‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 595 sur 657 · YEN · texte numérisé non relu

YEN

Velei.de.Gomeia, V. du MarOC, dans UIi

flot fortifié, à 100 kil. E. de Ceuta ; c'est l'un des présides de l'Espagne.

Veiez.Maïujça, Menoba, v. d'Espagne, dans la prov. et à 25 kil. E. de Malaga, près de la Méditerranée ; 2i,o00 hab.

Veiei.Rubio, v. d'Espagne, dans la prov. et a 100 kil. E. d'Alméria ; 8,UU0 hab.

Vêlez iPeiion de). V. PENON.

l'eihas (Rio das), riv. du Brésil, arrose la province de Minas Geràrs et se jette, par la rive gauche, dans le Paranahyba. Son cours, rempli de chutes, est de 220 kilom.

Veiika-LouKi, v. de Russie, dans le gouv. et a 185 kil. S.-E de Pskov; 4,000 hab,

Yeiiki.Baïkans, chaîne qui se détache du massif du Tchar-Dagh, dans la Turquie d'Europe, et finit sur le Danube, en face des Karpathes du S. Le défilé, où passe le fleuve, s'appelle Portes de fer.

véiînes, ch.-l. de cant., arrond. et à 38 kil. O. de Bergerac (Dordogne); 861 hab.

Veliuo, Velinus, riv. d'Italie, arrose l'Abruzze- Ullérioure 11«, passe à Rieti et se jette dans la Néra. Cours torrentueux de 100" kil.

Veiiiio, un des points culminants de la chaîne des Apennins, au N.-E. du lac Fucin ; 2,505 mètres d'altitude.

l'eiiocasses, peuple de l'anc. Gaule, dans la Lyonnaise IIe ; capitale, Rotomagus, Rouen.

Ventes, Velites, infanterie légère de la légion romaine ; ils servaient à l'avant-garde et dans les escarmouches, gardaient les retranchements du camp, formaient les sentinelles avancées. — Il y eut aussi des velites dans la garde impériale, sous Napoléon 1er.

Vélîtres, Velitrœ, anc. v. du Latium, chez les Volsques; patrie d'Auguste. Auj\ Velletri.

Veiiaudmium, v. de l'anc. Gaule, dans la Lyonnaise IVe, chez les Sénons. Probablement Chat eau- Landon.

Veiiavï ou Veiauni, peuple de l'anc. Gaule, dans la Lyonnaise IVe; auj. le Velay.

Veiiéda, prophétesse de la nation des Bructères (Germanie), vivait à la fin du 1er s. Elle prit une paît active au soulèvement de la Gaule contre Rome, en 70; sous Domitien, elle essaya d'exciter une nouvelle insurrection, fut prise par R util lus Gallicus et menée a Rome.

Velletri, anc. Velitrœ, v à 36 kil. S.-E. de Rome . 12,000 hab.

Veiiore, v de l'Hindoustan anglais, dans la présidence et à 130 kil. S.-O. de'Madras, dans le Karnatic ; 28,000 hab.

Veiiy (Paul-François), né à Crugny, près de Reims, 1709-1759, professeur au collège de Louis Je Grand, travailla longtemps a une Histoire générale de France. Son plan était bien disposé, le style est assez net. Il est allé jusqu'au règne de Philippe IV. Villaret et Garnier ont continué son œuvre avec supériorité.

Velpeau (ALFRED- ARMAND-LoUIS-MaRIE), né

à la Brèche (Inrdre-et Loire), 1795-1867, fils d'un maréchal ferrant, s instruisit presque seul. Docteur en médecine, 1823, professeur de clinique chirurgicale, 1835, il fut membre de l'Académie de médecine, 1842, et de l'Académie des Sciences. Parmi ses ouvrages on cite : Traité d'anatomie chirurgicale; Anatomie chirurgicale générale et topographique ; Traité de l'art des accouchements ; Xouveaux éléments de médecine opératoire : etc.

Venaf io, Venafrum, v. de la province de Naples (Italie) ; 4,000 hab. Evêehe.

Venaissin (Cumtat.), Comilatus Vindascinus ou Avennicinus, petit pays du midi de la France, qui appartint longtemps aux papes avec la ville d'Avignon (d'où le nom de Comtat d'Avignon, quoique cette ville fût en dehors du Comtat). 11 tirait son nom de la ville de Venasque, long-

temps capitale, qui fut remplacée par Carpentras; les autres villes étaient : Cavaillon, Vaison, Valréas. Au ixe s., il fut compris dans le royaume de Bo.son, passa aux comtes d'Arles et aux comtes de Toulouse. Raymond VII, en 1229, avait été forcé de le céder aux papes, mais c'est seulement en 1271 que Philippe 111 s'en empara pour le donner a Grégoire X, 1274. Les papes vinrent résider à Avignon en 1309; puis habitèrent encore celte ville, à l'époque du schisme d'Occident. En 1791, la réunion à la France fut décrétée et accomplie, au milieu d'excès malheureux. Les traités de Tolentino et de Lunéville confirmèrent cette réunion. Le Comtat a formé le département de Vaucluse.

Venant (Saint-), comm. du cant de Lillers, arrond. et a 16 kil. N. de Béthume, sur la Lys (Pas-de-Calais). Jadis place forte ; 2,643 hab.

Venasque, v. d'Espagne, au N. de l'Aragon, près de la frontière de France ; 5,500 hab. Eaux minérales; mines de plomb argentifère et de cuivre ; le col ou port de Venasque s'ouvre près de la ville.

venasque, comm. du cant. de Pernes, arr. et à 4 kil. S.-E. de Carpenlras (Vaucluse); 1,600 hab. Autrefois capit. du Comtat-Venaissin.

Vence, Vincium, ch.-l. de cant.. arrond. et à 22 kil. N.-E. de Grasse (Alpes-Maritimes) ; 2,761 hab. Evèché jusqu'au xuie s.

Vence (Henri-François de), né à Pareid en Voivre (Barrois), vers 1675, mort en 1749, docteur en Sorbonne, fut chargé de surveiller l'impression de la Bible du P. de Carrières; il y ajouta 6 vol. de Dissertations sur T Ancien Testament, et 2 vol. d'Explications des Psaumes.

