‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 593 sur 657 · VAT · texte numérisé non relu

VAT

Pologne russe, arrosé par la Vistùle, la Piîicn. le Bug, la Prosna et la Wartha. Forets de pins et de bouleaux ; beaucoup de céréales. Superficie. 14,562 kil. carrés ; popul., 926,000 hab.

Varsovie (Grand-duché de), formé par Napoléon 1er, en 1807, d'une partie de l'anc. royaume de Pologne, borné par la Prusse au N., la Russie à l'E., la Galicie autrichienne au S., la Silésie prussienne à l'O. Capit., Varsovie; villes princ.:Cracovie, Lublin, Posen, Zamosch. Le

frand-duc fut le roi de Saxe, Frédéric-Auguste. 1 était rattaché à la Confédération du Rhin. Il fut démembré en 1815.

Varus (P. Quintilius), fils de l'un des lieutenants de Brutus et de Gassius, fut consul, 13 av. J.-G., et eut le gouvernement de la Syrie, puis celui de la Germanie, 6 après J.-G. Les Germains, conduits par un jeune chef des Chérusques, Arminius, surprirent Varus et ses trois légions dans les défilés de Teutberg, sa tête fut envoyée à Maroboduus, roi des Marcomans, 9 après J.-C.

Varus, nom latin du Var.

Varxy, ch.-l. de cant., arrond. et à 15 kil. S.- 0 de Clamecy (Nièvre); 2,941 hab. Patrie des Dupin.

Vasa ou Wasa, famille qui a donné sept rois à la Suède et trois à la Pologne Elle tirait son nom d'un château, situé à 4 kil. de Stockholm.

Vasa OU Wasa. V. NlCOLAÏSTADT.

vasnrhéij, v. à 24 kil. N.-E. de Szegedin (Hongrie) , 7,000 hab.

Vasarhéiy (Maros.), en allemand Markstadt, v. sur le Maros, à 75 kil. S.-E. de Klausenbourg (Transylvanie), 15,000 hab.

Vasarhély iSomlyo), V. à 55 kil. O de

•Veszprim (Hongrie) , 5,000 hab.

Vasari (Giorgio), peintre, architecte et biographe, né à Arezzo, 1512-1574, peignit d'abord des fresques et des tableaux ; puis s'occupa d'architecture Le grand-duc Gosme I" le chargea de nombreux travaux d'architecture et de peinture. Il abusa de sa facilité, ses figures ne sont pas toutes correctes, et son coloris est pâle et sans vigueur Comme architecte, il a restauré le Palazzo-Vecchio de Florence, et le Palais des Offices, etc. Il a fondé, en 1561, l'Académie des beaux-arts de Florence. Il est surtout célèbre par son recueil biographique, le Vite dé1 più eccelenti pittori, scultori,e architetti, ouvrage précieux pour l'histoire de l'art et écrit avec une élégante simplicité.

Vasates, anc. peuple de la Novcnipopulanie (Gaule), capit. Vasatcs ou Cossio, auj Bazas.

Vasco-Fernandes, surnommé Gran-Vasco, peintre portugais, né à Viseu, en 1552.

Vasco de Gama, Y. GAMA.

Vasconcellos (MlGUEL de), homme d'Etat

portugais, fut, à Lisbonne, secrétaire d'Etat, auprès de Marguerite de Savoie, vice-reine au nom de Philippe IV, 1635. Il excita la haine des Portugais et fut la première victime de la conjuration qui rendit au Portugal son indépendance, 1640.

Vascon^ades (Provinces); synonyme de Provinces basques.

Vasconia, nom latin de la Gascogne.

Vascons, Vascones, peuple de l'anc. Espagne, dans la Tarraconaise, entre l'Ebre et les Pyrénées (Navarre et Biscaye). Ils s'établirent au N. des montagnes, au vn« s., et donnèrent à l'anc. Novempopulanie le nom de Vasconie ou Gascogne.

Vascosan (Michel), né à Amiens, vers 1500, rr.ort en 1576, lut imprimeur à Paris, en 1530, et donna beaucoup d'éditions, qui se distinguent par la beauté du papier, l'élégance des caractères et la correction du texte.

