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sandro, avec Beccaria, Frisi, Carli, la Société du Café, qui publia, depuis 1764, le journal intitulé il Caffè. pour la réforme des abus. Son Discorso suif indole dell piacere e del dolore a été traduit; il s'est placé au premier rang des économistes de son temps par ses Meditazioni sulV economia politica. On lui doit encore une Storia di Milano, 2 vol. in-4».

Veni (At.essandro), frère du précédent, né à Milan, 1741-18I6, avocat distingué, partagea surtout les travaux de son frère. Il eut l'idée malencontreuse d'abréger Y Iliade; composa de froides tragédies, publia deux romans intéressants, mais son ouvrage le plus connu, ce sont les Nuits romaines au tombeau des Scipions, dialogues trop déclamatoires, entre d'illustres Romains de la république et de l'empire.

Verri (Carlo), agronome, frère des précédents, né à Milan, 1743-1823. On lui doit : l'Art de cultiver les mûriers, Sur la culture de la vigne, etc.

l'erria, anc. Berœa, Y. Verta.

Verrie (La), comm. du cant. de Mortagne, arr. de La Roclie-sur-Yon (Vendée); 2,232 hab.

"Verrius Fiaccus, grammairien latin, fut précepteur des deux petits-fils d Auguste, Caïus et Lucius Agrippa. Il avait composé des traités de grammaire et d'histoire, Saturnalia, lies memoria dignœ, de Orthographia, De verborum significatione, dont il y a quelques fragments; on a aussi les restes d'un calendrier romain qu'il avait rédigé, les Fastes Prénestins.

Verrue (JEANNE-BAPTISTE D'Albert de I^uy-

nes, comtesse de), 1670-1736, fille de Louis- Charles, duc de Luynes, épousa, en 1683, le comte de Verrue, devint la maîtresse de Vietor- Amédée II, duc de Savoie, et bientôt gouverna toute la cour. Elle finit par s'ennuyer de la gêne où le duc la retenait; et vécut àParis, attirant autour d'elle les gens d'esprit et les philosophes épicuriens.

Verrue, bourg fortifié à 40 kil. N.-E. de Turin (Italie), sur un rocher escarpé, à la droite du Pô.

Versailles, ch.-l. du départ, de Seine-et- Oise, à 18 kil. S.-O. de Paris. Evêché. La ville se compose de trois quartiers : Saint-Louis, Notre-Dame et Monirouil. C'est une ville régulièrement bâtie, mais triste, avec de magnifiques avenues ; églises Saint-Louis et Notre- Dame; statues de Hoche et de l'abbé de l'Epée. Versailles semble une dépendance de son château célèbre dont l'histoire est en grande partie celle de la ville. — La seigneurie de Versailles fut achetée par Louis XIII, qui y fit construire un petit château pour ses équipages de chasse, vers 1627. Louis XIV résolut d'y faire sa résidence habituelle, et, pendant plus de 20 ans, on travailla à la construction et aux embellissements du château et du parc. Le Vau, mais surtout Jules Hardouin Mansard, dirigèrent les travaux; Lebrun fut chargé de la décoration intérieure, Le Nôtre dessina le parc et l'embellit. Louis XIV put habiter le château dès 1672; la cour s'y établit définitivement en 1682. L'histoire du palais de Versailles, avec ses dépendance, le Grand Trianon, construit en 1676, le Petit Trianon, créé par les soins de Louis XV, est celle de l'ancienne monarchie. C'est â Versailles que s'ouvrirent les Etats généraux, le 5 mai 1789; c'est dans la salle du Jeu de Paume que les députés jurèrent de ne se séparer qu'après avoir donné une Constitution à la France, 20 juin. Louis-Philippe a dépensé des sommes énormes pour en faire un Musée national, consacré aux g/oires de la France, et inauguré en 1837. Versailles a été, de 1871 a 1881, le siège du gouvernement. C'est la patrie de Philippe V, roi d'Espagne, de Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, de Miot, de l'abbé de

l'Epée, Hoche, Ducis, Arnault, Tissot, Houdon, Alex. Berthier, Gourgaud. etc. , 48,324 hab.