Vendée, riv. de France, prend sa source dans le plateau de Gàtine, coule au S.-O., passe à Fontenay-le-Comte, et se jette dans la Sèvre- Niortaise, près de Marans. Cours de 75 kil.

Vendée, départem. français de la région O., formé du Bas-Poitou, louchant à la mer. Il a 670. 3i9 hectares, et 421.642 hab. Il comprend 3 régions : le Bocage, au N., est accidenté; il ressemble à une forêt continue, parce que les champs et les chemins sont bordés de haies vives, au milieu desquelles sont plantés des chênes , la Plaine est une longue bande de terrain jurassique ; le Marais est un terrain d'alluvion qui s'étend sur le rivage marécageux, malsain et protégé par îles digues; il a des salines au N.-O. Les îles Bouin, Noirmoutier et d'Yeu, dépendent de ce département. C'est un pays agricole; bœufs parlhenais dans le Bocage, grands bœufs, dits maraîchins, dans le Marais, chevaux de trait et mules dans la Plaine. Il a 3 arrondissements : La Roche-sur- Yon, Fontenay-le-Comte et les Sables-d'Olonne; 30 cantons et 298 communes II forme le diocèse de Luçon, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Poitiers ; il appartient à la lie région militaire (Nantes).

Vendémiaire, premier mois de l'année républicaine, commençait le 22 septembre. C'est le temps des vendanges (vindemiœ), aux environs de Paris.

Vendeuvre, comm. du cant. de Neuville arr. de Poitiers (Vienne) , 2,017 hab,

Vendeuvre. V. VANDECVRE.

Vendîdad, livre sacré des Parsis, qui fait partie du Zend-Avesla.

Vendôme, Vendocinum, ch.-l d'arrond. du départ, de Loir-et-Cher, à 36 kil. N.-O. de Blois, sur le Loir; 9,420 hab. — Bestiaux, grains; cotonnades, gants de peau. — Anc. capitale d'un comité qui fut érigé en duché par François Ie"pour Charles de Bourbon, grand-père de Henri IV.

Vendôme (CÉSAR, duc DE), fils naturel de

Henri IV et de Gabrielle d'Estrees, né au château de Coucy (Picardie), 1594-1665, légitimé, en 1595, reçut le duché de Vendôme, 4598. 1/

VËN

VEN

fut fiancé à la fille unique du duc de Mercœur, qui se démit, en sa faveur, de son gouvernement de Bretagne. 11 prit les armes contre la régente, M;irie de Médicis, 164 i ; avec son frère, ie grand-prieur, il eut part aux intrigues de Chalais ; tous deux furent emprisonnés a Vincennes, 1626. Vendôme dut abandonner son

fouvernement. 11 fut de la cabale des Importants, 643, avec son fils, le duc de Beaufort ; puis se rapprocha de Mazarin. 11 fut surintendant de la navigation.

Vendôme (Louis, duc de), fils aîné du précédent, 1612-1669, porta le litre de duc de Mercœur jusqu'à la mort de son père. En 1649, viceroi de Catalogne, il eut à lutter contre le comte de Marsin, partisan de Condé; en 1G51, il épousa Laure Mancini, nièce de Mazarin, eut le gouvernement de la Provence; et, après la mort de sa femme, 1657, entra dans les ordres, et devint cardinal, en 1667.

Vendôme (Louis-Joseph, duc de), fi 1 s aîné du précédent, né à Paris, 1654-1712, porta d'abord le titre de duc de Penlhièvre. Gouverneur de Provence, il vivait le plus souvent dans son cbàteau d'Anel, ou à Paris, dans la fameuse société du Temple. Lieutenant général en 1083, général des galères, 1694, il fut mis à la tète d'une armée, 1695; Vendôme était, comme Luxembourg, de l'école de Condé; en 1697, il emporta Barcelone, ce qui décida la paix de Byswick. En 1702, Vendôme fut envoyé en Italie, battit le prince Eugène, surtout à Luzzara; mais il avait beaucoup de négligence et de paresse; quoique vainqueur à Calcinato, il fut rappelé par Louis XIV. Il alla en Flandre remplacer Villeroi ; mais on lui adjoignit le duc de Bourgogne; leur mésintelligence amena la déroute d'Ôudenarde, H juillet 1708. Louis XIV le tint dans une sorte de disgrâce jusqu'en 1710. 11 fut alors chargé de sauver la couronne de Philippe V; il remporta la victoire décisive de Villavieiosa sur Stahremberg, 10 décembre. Il mourut à Vinaroz (Valence). On lui a reproché avec raison le scandale de sa vie privée.

Vendôme (Philippe, chevalier de), frère du précédent, né à Paris, 1655-1727, chevalier de Malte, 1666, fut maréchal de camp, en 1691. grand prieur de France, lieutenant général, 1693. 11 suivit son frère en Catalogne, puis en Italie; mais fut disgracié et ne rentra à Paris qu'en 4715. Il vécut dans son palais du Temple, aimant les lettres, mais surtout les épicuriens délicats, comme Chaulieu et La Fare.

Vendômois, pays de l'anc. France, dans la Beauce; ch.-l., Vendôme. Auj. partie des départ, de la Sarlhe et du Loir-et-Cher.

Vendotena, île du roy. d'Italie, à 10 kil. N.-O. d'Ischia. Ane. Pandataria,

Vendredi, du latin Veneris Dies, jour de Vénus , ainsi nommé par les anciens , qui l'avaient dédié à celte déesse.

Vendreii, v. d'Espagne, dans la prov. et à 25 kil. E. de Tarragone (Catalogne); 4,500 hab.

Vénèdes. V. WENDES.

Venedi», nom allemand de Venise.

\enegas (Michel) , jésuite espagnol du xviue s., missionnaire au Mexique et enCalifornie, a laissé d'importants manuscrits, qui ont été publiés après sa mort : Noticia de la California y de su conquista, Madrid, 1757, 3 vol. in-4«>.

Vener, lac de Suède, au nord du Gothland; il a 150 kil. de long et 72 de large. Il s'écoule dans le Kattegat par la Gotha, et communique avec le lac Veiter par le canal de Gotha.

vénètes, Veneti, peuple de l'anc. Gaule, dans la Lyonnaise IIIe; capil., Dariorigum (Vannes).

