‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 603 sur 657 · VI.L · texte numérisé non relu

VI.L

rondate. Il fut ambassadeur en Espagne, en Savoie, en Danemark. On a de lui Mémoires de la cour d'Espagne depuis 1679 jusqu'en 1681.

Villars (GlAUDE-LouIS-HeCTOR. due DE), fils

du précédent, né à Moulins, 1653-1734, se distingua par sa bonne mine, son courage et son savoir-faire. 11 fut nommé colonel de cavalerie, dès 1074; il devint nrigadier, 1688, et mérita la faveur de madame de Maintenon et de Louvois. Dans la guerre contre la ligue d'Augsbourg, il fut lieutenant général, 1693. Ambassadeur a Vienne, en 1698, il déploya la plus grande habileté, et, quand la guerre de la succession d'Espagne eut commencé, il trouva l'occasion de déployer ses brillantes qualités. Vainqueur du prince de Bade à Friedlingen.14 octobre 1702, ses soldats le proclamèrent maréchal, et Louis XIV confirma cette élection soldatesque. En 1703, il passa le Rhin, traversa la Forêt-Noire, vouiut marcher sur Vienne; mais les incertitudes du duc de Bavière firent échouer ses belles combinaisons; Villars se vengea sur le comte de Stirum, qu'il battit complètement à Hochstedt, 21 septembre. Envoyé dans les Gévennes contre les Gamisards, 1704, il parvint a les soumettre autant par la douceur que par la force; Louis XIV lui donna le titre de duc, 1705. 11 protégea la Lorraine contre Marlboruiigh ; en 1707, il traversa le Rhin, et enleva les fameuses lignes de Stolhofen; en 1708, il défendit le Dauphiné contre le duc de Savoie. Chargé de protéger la frontière du Nord menacée pur Eugène et Marlborough, il livra bataille à Malplaquet, 11 septembre 1709; il fut grièvement blessé; les Fançais furent repousses du champ de bataille, mais cette glorieuse défaite avait coûté 20,000 hommes aux ennemis. Il prit une part active aux négociations do Gertruvdeinberg, et, en 1712, remporta sur le prince Eugène la belle victoire de Denain, qui hâta la signature de la paix d'Utrecht, 1713. Villars continua la guerre sur le Rhin, et força l'Autriche à signer le traité de Rasladt, 1714 Sa faveur fut immense comme sa gloire; l'Académie française le reçut dans son sein. Il fut membre du conseil de régence sous Louis XV. Il poussa vivement Louis XV à la guerre contre l'Autriche, 1733 ; nommé maréchal général, il commanda l'armée d'Italie, s'empara du Milanais et du Mantouan, et mourut à Turin, en 1734. Excellent tacticien, d'un coup d'œil remarquable, il dérouta souvent ses adversaires par la promptitude de ses conceptions et la hardiesse de ses manœuvres. Il était populaire parmi ses soldats. 11 existe des Mémoires de Villars; le premier volume seul est de lui; les autres ont été rédigés par l'abbé de Margon.

Villars (Honoré-Armand, duc de), prince de Martigues, fils du précédent, 1702-1770, hérita de tous ses titres, même de son siège à l'Académie française. Il fut l'ami de Voltaire.

Villars (Montfaucon, abbé de), né près de Toulouse, 1635-1673, fut surtout connu par des ouvrages spirituels : le Comte de Gabatis; la Suite du Comte de Gabalis; l'Amour sans faiblesse, ou Anne de Bretagne et Almanzaris ; de la Délicatesse; etc.

Villars (Dominique), né au hameau de Villars. près Gap, 1745-1814, médecin en chef de l'hôpital militaire de Grenoble, professeur d'histoire naturelle, a laissé : Histoire naturelle des plantes du Dauphiné; Principes de médecine et de chirurgie; Mémoires sur la topographie et l'histoire naturelle; etc.

Villars-Brancas. V. BRANCAS.

Viiiarubia, bourg d'Espagne, dans la prov. de Ciudad-Real, Draps, toiles; 5.000 hab.

Vîiiaviciosa, v. de l'Alemtejo (Portugal), à 25 kil. S -O. d'Elvas. Bataille dite de Montes- Claros, en 1665.

viiiaviciosa.» bourg de la Nouvelle-Castille

(Espagne), à 2>2 kil. E. de Guadaîajara. Victoire du duc de Vendôme, en 1710 ; 21,000 hab.