Vasiii-Potamo, petit 11. de Grèce, qui se

jette dans le golfe de Kolokythia; plusieurs pensent qu'il est l'anc. Eurotas.

Vasio, v. de l'anc. Gaule, chez les Voconces. V. VAison. '

Vasies, comm. du cant. de Ménigoutte, arr. de Parthenay (Deux-Sèvres) ; 2,916 hab.

Vasquez (Gabriel), jésuite, né à Belmonte (Nouvelle-Castille), 1551-1604 , eut une grande réputation comme casuiste; ses doctrines se rapprochent de celles d'Escobar.

Vassal, Vassaux, du germain gast, convive, ou gessel, compagnon. On nommait ainsi, à l'époque féodale, le seigneur, possesseur d'un fief, dans ses rapports avec le seigneur suzerain, dont il relevait. On appela grands vassaux ceux qui relevaient directement du souverain ; arrière-vassaux ou vavasseurs, ceux qui tenaient leur fief d'un seigneur déjà vassal lui-même.

Vasse ( CORNÉLIE - PÉTRONILLE - BÉNÉDICTE

Wouters, baronne de), née à Bruxelles, 1737- 1802, a laissé : Aveux d'une femme galante; l'Art de corriger et de rendre les hommes constants; Traduction du théâtre anglais depuis l'origine des spectacles jusqu'à nos jours ; etc.

Vassili, Vasili OU Basile 1er, grand-prince

de Russie, fils d'Iaroslav II, succéda à son frère, laroslav III, en 1272. Il mourut en 1276.

Vassili II, fils et successeur de Dmitri IV, en 1389, combattit les Tatars, qui l'assiégèrent dans Moscou, et auxquels il paya rançon, 1408. Il mourut en 1425.

Vassili m, fils et successeur du précédent, à l'âge de dix ans, fut vaincu et pris par le khan tatar de Razan, 1446. Un de ses cousins lui fit crever les yeux; rétabli sur le trône, il s'associa aussitôt son fils aîné, Ivan III II mourut en

Vassili IV, fils et successeur d'Ivan III, en 1505, porta le premier le titre d'autocrate, soumit complètement Novgorod et Pskov, enleva Smolensk aux Lithuaniens, battit les Tatars de Kazan, se fit religieux, après une grave maladie, et mourut bientôt, 1533.

Vassili v, Chouiski, descendant de Vladimir le Grand, fut régent pendant la minorité de Fédor II, 1605; puis il fut proclamé tzar, et, soutenu par 5,000 Suédois, battit plusieurs faux Dmitri. Mais il fut vaincu, en 1609, par Sigïsmond, roi de Pologne, et mourut captif à Varsovie.

Vassy, Vassiacum, ch.-l. d'arrond. du dép. de la Haute-Marne, â 60 kil N.-O. de Chaumonl, sur la Biaise ; 3,584 hab. Forges, bois, ciment romain très estimé. Le massacre des protestants de Vasjy par les gens du duc de Guise fut le signal des guerres civiles religieuses, 1er mars

Vassy, c.-l. de cant., arr. et à 18 kil. E. do Vire (Calvados); 2,635 hab.

Vasthi, femme d'Assuérus, roi de Perse, fut répudiée par ce prince, qui choisit Esther pour la remplacer.

Vasto (il), Istonium, v. de la prov. et à 72 kil. S.-E. de Chieti (Italie), près de l'Adriatique ; 10,000 hab. Eaux minérales.

Vatable (FRANÇOIS Watebled OU), né à Ga-

maches (Picardie), mort en 1547, fut professeur d'hébreu au Collège de France, en 1530, et abbé de Bellozane. La Bible qui porte le nom de Bible Vatable contient, avec le texte hébreu, la version de la Vulgate et celle de Léon de Juda. Il a traduit en latin les Parva naturalia d'Aristote.

Vatace (Jean III Ducas, dit), né à Didymotique (Thrace), en 1193, de la famille de Ducas, devint le gendre de Théodore Lascaris, empereur de Nicée, et lui succéda, en 1222. Il eut à lutter contre les empereurs latins de Constantinople, prit Thessalonique, 1246, et, quand il mourut, en 1255, il avait bien préparé Je rétablissement de l'empire grec.