Vénètes, peuple de l'anc. Italie, entre 1*01lius et ie Sonlius. V. Henete6.

Vénétie, partie N.-E. de l'anc. Italie. Villes : Adria, Aquilée, Padoue, Vérone et Vicence. Aux

xive et xv« s., elle fut conquise par la république de Venise, cédée à l'Autriche par le traité de Campo-Formio. réunie à l'Italie par celui de Luné>vil!e, rendue à l'Autriche en 1815, cédée au royaume d'Italie en 1866

Venette (Jean de), né vers 1307, au village de Venette, près de Compiègne, mort en 1369, a écrit la Deuxième continuation de la Chronique de Guillaume de Aangis. de 1348 a 1398, publiée dans le Spicilegium de d'Achery ; une Chronique dts Carmélites, et un roman en vers, les Trois Maries.

Venezia, nom italien de Venise.

Veneziano (Antonio), né a Venise, vers 1310, mort en 1383, a laissé de belles fresques.

Venezuela, république de l'Amérique du Sud, bornée au N. par la mer des Antilles. Sa superficie est de 1,044,000 kil. carrés. Elle est arrosée par la Zulia, le Tocuyo, l'Orénoque et ses affluents, le Cuyuni, affl. de l'Esséquibo. Sur ses côtes sont le golfe et la lagune de Maracaïbo. Elle possède les îles de Aves, les Boques, Orchilla, Torluga, Blanquilla et la Marguerite. On y trouve, au S.-E. la chaîne de ia Parime, au N.-O. les Andes. La région N. est agricole; on y cultive le café, le cacao, la canne à sucre, le colon, le tabac, l'indigo, le maïs, le bananier. La région centrale se compose de Llanos, ou plaines herbacées, qui nourrissent des bœufs, des chevaux et des mulets. La région du S., ou Guyane espagnole, est montagneuse et peuplée de quelques Indiens. On trouve de l'or dans la vallée du Bio-Yuruari, du cuivre à Aroa et dans la sierra de San -Felipe, du sel dans la grande saline d'Araya. La république est divisée ne 21 provinces et trois territoires. La capit. est Caracas; les v. princ sont : La Guayra, Valencia, Barquisemeto, Barcelone, Cumana, Maracaïbo, Merida, Truxillo, Varinas, Ciudad-Bolivar. La popul. est de 1,784,000 hab. Le revenu est de 27 millions de francs, la dette de 380 millions. Le Venezuela était compris dans la viceroyauté de Santa-Fé-de-Bogota; il se souleva en 1818, et de 1819 a 1829, fit partie intégrante de la république de Colombie. Il s'est alors séparé pour s'ériger en république indépendante. Sapp.

Venezuela (Golfe de). V. MARACAIBO.

Venise, en latin Venetia, en italien Venezia, en allemand Venedig, au fond du golfe du même nom, ch.-l. de la prov. de Venise (Italie); 133,000 habitants. Patriarcat catholique, archevêché arménien, évêché g^ee. Bâtie dans les lagunes, sur un grand nombre d'îiots séparés par des canaux et réunis par dus ponts; un chemin de fer, qui passe sur un viaduc, la rattache au continent. Entre les lagunes et la haute mer est une bande de terre et de sable qui protège la ville; cette digue naturelle est consolidée par les murazzi ou murailles de marbre. Elle s'appelle le Lido, et est coupée de 6 ouvertures qui sont les entrées du port de Venise; on les appelle, du N. au S. : Tre-Porti, Lido, Saint-André , Malamocco , Chioggia ei Brondolo ; la passe principale est défendue par les forteresses Alberoni et Saint-Pierre. Du côté de la terre le plus important des forts est celui de Malghera. Le port de Venise, qui manque de profondeur, est bien déchu de son ancienne splendeur. Venise a été le siège d'une illustre école de peintui e, à laquelle elle a donné son nom; beau musée de l'académie des beauxarts, nombreux monuments, tels que le palais des doges, la basilique de Saint-Marc, la place du même nom, la piazzetta ou petite place, le théâtre de la Fenice. — Venise a é'é fondée en 452 par des Vénètes qui cherchèrent dans les lacunes un asile contre l'invasion d'Attila En C97, les habitants de toutes les îles élurent un duc ou doge à vie : le premier fut Paul-Luc Anafeste. Venise devint bientôt puissante par sa

VEN

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marine et son commerce. Les croisades lui furent très favorables ; après la 4e croisade, ils furent reconnus seigneurs d'un quart et demi de l'Empire, 1204. En 1173, l'autorité du doge fut limitée par l'institution d'un Grand-Conseii annuel de 480 membres ; le pouvoir administratif fut confié au sénat, le pouvoir exécutif au conseil des 9 pregadi, dont le doge n'avait que la présidence, le pouvoir judiciaire à la quarantie. En 1310, le doge Tiepolo essaya d'échapper à cette servitude ; il échoua, et le Conseil des Dix fut créé ; en même temps l'élection au Grand- Conseil fut abolie, le Livre d'Or fut fermé, et le gouvernement oligarchique le plus étroit se trouva constitué. Les guerres contre Gènes, contre les Turks, les grandes découvertes maritimes, enlevèrent aux Vénitiens leur supériorité. Dès lors la décadence de Venise ne s'arrêta pas. La république fut détruite par Bonaparte, 1797, et cédée a l'Autriche en vertu du traité de Campo-Formio. Elle se souleva, 1848, contre les Autrichiens, et ne fut reprise par eux qu'après un siège d'un an, le 24 août 1819. Us la cédèrent en 1866 a l'empereur des Français, qui la rétrocéda au roi d'Italie. — La prov. de Venise a 2,198 kil. carr. et 337,000 hab.

Venise (Golfe de), golfe de la mer Adriatique, au N.O.. entre les bouches de l'Isonzo et du Pô Côtes basses, sablonneuses, bordées de marécages ou de lagunes.

Venise (Gouvernement de), partie E. de l'anc. roy. Lombard-Vénitien ; ch.-L, Venise.

