 1805 : et servit en Espagne, en Russie. Louis XVIII le nomma pair de France, dans les Cent-Jours, Napoléon l'appela à la Chambre des Pairs ; il ne rentra à la Chambre des Pairs qu'en 1819 et défendit la cause libérale.
Valencia . de . Alcantara , V. d'Espagne,
dans la prov. de Cacérès, à 43 kil. S.-O. d'Alcantara (Estrémadure) ; 4,300 hab
Vaiencia-dei-Ventoso, v. d'Espagne, dans la prov. de Badajoz, à 28 kil. O. de Llerena (Estrémadure) ; 4,100 hab.
Vaiencia.\ueva, v. du Venezuela, sur le lac du même nom, à 35 kil. S.-E. de Porto-Cabello ; 14.000 hab.
Vaienciana, v. du Mexique, dans la prov. et près de Guanaxuato , 4,000 hab,
Valenciennes, ch.-l. d'arrond. (lu départ.
du Nord, au confluent de l'Escaut ot de la Ronelle, à 54 kil. S.-E. de Lille ; 27;607 hab. Ville industrielle, commerçante et place forte de premier ordre. Centre d'une grande fabrication de sucre de betterave, dentelles renommées. Hauts fourneaux, forges et laminoirs ; verreries. Valenciennes, capit. du Hainaut, fut cédée à la France au traité de Nimègue en 1678. Patrie de
VAL
VAL
Froissart, de mademoiselle Duchesnois, des peintres Watleau et Pater
Valencienues (PlERRE - HENRI), paysagiste,
né à Toulouse, 1750-4819, élève de Doyen, s'inspira surtout des ouvrages du Poussin. 11 s'efforça d'élever le paysage à la dignité du genre historique, et fut le chef d'une école d'où sont sortis d'excellents artistes. Il a laissé des Eléments de perspective pratique à l'usage des artistes, 1800, 1820, in-4°.
Vaiengin, v de Suisse, dans le canton et à 5 kil. N.-O. de Neuchâtel ; anc. ch.-l. de comté qui appartenait au roi de Prusse depuis le traité d'Ulrecht, en 1713.
Vaiens (Flavius), né à Cibalis (Pannonie), en Lt28, frère cadet de Valentinien I", fut associé par lui à l'empire, en 364. et chargé de gouverner l'Orient. Arien et intolérant, il persécuta les catholiques. Il eut de la peine à vaincre le
f n'étendant Procope,366; il combattit les Perses : utta plus heureusement contre les Goths, et força le roi Athanaric à traiter, en 369. Il permit aux Wisigoths, refoulés par les Huns, de traverser le Danube ; mais les exactions des magistrats les soulevèrent : Vaiens battu près d'Andrinople, et mortellement blessé, se réfugia dans une chaumière, où il fut brûlé, en 378.
Vaiensoiie, ch.-l. de cant.. arrond. et à 53 kil. S.-O. de Digne (Basses-Alpes); 3,020 hab. Vaientia, petite île et bourg d'Irlande, près de la côte S.-O. du comté de Kerry. Point d'attache du câble transatlantique anglais qui va atterrir au cap Race, dans Terre-Neuve. Vaientia, nom latin de Valence.
Vaientia, la plus septentrionale des cinq prov. de la Bretagne romaine, entre les murailles de Septime Sévère au N. et d Adrien au S. Elle correspondait aux comtés actuels de Northumberland, Durham, Cumberland, Westmoreland, et au N. de celui d'York.
Vaientin (Saint), prêtre italien, martyrisé à Rome en 270, ou à Terni, en 306. Fête, le 44 février.
Vaientin, pape, successeur d'Eugène II, ne régna que six semaines, 827.
Vaientin, hérésiarque du IIe s., né à Pharbé (Basse-Egypte), devint vers U0 le chef d'une secte des Gnostiques, les Valentinieyis. Les doctrines de Vaientin sont fort mal connues; on croit qu'il mêlait quelques idées du platonisme à des croyances orientales et à l'Evangile de saint Jean, li vint à Rome sous le pape Hygin, v fut excommunié, 442, et retourna plus tard en Orient.
Vaientin (Basile), alchimiste, dont la chronique a fait un moine bénédictin, vivant à Erfurt au commencement du xve s. ; en cherchant la pierre philosophale, il aurait découvert les propriétés médicales de l'antimoine.
Vaientin (VALENTIN de Boullongae, dit
le), né à Coulommiers, 1591-1634, élève de Simon Vouet, fut l'ami du Poussin. Il a reproduit la nature avec plus de vigueur que d'élégance ; son dessin est correct, mais il pèche par le coloris.
Valentine de Milan, duchesse d'Orléans,
fillede Jean-Galéas Visconti, seigneur de Milan, et d'Isabelle de France, née vers 1370, morte en 1408, épousa son cousin Louis d'Orléans, frère de Charles VI, en 1389. Epouse fidèle et gracieuse, elle exerça une douce influence sur l'esprit de son beau-frère, Charles VI; mais la crédulité superstitieuse du peuple l'accusa de sorcellerie ; et elle vécut ordinairement au château de Blois. Après l'assassinat du duc d'Orléans, 4407, elle demanda vainement justice et vengeance au roi ; elle se retira désespérée.
Valentinien I" (FLAVIUS ValeNTINIAN'CS), né
à Cibalis (Pannonie), 321, fils aîné du comte d'Afrique Gratien, refusa d'obéir à Julien, qui
voulait le forcer à sacrifier aux idoles, et fut exile. A la mort de Jovien, les soldats le proclamèrent empereur près deNicée, 364.11 donna aussitôt l'Orient à Vaiens, puis alla combattre les barbares en Gaule et en Germanie. 11 s'occupa avec zèle de l'administration, et institua les défenseurs des cités; il refusa de se mêler aux querelles religieuses. On lui a reproché sa trop grande sévérité II mourut en 375.
Valentinien il (Flavius), fi Is du précédent et de Justine, né vers 371. d'abord collègue de son frère aîné Gratien, 375. fut protégé par Théodose contre l'usurpateur Maxime, 388, mais fut étranglé a Vienne par les ordres d'Arbogast. en 392. c *
Valentinien III (FLAVIUS PLACIDIUS), né à
R avenue, 419, fils du général Constance et de Galla Placidia, sœur d'flonorius. fut empereur d'Occident, en 424, sous la tutelle de sa mère. Sous son administration la rivalité d'Aétius et de Boniface fut fatale à l'Empire ; Genséric s'empara de l'Afrique; Aétius battit dans les Champs Catalauniques Attila, qui se vengea, en ravageant l'Italie. Valentinien III tua de sa propre main Aétius, dont il était jaloux. Luimême fut assassiné, 455, par Maxime, dont il avait enlevé la femme
Vaientinois (Le), anc. pays de France, à l'E. du Rhône, formait la partie Ô. du Dauphiné, ch.-l. Valence; villes, Montélimar, Crest et Saint-Marcellin.
Vaienza, v. d'Italie à 12 kil. N. d'Alexandrie, sur la rive droite du Pô. Position militaire importante; 7,000 hab.
Valère Maxime, historien latin, écrivit sous Tibère un ouvrage intitulé, De dictis et factis memorabilibus. recueil d'anecdotes rangées dans un ordre méthodique. C'est une compilation pleine de superstitions puériles/de flatteries indignes à l'égard de Tibère, et de pédantisme sans goût.
Vaieria, prov. de l'Italie anc, formée par Dioclétien entre l'Ombrie. le Picenuin et la Campanie. — Province du diocèse d'Illyrie, formée de la Pannonie inférieure, entre le Raab et la Drave.