VAU

VAU

Vaian, ch.-l. de cant., arrond. et à 21 kil. N.-O. d'issoadun (Indre); 2,893 hab.

v ater (Jean-Séverin), théologien et philologue allemand, né a Altenbourg (Saxe), 1771-1826, a laissé: Grammaire hébraïque; Manuel des Grammaires hébraïque, syriaque, chaldéenne et arabe; Commentaire sur le Pentateuque, Histoire universelle de l'Eglise chrétienne, depuis la réforme; etc.

Vathi, v. du roy. de Grèce, ch.-l. de l'île de Theaki( Ithaque), port sur la côte E. ; 2,000 hab.

Vathi, capit. de la principauté de Samos, port sur la côte N de l'île -.2,400 hab.

Vathi, nom moderne d'Aulis.

Vatican, palais et résidence ordinaire des papes à Rome, entre le mont Vatican et le Tibre, a l'extrémité N.-O de la ville. Fondé, dit-on, par Constantin ou par le pape saint Symmaque, a la tin du ive siècle ap. J.-C, il fui rebâti par Eupene IV, au xi« s., augmenté par Nicolas V, Sixle IV, Alexandre VI, Jules 11, Léon X, Sixte- Quint, et plus récemment par Pie VI et Pie VII.

-Vatican (Mont), une des collines de Rome, sur ia rive droite du Tibre, n'était pas comprise dans Pane, ville.

Vatimesnil (ANTOINE- FRANÇOIS-HENRI t,c-

febvie de), né à Rouen, 1789-1860, fut conseiller auditeur a la Cour impériale de Paris, en 4812; substitut du procureur général, 1821, et secrétaire général du ministère de la justice, 1822. Ministre de l'instruction publique, clans le cabinet Martignac, 1828, il se rallia franchement à celte tentative de conciliation ; il améliora la situation de l'Université; soutint énergiquement les ordonnances du 16 juin 1828, qui soumettaient au régime universitaire les établissements des jésuites, etc. Député, de 1830 a 1834. il ne refusa pas son concours au nouveau gouvernement. Il devint le conseil de nombreuses congrégations religieuses, et revendiqua énergiauement la liberté d'enseignement. Il fit partie e l'Assemblée législative en 1849, et fut membre influent du parti de l'ordre. Il protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et rentra dans la vie piivéc.

\atinius (Poblius), questeur en 62 av. J.-C, puis tribun du peuple, en 58, accompagna César en Gaule, fut préteur en 53, consul, en 46, et reçut le triomphe, en 43. 11 eut, à Rome, une triste réputation.

Yatout (Jean), né à Villefranche (Rhône), 1792-1848, sous-préfet, secrétaire de M Decazes, fut révoqué, en 1820, et devint bibliothécaire du duc d'Orléans. Après la révolution de 1830, il fut député, conseiller d'Etat en service extraordinaire, directeur des monuments publies et historiques, et membre de l'Académie française, le 6 janvier 1848 II suivit la famille royale dans l'exil, et mourut à Claremont. On a de lui : les Aventures de la fille d'un roi racontées par ellemême, les Gouvernements représentatifs au congrès de Troppau . de l'Assemblée constituante; Catalogue historique des tableaux appartenant au duc d'Orléans, Galerie lithographiée des tableaux du duc d'Orléans; Histoire du Palais- Royal, la Conspiration de Cellamare, Souvenirs historiques des résidences royales de France, 7 vol. in-8<> , etc., etc.

vatte-i (Emmeiuch de), né à Couvet (Neuchâtel), 1714-1767, fut ministre de Saxe a Berne, conseiller privé d'Auguste 111. On lui doit : Défense du système de Leibn/tz; Loisir philosophique, etc. Mais il est surtout connu par son livre mit le Droit des gens, 1757, 2 vol. in-4<>, l'un des ouvrages fondamentaux de la science.