Vénissieux» comm. du cant de Villeurbanne, arr. de Lyon (Rhône); 5,355 hab

\enio ou lenloo, v. forte des Pays-Bas, sur la Meuse, à 20 kil. N.-E. de Ruremonde (Limbourg); 7,000 hab.

Venosa, v. de la prov. et à 38 kil. N. de Potenza (Italie); 6,000 hab.

Venraj, v. des Pays-Bas, à 30 kil. N. de Ruremonde (Limbourg) ;" 4,700 hab.

Vent (Iles du). V. Antilles.

Vent (lies sous le). V. Antilles.

\enta Bei^arum, nom ancien de Winchester ■ Venta Icenorïtm, nom ancien de Norwich.

Yentadour, village de l'arrond. et à 24 kil. de Tulle (Corrèze). Titre d'un duché-pairie érigé en 1578.

Yentidius Bassus, général romain du 1er s. av. J.-C, né dans le Picenum, fut réduit en esclavage . dans la Guerre sociale , par Pompeius Strabon. Il s'éleva à force d'intelligence et d'énergie, accompagna César en Gaule ; s'unit à Antoine pour combattre les meurtriers, alla combattre les Parlhes etLabienus, soumit Antiochus, roi de Comagène, et reçut à Rome les honneurs du triomphe, 38.

Ventimiglia. V. VlNTIMILLE.

Ventôse, 6e mois de l'année républicaine, commençait le 19 ou le 20 février.

Ventoux (Mont), montagne de France, dans un rameau des Alpes du Dauphiné. près de Carpentras (Vaucluse) ; 4,905 m.

Vents alises OU alizés, vents qui soufflent

régulièrement dans la même direction. Il y a les vents alises du N., qui soufflent du N.-E. au S.-O., entre 25» et 9° lat. N. ; les vents alises du S., soufflant du S.-E. au N -O., entre 4» laL N. et 25° lai. S.; les contre-alises du N., entre 60° et 35o lat. N. ; les contre-aiisés du S., entre 35» et 60° lat. S. — Dans la mer des Indes, on donne à certains vents alises le nom de moussons. V. Moussons.

Ventwa (GioACCHnso), né à Palerme, 1/82- 48G1, de l'ordre des théatins, se fit connaître comme prédicateur. Il collabora à YEnckïlopedia ecclesiatica de Naples et soutint les premières opinions de La Mennais. En 4826, il publia le De Jure ecclesiastico, fut comblé d'honneurs par les papes, écrivit De methodo phUovophandi, 1828, et

fut élu général de son ordre en 4830. Il seconda de tous ses efforts le mouvement séparatiste de la Sicile, et travailla avec l'abbé Rosmini à l'établissement d'une confédération italienne dont le pape aurait été le chef. Resté à Rome, après la fuite de Pie IX à Gaëtc, il chercha vainement à s'interposer entre le triumvirat romain et les Français, se retira à Montpellier, prêchant et écrivant ses Lettres à un ministre protestant, 1849; restant toujours catholique, quoique démocrate. Il écrivit alors : la Femme chrétienne; Traité sur le culte de la Vierge; la Raison philosophique et la Raison catholique ; Essai sur l'origine des idées; l'Ecole des miracles; la Tradition et les semipélagiens de la philosophie; le Pouvoir politique et chrétien, sermons prononcés aux Tuileries; Essai sur le pouvoir public; ExposUion des lois naturelles dans l'ordre social, in-8<>.

Vénus ou Aphrodite en grec, déesse de la beauté et de l'amour chez les anciens. Les Grecs la disaient fille de Jupiter et de Dioué , d'autres légendes la faisaient sortir de l'écume de la mer (àcppoç), d'où son nom d'Aphrodite et son surnom d'Anadyomène (sortant des flots). Jupiter la donna pour femme à Vulcain, mais elle lui fit de nombreuses intidélités. Elle eut de Jupiter, les Grâces; de Mercure, Hermaphrodite, de liaechus, Priape et l'Hymen; de Mars, l'Harmonie et l'Amour; de Butés, Eryx ; d'Anchise, Enée. Elle aima surtout le bel Adonis. Le berger Paris lui décerna sur le mont Ida le prix de la beauté, de préférence à Junon et à Minerve; aussi elle soutint les Troyens contre les Grecs et fut blessée par Diomède; etc. Les poètes lui donnaient une magique ceinture. On l'adorait dans toute la Grèce, mais surtout dans l'Ile de Cythère, et à Paphos, Amathonte, Id-alie, dans nie de Chypre. Le mois d'avril lui était spécialement consacré. Ii reste de Vénus un grand nombre de statues ; les plus célèbres sont la Vénus de Medicis. qu'on croit être une copie de la Vénus de Cnide, par Praxitèle, et la Vénus de Milo, découverte a Milo, en 4820.

Venusia, v. de l'anc. Apulie. au S.-O, de Cannes. Patrie d'Horace. Auj. Venosa.

Venusti (Marcello), dit le Mantouan, peintre de l'école florentine, né à Mautoue 4515-4580, fut élève de Michel-Ange, qui l'aida plus d'une fois dans ses travaux.

Vera, v. d'Espagne, dans la prov. et à 60 kil. N. d'Almeria (Andalousie); 7,000 hab.

Yera-Cniz, v. du Mexique, dans l'Etat du môme nom, port sur le golfe du Mexique, à 375 kil. E. de Mexico; 40,000 hab. Ville malsaine, entourée de sables brûlants; la fièvre jaune y fait souvent des ravages. Port commandé par le fort de Saint-Jean-d'Ulloa. Fernand Cortez aborda à ce port en 4519. — L'Etat a 70,932 kil. carr. et 582,000 hab.

Veragri, peuple de l'anc. Gaule, dans l'Helvétie; capit., Octodurus, auj Martigny.

Yeragua , province de l'Etat de Veragua, dans la Confédération. Grenadine, entre la mer des Antilles et le golfe de Panama. La côte septentrionale est bordée de petites îles. Elle renferme des forêts, de beaux pâturages, des vallées fertiles; le pays est montagneux. Découverte par Christophe Colomb, elle lui fut accordée avec le titre de duché.