Valériane» (GlAMPETRO), né à Belluue, 1 477-
1558, fut protégé par Léon X, par Clément VII, et resta toute sa vie attaché aux Médicis. Parmi ses nombreux ouvrages d'érudition, on cite : De fulminum significationibus; Pro sacerdotum barbis defensio ; Hieroglyphica, sive de sacriv JEgyptiorum aliarumque gentium litteris commentariorum lib. LVIll; Contarenus, seu de Litteratorum infelicitate.
Valérien (PUBLIUS LlCINIUS Valerianus),
s'éleva, par son mérite, aux premiers grades de l'armée. A la mort de Gallus, il fut proclamé empereur par les légions de Gaule et de Germanie, 253. 11 s'occupa avec zèle de l'administration; marcha contre les Perses , mais dans une entrevue près d'Edesse, Sapor s'emDara de lui par trahison, 259. Il passa les dernières années de sa vie dans une horrible captivité.
Valérien (Saint), martyr en 179. à Castrum Tinurtium (Tournus). Fête, le 15 septembre. — Valérien (Saint), évêque d'Aquilée, mort vers 389. Fête le 27 novembre.
Vaierius Corvns (Marcds), tribun des soldats sous Camille, fut vainqueur d'un Gaulois d'une taille redoutable il fut six fois consul, six fois dictateur, six fois édile, six fois préteur, battit les Samnites près du mont Gaurus, 344 av. J.-C, puis les Etrusques.
Vaierius Flaccns, poète latin de la fin du Ier s., né à Padoue ou à Selia, fut l'ami de Pline, de Quintilien, de Juvénal. On lui doit un poème épique, l'Argonautique, ou la Conquête de la Toison d'or, en 8 chants ; il est inachevé ; c'est une imitation d'Apollonius de Rhodes, le style
VAL
VAL
est médiocre , quoique la versification soiL facile.
Vaierius Pubiicoia, patricien populaire, fut Consul avec Brutus, 509 av. J.-C. Il fit baisser les faisceaux des licteurs devant l'assemblée, et enlever les haches, signe du droit de vie et de mort; donna à tout citoyen le droit d'en appeier au peuple des sentences des consuls, etc.
'Vaierius Uessala. V. MESSALA.
lalery.eii.Caux (Saint-), ch.-l. de cant.,
arrond. et à 32 kil.N. d'Yvetot (Seine-Inférieure); 4,496 hab. Port de pêche sur la Manche.
Valéry. sur. Somme (Saint-), ch.-l. de
cant., arrond. et à 20 kil. N. d'Abbeville (Somme).
?ort sur la baie de la Somme et à gauche dé embouchure de ce fleuve dans la Manche, en face du Crotoy; 3,506 hab. Ane. capitale du Vimeu. Guillaume de Normandie s'y embarqua pour conquérir l'Angleterre, en 1066.
Valéry (ANTOINE-CHARLES Pasquin), né à
Paris, 1789-1847, a publié : Sainte Périne, souvenirs contemporains, 1826; Voyages en Corse, à l'île d'Elbe, en Sar daigne ; Voyages... en Italie; Curiosités et anecdotes italiennes ; etc.
Vaiespir, petit pays du Roussillon, eut le titre de comté, et relevait de la Cerdagne; ch.-l., Prats-de-Mollo.
Valette (La) OU Cité-Valette, en italien
Città-Valetta, capit. de l'île de Malte, port sur la côte E., 60,000 hab. Place très forte, fondée par le grand maître Parisot de La Valette, elle soutint un siège mémorable contre les Turks, qu'elle repoussa. Bonaparte la prit en 1798, Vaubois, qu il y laissa comme commandant, fut assiégé par les Anglais pendant 2 ans, 1798-1801. Depuis ce temps, l'Angleterre la possède.
Valette (La), ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil. S.-E. d'Angoulême (Charente); 891 hab. On l'appelle aussi Villebois-la-Valette.
Valette (La), comm. du cant., de l'arrond. et à 5 kil. de Toulon (Var) ; 2,186 hab.
Valga, bourg d'Espagne, dans la prov. de Pontevedra,sur la rive gauche de l'Ulla; 4,000 h.
v-aigorge, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. N.-O. de Largentière (Ardèche) ; 4,234 hab.
Valhubert (JEAN - MARIE - MELLON Roch.j,
général, né à Avranches, 1764, conquit tous ses grades sur le champ de bataille, et fut tué à Austerlitz, 1805.
Valin (René-Josué), jurisconsulte, né à La Rochelle, 1695-1765, a composé : Nouveau commentaire sur la coutume de la Rochelle et du pays d'Aunis; Commentaires sur l'ordonnance de la marine de 1681 ; Traité des prises.
Yaliacourt (JeAN-BapTISTE-HeNRI Du Trousset , sieur de), né à Paris, 1653-1730, se fit connaître de bonne heure, en publiant : Les Lettres à la Marquise de *", sur la princesse de Clèves, et Vie de François de Lorraine, duc de Guise. Il est surtout célèbre par son amitié avec Racine, à qui il succéda dans l'Académie française, 1699, et dans les fonctions d'historiographe, avec Boileau. On lui doit la Préface de l'édition du Dictionnaire de l'Académie, donnée en 1718.
Vaiineo, golfe de Fiance, sur la côte S.-O. de la Cuise près de Sartène,
Vaiui, v. de Russie, dans le gouv. et à 50 kil. S.-O de Kharkov; 12,000 hab.
Vaikiries, déesses de la mythologie Scandinave, qui choisissent sur les champs de bataille les guerriers destinés à la mort, et les conduisent dans le Walhalla.
Vaiia (Lorenzo), né à Rome, 1406-1457, ordonne prêtre, 1431, professeur, eut une vie très agitée, et se fit beaucoup d'ennemis par son arrogance et ses emportements. — Il a rendu de grands services par ses leçons et par ses travaux a la renaissance des lettres ; ses livre» ont été souvent réimprimés • De eiegantia latinœ liaguœ lib. VI; De libero arbilrio; Antidoti in
Poggium lib, IV; De dialectica lib. III; De amore cum commenta; De voluptate etverobono lib. III; De donatione Constantini imper atoris; etc., etc.
a alla (La), comm. du cant. de St-Chamond, arrond. de St-Etienne (Loire).
Vaiiadolid, anc. Pintia, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, à 160 kil. N. de Madrid, sur la Pisuerga (Léon), près du canal de Castille; 52,000 hab. Archevêché, université. Nombreuses minoteries, tanneries, fonderies et filatures ; grand marché de grains et farines. Patrie de Philippe IL — La province de Vaiiadolid, formée d'une partie de la Vieille-Castille, a 7,880 kil. carrés et 247,000 hab. Le ch.-l. est Vaiiadolid ; les v. princ. sont : Benavente, Médina del rio Seco, Simancas, Tordesillas.
Vaiiadolid, ville du Mexique, dans le Yucatan. sur la Bullina. Coton renommé aux environs ; 3,200 hab.,
Vaiiadolid. ou Moreiia. v. du Mexique anc. capit. du Mechoacan. à 190 kil. N.-O. de Mexico- 24,000 hab. Archevêché.
Yaiiage, pays de l'anc. France, en Champagne; les villes princ. étaient : Joinville, Barsur-Aube, Vassy.
Vallauris,comm.du cant. d'Antibes, arrond. de Grasse (Alpes-Maritimes); 3,942 hab.