Vauban (SÉBASTIEN Le Prestre, Seigneur de), né a Saint-Léger de Foucheray (Nièvre), 'ôŒ-Wu?, s'enrôla, a dix-sept ans, dans l'armée du prince de Condé, révolté contre l'autorité royale. Mazarin le nomma lieutenant, et bientôt

il se distingua comme ingénieur, sous le chevalier de Clerville.il dirigea beaucoup de sièges dans la guerre contre l'Espagne; accompagna Louis XIV dans la guerre de Flandre, prit Tournai, Douai, Lille, etc. C'est alors que Louvois se déclara son protecteur; Vauban fut chargé de tous les travaux de fortification sur la frontière du Nord, et se montra aussi probe qu'intelligent Dans la guerre de Hollande, il conduisit la plupart des sièges; en 1674, il fut nommé brigadier des armées du roi; en 1675, il obtint la création du corps des ingénieurs, et devint maréchal de camp, 1676. 11 entoura la France, de Dunkerque aux Pyrénées orientales, d'une admirable ceinture de forteresses, en sa qualité de commissaire général des fortifications; il travailla à trois cents places, éleva 33 places nouvelles; il portait également son activité et son génie sur les côtes de l'Océan. En 1688, il fut nommé lieutenant général ; dirigea les grands sièges de Mons, 1691, de Namur, 1692; donna l'idée de la création de l'ordre de Saint-Louis, dont il fut grand-croix, 1693, puis s'occupa de défendre les côtes jusqu'à la fin de la guerre. En 1699, il fut élu membre honoraire de l'Académie des Sciences; en 1703, il fut nommé maréchal ; en 1705, il reçut le cordon bleu. — Comme ingénieur. Vauban est placé au premier rang dans l'art d'attaquer et de fortifier les places. C'est lui qui a inventé la baïonnette à douille et le fusil-mousquet. Grand patriote, comme l'appelle Saint-Simon, il écrivit des Mémoires pour demander le rétablissement de Fédit de Nantes II fut le précurseur des économistes modernes, et réunit une multitude d'écrits, qu'il intitulait : Mes Oisivetés, el qui formaient 12 vol. in-fol II écrivit la Dîme royale, proposait de remplacer la multitude des taxes arbitraires par une contribution unique du dixième au maximum du revenu en nature de toutes les terres et du revenu en argent de tous les auires biens Ce livre parut en 1707, et fut très mal accueilli par Louis XIV; un arrêt du conseil en ordonna la confiscation. — Le général de la Tour-Foissac a réuni les Œuvres militaires de Vauban, 1796, 3 vol. in-8<>. Parmi ses autres ouvrages imprimés, on trouve . Traité de l'attaque et de la défense des places, suivi d'un Traité des mines , Essais sur la fortification, Traité des sièges, de l'Importance dont Paris est a la France, et le soin que l'on doit prendre de sa conservation , Le Projet d'une dixme royale a été réimprimé dans les Economistes français du

XVIIie S-

Vanban (ANTOINE I^e Prestre, comte DE),

cousin du précédent, 1659-1731, entra au service dès 1672, et accompagna son illustre parent dans presque tous ses travaux, ii fut lieutenant général, en 1704. Il contribua à la défense de Lille, 1708, et dirigea le siège de Barcelone,

Vauban (JACQDES-ANNE-JOSEPH l.e Prestre, comte de), petit-fils du précédent, né à Dijon, 1754-1816. aide de camp deRcchambeau en Amérique, colonel en 1784, émigra en 1791, fut aide de camp du comte d'Artois, prit part à l'expédition de Quiberon, 1795. et rentra en France sous le Consulat. Il fut arrêté en 1806, et enfermé au Temple ; il rédigea des Mémoires historiques pour servir à l'histoire de la guerre de la Vendée, qui déplurent aux royalistes Les Bourbons ne voulurent pas le voir en 1815.

Vaubecomt, ch.-l. de cant., arrond. et à 28 kil. N. de Bar-le-Duc (Meuse) ; 956 hab.