Viliaviciosa (Joseph de), né à Siguenza, 1589-1658, a écrit, en bon style, un poème héro'fcomique, en 12 chants, la Mosquea, le Combat des mouches et des fourmis.

ville (Antoine, chevalier de), ingénieur, né à Toulouse, 1596-1656, se distingua dans la période française de la guerre de Trente Ans; il introduisit plusieurs réformes heureuses, qui préparèrent Vauban. et fut nommé maréchal de camp. On a de lui : les Fortifications du chevalier Ant. de Ville; de la Charge de gouverneur des places, 1639, in-fol.; etc.

Ville, jadis Ortenberg, anc. ch.-l. de cant de l'arrond. et à 45 kil.|de Schlesladt (Be -Alsace).

viiiebrumiei, ch.-l. de cant., arrond. et à 16 kil. S.-E. de Montauban (Tarn-et-Garonne), sur le Tarn ; 627 hab.

Viiie-d'Avray, bourg du cant. ec à 2 kil. N- O. de Sèvres (Seine-et-Oise) ; touchant au parc de Saint-Cloud, dans une jolie position près des bois et des étangs bien connus.

viiiedieu, comm. du cant. de Buzançais arrond. de Châteanrnux (Indre). Fabriques de porcelaines; 2,672 hab.

Ville-Dieu (La), ch.-l. de cant, arrond. et à 15 kil. S. de Poitiers (Vienne), 477 hab.

Viiiedie«-ies-i»oèies, ch.-l. de cant., arrond. et à 22 kil. N.-E. d'Avrunches (Manche), sur la Sienne. Chaudronnerie, dentelles ; 3,525 h

Viiiedieu (MaRIE-GaTHERINE-HoRTENSE Des-

jardins, plus connue sous le nom de Mme àe), née à Saint-Remi-du-Plain, près Fougères. 1631- 1683, se fit connaître par ses grâces et son esprit, et malgré l'éclat de ses dérèglements, fut' liée avec les femmes du plus haut monde. Ses poésies fugitives sont gaies et naturelles; Mahlius Torquatus, et Mtetis, tragédies, furent représentées à l'hôtel de Bourgogne, en 1662 et 1663, le Favori, comédie en vers, 1663; elle a écrit on prose les Anna/es galantes; Amours des grands hommes; Annales galantes de la Grèce; etc.

Ville-en-Tardenois, ch.-i. de cant., aiTOndc

*et a 20 kil. S.-O. de Reims (Marne); 501 hab.

viliefagnan, ch.-l. de cant., arrond. et à 10 kil. S.-O. de Ruffec (Charente): 1,589 hab.

Viilefore (JOSEPH-FRANÇOIS Dourgoin de), né à Paris, 1652-1737, fut de l'Académie des Inscriptions, en 1706. On a de lui : Vie de saint liernard; Vies des Pères des déserts; Vie de sainte Thérèse; Anecdotes ou Mémoires secrets sur la constitution Uwgenitus; Vie de la duchesse de Longueville; etc.

Viliefort, ch.-l. de cant., arrond. et à 50 kil. S.-E. de Mende (Lozère), sur la Devèze, au pied du mont Lozère. Mines de cuivre, de plomb et d'argent; 1,455 hab.

Viliefranche, ch.-l. de cant, arrond. et à 2 kil. E. de Nice (Alpes-Maritimes), port sur le golfe de Gênes. Pêche active du thon. Huiie, oranges, vins, soie, etc.; 3,489 hab.

viliefranche, ch -1. de cant., arrond. et à 18 kil. E. d'Albi (Tarn); 1,558 hab.

Villefranclie-de-Belvèz, ch.-l. de cant.,

arrond. et a 35 kil. S.-O, de Sarlat !Dordognev, 1,520 hab.

ViUefianche-de- Confient, V. forte des

Pyrénées-Orientales, à 6 kil. S.-O. de Prades, dans la vallée de Confient, sur la rive droite du Têt. Citadelle; marbres rouges; eaux thermales sulfureuses.

Villefranche-de-Lauraguais, ch.-l. d'ar-

rond. de la Hante-Garonne, a 36 kil. S.-E de Toulouse, sur la Lers et le canal du Midi; 2,581 hab.