Vaiidigna (Montes.de.), groupe de montagnes d'Espagne, dans la prov. de Valence, entre le Jucar, l'Alcoy, la Méditerranée, long de 18 kiiom. du N. au S., large de 12. Beaux marbres et végétation remarquable.
Vaiie d'AÎesani, ch.-l. de cant., arr. et à 36 kil. E. de Corte (Corse); 620 hab.
Vaiie-Hermoso, bourg de l'île de Gomera, dans les Canaries (Espagne). Evêché; fabriques de toiles ; 3,000 hab.
Vallée (Geoffroi), sieur de la Planchette, né à Orléans, rejeta toute doctrine religieuse, et dans un opuscule : la Béatitude des Chrétiens.
professa le doute philosophique. Il fut condamné à être pendu, en 1572 le 8 février 1574
à être pendu, en 1572; la sentence fut exécutée
Vallée (Guillaume-François Fouques Des
Hayes Des Fontaines de La), né à Caen,
1733-1825, bibliothécaire ordinaire de Monsieur (depuis Louis XVIII), fut l'un des fondateurs des Dîners du Vaudeville, et l'un des plus féconds chansonniers français. Il écrivit, avec Barré et Radet, une foule de pièces gaies et spirituelles, qui firent la fortune des théâtres de second ordre. On lui doit encore : Lettres de Sophie et du chevalier de ***.
Vallée (JOSEPH La), marquis de Bois- Robert, né à Dieppe, 1747-1816, a beaucoup écrit sur toutes sortes de sujets : Tableau philosophique du règne de Louis: XIV; le Départ des volontaires villageois pour les frontières, 1793 ; Manlius Torquatus, tragédie en 3 actes : les Dangers de l'intrigue, 1798; Voyage dans les départements de la France par une société d'artistes et de gens de lettres, 1702-1800, 13 vol. in-8° ; Annales nécrologiques de la Légion d'honneur ; Histoire des inquisitions religieuses d'Italie, d'Espagne et de Portugal; etc., etc.
Vallemont (PlERRE Le Lorrain, abbé DE),
né à Pont-Audemer, 1649-1721, docteur en théologie; quoique très instruit, n'a laissé que des compilations médiocres : la Physique occulte, ou Traité de la baguette divinatoire ; Curiosités de la nature et de l'art sur la végétation ; etc.
Vaiiendar, v. de Prusse, sur le Rhin, à 4 kil. N.-E de Cobleniz, dans la prov. du Rhin: 4.000 hab.
Valieraugue, ch.-I. de cant., arrond. et a 21 kil.au N. du Vigan, sur l'Hérault (Gard) ; 3,124 hab. Filatures de soie importantes. Patrie de la Beaumelle.
Vallès on Valesïo (François), surnommé CovarruviaS) du lieu de sa naissance dans la
VAL
VAL
Vieille-Castille,professeur de médecine à Alcara,
fuôrit, dit-on, de violents accès de goutte le roi hilippe II, qui le nomma son médecin. Ses ouvrages ont eu une grande réputation. On cite des Commentaires sur Hippocrate et Galien.
VaUet, ch.-l. de cant., arrond. et à 24 kïl. E. de Nantes (Loire-Inférieure) ; 4,961 hab. Vins.
Tallet de Viriville (AUGUSTE), né à Paris,
18J5-1868, professeur à l'Ecole des Chartes, a écrit des ouvrages estimés : Histoire de l'instruction publique en Europe et principalement en France ; Iconographie historique de la France ; Recherches sur Jeanne Lare ; sur Agnès Sorel , les Inventeurs de l'Imprimerie en Allemagne; Isabeau de Bavière ; Histoire de Charles VII, 3 vol. in-8o; etc.
Vaiiïer (Saint-), ch.-l. de cant., arrond. et à 33 kil. N. de Valence (Drôme), sur le Rhône ; 3,427 h. Beau château gothique. Filatures de soie
\ alIier-de-Thiey (Saint-), ch.-l. de cant ,
arr. et à 42 kil. N.-O. de Grasse (Alpes-Maritimes) , 508 hab.
Vaiiier (Saint-), comm. du cant. de Mont- Saint- Vincent, arr. de Chàlon (Saône-et-Loire) ; 4,149 hab.
vaiiière (Jean-Florent de), officier d'artillerie, né à Paris, 4667-4759, assista, dit-on, à 60 sièges et à iû batailles rangées ; fut directeur général de l'artillerie et de l'Académie des Sciences.
Vaiiière (Joseph-Florent, marquis de), né à Paris, 4747-4776, fut, comme son père, lieutenant général et directeur de l'artillerie et du génie. Il fut, lui aussi, de l'Académie des Sciences. [d'Aubusson (Creuse); 2-,252 hab.]
Vailières, comm. du cant. de Felletin, arr.J
Vaiiisnieri (Antoine), naturaliste italien, né dans le Modenais, 4664-4730, élève de Malpighi à Boulogne, eut la chaire de médecine pratique de Padoue, en 4700, puis celle de médecine théorique, 4709. Il attaqua l'opinion de la génération spontanée ; l'histoire naturelle lui est redevable d'une foule d'observations intéressantes, relatives surtout aux insectes.
Yaiiombreuse, Vallis umbrosa, vallée de la Toscane, près de San-Giovanni sur l'Arno. Célèbre abbave bénédiotine fondée par saint Gualbert, en 4060.
Vallon, ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kil. S -E.de Largentière (Ardèche) ; 2,399 hab.
vaiiot (Antoine), né à Reims ou à Montpellier. 4594-4671, fut médecin d'Anne d'Autriche, puis de Louis XIV, 4652 II était partisan de l'émétique, du quinquina, du laudanum ; il fut nommé surintendant du Jardin des Plantes.
Yaliouise, bourg du cant. de l'Argentière, arrond. et à 49 kil. S.-O. de Briançon (Hautes- Alpes) ; 4,420 hab. Il est dominé par le Pelvoux de Vallouise, la pius haute montagne des Alpes du Dauphiné. [talogne), 44,000 hab.]
\aiis v. d'Espagne, prov. de Tarragone (Ca-J
Yaimiki, poète indien, qui, suivant les uns. aurait vécu au xve s. av J.-C, suivant une opinion plus probable, seulement au ve s. av. J -C 11 est l'auteur du Ramayana, poème en six chants, qui contient 24,000 sloka ou distiques.
vaimont, ch.-l. de cant., arrond. et à 25 kil N.-O d'Yvetot (Seine-Inférieure) ; 862 hab.
Vaimont de Bomare (JACQUES-CHRISTOPHE),
naturaliste, né à Rouen, 4731-4807, ouvrit à Paris, en 4756, un cours public sur l'histoire naturelle ; il le continua jusqu'en 4788, et eut beaucoup de succès. On a de lui : Minéralogie ou Nouvel exposé du règne minéral, Dictionnaire raisonné d'histoire naturelle, 4764, 5 vol. in-8°.
Yalmore (MarCELINE-FÉLICITÉ-JoSÈPHE Desbordes, dame), née à Douai, 4787-4859, fille d'un peintre sans fortune, fut actrice au théâtre l'eydeau ; puis épousa l'acteur tragique Valraore. En 1818. elle Ht paraître un voluma :
Elégies, Marie et Romances, qui lui donna delà réputation. Elle resta pauvre néanmoins. Elle publia de nombreuses poésies, qui furent appréciées : Elégies et poésies nouvelles, les Fleurs, Pauvres fleurs, Contes en vers pour les enfants, Bouquets et prières, Idylles, élégies, romances. Elle a aussi composé des romans agréables.