Vaublauc (VlNCENT-M ARIE Yiénot, COmte

de), né a Saint-Domingue, 1756-1845, d'une famille originaire de Bourgogne, quitta l'armée dès 1782 Député a l'Assemblée législative, il fut l'un des chefs du parti constitutionnel. Après le 9 thermidor, il fut l'un des chefs du parti

VAU

VAU

ciiohien ; entra au Conseil des Cinq-Cents, 4796 ; mais au 48 fructidor, condamné à la déportation, il se réfugia en Italie Rentré en France sous le Consulat, il fut membre du Corps législatif, 4800, préfet de la Moselle, 4805, comte de l'Empire; il se distingua par l'exagération de ses adulations II accueillit la Restauration avec enthousiasme, fut nommé conseiller d'Etat et préfet des Rouches-du-Rhône, 4815, puis ministre de l'intérieur II eut toutes les sympathies de la Chambre introuvable. Il ne reparut à la Chambre qu'en 4820, et fut membre influent du côté droit. On a de lui : Rivalité de la France et de V Angleterre ; du Gouvernement représentatif en France; du Commerce de la France, des Administrations provinciales et municipales ; le Dernier des Césars, ou la chute de l'empire romain, poème en 42 chants : Fastes mémorables de la France, Mémoires et souvenirs, etc., etc.

Vaubois (Claude-Henri Beigrand, comte de), né à Château- Vilain, 17iS-4839, capitaine d'artillerie à la Révolution, devint général de division, et fit partie de l'armée envoyée en Egypte, 4798. Chargé de commander à Malte, il défendit la ville contre les habitants, contre les Anglais, les Russes, les Portugais, les Napolitains qui l'assiégeaient; il capitula avec tous les honneurs de la guerre, 4800. 11 fut nommé sénateur et comte de l'Empire.

Vaucanson (Jacques de), né à Grenoble, 4709-1782, vint étudier les sciences à Paris, et s'y fit connaître surtout par ses automates, le joueur de flûte, le joueur de tambourin et de galoubet, les Canards, etc. La collection de ses machines a été malheureusement dispersée après lui. Il fut membre de l'Académie des Sciences, en 1746.

Yauceiies, village du Cambrésis, à 7 kil. S. de Cambrai ; autrefois abbaye de Cisterciens. Trêve signée le 5 février 4556 entre Charles- Quint et Henri II.

Vauchamps, village de l'arrond. et à 35 kil. S.-O. d'Epernay (Marne). Victoire des Français sur Blùcher, le 44 février 4814.

Vauciuse, Vallis clausa, village de l'arrond. et à 30 kil. E. d'Avignon (Vauciuse); près de la fontaine de Vauciuse chantée par Pétrarque.

Vauciuse, départ, français de la région du S.-E , formé du Comtat-Venaissin, de la principauté d'Orange et d'une partie de la Haute- Provence. Il a 354,771 hectares et 244,149 hab. L'ouest se compose de plaines fécondées artificiellement par une culture savante et de nombreux béais ou canaux d'irrigation. On y récolte les olives, le raisin, la garance, les fruits, les melons. Grande culture de mûrier ; élève de vers à soie et d'abeilles. Soieries, lainages ; commerce d'eaux-de-vie, d'essence, de confitures, etc. Il y a quatre arrondissements : Avignon, Apt, Carpentras et Orange; 22 cantons et 450 communes. Il forme le diocèse d'Avignon ; dépend de la Cour d'appel, de l'Académie de Nîmes, de la 45e région militaire.

laucouieurs, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 50 kil. S. de Commercy (Meuse), sur la Meuse; 2,726 hab. Jeanne d'Arc vint y trouver le gouverneur Baudricourt pour lui demander une escorte. La comtesse Dubarry y naquit.

\and, auc. Pag us Urbigenus, en allemand Waadt, l'un des 22 cantons suisses, au S.-O. Capit. Lausanne. Il a 3,223 kil. carrés, 238,000 h., dont 219,000 protestants. Il est arrosé par la Saane, et touche au Rhône, aux lacs de Genève et de Neuchàtel. Vins estimés, fruits, chanvre, eaux minérales; grande fabrication de pièces d'horlogerie. Constitution démocratique. — Possédé par les duc de Savoie,il fut conquis par les Bernois et resta sous leur domination jusqu'en 4798

Vaudemont, village de l'arrond. et à 35 kil S.-O. de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Autrefois

ch.-l. de comté érigé en 4070, qui appartint à la maison de Lorraine depuis la fin du xiv<» siècle,

Vaudemont (ANTOINE de Lorraine, Comte

de), petit-fils de Jean 1er, duc de Lorraine, disputa la succession à René d'Anjou, fut soutenu par le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et, avec l'aide du maréchal Jean de Toulongeon, battit et prit son rival à Rulgnéville. La lutte ne cessa que par le mariage de Ferri. fils du comte de Vaudemont, avec xYlande, fille de René, 4444. De ce mariage naquit René II de Vaudemont, qui fut duc de Lorraine, en 4473. Le comte de Vaudemont était mort en 4447.