Veragua (SanUago.de.), le ch.-L, Sur

une petite rivière, qui se jette dans la baie de Montijo, a 8.000 hab.

Vera.Paz (San. Domingo de la). V. COBAN.

Yerard (Antoine), imprimeur-libraire, mort vers 1513, imprimait a Paris, dès 1485. On a de lui plus de 200 éditions d'ouvrages français, souvent remarquables par leurs belles miniatures

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Verazzani (Jean), navigateur florentin, fut chargé, par François 1er, en 1524, d'explorer l'Amérique septentrionale. Il visita les côtes orientales, depuis le 30° lat. N. jusqu'à T&rre- Neuve.

Verbanus lacus, nom anc. du lac Majeur.

a erbasz ou Verbitza, riv. de la Turquie, coule vers le N. dans la Bosnie, et se jette dans la Save, à Gradisca. Cours d'environ 200 kil.

\erberie, Verberiacum, corn m. du cant. de Pont-Sainle-Maxence, arrond. et à 16 kil. N.-O. de Senlis, sur l'Oise (Oise); 1,700 hab. Domaine des Carlovingiens.

"Verceii,en latin Vercellœ, en italien Vercelli, v. sur la Sésia, dans la prov. de Novare (Italie), 29,000 hab. Ville forte. Archevêché. Commerce de blé, soie, vins, chanvre, riz. Victoire de Marius et Catulus sur les Cimbres, 101 av. J.-C. Ch.-l. du départ, français de la Sésia, de 1796 à 1814.

Vercel, ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kil. S. de Baume-les-Dames (Doubs) ; 1,205 hab.

Vercingétorix, chef gauluis, du pays des Arvernes, était d'une illustre famille. On ne sait si c'était son nom ou son titre ( Vercinn-cedorigh, grand capitaine). Il prépara le soulèvement des Gaulois, fut nommé chef suprême, 52 av. J.-C. Après avoir vainement assiégé Gergovie des Boïens, il ordonna de détruire les villages et même les villes, pour affamer l'ennemi , il ne put sauver Avaricum, mais fit échouer César au siège de Gergovie des Arvernes (près de Clermont). Après une bataille sanglante et indécise, Vercingétorix se retrancha dans Alesia et y soutint un siège mémorable. Quand il fut sans espoir et sans ressources, il vint se livrer en silence. César, dit-on, insulta à son malheur; le prisonnier fut envoyé à Rome, et ne sortit de prison, au bout de six ans, que pour orner le triomphe de son ennemi et marcher au supplice.

Vercors (Le). Vertacomicorus pagus, pays de Fane. Dauphiné, compris auj. dans l'arrond. de Die (Drôme).

Verde (sierra-), massif de montagnes de l'Amérique du Nord, sur les confins des Etals- Unis et du Mexique. 11 s'en détache les monts Rocheux vers le N. ; les collines entre Sat>katchawan et Saint-Laurent d'une part, et Missouri et Mississipi de l'autre, vers l'E.; la Cordillère des Andes vers le S.

\erden, v. du Hanovre (Prusse), sur l'Aller, à 30 kil. S.-E. de Brème, 5,000 hab. C'était jadis la capitale de l'évêché de Verden, érigé en duché par les traités de Westphalie, et donné à la Suède, 1648.

verdier (François), peintre, né à Paris, vers 1650, mort en 1730, élève de Le Brun, a travaille beaucoup aux peintures du Louvre, de Versailles et de Trianon.

Verdon, riv. de France, a sa source près de Barcelonnette, arrose Colmars et Castellane, et se jette dans la Durance. Cours de 160 kil.

Verdun, Verodunum, ch.-l. d'arrond. du départ, de la Meuse, a 48 kil. N. de Bar-le-Duc, sur la Meuse; 16,053 hab. Place forte avec une citadelle. Evêohè. Fabriques de dragées, confitures, anis et liqueurs. Traité fameux de 843, entre les trois fils de Louis le Débonnaire, pour le partage de l'empire carlovingien. Elle fut un des trois evèches lorrains, conquis par Henri 11, roi de France, en 1552. Patrie de Chevert. — Le gouvernement de Verdun fut l'un des huits petits gouvernements de l'ancienne France: il fut plus tard compris dans le gouvernement de Metz-et-Verdun.

Verdun. sur-Doubs, ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kil. N.-E. de Chalon-sur-Saône (Saône-

et-Loire), près du confluent du Doubs et de la

Saône, 1.828 hab.

leiduu.sur.ftaronne, ch.-l. de Cant., an*.

et à 33 kil. S.-E. de Castelsarrasin (Tarn-et- Garonne) ; 3,452 hab.

Verdunois OU Rivière-Verdun, petit pays

de l'anc. Gascogne, dans le Bas - Armagnac ; ch.-l., Verdun-sur-Garonne.

Vereia, v. de Russie, dans le gouv. et à 120 kil. S.-O. de Moscou ; 7,000 hab.

Véretz, comm. du cant. et à 10 kil. S.-E de Tours (Indre-et-Loire), sur la rive gauche du Cher.

Verfeil, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N -E. de Toulouse (Haute-Garonne); 2,070 hab.

Verg-ara (Joseph), peintre espagnol, né à Valence, 1726-1799, a laissé beaucoup de portraits et de tableaux d'histoire

Vergara. V. BERGARA

Aériennes (CHARLES Gravier, COmte DE),

né à Dijon, 1717-1787, fils d'un président à mortier du parlement de Bourgogne, entra de bonne heure dans la carrière diplomatique, fut ambassadeur à Constantinopie, 1755-1768; puis en Suède, où il travailla activement a la révolution qui donna le pouvoir à Gustave III, 1772. Ministre des affaires étrangères, sous Louis XVI, 1774, il se prononça contre le rappel du Parlement, mais ne fut pas étranger a la chute de Turgot. Il renouvela, en 1777, un traité d'alliance avec les cantons suisses, favorisa secrètement les insurgent* d'Amérique, conclut avec eux un traité d'alliance offensive et défensive, 6 février 1778, évita habilement un conflit européen en faisant accepter une médiation qui amena la paix de Teschen, 1779, enfin prépara et sij;na le traité de Versailles, 3 septembre 1783. Il signa avec l'Angleterre, le 26 septembre 1786, un traité de commerce sur les bases du libre échange. Il prit une part décisive à la nomination de M. de Calonne; et mourut au moment où il avait reconnu la nécessité d'une assemblée de notables.