Valmy, comm. du cant., de l'arrond. et à 10 kil. O. de Sainte-Menehould (Marne) ; 520 h. Dumouriez et Kellermann y battirent les Prussiens, le 20 septembre 4792.
Valmy (KELLERMANN, duc DE). V. KELLERMANN.
Vaiognes, ch.-l. d'arrond. du départ, de la Manche, à 59 kil. N.-O. de Saint-Lô ; 5,784 hab. Commerce de beurre, volailles, œufs, etc. Patrie de Le tourneur, Dacier et Vicq-d'Azyr.
Valois, Valesiensis pagus, pays de l'anc. France, au N. de l'Ile-de-France ; ch.-l., Crespy; villes, la Ferté-Milon, Villers-Cotterets, Senlis, Compiègne. Auj. il forme l'E. du départ, de l'Oise et le S. de l'Aisne.
Valois (Branche des), maison royale, qui a régné sur la France, de 4328 à 4589. Elle se rattache à la dynastie capétienne par Charles de Valois, fils de Philippe III le Hardi, qui mourut en 4325. Le fils de ce prince, Philippe de Valois, à la mort de son cousin, Charles IV, le dernier des Capétiens directs, fut nommé roi, en vertu de la loi salique, 4328.
Valois (Henri de), seigneur d'Orcé, né à Paris, 1603-1676, acquit une grande réputation d'érudit en France et en Europe. Louis XIV le nomma historiographe. On lui doit : Polybii Diodori Siculi,Nicolai Damasceni, etc., excerpta, Ammiani Marcellini rerum gestarum lib. XVIII Eusebii ecclesiastica historia, gr. et lat.; etc. .
Valois (Adrien de), seigneur de la Mare, né à Paris, 1607-1692, frère du précédent, fut aussi historiographe du roi, 1660. On lui doit : Gesta Francorum, seu Rerum francicarum tom. III, 1646-58, 3 vol. in-fol. ; Histoire savante des Gaulois et des Francs, de 254 à 752 ; Notitia Galliarum ordine litterarum digesta, 1675, in-fol.
Valois (Charles de), né à Paris, 1671-1747, fils du précédent, s'occupa surtout de numismatique, et fut membre de l'Académie des Inscriptions, en 1705. Il a revu l'Histoire des Arsacides, de Vaillant, et composé plusieurs savants Mémoires sur les Amphictyons, sur les première et deuxième guerres sacrées de la Grèce, etc.
Vaior (Mohamed-Aren-Houmeya, suivant les Arabes ; selon les chrétiens, Ferdinand de), descendant des rois de Grenade, né en 1543, fut l'un des premiers à prendre part à l'insurrection des Maures de Grenade contre Philippe II, en 1568. Il fut proclamé roi sous le nom de Mohamed- Aben - Houmeya ; l'insurrection se développa dans les Alpujarras. Mais Aben- Houmeya irrita beaucoup de ses partisans par des mesures impolitiques ; il fut saisi par eux, dégradé, étranglé, et l'un de ses meurtriers, Aben-Abo, fut déclaré son successeur, 1569.
Vaiorbe, bourg de Suisse, à 12 kil. S.-O. d'Orbe (Vaud) ; 1,800 hab. Vins.
Vaioutina, village de Russie, sur la route de Smolensk à Moscou, près du Dnieper.
Vaiparaiso, c.-à-d. Vallée du Paradis, v. du Chili, port do commerce sur le Grand Océan, dans la prov. de Vaiparaiso, au N.-O. de Santiago ; 97,000 hab. Chantiers de construction ; commerce de peaux, suif, laines, métaux, indigo. — La prov a 4,120 kil. carr. et 180,000 hab.
Vaiperga, v du roy. d'Italie, dans la prov. et a 40 kil N.-O. de Turin ; 3,700 hab.
Vairéas, ch.-l. de cant., arrond. et à 34 kil. N.-E. d'Orange (Vaucluse) ; 4,808 hab. Patrie du cardinal Maury.
Vai-Richer, anc. abbaye de l'ordre de Cîteaux, fondée en 1146, près de Cambremer, dans le diocèse de Bayeux.
VAN
VAN
Vairomey, Vallis romana, canton du Bugey; ch.-l., Chûteauneuf, puis Champagne. Auj. partie E. du départ de l'Ain.
Vais, comm. du caut. d'Aubenas, arrond.
et à 53 kil. N.-O. de Privas (Ardèche), sur l'Ardèehe ; 3,410 hab. Eaux minérales.
Vaisaiva (Antonio-Maria). anatomiste, né à Imola, 1666-1723, fut professeur d'anatomie à l'Université de Bologne. Son livre, De aure humana, est devenu classique en Italie.
Vaiserine, riv. de France, qui sépare les départ, du Jura et de l'Ain, et se jette dans le Rhône, à Bellegarde. Cours de 45 kil.
Vaiteiine, en italien Val Tellina, vallée de l'Italie, entre le lac de Corne et l'Adda; le cb.-l. est Sondrio. — La maison d'Autriche, dont elle séparait les possessions du Milanais et du Tyrol, la convoitait ; ce fut l'occasion de la première guerre faite par Richelieu ; il en chassa les Espagnols et la rendit aux Grisons. Elle forma le départ, de YAdda dans le royaume d'Italie.
Val-Travers. V. TRAVERS.
\aivasone (Erasmo de), né au château de Valvasone (Frioul), 1523-1593, a laissé un grand nombre de sonnets, de canzoni, des poèmes, / quattro primi canti del Lancilotto, le Lagrime di S. Maria Maddalena, V Angeleida et Délia Caccia (la Chasse), l'un des meilleurs poèmes didactiques de l'Italie.
Valvasone, bourg d'Italie sur le Tagliamento, près duquel Bonaparte battit l'archiduc Charles, en 1797.
Vuiverde, ch.-l. de l'île de Fer, l'une des Canaries, port sur la côte N.-E. , 1,600 hab.
Valverde-del-Camino, V. d'Espagne, dans la prov. et à 75 kil. N.-O. de Séville ; 6,000 hab.
Vaiverde (Vincent de), missionnaire espagnol, né à Oropeza, accompagna Pizarre au Pérou, devint évêque de Cuzco, en 1538, et fut pris par les Indiens, qui le dévorèrent, 1543.
Van, Artemita, Semiramocerta, v. de la Turquie d'Asie, sur la rive E. du lac de Van, en Arménie, à 270 kil. S.-E. d'Erzeroum ; 30,000 hab.
Van (Lac de), Arsissa palus, lac de la Turquie d'Asie, a 140 kil. de long sur 60 de large. Eau saumàtre et poissonneuse. Il renferme 4 îles dans l'une desquelles est le couvent d'Akthamar.
Van. V. au mot qui suit Van.
Van Aeist (Everard), né à Delft, 1602-1658, peignit avec talent des fleurs, des fruits, etc.
Vanbrngh (John), né à Londres ou à Chester, 1666-1726, fut chargé de transformer le palais de Greenwich en hôpital, puis se fit auteur dramatique et dirigea quelque temps, avec Congrève, le théâtre d'Haymarket. Ses meilleures comédies ont de la verve, mais sont très licencieuses. Il a aussi construit beaucoup de châteaux..