\audois, sectaires, ainsi nommés, dit-on, mais c'est peu probable, de leur chef, Pierre Valdo. On les trouve à Lyon, vers le milieu du xii* s., et on leur donne différents noms, Pauvres de Lyon, Humiliés, Sabotés; on les appela aussi Cathares, d'un mot grec, qui signifie purs; ils avaient des prêtres nommés barbes On les a confondus à tort avec les Albigeois ; ils furent poursuivis par le fer comme par le feu. Ils essayèrent de se rapprocher des protestants; au xvie s., le parlement d'Aix, entraîné par leurs ennemis, les condamna à l'extermination ; l'arrêt fut impitoyablement exécuté, en 4545. On détruisit Mérindol, Cabrières, les villages qu'ils occupaient, beaucoup de Vaudois furent massacrés ou jetés sur les galères; d'autres parvinrent à se réfugier dans les Alpes, en Suisse et dans le Piémont. Ces derniers furent persécutés en 4686-87, à l'instigation du gouvernement français. Mais Victor-Amédée permit aux Barbets de revenir dans leurs villages, 4689.

\audoncourt (FRÉDÉRIC-FRANÇOIS Guillaume, baron de), né à Vienne (Autriche), 1772-1845, s'enrôla dans l'armée française, en 4791, servit, sous son père, nommé générai, fut chargé, en 4791, d'organiser l'artillerie de la république Cisalpine, et réussit. Il fut colonel après Marengo ; général de brigade, 48U9, et baron, 4840. Au retour de i'îie d'Elbe, Napoléon le fit général de division. Il fut condamné à mort par contumace, à la seconde Restauration, se réfugia en Allemagne, rentra en France, 4825 11 fonda alors le Journal des sciences militaires. On lui doit : Histoire des campagnes d'Annibal en Italie, suivie d'un Abrégé de la tactique des Romains et des Grecs, Relation impartiale du passage de la Bérésina; Mémoires pour servir à V histoire de la guerre entre la France et la Russie en 4812; Hist. de la guerre soutenue par les Français en Allemagne en -1813 ; Hist. des campagnes de 1S14 et de 4815 en France; Hist. politique et militaire du prince Eugène; Quinze années d'un proscrit; etc.

Vaugelas (CLADDE Favre de), né à Meximieux, à 40 kil.E. de Trévoux, 1585-4660, fut chambellan'de Gaston d'Orléans, et l'un des premiers membres de l'Académie. 1635 II ne publia qu'en 1647 ses Remarques sur la langue française, et ne put achever le second volume; il travailla trente ans à une traduction de Quinte-Curce, qui parut en 4653. Il exerça une influence véritable sur notre langue.

Yaugirard, Vallis Bostroniœ, Vauboitron, au moyen age, autrefois village du départ, de la Seine, entre le mur d'octroi de Paris et l'enceinte fortifiée, au S.-O. Annexé a la ville, en 48CO, il en forme le XVe arrondissement; 402,000 hab.

vaugneray, ch. -1. de cant., arrond. et à 45 k. O. de Lyon (Rhône); 2,002 hab.

Va « jours, village de l'arrond. et à 48 kil. S.-E. de Pontoise, entre la Marne et le canal de l'Ourcq, 2,193 hab.

Vauiîon (Dent de), montagne du canton de Vaud (Suisse), dans la chaîne du Jura, à 4,440 m. au-dessus du lac de Genève.

Vaulry (Saint.), ch.-l. de cant., arrond. et à 42 kil. N.-O. de Guéret (Creuse); 2,576 hab.

VAU

VEG

VauU.Cemay, anc. abbaye cistercienne, entre Chevreuse et Rambouillet," fondée en 1128.