Villefranche-de-Longchapt , ch.-l. de

cant. de l'arrond. et à 40 kil. N - O. de Bergerac (Dordosne); 930 hab. .t

Ville! ranche-de-Rouergue, Ch.-l. d ar.

du départ, de l'Aveyron, à 56 ki). 0. de Rodez, au confluent de l'Alezon et de l'Aveyron. Culture de mûriers; chaudronnerie, lampes. Patrie (iu maréchal de Belle-Isle et du médecin Alibert. Elle fut la capil. de la Basse-Marche; 10,366 hab.

Villefranche-sm-Saône, cil.-l. d'arroild.

du départ, du Rhône, a 3U kil. 'S.-O. de Lyon, sur le Morgon, près de la Saône. Industrie trèsactive : couvertures, toiles peintes, toiles de fil; commerce de bons vins du Beaujolais. — Elle fut, au xvie s., la capit. du Beaujolais. Patrie du girondin Roland; 13,074 hab.

Villegagnott (INlCOLAS Durand, chevalier

de), ne a Provins, 1510-1571, de l'ordre des Hospitaliers, conduisit en Ecosse les troupes de Montalcmbert d'Essé, 1548, et ramena heureusement en France la jeune Marie Stuart; défendit Malle contre les Turks, mais ne put sauver Tripoli. Vice-amiral de Bretagne, il forma, en 1555, dans une île de la baie de Rio-de-Janeiro, une colonie qui ne prospéra pas. Il a écrit : Caroli V imp. expeditio in Africain ad Algieram (Alger) 1542; De bello Melitensi.

VUlegas Marmolejo (PEDRO de), né à Séville, en 1520, fut un bon peintre d'histoire.

\iiic«as (Ksteban-Manuel de), né à Najera (Vieille-Caslille), 1596-1669, publia dès 1617 des poésies, las Eroticas, dans lesquelles il a traduit ou imité Anacréon et Horace.

Viiiehard.uii» (Geoffroj, sire de), né vers 4155, au château de Villehardouin, près de Troyes, était maréchal du comte de Champagne, Thibaut 111, lorsqu'il prit la croix en 1199. 11 eut une part active dans tous les événements de la 4« croisade, fut nommé maréchal de Romanie, montra toujours beaucoup de courage et d'intelligence, soutint de son pouvoir Henri 1er, et se retira dans ses tiefs de Thessalie. C'est la qu'il rédigea son intéressante chronique, Histoire de ta Conqueste de Constant inople, ou Chronique des empereurs Baudouin et Henri. C'est l'un des plus anciens monuments de la prose française. — Son neveu, Geoffroi de Villehardouin, s'empara de la principauté d'Achaïe, que ses descendants ont possédée jusqu'à la fin du xive siècle.

Viiiejuif. ch.-l. de cant , arrond. et à 6 kil. N.-E. de ï^ceaux (Seine). Carrières de pierres a bâtir et de plâtre; 2,678 hab.

ViHèie (Jean-Baptiste - Séraphin-Joseph , comte de), né a Toulouse, 1773-1854, d'une famille noble du Languedoc, se réfugia dans l'île Boni bon, revint a Toulouse, en 1807, et fut du conseil général de la Haute-Garonne. Maire cie Toulouse, 1815, il fit partie de la Chambre introuvable, et s'y distingua par ses convictions royalistes et de véritables talents. 11 se mit ensuite à la tête de l'opposition ultra-royaliste ; après l'assassinat du duc de Berry, Villele entra, avec M. de Corbière, comme ministre sans portefeuille, dans le ministère Richelieu, 1820, se retira en 1821, contribua à renverser le cabinet, devint ministre des finances, décembre 1821, puis président du conseil, 1822, et comte. Dans sa longue administration, il mit une capacité incontestable au service d'une cause impopulaire; il fut avant tout administrateur habile et homme d'affaires de son parti. Il laissa faire la guerre d'Espagne: consolida le ministère par la grande mesure de la septennalilé et du renouvellement intégral de la- Chambre; et conserva la confiance du nouveau roi, Charles X. L'indemnité d'un milliard en faveur des émigrés fut votée, mais le projet de loi pour la conversion des rentes avait été modifié, de manière a perdre presque toute son efficacité. C'est l'époque de la création du ministère des affaires ecclésiastiques, de l'entrée des évoques au Conseil d'Etat, de la loi da sacrilège, des congrégations autorisées par simple ordonnance, du