Vancouver (George), navigateur anglais, né vers 1750, mort en 1798, accompagna Cook dans >on second et dans son troisième voyage, puis lut chargé par l'amirauté de rechercher s'il . vibte une communication maritime entre le i.iand Océan et l'Océan Atlantique, au N. de l'Amérique. 11 fit alors, 1791-94, un voyage célèbre d'exploration. On a son Voyage de découvertes à l'Océan Pacifigue du N. et autour du monde, 3 vol. in-4<>, avec atlas.
Vancouver (Ile), île anglaise du Grand Océan. V, Qdadra-et- Vancouver.
Vandales, peuple germain de la famille des Wendes ou Vindiles, qui habita sur les bord3 de la Baltique, entre la Vistule et l'Oder, puis a l'O de ce fleuve, et qui vint s'établir dans la Dacie au me s. Convertis à l'ananisme sous Constantin, ils se fixèrent entre le Main et la Lippe, au ive s. Ils prirent part à la -grande invasion de la Gaule, 406, traversèrent le Rhin,
f tassèrent en Espagne, finirent par s'établir dans a Bétique, 411, absorbèrent les Alains ; pui6
répondirent à l'appel du comte Boniface, et envahirent l'Afrique ; ils commirent d'horribles ravages, et, après la prise de Carthage, 439, se trouvèrent maîtres de tout le pays. Se faisant alors pirates, ils désolèrent toutes les côtes de la Méditerranée, et, en 455, pillèrent Rome. Les Vandales ariens persécutèrent les catholiques d'Afrique ; mais s'affaiblirent par leurs divisions. Après Genséric, qui mourut en 477, Huneric, 477-484, Gondamond, 484-496, Thrasimond, 496-523, Hildéric, 523-530, régnèrent sans gloire; Gélimer fut vaincu par Béhsaire, qui mit fin à leur royaume, en 534.
Vandalia, v. des Etats-Unis, à 520 kil. O. de Washington, sur la Kaskfaskia: anc. capit. de l'Etat d'Illinois ; 3,000 hab
Vandalie, anc. duché dans le Mecklembourg; ville : Gustrow. — Anc. duché dans la Poméranie; villes : Polnov, Rumelsberg, Stolpe.
Vandamme (Dominique-René), comte d'Unebourg, né à Cassel (Flandre), 1770-1830, soldat en 1788 , fut nommé général de brigade dès 1793. Il fut dès lors l'un des plus brillants soldats et l'un des chefs les plus intelligents pendant les guerres de la République et de llLmpire; il fut nommé général de division, 1799 En 1812, de vives discussions avec le roi Jérôme empêchèrent Vandamme de faire la campagne de Russie En 1813, d'après les ordres qu'il avait reçus, il s'engagea en Bohème et parvint jusqu'aux défilés de Culm ; enveloppé par les ennemis bien supérieurs en nombre, il fut fait prisonnier. Vandamme contribua au succès de la bataille de Ligny, puis il se battit à Wavres pendant que se livrait la bataille de Waterloo. Proscrit dès le 24 juillet 1815, il se réfugia aux Etats-Unis ; il put revenir en France.
Van der. Voir le nom qui vient après der.
Yanderberghe (AUGUSTE), né à BeauvalS,
1798-1856, élève de Girodet et de Gros, se fit remarquer par la correction de son dessin et l'éclat de son coloris.
Vanderbourg (MARTIN-MARIE-CHARLES de
Boudens, vicomte de), né à Saintes, 1765-1827, sous-lieutenant, lieutenant de vaisseau, émigra en 1793. De retour en France, 1802, il s'occupa de travaux littéraires et philologiques. C'est lui qui publia les poésies de Clotilde de Surville. Il entra à l'Académie française en 1814.
Vandernuch (Emile-Lodis), né à Paris, 1794- 1862, après avoir enseigné l'histoire, se fit auteur dramatique. Son premier ouvrage, Brelan de Gascons, est de 1816. Dès lors il a fait jouer un grand nombre de pièces, d'une gaieté de bon aloi, soit seul , soit avec beaucoup de collaborateurs. On lui doit aussi des drames, des romans, le Mémorial français, 1855 et 1856, etc.
Vandernuch (Jacqoes-Hippolyte), peintre de paysages, 1796-1854.
Vandernuelen (PHILIPPE-MARIE-GUILLAUME),
né à Bruxelles, 1795-1869, a fondé un établissement géographique, semblable à celui de Perlhes à Gotha On cite parmi ses œuvres : Atlas universel, 1825-27, 400 feuilles en 6 \ol,t Atlas de l'Europe, 1829-1830, en 165 feuilles; Carte de la Belgique, 1846; Dictionnaires géographiques des différentes provinces de la Belgique, etc.
Vandermonde (CHARLES-AUGUSTIN), médecin
français, né à Macao, 1727-1762. On a de lui : Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine. Dictionnaire portatif de santé.
Vandermonde (AleXANDRE-TÉOPHILE), COU-
sin du précédent, né à Paris, 1755-1796, entra à l'Académie des Sciences en 1771, après son beau travail Sur la résolution des équations. 11 a dirigé le Conservatoire des arts et métiers et a professé l'économie politique à l'Ecole normale en 1795,
Van der Velde (CHARLES-FRANÇOIS), né à
Breslau, 1779-1824, ne réussit pas au théâtre, mais composa des romans historiques qui eurent
VAN
VAN
beaucoup de succès. Ses Œuvres ont été traduites par Loèvo-Weimars, 16 vol. in- 12.
Van der Vjnckt (LlCAS-JeaN-JôSEPH), né à
Gand, 1690-1779, s'occupa surtout de l'histoire de son pays. On lui doit- Recherches chronologiques et historiques sur le gouvernement et les gouverneurs des Pays-Bas depuis 1476 jusqu'en 1753; Recherches sur le conseil provincial de Flandre; — mit le Grand-Conseil de Matines; — sur les magistrats des deux bancs de la ville de Gand, Histoire des troubles des Pays-Bas sous Philippe II, 4 vol. in-8<>-
Vandeuvre OU Vendreuvre, ch.-l. de cant.,
arrond. et à 28 kil. 0. de Bar-sur-Aube (Aube), 2,017 hab.
Van Diemen. V TàSMANIE.
Van Dieve, né à Louvain, 1536-1581, a laissé : Rerum Brabanticarum libri XIX ; De Galliœ Belgicœ Antiquitatibus ; etc.
Vandriiie (Saint), né à Verdun, comte du
Palais sous Dagobert 1er, moine en 629, fonda abbaye de son nom, dans le pavs de Caux, en 648. et' mourut en 667 Fête, le 21 juillet.
Vandriiie (Saint-), célèbre abbaye de Bénédictins de la Congrégation de Saïnt-Maur , était située à 4 kil. S. de Caudebec (Seine-Inférieure). Elle est en ruines.
Van Dvck (Antoine), né à Anvers, 1599-1641, fils d'un peintre verrier, fut élève de Van Balen, puis de Rubens Charles 1er le combla d'honneurs et de richesses II abandonna le genre de l'histoire, où il avait réussi, pour le portrait, et il égala presque le Titien. On connaît de lui plus de 70 tableaux d'histoire ; ses portraits, si remarquables, sont très nombreux.
Van Djck (Philippe), dit le petit Van Dyck, né à Amsterdam, 1680-1753, se distingua dans le portrait et dans les tableaux de genre. On lui reproche la minutie de l'exécution et son coloris, qui est terne.
Vane (Henry, baron), homme d'Etat anglais, né dans le comté de Kent, 1589-1654, ennemi de Strafford, se jeta dans l'opposition, 1639, et prit part à la mort de son rival.