Vergier (Jacqdes), né à Lyon, 1655-1720, fils d'un cordonnier, fut protégé par Seignelay, devint président du conseil de commerce à Dunkerque, et s'occupa toute sa vie de littérature. Ses chansons de table eurent une grande réputation; ses contes sont ses meilleurs ouvrages.

Ver^niaud (Ph:rre-Victurnien), ne à Limoges, 1753-1793, fils d'un fournisseur des vivres,avocat a Bordeaux, 1782, fut élu à l'Assemblée législative, 1791. Il attaqua les émigrés, les frères du roi, les ministres, dans des discours d'une éloquence tantôt grave, tantôt impétueuse; il fut dès lors l'un des chefs et l'une des gloires du parti girondin. Il ne fut pas étranger à la démonstration populaire du 20 juin 1792 ; le 3 juillet, il attaqua Louis XVI dans un discours plein d'ironie et d'audace; au 10 août, la royauté fut violemment renversée ; Vergniaud présidait l'assemblée. Au 2 septembre, Vergniaud trouva des paroles courageuses AlaConvenlion.il attaqua plus d'une fois avec véhémence Robespierre, Marat, les septembriseurs. Dans le procès du roi, qu'il aurait voulu sauver, il vota d'abord pour l'appel au peuple, puis pour la mort et contre le sursis. Vergniaud combattit vainement l'établissement du tribunal révolutionnaire, il fut dénoncé par Robespierre comme fédéraliste et ennemi de la république; les Montagnards et la Commune l'emportèrent, au 31 mai et au 2 juin. Prisonnier sur parole, ii ne voulut pas fuir; traduit devant le tribunal révolutionnaire, 25 octobre, il fut condamné a mort, le 30, et monta le lendemain sur l'échafaud. Ses principaux discours sont dans le Choix de rapports, opinions et discours, publié par Lallement, 1818-

Vergobret, magistrat suprême des Eduens

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et d'autres peuples gaulois, élu chaque année par les druides.

\erst, ch.-l. de canl. de l'an*, de Périgueux (Dordogne); 1,832 hab.

Vergy (Gabuielle de), plus connue au moyen âge sous le nom de la dame de Fayel. personnage probablement imaginaire, dunt les aventures romanesques ont été souvent célébrées par les poètes.

Verhnegeo (THÉODORE), sculpteur belge du

xvme s., né a Malines, a laissé plusieurs œuvres remarquables.

Veihejden (François- Pierre) , peintre et sculpteur hollandais, né à La Haye, 1657-1711, fut peintre de chasses, d'animaux, "de gibier.

Verheycn (Philippe), né à Verbroek (Flandre orientale), 1648-1710, fut un célèbre anatomiste. Son anatomîe (Anatomia corporis humant), 1693, in-4°, a été un ouvrage classique.

Verhuell (CHARLES-HENRI), COmte de Se-

venaar, né à Doetichem (Gueldre), 1764-1845. se distingua par son courage, et était capitaine de vaisseau en 1795 ; il ne rentra dans la marine qu'en 1803, comme contre-amiral ; devint vice-amical, 18J4, et fut appelé au ministère de la marine en Hollande. Louis Bonaparte le nomma maréchal, puis ambassadeur en France, 1807. Après la réunion de la Hollande à l'empire français, il commanda les forces navales de la mer du Nord et de la Baltique. Louis XVIII lui accorda des lettres de grande naturalisation, 18*4. Il fut nommé pair de France en 1819.

Veiia, v. de Turquie, a 60 kil. N. de Saloniki, sur la Veria (Rouinélie); 9,000 hab. Ane. Berœa.

Vérin, bourg d'Espagne, dans la prov. et à 60 kilom. d'Orense, sur la Tamaya. Commerce de bestiaux et de fruits ; 3,700 hab.

Verjus (Louis de), comte de Crécy, né à Paris, 1629-1709, remplit de nombreuses missions diplomatiques et fut plénipotentiaire au congres de Byswick, 1697. Membre de l'Académie française en 1679. il a écrit la Réfutation d'un libelle adressé à M. le prince d'Osnabrilck, 1674. in -12.

Verkhotonrié, v. «le Russie, sur la Toura, dans le gouv. et à 125 kil. N.-E de Perm ; 4,500 hab. Mines d'or et de cuivre; forges et fonderies.

Veiknéi.Oudinsk, v. de Sibérie (Asie) dans la prov de Transbaïkalie ; 8,000 hab.

Verkoiie (Jean), né a Amsterdam, 1650-1693, peignit surtout des assemblées de village, des scènes domestiques, d'une manière toute gracieuse.

Vermaud, ch.-l. de cant, arr. et à 13 kil. N.-O. de Saint-Quentin (Aisne); 1,250 hab. C'est peut-être l'anc. Augusta Veromanduorum.

Vermaadois, pays de l'anc. France, dans la Picardie ; ch.-l., Saint-Quentin; villes, Vermand, Ham, le Càtelet, Saint-Simon. Philippe Auguste le réunit au domaine par son mariage avec Isabelle de Hainaut. Partie, des dépar;. de la Somme et de l'Aisne.

Vermandois (HERBERT II, Comte DE), attira

Charles le Simple à Péronne et le retint prisonnier jusqu'à sa mort, 929. Il se déclara ensuite pour Louis IV contre Raoul et contre Hugues le Grand , il mourut en 943.

Vermandois ((LOUIS de Bourbon, COmte

de), (ils naturel de Louis XIV et de Mme de La Vallière, né à Paris, 1667, légitimé en 1669, grand amiral de France la même année, mourut en 1683.

Vermeille (Mer). V. CALIFORNIE (Golfe de).

Veiméjo (Rio), riv. de l'Amérique du Sud. sépare la Bolivie de la Confédération Argentine, et se jette dans le Paraguay, après un cours de 1,100 kil.

Veruieiho, rivière du Brésil» arrose la pro-

vince de Goyaz, et se jette dans l'Uruguay, par la rive droite. Son cours est de 250 kil.