Vauquelin (JEAN), sieur de la Fresnaye,

né au château de La Fresnaye, près de Falaise, 15;o-1007, président au présidial de Caen . a laissé les Foresteries, des idylles, des sonnets, des épigrammes. un Art poétique en 3 chants, etc.

Vauquelin (NICOLAS), sieur des Yveteanx,

fils aî:ie du précédent, né au ehàteau de La Fiesnaye. 1567-16*9. lieutenant général au bailliage de Caen, précepteur de César de Wndôme, puis du dauphin, en 1609, vécut ensuite en épicurien. Il a composé des sonnets, des odes, des stances, qui ne sont pas sans mérite.

Vauquelin ( Louis-Nicolas ) , né à Saint- André-d'Hebertot, prés de Pont-1'Evêque, 1763- •1829, fils de pauvres cultivateurs, se livra avec ardeur à l'étude, et fut protégé par Fourcroy. 11 devint inspecteur et professeur de docimasïe à l'Ecole des mines, 1795, professeur adjoint de chimie à l'Ecole polytechnique, membre de l'Institut. Sous le Consulat, il fut professeur au Collège de France, professeur de chimie au Jardin des plantes, à la Faculté de médecine Vers la fin de sa vie, il fut député de Lisieux, 18-27 II a découvert le chrome et la glucine, en 17'J8; il a fait de nombreuses observations, utiles à l'hygiène, a la médecine, etc. On a de lui plus de 60 Mémoires avec Fourcray, et 180, publiés par lui seul.

Vauvenargues (Luc de Clapiers, marquis

de), né a Aix, 1715-1747, sous-lmutenant à dixhuit ans. eut les pieds gelés dans la retraite de Bohême, et passa ses dernières années dans la souffrance; c'est alors qu'il composa ses ouvrages. Il publia, en 1746, une Introduction à la connaissance de V esprit humain, suivie de Réflexions et de Maximes, in-12. C'est un moraliste moins profond que Pascal, moins abondant que La Bruyère, moins égoïste que La Rochefoucauld; il écrit avec élégance.

Vauvenargues, village de l'arrond. et à 43 kil. N.-E. d'Aix (Bouches-du-Rhône).

Vauvert, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S. de Nîmes (Gard) ; 4,100 hab.

Vauvîiiers, ch.-l. de cant., arrond. et à 45 k. N.-O. de Lure (Haute-Saône); 1,186 hab.

Vauviiiiers ( Jean-François), né à Noyers (Yonne), 1737-1801, professeur de grec au Collège de France, écrivit un Examen historique et politique du gouvernement de Sparte, et des Essais sur Pindare. Membre de l'Académie des Inscriptions, 1782, il travailla aux Aotices et extraits des manuscrits, acheva le Sophocle de Capperonnier, 2 vol. in-4<>, etc., etc. Pendant la Révolution, il se distingua par son courage, attaqua la constitution civile du clergé, refusa de prêter serment de haine a la royauté, fut membre du conseil des Cinq-Cents, proscrit au 18 fructidor. Il alla mourir en Russie.

Vaux (Noël de Jourda, comte de), né au château de Vaux, près du Puy, 1705-1788, lieutenant général en 1759, et, généVal en clief, soumit la Corse en deux mois, 1769. Il fut maréchal en 1783.

Vaux, comm. du cant. et de l'arr. de Villefranche (Rhône); 2,354 hab

Vaux., comm. du cant. de Meulan, arrond. et à 30 kil. N.-O.- de Versailles (Seine-el-Oise), sur la Seine, 1,400 hab.

Vaux.Praslin. V. MAINCY.

Vaux-de-Vîre(Les), valiéedelaNormandie, près de Vire (Calvados), célébrée par le poète Olivier Basselin.

Vaux-sous-Chè-vremont, comm. de lapi'OV.

de Liège (Belgique), à 8 kil. de Liège, sur la Vesdre.

Vauxcelles (SlMON-JÉRÔME Courlet, abbé

de), né à Versailles, 1733-1802, prédicateur du roi, 1756, collabora à la Quotidienne et au Mémo- |

rial. fut proscrit au 18 fructidor, mais put se cacher à Paris. On a de lui : Eloge de Daguesseau; Panégyrique de saint Louis; Oraison funèbre de Louis XV; etc.