Vane (Sir Henry), fils aîné du précédent, 4612-1662, se montra de bonne heure plein d'enthousiasme pour le puritanisme et pour les idées républicaines. Il se jeta, avec son père, dans les rangs de l'opposition, entra au Conseil d'Etat, après la proclamation de la république, 1648, et fut emprisonné après la dissolution du Long- Parlement, 4653. Il écrivit, en 1656, un pamphlet vigoureux : Question de guérison proposée et résolue, contre le Protecteur. Après la Restauration, il fut arrêté, accusé de haute trahison, et décapité dans la Tour, 14 juillet 1662. Il a écrit : the Retired man's méditations; Of the Love of God; the Face of the times; the Peuplé1 s cause stated, méditations.
Van Espen (Bernard) , savant canoniste belge, ne à Louvain, 1646-1728. Son Jus ecclesiasticum universum, et ses ouvrages ont été plusieurs fois réimprimés, 4 vol. in-fol.
Vangions, Vangiones, peuple gaulois de la Germanie I™, au N. des Aemètes. Capit., Borbetomaqus ou Vangiones (Worms).
Van Hoofft (Cornélius), né à Amsterdam, 4581-1647, a contribué aux progrès de la littérature hollandaise. On lui doit : Granida, drame, Gérard de Velsen, Bato, tragédies ; des Poésies diverses. Il a écrit la Vie de Henri le Grand, roi de France et de Navarre; Histoire de Hollande, en 27 livres ; etc.
Vanière (Jacques), né à Causses, près de Béziers, 1664-1739, jésuite, professa à Toulouse, à Montpellier; il écrivit un petit poème sur les Etangs {Stagna), puis Columbaria, Vitia, Olus, qui le firent connaître avantageusement. Il développa ces différents morceaux dans un ouvrage plus vaste, le Prœdium rusticum, divisé
en 16 chants, œuvre pleine de fraîcheur et l'élégance, d'un style agréable et poétique.
Vanikoro, appelée aussi île de La Pérouse, île de la Polynésie, dans l'archipel de Santa- Cruz. Côtes rocheuses sur lesquelles La Pérouse fit naufrage, en 1788.
Vanini (Lucilio), né à Taurisano (Terre d'Otrante), 1584-1619, fut ordonné prêtre à Padoue, voyagea en Allemagne, dans les Pays-Bas, a Genève, en France. Il ouvrit à Lyon "un cours de philosophie; mais ses opinions le forcèrent à fuir; sa vie fut dès lors errante et semée de persécutions. Il fut arrêté à Toulouse, condamné comme athée à avoir la langue coupée, et à être pendu et brûlé. Ses deux ouvrages sont : Amphitheatrum œternœ providentiœ divino-magicum, christ iano-physicum, etc. , De admirandis naturœ reginœ deœque mortalium arcanis lib. IV. Il se montre ennemi mal déguisé du christianisme, ne reconnaît d'autre Dieu que la nature; il est impie et panthéiste.
Vanloo (Jacques), né à l'Ecluse, 1614-1670, peignit des portraits à Amsterdam, vint à Paris, et fut de l'Académie de peinture, en 1663.
Vanloo (Abraham-Louis), né à Amsterdam, 1641-1713, fils du précédent, s'établit à Toulon, en 1684, et travailla aux peintures décoratives des vaisseaux du roi.
Vanloo (Jean), peintre, frère du précédent, né vers 1650, travailla avec son frère à la décoration des vaisseaux.
Vanloo (Jean-Baptiste), né à Aix, 1684-1745, fils et élève d'ABRAHAM- Louis, vint à Paris en 1719. Il y eut bientôt une grande réputation, et fut reçu membre de l'Académie en 1731. Ses portraits sont remarquables par le coloris et par une touche légère et spirituelle. Ses tableaux d'histoire ont du mérite. Il exécuta aussi d'importants travaux pour l'Hôtel-de- Ville de Paris, pour les églises, à Fontainebleau.
Vanloo (Louis-Michel), fils aîné du précédent, né à Toulon, 1707-1771, élève de son père, fut de l'Académie en 1733. Il réussit surtout dans les portraits. En Espagne, il contribua à la création de l'Académie de San-Fernando, dont il fut le directeur.
Vanloo (Charles-Amédée-Philippe), frère du précédent, né à Turin, en 1718, mort après 1790, fut reçu à l'Académie de peinture de Paris, en 1747. Il a produit beaucoup, mais sans grand talent; il aimait les sujets mythologiques.
Vanloo (Charles-André, dit Carie), frère de Jean-Baptiste, né à Nice, 1705-1765, le plus célèbre des Vanloo, fut l'élève de son frère. Il peignit des fresques à Rome, de charmantes peintures décoratives dans le palais du roi, à Turin, revint à Paris, 4734, fut de l'Académie, 1735, devint premier peintre du roi, etc. Il réussit dans tous les genres et les plus habiles graveurs ont popularisé ses œuvres. Son coloris est brillant, son pinceau est plein d'habileté; mais on lui reproche de la mollesse et de la froideur.
Vanloo (Jules-César-Denis), fils du précédent, né à Paris, 1743-1821, fut paysagiste, et a surtout représenté des vues d'Italie.
Van Lood (Gérard), né à Leyde, 1683-1760 (?), a écrit : Histoire métallique des'Pays-Bas depuis l'abdication de Charles-Quint jusqu'à la paix de Bade, en 4716 ; Histoire ancienne de Hollande, etc.
Van nions (Jean-Baptiste), né à Bruxelles, 1765-1842, fut professeur de chimie et de physique, l'un des principaux rédacteurs des Annales de chimie de Paris, et fonda à Bruxelles un Journal de chimie et de physique, qui eut beaucoup de succès. Il a publié beaucoup d'ouvrages estimés : Pharmacopée nouvelle; Principes d'électricité, Théorie de la combustion, Principes élém mentaires de chimie philosophique , Chimie des éthers; Arbres fruitiers et leur culture; etc.
Vanne (Saint), évêque de Verdun, de 498 à
VAR
VAR
525, a donné son nom à une abbaye de Verdun, célèbre par une congrégation de Bénédictins, formée en 4600, et émule de celle de Saint-Maur.
Vannes, Dariorigum Veneti, ch.-l. du départ, du Morbihan, près du golfe de Vannes, à 460 k. 0. de Paris ; 49,284 hab. Evèché. Chantiers de construction ; pêche de sardines ; commerce de sel et de produits agricoles.
Van uïève (Fkançois), peintre et graveur, né à Anvers en 4627, a laissé plusieurs tableaux remarquables. Ses eaux-fortes sont estimées.
Vanni (Andréa), peintre italien, né à Sienne, florissait de 4370 à 4413.
Vanni (Francesco), peintre, architecte et graveur, né à Sienne, 1563-4609, a composé dé belles fresques à Sienne, et de nombreux tableaux, répandus dans toute l'Europe. Son coloris est ferme et vigoureux, sa touche gracieuse. — Ses deux fils, Michel- Ange, ,4583-4674, et Raphaël, 4596-4673, ont été d'habiles artistes.