Vermenton, ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kil. S.-E. d'Auxerre (Yonne), sur la Cure ; 2.215 hab Vins estitjiés.

Vermeuien (Corneille), graveur belge, né a Anvers, 1644-1702. [RE).]

Vermigli (PlETHO-MARTIRE). V. MARTYR (PlER-J

Vermoud (Mathieu-Jacqdes de), né à Vienne (Autriche), vers 1735, fils d'un chirurgien de village, docteur en Sorbonne, fut envoyé à Vienne pour achever l'éducation de Marie-Antoinette, 1769 Elle le garda auprès d'elle, avec le titre de lecteur. On a dit, probablement à tort, qu'il eut un grand ascendant sur son esprit, qu'il encouragea ses travers, et l'engagea a prendre pari aux affaires publiques. Marie- Antoinette eut de l'attachement pour lui, et fit porter ses revenus à 80.000 livres en biens ecclésiastiquos. Il parvint a faire nommer ministre son ancien protecteur, Loménie de Brienne,

Vermont, un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, borné au N. par le Canada. Il a 24,772 kil. carrés, et 332,286 hab. Capit., Montpellier. Admis dans l'Union en 1791. Il emprunte son nom a la chaîne des montagne Vertes qui le sillonne à l'E. •.

Vern, conim. du cant. du Lion d'Angers, arr. de Segré (Maine-et-Loire) ; 2,017 hab.

Vemaiïtes, comm. du cant. de Longue, arr. et à 25 kil. S.-E. de Baugé (Maine-et-Loire); 2,000 hab. Ruines de l'abbaye ciutercienne du Louroux.

"Verne (La), petite riv. de Belgique, arrose le Hainaut et se jette en France dans l'Escaut.

Vemet, comm. du cant., de l'arrond. et à 14 kil. S. de Prades (Pyrénées-Orientales) , 1,150 hab. Eaux minérales chaudes.

Vernet.la.Varenne (Le), COmm. dll Cant.

de Sauxillanges, arrond. et à 20 kil. d'Issoire (Puy-de-Dôme).

Vemet (Jacob), né à Genève, 1698-1789, d'une famille de réfugiés français, pasteur a Genève, a eu surtout de» démêlés littéraires avec Voltaire Ou a de lui : Traité de la vérité de la religion chrétienne; Dialogues socratiques ou Entretiens sur divers sujets de morale ; Lettres à M. de Voltaire, 1757, m-8° ; etc.

Vemet (Claude-Joseph), peintre, né à Avignon, 17I2 1789, fils d'Antoine Vernet, peintre assez habile, put aller étudier à Rome, 1734, et, dès l'âge de 25 ans, eut une réputation établie. Il fut de l'Académie de Saint- Luc, en 1743, et ne vint à Paris qu'en 1753. Il fut chargé par Louis XV de peindre les Ports de mer de France; il consacra 9 années à cette œuvre, qu'il n'acheva pas. Il a été surtout peintre de marines; il se distingua par une science profonde et par un coloris varié. Le Louvre, outre les 15 vues des Ports de France, possède encore 26 tableaux de cet artiste.

Vernet (AnTOINE-ChARLES-HoRÀCE, dit Carie), fils du précédent, né à Bordeaux, 1758-1836, fut longtemps le compagnon de son père ; en 1782, il eut le premier prix de Rome; mais il revint bientôt d'Italie, 1783. Sous le Directoire, il composa, avec une verve intarissable, ses Merveilleuses, ses Incroyables, de nombreuses études de chevaux ; puis, a l'époque de l'Empire, se révéla comme peintre de baiailles. Sous les fîourbons, il multiplia ses spirituelles lithographies, ses scènes populaires, qui eurent alors un grand succès; leur nombre ne s'élève pas à moins de 660.

Vemet (Jean-Emile-Horace), fils du préfé-. dent, né a Paris, 1789-1863, reçut les leçons de son père, mais fit des études peu sérieuses. Ses premiers essais furent des scènes militaires; la Prise d'une redoutes la Mort de Poniatowski, le

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Massacre des Mameluks, le Chien du régiment, le Cheval du trompette, etc., rendirent son nom populaire; puis vinrent les Adieux de Fontainebleau, Aapolëon le soir de Waterloo, le Rocher de Sainte- Hélène, le Soldat laboureur, la Dernière cartouche, des batailles, qui furent écartées du Salon, par mesure politique. Cependant Charles X lui commanda plusieurs tableaux et le nomma directeur de l'Ecole de Rome, 1828. Il multiplia ses œuvres avec une facilité merveilleuse, travailla avec la même ardeur pour Louis- Philippe, et peignit surtout ses grandes toiles de Versailles. La révolution de 1848 lut un coup pour l'homme et pour l'artiste; déjà sa popularité n'était plus incontestée; sa verve ne l'inspirait plus aussi heureusement. Cependant il continua de travailler, et en 1855, un jury de peintres, choisis dans tous les pays de l'Europe, lui décerna la grande médaille d'honneur. Les œuvres de cet artiste sont innombrables et dénotent une facilité prodigieuse, une intelligence rare, une imagination pleine de souplesse.

Veineuii, ch.-l. de cant., arrond. et a 50 kil. S.-O. d'Evreux (Eure), sur l'Iton et l'Avre. Lainages, bonneterie, loiles, forges. Victoire des Anglais en 1424; 3,J9ô hab.

Verneuit, anc. château, à 8 kil. N.-O. de Senlis (Oise), sur l'Oise. Cette terre fut érigée eu marquisat par Henri IV pour Henriette d'Entmgues.

Verueuil-sur- Vienne, COIlim. du Cant.,

d'Aixe, air. de Limoges (Haute-Vienne); 2,176 h.

Verneuit (La marquise de). V. Entragues.

Vernon (EhWAUD), né à Westminster, 1684- 1757, se distingua de bonne heure dans la marine, et était "contre-amiral à 24 ans. En 1739, pour complaire à l'opinion publique et peutêtre pour se débarrasser de lui, Rob. Walpole le nomma vice-amiral, avec la mission de détruire les établissements espagnols du Nouveau-Monde. 11 s'empara de Porto-Bello, 1739, mais échoua devant Carthagène, 1741.