Vavincourt, ch.-l. de cant., arrond. et à 8 kil. S. de Bar-le-Due (Meuse); 587 hab.

Vay, comm. du cant. de iNozav, arr. de Châteaubriant (Loire-Inférieure); 3,302 hab.

Vayrac, ch.-l. de cant.. arrond. et à 54 kil. X.-E. de Gourdon (Lot); 4,867 hub.

Vayres, bourg de l'arrond. et à 6 kil S.-O. de Libourne (Gironde), sur la Dordogne; 2,000 h.

Vayvode. V. VoiVODE.

Vecellio (TlZIANO). dit le Titien. V TlTIEN.

Veceilio (Francesco), peintre, frère aîné du Titien, né à Cadore, 1475-1560, élève de Gentile Bellim, soldat, montra un talent véritable.

Veceilio (Orazio), fils aîné du Titien, né à Venise, 1515-1576, se distingua surtout par ses portraits.

Veceilio (César), cousin du Titien, né à Cadore, vers 1530, mort en 1600, reçut les leçons du Titien, et a laissé des tableaux estimés. On lui doit deux recueils assez rares : Degli Abiti antichi e moderni in diverse parte del mondo, et la Corona délie nobile e vertuose donne.

Veceilio (Marco), cousin du Titien, né à Venise, 1545-1611, fut élevé avec soin par le grand peintre, qu'il aida dans ses travaux.

Veceilio (Tiziano), dit Tizianello, fils du précédent, né à Venise, 1570-1650. imita le Titien avec talent, mais tomba plus tard dans l'afféterie.

Vechel, bourg des Pays-Bas, sur l'Aa, dans le Brabanl ; 4,000 hab.

Vecht, petit fl. de la Basse-Allemagne, arrose les prov. prussiennes de Westphalie et de Hanovre, les prov. hollandaises de Drenthe et d'Over-Yssel , et se jette dans le Zuiderzée. Cours de 175 kil.

Vecht, un des bras du Rhin, se sépare du Vieux-Rhin, rive droite, à Utrecht, et se jette dans le Zuiderzée.

Veehta, v. du grand-duché et à 46 kil. S. d'Oldenbourg; 3,000 hab.

védanta, l'un des deux systèmes orthodoxes de la Mimansa indienne; il s'appuie sur les Védas.

védas, livres sacrés des Hindous, écrits en sanscrit; ils sont au nombre de quatre : 1° le Rig, recueil de prières et d'hymnes en vers ; 2° VYadjour, prières en prose. 3° ie Sama, prières destinées a être chantées; 4<> VAtharvan, formules de consécration, d'expiation et d'imprécation. Les trois premiers livres ont été publiés par Vyasa. Il y a un grand nombre de commentaires des Védas, surtout les Pouranas et les Soutras.

védènes, comm. du cant. de Bédarrides.

arr. d'Avignon (Vauciuse); 2.226 hab.

Veen (OCTAVIO OU OTHON Van), OU Otto Vé-

7iius, né à Leyde, 1556-1634, étudia en Italie, devint en 1594 'directeur de l'Académie d'Anvers, et fut le maître de Rubens. Van Veen manquait d'expression, mais était très habile dans l'emploi du clair-obscur Ses principaux ouvrages sont à Anvers. Il a aussi écrit : Vie de saint Thomas d'Aquin, avec 32 planches; Hist. des sept infants de Lara.

Veendam, v. de la prov. et à 30 kil. S.-E. de Groningue (Pays-Bas), 6,400 hab.

Veere, v. des Pays-Bas, port sur la côte E. de l'île de Valcheren (Zélande). Armements pour la pêche.

\ega-Carpio (FÉLIX Lope de), né à Madrid. 1562-1635. eut une vie très agitée par les passions, fut soldat, servit dans l'Invincible Armada, se maria deux fois, courut les aventures, puis entra dans les ordres, 1609, et fut chapelain de la confrérie de Saint-François. C'est surtout dans cette dernière partie de sa vie

VEJ

Page 1