Vannucchi (ANDREA). V. ANDRÉ DEL SARTO. Vannucci (PlETRO), dit le Pérugin, de Pe-
rugia (Pérouse), sa résidence habituelle, né à Gittà délia Pieve, près de Pérouse, 4446-4524, fils d'un pauvre paysan, étudia la peinture à Florence, et, à force de travail, acquit de la réputation. En 4480, il peignit à la chapelle Sixtine de Rome cinq fresques qui ont à peu près disparu ; des fresques au Gapitole et à Saint-Pierre in Montorio. 11 vint s'établir à Pérouse, en 4490, et y multiplia ses chefs-d'œuvre. Ses tableaux sont nombreux dans toutes les grandes villes d'Italie et dans les musées de l'Europe. Le Pérugin, encore un peu sec dans son style, est surtout remarquable par le charme de ses têtes de jeunes gens et de femmes, par la grâce des
F oses et des mouvements, par l'éclat du coloris, élégance de ses architectures. Il a été le maître de Raphaël, du Pinturicchio, de l'Ingegno., d'Ubertino, Ghiberti, etc.
Van Robais (Josse), né à Courtrai, vers 4630, mort en 4685, d'une famille hollandaise, fut appelé de Middelbourg par Golbert,pour établir une fabrique de draps à Abbeville, 4665. Le roi lui avança des sommes considérables, et lui accorda de grands privilèges.
Vans (Les), ch.-l. de cant., arr- et à 26 kil. S.-O. de Largentière (Ardèche); 2,626 hab.
Vanves OU Vanvres, CODim. du cant., de
l'arr. et a 6 kil. N. de Sceaux (Seine) ; à 7 kil. S.-O. de Paris; 42,005hab. Ane. château avec parc, occupé par le lycée de Vanves.
Vanvitelli (GASPARD Van Wittel), né à
Amersfoot, 4653-4736, peignit avec talent des paysages, d'un bon coloris, places publiques, monuments, etc.
Vanvitelli (Luigi) , fils du précédent, né à Naples, 4700-1773, abandonna de bonne heure le pinceau pour l'architecture. On lui doit beaucoup de monuments, et surtout le palais de Caserte, son chef-d'œuvre. Il fut l'un des plus grands artistes de son temps.
Vaour, ch.-l. de cant. de l'arrond. et à 25 k. N.-O. de Gaillac (Tarn); 563 hab.
Vapincum, v. de l'anc. Gaule dans la Narbonnaise I™. Auj. Gap.
Vai', italien Varo, latin Varus, fl. de France, prend sa source au mont Gameleone dans les Alpes-Maritimes, arrose Entrevaux et Puget- Théniers, reçoit l'Esteron et la Vesubia, et se jette dans la Méditerranée à Saint-Laurent-du- Var, après un cours de 414 kil.
Var, départ, français de la région S.-E., formé de la Basse-Provence. Il a 608,325 hectares et 288,577 hab. Ch.-l., Draguignan. Le littoral est riche et produit les fruits, la soie, les olives et le raisin ; la petite vallée de l'Argens est également fertile. Les parties montagneuses contiennent beaucoup de chênes-lièges. Le départ. a trois arr. : Draguignan, Brignoles et Toulon,
28 cantons et 445 communes. Pêche de thons et d'anchoi? , commerce d'eau-de-vie, parfumerie, savons, etc. II y a un évèché à Fréjus ; le départ. dépend de la Cour d'appel et de l'Académie d'Aix, 45e région militaire.
Varades, ch.-l. de cant., arrond. et à 43 kil. E. d'Ancenis, sur la Loire (Loire-Inférieure); 3,449 hab Vins blancs.
Varadin (Grand-). V. WARDEIN (GROSS-).
Varadin (Peter-)- V. PETERWARDEIN.
Varaiio, v. sur la Sesia, dans la prov. et à 60 kil. N.-O. de Novare (Italie) ; 4,000 hab.
Varanger, golfe de Norvège, dans la partie orientale du Finmark, sur l'Océan Glacial ; il a environ 90 kil. de longueur.
Varano, lac d'Italie, le long de l'Adriatique, au pied du mont Gargano.
Varchi (Benedetto), né à Florence, 4502- 4565, fut notaire, entra dans les ordres et ouvrit sa maison aux hommes les plus illustres de l'Italie. Il a composé des Oraisons funèbres, des Sonnets, la Belle-mère, comédie imitée de Térence, une Histoire de Florence, de 4527 à 4538; etc.
Vardar, anc. Axius, fl. de la Turquie d'Europe, vient du Tchar-Dagh, traverse la Roumélie, arrose Uskup et Gradisca, et se jette dans le golfe de Saloniki. Cours de 300 kil.
Vardes (FRANÇOIS-RENÉ du Bec-Crespin,
marquis de), né vers 4624, mort en 4G88, courtisan célèbre au xvne s., était fils de la comtesse de Moret, devint maréchal de camp en 4649, lieutenant général en 4654, capitaine-colonel des Cent-Suisses en 4665. C'était l'un des seigneurs les plus à la mode ; mais ses intrigues le firent emprisonner, puis exiler dans son gouvernement d'Aigues-Mortes. On ne lui permit de revenir à la cour qu'en 1683.
Vardo, nom latin du Gardon.
Varel, v. du grand-duché d'Oldenbourg, à 33 kil. N. d'Oldenbourg, sur la Hase et le golfe de la Jahde ; 3,300 hab.
Vareia ou Vsereia, bourg, au S- de la Finlande, à 30 kil. N. de Fredericksamn, où Gustave III, roi de Suède, signa la paix avec la Russie, 1790.
Varen (Bernhard), né à Amsterdam vers 4620, mort vers 4680. Bon médecin, il s'occupa de mathématiques, de physique et de géographie. On a de lui : Descriptio regni Japoniœ et Siam ; Geographia generalis, ouvrage fort savant.
Varengeviiie, comm. du cant- d'Offranvillc, arrond. et à 8 kil. O. de Dieppe (Seine-Inférieure) ; 4,400 hab.
Varennes, ch.-L de cant., arrond. et à 30 k. E. de Langres (Haute-Marne) ; 4,207 hab.
Varennes-en-Argonne, ch.-l. de cant.,
arrond. et à 30 kil. N.-O. de Verdun (Meuse) , 4,396 hab. Louis XVI et sa famille y furent arrêtés, le 22 juin 4794.
Varennes - sur - Allier, ch.-l de can!., arrond. et à 30 kil. N.-O. de La Palisse (Allier), sur l'Allier , 2,562 hab.
Varennes-sous-Itlontsoreau, comm. du
cant. et de l'arr. de Sauinur (Maine-et-Loire) , . 2,000 hab.
Varennes-sur-Amance, ch.-l. de cant. de
l'arr. de Langres (Haute-Marne) ; 4,207 hab.
Varent (Saint-), ch.-l. de cant., arrond. et à 34 kil. N.-E. de Bressuire (Deux-Sèvres), sur le Thoué ; 4,899 hab.
Varèse, v. près du lac du même nom, sur l'Olona, dans la prov. et à 26 kil. O. de Côme (Italie); 7,000 hab.
vargas (Louis de), peintre, né à Séville, 4502-4568, resta longtemps en Italie, et régénéra l'école de Séville, dont il fut l'un des premiers maîtres. Ses œuvres sont remarquables par la perfection des contours, l'expression des figures, les draperies.
VAR
VAR
Vargas (André de), peintre espagnol, né à Cuença, 1613-1671, bon coloriste.
Vargas (Jean de), jurisconsulte espagnol, présida le Conseil des troubles ou Conseil de sang, créé par le duc d'Albe dans les Pays-Bas, en 1566.
Varhéiy, anc. capit. des Daces sous le nom de Sarmizegethusa, colonie romaine dite Ulpia Trajana, dans la Transylvanie. Ruines et inscriptions romaines.