Yernon, ch.-l. de cant., arrond. et à 35 kil. N.-E. d'Evreux (Eure), sur la rive gauche de la Seine. Parc d'artillerie, magasins du train des équipages militaires. Commerce de grains, vins, laines, pierres de taille. Toiles de coton; 7,881 h.

Vernoux, ch.-l. de cant., arrond. et à 36 kil. S.-O. de Tournon (Ardèche). Draps, filatures de soie; 3,140 hab.

Veiocchio (Andréa dei), peintre et sculpteur, né à Florence, 1432-1488, élève de Douatello, excella surtout, dans l'art de travailler le bronze. Comme peintre, il a moins de réputation, quoique son dessin soit correct. 11 "a eu pour élevés le Pérugin et Léonard de Vinci.

Veroduneuses OU Veioduni, ailC peuple

de la Belgique l" (Gaule) ; capit., Verodunum (Verdun).

\eroii, anc. Verulœ ou Verulum, v. à 10 kil. S.-E. de Frosinone (prov. de Rome), à la source du Garigliano; 5,000 hab.

Veromandui, peuple de la Belgique Ile (Gaule), au S. des Atrebates et des Nerviens; capit. Augusta Veromanduorum (Saint-Quentin). V. Verm^khois.

Véioa (Louis-Désiré), né à Paris, 1798-1866, premier interne des hôpitaux, 1821, et docteur en médecine, 1823. Il publia, en 1825, des Observatiotis sur les maladies des enfants, et lut nommé médecin des musées royaux. La propagation de la pâle pectorale de Remiuuld commença sa fortune. Véron écrivit dans la Quotidienne, le Messager ces Chambres, et ionda, en 1829, la Revue de Paris, qui eut un rapide succès. En 1831, il prit la direction de l'Opéra; H échoua, comme candidat de l'opposition, a Landerneau, en 1838; devint administrateur, gérant puis propriétaire du Constitutionnel. Après 1848, il soutint la candidature de Louis- Napoléon, la

politique du Président; fut député de l'arrond. de Sceaux, et céda son journal, en 1856. Il écrivit les Mémoires d'un bourgeois de Paris, 1854; Cinq cent mille francs de rente; Quatre ans de règne. Où allons-nous? et les Théâtres de Paris, de 1806 à 1860.

Vérone, Verona, en allemand Bern, ch.-l. de la prov. de ce nom (Italie), sur l'Adige, à 150 k. E. de Milan. Place fortifiée, Evêché, cathédrale du xie siècle, restes d'un magnifique amphithéâtre romain. Soieries, toiles, lainages, draps, cuirs, gants, etc. — Stilicon y battit Alaric, 403; elle fut la capit. de Théodoric, roi des Ostrogoths. Elle s'érigea en république, 1201 ; appartint à Eccelino da Romano, aux Délia Scala, aux Visconti, aux Carrare, à Venise; devint le ch.-l. du départ, de l'Adige (roy. d'Italie). Congrès célèbre, du 20 octobre au 14 décembre 1822. Patrie de Catulle, Cornélius Nepos, Pline l'Ancien, Fracaslor, Scipion Maffei, Paul Veronèse, Pindemonle, etc.; 68,000 hab. — La nrov. de Vérone a 2,747 kil. carrés et 367,000 nab".

Veronèse (PAOLO Caliari, dit PAUL), né à

Vérone, 1528-1588. était fils d'un sculpteur médiocre, Gabriele. Il copia les dessins du Parmesan et les gravures d'Alb. Durer; puis éludia les œuvres du Titien et du Tinloret, qu'il s'efforça de surpasser par l'élégance. L'Histoire d'Esther commença sa réputation. Dès lors il multiplia ses chefs-d'œuvre avec une facilité incroyable. Son dessin est parfois incorrect; mais il s'est placé au premier rang par la fécondité de son imagination, par la vérité et le naturel de ses têtes, par la richesse de ses compositions, par la fraîcheur de ses teintes, par la noblesse de ses architectures. Ses œuvres sont très nombreuses, surtout à Venise; la Famille de Darius présentée à Alexandre, qui ornait le palais Pisani, a été vendue 350,000 francs à l'Angleterre. Le Louvre possède Loth et ses filles, Suzanne au bain, l'Evanouissement d'Esther. la Vierge et l'Enfant Jésus, le Repas chez Simon le Pharisien, les Pèlerins d Emmaus, Jupiter foudroyant les crimes, deux Cènes et surtout l'admirable' tableau des ftoces de Cana. Le Guide disait que, s'il avait a choisir entre tous les peintres, il voudrait être Veronèse.

Véronique, nom donné à la représentation de la heure de Jésus-Christ, imprimée sur un linge que l'on garde à Saint-Pierre de Rome. Une fête est célébrée le 4 février en l'honneur de cette sainte image.

Verres (Caiusj, né vers 119 av. J.-C, fut questeur du consul Carbon; se déchira pour Sylla et s'enrichit dans les proscriptions. Il acheta la préture, 74, administra la justice à Rome, puis reçut la plus riche province de la république, la Sicile. Pendant trois ans il accabla les Siciliens d'impôts, dépouillant les particuliers et les temples, maltraitant les propriétaires et même des citoyens romains. Les villes de Sicile l'accusèrent au sortir de sa charge; Cicéron prit en main leur cause. Verres disait impudemment qu'il avait fait trois parts de sa fortune, l'une pour son défenseur Hortensius, la 2e pour ses juges, la 3e pour lui-même. Mais Cicéron termina l'enquête préalable en SOjours ; il revint avec un ensemble de témoignages accablants; Verres prévint sa condamnation par un exil volontaire à Marseille. Cicéron, dans un intérêt politique, rédigea a loisir les cinq mémoires, qu'on nomme les Verrines : De la préture urbaine, De l'administration de la justice en Sicile, Des affaires de blé, Des Statues, Des Supplices Plus tard Antoine fit comprendre Verres dans les proscriptions de 43.

Verri (Pietro, comte), né a Milan, 1728-1797, président de la chambre des comptes et conseiller d'Etat, 1783, membre de la municipalité de Milan, en 1796, forma, avec son frère, Aies-

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