projet de loi sur le droit d'aînesse, etc. Villèle fit reconnaître l'indépendance de Saint-Domingue. Enfin les lois contre la presse, le licenciement de la garde nationale ajoutèrent à l'impopularité du ministère; il fit dissoudre la Chambre, I827 ; mais la Chambre nouvelle appela le ministère déplorable, et le força â se retirer. Charles X le nomma pair de France, janvier 1828. Après 1830, M. de Villèle, retiré â Toulouse, renonça tout à fait à la vie politique.

viiiemaio (Abel-Fhançois), né à Paris, 1790- 1870, commençait l'étude du droit, lorsque Fonlanes le nomma professeur suppléant de rhétorique au lycée Chariemagne, 1810, et peu de temps après" maître de conférences à l'Ecole normale. Son Eloge de Montaigne, en 1812, lui fit une réputation de bon écrivain; il fut de nouveau couronné, en 1814. pour son discours, Avantages et inconvénients de la critique Suppléant de M. Guizot dans la chaire d'histoire moderne à la Sorbonne, il fut encore couronné pour son Eloge de Montesquieu, 1816, et fut nommé professeur d'éloquence française. C'est alors qu'il fit de brillantes leçons sur l'histoire de notre littérature aux xve, xvic et xvue sièc. Après la publication de son Histoire de Cromwell, 1819, 2 vol. in-8°, il fut nommé maître des requêtes au Conseil d'Etat; membre de l'Académie française en 1821, il publia, en 1822, la traduction de la République de Cicéron, et manifesta ses sympathies en faveur des Hellènes par -ieux ouvVages, qui se tiennent ; I.ascaris, ou les Grecs du xv« siècle, et Essai sur l'état des Grecs depuis ta conquête musulmane. 1825; l'un des rédacteurs de la supplique présentée par l'Académie française à Charles X contre les lois projetées sur la presse, 1827; il perdit ses fonctions, mais ses cours à la Sorbonne n'en furent que plus applaudis, et il fut envoyé à la Chambre des députés par le collèg'1 électoral d'Evreux, 1830. Il signa l'adresse des 221. et contribua à la révision de la Charte. En 1831, il devint membre du Conseil royal de l'instruction publique, dont il fut le vice-président, en 1832; cette même année, il fut nommé pair de France et secrétaire perpétuel de l'Académie française. Il fut ministre de l'instruction publique dans le cabinet du 12 mai 1839; il revint au pouvoir, avec M. Guizot, dans le ministère du 29 octobre 1840; l'état de sa santé le força à se îvelirer. à la fin de 1844. Il reprit alors ses études littéraires. Parmi ses écnts, citons, outre les ouvrages mentionnés plus haut : Cours d'histoire de la littérature au moyen âge; Cours de littérature française, tableau du xviue siècle; Discours et mélanges littéraires; Aohveaux mélanges historiques et littéraires; Etudes de littérature ancienne et étrangère; Tableau de V éloquence chrétienne au îve siècle. Etudes d'histoire moderne; Souvenirs contemporains d'histoire et de littérature, Choix d'études sur la littérature contemporaine; la Tribune contemporaine, M. de Chateaubriand; Essai sur le génie de Pindare et sur la poésie lyrique ; etc , etc.

Viiiemur, ch -!. de cant., arr. et à 38 kil. N. de Toulouse (Haute-Garonne), sur le Tarn, 4,055 hab.

Yiiieoa, Turbula (?), v à 40 kil. N -O. d'Alicante (Espagne). Draps, savons, eaux-de-vie, se!: 8.000 hab.

Villena (HENRI d'.lragon, marquis DE), fils

du roi d'Araçon Ferdinand l«r, 1384-1434. grand maître de Calatrava, entra en lutte avec son cousin Jean II , protégea les poètes; traduisit l'Enéide, la Divine Comédie, etc. Ses ouvrages furent brûlés après sa mort, il ne reste qu'une espèce de poétique, la Gaya ciencia.

villena (Jcan-Fernandez Pacheco, marquis de), favori du roi de Castille Henri IV, grand maître de l'ordre de Saint-Jacques, joua on

grand rôle dans les troubles de la Castille, jusqu'à sa mort, 1474.