Varignon (Pierre), né à Caen, 1654-1722, se lia d'étroite amitié avec le jeune abbé de Saint- Pierre, et se livra à sa passion pour les mathématiques. Il publia, en 1687, un Projet d'une nouvelle mécanique, in-4° ; entra à l'Académie des Sciences, 1688, et obtint une chaire au Collège de France en 1704. On a publié après sa mort : Traité du mouvement et de la mesure des eaux courantes et jaillissantes; Nouvelle mécanique ou statique; Eléments de mathématiques; etc
Variiiies, ch.-l. de cant., arrond. et à 8 kil. S. de Pamiers (Ariège), sur l'Ariège ; 1,666 hab.
Variiias (Antoine), né à Guéret, 1624-1696, historiographe du duc d'Orléans, 1648, puis retiré dans la communauté de Saint-Côme, s'y livra à des travaux historiques. Il a beaucoup écrit et eut d'abord une assez grande réputation; mais il est bien superficiel. Citons : Histoire du règne de saint Louis ; de Charles IX; de François /er ; — Histoire des Révolutions arrivées dans l'Europe en matière de religion, depuis 1374 jusqu'en 1569; — Histoire de Louis XI; — de Louis XI1 1 — de Charles VIII; — de Henri II ; — de François II; — de Henri III; etc., etc.
Varia (Charles), né à Nancy, 1798-1869, a été l'un des plus féconds vaudevillistes de son temps ; il s'est distingué par son entrain et par sa gaieté; il a composé toutes ses pièces en collaboration.
Varinas, v. de la république de Venezuela, ch.-l. de la prov. du même nom, sur le Santo- Domingo, à 455 kil. S.-O. de Caracas ; 8,000 hab. Récolte de tabac et d'indigo.
Varias (Lucius), poète latin, fut l'ami de Virgile et d'Horace. Il écrivit un poème sur la mort, un poème épique en l'honneur d'Auguste et d'Agrippa, une tragédie de Thyeste, un Panégyrique d'Auguste. Il fut chargé par Virgile de revoir et do publier l'Enéide, et mourut probablement vers 10 av. J.-C.
Varna, anc. Constantia, v. forte de la Turnuie d'Europe, port sur la mer Noire, dans la Bulgarie, à 470 kil. N. de Constantinople; 25,000 h. Archevêché grec. Exportation de blé, fruits, vins, cire, miel, bois. Victoire d'Amurat II sur les chrétiens, le 19 nov. 1444.
Vamavin, v. du gouv. de Kostroma (Russie). Fabrication de vaisselle de bois.
Varner (François), né à Paris, 17S9-1S54, servit dans les dragons, entra dans les bureaux du ministère de la guerre, et travailla pour le théâtre. Soit seul, soit avec Ymbert, Scribe, Bayard, Mélesville, etc., il composa de spirituels vaudevilles.
Varnhagen d'Ense (CHARLES - AUGUSTE -
Louis-Philippe), né a Dûsseldorf, 1785-1858, commença avec Chamisso, dès 1804, la publication du Musenalmanach ; puis à Berlin, s'éprit de Rachel Levin, et, pour obtenir sa main, se rendit à Tubingue, afin d'achever ses études médicales. Il combattit les Français de 1809 à 1814, et écrivit : Chants du soldat ; Récit des événements de Hambourg ; Histoire de la campagne de Tettenborn. Il rentra dans la vie privée, 1819. Il a écrit surtout des biographies, et s'est placé au premier rang parmi les prosateurs de l'Allemagne. On a de lui : Nouvelles allemandes; Poésies mêlées ; Sentences spirituelles d'Ange Silesius; Goethe dans It souvenir des contemporains; Monuments biographiques; Souvenirs et
Mélanges ,• Rachel, livre-souvenir pour ses amis; et la Société de Rachel.
Varnhagen d'Ense (Rachel-AnT0NIA-FrÉdériqce Levin, M««e), femme du précédent, née à Berlin, 1771-1833, s'associa de bonne heure au grand mouvement littéraire de l'Allemagne, et réunit dans son salon les esprits les plus éminents. Elle exerça une grande influence par les belles qualités de son esprit ; elle se maria seulement en 1814. Désormais sa vie se confondit avec celle de son mari.
Varnitza, v. de Russie dans la Bessarabie , séjour de Charles XII.
Varotari (Dario), peintre et architecte, né à Vérone, 1539-1696, élève et ami de P. Véronèse, devint à Padoue le chef d'une nouvelle école.
Varotari (Alessandro). dit le Padovanino, peintre, fils du précédent, né à Padoue, vers 1580, mort vers 1640, prit le Titien pour modèle et eut un rang honorable parmi les artistes de Venise.
Varron (CAIUS TERENTIUS Varro), fut porlé au consulat par le parti plébéien, en 216 av. J.-C. ; il s'était déclaré l'adversaire du système de temporisation adopté par Fabius. Malgré son collègue Paul Emile, il livra et perdit la bataille de Cannes contre Annibal, 2 août. Lorsqu'il revint à Rome, toute la population se porta à sa rencontre, et le sénat le remercia de n'avoir pas désespéré de la république. Le peuple lui resta toujours attaché.
Varron (MARCDS TERENTIUS Varro). né à Reate, vers 114, mort vers 20 av. J.-C, d'une famille plébéienne, riche et distinguée, se lia avec Pompée, fut l'un de ses lieutenants dans la guerre contre les pirates, et obtint une couronne rostrale. Il protesta contre le premier triumvirat, se réconcilia bientôt avec les triumvirs, s'associa à la cause de Pompée, fut son lieutenant en Espagne ; mais fit à Cordoue sa soumission à César. Retiré dans sa villa de Tusculum, il fut ami de Cicéron, estimé de César, échappa aux proscriptions d'Antoine, et vécut dès lors tranquille dans ses belles villas de Casinum, de Cumes, de Tusculum. — Il avait beaucoup lu, beaucoup écrit; mais nous ne possédons que deux de ses œuvres : De lingua latina, qui avait 30 livres ; il n'en reste plus que 6 (du Ve au Xe); et le De re rustica, suite de trois dialogues. Il nous reste des fragments de ses Satires Ménippées ; on a l'analyse, faite par saint Augustin, d'un traité Sur la philosophie, et des fragments du recueil des Sentences. Ses Antiquités humaines se divisaient en quatre sections ; mais ses Antiquités divines firent surtout la réputation de Varron ; cet ouvrage précieux a été malheureusement perdu, probablement au xive siècle. Antiquaire passionné, Varron abonde en formes archaïques.
Varron (PURLIUS TERENTIUS Varro), né à Narbonne, chez les Atacini, d'où son surnom d'Alacinus, 81-37 av J.-C, s'exerça dans l'épopée, la poésie didactique, l'élégie, la satire. Il avait peu réussi dans la satire, mais on vantait ses élégies.
Varsovie, en polonais Warszava, en allemand Warschau, v. de la Russie, capit. de l'anc. roy. de Pologne et du gouvern. du môme nom, sur la rive gauche de la Vistule, à 1,180 kil. S.-O. de Saint-Pétersbourg ; 340,000 hab., avec le faubourg fortifié de Praga sur la rive droite du fleuve. Archevêché ; université. Commerce important et grand marché de laines; foires considérables. On y remarque la cathédrale de Saint-Jean, le Zamek, anc. palais royal, le palais Krasinski, le bazar de Marie-Ville, la belle place de Sigismond ; etc. — Varsovie ne fut qu'un gros bourg jusqu'au xvie siècle. En 1566, Sigismond II en fit la capitale de la Pologne.
Varsovie (Gouvernement de), gouv. de la