Verschaffeit (Pierre de), surnommé Pietro Flamingo ou Pierre le Flamand, par les Italiens, statuaire belge, né à Gand, 1710-1793.

Versecz ou Versetz, v. du Banat de Témesvar (Emp. austro-lwmgrois), à 80 kil. S. de Témesvar, sur le canal de Versecz; 21,000 hab.

Versoix, petite ville du canton et à 10 kil. N. de Genève (Suisse), sur le lac Léman ; 1,600 h.

Vert (Cap-). V. CAP-VERT.

Vertaîzon, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. E. de Clermont (Puy-de-Dôme); 1,965 hab.

Verteîiiac, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. N. de Ribérac (Dordogne); 1,120 hab.

Vertes (Montagnes). V. Green-Mountains.

Vertot (René Àubert, sieur de), né au château de Benetot (pays de Caux), 1655-1735, de l'ordre des Prémontrès, eut plusieurs cures en Normandie. Ses Révolutions de Portugal, 1689, les Révolutions de Suède, 1695, eurent un grand succès. Membre de l'Académie des Inscriptions, 1703, il vint habiter Paris ; écrivit huit dissertations sur notre histoire, le Traité historique de la mouvance de Bretagne, 1710, eL V Histoire critique de rétablissement des Bretons dans les Gaules. Ses Révolutions romaines, 1719, ajoutèrent encore à sa réputation; YHistoire des chevaliers hospitaliers de Saint - Jean de Jérusalem est peut-être le meilleur de ses ouvrages. On a encore de lui : Origine de la grandeur de la cour de Rome, et de la nomination aux évéchés et aux abbayes de France. Il n'y a chez cet historien ni instruction profonde, ni couleur locale; mais son récit est rapide, et le style est d'une facilité élégante.

Vertou, ch.-l. de cant., arr. et à 8 kil. S.-E. de Nantes (Loire-Inférieure), sur la Sèvre-Nantaise; 5,376 hab.

Verts (Les), faction du cirque. V. Bleus (Les).

Vertumue OU Vortumnus ( de vertere , changer), dieu étrusque et latin, présidait aux transformations annuelles de la nature; c'est surtout le dieu de l'automne. On lui donna pour épouse, à Rome, Pomone, la déesse des fruits.

Vertus, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. S.-O. de Châlons-sur-Marne (Marne). Vins rouges estimés; 2,529 hab.

Veruiam, Verulaminm, anc. ville d'Angleterre, au N. de Saint-Albans (Hertford), auj. en ruines.

Verus (LUCIUS AURELIUS CElONIUS CûMMODCS

Verds) , fils d'Elius Verus, qu'Adrien avait adopté, né à Rome, en 130, fut lui-même adopté par Antonin avec Marc Aurèle, qui l'associa à l'empire et lui donna sa fille, 161. Il se livra à toutes les débauches, et. mourut au retour d'une expédition contre les Marcomans, 169.

Verviers, v. de la prov. et â 25 kil. S.-E. de Liège (Belgique), sur la Vesdre. Fabriques de draps renommés; 41,000 hab.

Vervios , Verbinum ; ch.-l. d'arrond. de l'Aisne, à 40 kil. N.-E. de Laon. Toiles, bonneterie, chaussons, vannerie, huile. Traité célèbre du 2 mai 1598, entre Henri IV et Philippe II; 3,202 hab.

Verzy, ch.-l. de cant., arrond. et à 16 kil. S.-E. de* Reims (Marne). Vins estimes, dits de SMery; 1,239 hab.

Vesaie (André), né à Bruxelles, 1514-1564, d'une famille originaire de Wesel, donna des leçons d'anatomie â Louvain, et devint, chirurgien des armées de Charles-Quint. Le sénat de Venise lui donna la chaire d'anatomie de Padoue, en 1537; il revint dans sa patrie en 1543, et publia son grand ouvrage, De corporis humani fabrica. Il suivit Philippe II en Espagne; obtint du roi la permission de faire un voyage à la Terre-Sainte ; et, en revenant Ters l'Eu-

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