Vilienauxe, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N.-E. de Nogent-sur-Seine (Aube). Bonneterie ; 2,259 hab.

l'illenave (MaTHJEU-GuiLLAUME-ThÉKÈSE), né

à Saint-Félix-de-Garainan (Languedoc), 1762- 1816, s'établit à Nantes, comme avocat, en 1791, killa contre Carrier, et publia, en prison a Paris, sa Relation du voyage de 132 Aantais, qui eut huit éditions en quinze jours. 11 collabora à plusieurs journaux, à la Biographie Michaud, à l'Encyclopédie des gens du monde, des Hommes utiles, etc. Il fit partie d'un grand nombre de sociétés littéraires et philantropiques. Ses principaux ouvrages sont : Traductions des Métamorphoses d'Ovide; de l'Enéide, pour la Bibliothèque Panckoucke ; Abélard et Héloïse; Nouvel abrégé des Vies des saints; la Vie future, fragments d'un poème; de nombreux- pamphlets politiques, etc.

\illenave d'Ornon, COmm. du Cant. de

Pessac, arr. de Bordeaux (Gironde); 2,733 hab.

Villeneuve, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N. de Villefranehe (Aveyron) ; 3,073 hab.

Villeneuve d'Ageii , ch.-l. d'aiTOnd. du

Lot-et-Garonne, à 26 kil. N.-E. d'Agen, sur le Lot. Maison centrale de détention. Toiles, cuirs, faïence ; grand commerce de prunes, farines, etc.: 14,560 hab.

TilleneuTe-de-Berg, Ch.-l. de cant., arr.

et à 28 kil. S.-O. de Privas (Ardèche), Patrie d'Ollivier de Serres. Elève de vers à soie, vins ; 2,103 hab.

Villeneuve-de Marsan, ch.-L de cant.,

arr. et à 20 kil. E. de Mont-de-Marsan (Landes), sur le Midou; 2,069 hab.

Villenenve-l'ArcheTèque, ch.-l. de Cant.,

arrond. et à 24 kil. E. de Sens (Yonne), sur la Vanne; 4.808 hab.

Villeneuve-le-Itoi OU Villeneuve-sur-

Yonne, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. N.-O. de Joigny (Yonne). Commerce de vins, bois, draps, tulles; 5,010 hab.

Villeneuve-le-Roi OU Villeneuve-sur- Seine, bourg, près de la Seine, de l'arrond. et à 25 kil. N.-O. de Corbeil (Seine-et-Oise).

Villeneuve-lès- Avignon, dl.-l. de Cant.,

arrond et à 30 kil. E. d'Uzès (Gard), sur la rive droite du Rhône, en face d'Avignon. Mausolée d'innocent VI dans la chapelle de l'hôpital. Soieries, toiles, cordene; 2,63t) hab.

Villeneuve-Saint-Georges , COmm. du cant. de Boissy-Saint-Léger, arr. et à 18 kil. N. de Corbeil (Seine-et-Oise), au confluent de l'Yères et de la Seine. [le-Roi.1

Villeneuve-sur-Yonne. V. VlLLENEUVE-j

Villeneuve (Hoon de) , contemporain de Philippe Auguste, a laissé plus de dix ou douze romans de chevalerie ou Chansons de geste : les Quatre fils Aymon, Renaud de Montauban, Doolin de Mayence.

Villeneuve (LOUIS de), marquis DE Trans,

1451-1516, servit sous René d'Anjou, sous Charles VIII, et fut le compagnon de Bavard et de Gaston de Foix.

Villeneuve (Guillâdme de) , chevalier de Provence, gouverneur de Trani, après la conquête de Naples par Charles VIII, a laissé des Mémoires.

Villeneuve - Bargemont ( CHRISTOPHE ,

comte de), né à Bargemont (Provence), 1771-1829, préfet, a écrit : Notice historique sur Nérac ; Précis historique sur René d'Anjou; Statistique du département des Bouches-du- Rhône, etc.

Villeneuve-lîarseinont (JEAN-PAUL-ALBAN,

vicomte de), né à Saint-Auban, près Grasse, 1784-1850, administra plusieurs départements sous l'Empire et la Restauration ; fut député sous Louis-Philippe, et membre de l'Académie

des Sciences morales et politiques. On a de lui; Economie politique chrétienne ; Histoire de l'économie politique ; le Livre des affligés.

Villeneuve-Trans (LOUIS-FRANÇOIS, marquis de), frère jumeau du précédent, né à Saint- Auban, 1784-1850, membre libre de l'Académie des Inscriptions. On a de lui : Précis de l'histoire en général jusqu'à nos jours; Histoire de René d'Anjou; Monu?nents des grands maîtres de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem; Histoire de saint Louis, roi de France; etc.

Villeneuve (PiERRE-ChARLES-JeAN-BapTISTE-

Silvestre de), né à Valensoles (Basses-Alpes), 1763-1806, garde-marine à quinze ans, était capitaine de vaisseau en 1793, et contre-amiral en 1796. Il commanda l'aile droite à la bataille d'Aboukir, 1798. Nommé vice-amiral, 1804, il fut choisi par Napoléon pour préparer le succès de la descente en Angleterre ; combattit, à son retour de la Martinique, la flotte anglaise de Calder, à la hautour du Ferrol, n'osa plus se diriger vers la Manche, et vint s'enfermer à Cadix. Désespéré de la colère de l'Empereur, il livra à Nelson la funeste bataille de Trafalgar, 21 octobre 1805. 11 fut fait prisonnier, et ne rentra en France que pour se donner la mort à Rennes.

Villeneuve (THÉODORE-FERDINAND Vallon

de), né à Boissy-Saint-Lé^er (Seine-et-Oise), 1801-1858, a collaboré à plus de 140 pièces avec Dupeuty, Scribe, Xav. Masson, Ch.«de Livry, Et. Arago, Eugène Sue, etc.

villequier, bourg, de l'arrcnd. d'Yvetot (Seine-Inférieure), à 5 kil. S.-O. de Caudebec, sur la Seine,

Villequier, (ANTOINETTE de Maignelais,

baronne de). V. Maignelais.

Vilieréai ch.-l. de canton., arr. et à 38 kil. N. de Villeneuve-d'Agen ( Lot-et-Garonne) ; 1,642 hab.

Viliermé (Louis-René), né à Paris 1782-1863, servit dans l'armée comme chirurgien, et se donna tout entier à des travaux d'économie et de statistique médicale. Collaborateur du Grand dictionnaire des sciences médicales, il fut membre de l'Académie de médecine, en 1823. 11 publia, en 1820, un livre intéressant : des Prisons telles qu'elles sont et telles qu'elles devraient être ; fonda les Annales d'hygiène , fut membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, 1832. 11 publia le Tableau de l'état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie, 1840, 2 vol. in-8° ; etc., etc.

Villeroi (NICOLAS de Xeufville, Seigneur

de), 1542-1617, fut secrétaire d'Etat, à la mort de son beau-père de l'Aubespine, 1567, eut la confiance de Charles IX, de Henri III ; fut chargé de conclure Yédit d'Union, après la journée des Barricades, entre le roi et la Ligue, 1588, puis disgracie. Il devint l'un des conseillers de Mayenne, mais entra dans de longues négociations avec Henri IV, qu'il reconnut en 1594, et qui le chargea de diriger les affaires étrangères. Partisan de l'alliance espagnole, il fut en lutte avec Sully. Après la mort de Henri IV, il fit décider les mariages espagnols, mais fut sacrifié à Concini. On a publié sous son nom . Mémoires d'Etat, servant à l'histoire de notre temps, depuis 1567 jusqu'en 1604 ; Lettres écrites au maréchal de Matignon.

Villeroi (CHARLES de JVeufville marquis

de), fils du précédent, 1560-1642, fut, pendant la Ligiy, gouverneur de Pontoise, 1589. prévôt de Paris, 1592 , se soumit, eut le gouvernement du Lyonnais, et fut ambassadeur a Borne, 1600.

Villeroi (NICOLAS de IVeufville, marquis,

puis duc de), fils du précédent, 1598-1685, fut

maréchal de camp en 1624, lieutenant général

I en 1643, maréchal en 1646, et gouverneur de

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